Flashback: Rejouons à… Sonic Riders

On le sait tous très bien, Sonic a passé une période plutôt difficile entre 2003 et 2008, en visant un peu large. Il ne savait pas trop où aller, dans quelle voie s’orienter après la restructuration de SEGA en tant qu’éditeur après le bide de la Dreamcast et l’arrivée inévitable du multi-support. SEGA se devait donc de rentabiliser, malgré les échecs, sa poule aux oeufs d’or personnelle depuis 1991: suites et spin-off (surtout) en pagaille sont monnaie courante depuis 2003, et pas souvent pour le meilleur, preuve que SEGA ne sait plus quoi faire. Non, non, je vous rassure, je ne vais pas vous faire un article sur la décadence de Sonic parce qu’on s’en branle légèrement, ni un top des pires jeux de cette quasi-décennie. Non, je vais surtout parler d’un jeu assez peu connu (enfin, je crois, malgré le nom Sonic dans le titre), presque à part de cette partie de l’histoire du hérisson parce qu’il est surprenant de qualité (sans être non plus une totale réussite, mais quand même) et dégage quelque chose d’assez unique en terme d’ambiance et de gameplay. Donc ouais, on va parler d’un des meilleurs jeu Sonic des années 2000.

Il faut reconnaître une chose: Sonic n’a jamais vraiment brillé dans le domaine des jeux de courses, aussi étonnant soit-il. Bah ouais, on parle d’un hérisson qui court naturellement à 200km/h en un clin d’oeil, basant son gameplay plate forme la-dessus, on pense donc logiquement à de la course. La perche était forcément tendue. Les Sonic Drift n’étaient que des jeux de caisses basiques sans intérêt avec un skin Sonic pour faire vendre. Sonic R partait d’une bonne intention d’un côté mais fonçait dans le mur de l’autre avec un gameplay affreusement imprécis (C’était impossible de jouer correctement, même avec l’habitude), un level design sans queue ni tête et un concept qui n’allait pas au bout des choses. Depuis, plus rien.

Puis en 2006, SEGA retente le jeu de course avec sa mascotte sur console de salon (et PC un peu plus tard) avec Sonic Riders. Le concept ? Profitons de l’air cool qu’on a donné à notre personnage, mettons lui des lunettes et tant qu’à faire, donnons lui une planche de surf futuriste comme marty pour qu’il fasse la course avec ses potos, je suis sûr que ça va cartonner ! Ouaip, le thème du jeu pue l’opportunisme, les idées foireuses pour toucher un public djeun’s et branchés,  et donne forcément une mauvaise image d’emblée envers un hérisson qui n’en avait guère besoin. Et pourtant, ouaip, le jeu cachait bien…son jeu.

Déjà, le gameplay est plus… complexe qu’en apparence.

Histoire de rester dans la continuité de Sonic Heroes, le roster se trouve divisé en 3 catégories, 3 « classes » pour faire simple, vis à vis de la façon dont sont construits les circuits. « Vitesse », histoire de grinder comme un ouf sur les rails tout droit sortis de Sonic Adventure 2, « Vol » pour franchir une zone de vide spécifique et « Force », permettant de détruire différents obstacles sur la route, voir même de dénicher des passages secrets dans un mur. Puis l’autre subtilité (Car c’est pas fini), c’est que le jeu tourne autour de… l’air. Logique, avec la lettre R en rouge dans le titre ! Pouf, pardon aux familles, toussa.

Les planches de surf consomment une jauge d’air au fur et à mesure de la course et …il faudra faire le plein régulièrement pour ne pas finir à pied. Pour se faire, la routine: faire des figures, récupérer des anneaux ou tomber dans des portions de niveaux qui rechargent presque automatiquement cette jauge. Jusque là, ça reste assez classique… jusqu’au système de turbulence. Car consommer de l’air à quelques … conséquences. Ça se traduit, pour les concurrents qui se trouveraient derrière vous, par l’apparition d’un couloir d’air praticable. Quoi ?

Imaginez plutôt: vous voyez à quoi ressemble un half-pipe de manière générale ? Imaginez donc quelque chose de similaire en guise de traînée d’air derrière vous, à vitesse suffisante. Ce que ça apporte ? Ce Couloir Temporaire Mobile (Appelons le CTM) peut être emprunté par n’importe qui, n’importe quand, afin de se laisser guider, porter par le vent (Puisque le CTM suit votre trajectoire, pratique pour passer certains virages de façon semi-automatisés) et de faire quelques figures bien placées pour recharger votre jauge d’air. L’autre subtilité (Oui, encore une), c’est que vous, le larbin qui emmène tout le monde, vous pouvez tout aussi bien casser le CTM en balançant une mini-tornade juste derrière vous en appuyant sur les 2 gâchettes de dérapage, ce qui emporte généralement les feignasses derrière vous s’ils n’ont pas de bon réflexe. Plutôt original et même bien fun en pratique !

