Stage Part II: la grande traversée du désert

Faire un stage, c’est très lucratif, très enrichissant pour sa vie professionnelle. Au contact avec l’entreprise, avec ses dirigeants, ses employés, rien de tel pour découvrir l’envers du décor qui nous entoure tous les jours selon les domaines. Comprendre comment ça marche, comment ça se déroule, comment on parvient à régler tel problème pour telle situation, c’est vraiment quelque chose d’intéressant. Et pour entrer dans la vie active juste après (le but principal quand même), ce n’est pas du luxe.

Du moins, sur le papier.

Septembre dernier se déroulait la rentrée de ma très probable dernière année scolaire, rien que ça. On ne dirait pas comme ça, mais ce genre de détail à une certaine importance pour moi. Bah ouais, fini de glander tous les soirs d’été en attendant l’année suivante, il faudra bientôt partir au front, chercher le boulot qui voudra bien de nous quelques temps pour pouvoir enfin partir de chez soi (même si ça a un charme indéniable dont il est quelque peu difficile de s’en détacher…).
Mais bon, ceci est une autre histoire…

Pour en revenir à nos moutons, Septembre est le début de ma dernière année scolaire. Ayant passé, à un poil de cul près, l’épreuve du BTS (j’ai encore du mal à l’heure actuelle à croire que j’ai pu réussir ça !), je tente, avec un peu de scepticisme, il est vrai, une troisième année. Pas un « BAC + 3 » mais l’équivalent. C’est clair que ça se vaudra peut être pas pour le futur patron qui m’embauchera (si tu me lis, « bisou ») mais « ça fera l’affaire ». N’étant pas forcément une flèche dans ce que je fais à l’origine, je me contenterai de ça. Ca ne veut pas forcément dire que ce choix est mauvais, mais il est au moins adapté à ce que je souhaite, ce que je cherche avant tout comme étude pour mon niveau.

Oui, en gros, j’avais peur de bosser tout de suite, donc j’ai repoussé l’échéance comme je pouvais.

Mais ce qui m’a surtout décidé à me lancer la dedans, c’est bien le stage. Ayant quelque doute à l’idée de se lancer dès Septembre dans la vie active (surtout que c’est un peu tard), j’ai préféré y aller « en douceur », en choisissant une année où on y retrouvera des cours, pour ne pas me dépayser et un stage en entreprise, pour m’insérer dans la vie active avec une couche de lubrifiant pour éviter la douleur.

Tout commençait très bien. La recherche de stage se fît quelques semaines après les résultats du BTS fraîchement obtenu, et la réponse positive dans un amas de vent et de réponses négatives toutes faite arriva juste avant la rentrée. As keikaku, donc. Là encore, tout roule comme sur des roulettes avec un entretien qui se déroule sans accroc.
Tuteur très cool : Check
Entretien dans une entreprise relativement connu avec plus de 50 employés : Check
Proximité de l’entreprise (histoire de pas se taper 1h d’aller/1h retour chaque jour, en priant pour éviter les bouchons) : Check
Et surtout :
Stage rémunéré : Triple Check

Bingo ! Tout est trop beau pour être vrai, mais c’est bien la réalité, je suis pris, rendez vous fin Septembre. Une paie, une formation et un billet potentiel pour se lancer plus tard, what else ?

Malheureusement, ça s’arrête là pour le bon côté des choses. Si je n’avais pas oublié un simple détail dans cette équation, le résultat aurait pu être positif. Ce détail ? La crise.

Au début, je me suis dit que ça ne changerait pas grand-chose à mon futur boulot de stagiaire (éventuellement un peu moins de travail, mais rien de bien grave), mais en fait, c’est encore pire que tout ce que je pouvais imaginer. L’effet est simple dans le cas de l’entreprise qui m’a embauché : moins d’activité de manière global, l’obligation d’avoir une journée de « Non-travail » forcée (et rémunéré, quand même), mais qui pousse tout de même certains secteurs à bosser l’équivalent de 5 jours de travail en 4, et ce, presque toutes les semaines. Peut être est-ce courant, mais moi je découvre un peu…

Au début, on se dit que ce n’est pas trop grave de ne pas trop bosser la première semaine : le tuteur nous a expliqué qu’il ne serait pas toujours présent pour nous, étant occupé à droite à gauche et même loin de l’entreprise. Pourquoi pas, autant commencer en douceur… Sauf qu’en fait, ça se complique légèrement, mais rapidement.

