Podcasters Assemble #1

Après un premier essai un peu difficile, Gemini et moi retentons l’expérience du podcast audio entièrement dédié aux comics ! Cette fois-ci, pas mal de Batman (Mais on ne parle même pas du dernier film) et de super collants (très orienté DC Comics), mais pas que ! Dans l’épisode du jour, qui dure un peu plus d’un heure et 30 minutes au total, on va donc parler:

Et le podcast en version Youtube, avec quelques images pour agrémenter le tout:

 Il reste encore pas mal de boulot dans la forme (Toujours utile de mettre des petits jingles entre les sujets pour « souffler », mais manque de pot, on oublie toujours de bien faire oralement la transition), des hésitations, des répétitions (surtout pour moi, je le reconnais), mais on y travaille !

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #2

Fraîchement arrivé en Février, il est donc temps de passer au résumé de l’actu Fear Itself du mois de Janvier ! Ca n’a pas changé depuis le mois dernier, je compte toujours faire un petit résumé (De l’histoire et un avis complet dessus, bien sûr) à ma sauce (de débutant en comics mainstream de super héros, rappelons-le) des parutions liées à cet event de l’année 2011 aux US. Pour le coup, j’améliore aussi un peu la présentation du truc pour une meilleure lisibilité (Attention à l’indigestion de pavés) et surtout l’ajout de mes 2 types d’alertes: Une « Alerte Qualitay » pour un truc vraiment bon, qui vaut le coup à mes yeux, et une « Alerte Cacalitay » (L’image vient de ), pour au contraire vous « prévenir » d’un mauvais chapitre, voir tome à éviter dans certains cas. L’ancien article se voit d’ailleurs mis à jour avec ce principe. Bonne lecture !

Reprenons donc cette deuxième vague avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #3  » et  » Fear Itself : The Homefront #3, #4  » )

Autant le dire tout de suite, le chapitre Fear itself 3 (et non le tome en lui-même) confirme sans doute la qualité de cette série jusqu’au 7. J’veux dire, je sais déjà que chaque tome sera très probablement sur le même moule du précédent et… dans un sens, ce n’est pas pour me déplaire: le dessin est toujours aussi joli, et on a toujours ce rythme très élevé, où tout va très vite, où il semble s’y passer beaucoup de chose. Mais… peut être trop. C’est là que le bât blesse, même si la lecture reste agréable.

Le gros soucis de l’histoire principale de cet event, c’est qu’on ressent trop le fait qu’il est là juste pour vendre les ties-in à côté. L’histoire y est continuellement résumé à l’extrême dans la majeur partie des 20 pages de chaque chapitre: dans le fond, c’est bien d’avoir un résumé, mais ça n’accentue que trop cette impression de manquer beaucoup de chose, ce qui nous pousse forcément à acheter les ties-in… Heureusement que c’était prévu dans mon budget, mais je dois avouer que je plains d’avance ceux qui achèteront le Deluxe (Généralement une compilation des chapitres principaux de l’event, et non des ties-in qui ne sont quasiment jamais réédités) dans 2 ans, sauf cas exceptionnel comme Civil War (dont l’histoire principale ne se suffisait pas à elle-même à mes yeux, ce qui fait qu’on retrouvait certains ties-in même dans l’édition Deluxe, afin d’offrir une histoire compréhensible… Ce qui n’est pas le cas de tous les autres, cf House of M (Dont la récente réédition n’offre que les chapitres principaux) ou Secret Invasion tout récemment (Prochain arc sur la liste d’achat !) ).

Car là est l’autre conséquence de cette construction du récit: lorsqu’ils développent le scénario principal, tout est… torché en quelques pages, vu qu’ils n’ont plus la place pour. On a l’impression de stagner de page en page avec les résumés (sans que ça soit désagréable, mais bon, ce ne sont que des résumés) et une fois dans le coeur du sujet, paf, 4 pages plus loin, c’est fini. Encore plus dans ce tome 3 avec la mort d’un personnage bien particulier… Que tout le monde aura sans doute deviné (sinon, pourquoi cette couverture ?). Mais ouais, disons le clairement, cette mort est bâclée.

Si le dessin a vraiment de la gueule, on ne peut pas en dire autant du découpage, qui nuit à tout effort de mise en scène dramatique. Le combat final semble être lui même un résumé (Une case, le perso prépare son attaque, la case d’après l’adversaire est déjà à terre après avoir pris cette attaque ?! Manque pas quelque chose ? Je sais bien qu’on parle de comics, mais quand même… Effet « fallait tout rentrer dans 20 pages » ?) et surtout, la finalité du combat est… idiote. Il y a un mort, oui, en soit pourquoi pas mais ! Le problème vient du fait qu’on n’y croit pas, la mort est tellement trop facile (tout est torché en 3 réelles pages), tellement honteuse (on parle quand même de super héros, hein) que ça gâcherait presque la lecture du chapitre. Heureusement que le chapitre d’après (déjà entre mes mains) se révèle bien meilleur, mais nous verrons ceci le mois prochain…

C’est dommage, car à côté, j’ai toujours autant de sympathie pour les Agents d’Atlas !

Suite du mois dernier, on suit toujours leurs péripéties chez les nazis pour récupérer le fameux livre utilisé par feu-Crâne Rouge durant la seconde guerre mondiale. Le problème cette fois-ci: Jimmy, leur chef, découvre que – comme on a pu le comprendre via le prologue du mois d’Octobre – les pages de ce livre ont été faites en… peau d’Atlante torturés. Ce qui pose problème, vu que l’un des membres de l’équipe est… une Atlante. Namora, la cousine de Namor, l’un des premiers super-héros Marvel.

On approfondi quelque peu les relations entre les membres de l’équipe, leur façon de régler les soucis, notamment du tandem Jimmy/Namora en conflit à cause de ce que Jimmy a trouvé dans ces catacombes nazis. Parce que d’un côté, il ne veut pas révéler la terrible vérité concernant le livre à sa moitié et de l’autre, Namora ne comprend pas ce refus – justement – alors que la moindre des choses serait de la mettre au courant pour pouvoir en faire convenablement le deuil, tradition Atlante oblige.

Honnêtement, pas grand chose d’autre à dire dessus de plus que le mois dernier, c’est la même recette mais ça a justement le mérite de rester constant jusqu’au bout, ce qui n’est pas donné à tout le monde, surtout pour un tie-in très secondaires dans le fond. Du coup, j’ai pris pas mal de plaisir à lire tout ça, avec cette ambiance délicieusement rétro, des personnages un peu plus approfondis et quand même une petite part d’action à tabasser du nazi, quota oblige j’ai envie de dire. Mais pour compléter/rattraper un peu la déception (relative) du chapitre Fear itself, c’est plutôt idéal.


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #504, #505  »  )

Souvenez-vous: le mois dernier, les premiers pas avec la série The Invincible Iron-Man ne s’étaient pas fait dans la plus grande joie: récit plat, complété (surtout) d’un gros manque de liant avec Fear itself, histoire de justifier vite fait mais pas trop le lien avec l’event. Grosse déception et j’avoue que j’étais un peu sceptique quant à la lecture de ces 2 chapitres. Et pourtant ! Vous l’aurez compris, via l’alerte qualitay, que la barre est franchement bien redressé, et j’ai bêtement pris beaucoup de plaisir à les lire.

