Découvrons DC Comics avec… l’univers du Green Lantern

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un super héros de l’univers DC Comics qui ne m’a jamais vraiment attiré par le passé (Ce n’est pas le plus vendeur il faut dire), mais qui pourtant possède beaucoup de qualité, un univers particulièrement développé  et un très grand potentiel à de multiples niveaux : je parle bien sûr du Green Lantern, le héros tout de vert vêtu qui tient une place plutôt importante dans le DC Universe (moins aux yeux du grand public) au côté de ses potes Batman et Superman, et fait même parti de la Ligue de Justice. 

Je le concède, comme j’ai pu le dire, le héros n’est pas particulièrement vendeur et il est difficile d’en parler positivement sans subir des remarques sur son look un peu… particulier. C’est totalement le cas quand on y repense et qu’on prend un peu de recul. Clairement, Green Lantern et son univers, c’est quelque chose d’assez kitsh dans l’esprit, avec des couleurs parfois vives, limite fluos (les costumes des Green Lantern et leurs confrères d’autres couleurs) et aux designs parfois un peu folkloriques quand on commence à visiter les fins fonds de l’espace. Mais c’est en grande parti assumé.

Au travers de quelques lectures récentes, je vais vous expliquer par où commencer, pourquoi il faut lui donner sa chance, qu’il possède un grand potentiel et que cet univers mérite amplement sa place comme « pierre angulaire » de l’univers DC. Il faut savoir qu’il existe plusieurs Green Lantern « humains » qui travaillent sur la Terre – ils sont quatre, et on parfois chacun leurs séries de comics – et les récits qui vont suivre tourneront autour d’un seul, le principal Green Lantern de l’univers DC: Hal Jordan, qui est – historiquement – le 2ème Green Lantern, et le premier à avoir ce design qu’on connaît presque tous. Un peu perdu ? Voici un peu d’histoire:

Née en Septembre 1959, le Green Lantern version Hal Jordan fût crée pour relancer la franchise auprès des jeunes de l’époque, dans une période où les super héros n’avait plus franchement la cote. Afin de marquer davantage le coup, comme pour d’autre de ses héros comme Flash, DC Comics repart sur une base nouvelle et oublie (temporairement) la première vague de héros conçu dans les années 30 et 40. Ce Green lantern post seconde guerre mondiale n’a donc plus grand chose à voir avec le premier: ce dernier tirait ses pouvoirs de la magie, là où le second les tire d’une origine dite extraterrestre. 

Pour résumer, notre Hal Jordan, c’est un pilote de l’armée américaine, qui reçoit le pouvoir de l’anneau vert de la part d’un extraterrestre mourant (Abin Sur), un membre des Green Lantern, peu après son crash sur notre bonne vieille Terre. « Des » Green lantern ? Car Green Lantern n’est pas un nom de personnage, mais bien le nom représentant toute une corporation spatiale, chargée de veiller au bon fonctionnement de l’univers. Une police de l’espace, si vous préférez. Dirigés par des entités supérieures et immortelles, chaque secteur de l’univers est donc contrôlé par un ou plusieurs Green Lantern des différentes menaces qui arrivent un peu tous les jours, comics oblige. Me regardez pas comme ça, c’est du scénario des années 60, j’y peux rien ! Mais justement !

M’étant mis aux comics assez récemment, je n’avais qu’une vision assez limitée du personnage. Le côté « je cache mon identité avec un masque ridicule et riquiqui », sa couleur prédominante un peu criarde ou même l’apriori de base « Ohlala, il se bat avec une bague, qu’est-ce que c’est que cette idée ? C’est une gonzesse ou quoi ? »… Oui je sais, apriori, ça rime souvent avec connerie. Mais alors, vint un certain élément déclencheur… Comme pour beaucoup de licence en comics, mes premiers pas se font… au cinéma.

