Podcasters Assemble !

Pour une fois, en dehors de mes habituelles vidéos (qui devraient revenir incessamment sous peu, quand l’inspiration me reviendra – je ne lâche pas l’affaire mais là je suis en panne sèche), je retente le coup du podcast audio avec cette fois-ci l’ami Gemini pour m’assister dans ce podcast numéro #0 sobrement appelé « Podcasters Assemble » (Pas sûr que le terme « podcasters » existe, mais ça sonne bien) dédié – surprise ! – à notre passion commune, les comics, et en particulier de Super-Héros. On ne sait pas s’il y aura suite, c’est surtout pour le fun qu’on l’a fait.

Bon, autant le dire tout de suite, nous avons eu des soucis de micros, des passages où l’on s’étalait un peu trop, je manque de rythme tellement j’ai pas l’habitude de parler sans mon prompteur habituel et une qualité sonore qui s’est faite hara-kiri sur à 30min de la fin (Why, Skype, Why); mais on ne voulait pas non plus jeter toute cette sueur et ces larmes à la poubelle malgré tout. Je ne dis pas non plus qu’il faut tout excuser, mais vous êtes prévenus.

Le lien pour télécharger le podcast complet qui dure un peu moins de 2h tout de même (On ne pensait pas faire aussi long, eh), ainsi que, pour les moins motivés:

Et concernant cette même section, je l’ai sub-divisé aussi, sait-on jamais:

Ainsi qu’une version vidéo dont la partie vidéo n’a évidemment aucun intérêt à proprement parler, c’est juste pour  profiter d’un streaming (avec de zolies images en fond quand même !).

La division selon Spiderman

Pas facile d’être mort dans l’univers des comics, en particulier Marvel dans mon cas. On le sait bien – ou on l’apprend très vite – mourir n’est étrangement pas une fatalité dans le joyeux monde des super héros et il n’est pas rare – au grand dam de nombreux fans, il est vrai – de voir la maison mère trouver un subtil twist scénaristique (pas souvent apprécié) pour faire revenir la personne concernée sur le devant de la scène. Parce que eh, ça serait idiot de tuer dans l’oeuf une série emblématique dans certains cas, en laissant mort son héros trop longtemps. L’argent ne rentre pas tout seul.

Ici, on parlera du cas Spiderman, dans l’univers « classique » de Marvel (Cette continuité qui est là depuis 70 ans, depuis les premières aventures de Captain America). Pas de Peter Parker en lui même (même si je suis sûr que c’est déjà arrivé) , mais un de ces proches. Souvenez-vous: Durant la période Civil War, Peter Parker avait fini par être favorable à la loi de recensement (Loi qui oblige les héros à révéler leur identité, pour être contrôlé et payé en conséquence) mise en place par le gouvernement américain et Tony Stark, alors lui-même représentant des super héros recensés. Ayant été convaincu par ce dernier, Spiderman dévoile donc son identité à tout le monde, ce qui n’est pas… sans conséquence.

Le Caïd, un des méchants emblématiques du héros, croupit en prison, mais apprend toute fois la nouvelle. Dès lors, avec son habituel « réseau », ses contacts auprès de la pègre local, il tente de profiter de l’occasion offerte par cette révélation pour tenter d’abattre une bonne fois pour toute son ennemi juré. La routine, donc. Mais là où ça devient intéressant, c’est que cette tentative, via un tireur embusqué, se soldera par une semi réussite… en touchant de plein fouet Tante May, au lieu de Peter Parker. Et c’est ici que Civil War se termine pour Spiderman, mais c’est là que commence son aventure One More Day qui, une fois n’est pas coutume, bouleversera réellement sa vie. Pour la bonne cause ? En tout cas, c’est une saga qui a divisé bien des fans… Et qui en a gagné un de plus.

Tante May est donc entre la vie et la mort, puisque mortellement touchée, son grand âge n’aidant pas (Eh, en ayant au moins 80 ans depuis les années 60, elle ne doit plus être bien fraîche). Voici en quelques mots ce qui constituera l’unique fil rouge de One More Day, mais un fil rouge particulièrement éprouvant pour Spiderman. Aidé de sa compagne actuelle (Mary Jane bien sûr, marié et tout, et tout), ils vont tenter de la sauver coûte que coûte (Normal, surtout pour sa tante qui est plus proche d’une mère qu’autre chose) malgré une situation qui semble empirer d’heure en heure.

Et c’est là la grande force du récit, c’est de monter progressivement dans le désespoir de Spiderman face à l’urgence de la situation, en passant par les grandes étapes de ce genre de drame familial. Peter ne veut pas abandonner, il ne peut pas abandonner, ça lui semble tout simplement impensable de voir sa tante périr et vivre avec ça sur la conscience, surtout via une balle qui ne lui été pas destinée. Ca a toujours été un héros « torturé », qui a son lot de problème et c’est même une de des principales raisons qui a mené à sa création dans les années 60. C’est un héros qui souffre régulièrement, et cette aventure montre jusqu’où il peut aller pour tenter d’oublier cette douleur.

Une soif de vengeance qui le poussera à réutiliser son fameux costume noir – qu’il cachait soigneusement dans un coin – pour mener sa propre vendetta contre les auteurs de ce crime en devenir. Une soif qui le mènera à un violent combat contre le Caïd, rapidement impuissant contre un Spidey hors de contrôle. Une soif qui le mènera au désespoir, en le mettant au pied du mur, à supplier certains de ses vieux amis de l’aider par tous les moyens, même les plus obscures, le rendant parfois bien pathétique. Spiderman n’abandonne jamais ! Et pourtant, le constat semble sans appel: Tante May semble belle et bien condamnée à mourir. Que pourrait faire notre homme ? Accepter la fatalité ? Trop facile pour l’univers Marvel.

Ne dit-on pas, dans certains cas (aussi cliché que ça puisse être)  » je vendrais mon âme pour avoir/faire/être xxx !  » ? Au fur et à mesure de la lecture, on aura beau trouver le scénario de plus en plus tiré par les cheveux (pas en terme de « complexité », mais dans la voie dans laquelle il s’engouffre), il m’a semblé complètement naturel d’en arriver à là. Et pourquoi pas ? Nous sommes dans l’univers Marvel « principal », un univers qui n’a – hélas, car ce n’est pas souvent une bonne chose – aucune logique, aucune cohérence dans le fond. Du coup, paradoxalement, cette dernière partie, cette partie décisive, m’a paru… cohérente. Toujours bien orchestrée, bien construite, cette partie reste dans la logique de l’univers Marvel en exploitant la « suite logique » des évènements et en devient « crédible » vu sous cet angle. On est bien dans un univers où l’on peut devenir un super (anti) héros en vendant son âme pour sauver son père d’un cancer, alors pourquoi pas sa tante ? D’autant que la rançon en échange du dit service occasionne un cruel dilemme pour le héros, et sans doute très intéressant pour la suite (aussi radical soit-il, je le concède qu’ils y sont allé fort). En tout cas, la scène qui en résulte était poignante.

D’autant plus que l’oeuvre en rajoute une ultime couche dans cette descente aux Enfers par son dessin de très bonne facture, malgré les différents dessinateurs que son Joe Quesada, Joseph Michael Straczynski et Ron Garney. Je ne les connais pas spécialement et ce n’est pas mon style favori de manière générale, mais il faut reconnaître une vraie maîtrise globalement, avec un excellent découpage/rythme (Le combat contre le Caïd par exemple), un dessin qui offre planches parfois superbes – souvent réussi dans tous les cas – autant dans ces passages avec un Peter enragée, près à franchir la ligne de non retour dans son éthique de toujours (ne pas tuer), ainsi que ce Parker complètement désemparé par la situation – surtout sa conclusion – offrant un réel moment d’émotion qu’on ne retrouve pas souvent dans les comics de super héros. Et je ne vais pas m’en plaindre, vu que l’objectif fût réussi.

One More Day, ici dans sa version « Deluxe » française – celle qui raconte juste l’ascension de l’araignée dans cette quête désespérée et non les conséquences directes de ce « reboot final » –  n’en reste donc pas moins un récit passionnant, et admirablement bien construit. Je suis tout à fait conscient du fond de l’idée principale, de son côté « trop facile », « sans couille » et « débile » qu’on pourrait lui reprocher et qu’on aurait sans doute pu faire de grande chose avec le nouveau statue quo occasionné par la mort de Tante May, de son impact sur la vie du tisseur, sans oublier les évènements liés à Civil War. Mais peu importe, j’ai pris cette histoire pour ce qu’elle propose et non ce qu’elle aurait dû proposer aux yeux des fans et j’en suis ressorti franchement conquis.

Alors peut être que j’apprécie davantage cette histoire parce que je n’ai pas suivi grand chose (voir rien du tout) des histoires du Tisseur par le passé, et que je n’ai pas lu sa suite directe à l’époque de la sortie kiosque (Donc à attendre chaque mois pour finalement n’avoir que des aventures sans saveur qui repartent sur du neuf « forcé » )… Et je peux comprendre la déception que ça a pu entraîner. Mais de mon point de vue, ça n’empêche pas le récit présent d’être prenant à sa manière… et l’est d’autant plus qu’il m’a permis de faire le lien entre Civil War et la période Brand New Day (Cette période qui elle, m’a permise de me mettre aux kiosques du coup), qui refait partir Peter sur de nouvelles bases – à nouveau – mais des bases terriblement prometteuses pour l’avenir (Nouveaux amis, nouveau job et… puis j’en avais marre de Mary Jane, un peu de sang neuf dans le lit de l’araignée, que diable !). Et je dois reconnaître que pour le moment, ça fonctionne plutôt bien, en attendant le futur crossover (VF), Spider Island.