La recette est simple: La Gargouille Grise, comme je l’avais expliqué le mois dernier, a été « choisi » comme l’un des Dignes, les créatures qui résultent de la récupération des marteaux Asgardiens sur Terre. Lorsque quelqu’un récupère un marteau, il se transforme en le classique monstre qui ne régit qu’à l’instant et détruit un peu tout ce qui l’entoure. La particularité de cet ennemi, c’est qu’il est… français, et que le marteau s’est écrasé dans Paris ! Iron-Man passe donc à l’action dans la capitale et s’en suit, globalement, une bonne baston qui mettra à mal Tony.

Si le chapitre est si plaisant, c’est pour son…ambiance, en plus d’un (comme toujours) excellent dessin. Sans non plus faire dans le psychologique, on ressent un peu la… peur, au travers d’un Iron-Man qui est dépassé par les évènements (comme beaucoup durant Fear itself, ce qui n’est pas toujours une qualité cela dit, j’y reviendrais) et en devient même terrifié du coup (La Gargouille transforme tout Paris en pierre et, régulièrement, Iron Man explose sans le faire exprès ces statues, d’où le malaise). Sans doute pas une première pour le héros, mais voir l’invincible Iron-Man douter, flipper et le voir même s’enfuir du combat, c’est quelque chose de pas courant à mes yeux et ça rend le déroulement plus intéressant, le personnage tellement plus crédible, plus… humain. La page finale en est la parfaite illustration.

Par exemple, outre l’action « pure », c’était vraiment intéressant de lire l’explication (certes, légère/pas crédible) que donne Iron-Man, alors qu’il perce le quatrième mur pour s’adresser à nous, concernant les fameuses répliques « drôles », un peu beauf parfois que lance souvent certains super-héros en plein combat, parfois de leur vie. Ce n’est pas pour désamorcer l’aspect dramatique pour le lecteur (parce que souvent le comic de super-héros a un ton léger/ce côté pas crédible au vu du concept, donc faudrait pas que ça se prenne trop au sérieux), mais bien pour… lui-même ! Il nous explique alors que, comme Spiderman, littéralement raconter de la merde en plein combat lui permet de ne pas ressentir la peur, de gagner confiance en lui, en prenant lui même les choses à la légère. On se doute bien que ce n’est pas tellement ça à la base, mais ça s’intègre bien dans le contexte et… ça fonctionne, quoi.

Une très bonne surprise et qui rassure pas mal pour la suite (quelques chapitres foirés, je suppose que c’est monnaie courante et qu’il faut bien ça de temps en temps pour relancer la machine) et donne toujours un peu plus envie de lire du Iron-Man. Pas comme son alter ego War Machine, mais ça, vous comprendrait un peu plus bas…


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #14  »  )

Il y a des gens sympa dans le milieu des comics. Alors que le personnage ne doit pas être tout récent, le chapitre des Secret Avengers du mois prend le temps de nous présenter dans ses grandes lignes, le personnage de Valkyrie, la « super-héroine » nordique, dans le groupe secret de Steeve Rogers. J’veux dire, alors qu’on pourrait directement aller à l’essentiel, il est toujours agréable de tomber sur un chapitre qui te remet un peu dans le contexte, repose un peu les bases du personnage « au cas où le débutant passerait par là ». Parfait pour moi donc.

En fait, le truc sympathique dans ce chapitre, même si je n’en suis pas friand habituellement, c’est de retrouver le mythe de la valkyrie (cette divinité qui descend sur les champs de bataille récupérer les corps des valeureux soldats morts, pour les emmener au paradis, le Vahalla) tel qu’on le connaît dans les légendes nordiques, et de le voir appliqué à l’univers Marvel: on découvre que c’est Odin, le père de Thor, qui a convaincu Valkyrie d’en devenir une, pour rendre honneur à son mari de l’époque mort au combat, pour l’accompagner dans un dernier voyage.

S’en suit alors son nouveau « boulot », puisqu’elle vient prêter main forte dans l’attaque des nazis orchestré par Sin et viendra en aide à un « couple » de soldats alliés, dont l’un des membres vient de mourir au combat. La boucle de la Valkyrie est bouclée… Rien d’extraordinaire dans l’absolu, mais ça m’a permet de découvrir un peu le personnage, d’étoffer le background (même si ce point a sans doute dû être déjà abordée) dans un bon chapitre bien écrit et bien dessiné et … c’est déjà pas mal. Pas fan de tout cet univers Nordique (Comme je le disais pour Thor concernant le film), certes, mais quand même une certaine hâte de la voir en action du coup, que ça soit via Fear itself ou non.


(Contient les chapitres US:  » Avengers #14  » et  » Journey Into Mystery #623  »  )

Ne pas se fier à la converture hideuse ! (Si, si, je vous assure, on peut faire du Hulk/simili Hulk classe quand même, comme dans ce qui va suivre…)

Justement, ça concerne Rulk, le Général Ross transformé en Hulk rouge, qui rejoint la tour des vengeurs pour leur filer un coup de pouce envers l’assaut de Ben Grimm sur cette même tour. Grosso-modo, ça se résume comme ça… Et je dois reconnaître que je suis toujours aussi fan de la narration et du rythme qui découle des pages des chapitres Avengers. Enfin, façon de parler vu que j’ai découvert ça le mois dernier. Maiiiiis, on retrouve toujours cette patte si particulière d’un côté, entre découpage très régulier façon « BD franco-belge » où tout est centré sur les personnages qui commentent « l’action passée » (en fait, l’interview débutée dans le chapitre précédent semble se passer après Fear Itself, au moment où tout est redevenu au calme, faisant passer le combat avec Hulk comme une sorte de flashback) et montre à quel point Rulk étant un bon combattant, ce qui augmente encore plus la sympathie envers le personnage.

Seul « bémol », on ne retrouve plus Chris Bachalo, mais John Romita Jr, que j’avais découvert il y a quelques années via Kick Ass. Si j’y avais grandement apprécié son dessin, ça passe légèrement moins bien dans ce chapitre d’Avengers. On sent bien qu’il tente d’imiter le style de Baccalo (que ça soit dans le découpage ou le « style »), mais se révèle un peu moins efficace durant les passages de purs dialogues, les visages étant nettement moins fins, moins réussis, la coloration moins… chaleureuse. Enfin, tout est relatif, car il se rattrape avec un certain brio juste après.

Pas forcément très fin comme chapitre, mais l’essentiel se situe dans le combat qui oppose Ben Grimm devenu un Digne contre le Hulk Rouge, souhaitant donc aider les Vengeurs. S’en suit un combat particulièrement violent où le talent de Junior prend tout son sens à mes yeux: c’est à la fois dynamique pour du comic, on ressent une vraie sensation de puissance dans l’échange de gnon de la part de ces 2 gros colosses, et le tout entre coupé des commentaires élogieux des autres vengeurs renforcent l’impression d’assister à un grand combat, où Rulk y met toute sa hargne. 20 pages jouissives à lire.