En 2011, sort l’adaptation de Green Lantern au cinéma et… ce n’était pas très bon. Bon, c’est sûr, on a connu mieux comme premier contact (même si le film n’est pas non plus catastrophique, c’est juste un film de super héros sans génie, sans saveur particulière), mais à défaut de m’avoir fait passer un excellent moment – n’est pas Joss Whedon qui veut – il m’aura au moins mis à jour concernant ce personnage si particulier de l’univers DC. Et il m’aura appris quelque chose, une chose que je ne voyais pas avant et qui m’a totalement donné envie de connaître le personnage: la nature de ses pouvoirs.

Elément important pour un super héros, le Green Lantern  possède probablement un des meilleurs pouvoirs que j’ai pu voir jusque là, et je pèse mes mots. Pour ainsi dire, il me vend du rêve ! Plus fort qu’une super vitesse, plus fort que le pouvoir de voler, plus fort qu’une bat carte de crédit; je parle bien sûr de son anneau tout vert, là, qui lui confère le pouvoir de la volonté. Ca paraît pompeux dit comme ça (Et encore, je vous épargne la liste des significations des autres couleurs), mais en pratique, c’est assez géant. En fait, il peut tout simplement matérialiser tout ce qui lui passe par l’esprit pour se battre, ou simplement l’aider dans sa tâche. Pour le fun, il pourra te faire apparaître une main géante pour arrêter un avion en plein vol. En combat singulier ? Si l’envie (et la volonté, on a compris) lui prends, un Green lantern peut faire apparaître une épée, une masse géante, voir même une bonne grosse machine gun des familles ! On peut reprocher pleins de chose au film, mais pas le fait d’avoir démontrer un minimum le potentiel du personnage, car ça donnait envie d’en savoir plus.

Hélas, comme souvent avec les grosses séries de comics, prendre le train en marche est assez ardu. Pas impossible non plus (sinon je n’écrirais pas cet article), mais il va falloir s’accrocher un peu, persévérer voir même, montrer un peu de … volonté ! Oui, elle était facile. Mais c’est vrai ! Et ça vaut clairement le coup, j’ai parfois lu des passages complètement dingues autant visuellement qu’au niveau de ce qu’il s’y passe, m’amenant à une certaine conclusion, pour ceux qui connaissent: parfois, l’univers du Green Lantern est presque l’équivalent d’un bon Gurren Lagann dans l’animation japonaise, avec cette culture de l’action démesurée, totalement over the top, qui semble toujours vouloir aller plus loin. Au moins, on ne peut pas lui reprocher de ne pas exploiter correctement le pouvoir de ses héros !

Pour se faire, voici une petite frise chronologique sous spoiler à ma sauce des quelques bouquins dispo en France (La publication a toujours été assez confidentielle chez nous, pas assez vendeur encore une fois) que j’ai pu lire (il en manque 2/3 mais négligeables à mes yeux et vous aurez ici ce que l’on risque souvent de vous conseiller); expliquant un peu comme aborder tout ça. Je vous donne mon avis (et explications si nécessaire) sur la plupart juste après.

Show »

Tout d’abord, commençons par la dernière (et peut être la plus difficile à appréhender) publication concernant le Green Lantern chez Panini, Green Lantern Rebirth.

Dans les faits, Renaissance est une bonne histoire. Pour comprendre un peu son emplacement dans la chronologie DC Comics, il faut revenir en 1994 avec le crossover Zero Hour. Alors, je vais être très synthétique, allons à l’essentiel (parce que c’est déjà assez chaud à suivre comme ça, hein): Hal Jordan, possédé par une puissante entité maléfique, est devenu le grand méchant de l’univers DC (Il a même rasé sa ville natale dans sa folie, le ouf). Tout ceci se terminait par le sacrifice de notre héros (En se suicidant dans le soleil, parait-il), le faisant disparaître durant quelques années. Mais comme les mythes ne meurent jamais, mais se réinventent, il réapparu dans une pseudo forme … fantomatique, en 1999. Cherchez pas à comprendre, les comics, la drogue, toussa. « Renaissance » ou « Rebirth » en VO, est donc la saga censée ressusciter une bonne fois pour toute Hal Jordan et lui faire reprendre sa place de Green Lantern number one. Suite à cette résurrection – à cette saga – une nouvelle série Green lantern est alors crée, repartant au sacro saint numéro 1. Enfin, vous savez compris comment ça marchait là.

