Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #5

Toujours à la bourre ! Avant dernière partie avant le grand final (qui ne laissera sans doute personne indifférent, mais pas dans le bon sens du terme) de l’event mou du genou de chez Marvel; en espérant que le suivant sera plus… rigoureux, contrôlé, avec un petit seau « Seal of Quality » dans un coin, car on l’aura bien remarqué au fil des mois: Fear Itself a tendance à méchamment se barrer en sucette, un peu dans tous les sens en exploitant pas vraiment comme il faut ses personnages, pourtant à fort potentiel. Allez, conclusion (sans doute rapide, même s’il y a masse de chose à redire sur ce crossover, je trancherai d’ici là) avant la mi Juin. Bonne lecture !

Commençons d’abord par la checklist du mois d’Avril:

– Fear Itself 6: Composé de Fear Itself #6 et la fin de la série de chapitre « The Home Front »
– Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #16 et Invincible Iron-Man #508 
– Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #17 et Journey Into Mystery #627-#628 (Partie I)
– Marvel STARS 14: Composé de Thunderbolts #161 et #162 (Suite et fin)
– X-men 14: Composé du Uncanny X-men #543
– Marvel HEROES Extra 10: Composé de Avengers Academy #15 à #20


Petit diaporama des couvertures françaises – ma préféré étant celle de Fear Itself 6 (Immonen, forcément), et la plus moche celle de Marvel Heroes (le reste n’étant pas non plus d’un niveau extraordinaire):



Fear Itself 6: Faisons simple et court, vu que eh, le schéma de chaque chapitre est sensiblement le même: Un peu de bravoure et quelques répliques bien senties – surtout venant de Steve Rogers engueulant gentiment Odin, un affrontement final qui se prépare petit à petit où l’on voit un peu plus clairement les objectifs de Tony Stark; le tome se laisse suivre avec plaisir, annonce plein de bonnes choses mais se retrouve dans une impasse: comment conclure tout ça en 40 pages, pour le chapitre 7 ? Comme faire quelque chose d’épique – vis à vis  des combats qui s’annoncent sur de multiples fronts, rendre dignement hommage aux personnages tombés au combat et tout simplement faire une fin propre et concise pour passer à la suite ? C’est mathématiquement impossible, et en attendant un avis plus complet, je vous le dis en mille: le #7 confirme bien ce doute.

Ce qui n’aide pas à apprécier un peu plus ce tome pas foncièrement mauvais, c’est la fin des Home Front. Là où ce genre de récit pourrait raconter brièvement des choses intéressantes, en complément de ce que l’on croise à côté, c’est malheureusement l’occasion pour Marvel de faire de l’exploitation honteuse, du meublage pur jus (bon, vous allez me dire, ce n’est pas la première fois). Comprendre par là qu’on va y retrouver de courts récits sans grand intérêt, mettant en scène des personnages dont on n’a pas grand chose à cirer (Blue Marvel ? L’Aigle Américain ?) et dont on ne voit toujours pas le lien avec l’event. Seul le récit lié aux Vengeurs des Grands Lacs tire son épingle du jeu avec un peu d’autodérision (Quand un des personnages s’exclame « On se croirait presque dans un crossover Fear Itself ! » devant l’absurdité de la situation dans laquelle il se trouve), d’humour constant qui fait mouche; à défaut d’apporter grand chose, surtout en aussi peu de page. Ca fait maigre, mais on fait avec ce que l’on a.


New Avengers, poursuit et fini de façon sympathique l’arc Fear Itself. Pas forcément le meilleur du lot, il n’apporte pas grand chose dans le fond, mais il a le mérite de rester constant du début jusqu’à la fin – et ce n’est pas donné à tout le monde, qu’on se le dise. L’occasion pour les scénariste de profiter de ce vide scénaristique pour mettre en avant « pour le fun », un perso qu’on ne voit pas souvent: Daredevil. Je ne le connais pas des masses – je suis désormais sa série récente dans le Marvel Knight, et c’est pas trop mal – mais ce chapitre assure pas mal et rend honneur au charisme du personnage, avec principalement des combats bien mis en scène et jouissifs entre Daredevil et des nazis pour aller sauver les miches de Squirrel Girl (Et un Daredevil armé d’une machine-gun, moi je dis banco) et toujours un dessin redoutable d’efficacité dans l’action, de justesse dans son trait jusqu’au bout.

Iron Man traîne toujours un peu en longueur, et confirme l’impression du précédent: on sent que la série aimerait passer à autre chose (elle est pleine de potentiel et m’a fait passer de très bon moment par le passé, donc hâte de voir la suite des évènements), mais se doit de rester en parallèle à l’histoire principale. Du coup, oui, on en prend toujours pleins les yeux visuellement (une constante depuis que je lis la série et je vais pas m’en plaindre, le dessin est très bon, riche en détail malgré son aspect « informatisé à 200% » et la colorisation souvent au top malgré quelques ratés), c’est dans la forme bien rythmé et maîtrisé – le plaisir est donc toujours là – mais le fond du scénario s’étale encore et toujours trop. Je n’ai d’ailleurs pas encore lu le numéro de mai à l’heure actuelle, mais je sens d’ici le torchage pour boucler l’arc du côté de Stark…


Avengers s’enfonce toujours un peu plus. Pas aussi mauvais que le précédent dans le fond, mais par rapport aux premiers par Dieu Bachalo, on tombe de haut, fatalement. Raclage de fond de tiroir avec un Romita Jr à bout de souffle, le chapitre – qui oppose les Vengeurs une énième fois à Sin, sans la moindre impact sur la suite des évènements – est ponctuellement constitué de choses sympathiques mais sans jamais réellement convaincre. Certaines planches sont presque réussies et dégagent un petit quelque chose: Romita foire toujours autant les personnages dans le fond (surtout les femmes, hélas, tout le monde ne peut pas s’appeler Terry Dodson), mais reste agréable malgré tout par une coloration qui embellit parfois bien le dessin, et toujours cette notion de dynamisme propre au dessinateur qui lui donne un certain cachet. A côté de ça, on sent donc qu’on s’étale toujours autant parce que le scénario manque à l’appel, occasionnant quelques passages assez fun toutefois avec les armures d’Iron Man en mode pilotage automatique dans la tronche de Sin, mais ça ne suffit pas à se faire entièrement pardonner… Heureusement que c’est le dernier chapitre, à la fois estampillé Fear Itself et Romita Jr, d’ailleurs.

Journey Into Mystery semblait pourtant enfin partir dans la bonne direction, ça semblait bouger un peu, mais le temps du #627, un interlude en la compagnie de Mephisto, le soufflet retombe quelque peu et on s’ennuie ferme. En fait, le gros soucis, c’est que cet interlude intervient au « mauvais moment », à un moment où on aimerait que ça avance de bon et pas qu’on nous assène d’un blabla bien pompeux comme il se doit, multipliant les références à l’univers Marvel… que personne ne connaît, laissant donc un peu sur la touche le lecteur. En gros, ça n’a ni queue, ni tête.  Le #628 relève la barre (puisque la suite directe) mais Panini voulant à tout prix meubler son magazine à cause de la réduction de page des chapitres US (On passe de 24 à 20 pages) on se retrouve avec… la moitié du chapitre. Donc ça semble commencer bien, mais ça s’arrête sec en plein milieu. Gé-Nial.


Thunderbolts revient enfin aux sources ! Après un petit passage à vide, avec tout le côté « serious business » qui découle du crossover, les tribulations d’une des équipes Marvel que je préfère prennent un peu de distance avec l’event (et n’en a presque plus rien à voir d’ailleurs, c’est juste la transition avant de virer définitivement le macaron) pour repartir sur une base bien plus fun, décomplexé, comme à la bonne époque où je les ai connu. Une histoire volontairement oldschool, un scénario de comicbook pur jus en somme (mais qui n’est pas forcément un défaut en soi) où on y trouvera le méchant bien connu, Zemos Jr qui profite de la peur installée un peu partout pour balancer une bombe sur Chicago et qui enchaîne sur une étrange invasion de créatures aquatiques, dont les Thunderbolts devront repousser l’assaut. C’est assez « délirant » dans le concept vis à vis de ce que l’on a vu avant, mais c’est une véritable bouffée d’air frais, ça fait du bien de retourner à quelque chose de simple et qui va à l’essentiel, sans trop se prendre au sérieux. Ma foi, beau rattrapage, même si le dessin pèche toujours un peu (N’est pas Kev Walker qui veut).