Dans tous les cas, à mes yeux, One More Day est une lecture indispensable.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

House of M, ou la journée Porte Ouverte chez Magnéto

Après m’être adressé à un public de niche très très restreint (Normal que je ne truste pas les stats, eh) en commentant tous les mois l’actualité du crossover de 2011 en France qu’est Fear Itself, on va passer à quelque chose de nettement plus abordable. Oui, toi, lecteur de comics débutant en Marvel ou ayant même un peu de bouteille (ou m’ayant même emprunté mes bouquins, n’oublie pas de me les rendre), cet article s’adresse à toi ! Ne pars pas tout de suite ! Je vais te parler d’un comics Marvel que j’affectionne tout particulièrement, tout en l’ayant découvert très tard (Merci la réédition de janvier 2012), House of M, le mega crossover comme on dit dans le milieu des super-héros qui date, déjà, de 2005.

House of M, de quoi ça parle, et de quoi ai-je besoin de savoir pour me lancer ?

Dans la grande famille des Vengeurs, la grande équipe de super-héros chez Marvel, il y a Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge. Puissante mutante, une des plus puissantes même, elle est surtout la fille de Magnéto, le maître du magnétisme, et soeur de Pietro Maximoff, l’autre enfant de Magnéto, aussi connu sous le nom de Quicksilver. Lors du crossover précédent, Avengers Dissassembled (Dont la réédition « seule » est prévue en France pour fin 2012, et déjà disponible dans le Deluxe New Avengers 1), pour diverses raisons qui m’échappent encore, Wanda pète littéralement un câble et tue de nombreuses personnes, dont certains Vengeurs, comme Oeil de Faucon… Même si on sait tous (ou du moins, on l’apprend vite) que la mort chez Marvel n’est qu’une étape sans importance dans la vie d’un personnage, aussi important soit-il.

Suite, à cet évènement, c’est ici que commence House of M. Une fois la situation calmée, il n’en reste pas moins que les conséquences, et une grande réunion chez les Vengeurs, accompagné d’une partie des représentants des X-men, se met rapidement en place: que faut-il faire de la Sorcière Rouge ? Peut-on encore accepter d’avoir une bombe humaine dans les parages, capable de tout raser juste en ayant ses règles en un claquement de doigts, vu sa puissance ? Pour eux, les Vengeurs, la décision était prise: il faut tenter de la raisonner, voir… s’en débarrasser dans le cas échéant. Et voilà donc parti une troupe de super-héros vers Génosha, une ville abandonnée où se trouve actuellement Magnéto et ses 2 enfants, pour tenter de faire avancer les choses… Jusqu’à qu’une lumière blanche envahisse l’endroit. Le résultat ?

Encore un jour se lève sur la Planète Mutante…

Les mutants sont devenus l’espèce dominante sur Terre, les humains (Appelés « Sapiens », en opposition aux Mutants) sont méprisés et la vie de certains super-héros semble totalement changées: par exemple, Miss Marvel n’est plus la super-héroïne de seconde zone, mais est devenue « Captain Marvel »; Peter Parker vit tranquillement avec sa femme Gwen Stacy, son enfant accompagné de Tante May et de son oncle Ben; Steve Rogers n’est pas sous l’emprise du sérum du Super-Soldat et vieillit normalement et j’en passe: Pas de doute possible, nous sommes dans une réalité alternative, où les mutants ont pris le dessus et les rêves de certains super héros semblent avoir été… exaucés. Et on devine rapidement qui en est l’auteur. Et c’est Wolverine qui prend conscience en premier qu’il n’est pas dans son monde (et c’est définitivement le héros de cette histoire par la même occasion) et va rapidement décider de s’attaquer à la source du problème, tout en essayant de s’accommoder à ce nouveau monde radicalement différent.

A la fois la grande force de ce crossover et aussi son principal point faible, c’est la profondeur de son scénario. A ma grande surprise, donc, le titre est extrêmement accessible pour le novice que je suis. Ou du moins, « j’étais » à l’époque de sa sortie (en janvier !), car j’ai bien bossé depuis et je commence à y voir plus clair maintenant dans ce gros bordel qu’est l’univers Marvel. Ici, tout est fait pour d’une part, ne pas trop se sentir largué par les nombreux personnages (On nous résume régulièrement l’essentiel de ce qu’il faut savoir, c’est sympa de leur part) et surtout, par l’absence des chapitres « annexes ».

Pour rappel, lors d’un crossover, il y a l’histoire principal qui tourne selon certains personnages (Ici « House of M »), puis les chapitres annexes qui approfondissent l’histoire en multipliant les points de vue, sans pour autant être indispensable. Juste du gros bonus en somme, toujours agréable à lire quand c’est bien fait. Alors oui, quand même, on sent bien à un certain moment (Dès le deuxième chapitre) un « espace promotionnel », un chapitre qui en plus de poser le contexte et la base de ce qui suivra, nous fera très subtilement du teasing nous incitant (à l’époque, car ce n’est plus le cas « officiellement » de nos jours, les rééditions ne s’occupent que de l’histoire principale) à acheter ces fameux chapitres « annexes ». Donc rien de plus normal que d’enchaîner, parfois, quelques pages qui semblent être là un peu pour meubler, parce que concrètement, elles n’apportent rien, si ce n’est pour arriver aux 20 pages habituelles par chapitre. Mais qu’importe ! Une fois l’intrigue mise en place à coup de panneau publicitaire (ce n’est pas gênant, on peut faire sans, malgré tout, on se sent pas trop frustré contrairement à Fear Itself qui nous tease gentiment et régulièrement la gueule sur les annexes), la machine est lancée, la montée en puissance peut désormais se faire !

Car c’est bien là la grande force de House of M, ce qui fait que j’y ai pris un énorme plaisir: la simplicité de son intrigue, qui ne laisse du coup pas le temps à l’intrigue de s’étirer en longueur, bien au contraire. Certains y voit un défaut, car ça se résume très facilement (tout court) à une bonne grosse baston avec un Wolverine vénère aux commandes… Et c’est vrai. Mais ça en devient une force, car on sait où l’on va, on sait à quoi s’en tenir. Car, hélas, plus je lis de comics de super-héros ces 6 derniers mois, plus je me rends compte que – parfois – les histoires se complexifient inutilement. On part dans un gros délire qui met en place des voyages dans le temps, des délires scientifiques tarabiscotés (Tant de mots incompréhensibles, c’est tellement cool), des personnages sortis d’une pochette surprise après 20 ans d’absence parce qu’il fallait remplir un quota ou que le scénariste manquait d’inspiration, à l’histoire superficiellement complexe (Je suis ton père, mais en fait non c’était mon identité secrète après avoir fusionné avec le Namek qui est le père de ta soeur) et j’en passe.

Parce que House of M, c’est justement tout le contraire. A l’image de son héros – Wolverine – House of M est un crossover très « bourrin », au fond assez simple, mais qui en devient du coup vraiment grisant au fur et à mesure de sa lecture. Wolverine n’a qu’un but: en finir avec la Sorcière Rouge et « retourner » dans son monde. Alors oui, le scénario est prévisible, on devine rapidement son schéma, là où ça veut en venir, mais au moins, pas de mauvaises surprise. On a « juste » ce que l’on veut au vu du postulat de base, et on y prend beaucoup de plaisir: un héros face à un monde illusoire et plus hostile qu’il n’y parait tout en réunissant d’autres super-héros (qui avaient pourtant pris goût à cette nouvelle vie, mais le retour à la réalité pour certains fait très mal) pour mener à bien sa « mission ». J’utilise souvent (trop) cette expression, je le reconnais, mais effectivement, parler de « montée en puissance » n’a jamais été aussi approprié ! Alors certes, on y prend un peu plus de plaisir quand on connaît un minimum les personnages concernant leurs « doubles vies », en voyant la différence entre la « vraie » et celle fantasmée; mais disons que ça donne une sorte de double sens de lecture pour le lecteur débutant: il jouira dans tous les cas d’un récit bien construit et efficace jusqu’au bout, et il le redécouvrira toujours avec plaisir une fois qu’il aura acquis un peu plus de culture Marvel et qu’il pourra y déceler les subtilités du scénario. Que demander de mieux ?

En complément, justement, pour ceux qui ont un peu plus cette culture Marvel, pour prolonger un peu cet univers, la récente réédition de Panini comporte un chapitre bonus sous forme… d’un faux journal papier – « The Pulse, édition spéciale » – qui raconte sous cette forme ce qui se passe en parallèle à notre histoire dans ce monde imaginaire. Ragot, potin, informations people sur les grands de ce monde, rubrique Sport et compagnie; c’est la (grosse) cerise sur cet excellent gâteau, même s’il est du coup un peu moins accessible au vu des personnages/situations abordés.

Et c’était sans compter sur le talent du dessinateur français Olivier Coipel au commande de l’intégralité du récit. Je ne le connaissais pas très bien il y a peu, et je comprends désormais son excellente réputation actuelle, et pourquoi tout le monde se réjouit de sa venue sur Avengers versus X-men: c’est probablement l’un des dessinateurs de comics de super-héros les plus talentueux que j’ai pu voir à ce jour, aux côtés de mon petit chouchou Chris Bachalo, ou même de Kev Walker (un jour, je ferais un Top 7 de mes artistes préférés, le top commence à se dessiner à force). Son trait est d’une telle justesse tout au long du récit (c’est, mine de rien, pas donné à tout le monde d’être parfaitement constant), ses dessins tellement riches en détail (La moindre parcelle de case reste toujours détaillée contrairement à d’autres… comme un certain Romita) et son style tellement reconnaissable et agréable (surtout) qu’il rend tout simplement certains passages… épiques. Je déteste ce mot sur-utilisé, mais je dois reconnaître qu’il est le seul à retranscrire ce que j’ai pu ressentir devant certaines planches tellement elles sont belles à en pleurer et mettent merveilleusement bien en avant certaines scènes d’actions mémorables, frisson à l’appui. Le plus amusant dans tout ça, mais c’est plus personnel, est de constater son progrès entre House of M et, par exemple, la mini-série Avengers: Children’s Crusade (Publiée actuellement dans la revue de pré-publication Avengers chez Panini), où son trait – déjà monstrueux à l’époque – gagne encore en finesse actuellement (les personnages sont mieux proportionnés désormais) et reste encore et toujours un bonheur oculaire à chaque case.

