Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #5

Toujours à la bourre ! Avant dernière partie avant le grand final (qui ne laissera sans doute personne indifférent, mais pas dans le bon sens du terme) de l’event mou du genou de chez Marvel; en espérant que le suivant sera plus… rigoureux, contrôlé, avec un petit seau « Seal of Quality » dans un coin, car on l’aura bien remarqué au fil des mois: Fear Itself a tendance à méchamment se barrer en sucette, un peu dans tous les sens en exploitant pas vraiment comme il faut ses personnages, pourtant à fort potentiel. Allez, conclusion (sans doute rapide, même s’il y a masse de chose à redire sur ce crossover, je trancherai d’ici là) avant la mi Juin. Bonne lecture !

Commençons d’abord par la checklist du mois d’Avril:

– Fear Itself 6: Composé de Fear Itself #6 et la fin de la série de chapitre « The Home Front »
– Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #16 et Invincible Iron-Man #508 
– Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #17 et Journey Into Mystery #627-#628 (Partie I)
– Marvel STARS 14: Composé de Thunderbolts #161 et #162 (Suite et fin)
– X-men 14: Composé du Uncanny X-men #543
– Marvel HEROES Extra 10: Composé de Avengers Academy #15 à #20


Petit diaporama des couvertures françaises – ma préféré étant celle de Fear Itself 6 (Immonen, forcément), et la plus moche celle de Marvel Heroes (le reste n’étant pas non plus d’un niveau extraordinaire):



Fear Itself 6: Faisons simple et court, vu que eh, le schéma de chaque chapitre est sensiblement le même: Un peu de bravoure et quelques répliques bien senties – surtout venant de Steve Rogers engueulant gentiment Odin, un affrontement final qui se prépare petit à petit où l’on voit un peu plus clairement les objectifs de Tony Stark; le tome se laisse suivre avec plaisir, annonce plein de bonnes choses mais se retrouve dans une impasse: comment conclure tout ça en 40 pages, pour le chapitre 7 ? Comme faire quelque chose d’épique – vis à vis  des combats qui s’annoncent sur de multiples fronts, rendre dignement hommage aux personnages tombés au combat et tout simplement faire une fin propre et concise pour passer à la suite ? C’est mathématiquement impossible, et en attendant un avis plus complet, je vous le dis en mille: le #7 confirme bien ce doute.

Ce qui n’aide pas à apprécier un peu plus ce tome pas foncièrement mauvais, c’est la fin des Home Front. Là où ce genre de récit pourrait raconter brièvement des choses intéressantes, en complément de ce que l’on croise à côté, c’est malheureusement l’occasion pour Marvel de faire de l’exploitation honteuse, du meublage pur jus (bon, vous allez me dire, ce n’est pas la première fois). Comprendre par là qu’on va y retrouver de courts récits sans grand intérêt, mettant en scène des personnages dont on n’a pas grand chose à cirer (Blue Marvel ? L’Aigle Américain ?) et dont on ne voit toujours pas le lien avec l’event. Seul le récit lié aux Vengeurs des Grands Lacs tire son épingle du jeu avec un peu d’autodérision (Quand un des personnages s’exclame « On se croirait presque dans un crossover Fear Itself ! » devant l’absurdité de la situation dans laquelle il se trouve), d’humour constant qui fait mouche; à défaut d’apporter grand chose, surtout en aussi peu de page. Ca fait maigre, mais on fait avec ce que l’on a.


New Avengers, poursuit et fini de façon sympathique l’arc Fear Itself. Pas forcément le meilleur du lot, il n’apporte pas grand chose dans le fond, mais il a le mérite de rester constant du début jusqu’à la fin – et ce n’est pas donné à tout le monde, qu’on se le dise. L’occasion pour les scénariste de profiter de ce vide scénaristique pour mettre en avant « pour le fun », un perso qu’on ne voit pas souvent: Daredevil. Je ne le connais pas des masses – je suis désormais sa série récente dans le Marvel Knight, et c’est pas trop mal – mais ce chapitre assure pas mal et rend honneur au charisme du personnage, avec principalement des combats bien mis en scène et jouissifs entre Daredevil et des nazis pour aller sauver les miches de Squirrel Girl (Et un Daredevil armé d’une machine-gun, moi je dis banco) et toujours un dessin redoutable d’efficacité dans l’action, de justesse dans son trait jusqu’au bout.

Iron Man traîne toujours un peu en longueur, et confirme l’impression du précédent: on sent que la série aimerait passer à autre chose (elle est pleine de potentiel et m’a fait passer de très bon moment par le passé, donc hâte de voir la suite des évènements), mais se doit de rester en parallèle à l’histoire principale. Du coup, oui, on en prend toujours pleins les yeux visuellement (une constante depuis que je lis la série et je vais pas m’en plaindre, le dessin est très bon, riche en détail malgré son aspect « informatisé à 200% » et la colorisation souvent au top malgré quelques ratés), c’est dans la forme bien rythmé et maîtrisé – le plaisir est donc toujours là – mais le fond du scénario s’étale encore et toujours trop. Je n’ai d’ailleurs pas encore lu le numéro de mai à l’heure actuelle, mais je sens d’ici le torchage pour boucler l’arc du côté de Stark…


Avengers s’enfonce toujours un peu plus. Pas aussi mauvais que le précédent dans le fond, mais par rapport aux premiers par Dieu Bachalo, on tombe de haut, fatalement. Raclage de fond de tiroir avec un Romita Jr à bout de souffle, le chapitre – qui oppose les Vengeurs une énième fois à Sin, sans la moindre impact sur la suite des évènements – est ponctuellement constitué de choses sympathiques mais sans jamais réellement convaincre. Certaines planches sont presque réussies et dégagent un petit quelque chose: Romita foire toujours autant les personnages dans le fond (surtout les femmes, hélas, tout le monde ne peut pas s’appeler Terry Dodson), mais reste agréable malgré tout par une coloration qui embellit parfois bien le dessin, et toujours cette notion de dynamisme propre au dessinateur qui lui donne un certain cachet. A côté de ça, on sent donc qu’on s’étale toujours autant parce que le scénario manque à l’appel, occasionnant quelques passages assez fun toutefois avec les armures d’Iron Man en mode pilotage automatique dans la tronche de Sin, mais ça ne suffit pas à se faire entièrement pardonner… Heureusement que c’est le dernier chapitre, à la fois estampillé Fear Itself et Romita Jr, d’ailleurs.

Journey Into Mystery semblait pourtant enfin partir dans la bonne direction, ça semblait bouger un peu, mais le temps du #627, un interlude en la compagnie de Mephisto, le soufflet retombe quelque peu et on s’ennuie ferme. En fait, le gros soucis, c’est que cet interlude intervient au « mauvais moment », à un moment où on aimerait que ça avance de bon et pas qu’on nous assène d’un blabla bien pompeux comme il se doit, multipliant les références à l’univers Marvel… que personne ne connaît, laissant donc un peu sur la touche le lecteur. En gros, ça n’a ni queue, ni tête.  Le #628 relève la barre (puisque la suite directe) mais Panini voulant à tout prix meubler son magazine à cause de la réduction de page des chapitres US (On passe de 24 à 20 pages) on se retrouve avec… la moitié du chapitre. Donc ça semble commencer bien, mais ça s’arrête sec en plein milieu. Gé-Nial.


Thunderbolts revient enfin aux sources ! Après un petit passage à vide, avec tout le côté « serious business » qui découle du crossover, les tribulations d’une des équipes Marvel que je préfère prennent un peu de distance avec l’event (et n’en a presque plus rien à voir d’ailleurs, c’est juste la transition avant de virer définitivement le macaron) pour repartir sur une base bien plus fun, décomplexé, comme à la bonne époque où je les ai connu. Une histoire volontairement oldschool, un scénario de comicbook pur jus en somme (mais qui n’est pas forcément un défaut en soi) où on y trouvera le méchant bien connu, Zemos Jr qui profite de la peur installée un peu partout pour balancer une bombe sur Chicago et qui enchaîne sur une étrange invasion de créatures aquatiques, dont les Thunderbolts devront repousser l’assaut. C’est assez « délirant » dans le concept vis à vis de ce que l’on a vu avant, mais c’est une véritable bouffée d’air frais, ça fait du bien de retourner à quelque chose de simple et qui va à l’essentiel, sans trop se prendre au sérieux. Ma foi, beau rattrapage, même si le dessin pèche toujours un peu (N’est pas Kev Walker qui veut).

Uncanny X-men persiste et signe et offre définitivement une bonne saga dans cet event. C’est d’ailleurs un de mes préférés finalement, et je ne pense pas que la fournée de Mai changera quelque chose. Collossus change donc d’apparence, et devient le « disciple » de Cittorak, l’ancien proprio du Fléau. Le chapitre met avant tout en avant les premiers pas de l’homme de métal avec sa nouvelle force (déjà qu’il était bien loti avant) en le faisant directement affronter le Fléau en mode Digne. Bien que le twist de fin soit prévisible et minable (la fuite des Dignes pour le combat final), ce fût un bon chapitre avec un Colossus à la force démesurée et montrant qu’il avait clairement le dessus sur son adversaire, tandis qu’Emma Frost tente de se débarrasser d’Hope avec en bonus l’intervention de Namor dans son légendaire slip de bain… le tout soutenu par un dessin toujours aussi bon, retranscrivant à merveille toute la puissance dégagée par ce combat de titan. Un vrai plaisir à lire.

Avengers Academy est une chouette série. J’ai tenté d’en parler dans le récent podcast que j’ai effectué, mais pour ceux qui l’auraient zappé: c’est plutôt bien écrit et intéressant à suivre, malgré son design un peu kitshos sur les bords, et un concept très proche des X-men: Durant la saga Siège, des ado avec des pouvoirs en quête d’identité avaient été enrolé par Norman Osborn, le grand méchant emblématique, dans le but d’en faire des « super méchants », dans l’idée. Une fois son « règne » fini, que faire de ces jeunes à l’esprit perverti, qui peuvent à tout moment passer dans le côté obscure de la force ? L’Avengers Academy est là. Malgré l’image mentale en pensant à la Star Ac’, c’est une série qui met en place ces jeunes dans une école de « redressement », dirigé par Quicksilver, Tigra et surtout Henry Pym, l’homme Fourmi – dans l’espoir d’en faire de bons vengeurs.

Pendant Fear Itself, l’école se fera grosso modo attaquer par un des Dignes d’un côté et ces nouveaux jeunes vengeurs se verront confrontés à l’impact d’une telle « guerre » sur la population (« On ne peut pas sauver tout le monde ») et des doutes qu’ils peuvent ressentir dans ces moments là (« On est surpuissant, mais on ne peut rien faire face à la situation » ou « C’est la première fois que je tue quelqu’un, je me sens mal »). Et c’est drôlement chouette en fait. On sent – certes – que certaines situations sont tirées par les cheveux pour étaler la sauce, mais c’est suffisamment bien construit, écrit (Ce n’est pas uniquement de la baston, mais on assiste à de bons développements de personnage), et rythmé pour que ça passe tout seul. Le dessin n’a jamais été extraordinaire, mais fait bien son boulot, sans ratage particulier. Et en plus, Panini a eu la bonne idée de publier tous les chapitres liés à cet event en un seul bouquin, parfait pour tout lire d’un traite malgré l’épaisseur du scénario.



