Réflexion 02: Quand le mauvais a bon goût…

Deuxième tentative de podcast de type « réflexion » (comme la première ici-même), toujours sur le jeu vidéo (Je reconnais que c’est ce qui m’inspire le plus ces derniers temps), qui mettra en avant cette fois-ci mon mauvais goût vidéoludique dans toute sa splendeur ! Ou comment assumer le fait de jouer à des nanards (enfin, presque), tel un petit plaisir coupable… Parce que dans le fond, on sait vraiment ce que l’on a entre les mains, mais on s’en fout.

Réflexion #2:
Faut-il donner une chance aux mauvais jeux ?
Et vous, vous avez ce genre de petit plaisir coupable ? Allez, avouez, nous ne vous jugerons point… Enfin, on va essayer.

Watchmen: the good game was nigh

Qu’il est bon d’être un fanboy. Surtout pour l’industrie. Depuis que Rorchach a touché les plis de mon pantalon de son doigt divin, Watchmen a su monter dans la stratosphère de mes univers cultes, au côté de l’intouchable Sonic. Véritable mandale dans la gueule, les aventures de Rorchach au pays des super héros low cost ne m’auront pas laissé indifférent. Forcément, quand on aime, on ne compte pas. Et c’est sans forcément être super emballé par les démo des 2 épisodes que j’ai craqué quand même pour la version boîte du jeu (enfin, compil’), dispo en même temps que la version tronquée du DVD.

Bah dans le fond, je l’aime bien ! Je n’arrive pas à le détester, malgré les apparences. Je l’ai apprécié un tant soi peu, même si c’est quand même hallucinant de voir autant de défauts aussi gros que ça dans un beat’em all. Dans le fond, on sent que les développeurs se sont quand même appliqués sur certaines choses, qu’ils ont voulu respecter l’univers d’Alan Moore. Mais en contre partie… Je suis quand même bien dégouté quant au fait qu’ils ont été (sans doute, ça se sent ce genre de chose) pris de court à cause de la sortie du film (épisode 1) et du DVD du film (épisode 2) quelques mois après seulement, pour peaufiner leur bousin. Ils étaient quand même pas mal parti, dans le fond.

L’aspect graphique est probablement le point le plus soigné de tous, celui où l’on dit que pour un jeu du XBLA (= jeu à petit budget) c’est quand même pas dégueux. J’y retrouve bien l’esthétique de l’univers Watchmen, que ça soit en 3D ou avec les cinématiques façon « comic animée » (même si parfois, animée maladroitement). Concrètement, j’apprécie beaucoup le travail sur les lumières, plutôt convaincant, la modélisation de nos 2 héros (Ils ont fait quand même l’effort de faire la distinction mouillé/sec pour les vêtements de Rorschach, je respecte !) et surtout des animations globalement bien foutu.

Voir Rorschach marcher tranquillou sous la pluie avec son manteau mouillé, les mains dans les poches puis quelques secondes après en plein combat, le voir finir ses ennemis avec des Finish moves classieux où il pétera le bras d’un junkie, l’enverra valser avec une grosse mandale dans la gueule ou finira ses ennemis avec un bon coup de batte de base-ball bien placé, c’est vraiment excellent et sincèrement bien fichu (Bon, le Hibou n’est pas en reste, mais vous aurez compris que j’ai une préférence pour Rorschach…) !

Après, c’est quand même dommage de voir que les développeurs n’ont pas eu ce temps nécessaire pour une solide optimisation (fluidité, tearing, le grand mal de cette génération) ou un certain manque d’ambition (bien que les lieux soient variés, c’est quand même pas terrible de voir une armée de clone débarquer sous nos yeux…). Ah, le marketing, quand tu nous tiens…

Quant au gameplay, c’est surtout là que ça se corse et que le navire sombre quelque peu. La base est bonne pourtant, c’est défoulant ! C’est un Beat à l’ancienne, donc pas masse de coup, mais suffisamment pour varier un peu et le système de contre est simple à utiliser en étant plutôt jouissif. Facile à prendre en main et rapidement maitrisable, pas forcément une mauvaise chose. Le déroulement me fait fortement penser à du Street of Rage (mais vraiment) en plus lent (en plus scénarisé, si on veut). Dans l’absolu, ça ne me gène pas.