En bref, House of M fût une excellente surprise à tous les niveaux, et m’apparaît d’office comme un indispensable Marvel (Mais eh, je n’apprends rien à personne, hein ?), surtout au vu des conséquences terribles qu’il a eu sur la continuité, encore (et toujours plus) de nos jours, à l’heure où Avengers Versus X-Men entame son cycle. Je ne dirais pas que c’est le point d’entrée parfait pour Marvel (Existe-t-il vraiment ?), mais la base de son scénario est tellement simple et accessible qu’il en devient facile à lire pour tous et donne – justement – très volontiers l’envie d’en savoir plus sur l’univers Marvel. Et ça, c’est la meilleure entrée en la matière qu’on pouvait faire.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #2

Fraîchement arrivé en Février, il est donc temps de passer au résumé de l’actu Fear Itself du mois de Janvier ! Ca n’a pas changé depuis le mois dernier, je compte toujours faire un petit résumé (De l’histoire et un avis complet dessus, bien sûr) à ma sauce (de débutant en comics mainstream de super héros, rappelons-le) des parutions liées à cet event de l’année 2011 aux US. Pour le coup, j’améliore aussi un peu la présentation du truc pour une meilleure lisibilité (Attention à l’indigestion de pavés) et surtout l’ajout de mes 2 types d’alertes: Une « Alerte Qualitay » pour un truc vraiment bon, qui vaut le coup à mes yeux, et une « Alerte Cacalitay » (L’image vient de ), pour au contraire vous « prévenir » d’un mauvais chapitre, voir tome à éviter dans certains cas. L’ancien article se voit d’ailleurs mis à jour avec ce principe. Bonne lecture !

Reprenons donc cette deuxième vague avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #3  » et  » Fear Itself : The Homefront #3, #4  » )

Autant le dire tout de suite, le chapitre Fear itself 3 (et non le tome en lui-même) confirme sans doute la qualité de cette série jusqu’au 7. J’veux dire, je sais déjà que chaque tome sera très probablement sur le même moule du précédent et… dans un sens, ce n’est pas pour me déplaire: le dessin est toujours aussi joli, et on a toujours ce rythme très élevé, où tout va très vite, où il semble s’y passer beaucoup de chose. Mais… peut être trop. C’est là que le bât blesse, même si la lecture reste agréable.

Le gros soucis de l’histoire principale de cet event, c’est qu’on ressent trop le fait qu’il est là juste pour vendre les ties-in à côté. L’histoire y est continuellement résumé à l’extrême dans la majeur partie des 20 pages de chaque chapitre: dans le fond, c’est bien d’avoir un résumé, mais ça n’accentue que trop cette impression de manquer beaucoup de chose, ce qui nous pousse forcément à acheter les ties-in… Heureusement que c’était prévu dans mon budget, mais je dois avouer que je plains d’avance ceux qui achèteront le Deluxe (Généralement une compilation des chapitres principaux de l’event, et non des ties-in qui ne sont quasiment jamais réédités) dans 2 ans, sauf cas exceptionnel comme Civil War (dont l’histoire principale ne se suffisait pas à elle-même à mes yeux, ce qui fait qu’on retrouvait certains ties-in même dans l’édition Deluxe, afin d’offrir une histoire compréhensible… Ce qui n’est pas le cas de tous les autres, cf House of M (Dont la récente réédition n’offre que les chapitres principaux) ou Secret Invasion tout récemment (Prochain arc sur la liste d’achat !) ).

Car là est l’autre conséquence de cette construction du récit: lorsqu’ils développent le scénario principal, tout est… torché en quelques pages, vu qu’ils n’ont plus la place pour. On a l’impression de stagner de page en page avec les résumés (sans que ça soit désagréable, mais bon, ce ne sont que des résumés) et une fois dans le coeur du sujet, paf, 4 pages plus loin, c’est fini. Encore plus dans ce tome 3 avec la mort d’un personnage bien particulier… Que tout le monde aura sans doute deviné (sinon, pourquoi cette couverture ?). Mais ouais, disons le clairement, cette mort est bâclée.

Si le dessin a vraiment de la gueule, on ne peut pas en dire autant du découpage, qui nuit à tout effort de mise en scène dramatique. Le combat final semble être lui même un résumé (Une case, le perso prépare son attaque, la case d’après l’adversaire est déjà à terre après avoir pris cette attaque ?! Manque pas quelque chose ? Je sais bien qu’on parle de comics, mais quand même… Effet « fallait tout rentrer dans 20 pages » ?) et surtout, la finalité du combat est… idiote. Il y a un mort, oui, en soit pourquoi pas mais ! Le problème vient du fait qu’on n’y croit pas, la mort est tellement trop facile (tout est torché en 3 réelles pages), tellement honteuse (on parle quand même de super héros, hein) que ça gâcherait presque la lecture du chapitre. Heureusement que le chapitre d’après (déjà entre mes mains) se révèle bien meilleur, mais nous verrons ceci le mois prochain…

C’est dommage, car à côté, j’ai toujours autant de sympathie pour les Agents d’Atlas !

Suite du mois dernier, on suit toujours leurs péripéties chez les nazis pour récupérer le fameux livre utilisé par feu-Crâne Rouge durant la seconde guerre mondiale. Le problème cette fois-ci: Jimmy, leur chef, découvre que – comme on a pu le comprendre via le prologue du mois d’Octobre – les pages de ce livre ont été faites en… peau d’Atlante torturés. Ce qui pose problème, vu que l’un des membres de l’équipe est… une Atlante. Namora, la cousine de Namor, l’un des premiers super-héros Marvel.

On approfondi quelque peu les relations entre les membres de l’équipe, leur façon de régler les soucis, notamment du tandem Jimmy/Namora en conflit à cause de ce que Jimmy a trouvé dans ces catacombes nazis. Parce que d’un côté, il ne veut pas révéler la terrible vérité concernant le livre à sa moitié et de l’autre, Namora ne comprend pas ce refus – justement – alors que la moindre des choses serait de la mettre au courant pour pouvoir en faire convenablement le deuil, tradition Atlante oblige.

Honnêtement, pas grand chose d’autre à dire dessus de plus que le mois dernier, c’est la même recette mais ça a justement le mérite de rester constant jusqu’au bout, ce qui n’est pas donné à tout le monde, surtout pour un tie-in très secondaires dans le fond. Du coup, j’ai pris pas mal de plaisir à lire tout ça, avec cette ambiance délicieusement rétro, des personnages un peu plus approfondis et quand même une petite part d’action à tabasser du nazi, quota oblige j’ai envie de dire. Mais pour compléter/rattraper un peu la déception (relative) du chapitre Fear itself, c’est plutôt idéal.


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #504, #505  »  )

Souvenez-vous: le mois dernier, les premiers pas avec la série The Invincible Iron-Man ne s’étaient pas fait dans la plus grande joie: récit plat, complété (surtout) d’un gros manque de liant avec Fear itself, histoire de justifier vite fait mais pas trop le lien avec l’event. Grosse déception et j’avoue que j’étais un peu sceptique quant à la lecture de ces 2 chapitres. Et pourtant ! Vous l’aurez compris, via l’alerte qualitay, que la barre est franchement bien redressé, et j’ai bêtement pris beaucoup de plaisir à les lire.

La recette est simple: La Gargouille Grise, comme je l’avais expliqué le mois dernier, a été « choisi » comme l’un des Dignes, les créatures qui résultent de la récupération des marteaux Asgardiens sur Terre. Lorsque quelqu’un récupère un marteau, il se transforme en le classique monstre qui ne régit qu’à l’instant et détruit un peu tout ce qui l’entoure. La particularité de cet ennemi, c’est qu’il est… français, et que le marteau s’est écrasé dans Paris ! Iron-Man passe donc à l’action dans la capitale et s’en suit, globalement, une bonne baston qui mettra à mal Tony.

Si le chapitre est si plaisant, c’est pour son…ambiance, en plus d’un (comme toujours) excellent dessin. Sans non plus faire dans le psychologique, on ressent un peu la… peur, au travers d’un Iron-Man qui est dépassé par les évènements (comme beaucoup durant Fear itself, ce qui n’est pas toujours une qualité cela dit, j’y reviendrais) et en devient même terrifié du coup (La Gargouille transforme tout Paris en pierre et, régulièrement, Iron Man explose sans le faire exprès ces statues, d’où le malaise). Sans doute pas une première pour le héros, mais voir l’invincible Iron-Man douter, flipper et le voir même s’enfuir du combat, c’est quelque chose de pas courant à mes yeux et ça rend le déroulement plus intéressant, le personnage tellement plus crédible, plus… humain. La page finale en est la parfaite illustration.

Par exemple, outre l’action « pure », c’était vraiment intéressant de lire l’explication (certes, légère/pas crédible) que donne Iron-Man, alors qu’il perce le quatrième mur pour s’adresser à nous, concernant les fameuses répliques « drôles », un peu beauf parfois que lance souvent certains super-héros en plein combat, parfois de leur vie. Ce n’est pas pour désamorcer l’aspect dramatique pour le lecteur (parce que souvent le comic de super-héros a un ton léger/ce côté pas crédible au vu du concept, donc faudrait pas que ça se prenne trop au sérieux), mais bien pour… lui-même ! Il nous explique alors que, comme Spiderman, littéralement raconter de la merde en plein combat lui permet de ne pas ressentir la peur, de gagner confiance en lui, en prenant lui même les choses à la légère. On se doute bien que ce n’est pas tellement ça à la base, mais ça s’intègre bien dans le contexte et… ça fonctionne, quoi.