Le mois prochain ? Suite et fin de Fear Itself forcément, Iron Man, Ghost Rider, Journey To Mystery, ainsi que l’arc complet dédié à l’event pour la série New Mutant; et les dernières miettes en terme de séries très secondaires dans le second Marvel Monster (Oui, malgré la qualité du premier), dont le sympathique sur le papier (même si je ne me fais pas trop d’illusion non plus) Hulk vs Dracula. De toute, ça peut pas être pire que le chapitre précédent dédié à ce même Dracula, complètement nullissime.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

House of M, ou la journée Porte Ouverte chez Magnéto

Après m’être adressé à un public de niche très très restreint (Normal que je ne truste pas les stats, eh) en commentant tous les mois l’actualité du crossover de 2011 en France qu’est Fear Itself, on va passer à quelque chose de nettement plus abordable. Oui, toi, lecteur de comics débutant en Marvel ou ayant même un peu de bouteille (ou m’ayant même emprunté mes bouquins, n’oublie pas de me les rendre), cet article s’adresse à toi ! Ne pars pas tout de suite ! Je vais te parler d’un comics Marvel que j’affectionne tout particulièrement, tout en l’ayant découvert très tard (Merci la réédition de janvier 2012), House of M, le mega crossover comme on dit dans le milieu des super-héros qui date, déjà, de 2005.

House of M, de quoi ça parle, et de quoi ai-je besoin de savoir pour me lancer ?

Dans la grande famille des Vengeurs, la grande équipe de super-héros chez Marvel, il y a Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge. Puissante mutante, une des plus puissantes même, elle est surtout la fille de Magnéto, le maître du magnétisme, et soeur de Pietro Maximoff, l’autre enfant de Magnéto, aussi connu sous le nom de Quicksilver. Lors du crossover précédent, Avengers Dissassembled (Dont la réédition « seule » est prévue en France pour fin 2012, et déjà disponible dans le Deluxe New Avengers 1), pour diverses raisons qui m’échappent encore, Wanda pète littéralement un câble et tue de nombreuses personnes, dont certains Vengeurs, comme Oeil de Faucon… Même si on sait tous (ou du moins, on l’apprend vite) que la mort chez Marvel n’est qu’une étape sans importance dans la vie d’un personnage, aussi important soit-il.

Suite, à cet évènement, c’est ici que commence House of M. Une fois la situation calmée, il n’en reste pas moins que les conséquences, et une grande réunion chez les Vengeurs, accompagné d’une partie des représentants des X-men, se met rapidement en place: que faut-il faire de la Sorcière Rouge ? Peut-on encore accepter d’avoir une bombe humaine dans les parages, capable de tout raser juste en ayant ses règles en un claquement de doigts, vu sa puissance ? Pour eux, les Vengeurs, la décision était prise: il faut tenter de la raisonner, voir… s’en débarrasser dans le cas échéant. Et voilà donc parti une troupe de super-héros vers Génosha, une ville abandonnée où se trouve actuellement Magnéto et ses 2 enfants, pour tenter de faire avancer les choses… Jusqu’à qu’une lumière blanche envahisse l’endroit. Le résultat ?

Encore un jour se lève sur la Planète Mutante…

Les mutants sont devenus l’espèce dominante sur Terre, les humains (Appelés « Sapiens », en opposition aux Mutants) sont méprisés et la vie de certains super-héros semble totalement changées: par exemple, Miss Marvel n’est plus la super-héroïne de seconde zone, mais est devenue « Captain Marvel »; Peter Parker vit tranquillement avec sa femme Gwen Stacy, son enfant accompagné de Tante May et de son oncle Ben; Steve Rogers n’est pas sous l’emprise du sérum du Super-Soldat et vieillit normalement et j’en passe: Pas de doute possible, nous sommes dans une réalité alternative, où les mutants ont pris le dessus et les rêves de certains super héros semblent avoir été… exaucés. Et on devine rapidement qui en est l’auteur. Et c’est Wolverine qui prend conscience en premier qu’il n’est pas dans son monde (et c’est définitivement le héros de cette histoire par la même occasion) et va rapidement décider de s’attaquer à la source du problème, tout en essayant de s’accommoder à ce nouveau monde radicalement différent.

A la fois la grande force de ce crossover et aussi son principal point faible, c’est la profondeur de son scénario. A ma grande surprise, donc, le titre est extrêmement accessible pour le novice que je suis. Ou du moins, « j’étais » à l’époque de sa sortie (en janvier !), car j’ai bien bossé depuis et je commence à y voir plus clair maintenant dans ce gros bordel qu’est l’univers Marvel. Ici, tout est fait pour d’une part, ne pas trop se sentir largué par les nombreux personnages (On nous résume régulièrement l’essentiel de ce qu’il faut savoir, c’est sympa de leur part) et surtout, par l’absence des chapitres « annexes ».

Pour rappel, lors d’un crossover, il y a l’histoire principal qui tourne selon certains personnages (Ici « House of M »), puis les chapitres annexes qui approfondissent l’histoire en multipliant les points de vue, sans pour autant être indispensable. Juste du gros bonus en somme, toujours agréable à lire quand c’est bien fait. Alors oui, quand même, on sent bien à un certain moment (Dès le deuxième chapitre) un « espace promotionnel », un chapitre qui en plus de poser le contexte et la base de ce qui suivra, nous fera très subtilement du teasing nous incitant (à l’époque, car ce n’est plus le cas « officiellement » de nos jours, les rééditions ne s’occupent que de l’histoire principale) à acheter ces fameux chapitres « annexes ». Donc rien de plus normal que d’enchaîner, parfois, quelques pages qui semblent être là un peu pour meubler, parce que concrètement, elles n’apportent rien, si ce n’est pour arriver aux 20 pages habituelles par chapitre. Mais qu’importe ! Une fois l’intrigue mise en place à coup de panneau publicitaire (ce n’est pas gênant, on peut faire sans, malgré tout, on se sent pas trop frustré contrairement à Fear Itself qui nous tease gentiment et régulièrement la gueule sur les annexes), la machine est lancée, la montée en puissance peut désormais se faire !

Car c’est bien là la grande force de House of M, ce qui fait que j’y ai pris un énorme plaisir: la simplicité de son intrigue, qui ne laisse du coup pas le temps à l’intrigue de s’étirer en longueur, bien au contraire. Certains y voit un défaut, car ça se résume très facilement (tout court) à une bonne grosse baston avec un Wolverine vénère aux commandes… Et c’est vrai. Mais ça en devient une force, car on sait où l’on va, on sait à quoi s’en tenir. Car, hélas, plus je lis de comics de super-héros ces 6 derniers mois, plus je me rends compte que – parfois – les histoires se complexifient inutilement. On part dans un gros délire qui met en place des voyages dans le temps, des délires scientifiques tarabiscotés (Tant de mots incompréhensibles, c’est tellement cool), des personnages sortis d’une pochette surprise après 20 ans d’absence parce qu’il fallait remplir un quota ou que le scénariste manquait d’inspiration, à l’histoire superficiellement complexe (Je suis ton père, mais en fait non c’était mon identité secrète après avoir fusionné avec le Namek qui est le père de ta soeur) et j’en passe.

Parce que House of M, c’est justement tout le contraire. A l’image de son héros – Wolverine – House of M est un crossover très « bourrin », au fond assez simple, mais qui en devient du coup vraiment grisant au fur et à mesure de sa lecture. Wolverine n’a qu’un but: en finir avec la Sorcière Rouge et « retourner » dans son monde. Alors oui, le scénario est prévisible, on devine rapidement son schéma, là où ça veut en venir, mais au moins, pas de mauvaises surprise. On a « juste » ce que l’on veut au vu du postulat de base, et on y prend beaucoup de plaisir: un héros face à un monde illusoire et plus hostile qu’il n’y parait tout en réunissant d’autres super-héros (qui avaient pourtant pris goût à cette nouvelle vie, mais le retour à la réalité pour certains fait très mal) pour mener à bien sa « mission ». J’utilise souvent (trop) cette expression, je le reconnais, mais effectivement, parler de « montée en puissance » n’a jamais été aussi approprié ! Alors certes, on y prend un peu plus de plaisir quand on connaît un minimum les personnages concernant leurs « doubles vies », en voyant la différence entre la « vraie » et celle fantasmée; mais disons que ça donne une sorte de double sens de lecture pour le lecteur débutant: il jouira dans tous les cas d’un récit bien construit et efficace jusqu’au bout, et il le redécouvrira toujours avec plaisir une fois qu’il aura acquis un peu plus de culture Marvel et qu’il pourra y déceler les subtilités du scénario. Que demander de mieux ?

En complément, justement, pour ceux qui ont un peu plus cette culture Marvel, pour prolonger un peu cet univers, la récente réédition de Panini comporte un chapitre bonus sous forme… d’un faux journal papier – « The Pulse, édition spéciale » – qui raconte sous cette forme ce qui se passe en parallèle à notre histoire dans ce monde imaginaire. Ragot, potin, informations people sur les grands de ce monde, rubrique Sport et compagnie; c’est la (grosse) cerise sur cet excellent gâteau, même s’il est du coup un peu moins accessible au vu des personnages/situations abordés.

Et c’était sans compter sur le talent du dessinateur français Olivier Coipel au commande de l’intégralité du récit. Je ne le connaissais pas très bien il y a peu, et je comprends désormais son excellente réputation actuelle, et pourquoi tout le monde se réjouit de sa venue sur Avengers versus X-men: c’est probablement l’un des dessinateurs de comics de super-héros les plus talentueux que j’ai pu voir à ce jour, aux côtés de mon petit chouchou Chris Bachalo, ou même de Kev Walker (un jour, je ferais un Top 7 de mes artistes préférés, le top commence à se dessiner à force). Son trait est d’une telle justesse tout au long du récit (c’est, mine de rien, pas donné à tout le monde d’être parfaitement constant), ses dessins tellement riches en détail (La moindre parcelle de case reste toujours détaillée contrairement à d’autres… comme un certain Romita) et son style tellement reconnaissable et agréable (surtout) qu’il rend tout simplement certains passages… épiques. Je déteste ce mot sur-utilisé, mais je dois reconnaître qu’il est le seul à retranscrire ce que j’ai pu ressentir devant certaines planches tellement elles sont belles à en pleurer et mettent merveilleusement bien en avant certaines scènes d’actions mémorables, frisson à l’appui. Le plus amusant dans tout ça, mais c’est plus personnel, est de constater son progrès entre House of M et, par exemple, la mini-série Avengers: Children’s Crusade (Publiée actuellement dans la revue de pré-publication Avengers chez Panini), où son trait – déjà monstrueux à l’époque – gagne encore en finesse actuellement (les personnages sont mieux proportionnés désormais) et reste encore et toujours un bonheur oculaire à chaque case.

En bref, House of M fût une excellente surprise à tous les niveaux, et m’apparaît d’office comme un indispensable Marvel (Mais eh, je n’apprends rien à personne, hein ?), surtout au vu des conséquences terribles qu’il a eu sur la continuité, encore (et toujours plus) de nos jours, à l’heure où Avengers Versus X-Men entame son cycle. Je ne dirais pas que c’est le point d’entrée parfait pour Marvel (Existe-t-il vraiment ?), mais la base de son scénario est tellement simple et accessible qu’il en devient facile à lire pour tous et donne – justement – très volontiers l’envie d’en savoir plus sur l’univers Marvel. Et ça, c’est la meilleure entrée en la matière qu’on pouvait faire.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #3

Le mois de Février fût un mois chargé pour l’actualité de Fear itself ! 4ème mois d’exploitation pour le maxi crossover et c’est surtout le mois où débarque la principale fournée de Hors-Série liés aux personnages n’ayant pas les « moyens » de s’insérer dans les principaux magazines français. Hélas, comme c’est souvent le cas de manière générale, une telle exploitation, une telle volonté de mettre n’importe quel personnage au coeur du conflit entraîne forcément une qualité très… aléatoire, avec des one-shot/mini séries dans tous les sens. Des histoires qui ne semblent pas avoir de véritable lien avec l’event en question (un comble quand même, on a payé pour avoir un autre point de vue, bordel !) et à la qualité vraiment discutable, du genre « profitons d’un event pour caler une bonne grosse purge par un artiste inconnu ». Mais c’est un peu ça les crossover Marvel, on les lit, mais il n’y a pas que du bons à en tirer.