Mais… vous suivez ? Je dois reconnaître qu’expliquer le système de jeu n’est pas chose aisée, il y a beaucoup à savoir et… les débuts sont difficiles. Mais très honnêtement, c’est vraiment bonnard à jouer. Même si…

Oui, oui, Sonic Riders possède un gameplay pas mal grisant, malgré ses imperfections plus ou moins lourdes. D’une part, sans aller dans les extrêmes, le jeu est exigeant. Pas vraiment facile d’accès, les premières courses semblent n’être qu’un long calvaire: on découvre le tracé, comment fonctionne le gameplay… mais on ne peut s’empêcher de tout se prendre dans la tronche. Mur, vide, projectiles adverses; tout y passe et on frôle la frustration, surtout dans le mode Histoire à la difficulté plutôt corsée (mais loin d’être impossible, mais à l’époque, personne ne pensait tomber sur un tel challenge). Logique me diront certains, mais je souligne surtout le fait que le jeu est difficile à prendre en main. On ne prend pas un virage en tournant bêtement son joystick. On ne gaspille pas sa jauge de turbo n’importe comment. On ne gère pas sa trajectoire à la légère. Parce que là où je veux en venir, c’est que la première place peut se perdre très facilement.

C’est un gameplay qui demande donc pas mal de pratique avant de dévoiler son potentiel, mais en devient très vite gratifiant, notamment dans la maîtrise du level design, plutôt réussi dans son ensemble. Là où un Sonic and SEGA All-Stars Racing se veut plus accessible/grand public de nos jours, il pèche par un level design un peu paresseux, pas toujours très recherché ni très poussé. Sonic Riders, c’est le contraire. Le jeu est difficile dans tous les sens du terme, mais récompense souvent le joueur par un level design plutôt travaillé où les raccourcis fourmillent, quelque soit la classe de personnage choisie.  Ca donne des circuits pas si long que ça, mais du coup, très dense. On peut littéralement dire qu’il y a des raccourcis presque toutes les 5 secondes. Un rail par ci, un précipice par là, des obstacles en face… Pas toujours de quoi réellement zapper une grosse portion de niveau non plus, le but étant surtout de grappiller régulièrement de précieuses secondes sur ses concurrents, à l’image du jeu: ça va vite, ça doit aller vite.

En fait, c’est là la grosse différence avec la concurrence, une certaine concurrence: c’est un jeu qui mise avant tout son gameplay sur le pilotage et la vitesse purs. Non, malgré les apparences, Sonic Riders n’est pas un Mario kart sur des planches de surf. Les objets sont extrêmement rares (à se demander ce qu’ils foutent là) et ne servent presque à rien. Tout est misé sur la vitesse et l’optimisation de la trajectoire, tel un… F-Zero, s’il fallait citer un autre jeu de course de la concurrence (même niveau difficulté, ça s’en rapproche). On l’a souvent pris pour ce qu’il n’était pas, souvent rabaissé parce qu’il donnait l’impression de n’être qu’un clone opportuniste (Oui, je ne t’ai pas oublié, toi là bas !) alors qu’il mérite tellement mieux !

N’allez pas croire que Sonic Riders est la grosse tuerie dont tout le monde se fout mais seul les vrais savent non plus, il a son petit lot de défauts inhérents aux nouvelles licences/spin-of, mais s’en sort honorablement. De manière générale, même si le jeu m’a fait kiffer, la première impression qu’il laisse, et qui reste toujours un peu, c’est « Bordélique« . Sonic Riders n’est pas un jeu parfaitement lisible, avouons-le, et c’est aussi bien là la principale source de frustration et de rebut des nouveaux joueurs. Le nombre de participant, le système de CTM (donc parfois, multiplié par au moins la moitié des participants), couplés au fait que la jouabilité est un poil rigide/manque de souplesse et que le level design est inconstant dans sa qualité; font qu’on n’a pas toujours le total contrôle de soi. Rien comparé à Sonic R qui reste le summun du nawak vidéoludique, mais qui trahit forcément un peu le côté « tentons du neuf en hésitant un peu » .

C’est d’autant plus dommage que le jeu sent quand même le travail bien fait à côté. En vrac, le jeu est complet autant en solo qu’en multi, ce dernier étant d’ailleurs plutôt sympathique à ma grande surprise avec ses quelques variantes intéressantes dans les règles de jeu (Même si je pesterais toujours sur l’habituelle suppression des bots une fois le nombre de joueurs passés à 3 minimum) et le jeu est super joli pour de la previous gen. C’est toujours fluide – même à 4 en écran partagé – , c’est bien foutu les potes, c’est coloré (Et Dieu que ça fait du bien, ça manque ce genre de style graphique en ce moment) et surtout, l’ambiance est extraordinaire ! Ce trip futuriste ! Les thèmes visuels classiques de la série ! (Jungle, désert, neige, industrie… et même des courses en pleine nuit ! Sur une île flottante !) Et surtout une putain d’ost qui défonce ! Sand Ruin ! SEGA Carnival ! Babylon Garden ! Et le summun reste l’intro en anime alors qu’une bête CG toute moche (coucou Heroes) aurait été plus… »logique », au vu du passif de la série. Bref, on sent les bonnes intentions de SEGA.

Quoi, il y a aussi Aiai de Super Monkey Ball ? Vendu !

En fait, le vrai défaut du jeu, c’est surtout… d’avoir apporté une base intéressante, un très bon potentiel, que SEGA, encore et toujours dans sa période noire, ne s’est pas gêné à tout foutre par terre d’un revers de la main. Je parle bien sûr de l’exploitation de la licence par la suite. Cette triste exploitation. Comme je l’avais déjà abordé dans une de mes vidéos « Top 7 », Sonic Riders « 2 » (Ou Zero Gravity pour les plus pointus) est médiocre. Il gâche tout ce qu’à pu mettre e nplace le premier épisode: un level design encore moins peaufiné avec des tracés plus souvent en ligne droite et surtout, toute la saveur si perfectible mais si grisante du gameplay du premier épisode disparaît pour faire place à quelque chose de… simplifié ? Casual oserais-je dire ? Je pense sincèrement que c’est le mot: le jeu est sorti sur PS2 et… Wii.