Une très bonne surprise et qui rassure pas mal pour la suite (quelques chapitres foirés, je suppose que c’est monnaie courante et qu’il faut bien ça de temps en temps pour relancer la machine) et donne toujours un peu plus envie de lire du Iron-Man. Pas comme son alter ego War Machine, mais ça, vous comprendrait un peu plus bas…


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #14  »  )

Il y a des gens sympa dans le milieu des comics. Alors que le personnage ne doit pas être tout récent, le chapitre des Secret Avengers du mois prend le temps de nous présenter dans ses grandes lignes, le personnage de Valkyrie, la « super-héroine » nordique, dans le groupe secret de Steeve Rogers. J’veux dire, alors qu’on pourrait directement aller à l’essentiel, il est toujours agréable de tomber sur un chapitre qui te remet un peu dans le contexte, repose un peu les bases du personnage « au cas où le débutant passerait par là ». Parfait pour moi donc.

En fait, le truc sympathique dans ce chapitre, même si je n’en suis pas friand habituellement, c’est de retrouver le mythe de la valkyrie (cette divinité qui descend sur les champs de bataille récupérer les corps des valeureux soldats morts, pour les emmener au paradis, le Vahalla) tel qu’on le connaît dans les légendes nordiques, et de le voir appliqué à l’univers Marvel: on découvre que c’est Odin, le père de Thor, qui a convaincu Valkyrie d’en devenir une, pour rendre honneur à son mari de l’époque mort au combat, pour l’accompagner dans un dernier voyage.

S’en suit alors son nouveau « boulot », puisqu’elle vient prêter main forte dans l’attaque des nazis orchestré par Sin et viendra en aide à un « couple » de soldats alliés, dont l’un des membres vient de mourir au combat. La boucle de la Valkyrie est bouclée… Rien d’extraordinaire dans l’absolu, mais ça m’a permet de découvrir un peu le personnage, d’étoffer le background (même si ce point a sans doute dû être déjà abordée) dans un bon chapitre bien écrit et bien dessiné et … c’est déjà pas mal. Pas fan de tout cet univers Nordique (Comme je le disais pour Thor concernant le film), certes, mais quand même une certaine hâte de la voir en action du coup, que ça soit via Fear itself ou non.


(Contient les chapitres US:  » Avengers #14  » et  » Journey Into Mystery #623  »  )

Ne pas se fier à la converture hideuse ! (Si, si, je vous assure, on peut faire du Hulk/simili Hulk classe quand même, comme dans ce qui va suivre…)

Justement, ça concerne Rulk, le Général Ross transformé en Hulk rouge, qui rejoint la tour des vengeurs pour leur filer un coup de pouce envers l’assaut de Ben Grimm sur cette même tour. Grosso-modo, ça se résume comme ça… Et je dois reconnaître que je suis toujours aussi fan de la narration et du rythme qui découle des pages des chapitres Avengers. Enfin, façon de parler vu que j’ai découvert ça le mois dernier. Maiiiiis, on retrouve toujours cette patte si particulière d’un côté, entre découpage très régulier façon « BD franco-belge » où tout est centré sur les personnages qui commentent « l’action passée » (en fait, l’interview débutée dans le chapitre précédent semble se passer après Fear Itself, au moment où tout est redevenu au calme, faisant passer le combat avec Hulk comme une sorte de flashback) et montre à quel point Rulk étant un bon combattant, ce qui augmente encore plus la sympathie envers le personnage.

Seul « bémol », on ne retrouve plus Chris Bachalo, mais John Romita Jr, que j’avais découvert il y a quelques années via Kick Ass. Si j’y avais grandement apprécié son dessin, ça passe légèrement moins bien dans ce chapitre d’Avengers. On sent bien qu’il tente d’imiter le style de Baccalo (que ça soit dans le découpage ou le « style »), mais se révèle un peu moins efficace durant les passages de purs dialogues, les visages étant nettement moins fins, moins réussis, la coloration moins… chaleureuse. Enfin, tout est relatif, car il se rattrape avec un certain brio juste après.

Pas forcément très fin comme chapitre, mais l’essentiel se situe dans le combat qui oppose Ben Grimm devenu un Digne contre le Hulk Rouge, souhaitant donc aider les Vengeurs. S’en suit un combat particulièrement violent où le talent de Junior prend tout son sens à mes yeux: c’est à la fois dynamique pour du comic, on ressent une vraie sensation de puissance dans l’échange de gnon de la part de ces 2 gros colosses, et le tout entre coupé des commentaires élogieux des autres vengeurs renforcent l’impression d’assister à un grand combat, où Rulk y met toute sa hargne. 20 pages jouissives à lire.

Quant à Journey Into Mystery, il continue son petit bonhomme de chemin, dans la droite ligné de son prédécesseur. Un peu plus compréhensible dans l’ensemble (On suit toujours les aventures du jeune Loki qui profite du remue-ménage occasionné par le Serpent pour monter son propre plan pour revenir sur le devant de la scène, en cherchant à libérer son frère Thor par la même occasion), le récit reste toujours autant empreint d’un certain aspect onirisme. Comprendre par là qu’il donne toujours cette impression d’être parfois métaphorique avec ses dialogues lourds de sens (Ah, cette fameuse pie mystérieuse) surtout couplé par l’excellent dessin (Toujours très « peinture » ) mais qui accentue cette démarcation avec les comics de super-héros que je lis habituellement. Bref, c’est toujours sympa quand même et ça me permet de me familiariser avec l’univers nordique qu’on ne voit pas si souvent que ça, mais parfois, je me sens un poil largué, j’ai du mal à rentrer dans le … trip. Ouais, on peut voir ça comme ça, c’est vraiment un trip dans l’étrange…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #1  »  )

Spiderman est sans doute un des supers-héros Marvel les plus connus et, je pense, les plus appréciés du lot. Il est populaire via ses itérations TV en dessin animé ainsi que par son (franchement bon) passage par la case cinéma avec la trilogie de Sam Raimi, qui avait d’ailleurs en partie réussi à relancer l’attrait pour les films de super héros. Plutôt pas mal pour un gars en rouge et bleu qui se colle aux murs. Et forcément, j’étais là. J’étais dans ce public visé à l’époque, autant par le dessin animé qui passait sur TF1 chaque Mercredi que par les films qui m’ont vendu du rêve. Fatalement, j’ai toujours eu cette grosse sympathie envers le personnage, tellement cool, tellement stylé pour un super-héros, et ce, encore aujourd’hui.

Pour la petite parenthèse sous spoiler, si toi, lecteur, tu passais dans le coin, à lire cet article et que comme toi, tu kiffes l’homme araignée et que tu voudrais surtout relire un peu de comics Spiderman en kiosque, voilà la procédure à suivre (c’est plutôt le bon moment justement).

Balance ton pavé »

En janvier, le numéro contenant le chapitre 1 de Fear itself Spiderman était le numéro 144, pour resituer. Forcément, là, tu te dis qu’avec tant de numéro, difficile d’avoir envie de se mettre dedans en cours de route et je te comprends très bien, je suis passé par là. Puis, après renseignement, la lumière semble arriver au bout du tunnel interminable des publications françaises: il faut prendre à partir du 142. Pourquoi ?

Parce qu’au 142, il y a une sorte de reboot de l’histoire. Attention ! On ne parle pas d’un réel reboot, dans le sens « réinventons l’histoire de parker » (surtout qu’on parle de l’univers principal, celui qui existe depuis les années 60, les Ultimates Spiderman s’en chargent très bien de leurs côtés), mais de repartir sur de nouvelles bases, sans totalement oublier ce qui s’est passé avant. Pour bien résumer, sans trop de spoiler (mais quand même nécessaire): Durant Civil War, peu après que Peter ait révélé son identité secrète au grand public, la tante de Parker se fait tirer dessus par le Caïd, un des grands méchants de Spidey. Elle est aux portes de la mort, elle ne semble pas pouvoir s’en sortir malgré les tentatives de soins des médecins… Parker, désespéré, signe… un pacte avec le diable. Ou Mephisto, dans l’univers Marvel. Pour ramener à la vie sa tante, Peter devra faire table rase du passé: Mephisto effacera de la conscience collective qu’il est Spiderman pour tout le monde mais surtout, annulera toute relation avec Mary Jane, alors ensemble (et marié) depuis longtemps.

Du coup, après ce « reboot », Peter se retrouve avec son statut d’étudiant fauché (le Daily Bugle n’étant plus ce qu’il n’était), mais sa tante est vivante et il s’est même retrouvé une copine sympa.C’est donc à partir de ce point de commence le numéro 142 (l’évènement s’appelle « Big Time« ), sur un nouveau « statut quo » qui permet de prendre assez facilement le train en marche. Bien sûr, je me répète mais rien n’est oublié par rapport à avant et il y a parfois des références à certains évènements passés, mais rien de bien méchant. Puis surtout, c’est de la qualité (je pourrais coller une alerte d’ailleurs): un dessin très « d’jeuns » mais dynamique, pétillant et des récits classiques/mainstreams dans leur forme (du Spidey pur jus quoi) mais terriblement accrocheur et fun à lire, pile poil ce que je voulais. Je recommande chaudement.

Continuant sur la lancée de ce que l’on a pu voir avec les chapitres d’Invincible Iron-Man plus haut, Spiderman verse aussi dans le récit racontant comment la peur se propage et se manifeste dans le monde de Marvel. Nous sommes à New York, et avec l’arrivée des différents marteaux, la panique s’est installée dans la population. Les gens deviennent violents entre eux, ne se font plus confiance… Des couples se séparent, des accidents arrivent plus régulièrement et ça pousse même certaines personnes à se suicider. Mais Spiderman est là pour veiller au grain. Ou presque, car il reste humain avant tout et il se retrouve donc aussi déboussolé par tout ce qu’il se passe.

