Ô Rage, Ô ID Software, Ô … qu’il est bon ton FPS en fait


Parce que RAGE, c’est aussi un peu de féminité. Et de mini-short.

Toujours un peu de critique vidéo, je continue cette fois-ci dans la lignée de Portal 2 avec un autre FPS, mais nettement moins conceptuel et plus proche de ses ancêtres (Normal, ya un lien de parenté cette fois-ci), le bien nommée RAGE. Pour une fois, on peut fermer quelque peu ses yeux sur le scénario qui ne va jamais très loin mais en contre partie, on peut profiter d’un des meilleurs FPS sorti durant ses 5 dernières années. C’est certes « basique » sur pas mal de point, c’est tellement bon à jouer que j’en redemande sans problème. D’ailleurs, dès que j’ai finis d’écrire cet article, je fonce terminer ma 3ème partie.

Cette fois-ci, je ne sais pas si ça se ressent un peu, j’ai essayé d’y mettre un peu plus de « passion dans mes arguments ». De moins voir le côté négatif (car on pourrait chipoter sur pas mal de choses), et de laisser plus souvent libre court à cette passion, à mettre en avant tous les points positifs du jeu et simplement le fait que le jeu est fun à jouer et « rien de plus ». C’est déjà beaucoup et c’est une notion qu’on oublierait presque de nos jours, vu comment les JV, c’est serious business.

Au pire, détaillons un peu pour ceux qui veulent savoir sur ce que j’ai effleuré/omis dans cet critique, ne voulant pas faire une vidéo interminable (c’est ma critique la plus longue d’ailleurs, je sors le champomy) et inintéressante en m’attardant trop sur des détails:

Dans les Moins, je pourrais insister:

  • Sur la fin, qui est effectivement naze. Ce n’est pas que le dernier « tier » du jeu n’est pas bon à jouer, bien au contraire ! C’est juste qu’on en veut plus, toujours plus et que le jeu aurait pu monter encore d’un cran (déjà assez élevé) dans l’intensité/l’aspect épique de l’action pour pondre une fin d’anthologie. Plus de boss ? Encore de nouveaux types d’ennemis ? Je ne sais pas trop, mais pour le moment, la fin est quand même très abrupte, je m’attendais à encore un peu de niveau et pouf, que dalle. Enfin, si, le générique de fin.
  • En partant de cette fin étrangement tronquée (DLC ?), certains éléments de gameplay (les objets à fabriquer principalement) arrivent trop tard dans le jeu pour qu’on puisse vraiment les utiliser correctement. Pas un grand problème dans l’absolu, mais ça suit la logique du « on en voudrait encore plus, toujours plus »; car les gadgets à créer sont vraiment fun à utiliser. Mais pas assez d’occasions pour.
  • Pas de multi local dans la partie Véhicule du Multijoueurs, ce qui est assez con de la part d’ID pour le coup (alors qu’ils y ont pensé pour le Coop) parce que ça s’y prêtait forcément bien vu le style de jeu et le nombre de participant dans tous les cas (5 max, donc…). Mais bon, c’est un reproche qu’on peut faire à beaucoup de jeux actuels, hélas.
  • Encore et toujours cette quête, pardonnez moi, de merde, avec objets à trouver à travers tout le jeu. Dans le fond, ça irait si on pouvait les trouver quand on veut, histoire de « prendre son temps » pour fouiller (vu que la carte n’est pas très grande, c’est pas trop chiant, contrairement à ces histoires de pigeons). Sauf que dans RAGE, si on veut faire le 100% (Donc toutes les quêtes finies) et qu’on loupe un objet avant certains « script », pouf c’est mort, la partie est flinguée.
  • Une VF excellente ! … mais sans doute limité par un budget peu conséquent. Les comédiens sont très bon, jouent bien leur rôle mais je dois facilement compter quelque chose comme 7/8 comédiens pour doubler une grosse vingtaine de personnages dans le jeu, PNJ compris bien sûr. Donc du coup, pas mal de répétition. Bien faite, mais des répétitions de voix…
  • Le jeu est franchement long pour un FPS, mais j’aurais pas craché sur une « ville » supplémentaire, ou une construction un peu différente; certaines parties de la carte étant « mal exploité/étrangement vide ». Pour ceux qui ont tâté le jeu, la zone glacière en fait partie, par exemple…