Vous y voyez plus claire ? Là où je veux en venir, c’est que cette saga, certes importante, certes bien faite… N’est pas la plus accessible. On peut quand même comprendre l’essentiel de ce qu’il s’y passe, mais il manque tout de même pas mal d’information, notamment concernant les nombreux personnages qui y apparaissent, leurs rôles et lien avec le héros, pour totalement la savourer. Car on se trouve réellement dans la fin d’un cycle, d’une époque… un cycle qui a mis un peu plus de 10 ans à se terminer, passant par 3 grandes étapes, avant de repartir de plus belle.

Après, ça n’empêche pas d’y trouver de grandes qualités pour les plus motivés: c’est déjà un récit bien construit (mais dense) avec une vraie montée en puissance dans son scénario et dans l’action. Passé un certain stade, l’histoire met littéralement la seconde, devient plus limpide pour le novice et le plaisir de lecture se fait terriblement sentir tant on découvre un super héros au potentiel jusque là insoupçonné, mais jubilatoire. Le dessin n’est d’ailleurs pas en reste, avec un trait précis, richement détaillé et une coloration superbe; mettant encore plus en avant les scènes de bravoure typique des comics de super héros.

Et le récit n’en manque pas, tout comme – malgré tout – des moments calmes pour se poser efficacement avant de repartir au combat: c’est du pur comics de super héros, mais c’est ce que l’on aime ici. Et puis, ça permet même de découvrir un petit peu plus l’univers DC, ce qu’il y a tout autour du Green Lantern, avec les apparitions de la Ligue de Justice, et de leurs relations avec Hal Jordan (dont un Batman peu sympathique envers ce dernier et un Green Arrow plus utile et badass qu’il n’y paraît.) Une lecture recommandée dans le fond… mais pas tout de suite. Ca reste quand même une étape importante, oui, mais allez-y avec un peu de bouteille Green Lanternesque quand même avant.

No Fear

Là, on rentre dans le « vif » du sujet, ce que je considère comme une valeur sûr et surtout le point d’entrée idéal, au cas où vous ne l’auriez pas compris via ma frise: Geoff Johns présente Green Lantern, « Sans Peur », de son petit nom en France aux éditions Urban Comics. Geoff Johns est un scénariste américain travaillant principalement pour DC Comics, qui a énormément contribué à l’univers DC de ces dernières années. Et dans notre cas, on lui a surtout demandé de reprendre en main la série Green Lantern, avec le parcours décrit plus haut en mettant en place la mini-série « Renaissance » suivi du redémarrage. C’est ici que notre aventure commence… Et je dois dire que ce fût une très agréable surprise.

Je dois reconnaître que c’est un redémarrage de grande classe, qui caresse réellement le novice dans le sens du poil et lui permet de découvrir cet univers sans aucun soucis. Tout est un minimum expliqué au lecteur (Même les origines nous sont rappelés en quelques pages !), on apprend rapidement qui est qui dans l’entourage d’Hal Jordan pour bien replacer le contexte, sans non plus passer plusieurs chapitres à poser les bases (un minimum quand même, mais pas trop), et à attendre patiemment qu’on passe à l’action. Alors oui, sachez-le, on ne fait pas totalement table rase du passé… Mais c’est suffisamment subtil pour ne pas avoir l’impression qu’on nous fout une pancarte « Eh, okay, on est dans le #1 là, mais n’oublie pas de lire ce qui s’est passé avant ! » en pleine milieu de la lecture (et les petites pages explicatives d’Urban sont un bonus très appréciable !).

C’est justement le point fort de ce premier tome: un excellent dosage de tout ce qu’il faut pour rentrer dans cet univers sans laisser le fan de longue date sur le carreau, et forcément un bon rythme de croisière. Alors oui, ça reste avant tout du comics « pur jus », avec les valeurs qui accompagnent naturellement ce genre de héros, des ennemis typique de ce genre de production, comme le terrifiant Homme Requin ! Ca ne vole pas extrêmement haut dans l’absolu, mais c’est franchement efficace. On alterne très vite entre les scènes d’actions où le Green Lantern laissera libre court à son imagination débordante, offrant quelques passages excellents, tout comme des moments qui développent suffisamment et intelligemment bien le scénario et les relations entre les personnages (Surtout pour Hal qui a du mal à se remettre dans la peau d’un Green Lantern), pour quand même faire avancer les choses.