Ce chapitre est une bonne introduction de Spiderman dans la tourmente de Fear itself. C’est – fatalement – très sombre, avec des gens désemparés qui vont jusqu’à faire des choses qu’ils n’auraient pas imaginé jusque là et un Spiderman qui tente tant bien que mal de gérer tout ça. Une fois n’est pas coutume pourtant, on ne retrouve pas l’humour si… fin de Spidey. Il a peur, n’arrive pas – justement – à sortir ses blagues pour se « décontracter » comme l’avait si bien expliqué Iron-Man. Les gens se retournent contre lui, se méfient de lui jusqu’à ne plus lui faire confiance. Et ça marche plutôt bien dans l’ensemble: outre un joli dessin, c’est globalement une bonne lecture, bien structurée, avec une certaine progression dans la peur qui envahi New York et Spiderman jusqu’au cliffhanger final, quoiqu’un peu trop convenu dans le fond.

J’aimerai me tromper, mais je ne pense pas que l’arrivé de cet ennemi opportuniste (coup classique de « la peur déstabilise les gens, profitons-en ») change quelque chose au schéma « baston – spidey en difficulté – intervention de quelqu’un d’autre qui y mettra fin » . Je pourrais aussi, ce qui fait qu’il frôle de peu le macaron qualitay, reprocher (et encore) le fait qu’au final, on a un peu de mal à croire à cette peur. J’veux dire, tel qu’elle est présentée dans ces 20 pages, on a du « mal à y croire », à croire que c’est spécialement pire que ce qu’à vécu Spiderman pendant 50 ans. Disons que Fear Itself fait un peu prétexte à caler une histoire « sombre », à mettre en difficulté Spidey, sans que ça soit raté, bien au contraire, le récit reste pas mal prenant.

A voir par la suite pour confirmer cette bonne impression globale, car un soufflet est si vite retombé…


(Contient les chapitres US:  » Iron-Man 2.0 #5, #6, #7 »  )

Voilà, c’est arrivé. Dans les crossovers, de ma faible expérience, j’ai toujours redouté une chose: une mauvaise utilisation d’un personnage.

Ce personnage a un style (ou donne l’impression d’en avoir un), une façon de faire, un type d’histoire qui le suit régulièrement… Quelque chose qui semble le définir. Spiderman et son humour si particulier, son côté looser, sa façon de prendre à la légère les combats et ce que lui impose ses pouvoirs par exemple… Ce que je redoute, c’est, même le temps d’une histoire en particulier, que le « potentiel » d’un personnage ne soit pas exploité correctement, ne soit même pas exploité dans le bon sens, dans le bon… « cadre ». Qu’on n’ait pas l’impression qu’il soit étrangé à ce qu’il vit à l’instant donné. Hélas, c’est ce qui arrive à War Machine, le pote black de Tony Stark lorsqu’il revêtit l’armure grise.

Je vais faire un peu plus « large » que d’habitude en parlant du magazine en lui même (Sept chapitres de la série Iron Man 2.0), vu qu’on a une « saga complète » comme le dit si bien le macaron, et que le Fear Itself (en 3 chapitres sur 7) s’insère juste après. Les premiers développent une première intrigue qui servira en fait, par la suite, de fil rouge à cette série annexe: tout en resituant le contexte du personnage (bon point pour moi qui découvre), on met War Machine, alors agent du gouvernement, sur une sombre histoire d’attaque terroriste utilisant les armes crées par Palmer Addley, informaticien de génie qui a fini par se suicider. Le truc, c’est qu’à chacune de ces attaques, l’inscription « Palmer Addley est mort » est taggué en guise de signature. Inspecteur War Machine mène l’enquête. S’en suit alors une longue introduction où il ne s’y passe pas tellement grand chose avec du recul, on attend fébrilement que ça bouge un peu car c’est pas mauvais dans le fond, ça peut être une base intéressante pour la suite…

Mais on avance, on avance, on apprend quelques rares trucs en plus et… Rien. Toujours le même point. Du coup, ya un soucis dans la progression de cette « saga complète »: où est le dénouement ? Pourquoi arrivé au 3/4, l’histoire n’a presque pas bougée ? Alors oui, par « saga complète« , il fallait surtout comprendre « énième magazine pour caser les 7 premiers chapitres de la série » (car ils sont quand même dans l’ordre), mais du coup, on se retrouve avec un bout d’histoire, sans réelle fin. Parce que juste après ces 4 premiers chapitres…

Vint la case Fear Itself, et là c’est la débandade totale. Si, si, j’insiste. On aurait pu penser à une suite logique de l’enquête mais pendant Fear Itself d’une façon ou d’une autre ou alors, quitte à mettre entre parenthèse cette première histoire, reprendre tout bêtement la baston qu’on a entraperçu le mois dernier dans Marvel STARS 11 avec Secret Avengers: à savoir l’attaque des états unis par les nazis, dans lequel le groupe War Machine/Giant-Man et le Fauve intervaient au Lincoln Memorial. Et… Que nenni. Que. Putain. De. Nenni.

Vous n’aimez pas les twist scénaristiques foireux ? Les changements de décors à la dernière minute, brisant alors tout espoir de voir continuer l’histoire là où on le souhaitait ? On n’en rêvait pas, mais Marvel l’a quand même fait. Pour faire simple: Alors qu’on pensait que W.M allait passer à l’action, le voilà qu’il parle avec un personnage allié sorti de nul part, en guise de renfort: John Amant, le prince des orphelins. Je ne sais pas ce que c’est, mais je m’en fous pour le coup. Paf, 2 cases après, monsieur à mal à la tête. Soit. Il discute avec W.M, lui dit qu’il ressent une force mystérieuse qui aurait ouvert une brèche vers les Enfers, à cause de la chute d’un des marteaux (W.T.F ?) et… décide de le téléporter sur place pour régler le soucis. En Chine. Washington est en feu, alors POURQUOI partir en Chine ? Pourquoi un tel twist aussi moisi, histoire de justifier la présence de nouveaux personnages ? Car on en retrouve plusieurs, changement de lieu oblige…

Je l’aime bien, donc à la limite, ça passe: Iron Fist, que j’ai d’ailleurs diablement envie de jouer dans Ultimate Marvel vs Capcom 3. Mais le reste, c’est tellement, désolé si ya des fans, des personnages de seconde zone tellement inintéressants que j’ai senti arriver l’ennui à la première image que j’ai vu d’eux. Disons que pour résumer, on a une troupe de guerriers chinois qui accompagne Iron Fist dans le but de refermer le vortex de l’enfer, puis le « roi des singes » (ah bon?) – un nouveau personnage paraît-il, dont son histoire nous est compté dans le Fear Itself HS 1 (que je possède à l’heure où j’écris ces lignes et soyons franc: c’est pire que tout pour rester poli) – qui tente de récupérer le marteau échoué dans le coin quand soudain intervient Titania transformée (comme vu dans Fear Itself 2) accompagné de l’Homme Absorbant. Et on se doute rapidement que le seul qui arrivera à bouger le marteau, c’est lui…

Bref, pour résumer de nouveau: rien d’intéressant. Les combats sont ridicules, W.M est sous exploité/ne sert à rien (sérieux, certaines pages sont entièrement dédiés au Roi Singe. Dans Iron-Man 2.0. A quoi ça SERT ?) et le trip mystique chinois m’a complètement passé au dessus de la tête tellement de base ça ne me branche pas et surtout… Qu’est-ce que ça vient foutre dans mon Iron-Man 2.0 ? Ou est le rapport avec les précédents chapitres ? Marvel, l’histoire de choix éditoriaux incompréhensibles. Et c’est dommage car même si variable vu le nombre de dessinateurs passés dans cet ensemble de chapitre, le dessin a franchement de la gueule… Surtout les Fear Itself, étrangement. Mais ça ne rattrape en rien de ratage qu’on a eu en échange. J’irais pas jusqu’à dire « Poubelle », mais je ne vois pas comment la suite peut se rattraper.


Et c’est à peu près fini pour ce mois-ci (tous les numéros dédiés sont présents) et on se trouve le mois prochain, mois qui risque d’être quelque peu chargé. Outre les numéros habituels des séries mensuelles, on retrouve pas loin de 3 hors-sujets dédiés à Fear Itself, pour regrouper des chapitres tellement secondaires qu’ils n’ont pas la place dans les mensuels de base. Un HS dédié à l’univers X-men (X-force + Wolverine), un petit HS dédié à quelques One-Shot (Veuve Noire, l’unique chapitre Fear Itself de la Fondation du Futur, un perso osef comme Monkey King et encore un bout des Homefront, mais sur d’autres personnages que les agents d’Atlas) et un gros pavé « Monster » comme à chaque event (+ de 260 pages, avec les récits dédiés à Namor, la série Fearsome Four (avec les aventures de HOWARD FUCKIN’ DUCK, vendu !  + Une équipe composée d’un pseudo Hulk, Ghost Rider, Wolverine et Spiderman), la série Heroes for Hire et… Dracula (?!) ). Bref, ça promet. Mais pas pour le porte feuille.

Let’s Read Some Comics ! En route pour Fear Itself #1

Si vous m’avez lu il y a quelque temps de cela, vous saurez peut être que je découvre (de manière « sérieuse ») l’univers des comics (malgré de précédents achats comme Watchmen/Kick Ass, films obligent) et notamment (pour le moment) l’univers Marvel. Ca a beau être passablement débile quand on y repense 2 secondes, mais les super-héros, ces mecs surhumains (ou non), en costume moulant, sauvant le monde des 3600 attaques extraterrestres/de super méchants/whatever par an; ça me botte carrément. C’est un peu la prolongation de mes rêves de gosses, avec désormais un aspect un peu plus mature dans la plupart des cas, avec de la réflexion sur la condition de super-héros et des morts tragiques.

Là où je veux en venir et ce que je souhaite mettre en place via une série d’article mensuel, c’est de suivre l’évènement Fear Itself « à mes côtés », vu par un total débutant en la matière, pour des lecteurs eux aussi débutant (dans l’idéal), dans le même cas que moi en somme. Le but sera de faire un résumé à la fin de chaque mois des sorties liées à cet évènement de ce même mois, pour « faire le point » sur son évolution dans l’univers Marvel. Ce débutant ne connait pas non plus cet univers uniquement via les films – merci Civil War que je chroniquerai un de ces 4, promis – mais l’univers « principal » est devenu tellement riche qu’il est presque impossible de prendre correctement le train en marche.