Pour le scénario, ça s’intègre bien au comic, surtout l’épisode 2, on comprend enfin pourquoi Le Hibou a une photo de la méchante Dame du Crépuscule dans sa piole ! Après, c’est du scénario de Beat’em all, mais j’ai bien apprécie de le fait de se replonger dans l’univers de Watchmen, les répliques étant toujours aussi savoureuses…
« Never compromise ! ». Tu sais parler aux hommes, Rorschach.

Le plus gros défauts à mes yeux, c’est la facilité du jeu. Aucune réelle difficulté à progresser, aucun mode de difficulté planqué quelque part (même en torchant le jeu), qu’est-ce qui s’est passé dans la tête des développeurs ? Encore un manque de temps pour respecter les délais qui les ont empêché d’implémenter une difficulté ?

Je m’explique:
D’un part, c’est tout con, mais se jouant tout le temps en coop (avec un bot ou un ami), la difficulté s’en retrouve déjà réduite, forcément. Mais surtout, les ennemis n’ont quasiment pas d’IA. Ils restent plantés (ou presque) devant nous, à nous regarder, le temps qu’on vienne leur foutre une mandale pour les réveiller. Le plus aberrant, c’est quand on réalise un Contre ou un finish move, ils arrêtent purement et simplement leurs actions en cours, et se mettent à nous regarder (alors qu’il aurait été intéressant d’être « stoppé » pendant qu’on finit quelqu’un). Même quand ils sont une dizaine autour de nous, ils hésiteraient presque à nous attaquer, par peur qu’on réplique sans doute…

Autre point qui confirme cet état de fait, le système de contre. Dans l’absolu, il est simple à prendre en main, et il est fun: on enchaine plusieurs ennemis, un des leurs arrive derrière nous, essaie de nous frapper… un bon réflexe, et hop, un contre dans sa face, une mandale bien placé dans la gueule avant de le tabasser à terre, rien de plus simple. Ca s’enchaine bien avec l’action, en gros. Mais en fait, un peu trop… Le contre est trop facile à sortir puisqu’une fois le timing (très tolérant) mémorisé, on sort un contre quasiment tout le temps. Donc si en plus on a des ennemis débiles et qui se font contrer au moindre coup qu’ils portent, comment peut-on nous stopper ?

Pire encore ! Nos 2 héros sont de véritable monstres, avec des techniques complètement cheatées qui, malgré le plaisir à les utiliser, réduisent encore plus à néant la difficulté. La rage de niveau 2 (sur 3) de Rorschach, d’une simple pression sur la gâchette une fois la jauge de « furie » remplit, nous rend invincible pendant un temps et fait les contres à notre place ! Et au niveau 3, la console joue toute seule pour nous ? Côté Hibou, même constat, il dispose d’une attaque qui envoie des éclairs autour de lui, pour repousser l’ennemi. Chose Ô combien abusé qui empêche de se retrouver encerclé… Donc imaginez le combo Rorchach + Hibou et on obtient un truc qui flingue la difficulté du titre (surtout que je joue en Solo… donc avec un 2ème joueur, qui ne sera pas con comme le bot qui est avec moi, j’imagine pas le carnage…).

Pour en rajouter une couche, la vie remonte toute seule aussi… Aberrant. Complètement con, comme si c’était pas déjà aussi simple que ça… Surtout qu’un mode de difficulté « au dessus » avec des ennemis plus agressif, pas de vie qui remonte, une jauge de furie qui monte plus lentement… Bah rien que ça, ça aurait doublé l’intérêt et le plaisir de jeu. Après, moins important à mes yeux, je critiquerai aussi la progression mollassonne avec quand même des baisses de rythmes par moment (!), des Boss nulle à chier et un gameplay qui montre trop vite ses limites (l’intéraction avec le décor est inexistante, un comble pour un beat’em all oldschool…).