Uncanny X-men persiste et signe et offre définitivement une bonne saga dans cet event. C’est d’ailleurs un de mes préférés finalement, et je ne pense pas que la fournée de Mai changera quelque chose. Collossus change donc d’apparence, et devient le « disciple » de Cittorak, l’ancien proprio du Fléau. Le chapitre met avant tout en avant les premiers pas de l’homme de métal avec sa nouvelle force (déjà qu’il était bien loti avant) en le faisant directement affronter le Fléau en mode Digne. Bien que le twist de fin soit prévisible et minable (la fuite des Dignes pour le combat final), ce fût un bon chapitre avec un Colossus à la force démesurée et montrant qu’il avait clairement le dessus sur son adversaire, tandis qu’Emma Frost tente de se débarrasser d’Hope avec en bonus l’intervention de Namor dans son légendaire slip de bain… le tout soutenu par un dessin toujours aussi bon, retranscrivant à merveille toute la puissance dégagée par ce combat de titan. Un vrai plaisir à lire.

Avengers Academy est une chouette série. J’ai tenté d’en parler dans le récent podcast que j’ai effectué, mais pour ceux qui l’auraient zappé: c’est plutôt bien écrit et intéressant à suivre, malgré son design un peu kitshos sur les bords, et un concept très proche des X-men: Durant la saga Siège, des ado avec des pouvoirs en quête d’identité avaient été enrolé par Norman Osborn, le grand méchant emblématique, dans le but d’en faire des « super méchants », dans l’idée. Une fois son « règne » fini, que faire de ces jeunes à l’esprit perverti, qui peuvent à tout moment passer dans le côté obscure de la force ? L’Avengers Academy est là. Malgré l’image mentale en pensant à la Star Ac’, c’est une série qui met en place ces jeunes dans une école de « redressement », dirigé par Quicksilver, Tigra et surtout Henry Pym, l’homme Fourmi – dans l’espoir d’en faire de bons vengeurs.

Pendant Fear Itself, l’école se fera grosso modo attaquer par un des Dignes d’un côté et ces nouveaux jeunes vengeurs se verront confrontés à l’impact d’une telle « guerre » sur la population (« On ne peut pas sauver tout le monde ») et des doutes qu’ils peuvent ressentir dans ces moments là (« On est surpuissant, mais on ne peut rien faire face à la situation » ou « C’est la première fois que je tue quelqu’un, je me sens mal »). Et c’est drôlement chouette en fait. On sent – certes – que certaines situations sont tirées par les cheveux pour étaler la sauce, mais c’est suffisamment bien construit, écrit (Ce n’est pas uniquement de la baston, mais on assiste à de bons développements de personnage), et rythmé pour que ça passe tout seul. Le dessin n’a jamais été extraordinaire, mais fait bien son boulot, sans ratage particulier. Et en plus, Panini a eu la bonne idée de publier tous les chapitres liés à cet event en un seul bouquin, parfait pour tout lire d’un traite malgré l’épaisseur du scénario.



Le mois prochain ? Suite et fin de Fear Itself forcément, Iron Man, Ghost Rider, Journey To Mystery, ainsi que l’arc complet dédié à l’event pour la série New Mutant; et les dernières miettes en terme de séries très secondaires dans le second Marvel Monster (Oui, malgré la qualité du premier), dont le sympathique sur le papier (même si je ne me fais pas trop d’illusion non plus) Hulk vs Dracula. De toute, ça peut pas être pire que le chapitre précédent dédié à ce même Dracula, complètement nullissime.

La division selon Spiderman

Pas facile d’être mort dans l’univers des comics, en particulier Marvel dans mon cas. On le sait bien – ou on l’apprend très vite – mourir n’est étrangement pas une fatalité dans le joyeux monde des super héros et il n’est pas rare – au grand dam de nombreux fans, il est vrai – de voir la maison mère trouver un subtil twist scénaristique (pas souvent apprécié) pour faire revenir la personne concernée sur le devant de la scène. Parce que eh, ça serait idiot de tuer dans l’oeuf une série emblématique dans certains cas, en laissant mort son héros trop longtemps. L’argent ne rentre pas tout seul.

Ici, on parlera du cas Spiderman, dans l’univers « classique » de Marvel (Cette continuité qui est là depuis 70 ans, depuis les premières aventures de Captain America). Pas de Peter Parker en lui même (même si je suis sûr que c’est déjà arrivé) , mais un de ces proches. Souvenez-vous: Durant la période Civil War, Peter Parker avait fini par être favorable à la loi de recensement (Loi qui oblige les héros à révéler leur identité, pour être contrôlé et payé en conséquence) mise en place par le gouvernement américain et Tony Stark, alors lui-même représentant des super héros recensés. Ayant été convaincu par ce dernier, Spiderman dévoile donc son identité à tout le monde, ce qui n’est pas… sans conséquence.

Le Caïd, un des méchants emblématiques du héros, croupit en prison, mais apprend toute fois la nouvelle. Dès lors, avec son habituel « réseau », ses contacts auprès de la pègre local, il tente de profiter de l’occasion offerte par cette révélation pour tenter d’abattre une bonne fois pour toute son ennemi juré. La routine, donc. Mais là où ça devient intéressant, c’est que cette tentative, via un tireur embusqué, se soldera par une semi réussite… en touchant de plein fouet Tante May, au lieu de Peter Parker. Et c’est ici que Civil War se termine pour Spiderman, mais c’est là que commence son aventure One More Day qui, une fois n’est pas coutume, bouleversera réellement sa vie. Pour la bonne cause ? En tout cas, c’est une saga qui a divisé bien des fans… Et qui en a gagné un de plus.

Tante May est donc entre la vie et la mort, puisque mortellement touchée, son grand âge n’aidant pas (Eh, en ayant au moins 80 ans depuis les années 60, elle ne doit plus être bien fraîche). Voici en quelques mots ce qui constituera l’unique fil rouge de One More Day, mais un fil rouge particulièrement éprouvant pour Spiderman. Aidé de sa compagne actuelle (Mary Jane bien sûr, marié et tout, et tout), ils vont tenter de la sauver coûte que coûte (Normal, surtout pour sa tante qui est plus proche d’une mère qu’autre chose) malgré une situation qui semble empirer d’heure en heure.

Et c’est là la grande force du récit, c’est de monter progressivement dans le désespoir de Spiderman face à l’urgence de la situation, en passant par les grandes étapes de ce genre de drame familial. Peter ne veut pas abandonner, il ne peut pas abandonner, ça lui semble tout simplement impensable de voir sa tante périr et vivre avec ça sur la conscience, surtout via une balle qui ne lui été pas destinée. Ca a toujours été un héros « torturé », qui a son lot de problème et c’est même une de des principales raisons qui a mené à sa création dans les années 60. C’est un héros qui souffre régulièrement, et cette aventure montre jusqu’où il peut aller pour tenter d’oublier cette douleur.

Une soif de vengeance qui le poussera à réutiliser son fameux costume noir – qu’il cachait soigneusement dans un coin – pour mener sa propre vendetta contre les auteurs de ce crime en devenir. Une soif qui le mènera à un violent combat contre le Caïd, rapidement impuissant contre un Spidey hors de contrôle. Une soif qui le mènera au désespoir, en le mettant au pied du mur, à supplier certains de ses vieux amis de l’aider par tous les moyens, même les plus obscures, le rendant parfois bien pathétique. Spiderman n’abandonne jamais ! Et pourtant, le constat semble sans appel: Tante May semble belle et bien condamnée à mourir. Que pourrait faire notre homme ? Accepter la fatalité ? Trop facile pour l’univers Marvel.

Ne dit-on pas, dans certains cas (aussi cliché que ça puisse être)  » je vendrais mon âme pour avoir/faire/être xxx !  » ? Au fur et à mesure de la lecture, on aura beau trouver le scénario de plus en plus tiré par les cheveux (pas en terme de « complexité », mais dans la voie dans laquelle il s’engouffre), il m’a semblé complètement naturel d’en arriver à là. Et pourquoi pas ? Nous sommes dans l’univers Marvel « principal », un univers qui n’a – hélas, car ce n’est pas souvent une bonne chose – aucune logique, aucune cohérence dans le fond. Du coup, paradoxalement, cette dernière partie, cette partie décisive, m’a paru… cohérente. Toujours bien orchestrée, bien construite, cette partie reste dans la logique de l’univers Marvel en exploitant la « suite logique » des évènements et en devient « crédible » vu sous cet angle. On est bien dans un univers où l’on peut devenir un super (anti) héros en vendant son âme pour sauver son père d’un cancer, alors pourquoi pas sa tante ? D’autant que la rançon en échange du dit service occasionne un cruel dilemme pour le héros, et sans doute très intéressant pour la suite (aussi radical soit-il, je le concède qu’ils y sont allé fort). En tout cas, la scène qui en résulte était poignante.