C’est pas pour troller bêtement, mais en voulant faire un jeu de course rapide et précis comme le premier, où l’on gérait les trajectoires en dosant le stick et les gâchettes, impossible de retranscrire ça avec une Wiimote, imprécise comme on le sait tous. Du coup, plus de dérapage, plus de virages serrés, mais juste pleins de passages en mode automatisé. Ca aurait pu passer, on aurait pu faire abstraction de cet épisode si SEGA avait sérieusement rectifié le tir dans le 3ème opus. Mais pour une raison que j’ignore – ou que je refuse d’entendre – celui-ci a déboulé sur 360 et… Kinect.

… Oui, Kinect. Faisant partie de la première grosse fournée de jeu Kinect, Sonic Free Riders est fatalement un jeu honteux, mal fini et continuant encore et toujours à creuser dans la voie des gameplay sacrifiés sur l’autel du grand public. Je vais faire court: Kinect. Caméra. Détections hasardeuses. Courses en ligne droite. Pas de manette. Merci SEGA. Poubelle.

En bref, Sonic Riders premier du nom (seulement) fût une agréable surprise en son temps et malgré son petit coup de vieux à l’heure actuelle, se joue encore avec plaisir. Je recommande donc plutôt chaudement, ne serait-ce que pour voir à quoi ressemble un des meilleurs Sonic de salon des années 2000, même si, il est vrai, ce n’était pas bien difficile.

Sonic 4, entre tradition pompeuse et modernité bancale…

Je n’ai jamais cru en ce jeu. Jamais cru parce que je n’apprécie guère les tentatives marketing cherchant à réconcilier une certaine populace parmi les fans. Parce que comme chacun le sait, avec ceux de Castlevania, les fanboys Sonic sont les plus relou dans le milieu du JV. Et je n’aime pas quand on (Sega) se force à plaire à cette populace car ils n’ont pas eu les couilles de faire des projets un peu plus originaux qu’une vulgaire suite à Sonic 3 & Knuckles histoire de la caresser dans le sens du poil. Mais le pire dans tous ça, c’est qu’au final, SEGA n’a même pas réussi à se décider. Un jeu à l’ancienne, limite copié/collé des précédents ? Trop facile. Un jeu tout nouveau tout beau qui tente d’apporter quelque chose à la licence, tout en risquant de rebuter les anciens fans ? Trop dur. Résultat: un SEGA qui fait le grand écart entre les 2, sans jamais réussir à se redresser.

La première chose qu’on se dit une fois notre (courte, donc autant aller à l’essentiel) partie finie (4 niveaux de 3 actes + Boss), c’est… Mais il est où le Sonic 4 qu’on m’a promis ? Je ne parle pas forcément de qualité (même si j’y reviendrais forcément), mais juste d’apparence, de design, d’inspiration… Car il n’a finalement pas grand chose à voir avec un « vrai » Sonic 4 tel qu’on l’attendait. C’est bien simple et soyons franc 2 secondes: il ressemble à s’y méprendre à un vulgaire fangame comme on peut en trouver sur le net. Vous savez, ces jeux sans génie qui reprennent sans vergogne les sprites et bout de décor (voir de niveaux entiers) pour meubler et créer un « nouveau » jeu, avec le moins d’effort possible. Sonic 4 s’en rapproche dangereusement.

Nouveau bestiaire ? Bien sûr que non. Nouveau niveau, nouvelle charte graphique ? Bien sûr que non². Tout semble (ou EST, dans le pire des cas) repompé sur les anciens épisodes Megadrive, parfois dans les moindres recoins, sans chercher à y ajouter quelque chose.  Du clin d’oeil pompeux et maladroit, en somme. Je suis par contre dans le fond ! Sonic Colors les multiplie, et c’est très bien comme ça. Sauf que Sonic 4 ne fait PAS des références, mais du repompage pur et dur: Comment ne pas se sentir gêner quand on voit que les boss ne sont ni plus ni moins, dans la plupart des cas, des copiés collés de ceux des Sonic 1 et 2, dans un décor quasi-identique par la même occasion ? Elle est loin l’époque du clin d’oeil subtil et intelligent de Sonic And Knuckles lors des affrontements contre Mecha Sonic dans ce bon vieux Sky Sanctuary… Et si vous vous demandiez à quoi ressemblez les stages bonus… à ça. Oups, c’est pas le bon jeu, mais pas grave, c’est la même chose.

Certains me diront que dans le fond, ce n’est pas hyper grave et ils sont raison. Mais quand on s’appelle Sonic 4,  on respecte l’idée jusqu’au bout : Là on n’a juste un best-of. Bancal, mais best-of quand même. Pour la suite d’un jeu qui a 15 ans, c’est quand même UN PEU paradoxal ? C’est encore plus flagrant quand on arrive sur la fin et que le jeu, ayant pourtant une durée de vie d’une heure, recycle ces 4 pauvres boss rencontrés quelques minutes plutôt avant d’enchaîner avec comme ultime boss de fin… celui de Sonic 2. Hem.