Dans les Plus, je pourrais aussi signaler (parce que j’ai quand même pas mal centré ma critique dessus):

  • Une jouabilité parfaite: truc tout bête mais au pad 360, c’est juste parfait. Une gestion des sticks parfaite (Réactivité) rendant la jouabilité très agréable. Et mine de rien, pour une raison que j’ignore, beaucoup de FPS console n’ont pas systématiquement un réglage idéal à ce niveau là. Et forcément, pour un FPS, c’est un peu méga essentiel.
  • Le jeu est un poil facile, mais en même temps, il a le mérite d’être très bien dosé à mes yeux. Même dans la difficulté max, le jeu reste abordable et non un truc d’autiste où il faut apprendre l’emplacement/le script des déplacements par coeur des ennemis  pour espérer s’en sortir. Merci ID.
  • Du coup, la rejouabilité est plutôt bonne, c’est vraiment un jeu dont on y revient avec beaucoup de plaisir, même en coop malgré sa durée de vie de 3h. Et là encore, ce n’est pas si souvent que ça que ça arrive dans un FPS (avant tout solo), vu les orientations multi qu’ils prennent habituellement…
Dans tous les cas, achetez RAGE, c’est bien ça qu’il faut avant tout retenir.

L’histoire d’un Segasex dans l’univers scripté du FPS

Finalement, ça sera une (probable) série d’article, distillée un peu quand je veux, que je vais tenter de mettre en place. Pour ceux qui prennent le train en marche, je fais référence à ces articles où, blog oblige, je raconte ma vie mon parcours vidéoludique parce qu’il est toujours de bon ton de se rappeler de ce qui a forgé notre culture jeu vidéo, aussi pompeux que ça puisse paraître. Ici, la baston et là – le premier – sur les ErrPayGay. Pour le coup, passons cette fois-ci sur un genre qui aime faire parler de lui. Souvent en mal, hélas, par les têtes bien pensantes de la télévision pour décrire le MAL : le FPS.

Pour le coup, je dois dire que c’est assez difficile de revenir sur les débuts, c’est assez… flou. Enfin, surtout pour classer ça dans un ordre strictement chronologique (Quand j’y ai joué, pas quand c’est sorti, nuance). Faisons simple ! Sans chercher à donner un ordre précis (à moins qu’un Wolfeintein soit passé dans le coin sur un obscure PC de quelqu’un de ma famille, mais mon cerveau n’arrive pas à mettre le doigt dessus), mes premiers ébats virils étaient sur… Medal of Honor et Goldeneye, parce que je suis sympa et que je suis pour l’égalité des sexes supports. Ah, Medal of Honor ! Avant que ça devienne une mauvaise série/licence oubliée de tous, c’était un FPS qui avait mis globalement tout le monde d’accord à sa sortie.

Du FPS hollywoodien sur PS1, on y croyait pas ! Et pourtant, le résultat, malgré la puissance vite limitée de la console dépotait pas mal : à la manière d’un Half-Life (j’y reviendrais, je l’ai découvert peu après), là où la concurrence préférait rester sur la formule DooM (Labyrinthe + Clé de couleur), MoH tente le script et le spectaculaire. Des missions enfin misent en scène, un scénario accrocheur pour l’époque (Eh, la Seconde Guerre Mondiale, ça inspire, forcément), des cinématiques tirés de vrais vidéo de la guerre ; tout était réuni pour un cocktail explosif. Infiltration, duel enragé contre un char allemand à coup de grenade et de bazooka, nettoyage à coup de Sniper, éradication de la vermine canine allemande… j’en garde un excellent souvenir, de même pour sa suite, toujours dans le même ton (la surprise en moins) et donc toujours réussite… Mais je vais quand même éviter de gâcher ce bon souvenir en y rejouant de nos jours, parce que je sais d’ores et déjà que le jeu a sans doute maaaaaaal vieillit (gameplay mou ? Visuellement infâme ?). Un remake ? J’aimerai, mais je crois que c’est définitivement mort. RIP MoH, je t’aimais bien.