D’autant plus que l’oeuvre en rajoute une ultime couche dans cette descente aux Enfers par son dessin de très bonne facture, malgré les différents dessinateurs que son Joe Quesada, Joseph Michael Straczynski et Ron Garney. Je ne les connais pas spécialement et ce n’est pas mon style favori de manière générale, mais il faut reconnaître une vraie maîtrise globalement, avec un excellent découpage/rythme (Le combat contre le Caïd par exemple), un dessin qui offre planches parfois superbes – souvent réussi dans tous les cas – autant dans ces passages avec un Peter enragée, près à franchir la ligne de non retour dans son éthique de toujours (ne pas tuer), ainsi que ce Parker complètement désemparé par la situation – surtout sa conclusion – offrant un réel moment d’émotion qu’on ne retrouve pas souvent dans les comics de super héros. Et je ne vais pas m’en plaindre, vu que l’objectif fût réussi.

One More Day, ici dans sa version « Deluxe » française – celle qui raconte juste l’ascension de l’araignée dans cette quête désespérée et non les conséquences directes de ce « reboot final » –  n’en reste donc pas moins un récit passionnant, et admirablement bien construit. Je suis tout à fait conscient du fond de l’idée principale, de son côté « trop facile », « sans couille » et « débile » qu’on pourrait lui reprocher et qu’on aurait sans doute pu faire de grande chose avec le nouveau statue quo occasionné par la mort de Tante May, de son impact sur la vie du tisseur, sans oublier les évènements liés à Civil War. Mais peu importe, j’ai pris cette histoire pour ce qu’elle propose et non ce qu’elle aurait dû proposer aux yeux des fans et j’en suis ressorti franchement conquis.

Alors peut être que j’apprécie davantage cette histoire parce que je n’ai pas suivi grand chose (voir rien du tout) des histoires du Tisseur par le passé, et que je n’ai pas lu sa suite directe à l’époque de la sortie kiosque (Donc à attendre chaque mois pour finalement n’avoir que des aventures sans saveur qui repartent sur du neuf « forcé » )… Et je peux comprendre la déception que ça a pu entraîner. Mais de mon point de vue, ça n’empêche pas le récit présent d’être prenant à sa manière… et l’est d’autant plus qu’il m’a permis de faire le lien entre Civil War et la période Brand New Day (Cette période qui elle, m’a permise de me mettre aux kiosques du coup), qui refait partir Peter sur de nouvelles bases – à nouveau – mais des bases terriblement prometteuses pour l’avenir (Nouveaux amis, nouveau job et… puis j’en avais marre de Mary Jane, un peu de sang neuf dans le lit de l’araignée, que diable !). Et je dois reconnaître que pour le moment, ça fonctionne plutôt bien, en attendant le futur crossover (VF), Spider Island.

Dans tous les cas, à mes yeux, One More Day est une lecture indispensable.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #3

Le mois de Février fût un mois chargé pour l’actualité de Fear itself ! 4ème mois d’exploitation pour le maxi crossover et c’est surtout le mois où débarque la principale fournée de Hors-Série liés aux personnages n’ayant pas les « moyens » de s’insérer dans les principaux magazines français. Hélas, comme c’est souvent le cas de manière générale, une telle exploitation, une telle volonté de mettre n’importe quel personnage au coeur du conflit entraîne forcément une qualité très… aléatoire, avec des one-shot/mini séries dans tous les sens. Des histoires qui ne semblent pas avoir de véritable lien avec l’event en question (un comble quand même, on a payé pour avoir un autre point de vue, bordel !) et à la qualité vraiment discutable, du genre « profitons d’un event pour caler une bonne grosse purge par un artiste inconnu ». Mais c’est un peu ça les crossover Marvel, on les lit, mais il n’y a pas que du bons à en tirer.

Bonne lecture !

Entamons alors -je vous préviens tout de suite – ce maxi pavé best-of + avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #4 et Fear Itself : The Worthy  » )

Le concept de Fear itself commence sérieusement à trouver ses limites dans ce numéro. Au risque de me répéter, il est toujours aussi sympa à lire dans le fond, mais ça tourne quelque peu en rond: ça n’avance presque pas. Enfin, si, ça avance, très vite, trop vite ! Mais là encore, on nous fait éternellement poireauter sur la suite des évènements (ceux qui font vraiment avancer le schmilblik, genre la résolution des combats ou l’avancement du scénario en lui même) et dès que ça arrive, eh bien c’est déjà fini. Et le cycle recommence, où au chapitre d’après, ce qui nous intéresse sera bien là mais développé en 5-6 pages pour 15 de résumé/blabla de meublage.

Pourtant, j’insiste, on y prend un certain plaisir. Cette fois-ci, c’est Thor qui revient sur Terre après s’être fait dégagé d’Asgard par son papounet pour avoir voulu prendre la défense des humains, dans les épisodes précédents. Il fini par rejoindre les autres Vengeurs (Steve Rogers, Iron man revenu de Paris; le tout autour de la dépouille de Bucky, qui est bel et bien mort… pour le moment) et explique ce que l’on sait finalement un peu: en créant la peur via ses sbires, le Serpent s’en nourrit pour retrouver sa puissance initiale.

Chose qu’il arrive finalement à faire, histoire de  passer (enfin) la seconde: le voilà rajeunit (c’est le brun de la couverture) et fait apparaître son pseudo palais sur Terre. Thor, qui découvre par la même occasion que le Serpent n’est ni plus ni moins que son oncle, le frère d’Odin donc, tente de régler ses affaires de famille, pendant que Steve part soutenir les Vengeurs déjà en combat à Manhattan contre Sin et qu’Iron Man, désespéré, va tenter de demander renfort à Odin. Faut le comprendre, Odin compte simplement supprimer la race humaine pour pouvoir empêcher tout apport de « peur » envers le Serpent.

Ca a beau avancer un peu trop doucement, ça a le mérite de pas s’attarder longtemps sur des points lourdingues du scénario, avec quelques passages bien sentis (Tony Stark qui craque et replonge dans l’alcool, comme on pouvait s’y attendre via la fin de ses aventures à Paris, très bon passage) et j’avance (lis) vite mais au moins, je m’emmerde pas, contrairement à d’autres séries que je détaillerais plus bas. Car ouais, ce chapitre a beau être un peu foireux sur les bords, il reste carrément au dessus qu’une bonne partie du reste des chapitres annexes. Et puis… le dessin déchire toujours autant, Immonen a un vrai talent et je comprend désormais mieux sa réputation ! C’est peut être aussi ça qui fait qu’on y prend du plaisir. Ca fait maigre consolation, mais merde, c’est beau !

En complément, j’ai aussi pas mal apprécié les minis-bonus à la fin de ce tome, ceux qui servent à faire un petit total de 48 pages. Leur but est simple: en quelques pages, résumer les origines des différents « Dignes », histoire de bien les « replacer dans le contexte ». Ici, c’est au tour de Sin, la fille du Crâne Rouge de raconter brièvement ses origines, mais aussi du Juggernaut (le Fléau en bon français), Titania ainsi que de la Gargouille Grise. Et c’était grave sympa ! Je dirais même plus, c’est un bon complément pour un débutant comme moi qui a loupé les origines de certains personnages, même si c’est forcément très expédié. Mais on a les bases (à peu près) et c’est tout ce qui compte, surtout quand c’est bien fait. Bon, tout n’est pas parfait, car certains personnages et/ou histoires restent un peu obscure (ça ne m’étonne qu’à moitié, mais j’ai pas pigé grand chose des origines de Titania, personnage inintéressant par excellence), mais, c’était vraiment bon de repartir avec quelques bases en plus.

D’ailleurs, pour conclure, celui sur la Gargouille Grise, le super méchant français tout droit sorti des 70′, est excellent ! Car très « second degré » dans l’âme, alors qu’on parle d’un gars qui par la suite, à réduit la population de Paris à un tas de pierre. En vrac, cette gargouille a tout du cliché français: moustache bien rasé et fine, un air hautain mais raffiné, et le tout en prenant une bonne tasse de café au pied de la Tour Eiffel… Pas de doute possible, on a en face de nous l’exemple même du français vu par le reste du monde. Mais c’est ça qui est bon ! On sent une certaine légèreté, les résumés de ses précédents combats nous rappellent à quel point c’est un sous-méchant bien kitsh (bonjour le slip d’ailleurs) et ça le rendrait presque… attachant, sympathique. Du coup, je me demande bien ce que l’avenir (la conclusion, quoi) de cet event lui réserve. Marvel, tu nous le garderas quand même sous le coude, hein ?


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #506 et New Avengers #14  » )

Paf, formule 2 en 1 gagnante ce mois (dernier) ci !