Un PC pour travailler ? Pas de soucis, j’ai le mien sous le bras ! Sauf que non, il faut utiliser un pc de chez eux pour bosser, avec leurs propres logiciels, son propre compte utilisateur et avoir une connexion au net. Attention, pas internet, mais un accès à un réseau intranet de l’entreprise, histoire de s’envoyer joyeusement des mails sous la pluie, Normandie oblige. Soit, je vais attendre. Disons qu’en plus de ça, je n’ai pas vraiment la possibilité de bosser : il me faut certains logiciels sur le fameux pc de l’entreprise, puis il faut m’entretenir avec un membre bien précis du bureau où je suis. Sauf que là encore, crise oblige apparemment, la personne est débordée. Impossibilité de se libérer ne serait-ce qu’une heure ou deux, tout le temps en réunion, parti on ne sait où, ou parti dans une autre ville de France, pour affaire. Et « I want you » et uniquement « you ».

Pas d’autre personnes qualifié pour, c’est la seule qui peut me faire avancer. Alors on a beau demander de nous réserver un peu de temps, il trouve toujours quelque chose pour retarder l’échéance chaque jour. Je le crois, bien sûr, et c’est normal. Mais ça ne m’arrange pas. Alors pendant facile 3/4 semaines (car pour enfoncer le clou, la commande de « mon » PC a mis plus de temps que prévu pour être validé, me retardant un peu plus.), on cherche à s’occuper comme on peut. Donc on attend, on mendia un peu de boulot à droite, à gauche (même récurer les chiottes
m’aurait suffit, car j’ai quand même gardé en tête que… c’était rémunéré) mais sans succès.

Mais voyons le bon côté des choses : ayant mon propre PC sous la main, c’était l’occasion de rattraper le temps perdu dans divers domaines tout en étant payé, rien que ça. Le résultat est bien là : J’ai pu mater la fin de la saison 1 de Haruhi Suzumiya, entamer la série américaine Flashforward, continuer un projet de scantrad, rejouer des années après à l’Odyssée d’Abe, taper des articles pour relancer ce blog, me replonger dans les épisodes du sympathique Keroro Gunso, tenter de redessiner un peu, et occasionnellement, on tape son rapport de stage, qui risque d’être fort bien rempli… Tout pleins de chose, pas forcément en rapport avec ce que je faisais, mais au moins, c’était payé. Et être payé pour traduire un manga qui raconte l’histoire d’un mec qui se branle, ça n’a pas de prix. Enfin, si, mais c’est classe quand même.

Et à côté de ça, quand on obtient enfin l’aide de la personne en question, sans savoir pourquoi, il finit par nous donner autre chose, comme si on avait trop traîné avant, sans avoir la possibilité de commencer quoi que ce soit. On repart sur de nouvelles bases sans avoir terminé ou entamer le précédent, la vitesse à laquelle on m’a filé les restes du boulot des autres empêchent surtout de comprendre quoique ce soit : on sent que tout le monde est pressé, n’a pas toujours le temps de nous accorder quelques précieuses explications, pourquoi pas forcément inutile. On peut avancer, mais sans trop savoir où ça mène…

Soit, en gros, l’opposé d’un stage, où le tuteur (ou au moins quelqu’un d’autre) nous encadre un peu, nous aide, nous montre comment ça marche, nous… montre un peu comment rentrer dans la vie active. On est loin de la réalité finalement. J’ai du me tromper de pilule en fait…

Ah, et mon tuteur dans tout ça, alors ? Pas là. Mais pas qu’un peu. S’il avait bien précisé qu’il ne serait pas toujours, j’étais loin de penser que, parfois, je le voyais seulement 2 fois en 2 semaines, par tranches de 10 min. Je comprends qu’il soit surchargé de boulot et qu’il devait parfois partir à l’autre bout du monde (quelle a été ma surprise quand, un matin, je demande où il se trouvait… pour avoir comme réponse qu’il était parti une semaine en Inde pour le boulot !), mais alors, pourquoi m’avoir pris ?

Avait-il besoin de remplir un quelconque quota de stagiaire par an pour l’entreprise ? Avait-il pitié de moi en me disait que je serai en entreprise, donc que je pouvais continuer mes études ? N’aurait-il pas été possible d’assigner quelqu’un d’autre à ma personne, au lieu de me laisser moisir dans un coin, à attendre la fin de chaque journée ?

