Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #3

Le mois de Février fût un mois chargé pour l’actualité de Fear itself ! 4ème mois d’exploitation pour le maxi crossover et c’est surtout le mois où débarque la principale fournée de Hors-Série liés aux personnages n’ayant pas les « moyens » de s’insérer dans les principaux magazines français. Hélas, comme c’est souvent le cas de manière générale, une telle exploitation, une telle volonté de mettre n’importe quel personnage au coeur du conflit entraîne forcément une qualité très… aléatoire, avec des one-shot/mini séries dans tous les sens. Des histoires qui ne semblent pas avoir de véritable lien avec l’event en question (un comble quand même, on a payé pour avoir un autre point de vue, bordel !) et à la qualité vraiment discutable, du genre « profitons d’un event pour caler une bonne grosse purge par un artiste inconnu ». Mais c’est un peu ça les crossover Marvel, on les lit, mais il n’y a pas que du bons à en tirer.

Bonne lecture !

Entamons alors -je vous préviens tout de suite – ce maxi pavé best-of + avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #4 et Fear Itself : The Worthy  » )

Le concept de Fear itself commence sérieusement à trouver ses limites dans ce numéro. Au risque de me répéter, il est toujours aussi sympa à lire dans le fond, mais ça tourne quelque peu en rond: ça n’avance presque pas. Enfin, si, ça avance, très vite, trop vite ! Mais là encore, on nous fait éternellement poireauter sur la suite des évènements (ceux qui font vraiment avancer le schmilblik, genre la résolution des combats ou l’avancement du scénario en lui même) et dès que ça arrive, eh bien c’est déjà fini. Et le cycle recommence, où au chapitre d’après, ce qui nous intéresse sera bien là mais développé en 5-6 pages pour 15 de résumé/blabla de meublage.

Pourtant, j’insiste, on y prend un certain plaisir. Cette fois-ci, c’est Thor qui revient sur Terre après s’être fait dégagé d’Asgard par son papounet pour avoir voulu prendre la défense des humains, dans les épisodes précédents. Il fini par rejoindre les autres Vengeurs (Steve Rogers, Iron man revenu de Paris; le tout autour de la dépouille de Bucky, qui est bel et bien mort… pour le moment) et explique ce que l’on sait finalement un peu: en créant la peur via ses sbires, le Serpent s’en nourrit pour retrouver sa puissance initiale.

Chose qu’il arrive finalement à faire, histoire de  passer (enfin) la seconde: le voilà rajeunit (c’est le brun de la couverture) et fait apparaître son pseudo palais sur Terre. Thor, qui découvre par la même occasion que le Serpent n’est ni plus ni moins que son oncle, le frère d’Odin donc, tente de régler ses affaires de famille, pendant que Steve part soutenir les Vengeurs déjà en combat à Manhattan contre Sin et qu’Iron Man, désespéré, va tenter de demander renfort à Odin. Faut le comprendre, Odin compte simplement supprimer la race humaine pour pouvoir empêcher tout apport de « peur » envers le Serpent.

Ca a beau avancer un peu trop doucement, ça a le mérite de pas s’attarder longtemps sur des points lourdingues du scénario, avec quelques passages bien sentis (Tony Stark qui craque et replonge dans l’alcool, comme on pouvait s’y attendre via la fin de ses aventures à Paris, très bon passage) et j’avance (lis) vite mais au moins, je m’emmerde pas, contrairement à d’autres séries que je détaillerais plus bas. Car ouais, ce chapitre a beau être un peu foireux sur les bords, il reste carrément au dessus qu’une bonne partie du reste des chapitres annexes. Et puis… le dessin déchire toujours autant, Immonen a un vrai talent et je comprend désormais mieux sa réputation ! C’est peut être aussi ça qui fait qu’on y prend du plaisir. Ca fait maigre consolation, mais merde, c’est beau !

En complément, j’ai aussi pas mal apprécié les minis-bonus à la fin de ce tome, ceux qui servent à faire un petit total de 48 pages. Leur but est simple: en quelques pages, résumer les origines des différents « Dignes », histoire de bien les « replacer dans le contexte ». Ici, c’est au tour de Sin, la fille du Crâne Rouge de raconter brièvement ses origines, mais aussi du Juggernaut (le Fléau en bon français), Titania ainsi que de la Gargouille Grise. Et c’était grave sympa ! Je dirais même plus, c’est un bon complément pour un débutant comme moi qui a loupé les origines de certains personnages, même si c’est forcément très expédié. Mais on a les bases (à peu près) et c’est tout ce qui compte, surtout quand c’est bien fait. Bon, tout n’est pas parfait, car certains personnages et/ou histoires restent un peu obscure (ça ne m’étonne qu’à moitié, mais j’ai pas pigé grand chose des origines de Titania, personnage inintéressant par excellence), mais, c’était vraiment bon de repartir avec quelques bases en plus.

D’ailleurs, pour conclure, celui sur la Gargouille Grise, le super méchant français tout droit sorti des 70′, est excellent ! Car très « second degré » dans l’âme, alors qu’on parle d’un gars qui par la suite, à réduit la population de Paris à un tas de pierre. En vrac, cette gargouille a tout du cliché français: moustache bien rasé et fine, un air hautain mais raffiné, et le tout en prenant une bonne tasse de café au pied de la Tour Eiffel… Pas de doute possible, on a en face de nous l’exemple même du français vu par le reste du monde. Mais c’est ça qui est bon ! On sent une certaine légèreté, les résumés de ses précédents combats nous rappellent à quel point c’est un sous-méchant bien kitsh (bonjour le slip d’ailleurs) et ça le rendrait presque… attachant, sympathique. Du coup, je me demande bien ce que l’avenir (la conclusion, quoi) de cet event lui réserve. Marvel, tu nous le garderas quand même sous le coude, hein ?


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #506 et New Avengers #14  » )

Paf, formule 2 en 1 gagnante ce mois (dernier) ci !

D’un côté, parce que la série New Avengers débarque enfin dans l’évènement Fear Itself. C’est une série que j’ai découvert un peu comme tous les autres avec le numéro d’Octobre de la revue ICONS et je dois avouer que je kiffe pas mal. Ce n’est pas très profond, c’est assez mainstream dans les histoires (grosses bastons, bons sentiments et supers méchants bien méchants) dans ce que j’ai lu, mais c’est avant tout efficace. Alors actuellement, j’accroche « correctement » au dessin car c’est « bien fait », mais j’ai un peu de mal à adhérer à ce style de dessin qui donne un effet 3D assez particulier. Pourtant, on sent que ce n’est pas réellement de la 3D façon dernier chapitre de Prelude To Deadpool Corps (Dont j’avais vomi mes tripes parlé ici même à l’époque), mais la coloration en donne l’impression. Impression qui reste toujours un peu « bizarre » au fil de la lecture… Mais soit, c’est du bon quand même et toujours très abordable.

Ici, suite à l’arc précédent, le personnage de l’Oiseau Moqueur (Au moins Marvel est original pour le nom de ses persos) avait échappé de justesse à la mort suite à une grave blessure, en utilisant un produit concocté par les nazis (Carrément) redonnant force et vigueur, puisqu’étant un mix entre la formule du Super Soldat (Captain America donc) et la formule d’Infinité, qui donne la jeunesse quasi éternelle, comme l’atteste le non vieillissement de Nick Fury. Petit résumé à part, ce chapitre fait donc la transition entre le retour en grande pompe de l’Oiseau Moqueur et le début des hostilités de Fear itself, où justement, notre oiseau ira mettre à profit ses nouvelles capacités.

L’occasion de cette arrivée dans l’event permet de faire un petit peu le point sur le personnage. Pas vraiment le re-présenter au près du lecteur nouveau, mais le chapitre permet de le développer, montrer un peu son état d’esprit entre sa (presque) mort et son combat. Du coup, la narration adopte – et ça peut sembler un peu facile certes – le style vu auparavant dans Avengers #13, ce style « page entière de dialogue se situant après les faits, avec le personnage concerné qui se confie sur ce qui vient de se passer »; entrecoupé de passages pleins d’action. Et quels passages ! Le dessin qui ne me convient pas à 100% fait quand même sacrément bien son boulot et offre même quelques moments assez jouissif, avec un Oiseau qui découvre sa nouvelle forme surhumaine (Du coup, je me demande à quoi elle servait avant, vu qu’elle n’avait aucun pouvoir) ou un lancé de Wolverine du plus bel effet. Un chapitre à la fois fun dans son action, et « complet » niveau scénario, avec un développement classique/basique de super-héros, mais efficace et bien intégré.

Pour Iron-Man, on reste toujours dans la même ligné que les précédents: du tout bon ! Même si je ne suis quasiment pas aussi emballé que le précédent, les choses prennent une tournure que j’apprécie grandement. D’un côté, Tony Stark continue de supplier Odin de venir l’aider en utilisant sa forge pour créer des armes de destructions massives, car eh, avant d’être un super héros, Tony est un inventeur de génie. Du coup, en commençant son petit bricolage avec les nains d’Asgard, on retrouve une ambiance détenue, « bon enfant » dans un sens où Tony se fait quelque peu insulter par les nains (Parce qu’un humain ne devrait pas se trouver ici, et que ça les emmerde de travailler pour cette race), se bastonne un peu par la suite avec eux (son ivresse n’aide pas à se contrôler, faut dire), avant de finir tous ensemble autour d’une bonne choppe de bière à l’ancienne. En pleine guerre mondiale à côté, ça fait du bien !

En parallèle, c’est Pepper – la jolie rouquine assistante de Stark –  qui prend le relais en prenant l’initiative d’aller elle-même sur Paris pour y constater les dégâts tout en espérant retrouver Tony, qui ne l’a pas vraiment prévenu de son excursion chez les Scandinaves. Du coup, n’ayant pas encore les habitudes ni la carrure d’un Iron Man, Rescue – le nom de code donné à cette Iron Man au féminin –  va découvrir avec horreur l’étendu des dégâts sur Paris et recevoir même la visite surprise des membres de la HAMMER Industries, alias d’autres armures comme Detroy Steel qui s’est fait rétamé en Janvier… le tout sous les yeux de la Gargouille Grise, qui risque fort d’y mettre son grain de sel. Je ne savais pas qu’elle avait eu droit à sa propre armure (un petit tour sur Wikipédia et on en parle plus) et je dois avouer que c’est une idée qui me plaît: je m’étais toujours demandé pourquoi on n’a pas eu moult variante d’Iron-Man, là où les autres en ont toujours 2 ou 3 (Salut Hulk). Bon, je connais pas tout l’univers Marvel, ils existent peut être, mais… Pepper, la légendaire secrétaire de charme de Tony en Iron-Girl ? Je dis banco ! Et du coup, je trouve ça bien sympathique qu’elle prenne part (sans doute pas la première fois, mais eh, laissez moi débuter) à l’action et laisse entre voir de jolies choses, en parallèle à un Stark bien occupé à picoler…

En somme, un pur chapitre de transition donc, qui souffle un peu, mais qui marche totalement.


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #15, Hulk #37, et Thunderbolts #158 & #159  » )

Grosse ration de chapitre liés à Fear Itself en un seul numéro ! Et globalement, la qualité est là, et s’il y en a pour tous les goûts. Pas aussi bon que le mag’ du dessus, mais quand même plutôt pas mal.

Dans un premier temps, attardons nous sur Secret Avengers #15. Le mois dernier, on s’attardait sur Valkyrie et son utilité dans l’event. Cette fois-ci, c’est au tour de la Veuve Noire, la bimbo de Marvel qui possède le meilleur équivalent qu’elle puisse avoir au cinéma, qui tient le rôle principal. Bucky est mort donc, et c’était son compagnon depuis quelques temps. L’occasion pour Marvel de développer un peu le personnage en lui appliquant directement les conséquence de cette guerre éclaire. Là où c’est intéressant, même si autant « forcé » que la justification de la peur dans Iron-Man #505, c’est le point de vue abordé, qui tacle une grosse tare des comics en général: les personnages qui ressuscitent tous les 3 mois.

En gros, on y parle des journalistes qui jouissent de la mort de Bucky pour faire les gros titres alors qu’à côté, la Veuve Noire (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) tente d’expliquer que OK, chez les héros on a tendance à ressusciter un peu trop souvent, mais que ce n’est pas si positif que ça. A force, ça provoque presque une banalisation de la mort et surtout une angoisse permanente chez les proches du héros en question. Peut-on effectuer convenablement le deuil de quelqu’un qui pourrait revenir d’entre les morts le lendemain ? Peut-on avoir réellement la conscience tranquille quand justement, la mort/la vie peut frapper des icônes quand bon leurs semblent ? Ca n’a beau que durer 20 pages, c’est un point de vue plutôt intéressant à l’échelle des comics et rudement bien mis en scène, et on y croirait presque. Alors oui, comme le dit très bien – pour le coup – Comicblog, c’est une tentative un peu grossière de  » se racheter une crédibilité  » (Ils ont trouvé les mots juste), mais ça marche quand même plutôt bien, malgré un dessin un poil irrégulier.

Concernant Hulk, ce n’est pas un chapitre inintéressant, mais au vu du « système » de publication de Panini, il n’est pas franchement accessible pour le novice que je suis. Okay, dans les grandes lignes, ça se laisse suivre (Rulk arrive là où se trouve la Chose et veut aider les Vengeurs, comme on l’a vu avant) mais on est rapidement perdu sur certains points, notamment l’importance de MODOK vis à vis de Rulk, surtout que le chapitre est finalement très centré sur lui (bah oui, dans un sens, on a déjà parlé de Rulk dans les Avengers des mois précédents). Là où Panini entre en jeu ?

Disons qu’en gros: un hors série sort en Novembre regroupant donc une poignée de chapitre de cette série (et uniquement elle). Puis, le chapitre qui suit se retrouve dans le STARS de Janvier ! Là, j’étais un peu paumé déjà. Puis, après ce chapitre, il y a eu un autre hors série du même genre que le précédent. Puis le chapitre d’après se retrouve donc dans le numéro de Février. Bordélique, n’est-ce pas ? Rulk est un personnage qui m’intéresse un minimum et je suis « prêt » à le suivre, mais Panini n’a pas été très malin pour le coup (ou du moins, avait-il vraiment le choix ? ). Je suivrais donc la série si elle reste régulière dans le magazine, mais il faudrait que Panini se décide sérieusement… Dommage, car le dessin a une vraie belle gueule, avec quelques planches superbes.