Pour Goldeneye, c’était évidemment pour son multijoueur. Okay, la campagne solo était excellente, pas de doute la dessus mais c’était pour le multi qu’on y jouait. Jouer à 4 en écran partagé enfin ! Mes premiers pas dans ce mode de jeu si jouissif que je me tue à défendre à notre époque misant tout sur le Online ! Evidemment, je ne peux oublier ces niveaux d’anthologie que tout le monde voudrait dans n’importe quel FPS : Facility, Complex, Bunker, Temple et j’en passe. C’est d’ailleurs eux qu’on retrouve presque systématiquement dans n’importe quel autre FPS console/PC quand on peut créer ses niveaux, preuve qu’ils ont bien marqué leur époque. Puis justement, Goldeneye, c’était, le « MoH de la 64  » en quelque sorte : pas qu’il y ait réellement de ressemblance mais on découvrait enfin les joies du FPS scénarisé et d’un gameplay moins… bourrin qu’à l’accoutumé. Et surtout pensé pour la manette ! Bien qu’étrange, le pad 64 faisait des merveilles sur ce jeu. Ca y est, l’éternel débat avait fait ses premiers pas…

Sur le même support, je garde un bon souvenir de Quake 2, plus classique dans son approche solo (même si prenante, l’ambiance cradingue était géniale et flippante à la fois) et bien fun en multijoueurs. C’était plus… rigide certes, plus basique dans son gameplay mais eh, après des heures à se la jouer minutieux dans Goldeneye à coup de mine à proximité et à tenter le Headshot, fallait bien trouver une alternative qui ne demande pas trop de neurone. Toujours sur le même support et c’était inévitable, il y a bien eu Perfect Dark. J’en avais touché 2 mots ici pour dire qu’il pouvait encore valoir le coup de nos jours mais aussi j’en ai longuement parlé de vive voix ici même pour dire que pour moi, c’est mort aujourd’hui. Il a vieillit et pas qu’un peu.

Un peu plus tard, après avoir squatté la 64 du cousin, je suis passé à la DC. Hélas, un peu à l’image de la ludothèque de la console en général, les FPS se faisaient rare sur le support. Faut dire, avec un tel pad – qui pouvait quand même convenir pour les autres genres – le FPS sur DC était très mal barré. Je me souviens avoir découvert la licence Rainbow Six avec le portage un peu foiré de Rogue Spear, la simulation militaire bien pointilleuse avant que ça ne devienne n’importe quoi (Coucou Vegas, coucou Ghost Recon). Bah ouais, un jeu PC avec pleins de possibilités de tactique en cours de jeu avec le pad toupourri de la DC ? Hérésie ! Et pourtant, j’y ai passé pas mal de temps. C’était prenant (même si ça ramait), vraiment tactique (Bon, ça ramait) et je passais de longues minutes dans les menus précédant une mission pour mettre mon subtil keikaku à l’œuvre (OK, ça ramait A MORT). Heureusement pour moi, j’ai découvert quelques temps plus tard la version PC et j’ai un peu redécouvert le jeu. J’y reviendrais.