Bonne lecture !

Entamons alors -je vous préviens tout de suite – ce maxi pavé best-of + avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #4 et Fear Itself : The Worthy  » )

Le concept de Fear itself commence sérieusement à trouver ses limites dans ce numéro. Au risque de me répéter, il est toujours aussi sympa à lire dans le fond, mais ça tourne quelque peu en rond: ça n’avance presque pas. Enfin, si, ça avance, très vite, trop vite ! Mais là encore, on nous fait éternellement poireauter sur la suite des évènements (ceux qui font vraiment avancer le schmilblik, genre la résolution des combats ou l’avancement du scénario en lui même) et dès que ça arrive, eh bien c’est déjà fini. Et le cycle recommence, où au chapitre d’après, ce qui nous intéresse sera bien là mais développé en 5-6 pages pour 15 de résumé/blabla de meublage.

Pourtant, j’insiste, on y prend un certain plaisir. Cette fois-ci, c’est Thor qui revient sur Terre après s’être fait dégagé d’Asgard par son papounet pour avoir voulu prendre la défense des humains, dans les épisodes précédents. Il fini par rejoindre les autres Vengeurs (Steve Rogers, Iron man revenu de Paris; le tout autour de la dépouille de Bucky, qui est bel et bien mort… pour le moment) et explique ce que l’on sait finalement un peu: en créant la peur via ses sbires, le Serpent s’en nourrit pour retrouver sa puissance initiale.

Chose qu’il arrive finalement à faire, histoire de  passer (enfin) la seconde: le voilà rajeunit (c’est le brun de la couverture) et fait apparaître son pseudo palais sur Terre. Thor, qui découvre par la même occasion que le Serpent n’est ni plus ni moins que son oncle, le frère d’Odin donc, tente de régler ses affaires de famille, pendant que Steve part soutenir les Vengeurs déjà en combat à Manhattan contre Sin et qu’Iron Man, désespéré, va tenter de demander renfort à Odin. Faut le comprendre, Odin compte simplement supprimer la race humaine pour pouvoir empêcher tout apport de « peur » envers le Serpent.

Ca a beau avancer un peu trop doucement, ça a le mérite de pas s’attarder longtemps sur des points lourdingues du scénario, avec quelques passages bien sentis (Tony Stark qui craque et replonge dans l’alcool, comme on pouvait s’y attendre via la fin de ses aventures à Paris, très bon passage) et j’avance (lis) vite mais au moins, je m’emmerde pas, contrairement à d’autres séries que je détaillerais plus bas. Car ouais, ce chapitre a beau être un peu foireux sur les bords, il reste carrément au dessus qu’une bonne partie du reste des chapitres annexes. Et puis… le dessin déchire toujours autant, Immonen a un vrai talent et je comprend désormais mieux sa réputation ! C’est peut être aussi ça qui fait qu’on y prend du plaisir. Ca fait maigre consolation, mais merde, c’est beau !

En complément, j’ai aussi pas mal apprécié les minis-bonus à la fin de ce tome, ceux qui servent à faire un petit total de 48 pages. Leur but est simple: en quelques pages, résumer les origines des différents « Dignes », histoire de bien les « replacer dans le contexte ». Ici, c’est au tour de Sin, la fille du Crâne Rouge de raconter brièvement ses origines, mais aussi du Juggernaut (le Fléau en bon français), Titania ainsi que de la Gargouille Grise. Et c’était grave sympa ! Je dirais même plus, c’est un bon complément pour un débutant comme moi qui a loupé les origines de certains personnages, même si c’est forcément très expédié. Mais on a les bases (à peu près) et c’est tout ce qui compte, surtout quand c’est bien fait. Bon, tout n’est pas parfait, car certains personnages et/ou histoires restent un peu obscure (ça ne m’étonne qu’à moitié, mais j’ai pas pigé grand chose des origines de Titania, personnage inintéressant par excellence), mais, c’était vraiment bon de repartir avec quelques bases en plus.

D’ailleurs, pour conclure, celui sur la Gargouille Grise, le super méchant français tout droit sorti des 70′, est excellent ! Car très « second degré » dans l’âme, alors qu’on parle d’un gars qui par la suite, à réduit la population de Paris à un tas de pierre. En vrac, cette gargouille a tout du cliché français: moustache bien rasé et fine, un air hautain mais raffiné, et le tout en prenant une bonne tasse de café au pied de la Tour Eiffel… Pas de doute possible, on a en face de nous l’exemple même du français vu par le reste du monde. Mais c’est ça qui est bon ! On sent une certaine légèreté, les résumés de ses précédents combats nous rappellent à quel point c’est un sous-méchant bien kitsh (bonjour le slip d’ailleurs) et ça le rendrait presque… attachant, sympathique. Du coup, je me demande bien ce que l’avenir (la conclusion, quoi) de cet event lui réserve. Marvel, tu nous le garderas quand même sous le coude, hein ?


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #506 et New Avengers #14  » )

Paf, formule 2 en 1 gagnante ce mois (dernier) ci !

D’un côté, parce que la série New Avengers débarque enfin dans l’évènement Fear Itself. C’est une série que j’ai découvert un peu comme tous les autres avec le numéro d’Octobre de la revue ICONS et je dois avouer que je kiffe pas mal. Ce n’est pas très profond, c’est assez mainstream dans les histoires (grosses bastons, bons sentiments et supers méchants bien méchants) dans ce que j’ai lu, mais c’est avant tout efficace. Alors actuellement, j’accroche « correctement » au dessin car c’est « bien fait », mais j’ai un peu de mal à adhérer à ce style de dessin qui donne un effet 3D assez particulier. Pourtant, on sent que ce n’est pas réellement de la 3D façon dernier chapitre de Prelude To Deadpool Corps (Dont j’avais vomi mes tripes parlé ici même à l’époque), mais la coloration en donne l’impression. Impression qui reste toujours un peu « bizarre » au fil de la lecture… Mais soit, c’est du bon quand même et toujours très abordable.

Ici, suite à l’arc précédent, le personnage de l’Oiseau Moqueur (Au moins Marvel est original pour le nom de ses persos) avait échappé de justesse à la mort suite à une grave blessure, en utilisant un produit concocté par les nazis (Carrément) redonnant force et vigueur, puisqu’étant un mix entre la formule du Super Soldat (Captain America donc) et la formule d’Infinité, qui donne la jeunesse quasi éternelle, comme l’atteste le non vieillissement de Nick Fury. Petit résumé à part, ce chapitre fait donc la transition entre le retour en grande pompe de l’Oiseau Moqueur et le début des hostilités de Fear itself, où justement, notre oiseau ira mettre à profit ses nouvelles capacités.

L’occasion de cette arrivée dans l’event permet de faire un petit peu le point sur le personnage. Pas vraiment le re-présenter au près du lecteur nouveau, mais le chapitre permet de le développer, montrer un peu son état d’esprit entre sa (presque) mort et son combat. Du coup, la narration adopte – et ça peut sembler un peu facile certes – le style vu auparavant dans Avengers #13, ce style « page entière de dialogue se situant après les faits, avec le personnage concerné qui se confie sur ce qui vient de se passer »; entrecoupé de passages pleins d’action. Et quels passages ! Le dessin qui ne me convient pas à 100% fait quand même sacrément bien son boulot et offre même quelques moments assez jouissif, avec un Oiseau qui découvre sa nouvelle forme surhumaine (Du coup, je me demande à quoi elle servait avant, vu qu’elle n’avait aucun pouvoir) ou un lancé de Wolverine du plus bel effet. Un chapitre à la fois fun dans son action, et « complet » niveau scénario, avec un développement classique/basique de super-héros, mais efficace et bien intégré.

Pour Iron-Man, on reste toujours dans la même ligné que les précédents: du tout bon ! Même si je ne suis quasiment pas aussi emballé que le précédent, les choses prennent une tournure que j’apprécie grandement. D’un côté, Tony Stark continue de supplier Odin de venir l’aider en utilisant sa forge pour créer des armes de destructions massives, car eh, avant d’être un super héros, Tony est un inventeur de génie. Du coup, en commençant son petit bricolage avec les nains d’Asgard, on retrouve une ambiance détenue, « bon enfant » dans un sens où Tony se fait quelque peu insulter par les nains (Parce qu’un humain ne devrait pas se trouver ici, et que ça les emmerde de travailler pour cette race), se bastonne un peu par la suite avec eux (son ivresse n’aide pas à se contrôler, faut dire), avant de finir tous ensemble autour d’une bonne choppe de bière à l’ancienne. En pleine guerre mondiale à côté, ça fait du bien !

En parallèle, c’est Pepper – la jolie rouquine assistante de Stark –  qui prend le relais en prenant l’initiative d’aller elle-même sur Paris pour y constater les dégâts tout en espérant retrouver Tony, qui ne l’a pas vraiment prévenu de son excursion chez les Scandinaves. Du coup, n’ayant pas encore les habitudes ni la carrure d’un Iron Man, Rescue – le nom de code donné à cette Iron Man au féminin –  va découvrir avec horreur l’étendu des dégâts sur Paris et recevoir même la visite surprise des membres de la HAMMER Industries, alias d’autres armures comme Detroy Steel qui s’est fait rétamé en Janvier… le tout sous les yeux de la Gargouille Grise, qui risque fort d’y mettre son grain de sel. Je ne savais pas qu’elle avait eu droit à sa propre armure (un petit tour sur Wikipédia et on en parle plus) et je dois avouer que c’est une idée qui me plaît: je m’étais toujours demandé pourquoi on n’a pas eu moult variante d’Iron-Man, là où les autres en ont toujours 2 ou 3 (Salut Hulk). Bon, je connais pas tout l’univers Marvel, ils existent peut être, mais… Pepper, la légendaire secrétaire de charme de Tony en Iron-Girl ? Je dis banco ! Et du coup, je trouve ça bien sympathique qu’elle prenne part (sans doute pas la première fois, mais eh, laissez moi débuter) à l’action et laisse entre voir de jolies choses, en parallèle à un Stark bien occupé à picoler…

En somme, un pur chapitre de transition donc, qui souffle un peu, mais qui marche totalement.


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #15, Hulk #37, et Thunderbolts #158 & #159  » )

Grosse ration de chapitre liés à Fear Itself en un seul numéro ! Et globalement, la qualité est là, et s’il y en a pour tous les goûts. Pas aussi bon que le mag’ du dessus, mais quand même plutôt pas mal.

Dans un premier temps, attardons nous sur Secret Avengers #15. Le mois dernier, on s’attardait sur Valkyrie et son utilité dans l’event. Cette fois-ci, c’est au tour de la Veuve Noire, la bimbo de Marvel qui possède le meilleur équivalent qu’elle puisse avoir au cinéma, qui tient le rôle principal. Bucky est mort donc, et c’était son compagnon depuis quelques temps. L’occasion pour Marvel de développer un peu le personnage en lui appliquant directement les conséquence de cette guerre éclaire. Là où c’est intéressant, même si autant « forcé » que la justification de la peur dans Iron-Man #505, c’est le point de vue abordé, qui tacle une grosse tare des comics en général: les personnages qui ressuscitent tous les 3 mois.