La logique de ce tuteur m’échappe toujours un peu, même 7 semaines après.

C’est un peu comme la fois où, grâce au jour férié du 11 Novembre, la quasi-totalité de l’entreprise en avait « profité » pour faire le pont, histoire de bosser le Lundi et le Mardi précédent le 11 Novembre, pour reprendre le Lundi d’après. Sympa, surtout quand on voit que tous les autres stagiaires profitent bien évidemment du pont, soit parce que tout leur service fait le pont, ou que tout bêtement, comme l’indique la loi, le tuteur n’est pas là donc le stagiaire fait de même. Donc pour moi, j’avais les yeux qui brillaient à l’idée de se retrouver en Week end de 5 jours (quitte à rien foutre, autant le faire chez soi).

Sauf que, dans un premier temps, mon tuteur m’annonce l’horrible nouvelle : « Moi [Le tuteur, donc] je ne bosse pas Jeudi et Vendredi de toute façon, je suis en congé, mais toi tu viens quand même ! ».
OK.

Heureusement que j’ai eu l’éclair de génie de me renseigner ailleurs, pour me rendre compte de l’abus de pouvoir dont mon tuteur profitait, sans forcément s’en rendre compte sur moi. Erreur de sa part rapidement corrigé par les personnes qui s’occupent de la gestion des stagiaires de l’entreprise, j’ai pu repartir chez moi soulagé. Mais avec du recul, ce tuteur n’avait décidément aucun sens.

C’est un peu comme ça que je résumerai ce stage, jusqu’à aujourd’hui : un foutoir pas possible où rien n’a de sens, aucune logique. Un encadrement inexistant, une organisation désastreuse pour une absence de travail concret, voilà de quoi remplir efficacement mon CV, et mon futur rapport de stage de fin d’année. Joie !

A l’heure où j’écris ses lignes, je serai mort d’ennui sur le point de finir ce stage, avant de retourner en cours. L’affaire n’est pas close, puisqu’on reprend les mêmes et on recommence en Mai prochain. Mais d’ici là, l’entreprise aura le temps de se remettre sur pied et de retrouver la motivation de s’occuper d’un stagiaire. Au moins un de plus.

Stage 3 : Lonely Soul

Déjà 3 petites semaines de passé, la moitié du voyage en somme… Comme le temps passe vite ! Mais bon, dans un sens, je vais pas m’en plaindre, ça m’arrange. Après un terrifiant appel du Pape, la semaine est repartie comme chaque semaine, de manière quasi-identique.

Le boulot, toujours le boulot. Pas spécialement plus difficile, mais la routine qui s’installe commence à se faire ressentir et il faut parfois se forcer, oublier qu’on a affreusement mal au crâne et continuer à cliquer comme un taré. Le pire étant de lire des plans géants, avec des informations minuscules, pour au final, modéliser une plaque de métal ressemblant plus à du gruyère avec des trous un peu partout. Passionnant.

C’est pas spécialement la guitare qui va me changer les idées, tellement je suis découragé par la difficulté de la chose. A peine ai-je enfourché ma guitare que j’ai déjà envie de me pendre avec ses 6 cordes, tellement j’arrive à rien. Il faut être sacrément motivé pour en faire et ne pas lâcher prise rapidement…

Alors dans ces moments là, on fouille son disque dur à la recherche de la vidéo qui nous fera passer le temps… Scrubs Saison 2 m’attendait gentiment sur le bureau et c’est en 4 jours que j’ai tout englouti. Et encore, j’aurais bien passé ce chiffre en “2”, mais j’ai du retenir mes ardeurs pour pouvoir tenir toute la semaine. Mais quel pied ! Scrubs est vriament une série géniale, et cette saison 2 le prouve une fois de plus… Pas un seul épisode de mauvais, de chiant, d’ennuyeux, non, tout est bon dans cette saison ! Bon, JD couche toujours autant avec tout ce qui lui tombe sous la main, mais le reste est toujours aussi tordant. Et puis Jordan et son bébé… C’est la plus jolie des mamans :niais: Mon coté MILF qui ressort…

Puis une fois fini, j’enchaine avec la vision du film Team América, la comédie satirique des auteurs de la série culte, South Park. Vraiment sympa ce film, un peu gore inutilement, mais l’univers, l’histoire, les personnages sont tellement déjantés qu’on oublie rapidement ce petit détail.