D’un côté, parce que la série New Avengers débarque enfin dans l’évènement Fear Itself. C’est une série que j’ai découvert un peu comme tous les autres avec le numéro d’Octobre de la revue ICONS et je dois avouer que je kiffe pas mal. Ce n’est pas très profond, c’est assez mainstream dans les histoires (grosses bastons, bons sentiments et supers méchants bien méchants) dans ce que j’ai lu, mais c’est avant tout efficace. Alors actuellement, j’accroche « correctement » au dessin car c’est « bien fait », mais j’ai un peu de mal à adhérer à ce style de dessin qui donne un effet 3D assez particulier. Pourtant, on sent que ce n’est pas réellement de la 3D façon dernier chapitre de Prelude To Deadpool Corps (Dont j’avais vomi mes tripes parlé ici même à l’époque), mais la coloration en donne l’impression. Impression qui reste toujours un peu « bizarre » au fil de la lecture… Mais soit, c’est du bon quand même et toujours très abordable.

Ici, suite à l’arc précédent, le personnage de l’Oiseau Moqueur (Au moins Marvel est original pour le nom de ses persos) avait échappé de justesse à la mort suite à une grave blessure, en utilisant un produit concocté par les nazis (Carrément) redonnant force et vigueur, puisqu’étant un mix entre la formule du Super Soldat (Captain America donc) et la formule d’Infinité, qui donne la jeunesse quasi éternelle, comme l’atteste le non vieillissement de Nick Fury. Petit résumé à part, ce chapitre fait donc la transition entre le retour en grande pompe de l’Oiseau Moqueur et le début des hostilités de Fear itself, où justement, notre oiseau ira mettre à profit ses nouvelles capacités.

L’occasion de cette arrivée dans l’event permet de faire un petit peu le point sur le personnage. Pas vraiment le re-présenter au près du lecteur nouveau, mais le chapitre permet de le développer, montrer un peu son état d’esprit entre sa (presque) mort et son combat. Du coup, la narration adopte – et ça peut sembler un peu facile certes – le style vu auparavant dans Avengers #13, ce style « page entière de dialogue se situant après les faits, avec le personnage concerné qui se confie sur ce qui vient de se passer »; entrecoupé de passages pleins d’action. Et quels passages ! Le dessin qui ne me convient pas à 100% fait quand même sacrément bien son boulot et offre même quelques moments assez jouissif, avec un Oiseau qui découvre sa nouvelle forme surhumaine (Du coup, je me demande à quoi elle servait avant, vu qu’elle n’avait aucun pouvoir) ou un lancé de Wolverine du plus bel effet. Un chapitre à la fois fun dans son action, et « complet » niveau scénario, avec un développement classique/basique de super-héros, mais efficace et bien intégré.

Pour Iron-Man, on reste toujours dans la même ligné que les précédents: du tout bon ! Même si je ne suis quasiment pas aussi emballé que le précédent, les choses prennent une tournure que j’apprécie grandement. D’un côté, Tony Stark continue de supplier Odin de venir l’aider en utilisant sa forge pour créer des armes de destructions massives, car eh, avant d’être un super héros, Tony est un inventeur de génie. Du coup, en commençant son petit bricolage avec les nains d’Asgard, on retrouve une ambiance détenue, « bon enfant » dans un sens où Tony se fait quelque peu insulter par les nains (Parce qu’un humain ne devrait pas se trouver ici, et que ça les emmerde de travailler pour cette race), se bastonne un peu par la suite avec eux (son ivresse n’aide pas à se contrôler, faut dire), avant de finir tous ensemble autour d’une bonne choppe de bière à l’ancienne. En pleine guerre mondiale à côté, ça fait du bien !

En parallèle, c’est Pepper – la jolie rouquine assistante de Stark –  qui prend le relais en prenant l’initiative d’aller elle-même sur Paris pour y constater les dégâts tout en espérant retrouver Tony, qui ne l’a pas vraiment prévenu de son excursion chez les Scandinaves. Du coup, n’ayant pas encore les habitudes ni la carrure d’un Iron Man, Rescue – le nom de code donné à cette Iron Man au féminin –  va découvrir avec horreur l’étendu des dégâts sur Paris et recevoir même la visite surprise des membres de la HAMMER Industries, alias d’autres armures comme Detroy Steel qui s’est fait rétamé en Janvier… le tout sous les yeux de la Gargouille Grise, qui risque fort d’y mettre son grain de sel. Je ne savais pas qu’elle avait eu droit à sa propre armure (un petit tour sur Wikipédia et on en parle plus) et je dois avouer que c’est une idée qui me plaît: je m’étais toujours demandé pourquoi on n’a pas eu moult variante d’Iron-Man, là où les autres en ont toujours 2 ou 3 (Salut Hulk). Bon, je connais pas tout l’univers Marvel, ils existent peut être, mais… Pepper, la légendaire secrétaire de charme de Tony en Iron-Girl ? Je dis banco ! Et du coup, je trouve ça bien sympathique qu’elle prenne part (sans doute pas la première fois, mais eh, laissez moi débuter) à l’action et laisse entre voir de jolies choses, en parallèle à un Stark bien occupé à picoler…

En somme, un pur chapitre de transition donc, qui souffle un peu, mais qui marche totalement.


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #15, Hulk #37, et Thunderbolts #158 & #159  » )

Grosse ration de chapitre liés à Fear Itself en un seul numéro ! Et globalement, la qualité est là, et s’il y en a pour tous les goûts. Pas aussi bon que le mag’ du dessus, mais quand même plutôt pas mal.

Dans un premier temps, attardons nous sur Secret Avengers #15. Le mois dernier, on s’attardait sur Valkyrie et son utilité dans l’event. Cette fois-ci, c’est au tour de la Veuve Noire, la bimbo de Marvel qui possède le meilleur équivalent qu’elle puisse avoir au cinéma, qui tient le rôle principal. Bucky est mort donc, et c’était son compagnon depuis quelques temps. L’occasion pour Marvel de développer un peu le personnage en lui appliquant directement les conséquence de cette guerre éclaire. Là où c’est intéressant, même si autant « forcé » que la justification de la peur dans Iron-Man #505, c’est le point de vue abordé, qui tacle une grosse tare des comics en général: les personnages qui ressuscitent tous les 3 mois.

En gros, on y parle des journalistes qui jouissent de la mort de Bucky pour faire les gros titres alors qu’à côté, la Veuve Noire (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) tente d’expliquer que OK, chez les héros on a tendance à ressusciter un peu trop souvent, mais que ce n’est pas si positif que ça. A force, ça provoque presque une banalisation de la mort et surtout une angoisse permanente chez les proches du héros en question. Peut-on effectuer convenablement le deuil de quelqu’un qui pourrait revenir d’entre les morts le lendemain ? Peut-on avoir réellement la conscience tranquille quand justement, la mort/la vie peut frapper des icônes quand bon leurs semblent ? Ca n’a beau que durer 20 pages, c’est un point de vue plutôt intéressant à l’échelle des comics et rudement bien mis en scène, et on y croirait presque. Alors oui, comme le dit très bien – pour le coup – Comicblog, c’est une tentative un peu grossière de  » se racheter une crédibilité  » (Ils ont trouvé les mots juste), mais ça marche quand même plutôt bien, malgré un dessin un poil irrégulier.

Concernant Hulk, ce n’est pas un chapitre inintéressant, mais au vu du « système » de publication de Panini, il n’est pas franchement accessible pour le novice que je suis. Okay, dans les grandes lignes, ça se laisse suivre (Rulk arrive là où se trouve la Chose et veut aider les Vengeurs, comme on l’a vu avant) mais on est rapidement perdu sur certains points, notamment l’importance de MODOK vis à vis de Rulk, surtout que le chapitre est finalement très centré sur lui (bah oui, dans un sens, on a déjà parlé de Rulk dans les Avengers des mois précédents). Là où Panini entre en jeu ?

Disons qu’en gros: un hors série sort en Novembre regroupant donc une poignée de chapitre de cette série (et uniquement elle). Puis, le chapitre qui suit se retrouve dans le STARS de Janvier ! Là, j’étais un peu paumé déjà. Puis, après ce chapitre, il y a eu un autre hors série du même genre que le précédent. Puis le chapitre d’après se retrouve donc dans le numéro de Février. Bordélique, n’est-ce pas ? Rulk est un personnage qui m’intéresse un minimum et je suis « prêt » à le suivre, mais Panini n’a pas été très malin pour le coup (ou du moins, avait-il vraiment le choix ? ). Je suivrais donc la série si elle reste régulière dans le magazine, mais il faudrait que Panini se décide sérieusement… Dommage, car le dessin a une vraie belle gueule, avec quelques planches superbes.

