He ho he ho, je souffre au boulot…

N’est-il pas courant et finalement presque normal d’avoir souvent l’impression d’avoir fait le mauvais choix, tel une pilule mal choisie qui définirait notre avenir ? Force est de constater que cela s’applique un peu partout, dans n’importe quel domaine, sans exception. Et quand ça arrive au niveau des études post-Bac, c’est dans une situation assez délicate qu’on se retrouve finalement … Qui n’a jamais ressenti cette sensation assez particulière d’être « étranger » au domaine dans lequel on travaille ? Cette sensation qui nous rappelle, nous fait comprendre qu’on n’a pas grand chose à faire ici même et que quelque part, une meilleure voie, un domaine plus approprié n’attend que nous ?

Certes, il arrive aussi que ça soit quelque chose de passager, que cela ne durera qu’un temps, avant de se rendre compte que finalement tout va bien… Mais là encore, combien de temps faut-il subir les effets d’un désintéressement régulier des études pratiquées ? Manque de bol, il a fallu que ça soit mon tour de boire la tasse…

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour comprendre la chose, mais c’était un peu (beaucoup) en retard… Pourtant, je sentais légèrement venir le coup lorsqu’on nous refuse notre premier choix d’orientation post-bac, pour diverses raisons plus ou moins bidons. Manque de bol, ce qui nous branchait le plus venait de nous passer sous le nez… Tant pis, il reste la 2ème solution ! A défaut de faire du dessin pur et dur comme je l’aime secrètement, c’est alors que je me rabats sur le dessin typé industriel… Lors des présentations peu de temps avant le bac, les hommes-sandwich du CPI (ndlr: dessin industriel, vous suivez ?) ont été particulièrement convaincant ! Bon, on allait pas dessiner la Joconde, ni des gens nus (Dommage :niais:), mais on allait quand même faire du dessin et du dessin utile. Autant joindre l’utile à l’agréable, non ?

Donc sur ces bases plutôt motivantes (même si le côté industriel ne me fait pas spécialement trémousser le bambou), avec un Bac en poche, je me suis donc lancé dedans, espérant que tout irait pour le mieux, puisque le dessin était avec moi.

Cruelle désillusion !

En fait, ça n’avait finalement pas grand chose à voir avec ce que l’on nous a promis. Paperasse, paperasse et toujours paperasse, tel est le mot qui définit au mieux ce genre d’étude. Exit le dessin et bienvenue dans le merveilleux monde de la théorie. Bien sûr, on se doutait qu’on allait en avoir, « faut être lucide un minimum… mais quand même, force et de constater qu’au fur et à mesure que les mois passèrent durant la première année de BTS, la donne ne changea presque pas d’un iota. Quelques dessins par ci par là, mais submergés par des tonnes de cours tous aussi… passionnant les uns que les autres. Bien sûr que ça fait partie de nos études, mais c’est un brin décourageant à force. Pas spécialement motivé par cette surdose de boulot et de cours, on relâche petit à petit la soupape de sécurité et on finit par se dire… « Mais qu’est-ce que je fous là au juste ? »

Aie, c’est quand même un peu tard pour se dire qu’on a pris le mauvais chemin. Pourtant, on essaie de se motiver en se disant que ça ne durera pas « longtemps »,
le temps de… 2 longues années. Cela paraît tellement court et atrocement long à la fois…

Puis vient l’heure du stage, sorte de page publicitaire entre 2 années d’études pour promouvoir les bienfaits de la filière choisit et nous remotiver pour l’année suivante. Objectif réussi ! Ou presque… En fait, c’est en entreprise qu’on se rend compte du fossé assez monumental qu’il y a entre les cours et le milieu professionnel. Ca semble parfois évident, mais se retrouver avec des matières en moins, des matières que l’on a déjà jugé comme inutile dans notre cursus, ça fait un bien fou. Et puis, forcément, se retrouver avec des tonnes de paperasses en moins, des cours à ne plus retenir par coeur pour l’obtention d’une triste note, ça fait …bizarre dans un premier temps et ça soulage par la suite. Se sentir réellement impliqué dans son travail en voyant directement les conséquences d’une réussite ou d’un échec, c’est quand même carrément plus motivant pour la suite que n’importe quelles bonnes notes dans son bulletin, qu’on se le dise. C’est donc après un mois et demi de stage fort plaisant qu’on repart sur les sentiers du BTS, avec une certaine motivation qu’on avait pas souvent croisé, à nos côtés…

Jusqu’à la fameuse rentrée de la 2ème année de BTS.