Ah sinon, on va aussi parler de mes chouchous ! Les Thunderbolts, en voilà une série qu’elle est bien. C’est fun, barré, bien dessiné (même si pour Fear Itself, on perd Kev Walker, qui déchire un peu pour quelqu’un de nettement moins bon) et ça va directement à l’essentiel: c’est ma raison numéro 1 d’acheter le magazine STARS tous les mois, ni plus, ni moins. Après quelques péripéties dans un château nazi, puis en Irak pour éradiquer une armée de zombie (wtf !), l’équipe se voit rapatrié d’urgence sur le RAFT, une des prisons isolé en pleine mer près de Manhattan pour « super vilain ». Pour rappel, le concept des Thunderbolts: des super vilains qu’on tente de réorienter dans la bonne voie en leur faisant faire des missions délicates pour se racheter une conduite, montrer qu’ils ont un bon fond et veulent redevenir des gens sympas. Sauf que tout le monde n’est pas forcément de cet avis et certains prisonniers aimeraient bien se casser…

Ici le chapitre met donc en scène la destruction de la prison du RAFT (parce que le Fléau faisait partie des Thunderbolts et qu’après récupération du Marteau, il s’est barré en foutant le bordel) et de ses conséquences: c’est la panique, toute la mauvaise graine profite logiquement de cet évènement pour se faire la malle et les équipes des T. Bolts sur place tente justement de les arrêter, tout en sauvant les civils du coin. Du chapitre de transition pur et dur, mais globalement bon: il n’y a pas ce côté déjanté habituel, mais c’est aussi le contexte qui veut ça. On suit donc le nettoyage des décombres de la prison par les différents membres des T. Bolts, chacun à leur manière, tout en constatant que certains vilains vont bien profiter de la situation… Et ça se laisse quand même suivre, mais si  j’espère que l’aspect « serious business » de cette situation ne durera pas trop longtemps.

Le seul reproche que je ferais est à Panini qui a coupé (Mais c’est compréhensible dans un sens) en 2 le chapitre 159, qui faisait exceptionnellement ~40 pages, avec quelques « back-up » comme on dit dans le milieu (des mini chapitres sans grandes importances au sein même du chapitre, étrange concept…) qui ne seront présent que dans le numéro suivant. Et pour être franc, je m’en serais bien passé, car ils cassent un peu le rythme d’une très bonne série…


(Contient les chapitres US:  » Avengers #15, Journey Into Mystery #624 & #625  » )

Comment on dit déjà ? Jamais deux sans trois, c’est ça ? Car rebelote, Avengers #15 poursuit sa très bonne lignée avec un chapitre à mes yeux exceptionnel. Et je suis très sérieux. Je crois tout simplement qu’on a obtenu la recette que j’ai toujours souhaité dans un comic de super héros:

– Ici, on suit l’affrontement éclair entre le Hulk possédé et Spider-Woman/Oeil de Faucon/Miss Marvel et – je découvre – Noh-varr, l’extra-terrestre de la race des Kree, le tout au Brésil. Même si prévisible, on devine de toute façon très rapidement l’issu du combat: notre groupe de héros sera très logiquement dépassé et devra même se retirer de la bataille. Donc ouais, le chapitre se résume encore à de la grosse baston mais bordel. Bordel de merde.
Pour résumer: Chris Bachalo.

En version longue: Il est bien gentil le correct Romita Jr, mais il est temps de redonner les clés au véritable maître des lieux. Chris offre une fois de plus, du peu que je connais de lui, une véritable orgie visuelle, et je pèse mes mots. De ma faible expérience en terme de comics, je n’avais pas autant pris mon pied à lire une vingtaine de page parce que c’est un réel bonheur pour les yeux à chaque instant: c’est incroyablement dynamique, le style est unique (et génial), les dessins toujours parfait même au coeur de l’action, là où un bâclage sauvage aurait pu débarquer sans crier gare. Mais non, la perfection dure de la première à la dernière case, les personnages respirent sans cesse la classe (Oeil de Faucon ne cesse de grimper dans mon estime), Spider-Woman y compris (Je n’aime pas trop son costume, j’avoue) et Hulk en impose encore plus sous le trait de Bachalo, on ressent véritablement sa puissance et c’est CA que je veux quand il y a de l’action dans du comics de super-héros. J’en regretterais presque que la couverture soit faite par un autre (et nettement moins bon) dessinateur, mais Panini fait toujours des choix étranges à ce niveau là…

– Et du coup, un découpage parfait. Une narration géniale. Tout est parfaitement dosé. L’action paraît hyper soutenue, c’est des moments de bravoure toutes les 3 cases, c’est intense; tout en disposant ces petits moments de calme qui refont le point sur la situation et l’état d’esprit de nos héros dans un moment particulièrement tendu, ce qui les rend toujours aussi intéressant à lire (en plus de prendre une grosse claque graphique). Chris Bachalo est un excellent dessinateur à tout point de vue, c’est donc confirmé et c’est peut être même en phase de devenir mon numéro 1, rien que ça.

– Déjà abordé dans les précédents chapitres, l’amourette entre Oeil de Faucon et Spider-Woman est un peu la cerise sur le gâteau, le petit point bonus dans un chapitre qui en a jeté méchamment. Ca se résume en quelques cases, mais c’est du coup parfaitement intégré/discret vu la gravité de la situation et développe donc doucement mais sûrement l’idylle, qui j’espère donnera quelque chose de concret.

Bref, sans difficulté le meilleur chapitre depuis le début de l’event.

Sinon, à côté… Journey Into Mystery. Non sérieusement, j’ai toujours du mal à être totalement emballé par cette série. C’est toujours bien foutu, très « carré » dans le fond, mais plus ça avance, plus j’ai du mal à m’insérer dans son univers qui semble un peu déconnecté du reste de l’event… Ce qui est étonnant vu qu’on parle de nos amis des Asgardiens, un peu centre de la bataille contre le Serpent; voir un peu trop loin des super-héros en général. Loki continue toujours son plan qui semble se dérouler sans accroc, en semant la discorde entre les forces mystiques, du genre Mephisto (le Diable de l’univers Marvel) et Hela, la déesse de la Mort, afin de les détourner de ce qui se passe à côté et leur éviter un pacte avec le Serpent. Il y a bien quelques points intéressants (On apprend quelques petites choses concernant les origines du Serpent, toujours sympa) mais j’ai du mal à voir distinctement où ça veut en venir… Du coup, je reste encore et toujours « neutre » vis à vis de cette série.


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #2  » )

Spiderman continue quant à lui sa bonne montée en puissance (ou presque) avec ce 2ème chapitre, même si on regrette déjà le fait qu’il n’y en ait que 3 au final. Car oui, même si on reste toujours dans ce schéma un peu trop classique et surtout pris et repris en boucle depuis le début de Fear itself; la « progression de la peur », sa position au sein des civils marche plutôt bien en fin de compte.

Spiderman est donc aux prises de Vermine (Un homme-rat, comme l’atteste la couverture), un de ses nombreux ennemis qui a profité de la panique pour refaire surface et tenté de se débarrasser de lui. Je redoutais un combat inintéressant vu qu’on connaissait quand même bien à l’avance l’issu du combat, au vu de la situation et la « promesse » du lien avec Ben Grimm, la Chose transformée en Digne depuis le début. Alors bien sûr, dans le fond, il n’y a aucune prise de risque de la part du scénariste, avec un Spiderman fidèle à ses principes: il souffre toujours autant (et c’est particulièrement bien rendu, ma foi), mais fini toujours par se relever, la rage au ventre, presque par désespoir vu l’ampleur de la situation.

Après, le soufflet (le voilà !) retombe un peu par la suite où l’on enchaîne principalement avec le passage dans l’église, où un fou furieux débarque, arme au poing, prêt à faire feu sur tout ce qui bouge. Spiderman débarque et… vous connaissez la suite. C’est toujours bien construit, Spiderman se montre toujours aussi convaincant dans ses arguments, mais à mes yeux, ce passage aurait dû être inversé avec celui de Vermine, ça aurait davantage accentué la montée en puissance (J’veux dire, autant finir la seconde moitié de cette mini-série uniquement par les badguy) , déjà correct malgré tout. Surtout que le #3 est très bon (Ouf !), à ma grande surprise. J’y reviendrais !

Un chapitre un peu trop classique pour le coup (L’effet « histoire en 3 chapitres » ? Dans le sens où l’on met le paquet/les bases dans le premier, le second sert de transition et le dernier conclut comme il se doit ? ) , mais qui reste avant tout assez bon, avec une bonne tension, plutôt maîtrisé; le tout desservi par une patte graphique toujours aussi bonne et agréable. Du coup, j’aimerais bien voir de quoi est capable ce Mike McKone dans autre chose que du Spiderman. Prometteur !


(Contient les chapitres US:  » Uncanny X-men # 540 & #541 «  )

Petite parenthèse:

Ah, les X-men ! Oeuvre en quelque sorte majeur de mon enfance télévisuelle avec l’excellente (enfin, je crois, j’aimerais bien revoir ça) série X-men Evolution ! Je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de replonger une bonne fois pour toute dans les comics des hommes X, malgré un marché particulièrement dense et très repoussant pour le lecteur. Ou donner de la tête ? En vrac, on retrouve actuellement, sur le marché français, des séries comme X-men, Uncanny X-men, Astonishing X-men, Generation Hope, Uncanny X-Force, New Mutant, X-men Legacy, Wolverine (+ les duos avec d’autres héros pour des minis séries) et je suis sûr que j’en oublie (De tête, c’est déjà pas mal). Passez moi un aspirine. C’est vraiment trop, hélas, mais j’ai du trancher. Le magazine X-men, si toi aussi tu découvre, regroupe Uncanny X-men (apparemment la meilleur selon certains), New Mutant Et X-men Legacy. A partir du numéro de Décembre, tu peux même prendre le train en marche, comme moi, à peu de chose près: un petit arc se met en place pour Uncanny X-men, tandis que les 2 autres finissent le leur, mais reste à peu près lisible, ou presque. Mais le truc sympa, c’est qu’au numéro de Janvier, ces 2 là disparaissent momentanément pour laisser place à Uncanny et au mini-crossover Schism (Pour un ratio de 3/1 chapitres, plutôt sympa), qui bouleversera l’univers des X-men et blablabla. On verra bien ce que ça donne, je chroniquerai ça d’une traite ici quand ça sera fini.

Donc, cette « augmentation de chapitre » juste pour Uncanny tombait à pique et m’a permis de me mettre dans le bain (On resitue à peu près bien le contexte, c’est facile à suivre), et force est de constater que c’est vachement sympa en fait. Dans le fond, la sauce n’a pas beaucoup évolué depuis mes souvenirs d’Evolution, mais pas grave, j’avoue kiffer les comics de super héros, même quand c’est bien mainstream. En vrac, des super pouvoir à gogo, de l’action survitaminée, toujours cette dualité entre les humains et les mutants (Encore plus avec cette histoire d’Utopia qui accentue bien le clivage) qui cherchent à se faire accepter (et c’est en bonne voie, même s’il y en encore du chemin à faire) et une Kitty Pride devenue subitement super bonasse. Mes souvenirs d’enfance en prennent un coup, mais c’était important de le préciser.

La partie Fear itself est du coup du même tonneau. Sans être indispensable à tout prix, l’histoire sert au moins à quelque chose ici, et on lit ça avec doublement d’intérêt, surtout quand c’est bien fait: on y suit un certain « tournant » dans l’histoire du crossover avec l’opposition entre le Fléau (le frérot de Charles Xavier, jadis ennemi habituel des X-men) et les X-men, dirigé par Cyclope. Le Fléau se pointe en direction de San Francisco et fatalement d’Utopia, la ville des mutants. Du coup, Cyclope tente de faire barrage avec son équipe (Le but étant de retirer le casque du Fléau pour qu’Emma puisse contrôler son esprit), même si c’est évidemment plus ardu que prévu… Bon okay, le schéma commence à lasser, on a compris qu’ils vont perdre.

C’est dommage car c’est quand même globalement bien sympa, ne vous méprenez pas: de l’action avec des X-men déchaînés (c’est cool niveau diversité, notamment le passage avec Hope qui se sert de ses pouvoirs mutants pour retirer de toutes ses forces le casque), du rebondissement sympathique (La possession d’Emma Frost sur la fin – une fois le casque retiré – , twist peut être prometteur), un scénario bien construit (On commence par un Fléau particulièrement menaçant et destructeur, et petit à petit, les renforts arrivent pour le premier assaut des X-men, simple mais efficace) et une très bonne patte graphique, constante, avec un bon style (même si n’est pas Terry Dodson qui veut, auteur de certains des précédents chapitres) et une coloration très classe. Rien de tel pour bien retranscrire la puissance et la fureur du Fléau, car ouais, ça a grave de la gueule mine de rien… mais c’est juste dommage que – quand même – avec du recul, ça se passe toujours de la même façon. Un peu de surprise que diable ! Ça n’aurait pas été de refus.

Ah mais quand même, lot de consolation, on y croise un Namor au sommet de son charisme, avec son légendaire slip de bain. Belle cerise sur le gâteau, n’est-ce pas ?


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Uncanny X-Force #1-3 et Fear Itself: Wolverine #1-3 » )

Uncanny X-Force, je ne connaissais pas, je découvre donc sur le tas, et c’est plutôt pas mal dans le principe.

Une team « Black-Ops » (des affaires « sales » mais nécessaire qu’on ne donne pas à n’importe qui) composé de Wolverine (en costume noir), Deadpool (en costume blanc !), Psylocke (la touche de féminité du groupe) et Fantomex (Au sympathique design d’ailleurs, j’aime), qui va cette fois-ci s’occuper d’un groupe terroriste Anti-mutants (les Purificateurs) qui vont bien évidemment profiter de la situation pour passer à l’action, en exécutant un mutant en public par exemple. Okay, c’est du vu et revu niveau scénario mais c’est relativement correct comme mini série !

Bon, oui, vous l’avez deviné: le rapport avec l’event ? Faible. Tout comme le scénario. Mais pas (trop) grave, parce que c’est globalement cool à lire. Pas extraordinaire, il manque encore quelques trucs pour vraiment cartonner (Un scénario mieux imbriqué à l’event ? Moins manichéen peut être ?), mais on a une bonne dose d’action (malgré un départ un peu lent), des personnages qui puent la classe, poseurs; un Deadpool limite plus drôle/déjanté que dans sa série régulière, et c’est violent comme on les aime. Basique, mais suffisamment efficace malgré quelques soucis de rythme.

Et puis c’est super beau. Ca a un style très… propre (trop peut être ?), mais c’est hyper carré, toujours soigné et ça a une sacrée gueule (cette coloration !), avec un Deadpool plus resplendissant que jamais ! A la limite, le truc qui me dérange un peu, c’est l’esthétique de la série. Pas qu’elle soit mauvaise, que je la trouve de mauvais goût, mais tout en l’appréciant, voir un Wolverine noir, un Deadpool blanc, Fantomex qui utilise des technologies extraterrestres aux tons violets/rouges en étant lui même en costume blanc et j’en passe;  ça donne une drôle d’impression. Tout en étant super beau. J’en viens à me demander si la série régulière est du même acabit… Mais ça se laisse lire avec plaisir !