Ah sinon, on va aussi parler de mes chouchous ! Les Thunderbolts, en voilà une série qu’elle est bien. C’est fun, barré, bien dessiné (même si pour Fear Itself, on perd Kev Walker, qui déchire un peu pour quelqu’un de nettement moins bon) et ça va directement à l’essentiel: c’est ma raison numéro 1 d’acheter le magazine STARS tous les mois, ni plus, ni moins. Après quelques péripéties dans un château nazi, puis en Irak pour éradiquer une armée de zombie (wtf !), l’équipe se voit rapatrié d’urgence sur le RAFT, une des prisons isolé en pleine mer près de Manhattan pour « super vilain ». Pour rappel, le concept des Thunderbolts: des super vilains qu’on tente de réorienter dans la bonne voie en leur faisant faire des missions délicates pour se racheter une conduite, montrer qu’ils ont un bon fond et veulent redevenir des gens sympas. Sauf que tout le monde n’est pas forcément de cet avis et certains prisonniers aimeraient bien se casser…

Ici le chapitre met donc en scène la destruction de la prison du RAFT (parce que le Fléau faisait partie des Thunderbolts et qu’après récupération du Marteau, il s’est barré en foutant le bordel) et de ses conséquences: c’est la panique, toute la mauvaise graine profite logiquement de cet évènement pour se faire la malle et les équipes des T. Bolts sur place tente justement de les arrêter, tout en sauvant les civils du coin. Du chapitre de transition pur et dur, mais globalement bon: il n’y a pas ce côté déjanté habituel, mais c’est aussi le contexte qui veut ça. On suit donc le nettoyage des décombres de la prison par les différents membres des T. Bolts, chacun à leur manière, tout en constatant que certains vilains vont bien profiter de la situation… Et ça se laisse quand même suivre, mais si  j’espère que l’aspect « serious business » de cette situation ne durera pas trop longtemps.

Le seul reproche que je ferais est à Panini qui a coupé (Mais c’est compréhensible dans un sens) en 2 le chapitre 159, qui faisait exceptionnellement ~40 pages, avec quelques « back-up » comme on dit dans le milieu (des mini chapitres sans grandes importances au sein même du chapitre, étrange concept…) qui ne seront présent que dans le numéro suivant. Et pour être franc, je m’en serais bien passé, car ils cassent un peu le rythme d’une très bonne série…


(Contient les chapitres US:  » Avengers #15, Journey Into Mystery #624 & #625  » )

Comment on dit déjà ? Jamais deux sans trois, c’est ça ? Car rebelote, Avengers #15 poursuit sa très bonne lignée avec un chapitre à mes yeux exceptionnel. Et je suis très sérieux. Je crois tout simplement qu’on a obtenu la recette que j’ai toujours souhaité dans un comic de super héros:

– Ici, on suit l’affrontement éclair entre le Hulk possédé et Spider-Woman/Oeil de Faucon/Miss Marvel et – je découvre – Noh-varr, l’extra-terrestre de la race des Kree, le tout au Brésil. Même si prévisible, on devine de toute façon très rapidement l’issu du combat: notre groupe de héros sera très logiquement dépassé et devra même se retirer de la bataille. Donc ouais, le chapitre se résume encore à de la grosse baston mais bordel. Bordel de merde.
Pour résumer: Chris Bachalo.

En version longue: Il est bien gentil le correct Romita Jr, mais il est temps de redonner les clés au véritable maître des lieux. Chris offre une fois de plus, du peu que je connais de lui, une véritable orgie visuelle, et je pèse mes mots. De ma faible expérience en terme de comics, je n’avais pas autant pris mon pied à lire une vingtaine de page parce que c’est un réel bonheur pour les yeux à chaque instant: c’est incroyablement dynamique, le style est unique (et génial), les dessins toujours parfait même au coeur de l’action, là où un bâclage sauvage aurait pu débarquer sans crier gare. Mais non, la perfection dure de la première à la dernière case, les personnages respirent sans cesse la classe (Oeil de Faucon ne cesse de grimper dans mon estime), Spider-Woman y compris (Je n’aime pas trop son costume, j’avoue) et Hulk en impose encore plus sous le trait de Bachalo, on ressent véritablement sa puissance et c’est CA que je veux quand il y a de l’action dans du comics de super-héros. J’en regretterais presque que la couverture soit faite par un autre (et nettement moins bon) dessinateur, mais Panini fait toujours des choix étranges à ce niveau là…

– Et du coup, un découpage parfait. Une narration géniale. Tout est parfaitement dosé. L’action paraît hyper soutenue, c’est des moments de bravoure toutes les 3 cases, c’est intense; tout en disposant ces petits moments de calme qui refont le point sur la situation et l’état d’esprit de nos héros dans un moment particulièrement tendu, ce qui les rend toujours aussi intéressant à lire (en plus de prendre une grosse claque graphique). Chris Bachalo est un excellent dessinateur à tout point de vue, c’est donc confirmé et c’est peut être même en phase de devenir mon numéro 1, rien que ça.

– Déjà abordé dans les précédents chapitres, l’amourette entre Oeil de Faucon et Spider-Woman est un peu la cerise sur le gâteau, le petit point bonus dans un chapitre qui en a jeté méchamment. Ca se résume en quelques cases, mais c’est du coup parfaitement intégré/discret vu la gravité de la situation et développe donc doucement mais sûrement l’idylle, qui j’espère donnera quelque chose de concret.

Bref, sans difficulté le meilleur chapitre depuis le début de l’event.

Sinon, à côté… Journey Into Mystery. Non sérieusement, j’ai toujours du mal à être totalement emballé par cette série. C’est toujours bien foutu, très « carré » dans le fond, mais plus ça avance, plus j’ai du mal à m’insérer dans son univers qui semble un peu déconnecté du reste de l’event… Ce qui est étonnant vu qu’on parle de nos amis des Asgardiens, un peu centre de la bataille contre le Serpent; voir un peu trop loin des super-héros en général. Loki continue toujours son plan qui semble se dérouler sans accroc, en semant la discorde entre les forces mystiques, du genre Mephisto (le Diable de l’univers Marvel) et Hela, la déesse de la Mort, afin de les détourner de ce qui se passe à côté et leur éviter un pacte avec le Serpent. Il y a bien quelques points intéressants (On apprend quelques petites choses concernant les origines du Serpent, toujours sympa) mais j’ai du mal à voir distinctement où ça veut en venir… Du coup, je reste encore et toujours « neutre » vis à vis de cette série.


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #2  » )

Spiderman continue quant à lui sa bonne montée en puissance (ou presque) avec ce 2ème chapitre, même si on regrette déjà le fait qu’il n’y en ait que 3 au final. Car oui, même si on reste toujours dans ce schéma un peu trop classique et surtout pris et repris en boucle depuis le début de Fear itself; la « progression de la peur », sa position au sein des civils marche plutôt bien en fin de compte.

Spiderman est donc aux prises de Vermine (Un homme-rat, comme l’atteste la couverture), un de ses nombreux ennemis qui a profité de la panique pour refaire surface et tenté de se débarrasser de lui. Je redoutais un combat inintéressant vu qu’on connaissait quand même bien à l’avance l’issu du combat, au vu de la situation et la « promesse » du lien avec Ben Grimm, la Chose transformée en Digne depuis le début. Alors bien sûr, dans le fond, il n’y a aucune prise de risque de la part du scénariste, avec un Spiderman fidèle à ses principes: il souffre toujours autant (et c’est particulièrement bien rendu, ma foi), mais fini toujours par se relever, la rage au ventre, presque par désespoir vu l’ampleur de la situation.

Après, le soufflet (le voilà !) retombe un peu par la suite où l’on enchaîne principalement avec le passage dans l’église, où un fou furieux débarque, arme au poing, prêt à faire feu sur tout ce qui bouge. Spiderman débarque et… vous connaissez la suite. C’est toujours bien construit, Spiderman se montre toujours aussi convaincant dans ses arguments, mais à mes yeux, ce passage aurait dû être inversé avec celui de Vermine, ça aurait davantage accentué la montée en puissance (J’veux dire, autant finir la seconde moitié de cette mini-série uniquement par les badguy) , déjà correct malgré tout. Surtout que le #3 est très bon (Ouf !), à ma grande surprise. J’y reviendrais !

Un chapitre un peu trop classique pour le coup (L’effet « histoire en 3 chapitres » ? Dans le sens où l’on met le paquet/les bases dans le premier, le second sert de transition et le dernier conclut comme il se doit ? ) , mais qui reste avant tout assez bon, avec une bonne tension, plutôt maîtrisé; le tout desservi par une patte graphique toujours aussi bonne et agréable. Du coup, j’aimerais bien voir de quoi est capable ce Mike McKone dans autre chose que du Spiderman. Prometteur !