A côté de ça, il y avait bien eu ce FPS exclusif à la DC, pensé à l’origine pour l’arcade… Mais oui, Outtrigger ! Personne ne s’en souvient ? Normal, c’était de la merde. Mais le vrai FPS de la Dreamcast, celui avec des couilles d’acier, celui qui te montrait à l’époque qu’elle en avait dans le bide la petite, c’était bien… le portage ultra réussi de Quake 3. Ouais, c’était aussi la famine à l’époque. Abordé dans ce podcast pour sa partie musicale marquante pour ma part, Quake 3 l’était tout autant pour… tout le reste. Okay, fini la campagne scénarisé, on vire carrément dans du 99% multijoueurs. Ca m’avait fait un peu chier parce que j’aurais aimé un trip supplémentaire dans l’esprit de Q2, mais… J’ai pris mon pied comme jamais. Jouable à 4 en écran partagé (fuck yeah, toussa), j’ai passé de nombreuses heures à gentiment étriper mes keupins dans un festival sanglant du plus bel effet. Et là, au moins, j’ai retrouvé avec joie (et plus de souplesse dans le gameplay) l’esprit de Quake 2. Beau rattrapage aux branches, iD Software.

Et puis, portage de jeu PC oblige et obtention d’un PC familial, je passe dans ma petite période FPS PC. Outre les sessions de rattrapage avec les versions d’origine de quelques jeux cités auparavant, il était temps de découvrir l’un des meilleurs FPS de l’histoire, même de nos jours pour le coup : Half-Life. Le messie ! Il était là ! Certes, avec un petit décalage mais quelle putain de claque. Du script « avec un grand S » mais qu’est-ce que ça tuait. Ca avait encore beaucoup de gueule graphiquement  l’époque, ça en foutait donc pleins les yeux ; on se pignolait (à juste titre) sur l’IA poussée, l’univers était génial, le scénario semblait complexe (chose rare dans le jeu vidéo) et on enchaînait les passages culte en continu (Les crabes ! Xen ! Les militaires !). Il en va s’en dire que j’attends de pied ferme le remake amateur sous le moteur de HL2.

Half-Life oblige, j’ai eu ma période CS ! Counter Strike ! Les joies des LAN entre potes, des patchs à répétition, des mods dans tous les sens pour rajouter trouzemilles options à la con ! De_Dust ! CS_Italy ! Les joies du mapping ! Finir un round au couteau ! Se prendre du headshot sorti de nulle part ! Balancer des grenades n’importe comment, juste pour faire chier l’équipe adverse, quel souvenir impérissable <3

Peu après, Je redécouvrais les joies de Medal of Honor : Débarquement Allié. LE DEBARQUEMENT, T’ENTENDS ? Oui, s’il n’y a bien qu’une mission à retenir (même si elle fait presque pitié de nos jours), c’est bien celle là. Hallucinant pour l’époque, couillu (parce qu’avec du recul, c’est presque dérangeant de rendre fun un évènement aussi terrible), là encore la licence avait probablement atteint son chant du signe avant de crever comme une merde dans les suites fades et sans intérêt et l’ultime reboot qui sert à RIEN. Oui, je suis dèg. Et il y avait aussi le premier COD, dans le même esprit, du script, des nazis, de l’iron sight, toussa. C’était sympa mais moins marquant.

Sinon en vrac PC : Turok, c’est de la merde, Carnivores Cityscape c’est de la merde aussi (oui, j’aime jouer à des jeux que personne connaît),Trespasser pfffferreff je serais vulgaire (Le Joueur du Grenier vous le recommande) ; en bref, toujours se méfier quand on voit des dinos dans du JV et qu’on commence à baver dessus. J’ai aussi grave kiffé les Jedi Knight (2 et 3 dans le cas présent) parce que j’ai toujours rêvé d’être un Jedi. Duke Nukem 3D est assez sympa, même si pour le coup (fait très tard), la formule des cartes de couleur pour progresser m’a bien lourdé. Et Postal c’est naze (c’est bien d’être provoquant mais le reste tient pas la route).