Quant à la partie Wolverine…

C’est médiocre. Comme toujours, pas de gros rapport avec l’event. On développe quelque peu la relation qu’entretient Wolverine et sa copine journaliste et ça aurait pu donner lieu à un bon petit point de départ pour une histoire très tournée vers le point de vue des journalistes accompagné de Wolverine par exemple. C’est un peu le cas… mais on retombe vite dans un scénario nettement plus manichéen où Wolverine se voit aux prises d’une vilaine organisation qui veut lâcher une bombe sur Manhattan.

Pourtant, c’est sympa dans le principe, ça aurait été une occasion de faire vivre une aventure un peu « épique », où on alternerait un Wolverine qui donne tout ce qu’il a pour empêcher le largage de la bombe pendant que sa nana fait ce qu’elle peut pour prévenir les autorités, les civiles, organiser une évacuation, un truc comme ça… Et si on en est proche, le résultat peine à convaincre. En fait, de manière générale, cette mini-série sent le bâclé. On n’y croit pas, on s’ennui, l’action manque cruellement et les méchants n’ont pas de charisme et semblent encore et toujours sortis d’une pochette surprise. Et puis c’est laid. Okay, j’ai été méchant, mais la première image (la 2ème dans les miniatures) que j’ai linké plus bas est assez équivoque. C’est mal dessiné, c’est constamment bancal avec quelques trucs réussis, pour beaucoup de ratages, notamment les visages (mais si vous avez cliqué, vous l’aurez remarqué). Et ça gâche beaucoup de chose. J’avoue que j’ai été naïf ! Quand j’ai vu la couverture, ça donnait envie, car c’était beau, ça promettait quelque chose d’épique, pour me répéter, mais j’ai rapidement appris qu’une couverture n’est pas toujours faite par le même dessinateur… Bref, je le saurais maintenant. A oublier de toute urgence.

Du coup, le magazine n’a qu’un demi-intérêt. X-Force est sympathique (sans être transcendant non plus) et Wolverine est un peu pourri. Du coup, ça donne une moyenne… très moyenne. Carrément dispensable oui.


(Contient les chapitres US:  » Fear itself: Deadpool #1  » )

Même si irrégulière (aussi bien en terme de publication française qu’en terme de qualité), je l’aime bien ce Deadpool. C’est un personnage funky, décalé et souvent drôle, qui apporte le petit vent de fraîcheur parfois nécessaire dans l’univers si viril des comics de super héros. Le voir dans sa propre mini-série pour Fear Itself m’a pas mal emballé (le potentiel est grand) et une fois en main… c’est… assez particulier, vis à vis de ce que j’ai eu l’habitude de lire jusque là et à quoi je m’attendais. Pas mauvais pour autant, mais déroutant dans un sens.

Pour faire simple, disons qu’on change un peu de « style d’humour », comparé aux aventures précédentes du même magazine, changement de dessinateur/scénariste pour l’occasion oblige. Même si ça restait très « con-con » avant, on avait quelque chose d’assez « simple », plus conventionnel. Ici on vire carrément dans quelque chose de très… burlesque. Attendez, je vous explique. Les prémices du scénario (aussi maigre soit-il, mais c’est assumé) montre un lien assez faible avec Fear Itself (et ça peut constituer le principal défaut dans un sens) malgré les premières pages qui nous rappellent ce que l’on doit savoir: Alors que c’est le bordel à côté, Deadpool décide de faire croire à un super vilain has been un peu stupide qu’il possède un Marteau magique (comme les Dignes) et qu’il pourra détruire ce que bon lui semblera. Le but de Deadpool étant de se servir de ce subterfuge pour pouvoir l’arrêter à temps et récupérer tout le mérite de cette arrestation finger in the nose. Dans le nez… pas si sûr. Mais ça, ça sera pour le prochain numéro.

Donc on rentre très vite au coeur du sujet et là… Où est-ce que j’ai atterri ?

On vire dans quelque chose de très kitsh visuellement, avec un humour qui part dans tous les sens, ça se prend encore moins au sérieux qu’auparavant. Le scénario n’a donc – ni plus, ni moins – ni queue ni tête, tout semble sorti aléatoirement d’une boite à idée, à commencer par l’ennemi principal de Deadpool, le Morse. Tout droit venu des années 70, il aurait peut être dût y rester… Mais il tranche énormément avec ce que l’on voit habituellement de nos jours, y compris (et encore plus) avec ce qui se passe à côté. C’est donc lui le dindon de la farce de Deadpool, celui qui servira de running gag principal à cette série. Car c’est bien là le côté fendard de la chose (et qui marche pas trop mal): voir comment Deadpool va se moquer de ce benêt de Morse, qui croit dur comme fer être devenu un Digne !

Grosso modo, c’est un chapitre plutôt moyen, mais principalement parce qu’il tranche assez radicalement avec les précédents et on regrette quand même l’absence de véritable lien avec Fear itself, alors que c’est quand même plutôt fun à lire (encore plus par la suite, je vous assure !). D’autant que le dessin n’est pas mauvais, bien que ne mettant pas souvent les persos « humains » (sans masque en gros) sous leurs meilleurs jours, avec presque une volonté de les rendre moche (Je sais que ce n’est pas un canon de beauté mais le Deadpool sans masque est assez horrible). Une introduction pas évidente, mais qui vaut quand même le coup en se forçant un peu…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Black Widow, Fear Itself: Monkey King, Fear Itself : FF et Fear Itself: The Homefront #5-7  » )

Alors en vrac, car je ne vais pas m’attarder longtemps dessus vu la qualité globale:

– Pour la Veuve Noire, je ne comprends pas. Oui, c’est mauvais. Ce n’est pas franchement bien dessiné (j’aime pas le style on va dire), et l’histoire n’est strictement pas intéressante. Mis à part le fait que l’histoire tourne autour de terroristes qui officient sur Marseille (!), on n’en a strictement rien à cirer des histoires de la Veuve Noire, moins sexy que jamais à cause de son dessin (allez, la couverture est très cool, mais comme d’hab: c’est un autre dessinateur). Du cliché sur patte (le passage avec le geek, obligé ?) et un coéquipier sorti de nul part et tout naze esthétiquement, font qu’on n’arrive vraiment pas pourquoi ce chapitre existe. En fait, ce sentiment est d’autant plus renforcé (J’ai envie de dire « Le mot est faible » ) quand on repense au Secret Avengers #15. Pourquoi c’est pas LUI, le chapitre dédié à la Veuve Noire ? Pourquoi une histoire intéressante dédié au personnage ne fait pas parti du one-shot spécial event alors que c’était l’occasion ou jamais ? Décidément, certaines choses m’échappent dans les lois du marketing comics…

– Le FF est plutôt bon, mais je me retrouve face à une drôle d’incompréhension. On parle quand même des FF (Future Fondation, le nouveau nom temporaire de la série des 4 Fantastiques), dont un des membres fait parti intégrante de l’histoire de Fear Itself, et… ils ne trouvent à faire qu’un seul chapitre dessus ? Alors peut être que la série en elle même était « trop lancée » pour que l’auteur face une parenthèse F.I (C’est fort probable en fait), mais on sent un drôle de sens des priorités alors qu’il y avait quelque chose à en tirer sur le papier. En vrac, Susanne, Richard ainsi que l‘Homme Dragon, tentent d’arrêter Ben Grimm fraîchement devenu un Digne, chose qu’ils n’arrivent pas à faire malgré les nombreux efforts. Puis vint intervention de l’ex-femme de Ben à la fin, pour tenter de le raisonner. En vain, again. Et puis après… plus rien. Dans les autres chapitres, on ne nous rappelle jamais (pour le moment en tout cas) où se trouve le reste des Fantastiques, alors que c’est leur pote dont il est question… Ca serait comme faire d’un X-men un grand méchant, et ne de voir aucun autre X-men à ses côtés/contre lui pour l’arrêter. Ca n’a aucun sens… Puis ce chapitre arrive trop tard. Il aurait été cool en introduction/première vague, mais 3 mois après, ça fait un peu pavé dans la mare

– Le Monkey King est… je ne trouve pas les mots. C’est pire que tout. Fear itself est en fait l’occasion d’inventer des personnages complètement useless et tout pourri, au design fini avec les pieds et surtout complètement inintéressant au niveau du background. Vous cherchiez un rapport avec l’event pour ce personnage ? Il n’y en a pas. Enfin si, dans l’Avengers Extra du mois de janvier, avec Iron Man 2.0. En fait, le personnage a été introduit aussi vite qu’il est reparti durant les chapitres F.I de l’homme de fer black. On n’y voyait pas vraiment son utilité (en plus du passage dans lequel il se trouve, cf mon article dessus) mais ça aurait pu s’arrêter là, car ça n’en valait pas la peine. Qu’est-ce qu’on pouvait en tirer ? Eh bien on a du se poser la question chez Marvel et il a fallu qu’ils y dédient quand même un chapitre complet pour conter ses origines ! Sur un personnage qu’on ne reverra sans doute plus jamais par la suite (comment peut-on espérer qu’il s’impose, sérieusement ?) et qui ne nous intéressera pas, vu qu’il n’apporte rien de bien concret. Surtout que ses origines, son histoire et compagnie, c’est quand même pas mal bidon (Oui, blabla légende du roi des singes, mais c’est tellement forcé…).

Bref, je m’appelle Marvel et j’ai pondu un bel étron.

-Quant au Homefront, il est … pas si mal, même si là encore: problème en vue. Le soucis vient du fait que, lecteur français comme moi qui prend le train en marche; on ne sait absolument pas à qui ont a affaire, et d’où sort le scénario (Il se place quand ?). On retrouve donc Spider-Girl (je savais pas que ça existait), Amadeus Cho (Le Prince du Pouvoir, wtf ?), la jolie X-23 (Merci MvC3 ! Même si elle a moins de charme ici que dans le jeu…), Power-Man (Le quota ethnique ?) et Thunder-Strike (Le Mini-Thor) ; petit groupe d’ado qui débarque en pleine mer sur un bateau après une téléportation ratée et que se font attaquer de toutes parts par des ennemis sortis de nulle part eux aussi. Et c’est grave le bordel. On est toujours un peu perdu, malgré quelques tentatives de resituer la chose. Mais la resituer où ? Car là encore, ça commence à être lourd, le lien avec F.I est super maigre. Même pas la trace d’un digne ! C’est dommage car sur le coup, l’ambiance « Teen » n’est pas si désagréable, ya un peu d’action avec quelques passages jouissifs (Le combo Power Man/X-23 fait des merveilles, j’en redemande !) et des ennemis badass. Bah ouais, des requins sur patte géants samourais, ça ne court pas les rues ! Mais cette histoire sort tellement de nulle part…


(Contient les chapitres US:  » The Deep #1-4, The Fearsome Four #1-4, the Homefront #3, Tomb of Dracula: Throne of Blood et Heroes For Hire #9-11  »  )

Et finissons donc sur le gros pavé. Le gros pavé qui fâche, ouais. Car comme on pouvait le regretter, les Monsters regroupent les séries qui n’avaient absolument pas la place d’être dans un autre magazine, ni vendues seules, quelque soit la forme. Mais qui dit série « spéciale » (Car mettant en scène des personnages peu courants par exemple), dit aussi, potentiellement, série toute pourrie, car tellement hors sujet que ça en devient du pur remplissage/quota de comics pendant un crossover. Et donc ouais, là où je veux en venir, c’est qu’il y en a ici-même, même s’il y en a un à sauver.

The Deep: La meilleure histoire du pavé, assurément ! Et je regrette vraiment que Panini l’ait publié dans un tel recueil, parmi pleins de trucs pas très bons. Je l’aurais acheté (et absolument pas regretté) sans problème. En gros, c’est surtout – enfin ! – l’histoire de l’équipe de Namor et de Dr Strange (on part donc sur de TRÈS bonnes bases, je kiffe pas mal Namor et son côté macho 200%), accompagnés par la suite du Surfeur d’Argent (yeah !), Lyra, la fille de Hulk (Ah ? Mais why not, design plutôt sympa) et de Loa, la jolie rouquine qui sort de je ne sais où, mais elle est bonne, je valide ! Ca c’est une équipe qui en impose ! Et ça fait plaisir de suivre les aventures d’une équipe charismatique, ce qui n’est pas donné à tout le monde, voir plus bas….

Et tout ce joyeux monde va gentiment se bastonner contre Attuma, un badguy aquatique qui a reçu son marteau pour Noël. Le « Enfin » fait surtout référence au fait qu’on voit souvent Attuma en mode « résumé » à côté, mais qu’aucune série principale ne s’y est penché sérieusement. Du coup, j’étais bien content de le voir à l’oeuvre, surtout avec un roster plus que sympathique chez les gentils. Et c’est donc carrément sympa en fin de compte: on va à l’essentiel, les persos sont charismatiques, le dessin est carrément bon et constant, on a de bonnes castagnes aquatiques (et mine de rien, c’est toujours sympa de changer de milieu pour varier le style de combat), des passages over-the-top avec des monstres géants et du coup, un bon rythme de croisière. On va pas chercher loin, mais c’était rudement efficace. Et puis le Surfeur d’Argent qui surfe sous les mers, c’est toujours rigolo comme concept.

The Fearsome Four: Là encore, pleins de potentiels qui finissent – hélas –  par un beau gâchis. Mais j’insiste. Pourtant, le concept m’a bien plu, en partie tout du moins: l’Homme-Chose (le monstre des marais quoi) se nourrit de la peur des gens et en devient plus dangereux d’heure en heure. Pour l’arrêter dans sa folie naissante, on ne fait pas appel aux héros classiques – plus occupés ailleurs – mais à un groupe qui s’est formé sur le tas: She-Hulk qui passait par là, et Howard The Duck. The Fuckin’ duck ! Je connais pas grand chose de lui, mais je l’aime bien, il est tellement décalé dans l’univers Marvel (pour rappel, dans Civil War, le gouvernement préfère ignorer son existence vu sa nature) qu’il en devient attachant.

Et puis les ennuis commencent… Le groupe est rejoint par 2 autres héros dont je me serais bien passés: Nighthawk, un humain déguisé en super-héros, mais sans la moindre capacité spéciale et surtout… Frankeinstein. Mais qu’est-ce que c’est que cette idée ? Dans tous l’univers Marvel, il n’y avait pas plus… charismatique ? Un personnage qu’on pourrait un peu mieux intégrer que ça ? Car même à ce niveau là, le personnage sort de nul part. Pire encore, le reste du récit vire rapidement dans le n’importe quoi. Mais genre total. Et vas-y que je parle de voyages interdimensionnels dans tous les sens, qu’on y invoque même des personnages de façon totalement random (Psycho-Man ? Pourquoi LUI ? Ou la présence de Spiderman/Hulk/Ghost Rider et Wolverine sur la couverture, qui est assez trompeuse d’ailleurs, ils sont loin d’être importants/utiles/présents) et qu’on te sorte de longs discours sur le courage à ne pas perdre lorsque la peur s’installe, pour finir sur tout sauf ce que l’on pouvait en attendre….  Bref, ça rend le récit totalement confus, bordélique et limite désagréable à lire.