Quant à Journey Into Mystery, il continue son petit bonhomme de chemin, dans la droite ligné de son prédécesseur. Un peu plus compréhensible dans l’ensemble (On suit toujours les aventures du jeune Loki qui profite du remue-ménage occasionné par le Serpent pour monter son propre plan pour revenir sur le devant de la scène, en cherchant à libérer son frère Thor par la même occasion), le récit reste toujours autant empreint d’un certain aspect onirisme. Comprendre par là qu’il donne toujours cette impression d’être parfois métaphorique avec ses dialogues lourds de sens (Ah, cette fameuse pie mystérieuse) surtout couplé par l’excellent dessin (Toujours très « peinture » ) mais qui accentue cette démarcation avec les comics de super-héros que je lis habituellement. Bref, c’est toujours sympa quand même et ça me permet de me familiariser avec l’univers nordique qu’on ne voit pas si souvent que ça, mais parfois, je me sens un poil largué, j’ai du mal à rentrer dans le … trip. Ouais, on peut voir ça comme ça, c’est vraiment un trip dans l’étrange…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #1  »  )

Spiderman est sans doute un des supers-héros Marvel les plus connus et, je pense, les plus appréciés du lot. Il est populaire via ses itérations TV en dessin animé ainsi que par son (franchement bon) passage par la case cinéma avec la trilogie de Sam Raimi, qui avait d’ailleurs en partie réussi à relancer l’attrait pour les films de super héros. Plutôt pas mal pour un gars en rouge et bleu qui se colle aux murs. Et forcément, j’étais là. J’étais dans ce public visé à l’époque, autant par le dessin animé qui passait sur TF1 chaque Mercredi que par les films qui m’ont vendu du rêve. Fatalement, j’ai toujours eu cette grosse sympathie envers le personnage, tellement cool, tellement stylé pour un super-héros, et ce, encore aujourd’hui.

Pour la petite parenthèse sous spoiler, si toi, lecteur, tu passais dans le coin, à lire cet article et que comme toi, tu kiffes l’homme araignée et que tu voudrais surtout relire un peu de comics Spiderman en kiosque, voilà la procédure à suivre (c’est plutôt le bon moment justement).

Balance ton pavé »

En janvier, le numéro contenant le chapitre 1 de Fear itself Spiderman était le numéro 144, pour resituer. Forcément, là, tu te dis qu’avec tant de numéro, difficile d’avoir envie de se mettre dedans en cours de route et je te comprends très bien, je suis passé par là. Puis, après renseignement, la lumière semble arriver au bout du tunnel interminable des publications françaises: il faut prendre à partir du 142. Pourquoi ?

Parce qu’au 142, il y a une sorte de reboot de l’histoire. Attention ! On ne parle pas d’un réel reboot, dans le sens « réinventons l’histoire de parker » (surtout qu’on parle de l’univers principal, celui qui existe depuis les années 60, les Ultimates Spiderman s’en chargent très bien de leurs côtés), mais de repartir sur de nouvelles bases, sans totalement oublier ce qui s’est passé avant. Pour bien résumer, sans trop de spoiler (mais quand même nécessaire): Durant Civil War, peu après que Peter ait révélé son identité secrète au grand public, la tante de Parker se fait tirer dessus par le Caïd, un des grands méchants de Spidey. Elle est aux portes de la mort, elle ne semble pas pouvoir s’en sortir malgré les tentatives de soins des médecins… Parker, désespéré, signe… un pacte avec le diable. Ou Mephisto, dans l’univers Marvel. Pour ramener à la vie sa tante, Peter devra faire table rase du passé: Mephisto effacera de la conscience collective qu’il est Spiderman pour tout le monde mais surtout, annulera toute relation avec Mary Jane, alors ensemble (et marié) depuis longtemps.

Du coup, après ce « reboot », Peter se retrouve avec son statut d’étudiant fauché (le Daily Bugle n’étant plus ce qu’il n’était), mais sa tante est vivante et il s’est même retrouvé une copine sympa.C’est donc à partir de ce point de commence le numéro 142 (l’évènement s’appelle « Big Time« ), sur un nouveau « statut quo » qui permet de prendre assez facilement le train en marche. Bien sûr, je me répète mais rien n’est oublié par rapport à avant et il y a parfois des références à certains évènements passés, mais rien de bien méchant. Puis surtout, c’est de la qualité (je pourrais coller une alerte d’ailleurs): un dessin très « d’jeuns » mais dynamique, pétillant et des récits classiques/mainstreams dans leur forme (du Spidey pur jus quoi) mais terriblement accrocheur et fun à lire, pile poil ce que je voulais. Je recommande chaudement.

Continuant sur la lancée de ce que l’on a pu voir avec les chapitres d’Invincible Iron-Man plus haut, Spiderman verse aussi dans le récit racontant comment la peur se propage et se manifeste dans le monde de Marvel. Nous sommes à New York, et avec l’arrivée des différents marteaux, la panique s’est installée dans la population. Les gens deviennent violents entre eux, ne se font plus confiance… Des couples se séparent, des accidents arrivent plus régulièrement et ça pousse même certaines personnes à se suicider. Mais Spiderman est là pour veiller au grain. Ou presque, car il reste humain avant tout et il se retrouve donc aussi déboussolé par tout ce qu’il se passe.

Ce chapitre est une bonne introduction de Spiderman dans la tourmente de Fear itself. C’est – fatalement – très sombre, avec des gens désemparés qui vont jusqu’à faire des choses qu’ils n’auraient pas imaginé jusque là et un Spiderman qui tente tant bien que mal de gérer tout ça. Une fois n’est pas coutume pourtant, on ne retrouve pas l’humour si… fin de Spidey. Il a peur, n’arrive pas – justement – à sortir ses blagues pour se « décontracter » comme l’avait si bien expliqué Iron-Man. Les gens se retournent contre lui, se méfient de lui jusqu’à ne plus lui faire confiance. Et ça marche plutôt bien dans l’ensemble: outre un joli dessin, c’est globalement une bonne lecture, bien structurée, avec une certaine progression dans la peur qui envahi New York et Spiderman jusqu’au cliffhanger final, quoiqu’un peu trop convenu dans le fond.

J’aimerai me tromper, mais je ne pense pas que l’arrivé de cet ennemi opportuniste (coup classique de « la peur déstabilise les gens, profitons-en ») change quelque chose au schéma « baston – spidey en difficulté – intervention de quelqu’un d’autre qui y mettra fin » . Je pourrais aussi, ce qui fait qu’il frôle de peu le macaron qualitay, reprocher (et encore) le fait qu’au final, on a un peu de mal à croire à cette peur. J’veux dire, tel qu’elle est présentée dans ces 20 pages, on a du « mal à y croire », à croire que c’est spécialement pire que ce qu’à vécu Spiderman pendant 50 ans. Disons que Fear Itself fait un peu prétexte à caler une histoire « sombre », à mettre en difficulté Spidey, sans que ça soit raté, bien au contraire, le récit reste pas mal prenant.

A voir par la suite pour confirmer cette bonne impression globale, car un soufflet est si vite retombé…


(Contient les chapitres US:  » Iron-Man 2.0 #5, #6, #7 »  )

Voilà, c’est arrivé. Dans les crossovers, de ma faible expérience, j’ai toujours redouté une chose: une mauvaise utilisation d’un personnage.

Ce personnage a un style (ou donne l’impression d’en avoir un), une façon de faire, un type d’histoire qui le suit régulièrement… Quelque chose qui semble le définir. Spiderman et son humour si particulier, son côté looser, sa façon de prendre à la légère les combats et ce que lui impose ses pouvoirs par exemple… Ce que je redoute, c’est, même le temps d’une histoire en particulier, que le « potentiel » d’un personnage ne soit pas exploité correctement, ne soit même pas exploité dans le bon sens, dans le bon… « cadre ». Qu’on n’ait pas l’impression qu’il soit étrangé à ce qu’il vit à l’instant donné. Hélas, c’est ce qui arrive à War Machine, le pote black de Tony Stark lorsqu’il revêtit l’armure grise.