Le seul bémol qui me vient à l’esprit, c’est la partie dessin. Un trait globalement bon, une bonne mise en page, mais l’irrégularité dans le trait de certains dessinateurs, voir même les changements de ces derniers effectués un peu en cours de route (malheureusement une habitude dans le milieu) gâchent un peu le plaisir de lecture (on est un peu perdant au change par moment). Rien de bien dramatique dans l’absolu, mais on aura aimé quelque chose de plus… homogène. Mais à part ça, ce premier tome signe un quasi sans faute pour peu qu’on aime le genre super héroïque « de base ». Et d’ailleurs, le second tome est sorti !

Green Lantern Showcase: War of The Green Lantern

Paf, bond dans le temps de quelques années, et nous voilà en 2010 du point de vue éditorial de DC Comics, avec le dernier crossover entre les séries Green Lantern, crossover qui mettra en place quelques conflits internes au sein des GL et de leurs supérieurs, sans oublier une pincée de menace ennemie qui va profiter de l’occasion pour s’incruster. Classique, mais toujours aussi efficace.

A défaut d’avoir énormément de choix, il peut constituer aussi un certain point d’entrée dans cet univers, néanmoins de manière un peu plus violente et direct, mais bordel, qu’est-ce que ça valait le coup ! Si certains points du scénario me paraissent toujours obscures à la relecture (malgré les nombreuses notes (encore et toujours) d’Urban qui nous permettent d’en apprendre beaucoup sur l’univers de GL), c’est véritablement l’arc qu’il vous faut pour vous convaincre du potentiel monstrueux de la licence en terme d’action débridée (Si le titre n’était pas assez explicite…), de passages totalement fous, faisant passer le bouquin précédent pour un gentil somnifère.

Certes, quelques idées de scénarios pourraient en faire tiquer certains, mais pour peu que le côté kitsh de la licence ne gêne pas trop et qu’on cherche – on va pas se voiler la face – un comics peut être mainstream et brainless, mais bourrés de testostérone propre au genre, ça fonctionne totalement (Et ça fait du bien de temps en temps). Oui parfois ça fait un peu sentaï sur les bords avec toutes ces transformations, ces couleurs un peu fluo, ces monstres belliqueux de partout dans l’espace, mais c’est ça qui est bon !

Une lecture chaudement recommandée, forcément.

Green Lantern – Sinestro (New 52)

Alors attention, si le récit est effectivement excellent à mes yeux (Un scénario très cool, de l’action très Green lanternesque et un dessin superbe, le combo des gagnants), il n’est pas si accessible qu’on pourrait le croire ! Comme je l’ai expliqué avant, DC Comics a effectué un reboot de son univers via l’opération « New 52« . Sauf que pour certaines séries du catalogue DC, c’est… légèrement passé à la trappe. Pourquoi ? Comment ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ? La raison m’est étrangère, mais il faut savoir que pour l’univers Green Lantern, pas grand chose n’a redémarré, surtout concernant la série principale Green Lantern, ici chroniqué.

Sinestro, nom du premier arc en 6 chapitres de cette série, prend place directement après la fin de la Guerre des Green Lantern, ni plus, ni moins. Alors oui, pour atténuer mon jugement, on peut comprendre assez facilement les grandes lignes de cet arc, un peu comme pour n’importe comics j’ai envie de dire. Mais on « perd quelque chose » au passage, on perd un peu de sens dans les relations entre les personnages et notamment entre le héros et son mentor et à la fois ennemi de toujours, Sinestro, l’homme à la magnifique moustache, avec qui il se voit contraint de faire équipe pour l’aider à faire une mission ingrate… et non sans risque.