Comprendre par là que même avec toute la bonne volonté (et un gros porte feuille) il est absolument impossible d’être totalement à la page. On pourra toujours se contenter des grandes sagas (et encore), mais il restera d’innombrables numéros éparpillés au 4 coins de l’univers Marvel pas toujours très intéressants à suivre, s’attardant sur des personnages dont on a strictement rien à faire… ayant pourtant – parfois – une certaine importance à un moment X d’une grosse saga. Mais peu importe, on fait avec, on s’accroche, on prend son mal en patience et on fonce. Et ça paye !

Ah sinon, note importante, parce qu’évidemment, il est toujours bon de le rappeler, je parle bien sûr de la parution française. Deux choses à savoir concernant la suite des évènements en partant de cet état de fait:

1) Il faut savoir que l’évènement Fear Itself date d’Avril 2011 aux Etats-Unis et s’est terminé tout récemment (Environ 7 mois, une durée « moyenne » là bas, parait-il) et n’est arrivé qu’en France qu’à partir d’Octobre via la revue « Marvel STARS » et son hors série dédié au prologue de cet évènement. Les numéros suivants de cet Event se retrouvent distribués dans diverses revues annexes, centrés sur un ou des héros en particulier.

2) Justement, il faut aussi savoir que le système de publication français n’est pas identique au système américain, parce que sinon, ça serait trop facile… Aux USA, chaque comic est indépendant de chaque revue (en général): comprendre par là qu’on achète chapitre par chapitre, sans « rien autour », contrairement au… système français (On y vient). La différence ici c’est que pour des raisons évidentes, il n’est pas possible de vendre des centaines et des centaines de comics de 20 pages, chapitre par chapitre, chez le libraire/spécialiste du coin.

Du coup, solution de secours qui marche du tonnerre depuis longtemps: le système de revue. Généralement un magazine de 50 à environ 100 pages en moyenne et regroupant plusieurs séries différentes (3/4) en diffusant 1 ou 2 chapitres US chaque mois pour chaque série. Vous suivez ? Le but étant de pousser le lecteur à suivre plusieurs séries à la fois via chaque revue et lors des crossover (mélange de plusieurs séries), donner envie d’aller piocher dans les autres revues pour compléter l’histoire. C’est à la fois un système sympathique (une revue = plusieurs séries en même temps, idéal pour varier de style durant la lecture) – à défaut d’avoir le système US – mais qui peut rapidement devenir onéreux, parce qu’il faut acheter beaucoup de revue pour avoir  » tout un crossover  » dans le principe et au final se dire parfois  » je vais acheter cette revue pour seulement 20 pages sur 100 en fait ».

Bref, quand on s’insère dans l’univers des comics de super héros, il faut être prêt à avoir un super-porte feuille ! (Ou une bat-carte de crédit, mais uniquement si vous achetez du DC)

D’ailleurs, Fear Itself, c’est quoi ? Dans la grande tradition des crossovers Marvel, Fear Itself est un « Event » (« Evènement » en français bien sûr, mais je vais utiliser en général les termes anglais) racontant une histoire de longue durée mais répartit en une multitude de séries annexes en plus de la série principale, via des dessinateurs et des scénaristes toujours différents. Un tel système permet, quand c’est bien fait, de voir l’event en question sous des angles multiples: celui des différents héros, vilains (plus ou moins connus selon certains), voir même au travers des yeux des civils dans certains cas. Chaque numéro annexe n’est pas indispensable à la compréhension globale de l’histoire, mais c’est généralement conseillé de les lire, c’est toujours bon à prendre. Fear Itself était donc le « gros » crossover de l’année 2011.

Concernant l’histoire en elle même, allons-y.

Sin, la fille de Crâne Rouge (le grand méchant de Captain America, si vous avez vu le film comme moi), décide de reprendre le flambeau de son père, alors mort depuis quelque temps. Flambeau très classique puisque consistant à dominer le monde (pour changer) en retrouvant un marteau (comme celui de Thor) que son père avait fait tomber sur Terre mais n’avait pas réussi à s’en emparer. Sin trouve donc ce marteau et libère Le Serpent, un dieu déchu originaire d’Asgard, la cité des Dieux Nordiques tels que Thor, le membre des Vengeurs qu’on connaît tous (et dont le film était bien moyen, j’y reviendrais un de ces 4). Ce dieu s’associera donc à Sin, désormais sous l’emprise de la puissance du Marteau, et libérera à son tour 7 marteaux du même genre sur Terre mais ne réagissant qu’à des personnes ayant un mauvais fond en eux (les transformants d’office en « Digne« ). Petit à petit, au 4 coins du monde, lorsque certains super-vilains/héros trouvent les différents marteaux, la folie s’empare d’eux et ils se mettent à semer le chaos un peu partout. Une ère de peur se met en marche, avec des super-héros rapidement dépassés par les évènements…

…Tout du moins, c’est comme ça que ça démarre. Ce n’est clairement pas profond, c’est même assez basique (Gros méchants VS The World, je m’attend clairement à de la baston, des morts, moments de bravoure et basta), mais pour le moment, l’idée me botte bien et j’ai quand même une certaine hâte de voir comment tout ça va se dérouler, évoluer et se conclure (même si j’ai déjà lu par inadvertance certaines critiques de la VO, je verrais bien ce que ça donne par moi même).

L’idée de cet article est donc de suivre la parution française, mois après mois, sachant qu’en gros débutant Marvel, j’ai pour « objectif » de suivre l’event le plus « près » possible (En achetant la plupart des revues qui y sont consacrées). Ouais, j’ai de l’argent, et j’hésiterai pas à m’en servir (Et aussi parce que c’est la première fois que je suis des comics mensuels, me limitant plus habituellement à des séries finis/sous forme « complète »). Bon, je pense d’office ne pas TOUT acheter non plus, certaines séries ne m’intéressent pas spécialement ou parce qu’en cumulant, ça risque de faire beaucoup, beaucoup de comics par mois. J’ai de l’argent, je sais, mais faut pas pousser non plus.

Là, pour débuter, on va faire un résumé d’Octobre à Décembre, avant de reprendre fin janvier/Début Février pour la fournée de Janvier 2012.

Commençons tout d’abord par le prologue, paru en Octobre:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Book of the Skull  » et  » Fear Itself : Sin’s Past  » )

Avec une telle couverture qui en impose pas mal à mes yeux, difficile de ne pas être quelque peu intrigué par son contenu; surtout quand on est en pleine « fièvre des comics » comme moi. Ce prologue se décompose en 2 histoires liées à Fear Itself:

– La première nous rappelle, Ô toi  lecteur qui prendrait le train Marvel en marche, qui est Sin dans cet univers: son identité, sa famille, sa vie, son oeuvre et surtout ses motivations initiales au carnage qui suivra d’ici quelques numéros. Sin souhaite donc reprendre « l’entreprise familiale » et réaliser ce que son père avait échoué. Pour cela, elle se rend dans l’une des forteresses cachés de son père pour y récupérer un précieux livre qui lui servira pour plus tard.

– La seconde se centre (logiquement) sur l’histoire du père, sur ce projet avorté il y a 70 ans de cela: Alors que le Crâne Rouge comptait s’emparer d’un marteau issu d’Asgard, il fût arrêté dans son élan par Les Envahisseurs, petit nom donné au groupe de super-héros de l’époque de la WW2, comportant Captain America, Namor le Prince des Mers et Bucky, un allié du Captain sans pouvoir particulier (et qui le deviendra bien plus tard « à notre époque » dans la continuité Marvel, mais ceci est une autre histoire…), entre autre.

De manière générale, ces 2 récits permettent de retrouver, à ma grande surprise, cette ambiance si particulière qu’est celle – si cliché – des nazis ! Ô joie ! Il est toujours bon (j’avoue) de retrouver cette ambiance pleine de plans machiavéliques, ces histoires de prophéties, de magies… et de combats contre des robots nazis ! Pour quelqu’un qui a vu et apprécié le film Captain America pour son ambiance « Achtung, Nazi au pouvoir » (et qu’en même temps, je découvrais le personnage), c’est presque une (courte) prolongation de cet esprit et c’est bêtement fun à lire, même si on découvre quelques « nouveaux » personnages/organisations/situations, ce qui pour un noob comme moi, pourrait presque effrayer. Quelques coups de wikipédia (ne serait-ce que sur le rôle actuel de Steve Rogers, n’étant plus America) et on n’en parle plus, fort heureusement.

L’histoire s’installe quelque peu (eh, ça ne fait même pas 50 pages, fallait pas en espérer tant) mais suffisamment pour donner envie de continuer avec le premier tome de Fear Itself. En bref, une mise en bouche classique, mais intéressante, laissant entrevoir des choses sympathiques à venir (NAZI, NAZI EVERYWHERE). Seul bémol, on reste quand même un peu sur sa faim, parce que même pas 50 pages à ce prix là, c’est du trop vite consommé.


(Contient le chapitre US:  » Fear Itself #1  » )

Saut temporel jusqu’en Novembre 2011 avec l’arrivé du premier numéro de Fear Itself, la revue dédiée à l’event en question, auquel viendront se greffer les ties-in, le nom donné aux numéros dédiés aux différents personnages impliqués dans l’event, qui se retrouveront dans les différentes revues françaises (Spiderman, les X-Men, Iron-Man et compagnie).

Ici, retour dans le présent pour se concentrer sur l’état de la situation chez les plus grands supers héros (US), notamment les Vengeurs, bien que très différent du futur film. On y découvre un paquet de « nouveaux venus » quand on a l’oeil du novice: du Spiderman et du Spider Woman, de l’Oeil de Faucon dans sa tenue « habituelle » des derniers comics (là où le film semble avoir pris la (bonne ?) décision d’opter pour quelque chose de plus « réaliste »), un Rulk qui n’est pas un Bruce Banner repeint en rouge mais bel bien un autre personnage (Wat ? Bonjour la créativité, mais bon, pourquoi pas), Wolverine et j’en passe (il y en a pleins).