Finalement, le stage n’aura pas changé grand chose. On retrouve les mêmes habitudes de l’an dernier mais multiplié par 2 cette fois ci (puisqu’avec les cours de cette année, il faut revoir et réutiliser régulièrement ceux de l’année précédente), avec en plus un rapport de stage à réaliser, puis une réalisation de projet et sans oublier les fameux examens de fin d’année, histoire d’enfoncer le clou avec un revival du Bac puissance 2, lui aussi. Comme dit précédemment, la différence est finalement trop grande entre un stage et les études, définitivement trop éloigné de ce que peut légitimement proposer mon BTS une fois dans la vie active.

On peut toujours essayer de se rassurer avec les vacances pour éventuellement essayer de souffler un peu et repartir de plus belle, mais quand on a un putain de poil dans la main, c’est tout de suite plus difficile de relancer la machine après 1 semaine et demi d’abstention scolaire. Alors on prie M. Motivation de nous filer un bon gros coup de pouce pour se débarrasser de la flemme et on essaye de repartir dans le droit chemin … du moins jusqu’aux prochaines vacances, d’ici Noël.

Believe !

Back to school… again ?

Bientôt un mois. Un mois que la rentrée m’est revenue dans les dents tel un boomrang qu’on aurait lancé loin et qu’on aurait oublié qu’il reviendra. Oui je me sens inspiré là !

Après avoir bossé au mois d’Août (cf article précédent), ce n’est que quelques jours après (seulement 4 quand même, pour un étudiant flemmard comme moi, c’est pas assez…) que j’ai repris sans concession les cours. Je sais pas pourquoi on reprend aussi tôt, mais le retour à la réalité a été assez difficile…

Parce que ‘y a pas à dire, la rentrée, même passé 20 ans, c’est toujours aussi … rébarbatif !

On aura beau prendre de l’âge, prendre de la connaissance et tout le tintouin, faire la rentrée au lycée, même après avoir passé la terrifiante épreuve du Bac, ça change pas grand chose à avant, à l’époque où on était encore jeune. Les horaires restent sensiblement les mêmes qu’auparavant, les élèves et les gens qu’on supporte pas trop aussi, les cours reviennent très rapidement au premier plan pour mon plus grand plaisir… ou presque.

Le premier jour fût violent ! Déjà, il fallait se réadapter aux horaires scolaires. Et là, ça commence bien… Pas facile de se remotiver pour se lever bien plus tôt qu’en temps « normal » (genre 12h ù_ù ) et s’armer de courage pour revenir dans cet endroit qu’on espérait bien fort ne pas revoir, le lycée tant adoré. Faut dire, après un mois et demi de stage à la campagne à partir de la mi-Mai puis 2 mois de « vacances » dont un à trier du caca, on fait vite de l’oublier. Sauf que quand la rentrée pointe son nez, on se dit que le temps passe décidément trop vite…

Le pire, c’est que la première journée est généralement la plus courte, car « spéciale » rentrée. Mais en fait, ça change pas grand chose, on a vraiment la flemme de se bouger pour justement, parler à moitié dans le vent pour doucement se remettre dans le bain… Et c’était bien le cas ! Finalement, rien ne change à ce niveau là. On parle toujours du programme de l’année (on l’a compris, il faut bosser !), on récolte les 36 papiers administratifs, on remplit une énième fois les papiers qui nous décrivent pour les quelques professeurs qui nous auraient déjà oubliés (on est si pénible que ça qu’il faut nous oublier ?). Bon, ça occupe quand même 2 heures, mais c’est déjà de trop… Bon c’est pas grave, ça veut dire que c’est bientôt l’heure de manger !

Sauf que… sauf que l’effectif scolaire augmente sans cesse chaque année et qu’on se retrouve derrière une immense file d’attente en quelques minutes seulement. C’est sans compter la taille ridicule (le mot est faible) de la cantine en elle même qui empêche de vraiment avancer comme on le devrait… Parce que bon, faudrait peut être leur dire qu’on se les gèle même en septembre et qu’en soit, on a qu’une heure avant de reprendre les cours de l’aprèm’ ! M’enfin, depuis le temps que je traîne dans ce lycée, je crois pas que ça risque de changer.