Et dieu que c’est laid, encore une fois. J’ai jamais vu un comic aussi mal branlé à ce niveau, avec des artistes différents toutes les 10 pages sans jamais réussir à pondre un truc convenable. Howard est toujours moche (alors que dans Civil War, son style franco-belge lui allé à ravir), She-Hulk ressemble vraiment à un bonhomme mal gaulé, perdant toute once de sensualité qu’on pouvait parfois lui trouver. Les 2 autres ne s’en sortent pas mieux, mais vu leurs designs à l’origine… Bref, le massacre continue jusqu’au bout, la sensation de torchage est toujours là. Amère déception, le pitch de base était SIMPLE, ça aurait pu donner quelque chose de vraiment sympa avec un bon dessin derrière, mais c’est parti en sucette d’une manière assez violente.

– Dracula: Mais qu’est-ce que ça fout ici ? Quel rapport y a-t-il avec l’univers Marvel ? Oui je suis au courant qu’on aura prochainement droit à un Hulk vs Dracula et ça peut être excellent, pas de soucis la dessus, mais ce chapitre introductif au personnage…. ne sert à rien. La raison est simple: alors qu’on aurait pu se contenter d’un chapitre racontant la vie de Dracula à notre époque, à quelques heures des évènèments de Fear itself, avec un résumé de son histoire, ses rencontres avec les autres super -héros (imaginons) par le passé et tout, et tout… On le voit brièvement dans son château, discutant avec un de ses sbires, puis il lui raconte son histoire, sa naissance (en soit, pourquoi pas). Mais… à l’époque des samourais. Première incompréhension. Alors on persévère, on se dit qu’on va voir le lien assez rapidement avec l’event, parce que sinon, quel intérêt ? Et on arrive à la dernière page et là, le constat: c’était pas très bien dessiné, l’histoire n’a donc strictement aucun rapport avec Marvel/Fear Itself et ce n’est même pas intéressant malgré tout (Pour résumer, Dracula c’est juste un samourai qui se fait mordre par un vampire, wouhou !). Le remplissage à son meilleur, en somme.

En fait, et c’est sans doute ça dans le fond, il est possible que ce one-shot fût rétroactivement intégré dans l’univers Marvel pour pouvoir faire la mini série suivante avec Hulk. En gros, l’idée de ce one-shot n’était pas de parler d’un Dracula dans l’univers Marvel, mais d’un Dracula random au pays des samouraïs. Puis l’histoire a été récupérée/bricolée à droite à gauche par la suite pour qu’elle puisse être refourguée durant l’event. Donc ouais, en gros, Panini aurait du la zapper, c’est ennuyeux et ça n’apporte rien, encore plus dans un gros pavé comme ça, où l’on aurait sans doute mieux remplit ces ~30 pages de vide.

– Homefront : « Cardiac ». Centré sur un personnage que je ne connais pas, le chapitre se lit aussi vite qu’il s’oublie. Dans le fond, tout n’est pas à jeter – à commencer par le dessin, très joli mais ça dure même pas 10 pages, on ne sait pas trop à qui on a affaire et à peine on a le temps de s’installer qu’il faut repartir. Ça sent le projet rushé (mais bien dessiné quand même) pour meubler à mort. Dommage.

– Heroes For Hire : J’avais eu un petit aperçu de cette équipe durant la période Civil War et je n’avais guère accroché au concept. C’est assez… particulier. Surtout niveau design. Rebelotte, c’est pareil ici, et ça passe encore moins bien, parce que tous les crossover ne peuvent pas tous avoir le même niveau qu’un Civil War, eh. Ce n’est (encore une fois, ça commence à être lassant) pas super bien dessiné (Il y a une sorte de style 90′ pas super agréable qui s’en dégage), l’histoire n’est pas bien intéressante même si elle montre un peu plus ce dont on est en droit d’attendre d’un tel crossover (Au niveau des lieux traversés, on reste au moins en terrain connu). Mais un peu comme le titre l’indique (certes), on se retrouve vraiment avec des héros de seconde zone sans la moindre once de charisme (Le dessin n’aide pas, du coup. Pauvre Electra…). Tout fait vraiment seconde zone dans cette série (les personnages, leurs ennemis, les situations), sans jamais que ça soit accrocheur. C’est vraiment un univers très… repoussant, en plus d’être mal dessiné (j’insiste !).

Beh, de quoi finir un pavé pas vraiment comme on l’aurait voulu, d’autant que pour reprocher encore une petite chose, mais à Panini cette fois-ci: pourquoi un tel prix ? C’est assez délirant de vendre un bouquin d’une telle taille certes, mais avec une qualité de papier/taille inférieur à celui d’un Deluxe pour… le même prix ?!  Alors, ça reste de la bonne qualité, mais elle est différente. Donc pourquoi pas un prix différent ? Je me demande parfois si ce n’est pas une erreur qu’ils ne remarqueront jamais…


Voilà voilà, pour ce mois plus que chargé et hélas, pas proportionnel en qualité. Du coup, pour le prochain gros crossover en VF (le Avengers vs X-Men qui débute le mois prochain en V.O), je ferais davantage attention à la composition de la checklist des chapitres, histoire de repérer d’avance les potentiels chapitres de remplissages, pour ne pas faire 2 fois la même erreur ! Mais dans tous les cas, on se retrouve donc dans pas longtemps avec la fournée de Mars, une fournée biiiiien plus calme, de meilleur qualité (ouf), avec comme seul hors série, le Marvel Knight dédié au Ghost Rider ! (Eh, ça peut pas être pire que le second film)

Mon petit XBLA, le dématérialisé c’est magique

Le dématérialisé, j’ai déjà dit que c’était une très bonne idée, surtout pour le développement des « petits jeux ». Parce que budget réduit d’un côté, mais plus de liberté de l’autre; c’est l’occasion ou jamais de se faire une petite ludothèque virtuelle (même si je regretterais toujours que 90% de cette production ne soit qu’en démat’ justement) pour pas cher qui renoue avec la grande variété du passé (c’est quand même là que j’ai trouvé le plus de jeux jouables en multijoueurs local, un putain de comble !), qu’on ne retrouve plus vraiment sur support physique. Ou beaucoup moins alors. Les temps sont durs.

Bref, j’ai fait un petit Best-of de ce que j’ai pu récolter ces dernier temps.

(Bonus, tant qu’à faire: Je suis de passage chez le Concombre bicolore dans un épisode de la grande saga de l’internet qu’est Mario Maso ! )

Escape Goat est un jeu qui aurait pu sortir il y a probablement 20 ans de cela. Le concept est très simple: vous contrôlez une chèvre (Ah ?) et vous devez vous… échapper de chaque salles, elles-même remplis de pièges, de mécanismes et d’ennemis en tout genre. Pas vraiment d’histoire, aucune mise en scène visible, juste du gameplay. Le tout sous la forme d’un jeu de plate forme assez classique tout en 2D à l’ancienne, avec de bons gros pixels bien voyants. Mais allez savoir, ce jeu dégage quelque chose de particulier.

Outre des musiques sympatoches et des graphismes délicieusement rétro (mais agréable malgré tout), Escape Goat est un jeu difficile, mais pas trop, à ma grande surprise. Certes, c’est un des points mis en avant par la campagne « marketing » (Genre ce trailer veut clairement montrer que vous allez en baver) Et surtout, c’est un jeu excellent en étant tout à fait abordable en fin de compte. Guère long certes, mais il jouit d’un gameplay parfaitement calibré et qui arrive plutôt bien à se renouveler au fur et à mesure des 50 niveaux qui composent le jeu. Les mécaniques évoluent régulièrement (Savoir gérer des explosions en chaîne pour ouvrir une brèche au bon moment, maîtriser le déplacement de bloc à distance par interrupteurs interposés, gérer son compagnon… le rat !), il faut pas mal réfléchir pour progresser (Là où son « concurrent » – Super Meat Boy – mise davantage sur les réflexes pures) et on ne s’y ennui jamais. Donc oui, il est court (2H30/3h de jeu environ), mais c’est réellement du bonheur du début jusqu’à la fin. Alors pour chipoter, c’est vrai que ça manque de rejouabilité et l’éditeur de niveaux n’a que peu d’intérêt (parce qu’il est impossible de récupérer les niveaux des autres, donc faire les siens en boucle, guère intéressant…) , mais ça reste avant tout 3€ parfaitement rentabilisé. Bon, à quand une version XBLA gavé de contenu cette fois-ci ?

Mais c’est un peu ça les jeux Indépendant, tellement de liberté, mais des durées de vie tellement courtes…

Sonic 4 n’a pas été une très grande réussite. Loin de la cata annoncée par certains, il n’en restait pas moins un jeu très bancal, qui ne savait pas trop sur quel pied danser, au graphisme un peu trop froid et à l’ambiance trop copiée collée des précédents, sans jamais les égaler. Naturellement, l’annonce du portage du fameux Sonic CD a ravi énormément de monde: le retour d’un vrai épisode 2D acclamé par les fans (même si on a déjà eu un portage avec Sonic Gems sur la génération précédente) histoire d’oublier le « faux » épisode 4.

Hélas, malgré son statut d’oeuvre culte et de Sonic en marge de ses petits frères sur Megadrive, Sonic CD est un jeu somme toute assez moyen. Le soucis ? Un level design sans queue ni tête. Les Sonic ont toujours eu un level design à double sens de lecture: on pouvait bêtement rusher le niveau pour le finir dans les temps ou prendre son temps à l’explorer, y découvrir moults passages secrets, tout en conservant une certaine fluidité dans la progression. Sonic CD n’arrive pas à avoir cette fluidité, cette subtilité.

Sorti peu après Sonic 2, on sent que le level design se cherche encore et ne sait pas trop où aller. L’idée des voyages dans le temps est très sympathique sur le papier (Niveaux qui changent esthétiquement, permettant d’achever une pseudo quête annexe pour débloquer la vraie fin du jeu), mais devient un peu lourd en pratique: en franchissant un certain panneau, il faut atteindre les 141,62km/h pour déclencher le saut temporel (passé/présent/futur). Donc techniquement, le principe est de trouver une ligne droite/passage où Sonic pourra courir sans interruption pendant 10 secondes pour voyager au delà de l’espace temps. Sauf que ! Ca reste bancal et pénible à  exploiter dans les faits: il faut sans cesse trouver les bons spots une fois le panneau activée pour se déplacer dans le temps et ce n’est, mine de rien, pas gagné/évident.

Nombreux sont les passages où l’on tente de trouver une pente, une ligne droite, un looping pour gagner en vitesse, et se rendre compte qu’on n’y arrivera pas, car on n’arrive pas à comprendre la logique du level design. Ouais, on peut le dire comme ça: il part un peu trop dans tous les sens. On ne bloque pas tellement à proprement parler, mais parfois, on peine à trouver la sortie, on fait plusieurs fois le tour du niveau pour comprendre où aller, là où – malgré la difficulté – le chemin était limpide sur Megadrive. Des loopings un peu placés au pif, des pièges un peu partout et surtout des voyages dans le temps qui tue un peu le rythme à chaque fois ont eu raison de moi: ça a pris un sacré coup de vieux. Et je ne parle pas du stage bonus, assez horrible à jouer (si si, on a fait pire que les stages bonus de Sonic Heroes).

Après, c’est un jeu encore très joli, mais aussi très riche visuellement, très dense… trop chargé, qui manque un peu de lisibilité. Et puis surtout, ça manque de variété: on retrouve certains éléments caractéristiques de la série, mais ça reste toujours très… froid (c’est en partie voulu dans le fond mais…), très mécanique, industriel. On peut voir ça dans l’autre sens, mais je n’arrive donc pas à retenir grand chose de ses niveaux, j’ai du mal à y déceler une forte personnalité.

C’est dommage car il n’en reste pas moins un jeu tout de même agréable dans ses grandes lignes (Un Sonic reste un Sonic j’ai envie de dire), avec son ambiance à part, ses musiques (de) qualitay CD et qu’en bonus, le portage est d’excellente facture ! C’est à se demander pourquoi on n’y a pas eu droit auparavant avec les autres Sonic du Golden Age, mais Sonic CD est un jeu qui passe superbement bien sur une bonne grosse TV HD (ce qui n’était pas gagné vu la résolution de base). Propre, des filtres efficaces qui ne dénaturent pas l’original pour mieux s’accommoder d’un bon 720p des familles et forcément un mode 16/9è qui n’existait pas à l’époque, sans le moindre étirement de l’image.

Confort visuel impeccable, tout comme la partie sonore avec la possibilité de switcher entre OST Jap’ et US (ce fameux « débat » chez les segasex n’a plus lieu d’être, victoire !) et le plaisir de jouer à un jeu aussi daté pourtant, est toujours là. Le jeu en lui même ne m’a peut être pas autant emballé qu’escompté, mais le portage est tout bonnement exemplaire (ce qui n’est pas donné quand on repense au portage de Sonic 3 (La sauvegarde bordel !) ou de Sonic Adventure (Argh, pas de 16/9ème)), le tout proposé à un prix dérisoire de 400 points, soit quasiment 5€.  A ce prix là, ça se tente quand même, rien que pour compléter sa culture Sonic. Bon, maintenant, portez Sonic Adventure 2 et Knuckles Chaotix, ça serait sympa.

Toy Soldiers & Toy Soldiers Cold War

J’aime l’odeur de l’excellente surprise au petit matin.

La série des Toy Soldiers sort de nulle part. Pas vraiment de grand nom derrière, ce n’est sorti que sur le XBLA (dans un sens, c’est bien aussi), le concept « premier » est celui d’un Tower Defense (Vague d’ennemis à repousser), genre qui commence sérieusement à tourner autant en rond que les FPS; bref, j’ai connu mieux niveau visibilité/incitation à s’y essayer. Et pourtant ! Ils font partis à mes yeux des meilleurs jeux téléchargeables que j’ai pu tester, de part leur concept plutôt original et surtout un certain amour du travail bien fait et cette volonté de faire plaisir au joueur qui en découle. C’est fun, et pis c’est tout.