En gros, on y parle des journalistes qui jouissent de la mort de Bucky pour faire les gros titres alors qu’à côté, la Veuve Noire (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) tente d’expliquer que OK, chez les héros on a tendance à ressusciter un peu trop souvent, mais que ce n’est pas si positif que ça. A force, ça provoque presque une banalisation de la mort et surtout une angoisse permanente chez les proches du héros en question. Peut-on effectuer convenablement le deuil de quelqu’un qui pourrait revenir d’entre les morts le lendemain ? Peut-on avoir réellement la conscience tranquille quand justement, la mort/la vie peut frapper des icônes quand bon leurs semblent ? Ca n’a beau que durer 20 pages, c’est un point de vue plutôt intéressant à l’échelle des comics et rudement bien mis en scène, et on y croirait presque. Alors oui, comme le dit très bien – pour le coup – Comicblog, c’est une tentative un peu grossière de  » se racheter une crédibilité  » (Ils ont trouvé les mots juste), mais ça marche quand même plutôt bien, malgré un dessin un poil irrégulier.

Concernant Hulk, ce n’est pas un chapitre inintéressant, mais au vu du « système » de publication de Panini, il n’est pas franchement accessible pour le novice que je suis. Okay, dans les grandes lignes, ça se laisse suivre (Rulk arrive là où se trouve la Chose et veut aider les Vengeurs, comme on l’a vu avant) mais on est rapidement perdu sur certains points, notamment l’importance de MODOK vis à vis de Rulk, surtout que le chapitre est finalement très centré sur lui (bah oui, dans un sens, on a déjà parlé de Rulk dans les Avengers des mois précédents). Là où Panini entre en jeu ?

Disons qu’en gros: un hors série sort en Novembre regroupant donc une poignée de chapitre de cette série (et uniquement elle). Puis, le chapitre qui suit se retrouve dans le STARS de Janvier ! Là, j’étais un peu paumé déjà. Puis, après ce chapitre, il y a eu un autre hors série du même genre que le précédent. Puis le chapitre d’après se retrouve donc dans le numéro de Février. Bordélique, n’est-ce pas ? Rulk est un personnage qui m’intéresse un minimum et je suis « prêt » à le suivre, mais Panini n’a pas été très malin pour le coup (ou du moins, avait-il vraiment le choix ? ). Je suivrais donc la série si elle reste régulière dans le magazine, mais il faudrait que Panini se décide sérieusement… Dommage, car le dessin a une vraie belle gueule, avec quelques planches superbes.

Ah sinon, on va aussi parler de mes chouchous ! Les Thunderbolts, en voilà une série qu’elle est bien. C’est fun, barré, bien dessiné (même si pour Fear Itself, on perd Kev Walker, qui déchire un peu pour quelqu’un de nettement moins bon) et ça va directement à l’essentiel: c’est ma raison numéro 1 d’acheter le magazine STARS tous les mois, ni plus, ni moins. Après quelques péripéties dans un château nazi, puis en Irak pour éradiquer une armée de zombie (wtf !), l’équipe se voit rapatrié d’urgence sur le RAFT, une des prisons isolé en pleine mer près de Manhattan pour « super vilain ». Pour rappel, le concept des Thunderbolts: des super vilains qu’on tente de réorienter dans la bonne voie en leur faisant faire des missions délicates pour se racheter une conduite, montrer qu’ils ont un bon fond et veulent redevenir des gens sympas. Sauf que tout le monde n’est pas forcément de cet avis et certains prisonniers aimeraient bien se casser…

Ici le chapitre met donc en scène la destruction de la prison du RAFT (parce que le Fléau faisait partie des Thunderbolts et qu’après récupération du Marteau, il s’est barré en foutant le bordel) et de ses conséquences: c’est la panique, toute la mauvaise graine profite logiquement de cet évènement pour se faire la malle et les équipes des T. Bolts sur place tente justement de les arrêter, tout en sauvant les civils du coin. Du chapitre de transition pur et dur, mais globalement bon: il n’y a pas ce côté déjanté habituel, mais c’est aussi le contexte qui veut ça. On suit donc le nettoyage des décombres de la prison par les différents membres des T. Bolts, chacun à leur manière, tout en constatant que certains vilains vont bien profiter de la situation… Et ça se laisse quand même suivre, mais si  j’espère que l’aspect « serious business » de cette situation ne durera pas trop longtemps.

Le seul reproche que je ferais est à Panini qui a coupé (Mais c’est compréhensible dans un sens) en 2 le chapitre 159, qui faisait exceptionnellement ~40 pages, avec quelques « back-up » comme on dit dans le milieu (des mini chapitres sans grandes importances au sein même du chapitre, étrange concept…) qui ne seront présent que dans le numéro suivant. Et pour être franc, je m’en serais bien passé, car ils cassent un peu le rythme d’une très bonne série…


(Contient les chapitres US:  » Avengers #15, Journey Into Mystery #624 & #625  » )

Comment on dit déjà ? Jamais deux sans trois, c’est ça ? Car rebelote, Avengers #15 poursuit sa très bonne lignée avec un chapitre à mes yeux exceptionnel. Et je suis très sérieux. Je crois tout simplement qu’on a obtenu la recette que j’ai toujours souhaité dans un comic de super héros:

– Ici, on suit l’affrontement éclair entre le Hulk possédé et Spider-Woman/Oeil de Faucon/Miss Marvel et – je découvre – Noh-varr, l’extra-terrestre de la race des Kree, le tout au Brésil. Même si prévisible, on devine de toute façon très rapidement l’issu du combat: notre groupe de héros sera très logiquement dépassé et devra même se retirer de la bataille. Donc ouais, le chapitre se résume encore à de la grosse baston mais bordel. Bordel de merde.
Pour résumer: Chris Bachalo.

En version longue: Il est bien gentil le correct Romita Jr, mais il est temps de redonner les clés au véritable maître des lieux. Chris offre une fois de plus, du peu que je connais de lui, une véritable orgie visuelle, et je pèse mes mots. De ma faible expérience en terme de comics, je n’avais pas autant pris mon pied à lire une vingtaine de page parce que c’est un réel bonheur pour les yeux à chaque instant: c’est incroyablement dynamique, le style est unique (et génial), les dessins toujours parfait même au coeur de l’action, là où un bâclage sauvage aurait pu débarquer sans crier gare. Mais non, la perfection dure de la première à la dernière case, les personnages respirent sans cesse la classe (Oeil de Faucon ne cesse de grimper dans mon estime), Spider-Woman y compris (Je n’aime pas trop son costume, j’avoue) et Hulk en impose encore plus sous le trait de Bachalo, on ressent véritablement sa puissance et c’est CA que je veux quand il y a de l’action dans du comics de super-héros. J’en regretterais presque que la couverture soit faite par un autre (et nettement moins bon) dessinateur, mais Panini fait toujours des choix étranges à ce niveau là…

– Et du coup, un découpage parfait. Une narration géniale. Tout est parfaitement dosé. L’action paraît hyper soutenue, c’est des moments de bravoure toutes les 3 cases, c’est intense; tout en disposant ces petits moments de calme qui refont le point sur la situation et l’état d’esprit de nos héros dans un moment particulièrement tendu, ce qui les rend toujours aussi intéressant à lire (en plus de prendre une grosse claque graphique). Chris Bachalo est un excellent dessinateur à tout point de vue, c’est donc confirmé et c’est peut être même en phase de devenir mon numéro 1, rien que ça.

– Déjà abordé dans les précédents chapitres, l’amourette entre Oeil de Faucon et Spider-Woman est un peu la cerise sur le gâteau, le petit point bonus dans un chapitre qui en a jeté méchamment. Ca se résume en quelques cases, mais c’est du coup parfaitement intégré/discret vu la gravité de la situation et développe donc doucement mais sûrement l’idylle, qui j’espère donnera quelque chose de concret.

Bref, sans difficulté le meilleur chapitre depuis le début de l’event.

Sinon, à côté… Journey Into Mystery. Non sérieusement, j’ai toujours du mal à être totalement emballé par cette série. C’est toujours bien foutu, très « carré » dans le fond, mais plus ça avance, plus j’ai du mal à m’insérer dans son univers qui semble un peu déconnecté du reste de l’event… Ce qui est étonnant vu qu’on parle de nos amis des Asgardiens, un peu centre de la bataille contre le Serpent; voir un peu trop loin des super-héros en général. Loki continue toujours son plan qui semble se dérouler sans accroc, en semant la discorde entre les forces mystiques, du genre Mephisto (le Diable de l’univers Marvel) et Hela, la déesse de la Mort, afin de les détourner de ce qui se passe à côté et leur éviter un pacte avec le Serpent. Il y a bien quelques points intéressants (On apprend quelques petites choses concernant les origines du Serpent, toujours sympa) mais j’ai du mal à voir distinctement où ça veut en venir… Du coup, je reste encore et toujours « neutre » vis à vis de cette série.


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #2  » )

Spiderman continue quant à lui sa bonne montée en puissance (ou presque) avec ce 2ème chapitre, même si on regrette déjà le fait qu’il n’y en ait que 3 au final. Car oui, même si on reste toujours dans ce schéma un peu trop classique et surtout pris et repris en boucle depuis le début de Fear itself; la « progression de la peur », sa position au sein des civils marche plutôt bien en fin de compte.

Spiderman est donc aux prises de Vermine (Un homme-rat, comme l’atteste la couverture), un de ses nombreux ennemis qui a profité de la panique pour refaire surface et tenté de se débarrasser de lui. Je redoutais un combat inintéressant vu qu’on connaissait quand même bien à l’avance l’issu du combat, au vu de la situation et la « promesse » du lien avec Ben Grimm, la Chose transformée en Digne depuis le début. Alors bien sûr, dans le fond, il n’y a aucune prise de risque de la part du scénariste, avec un Spiderman fidèle à ses principes: il souffre toujours autant (et c’est particulièrement bien rendu, ma foi), mais fini toujours par se relever, la rage au ventre, presque par désespoir vu l’ampleur de la situation.

Après, le soufflet (le voilà !) retombe un peu par la suite où l’on enchaîne principalement avec le passage dans l’église, où un fou furieux débarque, arme au poing, prêt à faire feu sur tout ce qui bouge. Spiderman débarque et… vous connaissez la suite. C’est toujours bien construit, Spiderman se montre toujours aussi convaincant dans ses arguments, mais à mes yeux, ce passage aurait dû être inversé avec celui de Vermine, ça aurait davantage accentué la montée en puissance (J’veux dire, autant finir la seconde moitié de cette mini-série uniquement par les badguy) , déjà correct malgré tout. Surtout que le #3 est très bon (Ouf !), à ma grande surprise. J’y reviendrais !

Un chapitre un peu trop classique pour le coup (L’effet « histoire en 3 chapitres » ? Dans le sens où l’on met le paquet/les bases dans le premier, le second sert de transition et le dernier conclut comme il se doit ? ) , mais qui reste avant tout assez bon, avec une bonne tension, plutôt maîtrisé; le tout desservi par une patte graphique toujours aussi bonne et agréable. Du coup, j’aimerais bien voir de quoi est capable ce Mike McKone dans autre chose que du Spiderman. Prometteur !


(Contient les chapitres US:  » Uncanny X-men # 540 & #541 «  )

Petite parenthèse:

Ah, les X-men ! Oeuvre en quelque sorte majeur de mon enfance télévisuelle avec l’excellente (enfin, je crois, j’aimerais bien revoir ça) série X-men Evolution ! Je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de replonger une bonne fois pour toute dans les comics des hommes X, malgré un marché particulièrement dense et très repoussant pour le lecteur. Ou donner de la tête ? En vrac, on retrouve actuellement, sur le marché français, des séries comme X-men, Uncanny X-men, Astonishing X-men, Generation Hope, Uncanny X-Force, New Mutant, X-men Legacy, Wolverine (+ les duos avec d’autres héros pour des minis séries) et je suis sûr que j’en oublie (De tête, c’est déjà pas mal). Passez moi un aspirine. C’est vraiment trop, hélas, mais j’ai du trancher. Le magazine X-men, si toi aussi tu découvre, regroupe Uncanny X-men (apparemment la meilleur selon certains), New Mutant Et X-men Legacy. A partir du numéro de Décembre, tu peux même prendre le train en marche, comme moi, à peu de chose près: un petit arc se met en place pour Uncanny X-men, tandis que les 2 autres finissent le leur, mais reste à peu près lisible, ou presque. Mais le truc sympa, c’est qu’au numéro de Janvier, ces 2 là disparaissent momentanément pour laisser place à Uncanny et au mini-crossover Schism (Pour un ratio de 3/1 chapitres, plutôt sympa), qui bouleversera l’univers des X-men et blablabla. On verra bien ce que ça donne, je chroniquerai ça d’une traite ici quand ça sera fini.