Puis au delà de tout ça, il reste bien la classe. Non, non, j’irais pas à dire que cay de la merde mais bon, ça arrive parfois, cette sensation de ne pas être à sa place. Cette sensation de ne trouver personne qui nous ressemble exactement, qui colle un peu à nos goût… Surtout quand c’est quasiment la même que l’an dernier, on aurait aimé avoir de nouvelles têtes.

Bon, ça empêche pas de faire copain copain, oeuf corse, mais quand même. Surtout quand on a la désagréable surprise de retrouver le pot de colle par excellence, le mec pas trop aimé en général qui nous suit parce qu’on est trop gentil envers lui. Oui, je sais, c’est pas très sympa envers lui… Mais il le cherche ! Vous savez, ce genre de personne un poil lourde qui parle tout le temps (mais VRAIMENT tout le temps, à toujours essayer de trouver un sujet conversations là où on en veut pas…), fait des trucs bizarres, fait son intéressant… Oui, oui, je sais… mais c’est comme ça. On y peut rien, il s’attire les foudres des autres camarades de classe, même les quelques rares nouveaux ont rapidement compris qu’il serait lourd… Bref, tant pis pour lui.

C’est sans compter sur la reprise directos des cours, qui feraient presque semblant d’oublier qu’on vient juste de rentrer de cours. Et oui, on rentre à peine qu’on ne perd pas une seule seconde pour continuer ce que l’on avait arrêter en dernier quelques mois plus tôt. Le pire étant bien sûr ces quelques profs qui, au fil des jours, nous redemandent constamment de puiser quelques données de cours dans ceux de l’an dernier. OK, je sais, si on a bien travaillé, on est censé s’en souvenir, mais quand même, faudrait pas non plus se ramener en cours avec les fiches de l’an dernier… Surtout quand certains profs n’hésitent pas à nous donner un gentil petit contrôle avec une partie récente, et une autre qui date du même mois mais de l’an dernier… Bref, ça va être sportif cette année.

Et pourtant, c’est pas fini !

Parce que, qui dit stage 2 mois plus tôt , dit aussi rapport de stage en retour. Surtout que j’ai eu la brillante déduction que si le rapport allait être étudié en Janvier, il fallait le rendre peu avant… Finalement, je me suis bien planté, il faut le rendre avant la toussaint, cool. Et là, panique à bord du BounGeek Express ! Deux mois, ça semble long, mais c’est finalement terriblement court pour faire un rapport de stage allant de 20 à 30 pages maxi. 30 pages à remplir avec un résumé des plus détaillés de ce que l’on a fait en stage.  Je respire un grand coup, je me dis que c’est jouable… sauf que les ennuis arrivent.

C’est tout bête, j’ai eu le malheur de ne pas prendre de note durant le stage ! En fait, j’ai fais des trucs soit trop basique, soit tellement chiant que j’ai complètement zappé d’en prendre des notes. Bon là, je me dis qu’avec les documents que je devrais logiquement récupérer concernant le stage, ça devrait le faire en tartinant un peu…

Et bah non, la logique ayant décidée de m’abandonner ! La raison ? L’impossibilité de récupérer la plupart des documents, pour cause de soit disant « close confidentiel ». En gros, la société qui fournissait du boulot pour mon stage a décidée qu’ils ne devaient rien laisser filtrer, pour éviter toute fuite de leurs projets top secret… Mouais, ça m’aide pas.

J’ai bien essayé de moyenner un petit truc, mais je n’ai eu que les miettes… Mais qu’importe ! Je ferais sans. Enfin, je vais essayer… En fait, je me rends compte petit à petit qu’écrire un rapport, c’est la meilleure façon d’apprendre à remplir des pages et des pages avec… du vide.

Ecriture large, police d’écriture grande mais pas trop, interligne sur 1,5,  on saute pleins de ligne pour gagner de la place, TOUT les moyens sont bon pour augmenter le nombre de page. Côté explication, on n’hésite pas à en dire – presque – 3 tonnes pour pas grand chose, histoire de gagner encore de la place. Définition presque inutile, grandes images disposées en plein milieu d’un paragraphe pour faire jolie, tel est la manière la plus simple de remplir l’objectif.