Côté console, mon premier amour, Halo a été une bien bonne surprise. Si aujourd’hui, la licence n’a plus aucun intérêt à mes yeux (la formule vieillit mal), le premier opus aura toujours une petite place dans mon cœur. Une aura particulière, un gameplay en béton, les premiers pas vers du FPS semi-ouvert, du coop et un multijoueurs efficace… Mais comme d’autres jeux, je ne préfère pas y rejouer de si tôt, je ne veux pas ruiner mes souvenirs de jeuneeeeeesse. Mais de toute façon, ce n’est rien face à lui.

J’ai quand même croisé le Messie du FPS console. Le jeu qui en impose, qui met n’importe quel concurrent à l’amende. J’en parle souvent quand j’aborde mes meilleurs souvenirs multijoueurs et je le redirais toujours : Time Splitters 2 (et le Futur Perfect à une échelle moindre, mais échelle quand même) est une grosse tuerie. Rien n’est à jeter. Dans les 2 cas : prenez une campagne solo prenante, drôle et intense ; un jeu fluide, joli et hyper maniable et couplez le tout à un multijoueurs, certes « prioritaire » mais complet. Genre hyper complet. Armes, maps, personnages, modes de jeu et j’en passe ; couplez donc ça avec le reste et on obtient un jeu assez… ultime. Je ne pense pas trouver quelque chose d’aussi fun de nos jours, ce n’est humainement pas possible, vu que le multijoueurs local est en voie de disparition. Tant pis, j’y jouerais encore dans 10 ans grâce aux joies de l’émulation !

Nettement moins réussi, flamboyant et j’en passe, je garde un bon souvenir de Geist, l’exclu GC qui a mis trop de temps à sortir. C’était original, et même si l’aspect FPS était bancal voir mauvais en solo, le reste était foutrement prenant : s’amuser à posséder des objets pour faire peur aux autres et permettre de les posséder par la suite une fois « affaiblit », c’était assez grisant. Bon souvenir donc, avec un multijoueurs pas si mal, même si maintenant, il ne vaut pas grand-chose. Mais esquiver des roquettes en contrôlant un lapin, quel pied !

Deuxième vrac : Grosse claque graphique, gameplay efficace mais pas innovant pour un sous et… globalement passé inaperçu, ça vous dit rien ? Black, bien sûr ! C’était affreusement générique mais c’était vraiment bon à jouer et c’était une grosse prouesse technologique pour de la PS2. Et Turok Evolution, c’était de la merde (même si j’ai UN PEU kiffé, j’avoue, mais erreur de jeunesse, toussa), hélas. Moche, lent, mou, pas super passionnant à jouer et multi bancal : poubelle.

La génération « HD » est quant à elle pas mal gratiné dans les faits, mais le genre ayant du mal à se renouveler, j’en ai fait rapidement le tour. Déjà abordé ici même, l’Orange Box est indispensable, blablabla et The Darkness mérite le coup d’œil, malgré un gameplay en bois. Halo ? Non merci, déjà dit plus haut, je n’y accroche plus du tout, pas faute d’avoir retenté avec Halo 3 (le solo est une horreur) et Reach (qui tourne définitivement en boucle sans jamais briller). Left 4 Dead ? Piqûre de rappel ici, un bon coup de cœur (enfin, le 1 surtout). Condemned ? Un bon potentiel mais un gameplay frustrant dont le paroxysme est atteint avec le 2, insupportable.

Les COD ? J’ai repris la licence avec le 4. Pas terrible : gameplay trop frustrant (RESPAAAAAAWN) et pas mal de petits détails qui ont flingué l’immersion ; malgré une maniabilité putain de parfaite. Le 5 est meilleur, même si toujours frustrant parce que mal scripté/IA débile. Mais ya pleins de bons moments ! Le 6 est over the top, mais ça, je l’ai dit dans le lien précédant. Grosse claque quoi. Quant au 7, si ce n’est le multi qui est ‘achement bien branlé dans ce que j’ai pu jouer, je n’ai pas pu toucher au reste (le solo quoi). Paraît qu’elle est pas dégueux et qu’ils ont enfin compris comme ça fonctionnait pour « faire une bonne campagne solo ».