Donc voilà, je sais que ça le descend beaucoup, mais j’ai aimé, un peu quand même… Disons qu’il y a ce côté défoulant comme les vieux Beat’em all, le tout couplé à l’univers de Watchmen, toujours aussi accrocheur, et le fait de pouvoir jouer à 2 en local (Hallelujah, c’est déjà ça quand cette génération ne vit que par le Online) qui sauvent un peu le truc.

Un presque bon jeu, gâché par un tas d’aberration à droite à gauche. Très moyen on va dire (difficile d’être objectif, vous en tirerez les conclusions que vous voulez), mais pas totalement mauvais (je veux quand même bien en voir plus souvent des mauvais jeu comme ça). Un épisode 3, sans contrainte de temps, ça pourrait le faire si les développeurs savent se remettre en question. Et ça, c’est pas gagné.

Watchmen, the nerdgasme is nigh

Les comics, ça n’a jamais été mon truc. C’est joli, bien dessiné, plein de couleurs, mais dans ce que j’ai lu, j’ai toujours trouvé que les scènes d’actions étaient définitivement trop plates. C’est un peu ce qui m’a empêché de m’y investir à fond, par manque d’entrain, de motivation. Parce que bien évidemment, il n’y a pas que des comics d’action.

Puis forcément, quand ça marche, quand c’est culte, reconnu par tous, ça finit par débarquer au cinéma par M. Hollywood. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on a loupé des trucs intéressants, qu’en fait, les apparences sont parfois trompeuses. Watchmen en fait parti. Comme beaucoup de monde – eh, faut pas se leurrer, et ce n’est pas sale – je n’ai pas lu le comic quand j’ai vu le film. Enfin si, 2 chapitres, mais j’ai préféré m’arrêté à là pour éviter de me ruiner ma vision du film. Je reviendrais dessus plus tard.

A la base, quand j’ai vu les premières images de Watchmen, je ne savais pas trop quoi en penser. Énième film de super héros en apparence, avec des costumes parfois normaux voir classes, mais aussi très kitsh, tout droit sortis de Batman Forever pour certains. En bref, la première impression a été quelque peu … repoussante, dirons-nous. Puis petit à petit, je suis tombé sous le charme du film. Entre les musiques des trailers, l’esthétique finalement superbe (toujours kitsh, mais qui s’assume en grande partie) et ce scénario « intriguant », qui semblait tellement loin des standards habituels (Batman, Spiderman et compagnie) et ses quelques répliques déjà culte respirant la classe pour certaines; voilà ce qui m’a définitivement convaincu de voir Watchmen à sa sortie. Puis, au détour de quelques articles, je découvre que Watchmen, c’est aussi – et surtout – un vieux comic de 1986.

L’envie de lire le comic avant de voir le film était grande, pouvait sembler tout à fait logique pour certains (une partie des fans du comic, justement, ne conçoivent pas la vision du film sans connaître l’original.) mais ma décision était prise : je ne lirais pas le comic pour ne pas me gâcher le film.

Pourquoi ?

Parce que je n’avais en aucun cas envie le juger sur sa fidélité à l’oeuvre d’origine (de façon plus ou moins volontaire), mais plutôt sur ce qu’il est vraiment. Au delà des défauts réels qu’il peut avoir, je n’avais pas tellement envie de pester contre lui parce qu’il ne respectait pas les 9 cases de la page 3 du chapitre 5 du comic (et pourtant, ce genre de critique existe…mais soit.). Enfin presque. J’ai tout de même succombé à l’envie de lire les 2 premiers chapitres, pour voir un peu le matériau d’origine, ce qui en fait une oeuvre si culte au yeux de tous, tâter du scénario… Mais je me suis arrêté à là.

Le film m’attend.

Mélange improbable entre « notre réalité » et l’univers des super héros « presque habituel » tel qu’on les connaît, Watchmen plonge le spectateur dans ce « passé alternatif » en pleine guerre froide de 1985, où la menace pèse chaque jour par l’attaque imminente des Soviétiques. En parallèle, la ville de New York vit une période de crise, où l’insécurité règne toujours. Les Watchmens sont un groupe de super héros « has been« , n’ayant plus vraiment le droit d’agir à leur guise après le vote d’une loi en 1977 par le président des USA, Nixon. La plupart ont repris une vie normale, en ayant conservés leur identité secrète. D’autres en profitent pour se dévoiler au grand jour et surfer sur la célébrité pour devenir riche et influent auprès du peuple. Et certains continuent de jouer les super héros dans l’ombre… Jusqu’au  jour où l’un des leurs, « Le Comédien » est tué. Et les emmerdes qui vont avec débarquent, cachant un pseudo complot contre les Watchmen. Et c’est sur la mort du Comédien que le film commence.