A mes yeux, à défaut de lire le « Geoff Johns présente » comme la meilleure porte d’entrée, je ne saurais conseiller éventuellement la lecture conjointe des 2 Showcases comme « premiers pas musclés », puis d’enchainer avec le premier tome des nouvelles aventures d’Hal Jordan. Avec ça, tel un Passe-Partout, vous aurez désormais suffisamment de clés en main pour tenter l’aventure…

Et pour le moment, c’est une aventure que je ne regrette pas d’avoir entamé !

The soul Reaver is moe.

Moi, y succomber ? Je pensais pas que ça arriverait. Ah, ce fameux « Cancer » au sein de la blogosphère otak’ ! K-on est une série qui a longuement fait parler d’elle, toutes proportions gardées. Mais ouais, la série s’est fait une jolie petite réputation un peu partout. Ses raisons ? Un énième (en apparence) anime « Tranche de vie », avec des filles (et uniquement des filles), toutes gentilles, toutes mignonnes (« Moe » quoi) qui font (vaguement) de la musique et en mangeant (souvent) des gâteaux en buvant du thé. That’s all ? Bah ouais, rien de plus, rien de moins.

Son succès est tel que la série possède une forte fan base, ainsi qu’une bonne partie de haters, comme tout gros succès qui se respecte: « Cancer » parce que son succès a de nouveau prolongé le phénomène Moe/Anime « tranche de vie » qui touche la japanimation depuis quelques années, semble-t-il. Et certains n’aimant pas trop ça, la série se fait régulièrement basher la dessus.

C’est vrai qu’à première vue, K-On ! ne rassure pas des masses, ne pousse pas à l’envie de mater. Le concept semble limité, tout semble n’être qu’un prétexte à une bonne dose de niaiserie moe avec un vague thème musical en fond.

…Bon okay, c’est un peu ça. Si, si, j’ai aimé la série, mais je vais pas vous mentir, elle ne vole pas très haut. Mais, j’y reviendrais, ça ne l’empêche pas d’avoir pas mal de qualités en contrepartie. Vous pensiez que ça parlerait principalement de musique ? Pas exactement. On suit les pérégrinations de nos 4 jeunes filles dans leurs vies à l’école, chez elles, à raconter tout et n’importe quoi autour d’un peu de thé et parfois… à faire un peu de musique ! L’entrainement n’est pas vraiment mis en avant et à pour conséquence direct de rendre la progression du skill de chacune guère crédible: comment Yui, la guitariste qui débute justement au début de la série, fait-elle pour être aussi douée en même pas un an, alors qu’on a franchement l’impression qu’elle n’en glande pas une ? Aucune idée, mais je m’en fou, l’aspect musical n’est clairement qu’un bonus dans une mare de thé.

Un bonus de luxe quand même ! Sans être donc au centre de tout, la musique accompagne quand même bien K-On dans ces grandes lignes. Les filles découvrent les joies d’écrire leurs propres textes, qui peuvent paraître ridicule avec des paroles niaises (pas facile d’être profond à leur âge), à tenter de les interpréter au travers de quelques répétitions ici et là pour finalement nous récompenser de notre attente (parce qu’on pensait être un peu là pour ça) par quelques passages « sur scène », où leur talent durement acquis explose enfin. Jusqu’au bout (de la saison du moins), la musique restera effectivement un bonus de luxe. Elle nous accompagne à petite dose (quelques riffs de guitare par ci, en fond sonore, quelques chansons par là pour conclure une petite histoire), mais j’ai kiffé cet aspect finalement, c’est vraiment agréable. Même les génériques de début et de fin sont très agréable à l’écoute ! Si, si, même celui de fin, qui n’est pas une musique mièvre comme à l’accoutumé. Amazing ! (Et puis, c’est grâce à lui que j’ai réalisé le sketch d’ouverture de l’AMV Enfer, donc ça a forcément une petite place dans mon coeur).