Toy Soldiers est un mix entre Tower Defense et « jeux d’action 3D » (au sens large, je vous explique), ce qui lui permet de pallier le défaut numéro 1 du genre Tower Defense: le côté très « monotone » de la chose.  On a beau avoir le petit aspect gestion en plaçant ses unités (Achat/vente/amélioration), on finit souvent par les regarder bêtement se défendre. Ici, le joueur est toujours sollicité au coeur de l’action, on le pousse à vraiment participer et non à rester passif après qu’il ait choisi les bonnes unités à construire. Car c’est là toute la force du jeu: il est possible de prendre part au combat en contrôlant directement la plupart des unités que l’on a placé sur le terrain, aux endroits prévues pour, comme tout bon tower defense qui se respecte. Je dirais même plus, c’est fortement conseillé.

L’intérêt, vu que dans ce genre de jeu, nos unités sont censés se défendre toute seule ? Sous notre contrôle, elles sont nettement plus efficace: on vise directement où on veut, sur qui on veut, et profite même d’une cadence de tir plus élevée. Mieux encore, histoire de nous pousser encore et toujours à agir directement, les unités mobiles ne sont utilisables que sous notre commandement: hélicos, char d’assauts, avions, bombardiers… Ces unités sont plus efficaces que la plupart des standards, mais sont fatalement plus limitées (jauge de batterie inside).

Et c’est mega bonnard. Très sérieusement. Le fait qu’on soit très actif joue beaucoup la dessus, car ça donne une nouvelle dimension au genre. Pouvoir placer quelques tourelles anti-char et des barricades pour stopper d’elle-même l’infanterie ennemie qui fonce sur notre base, puis embarquer dans l’avion de chasse qui traînait dans le coin pour aller descendre soit-même les bombardiers qui s’approchent dangereusement… Jouissif, tout simplement. Ca garde toujours un rythme un peu posé (Ce n’est pas un STR, ni un TPS), mais on a toujours l’oeil sur l’écran, toujours un petit quelque chose à faire et les combats sont dynamiques et intenses, surtout contre les boss de 50 mètres qui débarquent en fin de niveau.

Le premier opus est un poil rustique avec du recul sur certains points (difficulté, maniabilité un peu raide) et manque encore d’options qui paraissent désormais essentiels avec la suite (le coop’ par exemple) mais vaut toujours son petit pesant de cacahuète pour son ambiance première guerre mondiale parodié (ya même un DLC avec des missions contre des robots ET (!) mais pas essayé). Le second est encore meilleur, corrige la plupart des défauts, avec encore plus de tous, si ce n’est peut être, paradoxalement, une campagne solo plus courte. Mais les modes multijoueurs (la coopération est top), le système de récompenses toujours gratifiant, les minis jeux franchement fendard et l’ambiance année 80 extra’, en font encore une fois une valeur sûre. Finalement, mon plus grand regret, c’est qu’il soit limité au jeu en téléchargement: c’est un concept tellement bon, tellement fun que j’aurais aimé un jeu boite, « complet » avec encore plus de contenu. Mais vu l’état actuel du marché, ça serait se tirer une balle dans le pied.

Rock Of Ages fait parti de ses jeux qui peuvent donner envie rien qu’au premier coup d’oeil. Parce que tu sens que c’est original, tu sens que c’est décalé, et tu sens que c’est fun. Du coup, achat dans la foulée, après avoir tâté de sa démo plutôt sympathique: effectivement plutôt fun et souvent drôle, avec son humour très… Monthy Python dans l’esprit, et ses références à peine cachées (Matrix ! 300 !). Miam. Même si en fait…

Mais d’abord, pour résumer: vous, vous êtes une boule. En face de vous: une pente. En bas ? Une porte à détruire, où se cache derrière un chef ennemi qu’il faut zigouiller. That’s all. Entre 2, un peu de stratégie. Le but est donc de descendre cette pente en direction de la porte en évitant toute sorte d’obstacle posé par le camp adverse: rempart, explosif, catapulte… vache, éléphant… Et j’en passe, il y a de quoi faire. Une fois la tentative passée, il faut qu’une nouvelle boule (de pierre) soit fabriquée, pour repartir à l’assaut. Et pendant ce laps de temps, c’est à VOTRE tour de fortifier VOTRE pente.

Car oui, le petit détail qui change un peu la donne: la construction du jeu, le gameplay est asymétrique. On ne se contente pas que de dévaler, on fortifie aussi, car l’ennemi fait comme nous: son but est aussi de rouler sur notre chef, planqué lui aussi derrière sa porte. S’en suit alors une course contre le temps où il faudra être plus rusé que son adversaire, plus habile pour se dépêcher de tout casser avant l’autre d’un côté, tout en essayant de bien miner son propre terrain pour essayer de gagner du temps de l’autre.

Ni plus ni moins, Rock of Ages est en fait un Tower Defense déguisé croisé avec un Monkey Ball. Une variante franchement originale, qui fait plaisir rien que pour son originalité mais qui se révèle aussi très… répétitif à la longue. En fait, on en vient au problème soulevé plus haut: c’est assez monotone, passé l’effet de surprise. Le gameplay semble mal équilibré (quand on voit la largeur des pistes, on a du mal à savoir où placer ses unités pour l’adversaire, vu que ce dernier peut mine de rien très facilement passer outre) et par extention, se retrouve limité. On place donc ses unités un peu au pif (Parce qu’à force, j’ai pas trouvé de façon de vraiment rentabiliser intelligemment ce que je place sur le terrain), puis on dévale la pente un peu n’importe comment (pas mal de chose dût au hasard, mais bon, why not), tout en pestant parfois sur certaines approximations (la caméra, aïe; le frame rate, aïe aussi), en espérant arriver en un seul morceau en bas.

Ca n’empêche pas d’en tirer un certain plaisir – ne serait-ce qu’avec son univers déjanté – mais ça montre clairement ses limites très rapidement, même en multijoueurs où l’on peut se marrer, c’est sûr, mais on passera vite à autre chose. C’est d’ailleurs pour ça que j’en parle ici même, car justement, difficile d’écrire plus sur un concept fun mais si limité… Mais avec une bonne promo, que ça soit sur XBLA ou Steam, ça se tente quand même.

J’ai une certaine affection envers Beyond Good and Evil. J’avoue, je ne l’avais pas fini  à l’époque sur PC, pour des raisons que j’ignore, mais j’avais grandement apprécié ce que j’en avais fait. Jeu d’aventure à la Zelda à la française made in Ubi’, BGE avait laissé une jolie empreinte dans le monde du jeu vidéo, comme l’atteste l’attente insoutenable d’un second épisode peut être prévu, mais dont on ne sait quasiment rien. L’espoir fait vivre.

BGE, c’est avant tout une forte personnalité. Son univers original (son bestiaire, la composition de ses villes), l’ambiance (Ces musiques mémorables !) ; ses personnages charismatiques, drôles, et surtout ! Ce doublage français d’excellente facture, cerise sur le sommet d’un déjà très beau gâteau. C’est un réel plaisir de voir un jeu de ce genre doublé dans notre belle langue, de fort belle manière. Ca rendait le jeu très vivant, on s’y attachait vraiment, surtout pour certains personnages (Ce bon vieux Pey’J !).

Aujourd’hui, à peu de chose près, le jeu n’a rien perdu de sa saveur si particulière. Alors oui, la caméra pose encore et toujours soucis, la fluidité n’est pas toujours au top de sa forme et quelques bugs sont encore à déplorer (Certains propres au portage HD, hélas). Mais peu importe. L’aventure est toujours aussi captivante malgré le poids des années, son scénario sympatoche (Le journalisme total de Jade et ses reportages-photos, la révolution du peuple qui se met petit à petit en place), le mélange des genres est toujours aussi agréable (infiltration, donjon « pur », course) et même graphiquement, ça reste super beau (Le réhaussement HD lui fait du bien) et bien modélisé (Ah, Jade ! Peut être la seule fois où je kiffe du rouge à lèvre vert…). Un portage de grande classe malgré les imperfections, qui rendent honneur au jeu initial.

Bref, BGE HD est un très bon jeu qui n’a que très peu vieilli, surtout que vu son prix de vente ridiculeusement bas quand on voit la concurrence, c’est presque donné pour une très bonne alternative à Zelda. Maintenant Ubi, vu que ça semble marcher, un petit Kickstarter pour BGE 2, ça vous tente ?

Radiant Silvergun

J’en avais déjà quelque peu parlé dans le best-of 2011, mais il méritait bien que je m’y étale un petit peu ! Shoot sorti en 1998, il a tout bêtement instauré un nouveau standard dans le shoot them up et reste encore aujourd’hui le meilleur représentant du genre, tellement il possède un gamep…

…Ah non, merde, j’oubliais que j’arrivais pas à dépasser les 10 premières minutes de jeu. J’Y. ARRIVERAIS. UN. JOUR. Bordel. Mais que j’aime ce jeu quand même, il a quelque chose d’hypnotisant… Et de douloureux. Mais je peux difficilement en parler plus longuement si ce n’est qu’il est indispensable si on aime un minimum le genre. Mais l’OST déboîte en tout cas !

Marvel, Comics & co: Deadpool, Zombie et Guerre Civile

Bon, les histoires avec les jeunes filles qui finissent par s’entretuer, c’est bien, mais les supers héros de mon enfance gardent toujours une belle place dans mon coeur. Continuant sur ma lancée précédente pour découvrir le monde fabuleux de Marvel, voici une deuxième fournée d’avis sur une petite poignée de comics aux formats divers, et pour tous les goûts.

Deadpool Collectif 2 et 3
(Want You to Want Me Part 1 et 2 (Tome 2) + Part 3 et 4 (Tome 3))

Dans cette aventure, Deadpool veut devenir.. un X-men !

Bon, déjà il faut savoir que cette histoire s’insère dans la « grande continuité Marvel », à un moment où, si j’ai bien capté, les mutants ne sont plus vraiment accueillis les bras ouverts sur le territoire américain. Cyclope, qui dirige les X-men, prend la décision de quitter le pays tout en restant à proximité dans une forteresse, remplaçant un peu l’école de Charles Xavier… en attendant mieux.

C’est donc en profitant de cette occasion que Deadpool, entré dans une période de doute sur son utilité en ce bas monde, va tenter de rejoindre la bande. Forcément, avec sa réputation sulfureuse qu’on lui connait bien, c’est vraiment pas gagné… Mais il va se servir des quelques soucis liés aux X-Men qui ont mené à leurs expulsions pour tenter de prouver sa valeur. Enfin, il va essayer…

Après un premier tome médiocre (aie ce dessin tout miteux, aie ce scénario osef total), le choix de Panini se révèle être nettement plus judicieux avec une histoire un peu plus ambitieuse, parce qu’elle s’étale sur 2 magazines (Parce que mine de rien, 100 pages en tout, ça passe super vite) et que ça va permettre de se développer un minimum.

Et ça vaut le coup ! Le début est quelque peu poussif, c’est vrai. Disons que c’est un peu long à se mettre en place (le fait que Deadpool tilt enfin que son avenir, c’est chez les X-Men que ça se passe) mais une fois lancé, on prend pas mal son pied. Deadpool est intelligent quand il le faut, sort des répliques franchement drôles (Et du coup, chapeau à la VF et son magnifique jeu de mot avec Guillaume Tell) et se retrouve parfois dans des situations cocasses, pour notre plus grand plaisir (J’envierais presque Deadpool lors de son passage à l’hôtel avec la séduisante Domino…).

En fait, à la première lecture, le scénario ne semble pas avoir énormément de sens, on a du mal à savoir où notre héros veut en venir, pourquoi il fait telles ou telles choses… Mais une fois arrivée  à la fin, une fois l’explication, le « twist » (léger, n’exagérons pas non plus) balancé, tout prend son sens, et du coup, on se dit que c’était plutôt bien amené, la relecture des chapitres précédents prend d’un coup tout son sens. Du plaisir à retardement en somme, mais qui vaut le coup, dans tous les sens du terme.

Et puis, Deadpool qui chante du Renaud avant de tenter une grande opération, c’est quand même la classe. Merci la traduction française (sérieusement).

Deadpool Collectif 4 et 5
(Whatever a Spider Can: Part 1 et 2 (Tome 4) et Part 3
+ Do Idiots Dream of Electric Stupidity ? (Tome 5))

Dans la première histoire, décomposé en 3 parties (un numéro et demi en somme) Deadpool s’incruste en plein New York pour venir prêter main forte à Spiderman, sans que ce dernier n’ait vraiment son mot à dire.

Pourquoi une telle décision ? Selon la rumeur, un tueur à gage s’est pointé lui aussi à New York, histoire de régler quelques affaires dont… Deadpool, forcément. Ce dernier étant un peu lâche, c’est aussi pour ça qu’il va voir Spiderman. Le petit soucis dans tout ça c’est que ce tueur à gage n’est ni plus ni moins qu’un… singe ! Hit-Monkey de son petit (sur)nom, est un professionnel en la matière, il fournit toujours un travail propre, sans bavure et ne rate jamais sa cible. Sauf que pour le coup, avec Deadpool en face, ça risque d’être un peu plus compliqué…

Histoire courte oblige j’ai envie de dire, ça n’ira jamais bien loin, mais l’essentiel est là et on passe un bon moment. Le tandem Deadpool/Spiderman fonctionne bien: Deadpool fait toujours autant le con, Spiderman enchaine les facepalms mais finit toujours par lui prêter main forte et le duo réussi finalement par bien s’entendre, surtout quand la vie de l’un d’eux est en jeu. Enfin, surtout celle de Spiderman, vu que Deadpool est presque invincible… Et ce dernier montre toujours à quel point il peut avoir des idées de génie pour se sortir du pétrin.

Du coup, on ne s’y emmerde pas, il se passe toujours quelque chose, pas de soucis de rythme… Mais reste quand même une fin bien expédié, façon « Oups, j’avais pas vu qu’il restait 3 pages, VITE TORCHONS LE SCRIPT » maiiiiiiis, c’était un brin prévisible vu le format. Pas grave le charisme d’Hit-Monkey m’a largement suffit pour passer un bon moment. Et limite je me laisserais bien tenter par ses comics d’origine, même si non édité en France…

Concernant la 2ème histoire, je n’ai pas spécialement accroché. Deadpool part un peu loin des grandes villes, au nord de la Géorgie et se retrouve dans un petit coin paumé où, comme part hasard, il tombera sur une bande de malfrat qui s’amusent à dévaliser les bus qui passeraient dans le coin. Et forcément, Deadpool se rend compte rapidement que ces mêmes malfrats sont en fait les flics du coin… Il va donc en découdre, directement à la source où il s’amusera par la même occasion à endosser le rôle de Sheriff. Et c’est tout.