Pourtant, en mettant son fanboïsme de côté et en sachant profiter un minimum du jeu à sa juste valeur, Sonic 4 est loin d’être mauvais. Comme je l’ai toujours dit et ça se confirme terriblement après l’avoir torché: le jeu souffre surtout de son ambition. En l’appelant ainsi, SEGA a mis un fardeau atrocement lourd sur la tête de son rejeton et l’attente qui en a découlé chez les fans était forcément très élevée. Trop, fatalement.

Pourtant, malgré ce que j’ai pu en dire au début, le jeu est plutôt correct, à ma grande surprise. Pas génial, hein. Ce côté consensuel « caresser les fans dans le sens du poil en leur taillant une pipe pour qu’ils la ferment » m’a quelque peu repoussé/déçu/ce que vous voulez. Mais à côté de ça… Bah c’est du Sonic. Pas une question de fanboïsme quand je dis ça, mais le gameplay, malgré quelques subtiles modifications, tient relativement bien la route et ce n’est pas déplaisant dans l’absolu. Et ce, même avec la présence du « Homing Attack », qui  ne rend finalement pas le jeu plus facile mais à contrario plus dynamique. On enchaîne donc les niveaux comme à l’époque sans réel déplaisir, parce que quand même, c’est Sonic et que la formule vieillit franchement bien. Je vais loin là, mais d’une certaine manière, les Sonic MD/Sonic 4 me rappellent ma récente comparaison L4D/L4D2. Retrouver ce gameplay, malgré ses modifications, rendra le jeu toujours agréable. Pas forcément génial, mais le minimum sera assuré.

La musique n’est pas transcendante, certes, mais passe plutôt bien; comme l’aspect graphique, un peu froid, mais pourtant assez agréable en général (C’est propre, bien animé et le petit effet (léger, hein) de Cell shading sur les persos est sympa). Certains me diront « et la physique chelou du hérisson ? ». Elle est bizarre, c’est vrai, mais dans le fond, malgré les vidéos sur Youtube de fans en larme, ça ne gêne en rien la progression. On ne mourra jamais parce que la physique a mal répondu/réagi et si on joue normalement (et pas « Hihi, je m’amuse à tester le moteur physique pour cracher sur le jeu », réaction Ô combien intelligente), on n’y fait pas spécialement attention. Par contre, le level design assure moyennement, avec quelques passages lourds (Ah, l’eau, classix) dont je me serait bien passé.

A voir désormais si la suite corrigera certains aspects, en prenant petit à petit compte de l’avis des joueurs… C’est peut être pour ça qu’ils le sortent sous forme d’épisode d’ailleurs, l’idée n’étant pas mauvaise en soit bien que le tarif est trop élevé pour ce que c’est (même si ça reste plus rentable qu’à l’époque, mais ça, normal en même temps). Mais de là à espérer que les prochains épisodes soient totalement innovant/nouveau comme l’étaient chaque épisodes Megadrive en son temps, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas.

Mais qu’on soit bien  clair, dans tous les cas, le vrai retour de Sonic en 2010, c’est et ça restera Sonic Colors. Ouais je sais, UN JEU WII. C’est un double miracle.

Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

Réponse 1:

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Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

Réponse 2:

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Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

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Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

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Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

Réponse unique:

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Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

Réponse multiple:

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Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

Réponse 1:

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SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

Réponse 2:

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Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

Réponse 3:

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Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

Réponse:

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Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?

La célébrité à portée de main. Enfin, presque.

Histoire de varier un peu les plaisirs de ce blog, j’ai décidé de reprendre un vieux projet que j’ai toujours voulu réaliser, mettre en oeuvre. Le podcasting vidéo. Oui, ce truc où l’on parle de ce que l’on aime – ou pas – soit devant la caméra, soit avec une simple piste sonore avec des extraits du média concerné en fond.

« Oh merde, encore un, je me casse ».

Bon, j’avoue, ce n’est pas original pour un sous. Le concept est usé jusqu’à la corde dans le monde de l’Internet 2.0, autant côté français, avec le Joueur du Grenier et sa bande (Hooper, pour n’en citer qu’un) ou même Monsieur Critique côté Ciné (quoiqu’un peu abandonné, mais l’émission vaut le coup), qu’anglais avec l’incontournable That Guy With The Glasses pour ne citer que lui. Concept usé, mais qui se répand malgré tout partout, envahissant un peu chaque site/blog, comme le font les strips. Ma foi, c’est un concept que je trouve plus que sympathique, surtout quand c’est bien fait: au lieu de faire d’énorme pavés que certains ne liront jamais par flemme, ce genre de procédé permet de faire passer ses idées, son avis, son point de vue de façon plus… attractive je dirais, avec un capital sympathie décuplé dans certains cas (présentateur drôle, charismatique et un minimum talentueux dans son domaine), rendant chaque vidéos très plaisantes à regarder (Je ne le redirais jamais assez, mais j’aime ce bon vieux Joueur du Grenier, qui réalise de très bonnes critiques de vieux jeux vidéo périmés avec un ton et un humour en béton).

Le but est donc de surfer, en quelque sorte, sur cette voie là, sans forcément vouloir taper trop haut dès le départ non plus, en essayant de faire pareil que les « références » du genre. Ceux qui auront le courage de regarder cette vidéo le remarqueront rapidement. Je suis bien conscient des défauts propres à cette vidéo, et celle-ci servira de « bêta test » en quelque sorte.