(Contient les chapitres US:  » Uncanny X-men # 540 & #541 «  )

Petite parenthèse:

Ah, les X-men ! Oeuvre en quelque sorte majeur de mon enfance télévisuelle avec l’excellente (enfin, je crois, j’aimerais bien revoir ça) série X-men Evolution ! Je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de replonger une bonne fois pour toute dans les comics des hommes X, malgré un marché particulièrement dense et très repoussant pour le lecteur. Ou donner de la tête ? En vrac, on retrouve actuellement, sur le marché français, des séries comme X-men, Uncanny X-men, Astonishing X-men, Generation Hope, Uncanny X-Force, New Mutant, X-men Legacy, Wolverine (+ les duos avec d’autres héros pour des minis séries) et je suis sûr que j’en oublie (De tête, c’est déjà pas mal). Passez moi un aspirine. C’est vraiment trop, hélas, mais j’ai du trancher. Le magazine X-men, si toi aussi tu découvre, regroupe Uncanny X-men (apparemment la meilleur selon certains), New Mutant Et X-men Legacy. A partir du numéro de Décembre, tu peux même prendre le train en marche, comme moi, à peu de chose près: un petit arc se met en place pour Uncanny X-men, tandis que les 2 autres finissent le leur, mais reste à peu près lisible, ou presque. Mais le truc sympa, c’est qu’au numéro de Janvier, ces 2 là disparaissent momentanément pour laisser place à Uncanny et au mini-crossover Schism (Pour un ratio de 3/1 chapitres, plutôt sympa), qui bouleversera l’univers des X-men et blablabla. On verra bien ce que ça donne, je chroniquerai ça d’une traite ici quand ça sera fini.

Donc, cette « augmentation de chapitre » juste pour Uncanny tombait à pique et m’a permis de me mettre dans le bain (On resitue à peu près bien le contexte, c’est facile à suivre), et force est de constater que c’est vachement sympa en fait. Dans le fond, la sauce n’a pas beaucoup évolué depuis mes souvenirs d’Evolution, mais pas grave, j’avoue kiffer les comics de super héros, même quand c’est bien mainstream. En vrac, des super pouvoir à gogo, de l’action survitaminée, toujours cette dualité entre les humains et les mutants (Encore plus avec cette histoire d’Utopia qui accentue bien le clivage) qui cherchent à se faire accepter (et c’est en bonne voie, même s’il y en encore du chemin à faire) et une Kitty Pride devenue subitement super bonasse. Mes souvenirs d’enfance en prennent un coup, mais c’était important de le préciser.

La partie Fear itself est du coup du même tonneau. Sans être indispensable à tout prix, l’histoire sert au moins à quelque chose ici, et on lit ça avec doublement d’intérêt, surtout quand c’est bien fait: on y suit un certain « tournant » dans l’histoire du crossover avec l’opposition entre le Fléau (le frérot de Charles Xavier, jadis ennemi habituel des X-men) et les X-men, dirigé par Cyclope. Le Fléau se pointe en direction de San Francisco et fatalement d’Utopia, la ville des mutants. Du coup, Cyclope tente de faire barrage avec son équipe (Le but étant de retirer le casque du Fléau pour qu’Emma puisse contrôler son esprit), même si c’est évidemment plus ardu que prévu… Bon okay, le schéma commence à lasser, on a compris qu’ils vont perdre.

C’est dommage car c’est quand même globalement bien sympa, ne vous méprenez pas: de l’action avec des X-men déchaînés (c’est cool niveau diversité, notamment le passage avec Hope qui se sert de ses pouvoirs mutants pour retirer de toutes ses forces le casque), du rebondissement sympathique (La possession d’Emma Frost sur la fin – une fois le casque retiré – , twist peut être prometteur), un scénario bien construit (On commence par un Fléau particulièrement menaçant et destructeur, et petit à petit, les renforts arrivent pour le premier assaut des X-men, simple mais efficace) et une très bonne patte graphique, constante, avec un bon style (même si n’est pas Terry Dodson qui veut, auteur de certains des précédents chapitres) et une coloration très classe. Rien de tel pour bien retranscrire la puissance et la fureur du Fléau, car ouais, ça a grave de la gueule mine de rien… mais c’est juste dommage que – quand même – avec du recul, ça se passe toujours de la même façon. Un peu de surprise que diable ! Ça n’aurait pas été de refus.

Ah mais quand même, lot de consolation, on y croise un Namor au sommet de son charisme, avec son légendaire slip de bain. Belle cerise sur le gâteau, n’est-ce pas ?


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Uncanny X-Force #1-3 et Fear Itself: Wolverine #1-3 » )

Uncanny X-Force, je ne connaissais pas, je découvre donc sur le tas, et c’est plutôt pas mal dans le principe.

Une team « Black-Ops » (des affaires « sales » mais nécessaire qu’on ne donne pas à n’importe qui) composé de Wolverine (en costume noir), Deadpool (en costume blanc !), Psylocke (la touche de féminité du groupe) et Fantomex (Au sympathique design d’ailleurs, j’aime), qui va cette fois-ci s’occuper d’un groupe terroriste Anti-mutants (les Purificateurs) qui vont bien évidemment profiter de la situation pour passer à l’action, en exécutant un mutant en public par exemple. Okay, c’est du vu et revu niveau scénario mais c’est relativement correct comme mini série !

Bon, oui, vous l’avez deviné: le rapport avec l’event ? Faible. Tout comme le scénario. Mais pas (trop) grave, parce que c’est globalement cool à lire. Pas extraordinaire, il manque encore quelques trucs pour vraiment cartonner (Un scénario mieux imbriqué à l’event ? Moins manichéen peut être ?), mais on a une bonne dose d’action (malgré un départ un peu lent), des personnages qui puent la classe, poseurs; un Deadpool limite plus drôle/déjanté que dans sa série régulière, et c’est violent comme on les aime. Basique, mais suffisamment efficace malgré quelques soucis de rythme.

Et puis c’est super beau. Ca a un style très… propre (trop peut être ?), mais c’est hyper carré, toujours soigné et ça a une sacrée gueule (cette coloration !), avec un Deadpool plus resplendissant que jamais ! A la limite, le truc qui me dérange un peu, c’est l’esthétique de la série. Pas qu’elle soit mauvaise, que je la trouve de mauvais goût, mais tout en l’appréciant, voir un Wolverine noir, un Deadpool blanc, Fantomex qui utilise des technologies extraterrestres aux tons violets/rouges en étant lui même en costume blanc et j’en passe;  ça donne une drôle d’impression. Tout en étant super beau. J’en viens à me demander si la série régulière est du même acabit… Mais ça se laisse lire avec plaisir !

Quant à la partie Wolverine…

C’est médiocre. Comme toujours, pas de gros rapport avec l’event. On développe quelque peu la relation qu’entretient Wolverine et sa copine journaliste et ça aurait pu donner lieu à un bon petit point de départ pour une histoire très tournée vers le point de vue des journalistes accompagné de Wolverine par exemple. C’est un peu le cas… mais on retombe vite dans un scénario nettement plus manichéen où Wolverine se voit aux prises d’une vilaine organisation qui veut lâcher une bombe sur Manhattan.

Pourtant, c’est sympa dans le principe, ça aurait été une occasion de faire vivre une aventure un peu « épique », où on alternerait un Wolverine qui donne tout ce qu’il a pour empêcher le largage de la bombe pendant que sa nana fait ce qu’elle peut pour prévenir les autorités, les civiles, organiser une évacuation, un truc comme ça… Et si on en est proche, le résultat peine à convaincre. En fait, de manière générale, cette mini-série sent le bâclé. On n’y croit pas, on s’ennui, l’action manque cruellement et les méchants n’ont pas de charisme et semblent encore et toujours sortis d’une pochette surprise. Et puis c’est laid. Okay, j’ai été méchant, mais la première image (la 2ème dans les miniatures) que j’ai linké plus bas est assez équivoque. C’est mal dessiné, c’est constamment bancal avec quelques trucs réussis, pour beaucoup de ratages, notamment les visages (mais si vous avez cliqué, vous l’aurez remarqué). Et ça gâche beaucoup de chose. J’avoue que j’ai été naïf ! Quand j’ai vu la couverture, ça donnait envie, car c’était beau, ça promettait quelque chose d’épique, pour me répéter, mais j’ai rapidement appris qu’une couverture n’est pas toujours faite par le même dessinateur… Bref, je le saurais maintenant. A oublier de toute urgence.

Du coup, le magazine n’a qu’un demi-intérêt. X-Force est sympathique (sans être transcendant non plus) et Wolverine est un peu pourri. Du coup, ça donne une moyenne… très moyenne. Carrément dispensable oui.