En parallèle à la 360, Goldeneye Wii fût une… bonne surprise. Eh oui. C’est laid et ça rame, mais le reste tient la route : c’est rythmé, bien scripté, plusieurs approches possible d’une même situation et la relecture du film (et non du jeu) est… intéressante. Moderne, donc loin de l’original, mais intéressante. En fait, le problème c’est de le comparer avec l’opus 64. Certes, c’est forcément « volontaire » d’un  point de vue marketing, mais pour le coup, faut essayer de jouer le jeu et de se laisser… porter par la vague. Bon, par contre, 64 ou non, le multi est pas terrible, voir mauvais, à oublier rapidement. Mais le solo était… surprenant.

Le FPS est un genre qui évolue vite, très vite… jusqu’au point où il stagne méchamment rapidement quand même, j’ai tendance à être limite très exigeant pour les jeux récents, tellement ils se ressembleeeeent tous (Difficile de se démarquer faut dire, on a un peu tout fait). Mais qu’importe ! Je compte bien profiter de l’obtention prochaine d’un PC un peu plus récent pour rattraper mon retard sur les nombreuses perles du genre que j’ai dû louper ces 10 dernières années. Crysis 1 et 2, Far Cry 1 et 2, tous les mods de HL2 et ses potes, Stalker et bien sûr TF2 (pour ne citer que l’essentiel) ; une vie ne suffira sans doute pas pour pleinement en profiter. Mais les week ends suffiront !

It’s MAHVEL, baby !

Vu l’allure à laquelle j’avançais (ou vu comment la flemme me dominait), je pensais ne jamais sortir cette vidéo, même si je l’avais « annoncé » dans un des précédents articles. Mais question de principe oblige… Surtout quand il faut parler d’un petit coup de coeur maison dans le jeu vidéo, parce qu’un peu de pub ne fait pas de mal, même si le jeu n’en avait pas spécialement besoin.

Mais à GHZ, on est comme ça, on aime les choses et on veut le faire savoir !

Et comme d’hab, une version audio au cas où.

The End of the World as we play it

Je vous ai déjà dit à quel point je surkiffais ce fps en tout point basique, mais disposant d’un sex-appeal tout simplement diabolique, capable de vous happer des heures dans son lit avec vos potes pour en ressortir pleinement satisfait, avec qu’une envie, celle d’y retourner ?

Oui, je parle bien de Left 4 Dead premier du nom, véritable perle et surtout surprise de 2008. Opus qui, malgré sa pauvreté de contenu effarante, m’aura fait passer de longues heures de jeu en ligne, avec les potes en LAN ou même m’ayant permis de refaire la culture vidéoludique de Madame via la case « FPS », entre autre (Gonflons mon E-penis, si vous me le permettez).

Ah, et c’est bien évidemment pour cette raison qu’il s’est retrouvé d’office dans le Guide de Survie Multijoueurs, parce que c’est un vrai bon jeu comme on en fait rarement.

La récente sortie du DLC payant/gratos The Sacrifice, sortant simultanément sur L4D 1 et 2, m’aura donné la soudaine envie de faire le point sur cette suite si controversée, quelques mois après son acquisition.  Suite qui a été attendue au tournant, a déçu pas mal de gens… tout en restant sacrément efficace.

Attendue et déçu, car quand on s’appelle Valve, qu’on a crée un jeu culte comme TF2 et qu’en prime, on aime le chouchouter à base de mises à jour de contenu gratuites très régulièrement, on s’attend LOGIQUEMENT à la même chose, surtout quand on l’annonce clairement. Histoire de nous rassurer de notre achat, en gros.