Cette histoire courte (forcément, vu qu’il prend la moitié d’un bouquin, donc 25 pages grand max) n’a pas le temps de s’installer et du coup, pas le temps de devenir intéressante. Tout passe trop vite, vraiment trop vite: Deadpool comprend rapidement qui est qui, localise en moins de 2 les méchants, leur règle leur compte en 2 pages et repart pour de nouvelle aventure. On sent bien qu’en dehors de ses qualités/défauts propres, la longueur a permis à Panini (l’éditeur Français) de combler le demi-tome rapidement, pour enchainer sur autre chose dans le prochain numéro…

Reste un joli dessin, assez différent de la précédente histoire, mais très bien maitrisé. Mais ça fait peu.

Deadpool Corps Tome 2
(A-Pool-Calypse Now )

Déception. Ô Cruelle déception que ce 2ème tome !

J’avais mis pas mal d’espoir en lui après un premier sympathique au possible malgré son dernier chapitre cataclysmique. J’espérais retrouver tout le potentiel que je pouvais palper dans le premier tome. Rappelez-vous: Une entité cosmique demande à Deadpool de… sauver l’univers, rien que ça. Pour ça, on lui demande aussi, parce que seul ça va être dur, d’aller chercher ses « doubles », ou plutôt équivalents dans les dimensions parallèles, au nombre de 4 membres. Sa version femelle, une tête volante, une version enfant et… un chien délabré.

Dans ce 2ème tome, on passe donc enfin à l’essentiel, la mission pour laquelle tout ce beau monde a été convié: détruire le grand méchant qui menace l’univers. Dans leur beau vaisseau, l’équipe va donc de planète en planète pour se renseigner ici et là pour savoir où se trouve la chose à abattre… Ce qui occasionnera bien sûr de nombreuses rencontres, et pas forcément dans le bon sens du terme. le voyage va être mouvementé.

Et dieu que c’est raté, dieu que je suis dégoûté de m’être retrouvé face à un beau gâchis. Bon, je grossis le trait, tout n’est pas à jeter non plus mais ils sont passés à côté de quelque chose et c’est bien dommage.

D’une part, le scénario est lourd. Simple dans les grandes lignes, inutilement lourd et pas passionnant dans les faits. Le problème vient qu’on nous promet rapidement beaucoup de chose, une certaine démesure, parce eh, c’est Deadpool ! Et finalement, on se retrouve à attendre sans cesse que les chapitres défilent rapidement, où Deadpool fera des rencontres dont on n’a rien à cirer à travers l’espace, pour espérer tomber sur l’essentiel, ce pourquoi on a sorti la CB. Et surtout, parce que ça va un peu de pair, le design des personnages autres que la D-Team est franchement médiocre.

En fait, chaque personnage rencontré est plus laid que jamais, n’inspirant alors jamais la notion de charisme. C’est peut être juste une question d’appréciation, mais j’aime encore et toujours du mal avec le design de ces E.T presque typique des années 80: tout jaune, tout vert fluo, des tentacules par ci, des multibras par là et j’en passe: c’est peut être voulu, mais je n’ai pas trop accroché.

Le style de l’auteur n’est pourtant pas mauvais, techniquement il est même plutôt très bon. Mais de manière générale, on ressent une certaine absence d’inspiration, comme si la seule idée que voulez mettre en avant le comic c’était la D-team contre le gros méchant de l’univers et que le reste n’était qu’un bête remplissage. Je dois pas être bien loin de la vérité.

Il y a bien quelques passages drôles (mais vite fait), intéressant d’un point de vue scénaristique ou même de « potentiel » en terme d’humour ou d’action débridée made in Deadpool. Sauf que non, ça ne passe définitivement pas. En fait, dans le fond, le comic est pleins de bonnes idées, de bonnes intentions, mais l’exécution y est ratée.

Les scènes d’actions sont souvent risibles (ou alors, c’est moi qui n’adhère pas à la façon dont sont traités les combats dans les comics), l’humour pas toujours drôle ou tout simplement: chaque passages prometteurs durent 3 pages maximum, alors qu’une bonne vingtaine, vu la narration rapide propre aux comics, n’auraient pas été de trop. Du coup, on finit toujours un peu sur la béquille à s’attendre mont et merveilles de la part de Deadpool, pour finir sur pas grand chose de bien palpitant. J’ai parfois souris, certaines références sont rigolotes, mais citer Star Wars ne suffit pas à prendre totalement son pied. Puis, pour ceux qui l’ont lu: tout ça pour ça ? Sérieusement ?

Un tome 3 ? Le dernier pour clôturer cette « trilogie » ? Je tenterais peut être mais ça m’a quand même pas mal refroidi.

Marvel Zombies
La Famine 

Dans le fond, je suis conscient de la réputation qu’à ce comic dans « le milieu ». Apparemment ce n’est pas fameux, pas si bon qu’espéré, surtout au vu du concept. Et quel concept ! Très en vogue ces derniers temps dans le monde vidéoludique, les Zombies s’attaquent désormais (enfin, à l’époque de sa sortie) à l’univers Marvel. Je dois reconnaître que  mélanger deux « styles » aussi différents que sont les zombies et les supers héros en collants est aussi intriguant que casse gueule.

Casse-gueule parce que le genre zombie est un genre, à mes yeux, où l’on peut rapidement dans le grand n’importe quoi. Je n’ai pas une grande expérience dans le domaine, c’est vrai, mais disons qu’à mes yeux, il est tout de même très tentant de sombrer dans l’envie la plus primaire de foutre du massacre à la pelle au lieu d’un vrai scénario, d’un vrai fond, comme cache misère. Ca peut être sympathique dans un premier temps, mais ça ne fait évidemment pas tout.

Mais intriguant malgré tout parce que c’est Marvel. Les super héros, un univers unique, une histoire qui s’étale sur un nombre dingue de numéro, d’années, d’histoires parallèles et j’en passe, il n’en fallait pas plus pour tenter la chose. Car s’imaginer une bonne partie des super héros/vilains emblématique de la marque en mode Zombie,  ça me donne forcément envie qu’on me prenne mon argent, là, tout de suite.

Et pour le moment, ça commence pas si mal que ça… à un détails près.

J’aurais dû m’en douter, Marvel oblige j’ai envie de dire, mais je pensais naïvement que cette série était…indépendante de tout autre univers. Que nenni ! D’entrée de jeu, même si le bouquin porte la mention de « numéro 1 », c’est… une suite. Un petit résumé se trouve au début pour resituer un peu le truc, toujours sympathique de penser à ceux qui ont loupé le train comme moi, mais un brin relou quand même. Mais les soucis de continuité, c’est ce que j’avais expliqué dans mon premier article dédié aux lectures comics.

Pour en revenir à Marvel Zombies, pour résumer: Les 4 Fantastiques de « notre » monde se sont retrouvé dans une autre dimension blabla sur une Terre alternative où un virus venu de l’espace a transformé tous les mutants en zombies. Du coup, ces derniers – qui comptent les grandes figures de Marvel donc, comme Iron Man, Wolverine, Hulk, Spiderman et bien d’autres – déciment la population terrestre et… crèvent la dalle fatalement. Toujours à la recherche de nourriture (vu qu’ils ne restent plus beaucoup de monde sur Terre), ils tentent tant bien que mal de résister à leur pulsions (ils sont conscient de ce qu’ils sont devenu malgré tout) et évitent de s’entretuer entre mutant. Du coup, les 4 Fantastiques sont réussis à fuir grâce au Magnéto de cette planète, non zombifié. Ce dernier est activement recherché par les mutants zombis, parce que laisser partir de la bouffe, ce n’est pas très très sympa.

En fait, la grande force de ce premier tome (en attendant de voir comment la suite se dégrade, paraît-il), c’est bien le côté gore/survie jouissif, propre au genre Zombie qui émanent de cette aventure en terre hostile. Les mutants sont devenus de véritables montres, ils en sont conscient mais ont toujours cette faim insatiable qui  les poussent à commettre des actes irréparables: tuer ceux qui empêcheraient untel de manger, voir, dans les cas extrêmes, s’adonner au cannibalisme. Embêtant quand certains essaient quand même d’améliorer la situation, voire éventuellement de trouver un antidote (même si le mal est déjà fait).

Il y a un ton résolument pessimiste qui se dégage de ce premier tome (et en même temps, c’est un bon point pour un truc de zombies) et je dois reconnaître qu’on prendrait presque un malin plaisir à suivre les aventures de cette bande de mutants affamés qui n’hésiteront pas à se frotter à de puissantes forces propre à l’univers Marvel (Salut Galactus), « juste » parce qu’ils crèvent la dalle; pendant que d’autres héros tentent de survivre à côté. Deux points de vue en quelque sorte, ce qui permet de varier un peu le scénario, parce qu’on finirait quand même par se lasser de ce jeu de massacre… Enfin, si ça se trouve, c’est justement ça qui cloche après. Nous verrons bien.

Et puis, dans tous les cas, le dessin a de la gueule. C’est crade, violent, gore tout en étant bien dessiné, l’ambiance « tout est dévasté, tout espoir est vain » est plutôt bien retranscrite. Seules les couvertures sont assez moyennes à mes yeux: le dessin en lui même est très bon, les idées pour mettre en scène ce mélange de zombie et de super héros sont bonnes mais pourquoi cet espèce de flou tout moche ? Pas un vrai flou à proprement parler, mais on a cette sensation que ce n’est pas net… Ou peut être est-ce dû à l’absence de contour. Enfin, c’est pour chipoter, l’ensemble est réussi.

Donc toujours conscient que c’est par la suite que ça se gâte, ce premier tome m’a plutôt bien plu et… je suis fou, je suis riche, j’ai que ça à faire: je tenterais la suite ! Ne serait-ce que pour lire le passage avec Howard le Canard, personnage Marvel qui m’intrigue au plus haut point. Ca sera toujours ça de pris pour prendre connaissance du personnage. Puis la fin du tome 1 intrigue aussi forcément.

Civil War, tome 1

J’en avais fait part, toujours, dans l’article « Comic » précédent, mais Civil War me faisait peur. Peur parce que je savais que je m’attelais à du gros morceau, du bel ouvrage, mais du gros pavé made in Marvel, et que je craignais d’être largué toutes les 5 minutes par tant de références, des références partout. Puis, en partie dû à une obscure personne, j’ai pu acquérir de façon accéléré un cours de rattrapage pour piger les bases qui servent au scénario de l’arc « Civil War ». En parallèle, j’ai aussi réussi à me convaincre de sauter le pas, parce que je ne voulais pas laisser passer un si gros morceau, j’avais trop l’impression de rater quelque chose… d’immanquable.

Peut être que mon amateurisme en terme de comic aidant, mais j’ai énormément apprécié Civil War, assurément la meilleure pioche de cette sélection du jour. Je n’irais peut être pas dire que j’ai pris une claque, maiiiiis… le plaisir était grand. Un récit passionnant, assurément.

Alors oui, clairement, quand on connait mal l’univers Marvel, on se sent un peu paumé ici et là. Des personnages inconnus au bataillon (Et je ne parle pas que du Typographe, je te vois venir toi là bas !), des références à des évènements dont on n’a pas spécialement entendu parler et j’en passe, il faut se faire une raison: des passages Marvel-World/Wikipédia sont fortement recommandés pendant la lecture (donc des « pauses » à prévoir) si on s’intéresse un minimum au background. Et Dieu sait qu’il est riche. Et ce n’est pas à voir comme une corvée ! Au contraire.

Dans un sens, oui, c’est un poil frustrant de ne pas avoir pu découvrir telles ou telles choses par soi-même, dans les comics d’origine. Mais peu importe, ça reste avant tout très gratifiant et passionnant de compléter sa culture Marvelesque et de voir le tout « s’imbriquer » avec Civil War, comprendre un peu les origines de certains personnages et ce qui les unissent à d’autres. Ca ne résout pas tous les points un peu obscures du scénario, mais globalement, ça passe quand même bien mieux. Il faut voir ça comme un bon cours de rattrapage (encore).

A côté de ça, la grande force du comic est de développer un aspect politique (probablement) inédit (Ou plutôt très rare) dans le milieu relativement poussé. Les supers héros, suite à un accident (un combat de mutant en pleine ville) qui a tué des centaines de personnes dont pleins d’enfants, se voient confronté à un choix. Pour résumer, l’état décide de mettre en place une loi pour les super héros les « forçant », justement, à se soumettre à l’état: le statut de Super Héros devient « un métier » à proprement parlé avec les avantages qui vont avec, mais en contre partie, ils devront révéler leur identité secrète jusqu’alors, puis être surveillé, encadré voir même devoir passer des tests pour jauger leurs puissances et définir ou non s’ils sont trop dangereux pour la société… D’un côté Iron-man est pour à 100%, là où un Captain America refuse obstinément d’y céder. Du coup, 2 groupes se forment, avec ces 2 super-héros comme représentant. S’en suit alors des tensions entre les 2 clans, les échangent verbaux fusent et qui vont même parfois jusqu’à l’affrontement (vu que ceux qui refusent de coopérer finissent dans une super-prison), versant le sang et les larmes par la même occasion.

Donc ouais, le récit est franchement captivant. Parce que l’aspect politique n’est jamais lourd – au contraire, coupler ça avec un tel univers passe franchement bien et donne beaucoup de crédibilité à l’ensemble – il s’y passe toujours quelque chose (Certains super héros doutent dans leurs choix, les amitiés/liens se font et se défont, des alliances se montent en secret) et que « réunion de supers héros/vilains oblige », on assiste à un joli défilé du casting de la marque. Alors ouais, parfois ça ne ressemble pas à grand chose (c’est quoi ce Hulk avec des cheveux blonds ? Ces persos fluos ? Ces clones/sous versions de mutants connus ? Ces costumes ridicules ?), mais en même temps… C’est ça le charme Marvel j’ai envie de dire.

A mes yeux, Civil War, malgré ses références par dizaines nécessitant un bon effort personnel (ou un très bon compte en banque) pour tout comprendre, est un indispensable quand on veut pleinement se lancer dans l’univers Marvel. Certes, reste à voir la suite pour confirmer cette bonne impression, mais je le sens bien. D’autant plus que le dessin frôle (vraiment) la perfection (Je parle de la première partie (« Civil War »), la seconde est gérée par un autre dessinateur qui se débrouille très bien mais…c’est un autre style quoi), je n’ai jamais vu un truc aussi beau dans un comic jusqu’à Civil War. Une claque à tous les niveaux en somme. Ouais, finalement, une claque.

Par contre, pour le coup, je ne remercie pas la version française (et sans doute la VO par la même occasion) pour le titre du tome 3, un spoiler dont je me serais bien passé.

 

Guide de survie en solo, ou comment prendre son pied en solitaire en 2010…

Sonic Adventure 2: Nom propre, synonyme de Best Game Ever.
Expression crée le 23 Juin 2001.

Alors oui, je l’ai toujours dit, et je le redirais toujours, mais un bon multijoueurs se passe donc toujours en local, avant une expérience Online. Mais s’il y a bien une chose encore au dessus de tout ça, quelque chose d’encore plus fort dans le plaisir éprouvé face à un jeu vidéo, c’est bien l’expérience en solo. L’histoire l’a prouvé, les jeux vidéo les plus marquants ont toujours été ceux en solo. Les exemples ne manquent pas.