K-on est un anime « simple ». Tranche de vie pure et dure avec tout de même une bonne dose d’humour qui fonctionne sans en faire des tonnes (certains gags sont franchement drôles), des personnages attachants… mais rien d’extraordinaire, d’innovant en y repensant, ça pourrait être le cas de n’importe quel anime. Mais ça marche franchement pas mal pour ma part, parce qu’il y a des petits aspects qui changent un peu la donne face à la concurrence. En fait, la « grande force » de K-on ! (Ou tout du moins, sans que ça aille très loin, ce qui le rend agréable tout le long), c’est qu’il sait rester « humble » à tous les niveaux. Comprendre par là que l’anime n’a aucune prétention à l’origine (Ou alors, j’ai rien vu), ne pète pas plus haut que son cul, ne se la joue pas à aucun moment (du moins la saison 1, je crois les doigts pour que la deuxième le reste aussi). Le scénario ne volera jamais loin, et on le sait dès le départ, pas (trop) de surprise. Ca parle de filles qui veulent faire de la musique tout en mangeant des gâteaux ? Eh bien c’est ce que l’on aura durant toute la saison, ni plus, ni moins. K-On !, un anime où on sait clairement à quoi on a affaire, tout en le faisant bien.

Mieux encore, j’ai été agréablement surpris en voyant que la série savait esquiver les gros poncifs des autres productions du genre. Oh, je m’emballe pas, mais disons plus simplement que la série aurait pu facilement tomber dans quelques gros clichés (les mauvais, j’entends) et briser un peu la sympathie que je commençais à développer pour elle.

Je veux dire, lorsque Mio trébuche sur scène (après avoir jouée avec le reste du groupe), il y a ce fameux passage où elle se rend compte juste après que sa culotte est aux yeux de toute la salle. Je m’attendais quelque peu à voir l’habituel gros plan sur son sous vêtement, paré à sortir mon fulguro facepalm et … finalement, l’anime a eu l’intelligence de la montrer de façon détournée. C’est à dire qu’au moment où la « caméra » allait la montrer, on a subtilement l’image d’un bol de riz blanc à rayure bleu à la place. C’est évidemment pour symboliser la culotte, autant niveau forme que du coloris. Mais ça contourne « habilement » (même si ce n’est qu’un détail) le principe du panty-shot.

Tout ça pour dire, même si ça ne parait pas grand chose dit comme ça, que c’est une des différentes (et intelligentes) manières qu’à l’anime d’esquiver ces mauvais travers (Et Dieu que le nombre de perche est élevé). C’est malin (si, si, j’insiste, même pour toi le hater qui lit ses lignes), ce n’est jamais lourd (On a beau avoir les inévitables passages « Habille toi en chat » ou « Comparons la taille de nos poitrines », ils n’insistent jamais longtemps dessus), ça rend la vision vachement agréable, ça permet d’avoir le sourire tout le long de la saison… ou presque !

Ce n’est pas parfait, et c’est la dessus qu’on pourrait en rajouter des tonnes pour descendre la série: il ne s’y passe pas grand chose dans le fond. Pourtant, j’accroche à la globalité, mais parfois, le rythme est tellement lent et les « intrigues » (Oui bon, je sais… appelons ça comme ça) ne sont pas toutes des plus passionnantes. En fait, je pense que c’est aussi (surtout ?) une question d’affinité avec les personnages: ils sont bien stéréotypés et font qu’on a tous, plus ou moins, une préférence ici et là. Du coup, quand la série à tendance à trop se centrer sur un perso qu’on aime moins (Au hasard, Azusa, die bitch), on aimerait bien passer rapidement à autre chose… Parce que dans ces moments là, la lenteur générale devient carrément pesante. Mais ces petits désagréments valent le coup d’être surmontés, car comme un film Marvel, c’est en allant jusqu’au bout, générique compris, qu’on savoure pleinement la chose.

K-on !, en gros, c’est frais, rafraichissement, comme un jeu Wii mais sans l’arrière goût. Alors oui, avec du recul, c’est prendre du plaisir en matant un anime destiné principalement aux filles, on va pas se leurrer… Et alors ? C’est un petit plaisir coupable, on peut le voir comme ça… Je compare avec un tout autre registre (encore que), mais j’avoue que plus jeune, je kiffais Totally Spies. Tu sais que c’est pas vraiment fait pour ton âge, ni ton sexe et que t’as un peu honte de regarder ça quand tes parents sont présents à cause de ces 2 facteurs, mais tu kiffes. Sauf que là, Yui n’est pas habillée toute en latex moulant. Mais tu kiffes quand même.