Donc, cette « augmentation de chapitre » juste pour Uncanny tombait à pique et m’a permis de me mettre dans le bain (On resitue à peu près bien le contexte, c’est facile à suivre), et force est de constater que c’est vachement sympa en fait. Dans le fond, la sauce n’a pas beaucoup évolué depuis mes souvenirs d’Evolution, mais pas grave, j’avoue kiffer les comics de super héros, même quand c’est bien mainstream. En vrac, des super pouvoir à gogo, de l’action survitaminée, toujours cette dualité entre les humains et les mutants (Encore plus avec cette histoire d’Utopia qui accentue bien le clivage) qui cherchent à se faire accepter (et c’est en bonne voie, même s’il y en encore du chemin à faire) et une Kitty Pride devenue subitement super bonasse. Mes souvenirs d’enfance en prennent un coup, mais c’était important de le préciser.

La partie Fear itself est du coup du même tonneau. Sans être indispensable à tout prix, l’histoire sert au moins à quelque chose ici, et on lit ça avec doublement d’intérêt, surtout quand c’est bien fait: on y suit un certain « tournant » dans l’histoire du crossover avec l’opposition entre le Fléau (le frérot de Charles Xavier, jadis ennemi habituel des X-men) et les X-men, dirigé par Cyclope. Le Fléau se pointe en direction de San Francisco et fatalement d’Utopia, la ville des mutants. Du coup, Cyclope tente de faire barrage avec son équipe (Le but étant de retirer le casque du Fléau pour qu’Emma puisse contrôler son esprit), même si c’est évidemment plus ardu que prévu… Bon okay, le schéma commence à lasser, on a compris qu’ils vont perdre.

C’est dommage car c’est quand même globalement bien sympa, ne vous méprenez pas: de l’action avec des X-men déchaînés (c’est cool niveau diversité, notamment le passage avec Hope qui se sert de ses pouvoirs mutants pour retirer de toutes ses forces le casque), du rebondissement sympathique (La possession d’Emma Frost sur la fin – une fois le casque retiré – , twist peut être prometteur), un scénario bien construit (On commence par un Fléau particulièrement menaçant et destructeur, et petit à petit, les renforts arrivent pour le premier assaut des X-men, simple mais efficace) et une très bonne patte graphique, constante, avec un bon style (même si n’est pas Terry Dodson qui veut, auteur de certains des précédents chapitres) et une coloration très classe. Rien de tel pour bien retranscrire la puissance et la fureur du Fléau, car ouais, ça a grave de la gueule mine de rien… mais c’est juste dommage que – quand même – avec du recul, ça se passe toujours de la même façon. Un peu de surprise que diable ! Ça n’aurait pas été de refus.

Ah mais quand même, lot de consolation, on y croise un Namor au sommet de son charisme, avec son légendaire slip de bain. Belle cerise sur le gâteau, n’est-ce pas ?


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Uncanny X-Force #1-3 et Fear Itself: Wolverine #1-3 » )

Uncanny X-Force, je ne connaissais pas, je découvre donc sur le tas, et c’est plutôt pas mal dans le principe.

Une team « Black-Ops » (des affaires « sales » mais nécessaire qu’on ne donne pas à n’importe qui) composé de Wolverine (en costume noir), Deadpool (en costume blanc !), Psylocke (la touche de féminité du groupe) et Fantomex (Au sympathique design d’ailleurs, j’aime), qui va cette fois-ci s’occuper d’un groupe terroriste Anti-mutants (les Purificateurs) qui vont bien évidemment profiter de la situation pour passer à l’action, en exécutant un mutant en public par exemple. Okay, c’est du vu et revu niveau scénario mais c’est relativement correct comme mini série !

Bon, oui, vous l’avez deviné: le rapport avec l’event ? Faible. Tout comme le scénario. Mais pas (trop) grave, parce que c’est globalement cool à lire. Pas extraordinaire, il manque encore quelques trucs pour vraiment cartonner (Un scénario mieux imbriqué à l’event ? Moins manichéen peut être ?), mais on a une bonne dose d’action (malgré un départ un peu lent), des personnages qui puent la classe, poseurs; un Deadpool limite plus drôle/déjanté que dans sa série régulière, et c’est violent comme on les aime. Basique, mais suffisamment efficace malgré quelques soucis de rythme.

Et puis c’est super beau. Ca a un style très… propre (trop peut être ?), mais c’est hyper carré, toujours soigné et ça a une sacrée gueule (cette coloration !), avec un Deadpool plus resplendissant que jamais ! A la limite, le truc qui me dérange un peu, c’est l’esthétique de la série. Pas qu’elle soit mauvaise, que je la trouve de mauvais goût, mais tout en l’appréciant, voir un Wolverine noir, un Deadpool blanc, Fantomex qui utilise des technologies extraterrestres aux tons violets/rouges en étant lui même en costume blanc et j’en passe;  ça donne une drôle d’impression. Tout en étant super beau. J’en viens à me demander si la série régulière est du même acabit… Mais ça se laisse lire avec plaisir !

Quant à la partie Wolverine…

C’est médiocre. Comme toujours, pas de gros rapport avec l’event. On développe quelque peu la relation qu’entretient Wolverine et sa copine journaliste et ça aurait pu donner lieu à un bon petit point de départ pour une histoire très tournée vers le point de vue des journalistes accompagné de Wolverine par exemple. C’est un peu le cas… mais on retombe vite dans un scénario nettement plus manichéen où Wolverine se voit aux prises d’une vilaine organisation qui veut lâcher une bombe sur Manhattan.

Pourtant, c’est sympa dans le principe, ça aurait été une occasion de faire vivre une aventure un peu « épique », où on alternerait un Wolverine qui donne tout ce qu’il a pour empêcher le largage de la bombe pendant que sa nana fait ce qu’elle peut pour prévenir les autorités, les civiles, organiser une évacuation, un truc comme ça… Et si on en est proche, le résultat peine à convaincre. En fait, de manière générale, cette mini-série sent le bâclé. On n’y croit pas, on s’ennui, l’action manque cruellement et les méchants n’ont pas de charisme et semblent encore et toujours sortis d’une pochette surprise. Et puis c’est laid. Okay, j’ai été méchant, mais la première image (la 2ème dans les miniatures) que j’ai linké plus bas est assez équivoque. C’est mal dessiné, c’est constamment bancal avec quelques trucs réussis, pour beaucoup de ratages, notamment les visages (mais si vous avez cliqué, vous l’aurez remarqué). Et ça gâche beaucoup de chose. J’avoue que j’ai été naïf ! Quand j’ai vu la couverture, ça donnait envie, car c’était beau, ça promettait quelque chose d’épique, pour me répéter, mais j’ai rapidement appris qu’une couverture n’est pas toujours faite par le même dessinateur… Bref, je le saurais maintenant. A oublier de toute urgence.

Du coup, le magazine n’a qu’un demi-intérêt. X-Force est sympathique (sans être transcendant non plus) et Wolverine est un peu pourri. Du coup, ça donne une moyenne… très moyenne. Carrément dispensable oui.


(Contient les chapitres US:  » Fear itself: Deadpool #1  » )

Même si irrégulière (aussi bien en terme de publication française qu’en terme de qualité), je l’aime bien ce Deadpool. C’est un personnage funky, décalé et souvent drôle, qui apporte le petit vent de fraîcheur parfois nécessaire dans l’univers si viril des comics de super héros. Le voir dans sa propre mini-série pour Fear Itself m’a pas mal emballé (le potentiel est grand) et une fois en main… c’est… assez particulier, vis à vis de ce que j’ai eu l’habitude de lire jusque là et à quoi je m’attendais. Pas mauvais pour autant, mais déroutant dans un sens.

Pour faire simple, disons qu’on change un peu de « style d’humour », comparé aux aventures précédentes du même magazine, changement de dessinateur/scénariste pour l’occasion oblige. Même si ça restait très « con-con » avant, on avait quelque chose d’assez « simple », plus conventionnel. Ici on vire carrément dans quelque chose de très… burlesque. Attendez, je vous explique. Les prémices du scénario (aussi maigre soit-il, mais c’est assumé) montre un lien assez faible avec Fear Itself (et ça peut constituer le principal défaut dans un sens) malgré les premières pages qui nous rappellent ce que l’on doit savoir: Alors que c’est le bordel à côté, Deadpool décide de faire croire à un super vilain has been un peu stupide qu’il possède un Marteau magique (comme les Dignes) et qu’il pourra détruire ce que bon lui semblera. Le but de Deadpool étant de se servir de ce subterfuge pour pouvoir l’arrêter à temps et récupérer tout le mérite de cette arrestation finger in the nose. Dans le nez… pas si sûr. Mais ça, ça sera pour le prochain numéro.

Donc on rentre très vite au coeur du sujet et là… Où est-ce que j’ai atterri ?

On vire dans quelque chose de très kitsh visuellement, avec un humour qui part dans tous les sens, ça se prend encore moins au sérieux qu’auparavant. Le scénario n’a donc – ni plus, ni moins – ni queue ni tête, tout semble sorti aléatoirement d’une boite à idée, à commencer par l’ennemi principal de Deadpool, le Morse. Tout droit venu des années 70, il aurait peut être dût y rester… Mais il tranche énormément avec ce que l’on voit habituellement de nos jours, y compris (et encore plus) avec ce qui se passe à côté. C’est donc lui le dindon de la farce de Deadpool, celui qui servira de running gag principal à cette série. Car c’est bien là le côté fendard de la chose (et qui marche pas trop mal): voir comment Deadpool va se moquer de ce benêt de Morse, qui croit dur comme fer être devenu un Digne !