Une petite liste ?
Sur Dreamcast ? On retiendra Shenmue, Jet Set Radio et surtout Sonic Adventure 2, on ne se refait pas.
Sur PC ? Ce bon vieux Half-Life, toujours aussi intestable, ou même Deus Ex.
Sur GC ? Les Metroid sont roi, sans oublier cette bonne franchise qu’est Pikmin ou le sympathique Geist.
Sur N64 ? Ocarina of Time et Goldeneye en tête de liste, bien sûr.
Sur PS2 ? Les Metal Gear Solid, souvent décriés, mais toujours aussi passionnants à parcourir. Ou bien God of War, tant qu’à faire…

La liste serait bien longue, console par console… Mais les faits sont là !

Comme le Guide, c’est sur le cas X-Box 360 que je vais me pencher, voir si on peut tirer quelque chose de cette génération, selon mes expériences personnelles. Un choix forcément subjectif et limité. Mais soit, si ça peut permettre à certains de se lancer dans l’aventure…


Situation 1:

Friand de sensations, vous cherchez de l’action non-stop, un esprit arcade avec une touche de scoring qui vous rappellera ce bon vieux SEGA…Quelque chose d’intense et potentiellement rapidement prenant, quitte à surmonter une difficulté pas toujours très bien réglée ? Quelque chose qui demande rapidement du skill ?

Réponse 1:

Montrer »

After Burner Climax

La crème de la crème de l’arcade à la maison, en quelque sorte.

J’étais sceptique au début, car vendre du jeu d’arcade pur souche sur console, ça a toujours été synonyme d’arnaque en règle, puisqu’à moins de s’amuser à scorer pendant des heures, on fait assez vite le tour, sans réelle but derrière (syndrome Crazy taxi 2 sur Dreamcast, ou comment se dire qu’on a payé 45€ dans un jeu dont on fait le tour en à peine 2h, sans forcément être supermotivé pour faire du scoring). Bon okay, on va me dire, ABC, ça reste un peu ça. Mais d’une part, c’est pas chère (800 MSPts, soit même pas 10€) donc la pilule passe bien mieux et le contenu est un peu plus consistant qu’un portage brut de l’arcade.

Outre la recherche de la performance pure, ABC propose une sorte de système de succès interne (en plus de ses succès propre à son format de jeu XBLA), permettant de débloquer pas mal de petit bonus plus ou moins intéressant, pour varier les plaisirs, quand on n’a pas envie de se prendre la tête. Du genre munition illimités, vitesse accrue… vous voyez le genre. Mais voilà un truc tout con (ça reste le coup de la carotte pour nous faire avancer) qui donne envie de s’investir (surtout qu’ils sont de plus en plus difficile à débloquer) pour pousser le jeu au max de ses possibilités, tout en s’amusant de temps en temps avec les bonus qu’on débloque. C’est même l’idéal pour faire découvrir le jeu à des amis, sans qu’ils ne soient trop frustrés par la difficulté du jeu !

Et puis, en dehors de ces histoires de contenu (honnête, donc), c’est surtout un putain de jeu qu’à pondu l’AM2 de SEGA qui nous est offert. Des sensations assez énormissimes, intenses (même si une partie ne dépasse pas les 10~15min), qui proposent un bon challenge assez progressif (donc super motivant), des graphismes sublimes (même avec le poids des années) et surtout un fun à chaque instant, même quand on se fait abattre, empêchant alors un run parfait. Foncer en zigzaguant entre les missiles ennemis puis leur rebalancer une salve de missile dans la tronche en retour, c’est quelque chose de simplement grisant et jouissif, qu’on se le dise. Une valeur sûre.

Réponse 2:

Montrer »

Bayonetta

Je me suis déjà étalé à plusieurs reprise sur le jeu, vu que c’est un jeu (et peut être un personnage pour certain(e)s) qui me tient à coeur, vu que malgré d’évident défauts, il est devenu d’office un des meilleurs jeux de la 360 et tout bêtement un excellent Beat Them All pur jus, un des meilleurs représentants du genre, loin devant un DMC4 en demi-teinte. Rien que ça.

La recette du succès ? Outre le fait que l’héroïne soit une des plus sexy qui existe dans le jeu vidéo, c’est aussi, et surtout, un Beat Them All survitaminé, qui va très loin dans les délires typiquement japonais pour offrir au joueur une expérience assez…inoubliable. Je n’ai pas envie de partir dans une critique branlette, mais il faut reconnaitre que le talent de Platinium Game se ressent vraiment jusqu’à la dernière seconde du crédit de fin, avec un nombre de passages cultes, que ça soit passages jouables ou simples cinématiques badass, potentiellement au dessus de 9000. En terme d’intensité, le jeu vise très haut, avec un gameplay dynamique, féroce, sans réel défaut et surtout très complet, assurant une bonne marge de progression. Après quelques heures de jeu, vous verrez, on fait des trucs de ouf. Malheureusement, ça veut tellement aller loin que parfois, ça se foire. Un peu.

Ce que je lui reprocherais vraiment, c’est qu’il suit trop le moule des Beat them All récent, initié par Devil may Cry 1 (et relancé par God of War). Vous savez, ce moule où la progression dans un jeu du genre – genre où le but est de progresser en tabassant tout ce qui bouge – passe forcément par des passages « couloirs » (Où on ne croise personne, histoire de profiter du décor inutilement) et des passages plate-forme, en général complètement loupé. Ca casse le rythme, pourtant assez intense dans le fond, et l’empêche de parfaitement briller. Car aussi surprenant soit-il, God Hand reste mon Beat préféré, encore un bon cran au dessus de Bayonetta.


Situation 2:
Mais dans le fond, vous sentez qu’il manque quelque chose. Quelque chose que vous connaissiez par le passé et que vous avez du mal à retrouver de nos jours. pas de doute possible, vous éprouvez de la nostalgie. Difficile sur cette génération de retrouver tout ce qui nous faisait vibrer il y a 10/15 ans, les genres évoluent, les joueurs aussi. Mais parfois, en creusant un peu, on tombe quand même sur certains titres qui renouent avec des genres peu exploités de nos jours et qui, à défaut d’y aller à 100%, sentent bon l’odeur de poussière de la nostalgie, avec des mécanismes oldschool souvent dépassés (Difficulté abusive, élément de gameplay « à l’ancienne »), mais conservant un charme fort appréciable. De temps en temps, un petit retour vers le passé, ça ne fait pas de mal.
Réponse 1:

Montrer »

Sonic Unleashed

Que serait un article de Geek Hill Zone sans une dose de Sonic ? Si tout n’est pas rose dans Sonic Unleashed, il n’en reste pas moins un titre franchement appréciable, voir même bien fun quand on prend la peine de creuser un peu le gameplay qui ne demande qu’à être maîtrisé. Bon forcément, autant le dire de suite, ça n’a strictement rien à voir avec les précédents, Sonic 3D oblige, SEGA partant une nouvelle fois avec une nouvelle formule, formule plutôt intéressante dans le fond.

D’un côté, on retrouve Sonic à l’état pur dans des niveaux qui vont à 100 à l’heure et pour peu qu’on s’accroche à la recette – que j’ai toujours un peu de mal à gober – de Sonic Rush (aka une action très centrée sur la vitesse (et donc très peu plate forme), qui joue beaucoup sur les réflexes (le skill, comme disent les jeunes) du joueur), on obtient quelque chose de pas mauvais du tout, bien qu’assez frustrante par défaut, puisque se basant par la même occasion sur le principe archi éculé du Die & Try un brin poussif (Ou comment vous obliger à apprendre presque par coeur les niveaux pour progresser). Mais il n’empêche pas que certains niveaux sont excellents à jouer, comme à regarder, avec de bonnes sensations à la clé. L’honneur est sauf.

De l’autre, on retrouve la partie que je préfère le plus, celle qui est la plus « user friendly » avec une souplesse bien plus appréciable que la frustration quasi-constante de la partie Sonic: le Sonic-Garou. Si l’idée est elle même porte à débat, force est de constater que le résultat, bien que mettant un peu trop de temps à démarrer, est franchement bon et nous refait découvrir la plate forme, la vraie, comme on les aime. C’est à dire sans sombrer dans cette mode que je n’aime guère, celle des mondes pseudos ouvert, avec collectionnites d’objets en tout genre pour progresser (Banjo/Mario, en gros). Non je n’ai rien contre ces jeux là bien sûr, mais c’est une recette que je trouve aussi un peu trop poussive.

Je préfère de loin une bonne vieille progression linéaire à base de niveau où on part du point A pour aller au point B, en enchainant les phases de plate forme nécessitant doigté et maitrise pour pas tomber dans le vide. Et là encore, force est de constater que ça marche bien.

Même les phases de beat them all sont bonnes ! Au début c’est basique, sans saveur, mais au fur et à mesure que l’on avance, que Sonic garou s’améliore et apprends de nouveau coups, tout devient vraiment plaisant à jouer, sans non plus se résumer à un clone de Dynasty Warrior. Il faut esquiver, parer, et sortir les combos au bon moment. Et entre 2 bonnes phases de plate forme à l’ancienne, ça fait vraiment du bien.

Réponse 2:

Montrer »

Lost Odyssey

Pour être franc, au départ, je trouvais ce jeu ridicule. J’étais à moitié mort de rire en voyant la tronche du design quelque peu chelou, c’était pas très beau et ça sentait le classicisme jusqu’au bout. Et puis, j’ai fini par mettre la main dessus, parce qu’il faut bien abuser de ces connaissances qui achètent le moindre gros jeu pour rester dans le coup tous les mois. Et là, la claque.

Si les défauts restaient quand même bien là (Pas toujours très beau, et ça rame), c’est véritablement l’univers, le scénario et son background qui m’ont happé dans l’aventure de Kaim Argonar. En fait, c’est bien simple, c’est vraiment ce petit vent de nostalgie qui entoure ce jeu qui me l’a vraiment fait apprécier, me rappelant la douce époque de mes premiers RPG, avec FF7/8/9. Une recette classique mais efficace, qui a fait ses preuves par le passé (C’est aussi pour ça que j’avais surkiffé Skies of Arcadia à l’époque, c’était « la Grande Aventure » !) et qui marche toujours autant aujourd’hui. Quoi de mieux qu’une aventure prenante, épique, avec quelques passages cultes, des musiques somptueuses, un système de combat complet de carré et des personnages attachants ? Finalement, partant d’un mauvais pied, Lost Odyssey est rapidement devenu une de mes meilleurs expériences dans le domaine du RPG.

Pour l’occasion, il y a quelques mois, j’avais réalisé un podcast, consultable ici même:
http://www.youtube.com/watch?v=M-CFhDv4D4Y

Réponse 3:

Montrer »

Dead Rising

Autre coup de coeur dans cette sélection, Dead Rising est un peu mon chouchou, le grand favori, celui que j’aime tant parce qu’il dégage quelque chose de puissant, de charismatique, de prenant. Véritable défouloir géant opposant notre héros à de centaines de zombies simultanément (!) Dead Rising est surtout un putain de jeu nous faisant vivre un excellent trip survival/beat them all oldschool dans un univers qui respire l’hommage appuyé à toute la production de film de zombie de ces 30 dernières années.

Oldschool, parce que c’est un jeu exigeant. Oui, on meurt facilement, oui, obtenir la meilleure fin du jeu est impossible dès le départ, il faut obligatoirement passer par de cuisants échecs se finissant sur une mauvaise fin pour progresser, améliorer son personnage et enfin avoir quelque chose de solide et polyvalent entre les pattes. Oui, le principe du jeu est basé sur la répétition « pure », puisqu’en recommençant le jeu après une mauvais fin, on garde ses niveaux, nous permettant enfin de retenter à nouveau de finir toutes les missions de l’histoire principale dans le temps imparti qu’il nous est donné.

So what ?

Il en résulte alors un jeu tout simplement génial. C’est ce stress lié à la deadline qui est foutrement bon, où il faudra alors gérer son inventaire avec tout l’armement qui nous tombe sous la main (même un parasol, ça fera l’affaire), gérer son « planning » (Que faire ? Sauver le survivant A à l’Est ou le B à l’Ouest, sachant que je ne pourrais pas sauver les 2 si je suis en retard ne serait-ce que de 5min ?) et tout simplement savoir survivre dans ce milieu hostile infesté de zombies en tout genre.

Coup de génie pour ma part en provenance de Capcom, Dead Rising est l’une des meilleurs licence à avoir vue le jour sur cette génération. Donc forcément, j’attends la suite avec pas mal d’impatience…


Situation 3:
Mais tout de même, toujours à la pointe de la technologie, vous aimez quand un jeu exploite un tant soi peu les possibilités de son support, histoire d’offrir quelque chose d’un peu moins semblable à ce qui se faisait sur la génération précédente. Ou tout du moins, un jeu qui porte le concept un peu plus loin que d’habitude, avec encore plus d’interaction et d’immersion qu’auparavant, parce qu’il y a plus de patate sous le capot.

Réponse unique:

Montrer »

Red Dead Redemption

Les GTA-Like et moi, ça n’a jamais été le grand amour. Bon okay, à 3 mètres de moi se trouve GTA 3 et Vice City – le Meilleur. GTA. Toujours. – dans leurs boites en version PC. Mais soit, avec le recul, le temps et la prise d’âge, je me rends compte que ce « genre » tournait rapidement en rond. S’il y a une certaine puissance immersive avec la possibilité de faire un peu ce que l’on veut, d’aller où on veut; c’est surtout le manque de consistance au coeur du gameplay qui dérange. Un côté un peu « superficiel » parce que « ça veut toucher à tout ».

Dans les faits, Red Dead Redemption est un GTA pur souche. Pas de chichi entre nous, la formule reste strictement la même, la construction du gameplay est identique, seul … le skin change, en quelque sorte. Mais woh, c’est nettement, mais alors nettement au dessus de GTA 4. Tout parait tellement plus… maîtrisé.

Nettement plus beau et costaud techniquement car jamais un univers de Far West n’aurait été aussi bien retranscrit en jeu vidéo. Mise en scène au poil, acting et animation crédible, étendu vaste sans le moindre chargement (sauf pour raison scénaristique) avec une bonne fluidité dans l’ensemble et une absence de flou à la GTA 4; Rockstar montre encore une fois son talent pour donner vie à un univers composé de polygones. Toujours un plaisir de galoper avec son cheval, crinière au vent, lors d’un couché de soleil pendant qu’une diligence se promène dans le sens inverse sur votre droite et que quelques chevaux sauvages se balladent tranquillement sur la gauche. Il y a un sens du détail assez incroyable, malgré les limitations du support (une fois l’effet de surprise passé, certains évènements sont en fait plus scriptés qu’on ne le pense…).