Je vais faire un peu plus « large » que d’habitude en parlant du magazine en lui même (Sept chapitres de la série Iron Man 2.0), vu qu’on a une « saga complète » comme le dit si bien le macaron, et que le Fear Itself (en 3 chapitres sur 7) s’insère juste après. Les premiers développent une première intrigue qui servira en fait, par la suite, de fil rouge à cette série annexe: tout en resituant le contexte du personnage (bon point pour moi qui découvre), on met War Machine, alors agent du gouvernement, sur une sombre histoire d’attaque terroriste utilisant les armes crées par Palmer Addley, informaticien de génie qui a fini par se suicider. Le truc, c’est qu’à chacune de ces attaques, l’inscription « Palmer Addley est mort » est taggué en guise de signature. Inspecteur War Machine mène l’enquête. S’en suit alors une longue introduction où il ne s’y passe pas tellement grand chose avec du recul, on attend fébrilement que ça bouge un peu car c’est pas mauvais dans le fond, ça peut être une base intéressante pour la suite…

Mais on avance, on avance, on apprend quelques rares trucs en plus et… Rien. Toujours le même point. Du coup, ya un soucis dans la progression de cette « saga complète »: où est le dénouement ? Pourquoi arrivé au 3/4, l’histoire n’a presque pas bougée ? Alors oui, par « saga complète« , il fallait surtout comprendre « énième magazine pour caser les 7 premiers chapitres de la série » (car ils sont quand même dans l’ordre), mais du coup, on se retrouve avec un bout d’histoire, sans réelle fin. Parce que juste après ces 4 premiers chapitres…

Vint la case Fear Itself, et là c’est la débandade totale. Si, si, j’insiste. On aurait pu penser à une suite logique de l’enquête mais pendant Fear Itself d’une façon ou d’une autre ou alors, quitte à mettre entre parenthèse cette première histoire, reprendre tout bêtement la baston qu’on a entraperçu le mois dernier dans Marvel STARS 11 avec Secret Avengers: à savoir l’attaque des états unis par les nazis, dans lequel le groupe War Machine/Giant-Man et le Fauve intervaient au Lincoln Memorial. Et… Que nenni. Que. Putain. De. Nenni.

Vous n’aimez pas les twist scénaristiques foireux ? Les changements de décors à la dernière minute, brisant alors tout espoir de voir continuer l’histoire là où on le souhaitait ? On n’en rêvait pas, mais Marvel l’a quand même fait. Pour faire simple: Alors qu’on pensait que W.M allait passer à l’action, le voilà qu’il parle avec un personnage allié sorti de nul part, en guise de renfort: John Amant, le prince des orphelins. Je ne sais pas ce que c’est, mais je m’en fous pour le coup. Paf, 2 cases après, monsieur à mal à la tête. Soit. Il discute avec W.M, lui dit qu’il ressent une force mystérieuse qui aurait ouvert une brèche vers les Enfers, à cause de la chute d’un des marteaux (W.T.F ?) et… décide de le téléporter sur place pour régler le soucis. En Chine. Washington est en feu, alors POURQUOI partir en Chine ? Pourquoi un tel twist aussi moisi, histoire de justifier la présence de nouveaux personnages ? Car on en retrouve plusieurs, changement de lieu oblige…

Je l’aime bien, donc à la limite, ça passe: Iron Fist, que j’ai d’ailleurs diablement envie de jouer dans Ultimate Marvel vs Capcom 3. Mais le reste, c’est tellement, désolé si ya des fans, des personnages de seconde zone tellement inintéressants que j’ai senti arriver l’ennui à la première image que j’ai vu d’eux. Disons que pour résumer, on a une troupe de guerriers chinois qui accompagne Iron Fist dans le but de refermer le vortex de l’enfer, puis le « roi des singes » (ah bon?) – un nouveau personnage paraît-il, dont son histoire nous est compté dans le Fear Itself HS 1 (que je possède à l’heure où j’écris ces lignes et soyons franc: c’est pire que tout pour rester poli) – qui tente de récupérer le marteau échoué dans le coin quand soudain intervient Titania transformée (comme vu dans Fear Itself 2) accompagné de l’Homme Absorbant. Et on se doute rapidement que le seul qui arrivera à bouger le marteau, c’est lui…

Bref, pour résumer de nouveau: rien d’intéressant. Les combats sont ridicules, W.M est sous exploité/ne sert à rien (sérieux, certaines pages sont entièrement dédiés au Roi Singe. Dans Iron-Man 2.0. A quoi ça SERT ?) et le trip mystique chinois m’a complètement passé au dessus de la tête tellement de base ça ne me branche pas et surtout… Qu’est-ce que ça vient foutre dans mon Iron-Man 2.0 ? Ou est le rapport avec les précédents chapitres ? Marvel, l’histoire de choix éditoriaux incompréhensibles. Et c’est dommage car même si variable vu le nombre de dessinateurs passés dans cet ensemble de chapitre, le dessin a franchement de la gueule… Surtout les Fear Itself, étrangement. Mais ça ne rattrape en rien de ratage qu’on a eu en échange. J’irais pas jusqu’à dire « Poubelle », mais je ne vois pas comment la suite peut se rattraper.


Et c’est à peu près fini pour ce mois-ci (tous les numéros dédiés sont présents) et on se trouve le mois prochain, mois qui risque d’être quelque peu chargé. Outre les numéros habituels des séries mensuelles, on retrouve pas loin de 3 hors-sujets dédiés à Fear Itself, pour regrouper des chapitres tellement secondaires qu’ils n’ont pas la place dans les mensuels de base. Un HS dédié à l’univers X-men (X-force + Wolverine), un petit HS dédié à quelques One-Shot (Veuve Noire, l’unique chapitre Fear Itself de la Fondation du Futur, un perso osef comme Monkey King et encore un bout des Homefront, mais sur d’autres personnages que les agents d’Atlas) et un gros pavé « Monster » comme à chaque event (+ de 260 pages, avec les récits dédiés à Namor, la série Fearsome Four (avec les aventures de HOWARD FUCKIN’ DUCK, vendu !  + Une équipe composée d’un pseudo Hulk, Ghost Rider, Wolverine et Spiderman), la série Heroes for Hire et… Dracula (?!) ). Bref, ça promet. Mais pas pour le porte feuille.

Let’s Read Some Comics ! En route pour Fear Itself #1

Si vous m’avez lu il y a quelque temps de cela, vous saurez peut être que je découvre (de manière « sérieuse ») l’univers des comics (malgré de précédents achats comme Watchmen/Kick Ass, films obligent) et notamment (pour le moment) l’univers Marvel. Ca a beau être passablement débile quand on y repense 2 secondes, mais les super-héros, ces mecs surhumains (ou non), en costume moulant, sauvant le monde des 3600 attaques extraterrestres/de super méchants/whatever par an; ça me botte carrément. C’est un peu la prolongation de mes rêves de gosses, avec désormais un aspect un peu plus mature dans la plupart des cas, avec de la réflexion sur la condition de super-héros et des morts tragiques.

Là où je veux en venir et ce que je souhaite mettre en place via une série d’article mensuel, c’est de suivre l’évènement Fear Itself « à mes côtés », vu par un total débutant en la matière, pour des lecteurs eux aussi débutant (dans l’idéal), dans le même cas que moi en somme. Le but sera de faire un résumé à la fin de chaque mois des sorties liées à cet évènement de ce même mois, pour « faire le point » sur son évolution dans l’univers Marvel. Ce débutant ne connait pas non plus cet univers uniquement via les films – merci Civil War que je chroniquerai un de ces 4, promis – mais l’univers « principal » est devenu tellement riche qu’il est presque impossible de prendre correctement le train en marche.