(Contient les chapitres US:  » Fear itself: Deadpool #1  » )

Même si irrégulière (aussi bien en terme de publication française qu’en terme de qualité), je l’aime bien ce Deadpool. C’est un personnage funky, décalé et souvent drôle, qui apporte le petit vent de fraîcheur parfois nécessaire dans l’univers si viril des comics de super héros. Le voir dans sa propre mini-série pour Fear Itself m’a pas mal emballé (le potentiel est grand) et une fois en main… c’est… assez particulier, vis à vis de ce que j’ai eu l’habitude de lire jusque là et à quoi je m’attendais. Pas mauvais pour autant, mais déroutant dans un sens.

Pour faire simple, disons qu’on change un peu de « style d’humour », comparé aux aventures précédentes du même magazine, changement de dessinateur/scénariste pour l’occasion oblige. Même si ça restait très « con-con » avant, on avait quelque chose d’assez « simple », plus conventionnel. Ici on vire carrément dans quelque chose de très… burlesque. Attendez, je vous explique. Les prémices du scénario (aussi maigre soit-il, mais c’est assumé) montre un lien assez faible avec Fear Itself (et ça peut constituer le principal défaut dans un sens) malgré les premières pages qui nous rappellent ce que l’on doit savoir: Alors que c’est le bordel à côté, Deadpool décide de faire croire à un super vilain has been un peu stupide qu’il possède un Marteau magique (comme les Dignes) et qu’il pourra détruire ce que bon lui semblera. Le but de Deadpool étant de se servir de ce subterfuge pour pouvoir l’arrêter à temps et récupérer tout le mérite de cette arrestation finger in the nose. Dans le nez… pas si sûr. Mais ça, ça sera pour le prochain numéro.

Donc on rentre très vite au coeur du sujet et là… Où est-ce que j’ai atterri ?

On vire dans quelque chose de très kitsh visuellement, avec un humour qui part dans tous les sens, ça se prend encore moins au sérieux qu’auparavant. Le scénario n’a donc – ni plus, ni moins – ni queue ni tête, tout semble sorti aléatoirement d’une boite à idée, à commencer par l’ennemi principal de Deadpool, le Morse. Tout droit venu des années 70, il aurait peut être dût y rester… Mais il tranche énormément avec ce que l’on voit habituellement de nos jours, y compris (et encore plus) avec ce qui se passe à côté. C’est donc lui le dindon de la farce de Deadpool, celui qui servira de running gag principal à cette série. Car c’est bien là le côté fendard de la chose (et qui marche pas trop mal): voir comment Deadpool va se moquer de ce benêt de Morse, qui croit dur comme fer être devenu un Digne !

Grosso modo, c’est un chapitre plutôt moyen, mais principalement parce qu’il tranche assez radicalement avec les précédents et on regrette quand même l’absence de véritable lien avec Fear itself, alors que c’est quand même plutôt fun à lire (encore plus par la suite, je vous assure !). D’autant que le dessin n’est pas mauvais, bien que ne mettant pas souvent les persos « humains » (sans masque en gros) sous leurs meilleurs jours, avec presque une volonté de les rendre moche (Je sais que ce n’est pas un canon de beauté mais le Deadpool sans masque est assez horrible). Une introduction pas évidente, mais qui vaut quand même le coup en se forçant un peu…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Black Widow, Fear Itself: Monkey King, Fear Itself : FF et Fear Itself: The Homefront #5-7  » )

Alors en vrac, car je ne vais pas m’attarder longtemps dessus vu la qualité globale:

– Pour la Veuve Noire, je ne comprends pas. Oui, c’est mauvais. Ce n’est pas franchement bien dessiné (j’aime pas le style on va dire), et l’histoire n’est strictement pas intéressante. Mis à part le fait que l’histoire tourne autour de terroristes qui officient sur Marseille (!), on n’en a strictement rien à cirer des histoires de la Veuve Noire, moins sexy que jamais à cause de son dessin (allez, la couverture est très cool, mais comme d’hab: c’est un autre dessinateur). Du cliché sur patte (le passage avec le geek, obligé ?) et un coéquipier sorti de nul part et tout naze esthétiquement, font qu’on n’arrive vraiment pas pourquoi ce chapitre existe. En fait, ce sentiment est d’autant plus renforcé (J’ai envie de dire « Le mot est faible » ) quand on repense au Secret Avengers #15. Pourquoi c’est pas LUI, le chapitre dédié à la Veuve Noire ? Pourquoi une histoire intéressante dédié au personnage ne fait pas parti du one-shot spécial event alors que c’était l’occasion ou jamais ? Décidément, certaines choses m’échappent dans les lois du marketing comics…

– Le FF est plutôt bon, mais je me retrouve face à une drôle d’incompréhension. On parle quand même des FF (Future Fondation, le nouveau nom temporaire de la série des 4 Fantastiques), dont un des membres fait parti intégrante de l’histoire de Fear Itself, et… ils ne trouvent à faire qu’un seul chapitre dessus ? Alors peut être que la série en elle même était « trop lancée » pour que l’auteur face une parenthèse F.I (C’est fort probable en fait), mais on sent un drôle de sens des priorités alors qu’il y avait quelque chose à en tirer sur le papier. En vrac, Susanne, Richard ainsi que l‘Homme Dragon, tentent d’arrêter Ben Grimm fraîchement devenu un Digne, chose qu’ils n’arrivent pas à faire malgré les nombreux efforts. Puis vint intervention de l’ex-femme de Ben à la fin, pour tenter de le raisonner. En vain, again. Et puis après… plus rien. Dans les autres chapitres, on ne nous rappelle jamais (pour le moment en tout cas) où se trouve le reste des Fantastiques, alors que c’est leur pote dont il est question… Ca serait comme faire d’un X-men un grand méchant, et ne de voir aucun autre X-men à ses côtés/contre lui pour l’arrêter. Ca n’a aucun sens… Puis ce chapitre arrive trop tard. Il aurait été cool en introduction/première vague, mais 3 mois après, ça fait un peu pavé dans la mare

– Le Monkey King est… je ne trouve pas les mots. C’est pire que tout. Fear itself est en fait l’occasion d’inventer des personnages complètement useless et tout pourri, au design fini avec les pieds et surtout complètement inintéressant au niveau du background. Vous cherchiez un rapport avec l’event pour ce personnage ? Il n’y en a pas. Enfin si, dans l’Avengers Extra du mois de janvier, avec Iron Man 2.0. En fait, le personnage a été introduit aussi vite qu’il est reparti durant les chapitres F.I de l’homme de fer black. On n’y voyait pas vraiment son utilité (en plus du passage dans lequel il se trouve, cf mon article dessus) mais ça aurait pu s’arrêter là, car ça n’en valait pas la peine. Qu’est-ce qu’on pouvait en tirer ? Eh bien on a du se poser la question chez Marvel et il a fallu qu’ils y dédient quand même un chapitre complet pour conter ses origines ! Sur un personnage qu’on ne reverra sans doute plus jamais par la suite (comment peut-on espérer qu’il s’impose, sérieusement ?) et qui ne nous intéressera pas, vu qu’il n’apporte rien de bien concret. Surtout que ses origines, son histoire et compagnie, c’est quand même pas mal bidon (Oui, blabla légende du roi des singes, mais c’est tellement forcé…).

Bref, je m’appelle Marvel et j’ai pondu un bel étron.

-Quant au Homefront, il est … pas si mal, même si là encore: problème en vue. Le soucis vient du fait que, lecteur français comme moi qui prend le train en marche; on ne sait absolument pas à qui ont a affaire, et d’où sort le scénario (Il se place quand ?). On retrouve donc Spider-Girl (je savais pas que ça existait), Amadeus Cho (Le Prince du Pouvoir, wtf ?), la jolie X-23 (Merci MvC3 ! Même si elle a moins de charme ici que dans le jeu…), Power-Man (Le quota ethnique ?) et Thunder-Strike (Le Mini-Thor) ; petit groupe d’ado qui débarque en pleine mer sur un bateau après une téléportation ratée et que se font attaquer de toutes parts par des ennemis sortis de nulle part eux aussi. Et c’est grave le bordel. On est toujours un peu perdu, malgré quelques tentatives de resituer la chose. Mais la resituer où ? Car là encore, ça commence à être lourd, le lien avec F.I est super maigre. Même pas la trace d’un digne ! C’est dommage car sur le coup, l’ambiance « Teen » n’est pas si désagréable, ya un peu d’action avec quelques passages jouissifs (Le combo Power Man/X-23 fait des merveilles, j’en redemande !) et des ennemis badass. Bah ouais, des requins sur patte géants samourais, ça ne court pas les rues ! Mais cette histoire sort tellement de nulle part…


(Contient les chapitres US:  » The Deep #1-4, The Fearsome Four #1-4, the Homefront #3, Tomb of Dracula: Throne of Blood et Heroes For Hire #9-11  »  )

Et finissons donc sur le gros pavé. Le gros pavé qui fâche, ouais. Car comme on pouvait le regretter, les Monsters regroupent les séries qui n’avaient absolument pas la place d’être dans un autre magazine, ni vendues seules, quelque soit la forme. Mais qui dit série « spéciale » (Car mettant en scène des personnages peu courants par exemple), dit aussi, potentiellement, série toute pourrie, car tellement hors sujet que ça en devient du pur remplissage/quota de comics pendant un crossover. Et donc ouais, là où je veux en venir, c’est qu’il y en a ici-même, même s’il y en a un à sauver.