Dans un autre registre, Anthony Kavanah, l’humouriste canadien a aussi égayé ma soirée avec un de ses vieux spectacles, mais toujours aussi hilarant. Foutage de gueule des séries télévisées, de l’actualité (enfin, de l’époque), de la vie de tout les jours, tout y passe sans temps mort. Culte de bout en bout, voilà comment je pourrais définir le spectacle en lui même.

Culte, clairement, mais…“C’est normal madame, faut pas s’inquièter !

Puis, à court d’idée, je relance ma bonne vieille PS2 et son Persona 3 que j’avais quelque peu délaissé depuis le temps… Toujours aussi chiant ! Je comprends toujours pas son succès auprès des joueurs, tellement on s’emmerde. Coté Combat, ça n’évolue presque pas en 5 heures de jeu, c’est toujours aussi limité avec des ennemis qui n’évoluent presque pas… Puis surtout, les musiques
sont insipides. Dans le Tartarus, on a une sorte de musique d’ascenseur complètement à coté de la plaque, qui plombe sérieusement l’ambiance déjà pas folichonne…

Puis, coté lycée, c’est le drame aussi.

Pas que ça soit l’élément central du jeu, mais clairement, c’est pour le moment assez peu exploité. Evidemment, ca se limite qu’à un Dating Sim du pauvre et c’est un peu domage d’en rester à là. Il aurait fallu pousser le concept à fond, au point où on en est. Là, on enchaîne les journées trop rapidement… J’aurais bien aimé aller de cours en cours, parler plus librement à chaque élève et essayer d’améliorer ses liens sociaux (surtout avec les demoiselles :niais: Surtout qu’après 5 heures de jeu, je découvre enfin la première binoclarde de ce lycée de merde ! Ca va chauffer pour ses fesses).

Et puis, avec mon super niveau d’anglais, je calle que la moitié de ce qui se dit… Super, quand le blabla prend 70% du jeu. Mais bon ! Je continue quand même.

Plus que 3 semaines à tirer !

Stage 2 : The Forgotten Place

Après un week end à prier Dieu le père de faire en sorte que ces 2 jours ne s’arrêtent jamais, le retour à la réalité se fait difficilement et on se voit vite forcer de replonger tête baissée dans le boulot…

Mais soit ! Le boulot est relativement tranquille, encore une fois. Ca se corse un peu plus, ça demande un peu plus de boulot en sommes, mais j’arrive à y survivre. D’autant plus qu’on sent, parfois (pour ne pas dire souvent), que mon tuteur n’a pas grand chose à me donner. “Fait ci, fait cela !” et 2 petites heures après, quand je l’apelle pour voir mon boulot, il me dit, en toute innocence, que je n’aurais pas dû faire ça, que c’etait inutile. Alors que c’est lui qui me dit quoi faire… Tant pis, le boulot aura le mérite de pas me faire suer.

Par contre… mine de rien, rester le cul vissé sur sa chaise pendant 4h30 – Pause – 2h30 pendant 5 jours d’affilés, c’est pas toujours facile pour le « mental« . Oui, ce n’est pas difficile en soi, mais supporter un écran à 20 cm (CMB *Joke*) de ses yeux, avec le fond bleu du logiciel sur lequel on travaille, avec un affichage dégeulasse (Bonjour l’aliasing* qui fatigue vraiment les yeux (et j’exagère pas) couplé à la puissance démesurée que demande le logiciel, provoquant d’innombrable ralentissements, bugs graphiques et j’en passe), c’est pas forcément bon pour la forme, maux de crâne en premier.

* Aliasing = Crénélage en “vrai” français. En gros, sur une surface 3D logiquement lisse, il apparaît un “effet d’escalier”, un truc très désagréable à l’oeil quand c’est très prononcé.

Je n’ai déjà pas une forme olympique (moi qui complexe déjà sur mes cernes zombiesques… ça risque pas de s’arranger), mais bon, on s’y fait. Les gens d’ici ont l’air de s’y être fait à force, et ce, malgré quelques énervements quand un logiciel marche une fois sur 2, ou qu’il faut tout refaire parce qu’on le demande en urgence. Pas sûr que sur le long terme, ce genre de boulot me plairait…

Mais bon, en tant que bon geek ninja à mes heures perdues, j’ai réussi à utiliser incognito le net de l’entreprise, quand le boulot se faisait moins “pesant”. Mine de rien, ça fait toujours plaisir de recevoir quelques mails pendant qu’on bosse. Manquerait plus que mes Mp3 pour se changer les idées, au lieu de supporter quelques blagues lourdes et surtout les sifflements de quelques employés qui s’emmerdent encore plus que moi pendant 7h de suite.