Comprendre par là que même avec toute la bonne volonté (et un gros porte feuille) il est absolument impossible d’être totalement à la page. On pourra toujours se contenter des grandes sagas (et encore), mais il restera d’innombrables numéros éparpillés au 4 coins de l’univers Marvel pas toujours très intéressants à suivre, s’attardant sur des personnages dont on a strictement rien à faire… ayant pourtant – parfois – une certaine importance à un moment X d’une grosse saga. Mais peu importe, on fait avec, on s’accroche, on prend son mal en patience et on fonce. Et ça paye !

Ah sinon, note importante, parce qu’évidemment, il est toujours bon de le rappeler, je parle bien sûr de la parution française. Deux choses à savoir concernant la suite des évènements en partant de cet état de fait:

1) Il faut savoir que l’évènement Fear Itself date d’Avril 2011 aux Etats-Unis et s’est terminé tout récemment (Environ 7 mois, une durée « moyenne » là bas, parait-il) et n’est arrivé qu’en France qu’à partir d’Octobre via la revue « Marvel STARS » et son hors série dédié au prologue de cet évènement. Les numéros suivants de cet Event se retrouvent distribués dans diverses revues annexes, centrés sur un ou des héros en particulier.

2) Justement, il faut aussi savoir que le système de publication français n’est pas identique au système américain, parce que sinon, ça serait trop facile… Aux USA, chaque comic est indépendant de chaque revue (en général): comprendre par là qu’on achète chapitre par chapitre, sans « rien autour », contrairement au… système français (On y vient). La différence ici c’est que pour des raisons évidentes, il n’est pas possible de vendre des centaines et des centaines de comics de 20 pages, chapitre par chapitre, chez le libraire/spécialiste du coin.

Du coup, solution de secours qui marche du tonnerre depuis longtemps: le système de revue. Généralement un magazine de 50 à environ 100 pages en moyenne et regroupant plusieurs séries différentes (3/4) en diffusant 1 ou 2 chapitres US chaque mois pour chaque série. Vous suivez ? Le but étant de pousser le lecteur à suivre plusieurs séries à la fois via chaque revue et lors des crossover (mélange de plusieurs séries), donner envie d’aller piocher dans les autres revues pour compléter l’histoire. C’est à la fois un système sympathique (une revue = plusieurs séries en même temps, idéal pour varier de style durant la lecture) – à défaut d’avoir le système US – mais qui peut rapidement devenir onéreux, parce qu’il faut acheter beaucoup de revue pour avoir  » tout un crossover  » dans le principe et au final se dire parfois  » je vais acheter cette revue pour seulement 20 pages sur 100 en fait ».

Bref, quand on s’insère dans l’univers des comics de super héros, il faut être prêt à avoir un super-porte feuille ! (Ou une bat-carte de crédit, mais uniquement si vous achetez du DC)

D’ailleurs, Fear Itself, c’est quoi ? Dans la grande tradition des crossovers Marvel, Fear Itself est un « Event » (« Evènement » en français bien sûr, mais je vais utiliser en général les termes anglais) racontant une histoire de longue durée mais répartit en une multitude de séries annexes en plus de la série principale, via des dessinateurs et des scénaristes toujours différents. Un tel système permet, quand c’est bien fait, de voir l’event en question sous des angles multiples: celui des différents héros, vilains (plus ou moins connus selon certains), voir même au travers des yeux des civils dans certains cas. Chaque numéro annexe n’est pas indispensable à la compréhension globale de l’histoire, mais c’est généralement conseillé de les lire, c’est toujours bon à prendre. Fear Itself était donc le « gros » crossover de l’année 2011.

Concernant l’histoire en elle même, allons-y.

Sin, la fille de Crâne Rouge (le grand méchant de Captain America, si vous avez vu le film comme moi), décide de reprendre le flambeau de son père, alors mort depuis quelque temps. Flambeau très classique puisque consistant à dominer le monde (pour changer) en retrouvant un marteau (comme celui de Thor) que son père avait fait tomber sur Terre mais n’avait pas réussi à s’en emparer. Sin trouve donc ce marteau et libère Le Serpent, un dieu déchu originaire d’Asgard, la cité des Dieux Nordiques tels que Thor, le membre des Vengeurs qu’on connaît tous (et dont le film était bien moyen, j’y reviendrais un de ces 4). Ce dieu s’associera donc à Sin, désormais sous l’emprise de la puissance du Marteau, et libérera à son tour 7 marteaux du même genre sur Terre mais ne réagissant qu’à des personnes ayant un mauvais fond en eux (les transformants d’office en « Digne« ). Petit à petit, au 4 coins du monde, lorsque certains super-vilains/héros trouvent les différents marteaux, la folie s’empare d’eux et ils se mettent à semer le chaos un peu partout. Une ère de peur se met en marche, avec des super-héros rapidement dépassés par les évènements…

…Tout du moins, c’est comme ça que ça démarre. Ce n’est clairement pas profond, c’est même assez basique (Gros méchants VS The World, je m’attend clairement à de la baston, des morts, moments de bravoure et basta), mais pour le moment, l’idée me botte bien et j’ai quand même une certaine hâte de voir comment tout ça va se dérouler, évoluer et se conclure (même si j’ai déjà lu par inadvertance certaines critiques de la VO, je verrais bien ce que ça donne par moi même).

L’idée de cet article est donc de suivre la parution française, mois après mois, sachant qu’en gros débutant Marvel, j’ai pour « objectif » de suivre l’event le plus « près » possible (En achetant la plupart des revues qui y sont consacrées). Ouais, j’ai de l’argent, et j’hésiterai pas à m’en servir (Et aussi parce que c’est la première fois que je suis des comics mensuels, me limitant plus habituellement à des séries finis/sous forme « complète »). Bon, je pense d’office ne pas TOUT acheter non plus, certaines séries ne m’intéressent pas spécialement ou parce qu’en cumulant, ça risque de faire beaucoup, beaucoup de comics par mois. J’ai de l’argent, je sais, mais faut pas pousser non plus.

Là, pour débuter, on va faire un résumé d’Octobre à Décembre, avant de reprendre fin janvier/Début Février pour la fournée de Janvier 2012.

Commençons tout d’abord par le prologue, paru en Octobre:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Book of the Skull  » et  » Fear Itself : Sin’s Past  » )

Avec une telle couverture qui en impose pas mal à mes yeux, difficile de ne pas être quelque peu intrigué par son contenu; surtout quand on est en pleine « fièvre des comics » comme moi. Ce prologue se décompose en 2 histoires liées à Fear Itself:

– La première nous rappelle, Ô toi  lecteur qui prendrait le train Marvel en marche, qui est Sin dans cet univers: son identité, sa famille, sa vie, son oeuvre et surtout ses motivations initiales au carnage qui suivra d’ici quelques numéros. Sin souhaite donc reprendre « l’entreprise familiale » et réaliser ce que son père avait échoué. Pour cela, elle se rend dans l’une des forteresses cachés de son père pour y récupérer un précieux livre qui lui servira pour plus tard.

– La seconde se centre (logiquement) sur l’histoire du père, sur ce projet avorté il y a 70 ans de cela: Alors que le Crâne Rouge comptait s’emparer d’un marteau issu d’Asgard, il fût arrêté dans son élan par Les Envahisseurs, petit nom donné au groupe de super-héros de l’époque de la WW2, comportant Captain America, Namor le Prince des Mers et Bucky, un allié du Captain sans pouvoir particulier (et qui le deviendra bien plus tard « à notre époque » dans la continuité Marvel, mais ceci est une autre histoire…), entre autre.