Mais je rassure quand les 3 du fond, ça reste une vraie bonne série dans tous les cas. C’est simple, pas prise de tête, pas si niais que ça malgré le sujet/contexte (je vous jure que c’est vrai, me regardez pas comme ça), plutôt drôle (Humour sobre, qui fait souvent mouche) et donc accrocheur, pas mal foutu techniquement (malgré quelques ratés dans l’animation pendant les passages sur scènes, mais eh, série Tv oblige, fallait pas trop en demander) et musicalement bien sympathique, une bonne surprise à ce niveau là. Ca ne va pas plus loin que ça, ce n’est clairement pas excellent, mais il remplit parfaitement son contrat: divertir, faire passer un bon moment après une journée de boulot un brin abrutissante. C’est tout ce que je voulais.

Ah, et en bonus et pour conclure, la VF assure méchamment. Sujet à quelques petits débats sans importance sur la traduction de certains termes propres aux fans de la VO, le constat global est sans appel: c’est une réussite. C’est agréable, enjouée, il n’y a pas vraiment de fausse note (l’expression tombe bien) dans ces 12 (et 2 OAVs) qui composent la saison 1 de K-on ! . La voix de Mio peut éventuellement paraître en déca des autres, mais l’interprétation sonne malgré tout très juste. Jamais on ne sentira qu’un comédien ne surjoue, ne colle pas avec le perso interprété et les textes ne donnent quant à eux jamais l’impression d’avoir mal été adaptés. La VO sera peut être toujours mieux mais au moins, la VF est un excellent palliatif, surtout quand on a du mal avec les voix féminines japonaises, parfois irritantes. Pompompidou !

Six Feet Under: à 2 pas du Paradis

Changeons à nouveau un peu d’air dans cette huitième critique vidéo avec non pas un énième jeu-vidéo ni un énième manga/anime mais, afin d’explorer un milieu encore nouveau pour ma part, le monde de la série TV. Et pas n’importe laquelle !

Fort de son succès, poussé par d’obscures personnes ici et là, c’est Six Feet Under qui a le droit à son petit podcast garanti sans spoil. Une série de haut vol (malgré certains aspects m’ayant déçu), qui mérite plutôt bien la réputation qu’elle a. En tout cas, pour ma part, il y aura un avant et un après Six Feet Under. Et c’est déjà pas si mal.

Je dois reconnaître que l’exercice est quand même un peu plus difficile que les autres, les grandes envolées lyriques (que l’on croise sur le net, en particulier à l’encontre de cette série) à base de grandes tirades et de métaphores en tout genre pour souligner la puissance du scénario, la richesse des personnages et j’en passe, ce n’est définitivement pas ma tasse de thé. Et éviter les spoils n’aident pas, ça aurait été l’occasion rêvée de bien s’étaler mais j’ai voulu rendre ça accessible au plus grand nombre…

Et en bonus, si besoin est, une version audio est disponible ici.

GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

Rubrique
« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

Rubrique
« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

Rubrique
«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.

Parlons VF, ou comment décortiquer un sujet sensible…

Ah, la France ! Pays reconnu dans le monde pour sa réputation de peuple prétentieux mais aussi comme étant un pays particulièrement râleur, à se plaindre de tout et n’importe quoi. Et dans le domaine du doublage français, on en tient une sacrée couche, soyons honnête deux secondes. Source de débats enflammés un brin stérile sur les forums, le doublage français – que ce soit dans l’animation japonaise, les films, les séries, les jeux vidéo  – reste indéniablement une corde sensible tant le sujet est difficile à traiter de manière correcte. Car souvent, on retrouve beaucoup d’extrême, à savoir les fameux pro-VO, véritables ordures intolérantes, et les pro-VF, un peu trop renfermés dans leur bulle « lay francay, cay les meilleurs ». Des avis modérés ? C’est malheureusement trop rare.

Mais voilà, en creusant un peu parmi tout ça, on arrive à trouver des gens qui pensent juste, des gens qui veulent démontrer qu’on peut faire du doublage français de qualité, sans forcément accepter le moindre essai foireux sous prétexte que l’effort a été au moins fait.