Je fais des essais au niveau du son (Outch, ça sature plus que prévu), du montage vidéo (Outch, ça pixellise plus que prévu) et du contenu en lui même (pertinence des propos pour que ça reste audible et intéressant, en évitant les tentatives d’humour trop foireuses), avec le logiciel Vegas qui à la fâcheuse habitude de m’encoder mes vidéos avec une qualité avoisinant facilement le médiocre, quelque soit les options d’encodage choisies. Soit, et tant pis, je ferais avec en attendant de trouver solution à mon problème.

La vidéo du jour (Peut être que je retenterai ça en essayant de minimiser la perte sonore et visuelle, avec un autre thème) est consacré à cette bien bonne surprise qu’est Sonic & SEGA All-Star Racing, sur 360, dans mon tout premier avis objectif podcasté de 2010. Mais promis, je promet à l’avenir de ne pas sombrer dans la critique facile façon Zemmour. Ou juste un peu alors.

Je remercie d’ailleurs Nunya pour sa précieuse aide (et son précieux micro). Bisoux, gros !

L’art et la manière de cramer son porte-feuille en 10 leçons

Qu’on se le dise, on est tous passé par la au moins une fois dans sa vie de joueur. Qui n’a jamais acheté un jeu parce que tout le monde en parlait, pas qu’il n’était pas cher, ou tout simplement parce qu’on était dans une période de famine et qu’on s’est jeté sur le premier jeu qui nous ai tombé sous le nez, avec sa jaquette attrayante ? Et donc, en conséquence, qui n’a jamais regretté son geste ? Ca arrive à tout le monde et c’est humain. Tout comme la connerie. Et bien évidemment, c’est arrivé pour ma pomme. Au fil des années, je me fais toujours un peu avoir, quelque soit le support, même si maintenant, mon statut de pauvre se confirmant jour après jour, je fais un peu plus attention à ce que j’achète.

Même si ce n’est guère original, j’ai eu envie de faire un point sur tous (enfin, une sélection) ces jeux que j’ai acheté, croyant passer des heures de fun dessus et qui pourtant n’ont pas su me combler, à tel point que j’en regrette vraiment l’achat.

L’idée n’est pas de remettre en question la qualité intrinsèque du jeu (encore que), mais simplement savoir ce qui m’a déplu, ou qui ne correspondait à mes attentes, malgré une bonne réputation par là, un petit prix par ci… J’en profiterai même pour en faire un petit total de ces dépenses qui se sont révélées … infructueuses.

« Daube, hype, frustration et porte monnaie on fire, le tout animé par l’inconfigurable plate forme Over-blog ! » (edit: plus maintenant, ahah !)

Tiens, commençons par le plus gros de la liste, une brochette de jeu estampillé SEGA.

Virtua Stricker 3 m’a laissé un mauvais souvenir, il faut l’admettre. A la base, je n’aime pas les jeux de foot. Après, en voyant le jeu, je me suis dit que SEGA + Foot, donc arcade dans l’esprit, ça pouvait donner un truc sympa. Pas prise de tête, du fun à l’état pur et bla et bla. Sauf qu’en fait, non.

En fait, c’est un jeu tout ce qu’il y a de plus pénible à jouer. Sans rentrer dans les détails, disons que les personnages sont « lourds », la jouabilité semble peu intuitive pour un jeu de foot, le comble ! Pour être, honnête, mes souvenirs, malgré le côté négatif qui est bel et bien là, sont un peu flou. Je sais juste que j’ai du tenir même pas 2 heures sur ce jeu et que j’en suis ressorti perplexe: c’est lourd, c’est pas fun pour un sous et surtout, pour un jeu de foot, ce n’est même pas jouable à 4 ! Une sacrée faute de goût quand même, alors que c’est UN PEU l’intérêt numéro 1 d’un jeu de sport comme celui ci.

Dans un registre presque similaire, il y a l’excellent SEGA Soccer Slam. C’est quand même autre chose.

J’ai perdu: 7€

Condemned 2
m’aurait refroidi sévèrement, me coupant toute envie de suivre la série, si troisième épisode il y avait. Pour ainsi dire, je n’ai pas terminé le jeu, tellement… il m’a gonflé.

D’une certaine façon, c’est la même que Virtua Stricker 3, mais en pire: une jouabilité d’une lourdeur tout bonnement incroyable, qui donne difficilement envie de continuer l’aventure. Pas que ça soit difficile à jouer dans l’absolu, juste lourd, avec pleins de détails qui flinguent le plaisir de jouer. A la base, certains détails gênant se trouve déjà dans le premier. Mais à la limite, je lui pardonne un peu plus: nouvelle IP à la sortie de la 360, volonté de varier un peu la formule des FPS par une studio qui s’y connait un peu et j’en passe. Mais là, dans ce 2ème opus, ça ne passe définitivement pas.

On dirige un véritable tank, lent comme ‘ya pas, qui met 10 plombes à se retourner avec surtout, cette manie HORRIPILANTE de se bloquer sur le moindre caillou qui traîne par terre.

Vous mourrez bêtement alors que vous tentez de fuir un ennemi relou ? Vous ne comprenez pas ? Regardez à vos pieds, la solution est souvent là ! S’en suis les combats, donc. Là encore, les défauts du premier ressortent: le fait de ne quasiment jamais avoir d’arme ne me dérange pas, mais les combats aux armes « blanches » (Tuyaux/planche de bois/Brique etc.) sont toujours, si ce n’est plus, frustrant.