De manière générale, ces 2 récits permettent de retrouver, à ma grande surprise, cette ambiance si particulière qu’est celle – si cliché – des nazis ! Ô joie ! Il est toujours bon (j’avoue) de retrouver cette ambiance pleine de plans machiavéliques, ces histoires de prophéties, de magies… et de combats contre des robots nazis ! Pour quelqu’un qui a vu et apprécié le film Captain America pour son ambiance « Achtung, Nazi au pouvoir » (et qu’en même temps, je découvrais le personnage), c’est presque une (courte) prolongation de cet esprit et c’est bêtement fun à lire, même si on découvre quelques « nouveaux » personnages/organisations/situations, ce qui pour un noob comme moi, pourrait presque effrayer. Quelques coups de wikipédia (ne serait-ce que sur le rôle actuel de Steve Rogers, n’étant plus America) et on n’en parle plus, fort heureusement.

L’histoire s’installe quelque peu (eh, ça ne fait même pas 50 pages, fallait pas en espérer tant) mais suffisamment pour donner envie de continuer avec le premier tome de Fear Itself. En bref, une mise en bouche classique, mais intéressante, laissant entrevoir des choses sympathiques à venir (NAZI, NAZI EVERYWHERE). Seul bémol, on reste quand même un peu sur sa faim, parce que même pas 50 pages à ce prix là, c’est du trop vite consommé.


(Contient le chapitre US:  » Fear Itself #1  » )

Saut temporel jusqu’en Novembre 2011 avec l’arrivé du premier numéro de Fear Itself, la revue dédiée à l’event en question, auquel viendront se greffer les ties-in, le nom donné aux numéros dédiés aux différents personnages impliqués dans l’event, qui se retrouveront dans les différentes revues françaises (Spiderman, les X-Men, Iron-Man et compagnie).

Ici, retour dans le présent pour se concentrer sur l’état de la situation chez les plus grands supers héros (US), notamment les Vengeurs, bien que très différent du futur film. On y découvre un paquet de « nouveaux venus » quand on a l’oeil du novice: du Spiderman et du Spider Woman, de l’Oeil de Faucon dans sa tenue « habituelle » des derniers comics (là où le film semble avoir pris la (bonne ?) décision d’opter pour quelque chose de plus « réaliste »), un Rulk qui n’est pas un Bruce Banner repeint en rouge mais bel bien un autre personnage (Wat ? Bonjour la créativité, mais bon, pourquoi pas), Wolverine et j’en passe (il y en a pleins).

Alors que Sin récupère enfin le marteau chez des Nazi et libère le Serpent, les Vengeurs doivent gérer quelques conflits « internes »: la reconstruction de la cité d’Asgard, écrasé sur terre depuis quelques temps et qui fût détruite lors de l’Event « Siège » paraît-il (merci Wiki, et hâte de lire ça). La reconstruction ne plait pas à toute la populace voir même dans la haute-sphère des Dieux Nordiques hébergés « pas loin » : Odin (qui a définitivement une meilleure gueule que dans le film), le père de Thor, n’est pas très enthousiaste à l’idée que les asgardiens soient « dépendants » des humains, considérés comme une race inférieure en somme. En partie à cause de cela et de part l’arrivée du Serpent en parallèle dans l’histoire (Le Spider-Sense Nordique, quoi), une violente dispute entre Thor et son père éclate, et ce dernier quitte les lieux, tout en ayant vraisemblablement quelque chose derrière la tête.

Deuxième épisode dans la continuité qualitative du premier (enfin du prologue, mais vous suivez toujours, hein ?) avec une histoire qui continue gentiment de s’installer, mais qui me plaît bien, toujours accrocheuse: on comprend davantage le but (toujours aussi basique, certes) du plan de Sin (et tout va très vite, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas, qu’on ne nous fait pas (encore ?) poireauter avant de faire avancer les choses) mais reste toujours aussi prometteur en terme d’action (je veux bien fermer les yeux pour le reste) pour les prochains numéros: celui-ci se conclue sur l’arrivée des marteaux sur Terre, laissant planer le doute sur les futurs possesseurs…

En bref, ça commence (enfin) bien et le tout servi par un dessin de grande qualité, ici signé par Stuart Immonen. Je ne connais pas bien le gars, mais il grimpe d’office dans mon estime. J’espère que tu reviendras souvent, Immo’ !


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #2  » et  » Fear Itself : Homefront #1, #2  » )

Second numéro et les histoires commencent déjà à se multiplier. Normal, c’est le véritable point de départ des ties-in, la chasse aux magazines étant dès lors ouverte ! De toute, je ne me fais pas d’illusions, la série « principale » n’apportera sans doute pas grand chose vu son format très court (crossover oblige j’ai envie de dire, j’ai aussi eu cette impression avec Civil War), puisque faisant véritablement office d’introduction  (ou de passages « étapes » dans le scénario) aux numéros satellites…et je crois que c’est souvent comme ça. Faudra que je m’y fasse un jour.

D’un côté, on voit un peu plus clairement à qui sont destinés les différents marteaux et leurs effets, la couverture annonçant en partie la couleur: Le Fléau/Juggernauth devient Force Jaune, Titania (une énième méchante pouffe à gros seins, pour être franc, son histoire ne m’intéresse pas) devient Force Violette, et surtout Hulk, qui passait quelques pseudos vacances avec sa compagne au Brésil, devient à son tour Force Verte. Déjà qu’un Hulk normal, c’est pas très très sympa, alors sous l’emprise du Serpent… Ah, et j’ai découvert que sa femme se transforme aussi en Hulk, mais… Rouge ? Du coup, on a Hulk, Miss Hulk, Rulk et la femme d’Hulk, Betty. Au moins, ils ont été sympa sur la répartition des couleurs.

Le 3ème gars de la couverture ? Il … n’apparaît pas dans ce numéro en fait. Marketing, quand tu nous tiens… Mais sachez qu’il s’agit de la Gargouille Grise, un méchant bien kitschos qu’on n’avait apparemment pas vu depuis des lustres (et ça se comprend) dont l’event en question lui permettra de rebriller un peu… Surtout qu’avec un nom pareil, il ne pouvait venir que de Paris. De la baston dans le 9-3 ? Oh yeah.

A côté de ça, on suit aussi brièvement (20 pages oblige) la punition de Thor occasionné par son père pour lui remettre les pendules à l’heure tout en préparant un plan d’action envers le Serpent et surtout, on voit les premières attaques de Sin, qui s’en prend ni plus ni moins à Washington avec… des robots Nazis ! Des PUTAINS de robots Nazis ! Je suis conquis d’office, forcément.

Mais surtout, à ma grande surprise et c’est aussi pour ça que j’ai apprécié ce numéro, ce fût pour moi la découverte (Même s’ils apparaissent aussi dans Civil War, mais l’ayant lu en parallèle, Fear Itself a été le preum’s…) d’un groupe de « super-héros » assez peu connu/médiatisé chez Marvel: les Agents d’Atlas. Un peu à la manière des nazis décris plus haut, ce qui les rend de suite accrocheur, c’est leur « esprit » très volontairement … rétro qui se dégage d’eux, qui m’a séduit d’office.