Alors que Sin récupère enfin le marteau chez des Nazi et libère le Serpent, les Vengeurs doivent gérer quelques conflits « internes »: la reconstruction de la cité d’Asgard, écrasé sur terre depuis quelques temps et qui fût détruite lors de l’Event « Siège » paraît-il (merci Wiki, et hâte de lire ça). La reconstruction ne plait pas à toute la populace voir même dans la haute-sphère des Dieux Nordiques hébergés « pas loin » : Odin (qui a définitivement une meilleure gueule que dans le film), le père de Thor, n’est pas très enthousiaste à l’idée que les asgardiens soient « dépendants » des humains, considérés comme une race inférieure en somme. En partie à cause de cela et de part l’arrivée du Serpent en parallèle dans l’histoire (Le Spider-Sense Nordique, quoi), une violente dispute entre Thor et son père éclate, et ce dernier quitte les lieux, tout en ayant vraisemblablement quelque chose derrière la tête.

Deuxième épisode dans la continuité qualitative du premier (enfin du prologue, mais vous suivez toujours, hein ?) avec une histoire qui continue gentiment de s’installer, mais qui me plaît bien, toujours accrocheuse: on comprend davantage le but (toujours aussi basique, certes) du plan de Sin (et tout va très vite, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas, qu’on ne nous fait pas (encore ?) poireauter avant de faire avancer les choses) mais reste toujours aussi prometteur en terme d’action (je veux bien fermer les yeux pour le reste) pour les prochains numéros: celui-ci se conclue sur l’arrivée des marteaux sur Terre, laissant planer le doute sur les futurs possesseurs…

En bref, ça commence (enfin) bien et le tout servi par un dessin de grande qualité, ici signé par Stuart Immonen. Je ne connais pas bien le gars, mais il grimpe d’office dans mon estime. J’espère que tu reviendras souvent, Immo’ !


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #2  » et  » Fear Itself : Homefront #1, #2  » )

Second numéro et les histoires commencent déjà à se multiplier. Normal, c’est le véritable point de départ des ties-in, la chasse aux magazines étant dès lors ouverte ! De toute, je ne me fais pas d’illusions, la série « principale » n’apportera sans doute pas grand chose vu son format très court (crossover oblige j’ai envie de dire, j’ai aussi eu cette impression avec Civil War), puisque faisant véritablement office d’introduction  (ou de passages « étapes » dans le scénario) aux numéros satellites…et je crois que c’est souvent comme ça. Faudra que je m’y fasse un jour.

D’un côté, on voit un peu plus clairement à qui sont destinés les différents marteaux et leurs effets, la couverture annonçant en partie la couleur: Le Fléau/Juggernauth devient Force Jaune, Titania (une énième méchante pouffe à gros seins, pour être franc, son histoire ne m’intéresse pas) devient Force Violette, et surtout Hulk, qui passait quelques pseudos vacances avec sa compagne au Brésil, devient à son tour Force Verte. Déjà qu’un Hulk normal, c’est pas très très sympa, alors sous l’emprise du Serpent… Ah, et j’ai découvert que sa femme se transforme aussi en Hulk, mais… Rouge ? Du coup, on a Hulk, Miss Hulk, Rulk et la femme d’Hulk, Betty. Au moins, ils ont été sympa sur la répartition des couleurs.

Le 3ème gars de la couverture ? Il … n’apparaît pas dans ce numéro en fait. Marketing, quand tu nous tiens… Mais sachez qu’il s’agit de la Gargouille Grise, un méchant bien kitschos qu’on n’avait apparemment pas vu depuis des lustres (et ça se comprend) dont l’event en question lui permettra de rebriller un peu… Surtout qu’avec un nom pareil, il ne pouvait venir que de Paris. De la baston dans le 9-3 ? Oh yeah.

A côté de ça, on suit aussi brièvement (20 pages oblige) la punition de Thor occasionné par son père pour lui remettre les pendules à l’heure tout en préparant un plan d’action envers le Serpent et surtout, on voit les premières attaques de Sin, qui s’en prend ni plus ni moins à Washington avec… des robots Nazis ! Des PUTAINS de robots Nazis ! Je suis conquis d’office, forcément.

Mais surtout, à ma grande surprise et c’est aussi pour ça que j’ai apprécié ce numéro, ce fût pour moi la découverte (Même s’ils apparaissent aussi dans Civil War, mais l’ayant lu en parallèle, Fear Itself a été le preum’s…) d’un groupe de « super-héros » assez peu connu/médiatisé chez Marvel: les Agents d’Atlas. Un peu à la manière des nazis décris plus haut, ce qui les rend de suite accrocheur, c’est leur « esprit » très volontairement … rétro qui se dégage d’eux, qui m’a séduit d’office.

En vrac, on retrouve la cousine de Namor, Namora (oui, bon, je sais), Venus la sirène et surtout, le quator qui me font aimer la bande: Marvel Boy (Ou l’Uranien), extraterrestre (Forcément) au look tellement 1950 (Tête classique des E.T de l’époque, le tout dans un beau bocal); M11 le robot-humain lui aussi dans le même esprit « Boite de conserve », l’Homme-Gorille, la créature mi-homme, mi-badass (Sérieusement, se battre à 4 flingues ? Danser le disco ? Prenez mon argent, voyons…) et Jimmy Woo, le chef de cette organisation d’agents secrets, ne vieillissant plus tout en conservant son apparence de 1958. Pas de pouvoir particulier, mais il a l’étrange manie de regarder en boucle des émissions de son époque en cas de « déprime ». Bref, une équipe assez…singulière. La routine chez Marvel. 

Il faut savoir que, pour la petite histoire, ils sont tous à l’origine des personnages de comics parus dans les années 50, dont le magazine s’appelait… Atlas. Racheté plus tard par Marvel, les personnages furent rétroactivement intégré à la chronologie Marvel. En hommage à leurs véritables origines, ils sont tous issus de ces années-là, avec divers twists scénaristiques pour qu’on les retrouve vivant de nos jours. Concernant Fear Itself, j’ai pris un certain plaisir à suivre leurs aventures, à la recherche des origines d’un livre ancien, livre qu’on avait justement entraperçu dans le prologue d’Octobre. Et qui dit lien avec Crâne Rouge, dit Nazi spotted ! Et outre le caractère décalé de la bande, les voir infiltrer un château nazi et tabasser les robots/soldats qui s’y trouve, un plaisir simple que je prendrais volontiers chaque matin.

De manière générale, un numéro des plus sympathiques malgré la « déception » de se retrouver avec une partie Fear Itself « pure » bonne mais très courte (20 pages) même si je suis bien conscient que c’est la durée « standard », les précédents étaient plus long juste pour installer l’histoire. Mais du coup, cette frustration qui débarque en plein élan… Mais les vrais stars étant les Agents d’Atlas, cette frustration fut rapidement compensés. Castagner des nazis, ça pardonne tout !


(Contient le chapitre US: «  The Invincible Iron Man #503  » )

Le problème quand on suit un crossover, et c’est ma principale « peur » pour être franc, c’est de tomber sur des numéros justifiant de manière presque superficielle/gratuite (minable ?) leur inclusion dans l’event en question. Genre être comptabilisé comme « chapitre officiel » de tel event alors que le seul lien possible est juste une phrase balancée un peu comme ça, un détail dans un coin de l’image… Bref, un argument marketing de premier choix.

Et vous savez quoi ? Ces 2 chapitres dédiés à Iron Man rentre dans ce moule. Hélas, oui.

Iron Man semble aux prises du Docteur Octopus dans une situation assez délicate: ce dernier l’oblige à le soigner de ses dommages cérébraux, sous peine de faire exploser une bombe thermonucléaire en plein Manhattan. Wait, wat, c’est tout ? Pendant 2 chapitres (dont un estampillé Fear Itself), on va suivre Tony régler ses comptes avec le Docteur ? Pourquoi pas mais… Le problème, c’est que le chapitre dédié, le truc pour lequel j’ai récupéré le magazine, arrive comme un cheveux sur la soupe: on s’attend à un véritable lien pour finalement se retrouver avec 2/3 pages (sur 40 quand même) le faisant grossièrement, genre « Octopus ? C’est réglé. Fear itself ? OUPS, J’AVAIS OUBLIÉ. » Ou tout du moins, pas de quoi estampiller le magazine du macaron de l’event. Ah si, ces histoires de gros sous…

Sinon, on voit Pepper (l’assistante de Tony) aux prises d’Electro (un ennemi récurrent de Spiderman) et de Sandman (de même) pour une raison assez vague, vu que j’avais oublié de préciser que ces 2 chapitres font suite aux 2 précédents (logique me dira-t-on) mais formant ensemble un arc scénaristique. Arc fatalement incomplet en l’état, quand on commence par ce numéro (mais eh, faut bien se lancer un jour quand même, au moins c’est fait).

Globalement, des chapitres pas totalement inintéressants dans le fond (même si j’ai la forte impression que mon sentiment ne changerait pas des masses si j’avais toute l’histoire), mais dont l’intérêt tombe surtout à plat quand d’un côté le lien avec Fear Itself est très maigre et de l’autre qu’on ne peut même pas profiter de l’histoire, puisqu’étant la « seconde partie ». Parce qu’honnêtement, aussi simple soit le scénario dans les grandes lignes, j’ai pas compris grand chose… (Pourquoi ne pas soigner d’office le docteur ? Ce n’est pas aussi simple ?)

Mais le dessin est joli, et c’est à peu près tout.


(Contient le chapitre US:  » Secret Avengers #13  » )

Autre problème quand on lit du comics, outre le soucis de légitimité de telle oeuvre dans tel event, c’est le point de vue forcément très… américain de la chose. Ce n’est pas un défaut en soit, un défaut « objectif », mais lorsqu’on lit tel comic avec un point de vue Français, certaines choses ont toujours un peu de mal à passer. Parce que ça ne nous concerne pas vraiment (ou pas directement), ou parce que trop encré dans la culture américaine. Tout ce qui est histoire du pays ou surtout, la politique au sens large, avec une certaine « insistance ».