Combien de fois voit-on le coup de l’ennemi passer DEVANT nous, et nous toucher alors qu’on pensait être assez loin ? Pourquoi mourir en une poignée de coup, quand faut-il bourriner 10 fois chaque ennemis pour les tuer avec ce que l’on a sous la main, tout en maniant son tank ? Surtout quand ils arrivent par paquet de 2/3/4 dans un petit couloir.

Condemned 2
manque cruellement de « fun », s’apprécie très difficilement à cause d’une grosse dose de frustration qu’on se demande si elle n’est pas volontaire. Vouloir un traitement « réaliste », je veux bien, mais pas dans cette univers là, ça ne colle pas. A vrai dire, je n’ai pas eu le courage de finir le jeu. La dernière fois, j’ai lancé le jeu, tenu 15 minutes et j’ai éteint, dépité par tant de lourdeur.

J’ai perdu: 15€

Pour rester sur le même support: Virtua Fighter 5. Oui, le grand, le beau, le technique VF5, est un des jeux dont je regrette l’acquisition. La raison est simple: il n’est pas accessible. Dans les faits, VF5 est objectivement bon. Je ne peux pas vraiment le contester, parce que c’est beau (ça tabasse toujours n’importe quel jeu de baston sorti à ce jour) et c’est surtout très technique, ce qui lui a vallu la réputation de Meilleur Jeu de Baston 3D. Rien que ça.

Eh bien, rien n’y fait, mais ça m’emmerde terriblement au final. Ce qui cloche, c’est qu’il est trop technique et c’est CA qui le rend trop inaccessible. Rien n’est fait pour se laisser apprécier par les nouveaux joueurs avides de sensations:

– La première impression qu’on a quand on prend en main VF5: c’est mou. C’est un style et certains apprécient. Mais même s’ils ne sont pas toujours bien vu, des séries tels que DOA ou SoulCa montrent qu’on peut faire des jeux très dynamiques, où l’on ressent vraiment les coups qu’on porte, tout en restant lisible, jouable, technique et accessible. Et quand on passe à VF5, force est de constater que le choc est violent. C’est beau, c’est bien animé, c’est bien branlé (encore que le Haut + A est une bizzarie que j’ai du mal à encaisser) mais c’est mou. Les personnages donnent l’impression de se battre parfois au ralenti, surtout durant les choppes, flinguant tout dynamisme. Drôle de sensation, mais il faut le vivre pour le croire. Pour résumer l’idée que j’essaie de développer: VF5 ressemble à un jeu de baston « réaliste ». On cherche un rythme plus posé, misant moins sur le grand spectacle et le dynamisme. On aime ou pas, moi je suis moyennement fan.

– Ensuite… Ben ça continue, le reste du jeu ne motive pas vraiment le joueur qui n’a pas envie de se la jouer autiste sur le coup. Un tutorial qu’on ne finira presque jamais car vite impraticable à la manette: on nous sort rapidement des manip’ quasiment impossible à réaliser, car nécessitant un timing monstrueusement serré. Timing presque impossible (il y a toujours des dingues pour y arriver) à la manette 360, ergonomie de jeu de baston oblige. Déjà, on sent un peu perdu…

– Puis le mode Quest n’a strictement aucun intérêt. Sous prétexte d’une suite de combat interminable « pour simuler une salle d’arcade », ça sera le seul endroit où l’on pourra débloquer… des vêtements. Dans l’absolu, j’adore jouer à la barbie en relookant mes personnages de A a Z et c’est un truc que j’aimerais voir plus souvent dans les autres jeux de baston. Parce que c’est fun de changer la coupe de cheveux, de maquiller son personnage, de passer du look Ninja au look surfeur, en passant par le mec en survèt’. Pour ça, je kiffe VF5.

Le problème, c’est que pour débloquer tous ces beaux costumes et avoir son personnage personnalisé, il faut faire tout ces combats typé « Arcade » donc, sans fin, pour amasser de l’argent, pleins d’argent. Et c’est tout. Ca ne finit jamais, ça prend 10 plombes à tout débloquer (pour UN perso, après faut recommencer à 0 avec les autres) et au final, on peine à se motiver pour débloquer le dernier slip à la mode à 50 000 Gils. Je hais avoir l’impression d’être pris pour un débile no-life qui va passer des heures pour des bonus qui ne le mérite pas.

Côté Arcade, pas grand chose à signaler: une difficulté abusive, comme d’hab’, un boss caché de merde sans une once de charisme qu’on pourra débloquer mais qu’en fait, non, tellement il craint. Je n’ai pas cherché à l’avoir, Akira m’ayant suffisamment dégoûté de recommencer le mode Arcade avec tout le monde. A part ça, rien d’autre à débloquer, strictement RIEN. Ca valait bien le coup que je me fasse chier en solo.

Bien sûr, l’essentiel va dans le Versus humain, mais manque de pot:

– Le Live est désert, mais on n’y peut rien, le public 360 n’est pas fait pour les jeux de baston.
– Mon entourage n’en a strictement rien à foutre de VF5, trop inaccessible pour les débutants. Et ils ont bien raison.

Tant pis, ça m’apprendra à acheter du SEGA parce que c’est écrit sur la boite.

J’ai perdu:
15
Dans un autre registre, on a l’anecdotique Outtrigger. Reçu à Noël parce que c’était la famine sur DC, j’ai eu la mauvaise et désagréable surprise de… l’avoir fini en même pas 3h. Le soir de Noël, j’avais du temps à perdre et je l’ai fini.