En vrac, on retrouve la cousine de Namor, Namora (oui, bon, je sais), Venus la sirène et surtout, le quator qui me font aimer la bande: Marvel Boy (Ou l’Uranien), extraterrestre (Forcément) au look tellement 1950 (Tête classique des E.T de l’époque, le tout dans un beau bocal); M11 le robot-humain lui aussi dans le même esprit « Boite de conserve », l’Homme-Gorille, la créature mi-homme, mi-badass (Sérieusement, se battre à 4 flingues ? Danser le disco ? Prenez mon argent, voyons…) et Jimmy Woo, le chef de cette organisation d’agents secrets, ne vieillissant plus tout en conservant son apparence de 1958. Pas de pouvoir particulier, mais il a l’étrange manie de regarder en boucle des émissions de son époque en cas de « déprime ». Bref, une équipe assez…singulière. La routine chez Marvel. 

Il faut savoir que, pour la petite histoire, ils sont tous à l’origine des personnages de comics parus dans les années 50, dont le magazine s’appelait… Atlas. Racheté plus tard par Marvel, les personnages furent rétroactivement intégré à la chronologie Marvel. En hommage à leurs véritables origines, ils sont tous issus de ces années-là, avec divers twists scénaristiques pour qu’on les retrouve vivant de nos jours. Concernant Fear Itself, j’ai pris un certain plaisir à suivre leurs aventures, à la recherche des origines d’un livre ancien, livre qu’on avait justement entraperçu dans le prologue d’Octobre. Et qui dit lien avec Crâne Rouge, dit Nazi spotted ! Et outre le caractère décalé de la bande, les voir infiltrer un château nazi et tabasser les robots/soldats qui s’y trouve, un plaisir simple que je prendrais volontiers chaque matin.

De manière générale, un numéro des plus sympathiques malgré la « déception » de se retrouver avec une partie Fear Itself « pure » bonne mais très courte (20 pages) même si je suis bien conscient que c’est la durée « standard », les précédents étaient plus long juste pour installer l’histoire. Mais du coup, cette frustration qui débarque en plein élan… Mais les vrais stars étant les Agents d’Atlas, cette frustration fut rapidement compensés. Castagner des nazis, ça pardonne tout !


(Contient le chapitre US: «  The Invincible Iron Man #503  » )

Le problème quand on suit un crossover, et c’est ma principale « peur » pour être franc, c’est de tomber sur des numéros justifiant de manière presque superficielle/gratuite (minable ?) leur inclusion dans l’event en question. Genre être comptabilisé comme « chapitre officiel » de tel event alors que le seul lien possible est juste une phrase balancée un peu comme ça, un détail dans un coin de l’image… Bref, un argument marketing de premier choix.

Et vous savez quoi ? Ces 2 chapitres dédiés à Iron Man rentre dans ce moule. Hélas, oui.

Iron Man semble aux prises du Docteur Octopus dans une situation assez délicate: ce dernier l’oblige à le soigner de ses dommages cérébraux, sous peine de faire exploser une bombe thermonucléaire en plein Manhattan. Wait, wat, c’est tout ? Pendant 2 chapitres (dont un estampillé Fear Itself), on va suivre Tony régler ses comptes avec le Docteur ? Pourquoi pas mais… Le problème, c’est que le chapitre dédié, le truc pour lequel j’ai récupéré le magazine, arrive comme un cheveux sur la soupe: on s’attend à un véritable lien pour finalement se retrouver avec 2/3 pages (sur 40 quand même) le faisant grossièrement, genre « Octopus ? C’est réglé. Fear itself ? OUPS, J’AVAIS OUBLIÉ. » Ou tout du moins, pas de quoi estampiller le magazine du macaron de l’event. Ah si, ces histoires de gros sous…

Sinon, on voit Pepper (l’assistante de Tony) aux prises d’Electro (un ennemi récurrent de Spiderman) et de Sandman (de même) pour une raison assez vague, vu que j’avais oublié de préciser que ces 2 chapitres font suite aux 2 précédents (logique me dira-t-on) mais formant ensemble un arc scénaristique. Arc fatalement incomplet en l’état, quand on commence par ce numéro (mais eh, faut bien se lancer un jour quand même, au moins c’est fait).

Globalement, des chapitres pas totalement inintéressants dans le fond (même si j’ai la forte impression que mon sentiment ne changerait pas des masses si j’avais toute l’histoire), mais dont l’intérêt tombe surtout à plat quand d’un côté le lien avec Fear Itself est très maigre et de l’autre qu’on ne peut même pas profiter de l’histoire, puisqu’étant la « seconde partie ». Parce qu’honnêtement, aussi simple soit le scénario dans les grandes lignes, j’ai pas compris grand chose… (Pourquoi ne pas soigner d’office le docteur ? Ce n’est pas aussi simple ?)

Mais le dessin est joli, et c’est à peu près tout.


(Contient le chapitre US:  » Secret Avengers #13  » )

Autre problème quand on lit du comics, outre le soucis de légitimité de telle oeuvre dans tel event, c’est le point de vue forcément très… américain de la chose. Ce n’est pas un défaut en soit, un défaut « objectif », mais lorsqu’on lit tel comic avec un point de vue Français, certaines choses ont toujours un peu de mal à passer. Parce que ça ne nous concerne pas vraiment (ou pas directement), ou parce que trop encré dans la culture américaine. Tout ce qui est histoire du pays ou surtout, la politique au sens large, avec une certaine « insistance ».

Je ne sais pas si c’est quasi-systématique, mais c’est ce que j’ai ressenti dans Civil War par exemple , notamment avec les speech de Captain America (forcément, il a été crée pour véhiculer des idées de propagande), toujours à parler de sa patrie qu’il aime tant avec la main sur le coeur, des libertés qu’elle offre et tout le tintouin un poil relou à la longue (ce qui n’a pas empêché Civil War d’être très bon, cela va de soit). Et là, du coup, on retrouve un peu ça dans ce chapitre.

Washington est donc attaqué, comme on nous l’a brièvement montré dans le chapitre Fear itself 2 décrit plus haut. On suit donc l’assaut par les forces nazis du point de vue de Giant-Man (ou l’Homme-Fourmi, c’est selon l’envie), War-Machine (le pote d’Iron-Man, avec la même armure mais en gris ! Il apparaît dans le 2ème film d’ailleurs) et – surtout – Le Fauve, la bête poilu en provenance des X-men, dont on avait entraperçu ses origines dans la très bonne surprise X-men Origins.

Outre la baston en elle même, l’action nous mènera aussi à l’intérieur du Lincoln Memorial (rien de tel pour symboliser l’Amérique) où le Fauve ira taper la discut’ avec un politicard (Lenny) se trouvant encore à l’intérieur, alors que tout le monde a été évacué vu la chaude ambiance en extérieur. Mais ce dernier semble avoir quelque chose à faire une ultime fois avant de partir…

Le chapitre se décompose en 2 grosses parties: d’un côté, on retrouve la baston pure contre les robots nazis et de l’autre, la discussion entre le Fauve et le politicien, qui veut lui adresser un dernier message, à lui et à la population par caméra interposée. Et je dois avouer que ce passage m’a quelque peu gonflé… En fait, ce n’est pas mauvais dans l’absolu mais… c’est juste que tout ces bons sentiments (« Rester ici, c’est combattre !« ), ce discours pompeux sur les libertés permis par les Etats-Unis, cette tendance a sombrer dans le pathos… c’est lourd. J’sais pas, ça passe peut être bien d’un point de vue américain, mais j’ai trouvé ça tellement cliché, tellement « occasion parfaite de venter les mérites de son pays » en tentant de faire verser une petite larme aux lecteurs au passage.