Le film commence fort, très fort à mon goût. A peine a-t-on le temps de découvrir le personnage du Comédien, qu’il meurt aussitôt, dans une scène déjà culte. Que les amateurs de « Slow-motion » s’éloignent, la scène en tire parti, mais avec une certaine maîtrise, sans véritable lourdeur. On a mal pour ce personnage qu’on ne connaît finalement pas, on ressentirait presque la douleur qu’il est en train de subir, malgré son apparence de brute épaisse… Avant de le voir plonger définitivement et de donner naissance au symbole de la série, le fameux « smiley ensanglanté ». Marquant.

S’en suit alors le début de « l’enquête » autour de sa mort, élément autour duquel le film va principalement tourner. Malheureusement, le film n’arrive pas, à mes yeux, à garder un rythme suffisamment constant, du haut de ses 2h45. L’enquête, mené par Rorschach puis rejoint par ses autres confrères Watchméniens, met un certain temps avant de se dévoiler réellement, à se lancer clairement. Balbutiant entre le développement (inégal) des personnages, de l’intrigue (devenant complexe et paradoxalement rapidement expédiée sur la fin), des (rares) scènes d’actions; Watchmen a encore un peu de mal à clarifier les choses pour trouver son public. Qu’on se rassure cependant, l’histoire reste tout de même intéressante dans son ensemble grâce à quelques scènes bien senties (merci les flash-back !) mais possède quand même quelques temps morts qui peuvent déplaire sur la longueur. En tout cas, j’ai bien compris qu’une seule vision du film ne me sera pas suffisante pour tout comprendre. En quelque sorte, on sent que le scénario est « fouillé », surtout venant du comic… mais presque « mal monté » au final pour le passage au ciné… Confus.

Pourtant, l’univers est terriblement accrocheur. Si c’est finalement en soi le déroulement de l’histoire décrié plus haut qui m’a le plus « refroidi », le reste du film rattrape plutôt bien cette petite déception. Revisiter notre histoire, nos conflits, dans un contexte de super héros, c’était osé et parfaitement réussi. J’ai eu ce petit « sourire », cette satisfaction de voir avec quelle facilité l’histoire nous transforme la réalité pour lui donner cette touche de « fantastique » avant l’heure, avec un thème de la guerre terriblement actuelle dans le fond. Les personnages aussi font partis des points forts du film. Bien que pas très développés d’un point de vue scénaristique (autant se référer au comic malheureusement, mais inévitable), il n’en reste pas moins une belle brochette de « faux-super héros« .

On s’attache vite à ces personnages aux personnalités bien distinctes (même si parfois un poil trop caricatural, on tomberait presque sur les stéréotypes habituels) et pourtant loin d’être « parfaites » moralement parlant. Je regrette tout de même l’inégalité au niveau du développement. Si Rorschach (une classe monstrueuse, des répliques en or à chaque instant), le Comédien (une véritable pourriture presque attachante, car finalement très humaine et lucide par rapport au monde qui l’entoure) ou le Dr Manhattan (qui proposera une des plus belles scènes du film !) ont une place plus ou moins importante niveau du scénario/présence à l’écran, on ne peut pas en dire autant des autres, encore moins développé, intéressant. Entre un Daniel (le Hibou) attachant mais un peu en retrait, Laurie (le Spectre Soyeux) qui nous proposera sans doute la scène la
plus « cocasse » du film, à défaut d’être le personnage le moins transparent et inutile; ou même Adrian Veidt (Ozymandias) comme le mégalo intello de service un brin trop discret.

C’est finalement là que se pose la fatidique question qui démange tout le monde : le film ne souffre-t-il pas finalement trop de la comparaison avec le comic ? De la qualité, des choix parfois discutables dans la façon de sectionner l’histoire et la psychologie de l’oeuvre originale ?