C’est pas forcément très réglo, mais il semble que ça marche. Alors pour le moment, je galère toujours, mais qui sait, avec un peu de motivation et de ruse de sioux, ça pourrait le faire…

What else ?

Stage 3 : Lonely Soul

Déjà 3 petites semaines de passé, la moitié du voyage en somme… Comme le temps passe vite ! Mais bon, dans un sens, je vais pas m’en plaindre, ça m’arrange. Après un terrifiant appel du Pape, la semaine est repartie comme chaque semaine, de manière quasi-identique.

Le boulot, toujours le boulot. Pas spécialement plus difficile, mais la routine qui s’installe commence à se faire ressentir et il faut parfois se forcer, oublier qu’on a affreusement mal au crâne et continuer à cliquer comme un taré. Le pire étant de lire des plans géants, avec des informations minuscules, pour au final, modéliser une plaque de métal ressemblant plus à du gruyère avec des trous un peu partout. Passionnant.

C’est pas spécialement la guitare qui va me changer les idées, tellement je suis découragé par la difficulté de la chose. A peine ai-je enfourché ma guitare que j’ai déjà envie de me pendre avec ses 6 cordes, tellement j’arrive à rien. Il faut être sacrément motivé pour en faire et ne pas lâcher prise rapidement…

Alors dans ces moments là, on fouille son disque dur à la recherche de la vidéo qui nous fera passer le temps… Scrubs Saison 2 m’attendait gentiment sur le bureau et c’est en 4 jours que j’ai tout englouti. Et encore, j’aurais bien passé ce chiffre en “2”, mais j’ai du retenir mes ardeurs pour pouvoir tenir toute la semaine. Mais quel pied ! Scrubs est vriament une série géniale, et cette saison 2 le prouve une fois de plus… Pas un seul épisode de mauvais, de chiant, d’ennuyeux, non, tout est bon dans cette saison ! Bon, JD couche toujours autant avec tout ce qui lui tombe sous la main, mais le reste est toujours aussi tordant. Et puis Jordan et son bébé… C’est la plus jolie des mamans :niais: Mon coté MILF qui ressort…

Puis une fois fini, j’enchaine avec la vision du film Team América, la comédie satirique des auteurs de la série culte, South Park. Vraiment sympa ce film, un peu gore inutilement, mais l’univers, l’histoire, les personnages sont tellement déjantés qu’on oublie rapidement ce petit détail.

Dans un autre registre, Anthony Kavanah, l’humouriste canadien a aussi égayé ma soirée avec un de ses vieux spectacles, mais toujours aussi hilarant. Foutage de gueule des séries télévisées, de l’actualité (enfin, de l’époque), de la vie de tout les jours, tout y passe sans temps mort. Culte de bout en bout, voilà comment je pourrais définir le spectacle en lui même.

Culte, clairement, mais…“C’est normal madame, faut pas s’inquièter !

Puis, à court d’idée, je relance ma bonne vieille PS2 et son Persona 3 que j’avais quelque peu délaissé depuis le temps… Toujours aussi chiant ! Je comprends toujours pas son succès auprès des joueurs, tellement on s’emmerde. Coté Combat, ça n’évolue presque pas en 5 heures de jeu, c’est toujours aussi limité avec des ennemis qui n’évoluent presque pas… Puis surtout, les musiques
sont insipides. Dans le Tartarus, on a une sorte de musique d’ascenseur complètement à coté de la plaque, qui plombe sérieusement l’ambiance déjà pas folichonne…

Puis, coté lycée, c’est le drame aussi.

Pas que ça soit l’élément central du jeu, mais clairement, c’est pour le moment assez peu exploité. Evidemment, ca se limite qu’à un Dating Sim du pauvre et c’est un peu domage d’en rester à là. Il aurait fallu pousser le concept à fond, au point où on en est. Là, on enchaîne les journées trop rapidement… J’aurais bien aimé aller de cours en cours, parler plus librement à chaque élève et essayer d’améliorer ses liens sociaux (surtout avec les demoiselles :niais: Surtout qu’après 5 heures de jeu, je découvre enfin la première binoclarde de ce lycée de merde ! Ca va chauffer pour ses fesses).

Et puis, avec mon super niveau d’anglais, je calle que la moitié de ce qui se dit… Super, quand le blabla prend 70% du jeu. Mais bon ! Je continue quand même.

Plus que 3 semaines à tirer !