En dehors de ça, la semaine fut parfois un peu “mouvementée”, enfin, vite fait, mais vu le reste, c’est déjà mieux.

Ah ! La Normandie que j’aime tant ! Toi et ta flotte habituelle, vous m’aviez manquée ! Après une semaine sous le soleil, il fallait bien alterner un peu, histoire de respecter les quotas. Et pas qu’un peu ! Partir au boulot en voiture, mais sous la pluie, c’est forcément annonciateur d’une bonne journée ! Ou pas.

Le pire, c’est quand on rentre, mais qu’on a pas forcément la voiture sous la main (ça arrive, c’est pas la mienne) et qu’on pensait à fond que le temps moyennement engageant mais sec allait se maintenir jusqu’a la fin du boulot…

Que nenni ! Rentrer chez soi, en costard et sans parapluie ou avec, mais celui de grand-mère (C’est à dire rouge avec des motifs roses), ça, c’est vraiment la classe normande. Non mesdames, vous n’aurez pas de photo de moi dans cette situation, je tiens à garder ma dignité.

D’ailleurs, je prendrais bien quelques photos du coin, c’est parfois jolie sous la pluie… Bon ça reste la campagne, mais ça a parfois son charme.

Mais en dehors de ça, une fois au sec, on reprend avec entrain la guitare ! … Plus pour très longtemps. Difficile, c’est un peu le premier mot qui me vient à l’esprit. Bien sûr que ça ne se fera pas en 3 jours ! Mais… c’est quand même vachement décourageant. Voir qu’on arrive pas à faire de simple accords, parce que les doigts ont du mal à s’écarter correctement et finissent en sang après 2/3 mouvements rapide ou voir qu’on est rapidement perdu quand on doit changer de note en 1,235434 sec pour respecter le tempo est quelque chose de très… déprimant, enfin, façon de parler, mais l’idée est là. Alors en attendant que le dieu Guitaresque vienne chez moi me filer un coup de pouce, je …. gratte dans le vent. J’improvise, j’essaie de reproduire une mélodie que j’aime bien (mais quelle idée de vouloir retranscrire du piano à la guitare aussi… Je me surprendrais toujours.) mais c’est pas une solution miracle, mais ça détend. Un peu, jusqu’à voir qu’il reste 10 min avant d’aller dormir suffisemment tôt pour bien se reposer pour le lendemain.

Puis, pour varier un peu entre 2 séances de “je me prends pour une rockstar et ma guitare finit toujours par la fenêtre”, je me suis décidé, en fouillant mon disque dur à la recherche d’un film por…. sympa; de rematter quelques épisodes des séries TV. Scrubs et Sliders se baladaient dans le coin et je n’ai pas résisté à l’envie de matter tout ce que j’avais. J’y reviendrais sans doute plus tard, mais ces 2 séries m’ont confortées dans l’idée que c’était quand même mieux avant, niveau série TV. Une idée toute bête, mais génial et on obtient une série culte.

Mais bon, rien ne vaut son petit chez soi quand même… Les vaches, les chevaux, les poulets dans la rue, c’est rigolo, mais ça va bien 5 minutes.

Suck My Geek

Oh oh oh oh, quel titre original ! Sous cet éclair d’inventivité, j’ai eu une soudaine envie de faire le point sur certaines choses. Etre un geek est une chose, mais faut-il encore savoir l’assumer et surtout le vivre dans la vie de tout les jours. Et pourtant ! Pas simple quand ce genre de culture est en partie mal vu dans la société…

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un Geek ? A quoi se réfère la culture Geek ?

La définition basique, qui vient le plus souvent à l’esprit des gens découvrant ce genre de personne, est simple. Un Geek est une personne qui s’y connait beaucoup en informatique. A la base, ouais. Mais depuis, le terme a évolué, prit un autre sens, ou du moins, ratisse plus large dans ses domaines d’activités. Enfin, personnellement, c’est comme ça que je vois les choses, que j’interprète le phénomène. Peut être pas le sens exact qu’il devrait avoir, mais c’est comme ça que je vois le Geek moderne de 2008.