Dans le fond, c’est un jeu arcade, avec des « défis » pour meubler la partie solo sur sa version console, donc un jeu pas forcément très long par nature (Ah, quand on paye Crazy taxi à 45€ à l’époque, ça fait mal au cul de voir que le seul truc consistant (le mode Défi, comme dans Outtrigger) se torche en même pas 1h, ne laissant place qu’à la répétition ad nauseam du mode Arcade). Mais à la limite, vu que c’est jouable à plusieurs, je me suis dit que ça pouvait être pas mal, une alternative à l’excellent Quake 3 qui a déjà occupé pas mal d’heure de jeu entre keupin ? Eh bien, en fait … non.

Outtrigger
, c’est un FPS arcade jusqu’au bout des ongles. Pas de localisation des dégâts, des bonus qui clignotent sous nos yeux avec des couleurs flashy pour éviter qu’on les rate… dans des arênes minuscules. Et encore, minuscules, le mot est faible, très faible. Pour faire simple, Outtriger est un mauvais FPS: la sensation de puissance quand on tire est inexistante (on se croirait avec un pistolet à bille entre les mains) et les maps sont souvent indigestes. Pourquoi ? A cause de leurs tailles. Quand on parcourt tout ce que le jeu nous propose, on ne peut qu’être consterné devant un tel gâchit, un tel foutage de gueule. Les maps sont basiques à un point inimaginable: vous voyez la forme d’un donut, UN PUTAIN DE DONUT ? Eh bien, imaginez vous à 4 dans un map ayant cette forme là. Pas de hauteur, pas d’environnement interactif, pas de mouvement spéciaux pour varier les gunfights…

Outtriger
n’est qu’un bête fps dans son fonctionnement sur des maps sans intérêt, réduisant le peu d’intérêt des gunfights. Il y a bien quelques variantes dans l’architecture dans les autres maps, mais globalement, c’est pauvre, plat et tout petit. Il y a bien 2 maps potentiellement intéressante, surtout à 4 en écran splitté mais, justement, son intérêt tombe à l’eau quand on y joue avec des bots, qui ont la mystérieuse envie… de se suicider, en se jettant dans le vide ! Merci de flinguer définitivement le jeu avec une IA béton. Je pensais pas qu’on pouvait faire un fps aussi creux et vide.

J’ai perdu:
45€

Toujours chez SEGA (décidément), passons au stade supérieur avec la licence qui me parle le plus: les Sonic. Il y a 2 jeux Sonic que j’ai regretté d’avoir acheté, parce que je n’ai pas eu le courage de les finir, tellement c’était mauvais et/ou chiant.


Sonic RPG
est un RPG pas foncièrement mauvais, mais juste sans ambition. C’est pourtant Bioware derrière ! Sauf que ça ne fait pas tout. On se retrouve avec un gameplay très basique à base de « je tapote sur l’écran pour réaliser les attaques « fatalement lassant », tout en se contentant de reprendre le schéma typique des J-RPG, sans apporter quoique ce soit. Oui, même l’univers de Sonic n’est pas si bien exploité que ça. Le scénario est terriblement plat, les rebondissements digne d’un épisode de Sonic X et les musiques sont presque toutes infectes, en particulier l’unique remix d’une ancienne musique. ‘Sont très fort chez Bioware pour leur premier J-RPG avec un univers qu’ils ne maitrisent même pas…

J’ai perdu:50€

De l’autre côté, il y a le fameux Sonic and The Secret Ring. Peut être que The Black Knight est pire, mais Secret Ring est tellement mauvais que je n’ai jamais osé l’acheter: une première, moi qui achète généralement tous les Sonic dès leurs sorties quand je peux, en ayant le support qui va avec. Le problème du jeu est bien simple: c’est probablement le Sonic le plus pénible à jouer, le plus frustrant, le moins gratifiant que j’ai pu avoir entre les mains. Ah, la Wiimote ! Véritable objet à la précision diabolique, c’est sur ce jeu qu’elle se révèle parfaitement appropriée !

Parce que SEGA pensait sans doute que les joueurs Wii étaient trop con pour contrôler librement Sonic, il a fallu qu’ils le foutent, justement, sur rail ! Impossible de se déplacer librement comme dans tous les Sonic existant, Sonic Wii (on va abréger) se révèle être vraiment pénible à contrôler, tellement les contrôles sont moisis. Retourner la wiimote (qui se tient à l’horizontal) pour faire une marche arrière, la secouer pour sauter et l’incliner pour tourner à gauche/à droite, quel génie ! Tellement génial que tout est absolument contre-intuitif, on sent cruellement le manque de précision et au final, on ne prend aucun plaisir à jouer à ce jeu qui enchaîne les moments frustrants, les passages complètement daubés, tout en pleurant de voir à quel point ça ne ressemble à rien. Même les musiques sont assez anecdotique, point pourtant important pour la licence.

La Wii, c’est plus fort que toi !

J’ai perdu:
50€

Côté éditeurs tiers

Wave Race Blue Storm
est aussi un des jeux les plus frustrant que je connaisse. C’est un bon jeu dans l’absolu, mais qu’est-ce que ça m’emmerde les jeux qui veulent se la jouer hardcore true roxxor histoire de se sentir au dessus de la masse, rendant le gameplay pénible à un point inimaginable. Contrôler le jet ski sur une mer mouvementé, c’est sympa dans l’idée et c’est dépaysant dans l’univers des jeux de course, mais ça se veut tellement pointu et exigeant que ça en devient malheureusement chiant.