Car il faut le rappeler, Left 4 Dead, aussi bon soit-il, est un jeu au contenu rachitique: aucun mode solo convenable (si ce n’est jouer avec des bots stupides 99% du temps), c’est un pur jeu multijoueurs comme on  aime si bien le faire sur cette génération de console. Et même côté multijoueurs, la variété n’était pas le point fort du jeu à l’origine avec 2/3 modes de jeu qui se battent en duel. Des modes efficaces mais que voulez vous, après plusieurs heures de jeu, on se dit qu’on aimerait bien ENCORE PLUS de possibilité. Et Dieu sait qu’elles existent.

Left 4 Dead 2, sorti 1 an jour pour jour après le premier, en avait fait rager plus d’un pour son côté opportuniste. On se souviendra de la raison de cette sortie « en boite » et non comme un gros Add-on du premier « Parce qu’on a fournit tellement de travail que ça méritait de sortir en boite sous le nom L4D2 ! ». Mouais, pourquoi pas, d’autant plus qu’il est vrai que niveau contenu, ça suit quand même un peu plus que le premier. Mais eh, normal me dira-t-on, n’est-ce pas ? Quand on nous promet monts et merveilles, c’est quand même la moindre des choses de le respecter un peu. Il n’empêche qu’au final, on reste un peu sur sa faim.

Voilà comment je peux résumer ma déception vis à vis de L4D2, encore plus accentuée avec les 2 DLCs sortis dernièrement: c’est un amas de petits détails qui font tâche, de logique inexistante et d’incompétence difficilement acceptable après un premier opus bien flamboyant dans sa globalité.

D’une part, les campagnes (La « base » du jeu, si vous préférez) sont décevantes. S’il y a des trouvailles sympathiques, rythmant l’action ou égayant l’aspect visuel (La tempête, les appartements en feu, le concert de Rock, c’est quand même bien chouette !), globalement, on se dit qu’il manque un truc, même si ce n’est pas fondamentalement mauvais. De la finition, du génie, une bonne gestion du rythme. On s’ennuie parfois, avec des niveaux interminables, avec de nouveaux mécanismes guère excitants comme la collecte de bidon d’essence pour justifier à côté l’arrivée d’un nouveau mode de jeu. Et accessoirement, les nouveaux personnages n’arrivent pas à la cheville des anciens, manquant cruellement de charisme.

Parce que Left 4 Dead, c’est des personnages attachants, de vraies bonnes gueules, avec un rythme d’enfer à défourailler des hordes de zombies dans des putains de couloirs. Oui, le truc qu’on reproche aux FPS d’aujourd’hui. Je sais que les « mondes ouverts » ou simplement la volonté de faire des niveaux encore plus grands qu’avant, c’est quelque chose très à la mode, mais sur cet aspect, L4D doit avoir un côté Oldschool, avec un rythme très… carré, soutenu, avec ce « plaisir » éprouvé en atteignant la fin de chaque niveau, faisant office de Checkpoint. Et quand en plus, dans ce 2ème opus, le nombre de niveau au sein d’une campagne est parfois revu à la baisse (on passe de 5 à 4, voir…3 dans les DLCs), on se dit qu’il y a un truc qui cloche.

Surtout que, soyons honnête, la qualité ne va pas s’arrangeant avec le temps et les DLC sortis confirment cet état de fait:

Surfant sur la vague de la fainéantise de Valve, The Passing, la fameuse campagne censée faire intervenir les  anciens personnages du premier opus, s’est révêlé…médiocre. Level design sans inspiration, sans touche de génie; seulement 3 niveaux parce que sinon, hein, ça demandait trop de boulot et un Final de nouveau soporifique à base de bidon à collecter dans une graaaaaande zone ouverte. Tout ce qui ne fallait pas faire, en somme. Sans compter que la rencontre des 2 camps est toute particulièrement anecdotique.