Je ne sais pas si c’est quasi-systématique, mais c’est ce que j’ai ressenti dans Civil War par exemple , notamment avec les speech de Captain America (forcément, il a été crée pour véhiculer des idées de propagande), toujours à parler de sa patrie qu’il aime tant avec la main sur le coeur, des libertés qu’elle offre et tout le tintouin un poil relou à la longue (ce qui n’a pas empêché Civil War d’être très bon, cela va de soit). Et là, du coup, on retrouve un peu ça dans ce chapitre.

Washington est donc attaqué, comme on nous l’a brièvement montré dans le chapitre Fear itself 2 décrit plus haut. On suit donc l’assaut par les forces nazis du point de vue de Giant-Man (ou l’Homme-Fourmi, c’est selon l’envie), War-Machine (le pote d’Iron-Man, avec la même armure mais en gris ! Il apparaît dans le 2ème film d’ailleurs) et – surtout – Le Fauve, la bête poilu en provenance des X-men, dont on avait entraperçu ses origines dans la très bonne surprise X-men Origins.

Outre la baston en elle même, l’action nous mènera aussi à l’intérieur du Lincoln Memorial (rien de tel pour symboliser l’Amérique) où le Fauve ira taper la discut’ avec un politicard (Lenny) se trouvant encore à l’intérieur, alors que tout le monde a été évacué vu la chaude ambiance en extérieur. Mais ce dernier semble avoir quelque chose à faire une ultime fois avant de partir…

Le chapitre se décompose en 2 grosses parties: d’un côté, on retrouve la baston pure contre les robots nazis et de l’autre, la discussion entre le Fauve et le politicien, qui veut lui adresser un dernier message, à lui et à la population par caméra interposée. Et je dois avouer que ce passage m’a quelque peu gonflé… En fait, ce n’est pas mauvais dans l’absolu mais… c’est juste que tout ces bons sentiments (« Rester ici, c’est combattre !« ), ce discours pompeux sur les libertés permis par les Etats-Unis, cette tendance a sombrer dans le pathos… c’est lourd. J’sais pas, ça passe peut être bien d’un point de vue américain, mais j’ai trouvé ça tellement cliché, tellement « occasion parfaite de venter les mérites de son pays » en tentant de faire verser une petite larme aux lecteurs au passage.

Le bon point, qui m’a bien fait tripper, c’est la petite révélation concernant Lenny: c’est un mutant. Avec des PUTAINS de pouvoirs. Il a « juste » la possibilité de donner vie à… son imagination. Rien que ça. Du coup, le temps de 3/4 pages, on prend son pied à le voir littéralement invoquer une version vivante de la statue de Lincoln pour tabasser du robot nazis (!), suivis de dinosaures, d’indiens, d’avions de chasses et d’avions de la WW2 pour finir sur quelques soldats américains du 19ème siècle (?!). Tout un programme, et bien jouissif pour ne rien gâcher, qui donne une dimension inattendue au reste du chapitre… Même si trop court. Je ne me suis pas tant ennuyé que ça, mais c’était un peu trop court pour totalement me convaincre. Surtout que, justement dans cette optique d’aller dans le pathos, la fin est vraiment trop… facile. Et du coup, tombe un peu à l’eau. Mais bon, Lincoln contre des Nazis, je n’y aurais jamais cru. Thanks, USA !


(Contient les chapitres US: «  Avengers #13  » et «  Journey into Mystery #622  » )

Dans les crossover, il y a un truc assez sympa (quand c’est bien fait), dût aux multiples histoires en parralèle à dessiner chaque mois: les différents dessinateurs qui se répartissent le travail. Si vous avez lu jusque là, déjà merci et bravo pour votre courage. Mais plus sérieusement, si vous avez jeté un oeil sur les images qui illustrent cet article, vous aurez bien évidemment remarqué que les styles sont tous très différents, pour le meilleur comme pour le pire. Chacun sa façon de coloriser, de varier le design d’un personnage d’un chapitre à un autre… Le Marvel Heroes du mois de Décembre démontre justement à quel point les styles peuvent être vraiment variés, tout en restant un plaisir pour les yeux.

D’un côté, on suit les Vengeurs peu de temps avant le début des hostilités décrites dans le Fear Itself 1. Ambiance relax donc, où dans un premier temps, un journaliste (qui n’a pas d’identité propre, peut être plus tard ?), va interviewer le groupe à propos des évènements récents (les différentes batailles, la chute/destruction d’Asgard), leur ressenti etc, dans la Tour même des Vengeurs. Puis on se retrouve un peu plus tard au banquet asgardien, où l’on suivra quelques discussions diverses entre super-héros, notamment du côté des femmes avec Miss Marvel et Spider-Woman.

Je crois que c’est un de mes chapitres préférés depuis le début de l’event. Pourtant, il n’y a pas d’action, de cliffhanger, de grosse réplique qui tue. Mais juste une ambiance à la fois très détendue, très bon enfant qui s’en dégage, malgré les sujets parfois abordés… J’avais eu une impression bizarre en le lisant la première fois, parce que c’était justement très différent de ce que j’avais l’habitude de lire. Est-ce que je lis vraiment du comic de Super-Héros mainstream ?

Différent d’une part grâce à son dessin, assez particulier, dont on a l’impression qu’il est tout sauf « typé américain ». De la même manière que Watchmen à l’époque, le style me fait penser à quelque chose d’assez Européen dans son approche, avec ce découpage très … régulier, stricte, ou presque. Quasiment que des gros plans sur les têtes de personnages en train de boire, manger, pioncer à moitié lorsqu’on les interview… Et puis, mine de rien, tous ces héros qui ont une bonne gueule, qui sourient presque tous malgré les évènements qui s’annoncent, ça fait du bien ! Ca renforce justement le second point de cette « différence » avec le reste.

Différent aussi parce qu’une partie du chapitre est centré sur Spider-Woman et Miss Marvel: pas de discussion autour de leurs pouvoirs, de leurs précédentes batailles, mais… de leurs vies amoureuses. Plates, ces derniers temps. Elles aimeraient bien se trouver quelqu’un, et désespèrent un peu de voir le vide actuel. On leur propose bien des gens parmis les Dieux nordiques, mais ça n’a pas l’air d’être leur type. Puis les yeux de Spider-Woman se portent vers Oeil de Faucon. Et un petit jeu de séduction démarre…

C’est assez amusant de voir des gens qui ne font juste que sauver le monde tous les jours se prendre la tête pour des choses si futiles, si humaines et de les voir galérer comme n’importe qui d’autres à ce niveau là (comme quoi des super pouvoirs, ça ne rend pas tout « Super » ). Et du coup, on se sent un peu plus proche d’eux, ça permet de se rendre compte qu’ils se posent aussi des questions aussi existentielles que « mais avec qui pourrais-je sortir ? » et ça les rend encore plus attachants. Du coup, j’ai hâte de voir comment est géré une relation amoureuse entre super héros, surtout entre Oeil de Faucon et Spider-Woman, ça peut être fun.

De l’autre, on suit Loki. Mais oui, le gringalet dans le film Thor ! Apparemment mort une fois (Ah ?), puis ressuscité par son frère mais sous une forme adolescente (Wat ?), cette histoire permet de voir ce qu’il s’est passé chez les Asgardiens peu de temps avant le banquet qu’on avait aussi vu dans Fear itself 1. Evidemment, s’il ne s’y passait rien avec un tel personnage (pour rappel, il a été au centre de pas mal d’emmerde et le sera aussi dans un avenir proche avec le film Avengers), ça ne serait pas bien intéressant pour le coup. Loki n’est d’une part pas très apprécié des autres asgardiens avec son retour d’entre les morts. Et en tant que personnage limite running gag chez les méchants, on comprend vite qu’il risque de changer de bord incessamment sous peu, comme le laisse envisager la fin du chapitre.

Je dois reconnaître de ce chapitre m’a laissé perplexe. Perplexe parce qu’il m’a été terriblement obscur. Ce n’est pas (enfin je pense) dût au fait que je connais pas toute son histoire, que j’ai pris ça en route; mais réellement parce que le pitch de départ de cette série « Journey to Mystery » spéciale Fear Itself est clairement vague. Déchiffrer éventuellement les grandes lignes du scénario n’est peut être pas bien difficile (quoique, faut savoir extrapoler facilement), mais le déroulement m’a semblé très obscur. Entre cette histoire de « contes avec les pies » racontée au début, puis comme appliquée par la suite et certains éléments scénaristiques sortis de nulle part (pourquoi cette clé ?) voir tout bêtement difficile à suivre (le dialogue de fin est l’exemple parfait: j’ai franchement rien pigé).

J’ose espérer que ça prendra du sens dans les numéros suivants (même si mon petit doigt me dit que ça risque pas) car c’est pas évident à suivre (mais pas inintéressant, clairement), malgré un dessin de toute beauté. Parce que ouais, Journey To Mystery est magnifique. On aime ou pas le design, mais force est de constater que chaque page est une claque, un régal pour les yeux. Chaque case semble être une véritable peinture tellement le style est léché, fouillé pour du « simple » comic. Impressionnant.

Et… C’est tout (ouf) pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain, où l’aventure Fear Itself se poursuivra encore et toujours dans les pages des magazines Marvel STARS/Heroes/ICONS, dans Fear Itself 3 (forcément), mais aussi pour la première fois dans le mensuel Spiderman (N°144) ainsi qu’un hors série spécial Avengers dédié aux chapitres Iron Man 2.0. Tout un programme, qui finira sans doute par me faire lire mes comics dans la rue. Mais au moins, j’aurais de quoi m’occuper pendant les journées d’hiver ! En attendant les petites pièces qui me permettront d’acheter la suite…

Une petite pièce svp, c’est pas pour manger, juste pour récupérer le dernier Spiderman. S’il vous plaît…