Et puis, RDR c’est aussi un jeu particulièrement prenant. S’il souffre toujours un peu des mêmes défauts que GTA4 dans le fond (Répétitivité des missions pour « meubler », manque de mise en scène des passages « Action », donc des gunfights moins intenses que dans un vrai TPS), il est suffisamment varié dans ses possibilités pour que ça passe tout seul, comme papa dans maman. Beaucoup de contenu, une ambiance du tonnerre, beaucoup de chose à faire (malgré la répétition), on finit toujours par varier les plaisirs entre 2 missions. Pourtant, je n’ai jamais été fan de far west, mais là, j’accroche, et pas qu’un peu.

Et pourtant, avec un terrain de jeu moins propice à de multitudes de possibilités (c’est quand même un désert !), j’étais un peu sceptique au départ… Comme quoi, ne jamais se fier à l’emballage ou aux précédents jeux du studio en question.


Situation 4:
Malgré tout, vous aimez aussi prendre des risques. Dans le monde merveilleux des jeux vidéo, ça sous entend surtout que vous aimez les jeux qui osent un peu aller plus loin que les classiques du genre, qui tentent un peu de changer la formule ou d’en proposer des nouvelles, malgré le fait que le gameplay ne soit pas aussi abouti qu’un blockbuster du genre. Mais qu’importe, l’essentiel est de ressortir de cette expérience avec la satisfaction d’avoir vécu quelque chose de différent.

Réponse 1:

Montrer »

Mirror’s Edge

Mirror’s Edge est un jeu couillu. Couillu parce que ce n’est pas un énième FPS où il faut défourailler tout ce qui bouge, dans un univers très sombre et violent.
Couillu parce qu’il mélange 2 genre différent: le fps et la plate forme. Tout avait pour faire un genre plutôt novateur, presque ultime… Sauf qu’il a quelque peu manqué d’ambition. Ou de temps, j’sais pas, mais il manque un je ne sais quoi, qui aurait pu le faire rentrer dans une autre catégorie.

Le principal problème de Mirror’s Edge, c’est son déroulement bien trop scripté, forcé. S’il faut reconnaitre que la partie escalade, en elle même, est franchement bonne et qu’on s’éclate bien à grimper presque partout en vue FPS foutrement immersive, il faut aussi reconnaitre qu’on pouvait s’attendre à mieux, à plus poussé. C’était peut être trop demander, mais proposer une progression linéaire, dans laquelle on ne trouve en général qu’un seul et unique chemin indiqué en gros par des éléments du décors mis en place comme ça, comme de par hasard; c’est assez décevant compte tenu du potentiel énorme que pouvait donner le gameplay. Un gameplay qui aurait pu permettre une certaine liberté d’action (je demande pas non plus de l’open world, hein), alors qu’au final, on progresse dans un large couloir.

Mais n’empêche que Mirror’s Edge est un vraiment bon trip, visuellement novateur avec son lot de couleurs un brin flashy mais qui fait franchement du bien par là où ça passe, et propose des sensations plutôt inédites dans le genre, rendant la progression des plus agréable. Il faudra certes surmonter une difficulté basée sur l’échec et au final, un jeu un peu trop guidé, mais il en ressort surtout une expérience nouvelle, parfois grisante, qu’on aimerait bien voir plus souvent.

Et ça tombe bien, vu qu’un deuxième épisode est logiquement prévu. Allez, cette fois-ci, c’est la bonne !

Réponse 2:

Montrer »

The Darkness

Probablement celui qui a le pire gameplay des quatre. Et pourtant, il est dans cette liste, donc il mérite d’être joué ! Oui, The Darkness à un gameplay vraiment bancal, pour ne pas dire pire. Les sensations de tirs sont plutôt mauvaises, le héros est particulièrement lourd à contrôler, les pouvoirs des ténèbres (sisi !) sont mal exploités et dans tout ça, on meurt très vite (A cause d’une IA aux yeux bioniques), ce qui entraînent un lot de passages frustrants pour pas grand chose lui aussi au dessus de 9000.

Mais alors, pour tout le reste, on frôle le sans faute. The Darkness, c’est l’adaptation d’un comic du même nom (que je ne connais pas) et dispose donc d’un scénario béton, violent et malsain. Mieux que ça, FPS oblige, la puissance immersive du genre est savoureusement exploitée pour offrir une ambiance tout juste divine et quelques scènes bien senties. Ou comment se sentir vraiment impliqué quand on assiste à certains passages « chocs » en vue à la première personne.

Mélangez le tout avec d’excellentes musiques, un doublage US sans faute et un aspect visuel encore honnête de nos jours; vous obtiendrez un jeu vraiment prenant… mais à jouer uniquement pour son aspect scénaristique. Car le gameplay étant ce qu’il est, il est vraiment difficile de passer outre, tellement il est raté.

Mais en creusant un peu, on dégote une sacrée pépite…

Réponse 3:

Montrer »

Condemned

Lui, vraiment, j’adore son ambiance résolument malsaine, flippante, bien crade; où il y fait toujours bien sombre, avec des monstres bizarres et des clochards en rutes qui nous attaquent en sortant d’un coin, encore une fois, sombre du niveau, dans notre dos. D’une certaine manière, c’est un peu comme Dead Rising, c’est cette notion de stress permanent, ne sachant jamais sur quoi tomber au détour d’un couloir ou même d’une porte, qui donne un peu toute la saveur au jeu. Mais, s’il se retrouve là, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…

J’en avais déjà parlé, en quelque sorte, avec le 2ème opus, dans un ancien article, avec son côté « très lourd » dans la jouabilité, rendant la progression plus pénible que prévue. Encore une fois, au risque de me répéter, le héros se déplace à 2 l’heure, se bloque dans le décor pour pas grand chose et meurt très rapidement, sans trop avoir la possibilité de fuir convenablement, occasionnant quelques frustrations pas franchement agréable. Certains me diront que ça ajoute un aspect réaliste à la chose et que par le passé, Resident Evil ou Silent Hill le faisait déjà, et ça n’empêchait pas d’être de bons jeux. Sauf que Condemned est encore plus pénible à contrôler et à jouer que ces survivals. Si, si, c’est possible ! Et c’est bien dommage, car il manquait pas grand chose pour un vrai grand jeu…

Malheureusement, la suite, pourtant dans le même esprit, est justement trop similaire à son prédécesseur: là où je pouvais lui pardonner ces quelques errances dans le gameplay, la suite enfonce littéralement le clou et finit vraiment par gâcher le moindre plaisir éprouvé en jouant. Deux épisodes et déjà un épisode de trop

Réponse 4:

Montrer »

Zeno Clash

Zeno Clash est une étrangeté comme on aimerait en avoir plus souvent. Dispo pour une bouchée de pain (14€ à sa sortie sur le XBLA, me semble qu’il en vaut plus que 10 maintenant), Zeno Clash est un FPS plutôt original, qui mise sur une expérience visuelle avant tout.

Pas que dans ce cas précis, le gameplay soit fondamentalement mauvais ou vraiment bancal (juste un peu trop limité en soit), mais le jeu est tellement court et les mécaniques de jeu tournent tellement rapidement en rond, qu’on en arrive à un point où, une fois la fin atteinte en même pas 5h de jeu (ce qui reste honnête tout de même), on se dit qu’on a fait une grosse démo, un gros tutorial. Le syndrome Portal ? C’est exactement ça.

Mais il faut savoir passer au dessus de ça (parce que ce n’est pas rédhibitoire pour autant) et partir dans un voyage assez dépaysant et plutôt prenant, dans un univers rarement vu dans un jeu vidéo. Ce qui n’est pas si mal après plus de 15 ans de jeu vidéo pour ma part. Le design est étrange, le scénario intriguant (et sans forcément spoiler, mais pour prévenir quand même: le scénario n’a pas de vraie fin… en attendant une hypothétique suite) et malgré sa répétitivité, le jeu reste toujours plaisant à jouer, avec des combats au corps à corps en vue interne (l’axe principal du gameplay) particulièrement jouissif, où les échanges de poing bien virils fusent dans tous les sens.

Bref, une agréable surprise malgré un gameplay qui tourne un peu en rond et une fin… inachevée; et disposant en plus d’un petit mode coop annexe sympathoche, dont j’ai parlé dans la première partie du Guide.


Situation 5:
Malgré tout, et c’est tout a fait normal, parfois, on cherche quelque chose de carré: pas forcément innovant, mais du jeu efficace – mais de qualité quand même ! – dans lequel on sait pertinemment que l’investissement ne sera jamais raté, pour peu qu’on apprécie un tant soi peu le genre, parce que les développeurs ont suffisamment mis du leur pour nous faire vivre une aventure plaisante de bout en bout. Enfin, pour la plupart, certains auront toujours un mot à redire…

Réponse 1:

Montrer »

The Orange Box

Bingo, c’est encore un coup de coeur. La Orange Box est un peu le prototype de compile ultime tant elle regorge de qualité de part les 5 jeux qui la composent.

D’une part parce que Half-Life 2… Bah c’est Half-Life 2. Il n’est pourtant pas sans défaut dans le fond (rythme irrégulier, entre autres) mais dispose d’un univers ultra accrocheur avec un scénario prenant, une mise en scène particulièrement efficace malgré son âge (2004 !), des gunfights agréable et déborde d’idée à chaque instant, pour renouveler sans cesse l’expérience de jeu. Les 2 extensions ne sont pas en reste et proposent chacune d’elles au moins un passage fort, culte, qui nous rappellent bien qu’on a affaire à la suite d’un des meilleurs FPS de tous les temps, Half-Life. Ah certes, peut être qu’il manque un petit quelque chose pour l’égaler, mais dans les faits, ces 3 « épisodes » restent incontestablement au dessus de la masse de FPS sortis depuis le temps. Et c’est déjà pas si mal.

Et outre la partie multijoueurs avec Team Fortress 2 que je vénère, Portal aurait pu – séparément – être dans la catégorie « Expérience » (Trop court et gameplay pas assez exploité); mais en tant que tel, il est juste le bonus de luxe qui vient achever cette compile avec brio (du bonus comme ça, j’en veux tous les jours) et confirme donc son statut de « jeu » culte.

Disposant d’une durée de vie immense et d’expériences de jeu diverses et variées et globalement réussites, le tout disponible pour une bouchée de pain chez n’importe quels magasins, que demander de plus ? Indispensable, donc.

Réponse 2:

Montrer »

Dead Space

Sorti un peu de nulle part, Dead Space est un de ces jeux qui, à mes yeux, font partis de la crème de cette génération. Bon, c’est forcément subjectif, mais j’ai résolument passé un excellent moment devant ce bijou de maitrise du début jusqu’à la fin. Mais attention, Dead Space n’est pas à prendre pour ce qu’il n’est pas ! Dans la forme, et d’un point de vue marketing, il ressemble à s’y méprendre à un survival horror, avec une ambiance oppressante, des monstres, un vaisseau perdu dans l’espace et un héros solitaire, qui ne parle presque jamais.

Et pourtant, malgré des débuts douloureux et un peu flippant, le jeu n’a plus grand chose à voir avec ça. Plus proche du TPS à la Resident Evil 4 que d’un Silent Hill en apesanteur, Dead Space est très tourné action et les mécaniques de jeu sensés nous faire peur tournent rapidement en rond et en deviennent fatalement prévisible. Mais qu’importe, puisque c’est l’action soutenu couplé à l’ambiance visuelle et sonore (frôlant la perfection) qui prime sur tout le reste. C’est vraiment un gros shooter avec un rythme un peu plus posé façon RE4, encore, qu’un survival ou il faut compter ses munitions, résoudre des énigmes et fuir régulièrement devant l’ennemi un brin trop envahissant.

Mais c’est ça qui est bon, c’est progresser dans cette ambiance exquise, faire face à l’ennemi dans un milieu trop peu exploité dans le jeu vidéo et tout ce que ça peut impliquer (apesanteur, passage sans oxygène, brèche etc.) et se battre pour survivre grâce à un système de jeu particulièrement violent et donc jubilatoire, à base de démembrement poussé (Soldier of Fortune, si tu m’entends). Parce qu’Isaac (J’adore ce nom, mon fils l’aura à coup sûr), c’est quand même une grosse brute qui ose frapper des monstres 2 fois plus gros que lui et n’hésite pas à les finir à coup de pompes spatiales une fois à terre. La classe, quoi.

Comme Dead Rising, j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, mais aussi beaucoup de peur.

Réponse 3:

Montrer »

Gears of War 1 & 2

Badass, débile, bourrin et jouissif, c’est les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour définir au mieux les épisodes de Gears of War, en attendant le troisième épisode qui ne risque pas de changer la donne. Véritable ôde aux gros films d’action qui tâchent des 80′ et 90′, le plaisir vient en partie de cet esprit à l’ancienne, qui se traduit par des répliques bien connes et drôles, des personnages bien stéréotypés comme on les aime avec un second degré parfaitement assumé.

Et bien que jouable en coopération, comme j’ai pu le signaler dans l’autre guide, Gears of War reste globalement un plaisir à jouer en solo. Parce que GeOW, c’est de l’action bien virile, pleine de testostérones, comme on aime en avoir de temps en temps, avec son lot de scènes de bravoure bien grasses; la formule marche au poil même seul dans son clic-clac. Mieux encore, en terme d’intensité, de diversité et d’action tout court, Gears of War 2 met une véritable branlée à son prédécesseur et propose alors une campagne encore plus épique (sans mauvais jeu de mot, mais il le fallait) pour s’imposer d’office comme un des meilleurs TPS de sa génération.

Pour une nouvelle licence, c’est quand même un bel exploit.


Ce deuxième Guide est donc fini, avec une liste évidemment incomplète, mais qui pourrait toujours donner quelques idées d’achats en période creuse… Quoi, c’est pas beau de rêver ? En tout cas, comme je le redoutais dans la première partie, j’espère aussi sincèrement que le solo continuera de prospérer en dépit du Online et de sa propagation telle une ombre un brin menaçante… Raison de plus pour attendre des (j’espère !) futures perles comme Rage, Bulletstorm, un éventuel HL 3 ou toutes autres suites de licences que l’on adule tant.

Et vous dans tout ça, avez-vous des expériences solo sur consoles next-gen significatives qui pourraient rentrer dans ces catégories ?

Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

Réponse 1:

Montrer »

Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

Réponse 2:

Montrer »

Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

Réponse 1:

Montrer »

Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

Réponse 2:

Montrer »

Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

Réponse unique:

Montrer »

Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

Réponse multiple:

Montrer »

Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

Réponse 1:

Montrer »

SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

Réponse 2:

Montrer »

Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

Réponse 3:

Montrer »

Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

Réponse:

Montrer »

Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?