N’ayant pas résisté à l’envie de lire les 2 premiers chapitres, je me suis rapidement rendu compte de l’erreur que j’ai réalisé. Involontairement, j’ai, pendant les 40 premières minutes de film, comparé le film au comic. Et nombreuses sont les retouches réalisées… C’est là qu’on se rend compte, et qu’on finit par comprendre dans un sens l’indignation de certains fans, que le comic a été extrêmement raccourcit pour le passage au ciné. Je m’attendais à retrouver quelques répliques similaires, des scènes du comics que j’avais apprécié… pour finalement voir qu’un paquet de truc a été modifié/supprimé. Logique certes, mais celui qui s’attendait à voir quelque chose de fidèle sera forcément déçu. J’ai même eu la curiosité de comparer quelques scènes du film au comic pour voir qu’il manque parfois un sacré bout, surtout concernant l’histoire de certains personnages (bye bye les flash-back). Lire le comic, à mon humble avis, change littéralement la façon de voir le film. On ne profite plus du film, mais on le compare – qu’on le veuille ou non -, on le critique parfois injustement parce qu’il ne correspond pas à la vision de l’original.

Le film est « pensé » pour le public ne connaissant pas le comic et c’est tout. Mais c’est aussi pour ça qu’il est pleins de défauts, il a bêtement le cul entre 2 chaises : l’adaptation avec un bon côté, soigneuse dans son apparence (esthétique globale, transposition des personnages à l’écran réussie) et d’importants écarts à d’autres niveaux lui sont fatale (scénario, donc).

Mais dans la forme, le film assure franchement. J’en ai décidément pris pleins les mirettes ! L’esthétique très kitsh mais assumé, l’ambiance 70’s/80’s, le Dr Manhattan et les effets spéciaux sont une franche réussite, passant très bien à l’écran. Zack Snyder, comme à son habitude, ne manque pas l’occasion d’utiliser son fameux « bullet-time » à toutes les sauces. Mais ça passe finalement bien. On assiste parfois à des scènes avec un bullet-time inutile, qui dure 2 secondes (la scène avec Laurie devant les flammes, un brin ridicule) comme si Zack était obligé d’en mettre une petite dose pour remplir son quota tout au long du film. Mais rien de bien méchant dans l’absolu. Et  contrairement à l’oeuvre de Nolan ou d’un Bay, les combats sont lisibles au moins.

L’ambiance sonore est personnellement une réussite. Musicalement, les choix de Snyder diviseront et on le comprend. Ancien réalisateur de pub, Snyder remet le couvert en donnant cette dimension « clipesque » à son film en mettant des musiques célèbres (du Bob Dylan, Jimi Hendrix, Léonard Cohen et j’en passe) à plusieurs moments clés, créant parfois un certains décalage plus ou moins appréciable. Le générique de départ sur fond de Bob Dylan est définitivement une perle, mais la scène de sexe sur du Hallelujah en refroidira/embarrassera plus d’un. Ça ne m’a pas plus dérangé que ça, si ce n’est la surprise de voir telle musique à tel moment.

Point qui me tient particulièrement à coeur, la version française tient vraiment la route ! J’ai vraiment senti que les voix collaient parfaitement aux personnages (La voix du Dr Manhattan, langoureuse, calme, imperturbable…) même si on pourra pinailler sur un certains passage du film avec la voix française de Rorschach, mais ce n’est pas ça qui remettra en cause la bogossitude du personnage. Et rien que pour ça, la version française est de qualité

Au final, le film m’a quand même assez bien emballé. Ça manque de rythme, mais j’aime vraiment le background qu’il y a derrière tout ça, la musique (Bob Dylan, quoi !), les dialogues savoureux (« Et dans un murmure, je dirais… Non.« ), les personnages (Rorschach fanboy oblige), l’histoire qui a un bon fond malgré le côté confus… Et je crois que, pour mon faible côté cinéphile, ça me suffit amplement.

Puis ça m’a furieusement donné envie de lire le comic. Et pour moi, c’est en quelque sorte l’objectif du film, pour une telle adaptation. Et ça, ça me suffit à dire que le film est bon.