Grosso modo, c’est un chapitre plutôt moyen, mais principalement parce qu’il tranche assez radicalement avec les précédents et on regrette quand même l’absence de véritable lien avec Fear itself, alors que c’est quand même plutôt fun à lire (encore plus par la suite, je vous assure !). D’autant que le dessin n’est pas mauvais, bien que ne mettant pas souvent les persos « humains » (sans masque en gros) sous leurs meilleurs jours, avec presque une volonté de les rendre moche (Je sais que ce n’est pas un canon de beauté mais le Deadpool sans masque est assez horrible). Une introduction pas évidente, mais qui vaut quand même le coup en se forçant un peu…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Black Widow, Fear Itself: Monkey King, Fear Itself : FF et Fear Itself: The Homefront #5-7  » )

Alors en vrac, car je ne vais pas m’attarder longtemps dessus vu la qualité globale:

– Pour la Veuve Noire, je ne comprends pas. Oui, c’est mauvais. Ce n’est pas franchement bien dessiné (j’aime pas le style on va dire), et l’histoire n’est strictement pas intéressante. Mis à part le fait que l’histoire tourne autour de terroristes qui officient sur Marseille (!), on n’en a strictement rien à cirer des histoires de la Veuve Noire, moins sexy que jamais à cause de son dessin (allez, la couverture est très cool, mais comme d’hab: c’est un autre dessinateur). Du cliché sur patte (le passage avec le geek, obligé ?) et un coéquipier sorti de nul part et tout naze esthétiquement, font qu’on n’arrive vraiment pas pourquoi ce chapitre existe. En fait, ce sentiment est d’autant plus renforcé (J’ai envie de dire « Le mot est faible » ) quand on repense au Secret Avengers #15. Pourquoi c’est pas LUI, le chapitre dédié à la Veuve Noire ? Pourquoi une histoire intéressante dédié au personnage ne fait pas parti du one-shot spécial event alors que c’était l’occasion ou jamais ? Décidément, certaines choses m’échappent dans les lois du marketing comics…

– Le FF est plutôt bon, mais je me retrouve face à une drôle d’incompréhension. On parle quand même des FF (Future Fondation, le nouveau nom temporaire de la série des 4 Fantastiques), dont un des membres fait parti intégrante de l’histoire de Fear Itself, et… ils ne trouvent à faire qu’un seul chapitre dessus ? Alors peut être que la série en elle même était « trop lancée » pour que l’auteur face une parenthèse F.I (C’est fort probable en fait), mais on sent un drôle de sens des priorités alors qu’il y avait quelque chose à en tirer sur le papier. En vrac, Susanne, Richard ainsi que l‘Homme Dragon, tentent d’arrêter Ben Grimm fraîchement devenu un Digne, chose qu’ils n’arrivent pas à faire malgré les nombreux efforts. Puis vint intervention de l’ex-femme de Ben à la fin, pour tenter de le raisonner. En vain, again. Et puis après… plus rien. Dans les autres chapitres, on ne nous rappelle jamais (pour le moment en tout cas) où se trouve le reste des Fantastiques, alors que c’est leur pote dont il est question… Ca serait comme faire d’un X-men un grand méchant, et ne de voir aucun autre X-men à ses côtés/contre lui pour l’arrêter. Ca n’a aucun sens… Puis ce chapitre arrive trop tard. Il aurait été cool en introduction/première vague, mais 3 mois après, ça fait un peu pavé dans la mare

– Le Monkey King est… je ne trouve pas les mots. C’est pire que tout. Fear itself est en fait l’occasion d’inventer des personnages complètement useless et tout pourri, au design fini avec les pieds et surtout complètement inintéressant au niveau du background. Vous cherchiez un rapport avec l’event pour ce personnage ? Il n’y en a pas. Enfin si, dans l’Avengers Extra du mois de janvier, avec Iron Man 2.0. En fait, le personnage a été introduit aussi vite qu’il est reparti durant les chapitres F.I de l’homme de fer black. On n’y voyait pas vraiment son utilité (en plus du passage dans lequel il se trouve, cf mon article dessus) mais ça aurait pu s’arrêter là, car ça n’en valait pas la peine. Qu’est-ce qu’on pouvait en tirer ? Eh bien on a du se poser la question chez Marvel et il a fallu qu’ils y dédient quand même un chapitre complet pour conter ses origines ! Sur un personnage qu’on ne reverra sans doute plus jamais par la suite (comment peut-on espérer qu’il s’impose, sérieusement ?) et qui ne nous intéressera pas, vu qu’il n’apporte rien de bien concret. Surtout que ses origines, son histoire et compagnie, c’est quand même pas mal bidon (Oui, blabla légende du roi des singes, mais c’est tellement forcé…).

Bref, je m’appelle Marvel et j’ai pondu un bel étron.

-Quant au Homefront, il est … pas si mal, même si là encore: problème en vue. Le soucis vient du fait que, lecteur français comme moi qui prend le train en marche; on ne sait absolument pas à qui ont a affaire, et d’où sort le scénario (Il se place quand ?). On retrouve donc Spider-Girl (je savais pas que ça existait), Amadeus Cho (Le Prince du Pouvoir, wtf ?), la jolie X-23 (Merci MvC3 ! Même si elle a moins de charme ici que dans le jeu…), Power-Man (Le quota ethnique ?) et Thunder-Strike (Le Mini-Thor) ; petit groupe d’ado qui débarque en pleine mer sur un bateau après une téléportation ratée et que se font attaquer de toutes parts par des ennemis sortis de nulle part eux aussi. Et c’est grave le bordel. On est toujours un peu perdu, malgré quelques tentatives de resituer la chose. Mais la resituer où ? Car là encore, ça commence à être lourd, le lien avec F.I est super maigre. Même pas la trace d’un digne ! C’est dommage car sur le coup, l’ambiance « Teen » n’est pas si désagréable, ya un peu d’action avec quelques passages jouissifs (Le combo Power Man/X-23 fait des merveilles, j’en redemande !) et des ennemis badass. Bah ouais, des requins sur patte géants samourais, ça ne court pas les rues ! Mais cette histoire sort tellement de nulle part…


(Contient les chapitres US:  » The Deep #1-4, The Fearsome Four #1-4, the Homefront #3, Tomb of Dracula: Throne of Blood et Heroes For Hire #9-11  »  )

Et finissons donc sur le gros pavé. Le gros pavé qui fâche, ouais. Car comme on pouvait le regretter, les Monsters regroupent les séries qui n’avaient absolument pas la place d’être dans un autre magazine, ni vendues seules, quelque soit la forme. Mais qui dit série « spéciale » (Car mettant en scène des personnages peu courants par exemple), dit aussi, potentiellement, série toute pourrie, car tellement hors sujet que ça en devient du pur remplissage/quota de comics pendant un crossover. Et donc ouais, là où je veux en venir, c’est qu’il y en a ici-même, même s’il y en a un à sauver.

The Deep: La meilleure histoire du pavé, assurément ! Et je regrette vraiment que Panini l’ait publié dans un tel recueil, parmi pleins de trucs pas très bons. Je l’aurais acheté (et absolument pas regretté) sans problème. En gros, c’est surtout – enfin ! – l’histoire de l’équipe de Namor et de Dr Strange (on part donc sur de TRÈS bonnes bases, je kiffe pas mal Namor et son côté macho 200%), accompagnés par la suite du Surfeur d’Argent (yeah !), Lyra, la fille de Hulk (Ah ? Mais why not, design plutôt sympa) et de Loa, la jolie rouquine qui sort de je ne sais où, mais elle est bonne, je valide ! Ca c’est une équipe qui en impose ! Et ça fait plaisir de suivre les aventures d’une équipe charismatique, ce qui n’est pas donné à tout le monde, voir plus bas….

Et tout ce joyeux monde va gentiment se bastonner contre Attuma, un badguy aquatique qui a reçu son marteau pour Noël. Le « Enfin » fait surtout référence au fait qu’on voit souvent Attuma en mode « résumé » à côté, mais qu’aucune série principale ne s’y est penché sérieusement. Du coup, j’étais bien content de le voir à l’oeuvre, surtout avec un roster plus que sympathique chez les gentils. Et c’est donc carrément sympa en fin de compte: on va à l’essentiel, les persos sont charismatiques, le dessin est carrément bon et constant, on a de bonnes castagnes aquatiques (et mine de rien, c’est toujours sympa de changer de milieu pour varier le style de combat), des passages over-the-top avec des monstres géants et du coup, un bon rythme de croisière. On va pas chercher loin, mais c’était rudement efficace. Et puis le Surfeur d’Argent qui surfe sous les mers, c’est toujours rigolo comme concept.

The Fearsome Four: Là encore, pleins de potentiels qui finissent – hélas –  par un beau gâchis. Mais j’insiste. Pourtant, le concept m’a bien plu, en partie tout du moins: l’Homme-Chose (le monstre des marais quoi) se nourrit de la peur des gens et en devient plus dangereux d’heure en heure. Pour l’arrêter dans sa folie naissante, on ne fait pas appel aux héros classiques – plus occupés ailleurs – mais à un groupe qui s’est formé sur le tas: She-Hulk qui passait par là, et Howard The Duck. The Fuckin’ duck ! Je connais pas grand chose de lui, mais je l’aime bien, il est tellement décalé dans l’univers Marvel (pour rappel, dans Civil War, le gouvernement préfère ignorer son existence vu sa nature) qu’il en devient attachant.

Et puis les ennuis commencent… Le groupe est rejoint par 2 autres héros dont je me serais bien passés: Nighthawk, un humain déguisé en super-héros, mais sans la moindre capacité spéciale et surtout… Frankeinstein. Mais qu’est-ce que c’est que cette idée ? Dans tous l’univers Marvel, il n’y avait pas plus… charismatique ? Un personnage qu’on pourrait un peu mieux intégrer que ça ? Car même à ce niveau là, le personnage sort de nul part. Pire encore, le reste du récit vire rapidement dans le n’importe quoi. Mais genre total. Et vas-y que je parle de voyages interdimensionnels dans tous les sens, qu’on y invoque même des personnages de façon totalement random (Psycho-Man ? Pourquoi LUI ? Ou la présence de Spiderman/Hulk/Ghost Rider et Wolverine sur la couverture, qui est assez trompeuse d’ailleurs, ils sont loin d’être importants/utiles/présents) et qu’on te sorte de longs discours sur le courage à ne pas perdre lorsque la peur s’installe, pour finir sur tout sauf ce que l’on pouvait en attendre….  Bref, ça rend le récit totalement confus, bordélique et limite désagréable à lire.

Et dieu que c’est laid, encore une fois. J’ai jamais vu un comic aussi mal branlé à ce niveau, avec des artistes différents toutes les 10 pages sans jamais réussir à pondre un truc convenable. Howard est toujours moche (alors que dans Civil War, son style franco-belge lui allé à ravir), She-Hulk ressemble vraiment à un bonhomme mal gaulé, perdant toute once de sensualité qu’on pouvait parfois lui trouver. Les 2 autres ne s’en sortent pas mieux, mais vu leurs designs à l’origine… Bref, le massacre continue jusqu’au bout, la sensation de torchage est toujours là. Amère déception, le pitch de base était SIMPLE, ça aurait pu donner quelque chose de vraiment sympa avec un bon dessin derrière, mais c’est parti en sucette d’une manière assez violente.

– Dracula: Mais qu’est-ce que ça fout ici ? Quel rapport y a-t-il avec l’univers Marvel ? Oui je suis au courant qu’on aura prochainement droit à un Hulk vs Dracula et ça peut être excellent, pas de soucis la dessus, mais ce chapitre introductif au personnage…. ne sert à rien. La raison est simple: alors qu’on aurait pu se contenter d’un chapitre racontant la vie de Dracula à notre époque, à quelques heures des évènèments de Fear itself, avec un résumé de son histoire, ses rencontres avec les autres super -héros (imaginons) par le passé et tout, et tout… On le voit brièvement dans son château, discutant avec un de ses sbires, puis il lui raconte son histoire, sa naissance (en soit, pourquoi pas). Mais… à l’époque des samourais. Première incompréhension. Alors on persévère, on se dit qu’on va voir le lien assez rapidement avec l’event, parce que sinon, quel intérêt ? Et on arrive à la dernière page et là, le constat: c’était pas très bien dessiné, l’histoire n’a donc strictement aucun rapport avec Marvel/Fear Itself et ce n’est même pas intéressant malgré tout (Pour résumer, Dracula c’est juste un samourai qui se fait mordre par un vampire, wouhou !). Le remplissage à son meilleur, en somme.

En fait, et c’est sans doute ça dans le fond, il est possible que ce one-shot fût rétroactivement intégré dans l’univers Marvel pour pouvoir faire la mini série suivante avec Hulk. En gros, l’idée de ce one-shot n’était pas de parler d’un Dracula dans l’univers Marvel, mais d’un Dracula random au pays des samouraïs. Puis l’histoire a été récupérée/bricolée à droite à gauche par la suite pour qu’elle puisse être refourguée durant l’event. Donc ouais, en gros, Panini aurait du la zapper, c’est ennuyeux et ça n’apporte rien, encore plus dans un gros pavé comme ça, où l’on aurait sans doute mieux remplit ces ~30 pages de vide.