On peine à s’orienter convenablement, le tout accompagné d’une difficulté tellement abusive et artificielle avec des concurrents qui font des courses parfaites à côté de soi, en se mangeant vague sur vague. Détestable. Je parle même pas du mode multi, qui aurait pu être sympatoche, mais qui est tout aussi inaccessible, puis injouable pour le néophyte pour de simple partie rapide.


J’ai perdu:
12€

Toujours sur GC (et ça ne va pas s’arrêter), il y a aussi Splinter Cell. En fait, lui, je n’ai pas grand chose à lui reprocher, mais le « seul » défaut que je lui trouve flingue TOUT. C’est bien simple, le jeu est beaucoup trop simple et ne dispose d’AUCUNE rejouabilité. Mais absolument aucune. J’étais tout content de mon achat à 60€ pour me rendre compte qu’après 3 jours sans forcer, on l’a déjà fini, sans rien à débloquer au final. Ouais, le jeu n’était pas mauvais, il posait des bases intéressantes malgré d’autres trucs mal branlés, mais j’en suis ressorti même pas rassasié. C’était cool, et après ?

Le recommencer en Difficile ? Okay ! Ca m’a pris 2 jours ! Et toujours rien au final ! Donc ouais, même pas une semaine pour torcher un jeu pas spécialement marquant, avec rien pour se consoler en le torchant, ça me suffit à le faire regretter.

J’ai perdu: 60€

Troisième larron sur GC: P.N 03. Pour faire simple, ce jeu est le culte du gameplay bancal, avec des idées de Game design tellement débile (Mais pourquoi autant brider la jouabilité ?) qu’il en devient rapidement détestable. Un shoot à la troisième personne moche avec une jouabilité pénible et limité ? Il n’y avait bien que Capcom pour faire ça. C’est d’autant plus étonnant venant de leur part, surtout en faisant parti du feu-Capcom Five de la GC. Alors oui, l’héroine est « stylisée », (elle danse à moitié pour attaquer ses ennemis, cay cool), ça a le mérite d’être original (Le Bayonetta du pauvre avant l’heure), mais j’ai vraiment du mal à avancer dans un jeu avec un gameplay de merde.

J’ai perdu: 10€

Dernier de la liste (enfin !), Red Dead Revolver. Aspiré par le hype du futur second opus, j’ai décidé de me mettre au premier, via la version X-box. Une ambiance Western au top en apparence (même si je n’ai jamais été fan de cette période, mais elle a un charme non négligeable) couplé au genre TPS que j’affectionne, je dis banco ! Sans qu’en fait, c’est de la merde.

RDR
est un TPS tout ce qu’il y a de plus banal dans sa construction, le rendant médiocre. Perplexe durant les premières heures, le constat est finalement sans appel: RDR ressemble tout bêtement à un Max Payne chez les indiens, le talent en moins.

La construction du level design est plate et sans saveur, on se contente d’aligner les peaux rouge sans la moindre excitation (malgré les changements temporaires de personnage qui n’ajoutent strictement rien au gameplay), les duels sont atrocement lourd et rébarbatif et la ville que l’on peut explorer, donnant le temps d’une poignée de seconde l’idée d’une déroulement non linéaire, est en fait une ville fantôme, où il n’y a rien à faire. Pas d’interaction, pas de choix de mission, on se demande bien l’intérêt de la chose sur le long terme, si ce n’est pour meubler.

C’est un peu le genre de réflexion que je le suis fait tout au long du jeu: comment a-t-on pu sortir quelque chose d’aussi bancal, aussi peu ambitieux sur le marché, malgré une ambiance séduisante ? Les voix du marketing sont impénétrable… Quoiqu’il en soit, on verra bien si l’histoire se répète avec le 2 qui sort bientôt, malgré son orientation GTA-èsque.

J’ai perdu:
6€

« Si t’as pas compris le strip, relis mon texte enfoiré. Sinon, tant pis, je ferais mon Jospin à l’avenir.« 
Les jeux sont fait, le regret d’avoir gaspillé son précieux argent dans des daubes est passé (ou presque), il est donc temps de faire le total et voir à quel point j’ai été naïf, plus ou moins récemment (et c’est ça qui fait peur, j’arrive quand même à me faire pigeonner passé 20 ans, merci Internet !)

Somme totale:
270€

… Ca fait réfléchir. Retenez bien ça les enfants, quand vous recevrez votre précieux argent de poche: ne jamais se laisser tenter par un jeu parce qu’il a une belle pochette ou que tout le monde en dit du bien un peu partout. Internet est là pour se renseigner un maximum, dépenser un minimum et vous fera donc garder quelques neurones pour améliorer votre jugeotte. SEGA, j’aurai ta peau, tu peux en être certain.

De l’autre côté du miroir: Pendant que je me bats sans relâche, les quelques lurkers perdus ici bas pourront désormais me suivre via Twitter, via mon profil. En soit, je n’arrive pas à en saisir l’intérêt, mais comme avec certains jeux de cette liste, j’ai cédé au hype. Je ne sais pas exactement dans quoi je me suis emmêlé, j’ai du mal à voir en quoi ça peut m’aider, mais parait que c’est cool, donc je passe en phase de test. La connerie humaine aura ma peau aussi, à n’en point douter.