Nourrit par la génération Internet, le Geek moderne ne se limite plus à l’informatique pur et dur. L’exemple est par ailleurs très simple à comprendre. Moi même, si Internet est devenu quelque chose d’essentiel dans la vie de tout les jours et même au boulot; je ne connais presque rien dans le domaine informatique. Evidemment, au fur et à mesure du temps qui passe, on apprend forcément quelques trucs par ci par là, histoire de les ressortir et montrer qu’on a la plus grosse (…) connaissance dans le domaine. Mais je suis loin d’être un remake de Bill Gates…

Internet est rapidement devenu un endroit où l’on trouve de tout, où chaque passions peut se voir assouvir, élargir, partagées dans tous les sens du terme. Le Geek moderne aime Internet et par extension, aime parcourir les forums de discussions, les sites spécialisés, les blogs racontants la vie d’un inconnu ou tout simplement les messageries instantanés, pour garder le contact avec ses proches, ses ami(e)s parfois dissimulés dans le monde entier.

Bon, ça, okay, mais ça veut dire que n’importe qui est un geek dès qu’on est sur le net ?

Oui et non. Plus précisément, un geek régit à des codes simples. Ces centres d’intérêt sont bien distincts, tranchés avec les gens « normaux« . Enfin, c’est comme ça qu’on nous catalogue aujourd’hui…

Généralement, j’associs la culture geek à ce qui concerne les principaux médias que l’on a connu il y a un peu moins de 20 ans. L’émergence des jeux vidéo, l’ informatique et l’explosion d’internet il y a moins de 10 ans mais aussi l’arrivé de l’animation japonaise et de ses manga (et tout ce qui en découle) et j’en passe. Le Geek est forcément lié à un de ces domaines. Bref, c’est un passionné dans ces différents domaines.

Oki doki mec, mais tu veux en venir à où au juste ? J’ai un train à prendre à 19h20 là…

J’y arrive, étron. Effectivement, difficile d’assumer ce statut quand on voit certaines réactions vis à vis de nos activités de prédilection. L’impression d’être pris pour un débile, un extraterrestre, une personne bizarre qui doit sans doute avoir des problèmes sexuélo-socialo-monomaniaque, ou de ne jamais être pris au sérieux. Comment faire comprendre qu’il n’y a rien de sale à aimer les jeux vidéo, d’y passer du temps?

Comment faire comprendre que l’on peut regarder des animes de temps en temps sans se prendre pour son héros favori dans la vraie vie ? Comment expliquer qu’on aime aussi dialoguer sur msn, par exemple, pour le coté « libre », à tout instant, du service ? Comment faire comprendre qu’on aime écrire pleins de choses dont tout le monde se fout ? Etc.

Et pourtant, malgré les préjugés, les apparences, je vais bien socialement, je me porte bien pour le moment. Mais ça n’a pas l’air de changer grand chose. Si les choses vont bien en temps normal, tout ce complique une fois qu’on doit parler de ce que l’on aime, apprécie. Ah, l’ouverture d’esprit… Un concept parfois bien flou. Cette difficulté de parler avec quelqu’un issu d’un autre « univers » sans savoir si elle sera réceptive, compréhensive; par peur de se faire directement rejeter, d’être mal vu, d’être incompris (…) se fait parfois trop envahissante.

Certains détails peuvent passer, mais d’autres sont plus difficile à assumer, et pourtant si anodin !

Avouer sans conteste à certaines personnes qu’on aime beaucoup jouer au jeux vidéo, qu’on écoute de la musique de jeu vidéo (A l’heure où j’écris l’article, l’ost de Lost Odyssey tourne en boucle, cf extrait dans la radio à coté), et qu’on en possède même des CD de bande originale, ainsi que la même chose coté Animation Jap’; qu’on glande sur le net à tel point qu’on connait en partie l’humour « Internet/4channesque » que personne ne comprendra (Pedobear ? Kézako ?) et toutes les expressions qui peuvent y être liés; n’est pas toujours chose facile. Entre autres.

En soit, ça ne me gène pas, forcément. Ce ne sont que des passions, des goûts, des passe-temps parmi tant d’autres… Mais ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Sans doute par peur d’être, à leur tour, mal vu des autres. Et mine de rien, c’est fou le nombre de personne qui seront rebutés par ce genre de détails, alors que c’était le cas contraire juste avant d’en parler.