Le bon point, qui m’a bien fait tripper, c’est la petite révélation concernant Lenny: c’est un mutant. Avec des PUTAINS de pouvoirs. Il a « juste » la possibilité de donner vie à… son imagination. Rien que ça. Du coup, le temps de 3/4 pages, on prend son pied à le voir littéralement invoquer une version vivante de la statue de Lincoln pour tabasser du robot nazis (!), suivis de dinosaures, d’indiens, d’avions de chasses et d’avions de la WW2 pour finir sur quelques soldats américains du 19ème siècle (?!). Tout un programme, et bien jouissif pour ne rien gâcher, qui donne une dimension inattendue au reste du chapitre… Même si trop court. Je ne me suis pas tant ennuyé que ça, mais c’était un peu trop court pour totalement me convaincre. Surtout que, justement dans cette optique d’aller dans le pathos, la fin est vraiment trop… facile. Et du coup, tombe un peu à l’eau. Mais bon, Lincoln contre des Nazis, je n’y aurais jamais cru. Thanks, USA !


(Contient les chapitres US: «  Avengers #13  » et «  Journey into Mystery #622  » )

Dans les crossover, il y a un truc assez sympa (quand c’est bien fait), dût aux multiples histoires en parralèle à dessiner chaque mois: les différents dessinateurs qui se répartissent le travail. Si vous avez lu jusque là, déjà merci et bravo pour votre courage. Mais plus sérieusement, si vous avez jeté un oeil sur les images qui illustrent cet article, vous aurez bien évidemment remarqué que les styles sont tous très différents, pour le meilleur comme pour le pire. Chacun sa façon de coloriser, de varier le design d’un personnage d’un chapitre à un autre… Le Marvel Heroes du mois de Décembre démontre justement à quel point les styles peuvent être vraiment variés, tout en restant un plaisir pour les yeux.

D’un côté, on suit les Vengeurs peu de temps avant le début des hostilités décrites dans le Fear Itself 1. Ambiance relax donc, où dans un premier temps, un journaliste (qui n’a pas d’identité propre, peut être plus tard ?), va interviewer le groupe à propos des évènements récents (les différentes batailles, la chute/destruction d’Asgard), leur ressenti etc, dans la Tour même des Vengeurs. Puis on se retrouve un peu plus tard au banquet asgardien, où l’on suivra quelques discussions diverses entre super-héros, notamment du côté des femmes avec Miss Marvel et Spider-Woman.

Je crois que c’est un de mes chapitres préférés depuis le début de l’event. Pourtant, il n’y a pas d’action, de cliffhanger, de grosse réplique qui tue. Mais juste une ambiance à la fois très détendue, très bon enfant qui s’en dégage, malgré les sujets parfois abordés… J’avais eu une impression bizarre en le lisant la première fois, parce que c’était justement très différent de ce que j’avais l’habitude de lire. Est-ce que je lis vraiment du comic de Super-Héros mainstream ?

Différent d’une part grâce à son dessin, assez particulier, dont on a l’impression qu’il est tout sauf « typé américain ». De la même manière que Watchmen à l’époque, le style me fait penser à quelque chose d’assez Européen dans son approche, avec ce découpage très … régulier, stricte, ou presque. Quasiment que des gros plans sur les têtes de personnages en train de boire, manger, pioncer à moitié lorsqu’on les interview… Et puis, mine de rien, tous ces héros qui ont une bonne gueule, qui sourient presque tous malgré les évènements qui s’annoncent, ça fait du bien ! Ca renforce justement le second point de cette « différence » avec le reste.

Différent aussi parce qu’une partie du chapitre est centré sur Spider-Woman et Miss Marvel: pas de discussion autour de leurs pouvoirs, de leurs précédentes batailles, mais… de leurs vies amoureuses. Plates, ces derniers temps. Elles aimeraient bien se trouver quelqu’un, et désespèrent un peu de voir le vide actuel. On leur propose bien des gens parmis les Dieux nordiques, mais ça n’a pas l’air d’être leur type. Puis les yeux de Spider-Woman se portent vers Oeil de Faucon. Et un petit jeu de séduction démarre…

C’est assez amusant de voir des gens qui ne font juste que sauver le monde tous les jours se prendre la tête pour des choses si futiles, si humaines et de les voir galérer comme n’importe qui d’autres à ce niveau là (comme quoi des super pouvoirs, ça ne rend pas tout « Super » ). Et du coup, on se sent un peu plus proche d’eux, ça permet de se rendre compte qu’ils se posent aussi des questions aussi existentielles que « mais avec qui pourrais-je sortir ? » et ça les rend encore plus attachants. Du coup, j’ai hâte de voir comment est géré une relation amoureuse entre super héros, surtout entre Oeil de Faucon et Spider-Woman, ça peut être fun.

De l’autre, on suit Loki. Mais oui, le gringalet dans le film Thor ! Apparemment mort une fois (Ah ?), puis ressuscité par son frère mais sous une forme adolescente (Wat ?), cette histoire permet de voir ce qu’il s’est passé chez les Asgardiens peu de temps avant le banquet qu’on avait aussi vu dans Fear itself 1. Evidemment, s’il ne s’y passait rien avec un tel personnage (pour rappel, il a été au centre de pas mal d’emmerde et le sera aussi dans un avenir proche avec le film Avengers), ça ne serait pas bien intéressant pour le coup. Loki n’est d’une part pas très apprécié des autres asgardiens avec son retour d’entre les morts. Et en tant que personnage limite running gag chez les méchants, on comprend vite qu’il risque de changer de bord incessamment sous peu, comme le laisse envisager la fin du chapitre.

Je dois reconnaître de ce chapitre m’a laissé perplexe. Perplexe parce qu’il m’a été terriblement obscur. Ce n’est pas (enfin je pense) dût au fait que je connais pas toute son histoire, que j’ai pris ça en route; mais réellement parce que le pitch de départ de cette série « Journey to Mystery » spéciale Fear Itself est clairement vague. Déchiffrer éventuellement les grandes lignes du scénario n’est peut être pas bien difficile (quoique, faut savoir extrapoler facilement), mais le déroulement m’a semblé très obscur. Entre cette histoire de « contes avec les pies » racontée au début, puis comme appliquée par la suite et certains éléments scénaristiques sortis de nulle part (pourquoi cette clé ?) voir tout bêtement difficile à suivre (le dialogue de fin est l’exemple parfait: j’ai franchement rien pigé).

J’ose espérer que ça prendra du sens dans les numéros suivants (même si mon petit doigt me dit que ça risque pas) car c’est pas évident à suivre (mais pas inintéressant, clairement), malgré un dessin de toute beauté. Parce que ouais, Journey To Mystery est magnifique. On aime ou pas le design, mais force est de constater que chaque page est une claque, un régal pour les yeux. Chaque case semble être une véritable peinture tellement le style est léché, fouillé pour du « simple » comic. Impressionnant.

Et… C’est tout (ouf) pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain, où l’aventure Fear Itself se poursuivra encore et toujours dans les pages des magazines Marvel STARS/Heroes/ICONS, dans Fear Itself 3 (forcément), mais aussi pour la première fois dans le mensuel Spiderman (N°144) ainsi qu’un hors série spécial Avengers dédié aux chapitres Iron Man 2.0. Tout un programme, qui finira sans doute par me faire lire mes comics dans la rue. Mais au moins, j’aurais de quoi m’occuper pendant les journées d’hiver ! En attendant les petites pièces qui me permettront d’acheter la suite…

Une petite pièce svp, c’est pas pour manger, juste pour récupérer le dernier Spiderman. S’il vous plaît…