– Homefront : « Cardiac ». Centré sur un personnage que je ne connais pas, le chapitre se lit aussi vite qu’il s’oublie. Dans le fond, tout n’est pas à jeter – à commencer par le dessin, très joli mais ça dure même pas 10 pages, on ne sait pas trop à qui on a affaire et à peine on a le temps de s’installer qu’il faut repartir. Ça sent le projet rushé (mais bien dessiné quand même) pour meubler à mort. Dommage.

– Heroes For Hire : J’avais eu un petit aperçu de cette équipe durant la période Civil War et je n’avais guère accroché au concept. C’est assez… particulier. Surtout niveau design. Rebelotte, c’est pareil ici, et ça passe encore moins bien, parce que tous les crossover ne peuvent pas tous avoir le même niveau qu’un Civil War, eh. Ce n’est (encore une fois, ça commence à être lassant) pas super bien dessiné (Il y a une sorte de style 90′ pas super agréable qui s’en dégage), l’histoire n’est pas bien intéressante même si elle montre un peu plus ce dont on est en droit d’attendre d’un tel crossover (Au niveau des lieux traversés, on reste au moins en terrain connu). Mais un peu comme le titre l’indique (certes), on se retrouve vraiment avec des héros de seconde zone sans la moindre once de charisme (Le dessin n’aide pas, du coup. Pauvre Electra…). Tout fait vraiment seconde zone dans cette série (les personnages, leurs ennemis, les situations), sans jamais que ça soit accrocheur. C’est vraiment un univers très… repoussant, en plus d’être mal dessiné (j’insiste !).

Beh, de quoi finir un pavé pas vraiment comme on l’aurait voulu, d’autant que pour reprocher encore une petite chose, mais à Panini cette fois-ci: pourquoi un tel prix ? C’est assez délirant de vendre un bouquin d’une telle taille certes, mais avec une qualité de papier/taille inférieur à celui d’un Deluxe pour… le même prix ?!  Alors, ça reste de la bonne qualité, mais elle est différente. Donc pourquoi pas un prix différent ? Je me demande parfois si ce n’est pas une erreur qu’ils ne remarqueront jamais…


Voilà voilà, pour ce mois plus que chargé et hélas, pas proportionnel en qualité. Du coup, pour le prochain gros crossover en VF (le Avengers vs X-Men qui débute le mois prochain en V.O), je ferais davantage attention à la composition de la checklist des chapitres, histoire de repérer d’avance les potentiels chapitres de remplissages, pour ne pas faire 2 fois la même erreur ! Mais dans tous les cas, on se retrouve donc dans pas longtemps avec la fournée de Mars, une fournée biiiiien plus calme, de meilleur qualité (ouf), avec comme seul hors série, le Marvel Knight dédié au Ghost Rider ! (Eh, ça peut pas être pire que le second film)

Marvel, Comics & co: Deadpool, Zombie et Guerre Civile

Bon, les histoires avec les jeunes filles qui finissent par s’entretuer, c’est bien, mais les supers héros de mon enfance gardent toujours une belle place dans mon coeur. Continuant sur ma lancée précédente pour découvrir le monde fabuleux de Marvel, voici une deuxième fournée d’avis sur une petite poignée de comics aux formats divers, et pour tous les goûts.

Deadpool Collectif 2 et 3
(Want You to Want Me Part 1 et 2 (Tome 2) + Part 3 et 4 (Tome 3))

Dans cette aventure, Deadpool veut devenir.. un X-men !

Bon, déjà il faut savoir que cette histoire s’insère dans la « grande continuité Marvel », à un moment où, si j’ai bien capté, les mutants ne sont plus vraiment accueillis les bras ouverts sur le territoire américain. Cyclope, qui dirige les X-men, prend la décision de quitter le pays tout en restant à proximité dans une forteresse, remplaçant un peu l’école de Charles Xavier… en attendant mieux.

C’est donc en profitant de cette occasion que Deadpool, entré dans une période de doute sur son utilité en ce bas monde, va tenter de rejoindre la bande. Forcément, avec sa réputation sulfureuse qu’on lui connait bien, c’est vraiment pas gagné… Mais il va se servir des quelques soucis liés aux X-Men qui ont mené à leurs expulsions pour tenter de prouver sa valeur. Enfin, il va essayer…

Après un premier tome médiocre (aie ce dessin tout miteux, aie ce scénario osef total), le choix de Panini se révèle être nettement plus judicieux avec une histoire un peu plus ambitieuse, parce qu’elle s’étale sur 2 magazines (Parce que mine de rien, 100 pages en tout, ça passe super vite) et que ça va permettre de se développer un minimum.

Et ça vaut le coup ! Le début est quelque peu poussif, c’est vrai. Disons que c’est un peu long à se mettre en place (le fait que Deadpool tilt enfin que son avenir, c’est chez les X-Men que ça se passe) mais une fois lancé, on prend pas mal son pied. Deadpool est intelligent quand il le faut, sort des répliques franchement drôles (Et du coup, chapeau à la VF et son magnifique jeu de mot avec Guillaume Tell) et se retrouve parfois dans des situations cocasses, pour notre plus grand plaisir (J’envierais presque Deadpool lors de son passage à l’hôtel avec la séduisante Domino…).

En fait, à la première lecture, le scénario ne semble pas avoir énormément de sens, on a du mal à savoir où notre héros veut en venir, pourquoi il fait telles ou telles choses… Mais une fois arrivée  à la fin, une fois l’explication, le « twist » (léger, n’exagérons pas non plus) balancé, tout prend son sens, et du coup, on se dit que c’était plutôt bien amené, la relecture des chapitres précédents prend d’un coup tout son sens. Du plaisir à retardement en somme, mais qui vaut le coup, dans tous les sens du terme.

Et puis, Deadpool qui chante du Renaud avant de tenter une grande opération, c’est quand même la classe. Merci la traduction française (sérieusement).

Deadpool Collectif 4 et 5
(Whatever a Spider Can: Part 1 et 2 (Tome 4) et Part 3
+ Do Idiots Dream of Electric Stupidity ? (Tome 5))

Dans la première histoire, décomposé en 3 parties (un numéro et demi en somme) Deadpool s’incruste en plein New York pour venir prêter main forte à Spiderman, sans que ce dernier n’ait vraiment son mot à dire.

Pourquoi une telle décision ? Selon la rumeur, un tueur à gage s’est pointé lui aussi à New York, histoire de régler quelques affaires dont… Deadpool, forcément. Ce dernier étant un peu lâche, c’est aussi pour ça qu’il va voir Spiderman. Le petit soucis dans tout ça c’est que ce tueur à gage n’est ni plus ni moins qu’un… singe ! Hit-Monkey de son petit (sur)nom, est un professionnel en la matière, il fournit toujours un travail propre, sans bavure et ne rate jamais sa cible. Sauf que pour le coup, avec Deadpool en face, ça risque d’être un peu plus compliqué…

Histoire courte oblige j’ai envie de dire, ça n’ira jamais bien loin, mais l’essentiel est là et on passe un bon moment. Le tandem Deadpool/Spiderman fonctionne bien: Deadpool fait toujours autant le con, Spiderman enchaine les facepalms mais finit toujours par lui prêter main forte et le duo réussi finalement par bien s’entendre, surtout quand la vie de l’un d’eux est en jeu. Enfin, surtout celle de Spiderman, vu que Deadpool est presque invincible… Et ce dernier montre toujours à quel point il peut avoir des idées de génie pour se sortir du pétrin.

Du coup, on ne s’y emmerde pas, il se passe toujours quelque chose, pas de soucis de rythme… Mais reste quand même une fin bien expédié, façon « Oups, j’avais pas vu qu’il restait 3 pages, VITE TORCHONS LE SCRIPT » maiiiiiiis, c’était un brin prévisible vu le format. Pas grave le charisme d’Hit-Monkey m’a largement suffit pour passer un bon moment. Et limite je me laisserais bien tenter par ses comics d’origine, même si non édité en France…

Concernant la 2ème histoire, je n’ai pas spécialement accroché. Deadpool part un peu loin des grandes villes, au nord de la Géorgie et se retrouve dans un petit coin paumé où, comme part hasard, il tombera sur une bande de malfrat qui s’amusent à dévaliser les bus qui passeraient dans le coin. Et forcément, Deadpool se rend compte rapidement que ces mêmes malfrats sont en fait les flics du coin… Il va donc en découdre, directement à la source où il s’amusera par la même occasion à endosser le rôle de Sheriff. Et c’est tout.

Cette histoire courte (forcément, vu qu’il prend la moitié d’un bouquin, donc 25 pages grand max) n’a pas le temps de s’installer et du coup, pas le temps de devenir intéressante. Tout passe trop vite, vraiment trop vite: Deadpool comprend rapidement qui est qui, localise en moins de 2 les méchants, leur règle leur compte en 2 pages et repart pour de nouvelle aventure. On sent bien qu’en dehors de ses qualités/défauts propres, la longueur a permis à Panini (l’éditeur Français) de combler le demi-tome rapidement, pour enchainer sur autre chose dans le prochain numéro…

Reste un joli dessin, assez différent de la précédente histoire, mais très bien maitrisé. Mais ça fait peu.

Deadpool Corps Tome 2
(A-Pool-Calypse Now )

Déception. Ô Cruelle déception que ce 2ème tome !

J’avais mis pas mal d’espoir en lui après un premier sympathique au possible malgré son dernier chapitre cataclysmique. J’espérais retrouver tout le potentiel que je pouvais palper dans le premier tome. Rappelez-vous: Une entité cosmique demande à Deadpool de… sauver l’univers, rien que ça. Pour ça, on lui demande aussi, parce que seul ça va être dur, d’aller chercher ses « doubles », ou plutôt équivalents dans les dimensions parallèles, au nombre de 4 membres. Sa version femelle, une tête volante, une version enfant et… un chien délabré.

Dans ce 2ème tome, on passe donc enfin à l’essentiel, la mission pour laquelle tout ce beau monde a été convié: détruire le grand méchant qui menace l’univers. Dans leur beau vaisseau, l’équipe va donc de planète en planète pour se renseigner ici et là pour savoir où se trouve la chose à abattre… Ce qui occasionnera bien sûr de nombreuses rencontres, et pas forcément dans le bon sens du terme. le voyage va être mouvementé.

Et dieu que c’est raté, dieu que je suis dégoûté de m’être retrouvé face à un beau gâchis. Bon, je grossis le trait, tout n’est pas à jeter non plus mais ils sont passés à côté de quelque chose et c’est bien dommage.

D’une part, le scénario est lourd. Simple dans les grandes lignes, inutilement lourd et pas passionnant dans les faits. Le problème vient qu’on nous promet rapidement beaucoup de chose, une certaine démesure, parce eh, c’est Deadpool ! Et finalement, on se retrouve à attendre sans cesse que les chapitres défilent rapidement, où Deadpool fera des rencontres dont on n’a rien à cirer à travers l’espace, pour espérer tomber sur l’essentiel, ce pourquoi on a sorti la CB. Et surtout, parce que ça va un peu de pair, le design des personnages autres que la D-Team est franchement médiocre.

En fait, chaque personnage rencontré est plus laid que jamais, n’inspirant alors jamais la notion de charisme. C’est peut être juste une question d’appréciation, mais j’aime encore et toujours du mal avec le design de ces E.T presque typique des années 80: tout jaune, tout vert fluo, des tentacules par ci, des multibras par là et j’en passe: c’est peut être voulu, mais je n’ai pas trop accroché.