Il suffit de voir les médias qui en parlent comme si les geek étaient des phénomènes de foire. On comprend alors pourquoi il y a toujours un problème… Les jeux vidéo rendent violents, les manga rendent débiles et immatures et internet rend associal ! Elle est belle l’ouverture d’esprit…

Bref, sur ce, je repars à la campagne, sans le net, isolé de tous. Et pour un Geek, c’est chiant ! On a pas forcément envie de déranger les gens sur leurs portables/téléphones chaque soir pour causer de tout et de rien… C’est dans ces moments là que MSN est bien pratique. Et quand on a pas le numéro de la personne, c’est encore plus compréhensible…

End of The Year : Stage 1

Après des mois de recherches intenses, souvent infructueuses, voilà que je dégote in extremis un stage pour boucler cette première année casse gueule en BTS CPI.
Enfin ! Je me sentais soulagé. Sauf que…

Il a fallut que ce stage se trouve dans le trou du cul du monde, en pleine campagne… Soit ! De la famille habite là-bas (merci grand mère, je serais perdu sans toi !), je vais squatter un peu et essayer de boucler l’année en beauté, et surtout rapidement… 6 semaines à tenir en gros. Bon, c’est pas non plus la pure campagne, avec ses vaches tout les 2 pas et ses fermiers malodorants qui roulent en tracteurs… Non, ya juste des chevaux à la place des vaches.

Petit compte rendu de cette première semaine …

Il n’a pas fallu très longtemps pour rapidement retrouver mes marques et ne pas se sentir trop largué… Le concept est simple ! On pose son cul derrière son PC, on clique dans tout les sens pendant 7 heures et on rentre chez soi manger et dormir un bon coup, histoire d’être prêt pour le lendemain. Et j’exagères à peine. Evidemment, ça demande quand même du boulot mine de rien, il faut réfléchir constamment (très difficile pour moi), et éviter de s’endormir sur le clavier entre 2 clics et une photocopie.

Finalement, la première semaine est passée comme une lettre à la Poste, tellement le temps passait vite… Concevoir les plans d’une seule pièce pour l’envoyer à la production, quand on débute dans le métier, peut prendre beaucoup de temps. Vis à vis des autres employés, je suis sans doute très lent, mais j’y peux rien, j’apprends autant que je peux pour aller plus vite… Mais j’avance au moins ! Même si ça ne fait qu’une semaine (Dieu seul sait ce que me réserve l’avenir), même si ce n’est qu’un stage, j’avais quand même très “peur” de ne rien savoir faire, vu le déroulement des cours durant l’année… Mais heureusement que le boulot est relativement accessible et, surtout, que les gens sont sympa là bas.

Outre la jolie secrétaire dont j’attends de réparer sa photocopieuse avec impatience, le reste de la “bande”, qui sont avec moi dans la section “glandage sur PC”, est vraiment très agréable, même si ça varie au sein de l’équipe. Globalement, tout le monde s’entend bien, fait passer le temps en sortant 10 blagues et vannes à la minute (même si ça tombe parfois dans la beauferie) et n’hésite pas à donner un coup de main aux stagiaires… Je suis, pour le moment, sauvé ! Enfin, si ça reste comme ça pendant les 6 semaines de mon stage, c’est du tout bon.

Par contre, le soir… Woh, qu’est-ce que je me fais chier !

Bon, j’exagère, mais paumé au milieu de la campagne sans le net, mine de rien, ça gonfle un peu. Surtout quand on aimerait au moins être sur MSN pour pas perdre le contact avec certaines personnes… Puis perdre le fil d’un forum ou de l’actualité de tel sujet, c’est frustrant ! Dur dur la vie de geek. Tant pis, faut attendre le week end pour rentrer en ville à peine 2 jours… Punaise, 2 jours ! Ca fait vraiment peu de en profiter pour faire quelques trucs…

Alors en attendant, on joue à la PS2 (Yeah, j’ai entamé Zone of Enders et Persona 3, 2 belles merdes dont je reviendrais dessus très bientôt), on mate des animes bien débiles (Voir prochain article), on fait 2/3 conneries sur le PC comme écrire des articles bidons pour un blog bidon en préparation, on mange, on se lave, on dort… Et puis c’est tout. La semaine prochaine, je reprends l’entrainement à la guitare, kwel, ça me changera un peu.

Bref, vivement que tout cela soit fini, je sature déjà…