The Sacrifice remonte enfin la pente (la présence des développeurs d’origine y est-elle pour quelque chose ?) avec une campagne vraiment plaisante à parcourir, avec quelques moments forts bien sentis (Ah, le Tank derrière la porte à ouvrir obligatoirement. On SAIT qu’il est là, on est forcé d’y aller, on sert les fesses…Et on prie bien fort. Voilà l’esprit L4D !), dont la notion de Sacrifice, bien fendarde dans le principe. Mais fallait forcément gâcher le truc jusqu’au bout… avec 3 pauvres petits niveaux. On retrouve le plaisir des premières campagnes de L4D, mais à peine a-t-on fini les 2 premiers niveaux… qu’on arrive à la fin. Au Final quoi, niveau dont on sait qu’il ne durera pas plus de 10min. Dommage.

Et en bonus, pour enfoncer le clou, Valve n’a pas juger bon de doubler ces 2 DLCs (pas testé Crash Course) en Français, alors que la VF des 2 jeux complets titillent sans sourciller la VO.

Autre soucis qui me fait dire que ce bâclage est dur à accepter sans sourciller, le frame rate. La fluidité quoi. Si les quelques rares baisses en mono-écran ne sont  globalement pas bien dérangeantes car assez soft (Sauf pour le Final de The Parish, un peu plus problématique), c’est quand même aberrant de voir le problème quelque peu aggravé dès qu’on découpe l’écran à 2. Le premier L4D affichait une fluidité quasi sans faille à ce niveau là et quand il faiblissait, ce n’était que très léger. Pas de quoi fouetter un chat. Là encore, la logique disparaît: le jeu se permet de ramouiller (plus ou moins grave selon la difficulté) qu’à des endroits précis de la campagne, quelque soit le nombre de fois que vous la faites et surtout, sans raison apparente, le nombre de zombies affichés n’étant pas spécialement plus grand que d’habitude.

Donc c’est un peu là tout le paradoxe: ces ralentissements sont tellement peu nombreux et au final, presque dérisoire sur la totalité d’une campagne (Allez, à vue d’oeil, ça rame… 2min sur 45 min de jeu ?) mais c’est tellement… illogique et perturbant que c’est le plus gros reproche que je peux faire au jeu. Et quand on a passé 80% de son temps de jeu sur le premier en écran scindé, online, en lan ou tranquillou en duo derrière sa TV, on se dit qu’une partie de l’intérêt part en fumée. Ou que le plaisir ne sera jamais optimal comme avant. Et qu’on me dise pas que la 360 n’était pas capable de gérer ça…

Mais à côté de ça, malgré tout… Left 4 Dead 2 reste du Left 4 Dead.

Ça ne serait pas honnête de ma part de dire qu’on ne s’y amuse plus. Il y a quand même beaucoup de passages funs, épiques (La Sucrerie !), les nouvelles armes à feu/au corps à corps sont parfois ultra-jouissives à manipuler (le M-60 de The Passing, ce bon vieux AK-47 ou même la fuckin‘-tronçonneuse, enfin !), les nouveaux monstres sont franchement bien étudiés pour relancer la sauce en la modifiant un peu, surtout dans les différents modes multijoueurs.

Le gameplay reste sensiblement le même et dans le fond, c’est un peu ça qu’on aime chez cette licence, avec une efficacité incroyable même dans un mauvais level design. Oui, même sur console, où le gameplay fonctionne à merveille, malgré ses faiblesses d’un point de vue technique.

Si vous avez connu Time Splitters 2 et sa suite à l’époque (Future Perfect), vous comprendrez un peu plus mon ressenti: c’est objectivement bon, voir très bon. Mais malgré que la suite avait toutes les cartes en main pour surpasser son prédécesseur, il manque un je ne sais quoi qui lui a fait rater le coche. Pas grand chose, mais suffisant pour le recaler derrière son ancêtre.