Le style de l’auteur n’est pourtant pas mauvais, techniquement il est même plutôt très bon. Mais de manière générale, on ressent une certaine absence d’inspiration, comme si la seule idée que voulez mettre en avant le comic c’était la D-team contre le gros méchant de l’univers et que le reste n’était qu’un bête remplissage. Je dois pas être bien loin de la vérité.

Il y a bien quelques passages drôles (mais vite fait), intéressant d’un point de vue scénaristique ou même de « potentiel » en terme d’humour ou d’action débridée made in Deadpool. Sauf que non, ça ne passe définitivement pas. En fait, dans le fond, le comic est pleins de bonnes idées, de bonnes intentions, mais l’exécution y est ratée.

Les scènes d’actions sont souvent risibles (ou alors, c’est moi qui n’adhère pas à la façon dont sont traités les combats dans les comics), l’humour pas toujours drôle ou tout simplement: chaque passages prometteurs durent 3 pages maximum, alors qu’une bonne vingtaine, vu la narration rapide propre aux comics, n’auraient pas été de trop. Du coup, on finit toujours un peu sur la béquille à s’attendre mont et merveilles de la part de Deadpool, pour finir sur pas grand chose de bien palpitant. J’ai parfois souris, certaines références sont rigolotes, mais citer Star Wars ne suffit pas à prendre totalement son pied. Puis, pour ceux qui l’ont lu: tout ça pour ça ? Sérieusement ?

Un tome 3 ? Le dernier pour clôturer cette « trilogie » ? Je tenterais peut être mais ça m’a quand même pas mal refroidi.

Marvel Zombies
La Famine 

Dans le fond, je suis conscient de la réputation qu’à ce comic dans « le milieu ». Apparemment ce n’est pas fameux, pas si bon qu’espéré, surtout au vu du concept. Et quel concept ! Très en vogue ces derniers temps dans le monde vidéoludique, les Zombies s’attaquent désormais (enfin, à l’époque de sa sortie) à l’univers Marvel. Je dois reconnaître que  mélanger deux « styles » aussi différents que sont les zombies et les supers héros en collants est aussi intriguant que casse gueule.

Casse-gueule parce que le genre zombie est un genre, à mes yeux, où l’on peut rapidement dans le grand n’importe quoi. Je n’ai pas une grande expérience dans le domaine, c’est vrai, mais disons qu’à mes yeux, il est tout de même très tentant de sombrer dans l’envie la plus primaire de foutre du massacre à la pelle au lieu d’un vrai scénario, d’un vrai fond, comme cache misère. Ca peut être sympathique dans un premier temps, mais ça ne fait évidemment pas tout.

Mais intriguant malgré tout parce que c’est Marvel. Les super héros, un univers unique, une histoire qui s’étale sur un nombre dingue de numéro, d’années, d’histoires parallèles et j’en passe, il n’en fallait pas plus pour tenter la chose. Car s’imaginer une bonne partie des super héros/vilains emblématique de la marque en mode Zombie,  ça me donne forcément envie qu’on me prenne mon argent, là, tout de suite.

Et pour le moment, ça commence pas si mal que ça… à un détails près.

J’aurais dû m’en douter, Marvel oblige j’ai envie de dire, mais je pensais naïvement que cette série était…indépendante de tout autre univers. Que nenni ! D’entrée de jeu, même si le bouquin porte la mention de « numéro 1 », c’est… une suite. Un petit résumé se trouve au début pour resituer un peu le truc, toujours sympathique de penser à ceux qui ont loupé le train comme moi, mais un brin relou quand même. Mais les soucis de continuité, c’est ce que j’avais expliqué dans mon premier article dédié aux lectures comics.

Pour en revenir à Marvel Zombies, pour résumer: Les 4 Fantastiques de « notre » monde se sont retrouvé dans une autre dimension blabla sur une Terre alternative où un virus venu de l’espace a transformé tous les mutants en zombies. Du coup, ces derniers – qui comptent les grandes figures de Marvel donc, comme Iron Man, Wolverine, Hulk, Spiderman et bien d’autres – déciment la population terrestre et… crèvent la dalle fatalement. Toujours à la recherche de nourriture (vu qu’ils ne restent plus beaucoup de monde sur Terre), ils tentent tant bien que mal de résister à leur pulsions (ils sont conscient de ce qu’ils sont devenu malgré tout) et évitent de s’entretuer entre mutant. Du coup, les 4 Fantastiques sont réussis à fuir grâce au Magnéto de cette planète, non zombifié. Ce dernier est activement recherché par les mutants zombis, parce que laisser partir de la bouffe, ce n’est pas très très sympa.

En fait, la grande force de ce premier tome (en attendant de voir comment la suite se dégrade, paraît-il), c’est bien le côté gore/survie jouissif, propre au genre Zombie qui émanent de cette aventure en terre hostile. Les mutants sont devenus de véritables montres, ils en sont conscient mais ont toujours cette faim insatiable qui  les poussent à commettre des actes irréparables: tuer ceux qui empêcheraient untel de manger, voir, dans les cas extrêmes, s’adonner au cannibalisme. Embêtant quand certains essaient quand même d’améliorer la situation, voire éventuellement de trouver un antidote (même si le mal est déjà fait).

Il y a un ton résolument pessimiste qui se dégage de ce premier tome (et en même temps, c’est un bon point pour un truc de zombies) et je dois reconnaître qu’on prendrait presque un malin plaisir à suivre les aventures de cette bande de mutants affamés qui n’hésiteront pas à se frotter à de puissantes forces propre à l’univers Marvel (Salut Galactus), « juste » parce qu’ils crèvent la dalle; pendant que d’autres héros tentent de survivre à côté. Deux points de vue en quelque sorte, ce qui permet de varier un peu le scénario, parce qu’on finirait quand même par se lasser de ce jeu de massacre… Enfin, si ça se trouve, c’est justement ça qui cloche après. Nous verrons bien.

Et puis, dans tous les cas, le dessin a de la gueule. C’est crade, violent, gore tout en étant bien dessiné, l’ambiance « tout est dévasté, tout espoir est vain » est plutôt bien retranscrite. Seules les couvertures sont assez moyennes à mes yeux: le dessin en lui même est très bon, les idées pour mettre en scène ce mélange de zombie et de super héros sont bonnes mais pourquoi cet espèce de flou tout moche ? Pas un vrai flou à proprement parler, mais on a cette sensation que ce n’est pas net… Ou peut être est-ce dû à l’absence de contour. Enfin, c’est pour chipoter, l’ensemble est réussi.

Donc toujours conscient que c’est par la suite que ça se gâte, ce premier tome m’a plutôt bien plu et… je suis fou, je suis riche, j’ai que ça à faire: je tenterais la suite ! Ne serait-ce que pour lire le passage avec Howard le Canard, personnage Marvel qui m’intrigue au plus haut point. Ca sera toujours ça de pris pour prendre connaissance du personnage. Puis la fin du tome 1 intrigue aussi forcément.

Civil War, tome 1

J’en avais fait part, toujours, dans l’article « Comic » précédent, mais Civil War me faisait peur. Peur parce que je savais que je m’attelais à du gros morceau, du bel ouvrage, mais du gros pavé made in Marvel, et que je craignais d’être largué toutes les 5 minutes par tant de références, des références partout. Puis, en partie dû à une obscure personne, j’ai pu acquérir de façon accéléré un cours de rattrapage pour piger les bases qui servent au scénario de l’arc « Civil War ». En parallèle, j’ai aussi réussi à me convaincre de sauter le pas, parce que je ne voulais pas laisser passer un si gros morceau, j’avais trop l’impression de rater quelque chose… d’immanquable.

Peut être que mon amateurisme en terme de comic aidant, mais j’ai énormément apprécié Civil War, assurément la meilleure pioche de cette sélection du jour. Je n’irais peut être pas dire que j’ai pris une claque, maiiiiis… le plaisir était grand. Un récit passionnant, assurément.

Alors oui, clairement, quand on connait mal l’univers Marvel, on se sent un peu paumé ici et là. Des personnages inconnus au bataillon (Et je ne parle pas que du Typographe, je te vois venir toi là bas !), des références à des évènements dont on n’a pas spécialement entendu parler et j’en passe, il faut se faire une raison: des passages Marvel-World/Wikipédia sont fortement recommandés pendant la lecture (donc des « pauses » à prévoir) si on s’intéresse un minimum au background. Et Dieu sait qu’il est riche. Et ce n’est pas à voir comme une corvée ! Au contraire.

Dans un sens, oui, c’est un poil frustrant de ne pas avoir pu découvrir telles ou telles choses par soi-même, dans les comics d’origine. Mais peu importe, ça reste avant tout très gratifiant et passionnant de compléter sa culture Marvelesque et de voir le tout « s’imbriquer » avec Civil War, comprendre un peu les origines de certains personnages et ce qui les unissent à d’autres. Ca ne résout pas tous les points un peu obscures du scénario, mais globalement, ça passe quand même bien mieux. Il faut voir ça comme un bon cours de rattrapage (encore).

A côté de ça, la grande force du comic est de développer un aspect politique (probablement) inédit (Ou plutôt très rare) dans le milieu relativement poussé. Les supers héros, suite à un accident (un combat de mutant en pleine ville) qui a tué des centaines de personnes dont pleins d’enfants, se voient confronté à un choix. Pour résumer, l’état décide de mettre en place une loi pour les super héros les « forçant », justement, à se soumettre à l’état: le statut de Super Héros devient « un métier » à proprement parlé avec les avantages qui vont avec, mais en contre partie, ils devront révéler leur identité secrète jusqu’alors, puis être surveillé, encadré voir même devoir passer des tests pour jauger leurs puissances et définir ou non s’ils sont trop dangereux pour la société… D’un côté Iron-man est pour à 100%, là où un Captain America refuse obstinément d’y céder. Du coup, 2 groupes se forment, avec ces 2 super-héros comme représentant. S’en suit alors des tensions entre les 2 clans, les échangent verbaux fusent et qui vont même parfois jusqu’à l’affrontement (vu que ceux qui refusent de coopérer finissent dans une super-prison), versant le sang et les larmes par la même occasion.

Donc ouais, le récit est franchement captivant. Parce que l’aspect politique n’est jamais lourd – au contraire, coupler ça avec un tel univers passe franchement bien et donne beaucoup de crédibilité à l’ensemble – il s’y passe toujours quelque chose (Certains super héros doutent dans leurs choix, les amitiés/liens se font et se défont, des alliances se montent en secret) et que « réunion de supers héros/vilains oblige », on assiste à un joli défilé du casting de la marque. Alors ouais, parfois ça ne ressemble pas à grand chose (c’est quoi ce Hulk avec des cheveux blonds ? Ces persos fluos ? Ces clones/sous versions de mutants connus ? Ces costumes ridicules ?), mais en même temps… C’est ça le charme Marvel j’ai envie de dire.

A mes yeux, Civil War, malgré ses références par dizaines nécessitant un bon effort personnel (ou un très bon compte en banque) pour tout comprendre, est un indispensable quand on veut pleinement se lancer dans l’univers Marvel. Certes, reste à voir la suite pour confirmer cette bonne impression, mais je le sens bien. D’autant plus que le dessin frôle (vraiment) la perfection (Je parle de la première partie (« Civil War »), la seconde est gérée par un autre dessinateur qui se débrouille très bien mais…c’est un autre style quoi), je n’ai jamais vu un truc aussi beau dans un comic jusqu’à Civil War. Une claque à tous les niveaux en somme. Ouais, finalement, une claque.

Par contre, pour le coup, je ne remercie pas la version française (et sans doute la VO par la même occasion) pour le titre du tome 3, un spoiler dont je me serais bien passé.