« Parlons VF  » est un podcast vidéo mensuel (Enfin, on l’espère !) ayant pour but de parler du  doublage en France, de façon un minimum objective, avec un regard plutôt juste et suffisamment critique pour être crédible. On y retrouvera des interviews, un suivi de l’actualité « Sortie » de divers médias du moment avec une bonne dose d’infos sur la VF qui va avec, et l’élément principal de l’émission, les critiques. Critique non pas d’un film (ou tout autre média) en lui-même, mais uniquement tout ce qui englobe le doublage français: casting des voix, travail d’adaptation avec la société de doublage qui a travaillé dessus et anecdotes qui vont bien avec; pour finir sur un verdict: « est-ce que la VF vaut le coup d’être vue ? ».

Tout un programme !

L’émission est animée par un seul homme, Hugo Amizet, alias MisterFox, déjà responsable, entre autres, de la websérie Misterfox & Pikachu. C’est dans un tout autre registre qu’on le retrouve aujourd’hui, et c’est pas forcément un mal. Pas que j’aime pas ce qu’il fait, je ne les ai jamais regardé/entendu !

Alors au final, Parlons VF ou pas ?

Commençons d’abord par ce qui fâche: principalement, je lui reprocherais, parfois, un petit manque de consistance dans les critiques. Un ton un peu léger en quelque sorte, où l’on retrouve – sans doute, au dire d’Hugo lui-même – trop d’improvisation, chose multipliant les répétitions d’arguments (On a compris que le doublage/l’adaptation/le comédien était bon/pas bon !). Bien sûr, moyens du bord oblige, on retrouve aussi un son pas toujours optimal (Notamment dans l’interview de l’excellent Benoit Du Pac, où des sous titres n’auraient pas été du luxe), une image pas toujours très nette/stable et un « plateau » – lors des critiques – un peu trop minimaliste (Oui le blanc c’est bien mais c’est un peu triste !).

Mais au delà de ces défauts de jeunesse que je n’ai pas trouvé vraiment gênant au visionnage, et plus facilement pardonnable pour un début dans ce genre d’émission un brin ambitieuse; il en ressort surtout une émission extrêmement plaisante à regarder. Malgré les limitations techniques, le montage est suffisamment propre, réussi et rythmé pour éviter les longueurs et la lassitude, malgré la durée d’une émission (50min en moyenne !) et l’amateurisme qui en découle. Les critiques sont vraiment bien construites, avec par exemple des extraits pour mettre en avant des répliques « qui claquent », des comparaisons avec la VO pour mieux souligner le travail d’adaptation ou de brefs historiques – jamais ennuyeux – sur le passé linguistique de nos doubleurs préférés.

Il y a un vrai travail de documentation derrière pour nous en apprendre plus sur une des multiples branches du métier de comédien et les méthodes de doublage dans des cas particulier comme la VF de Inglorious Basterds, au programme de la première émission. Et d’ailleurs, les interviews (enfin, l’unique pour le moment, d’autres sont à prévoir si tout se passe comme prévu) sont un excellent point et permettent une nouvelle fois de voir l’envers du décors, en plus d’apporter un peu plus de diversité à l’émission.

La première, comme dit plus haut, est consacré à Benoit du Pac, doubleur de Léo dans Charmed, Shadow dans Sonic X ou tout bêtement, et plus connu, Eikichi Onizuka de GTO. Et cette interview nous montre à quel point il a aimé ce personnage, qu’il s’était vraiment investi dans son rôle (Comment ça, pour peu qu’on soit objectif, on l’avait déjà remarqué ?) et s’est révélé très communicatif. Et ce gars dégage un charisme fou en bonus, pour ne rien gâcher.

Au final, on ne pourra donc que saluer cette excellente initiative, trop rare dans le monde des web-émissions et pourtant si prometteuse (vous l’aurez compris). C’est tout le bien que je lui souhaite, et je vous invite donc à suivre l’affaire sur le Twitter officiel de l’émission pour les plus branchés d’entre vous, ou aller sur le site. Et bien sûr, profitez-en pour mater les 2 premières émissions !