The Deep: La meilleure histoire du pavé, assurément ! Et je regrette vraiment que Panini l’ait publié dans un tel recueil, parmi pleins de trucs pas très bons. Je l’aurais acheté (et absolument pas regretté) sans problème. En gros, c’est surtout – enfin ! – l’histoire de l’équipe de Namor et de Dr Strange (on part donc sur de TRÈS bonnes bases, je kiffe pas mal Namor et son côté macho 200%), accompagnés par la suite du Surfeur d’Argent (yeah !), Lyra, la fille de Hulk (Ah ? Mais why not, design plutôt sympa) et de Loa, la jolie rouquine qui sort de je ne sais où, mais elle est bonne, je valide ! Ca c’est une équipe qui en impose ! Et ça fait plaisir de suivre les aventures d’une équipe charismatique, ce qui n’est pas donné à tout le monde, voir plus bas….

Et tout ce joyeux monde va gentiment se bastonner contre Attuma, un badguy aquatique qui a reçu son marteau pour Noël. Le « Enfin » fait surtout référence au fait qu’on voit souvent Attuma en mode « résumé » à côté, mais qu’aucune série principale ne s’y est penché sérieusement. Du coup, j’étais bien content de le voir à l’oeuvre, surtout avec un roster plus que sympathique chez les gentils. Et c’est donc carrément sympa en fin de compte: on va à l’essentiel, les persos sont charismatiques, le dessin est carrément bon et constant, on a de bonnes castagnes aquatiques (et mine de rien, c’est toujours sympa de changer de milieu pour varier le style de combat), des passages over-the-top avec des monstres géants et du coup, un bon rythme de croisière. On va pas chercher loin, mais c’était rudement efficace. Et puis le Surfeur d’Argent qui surfe sous les mers, c’est toujours rigolo comme concept.

The Fearsome Four: Là encore, pleins de potentiels qui finissent – hélas –  par un beau gâchis. Mais j’insiste. Pourtant, le concept m’a bien plu, en partie tout du moins: l’Homme-Chose (le monstre des marais quoi) se nourrit de la peur des gens et en devient plus dangereux d’heure en heure. Pour l’arrêter dans sa folie naissante, on ne fait pas appel aux héros classiques – plus occupés ailleurs – mais à un groupe qui s’est formé sur le tas: She-Hulk qui passait par là, et Howard The Duck. The Fuckin’ duck ! Je connais pas grand chose de lui, mais je l’aime bien, il est tellement décalé dans l’univers Marvel (pour rappel, dans Civil War, le gouvernement préfère ignorer son existence vu sa nature) qu’il en devient attachant.

Et puis les ennuis commencent… Le groupe est rejoint par 2 autres héros dont je me serais bien passés: Nighthawk, un humain déguisé en super-héros, mais sans la moindre capacité spéciale et surtout… Frankeinstein. Mais qu’est-ce que c’est que cette idée ? Dans tous l’univers Marvel, il n’y avait pas plus… charismatique ? Un personnage qu’on pourrait un peu mieux intégrer que ça ? Car même à ce niveau là, le personnage sort de nul part. Pire encore, le reste du récit vire rapidement dans le n’importe quoi. Mais genre total. Et vas-y que je parle de voyages interdimensionnels dans tous les sens, qu’on y invoque même des personnages de façon totalement random (Psycho-Man ? Pourquoi LUI ? Ou la présence de Spiderman/Hulk/Ghost Rider et Wolverine sur la couverture, qui est assez trompeuse d’ailleurs, ils sont loin d’être importants/utiles/présents) et qu’on te sorte de longs discours sur le courage à ne pas perdre lorsque la peur s’installe, pour finir sur tout sauf ce que l’on pouvait en attendre….  Bref, ça rend le récit totalement confus, bordélique et limite désagréable à lire.

Et dieu que c’est laid, encore une fois. J’ai jamais vu un comic aussi mal branlé à ce niveau, avec des artistes différents toutes les 10 pages sans jamais réussir à pondre un truc convenable. Howard est toujours moche (alors que dans Civil War, son style franco-belge lui allé à ravir), She-Hulk ressemble vraiment à un bonhomme mal gaulé, perdant toute once de sensualité qu’on pouvait parfois lui trouver. Les 2 autres ne s’en sortent pas mieux, mais vu leurs designs à l’origine… Bref, le massacre continue jusqu’au bout, la sensation de torchage est toujours là. Amère déception, le pitch de base était SIMPLE, ça aurait pu donner quelque chose de vraiment sympa avec un bon dessin derrière, mais c’est parti en sucette d’une manière assez violente.

– Dracula: Mais qu’est-ce que ça fout ici ? Quel rapport y a-t-il avec l’univers Marvel ? Oui je suis au courant qu’on aura prochainement droit à un Hulk vs Dracula et ça peut être excellent, pas de soucis la dessus, mais ce chapitre introductif au personnage…. ne sert à rien. La raison est simple: alors qu’on aurait pu se contenter d’un chapitre racontant la vie de Dracula à notre époque, à quelques heures des évènèments de Fear itself, avec un résumé de son histoire, ses rencontres avec les autres super -héros (imaginons) par le passé et tout, et tout… On le voit brièvement dans son château, discutant avec un de ses sbires, puis il lui raconte son histoire, sa naissance (en soit, pourquoi pas). Mais… à l’époque des samourais. Première incompréhension. Alors on persévère, on se dit qu’on va voir le lien assez rapidement avec l’event, parce que sinon, quel intérêt ? Et on arrive à la dernière page et là, le constat: c’était pas très bien dessiné, l’histoire n’a donc strictement aucun rapport avec Marvel/Fear Itself et ce n’est même pas intéressant malgré tout (Pour résumer, Dracula c’est juste un samourai qui se fait mordre par un vampire, wouhou !). Le remplissage à son meilleur, en somme.

En fait, et c’est sans doute ça dans le fond, il est possible que ce one-shot fût rétroactivement intégré dans l’univers Marvel pour pouvoir faire la mini série suivante avec Hulk. En gros, l’idée de ce one-shot n’était pas de parler d’un Dracula dans l’univers Marvel, mais d’un Dracula random au pays des samouraïs. Puis l’histoire a été récupérée/bricolée à droite à gauche par la suite pour qu’elle puisse être refourguée durant l’event. Donc ouais, en gros, Panini aurait du la zapper, c’est ennuyeux et ça n’apporte rien, encore plus dans un gros pavé comme ça, où l’on aurait sans doute mieux remplit ces ~30 pages de vide.

– Homefront : « Cardiac ». Centré sur un personnage que je ne connais pas, le chapitre se lit aussi vite qu’il s’oublie. Dans le fond, tout n’est pas à jeter – à commencer par le dessin, très joli mais ça dure même pas 10 pages, on ne sait pas trop à qui on a affaire et à peine on a le temps de s’installer qu’il faut repartir. Ça sent le projet rushé (mais bien dessiné quand même) pour meubler à mort. Dommage.

– Heroes For Hire : J’avais eu un petit aperçu de cette équipe durant la période Civil War et je n’avais guère accroché au concept. C’est assez… particulier. Surtout niveau design. Rebelotte, c’est pareil ici, et ça passe encore moins bien, parce que tous les crossover ne peuvent pas tous avoir le même niveau qu’un Civil War, eh. Ce n’est (encore une fois, ça commence à être lassant) pas super bien dessiné (Il y a une sorte de style 90′ pas super agréable qui s’en dégage), l’histoire n’est pas bien intéressante même si elle montre un peu plus ce dont on est en droit d’attendre d’un tel crossover (Au niveau des lieux traversés, on reste au moins en terrain connu). Mais un peu comme le titre l’indique (certes), on se retrouve vraiment avec des héros de seconde zone sans la moindre once de charisme (Le dessin n’aide pas, du coup. Pauvre Electra…). Tout fait vraiment seconde zone dans cette série (les personnages, leurs ennemis, les situations), sans jamais que ça soit accrocheur. C’est vraiment un univers très… repoussant, en plus d’être mal dessiné (j’insiste !).

Beh, de quoi finir un pavé pas vraiment comme on l’aurait voulu, d’autant que pour reprocher encore une petite chose, mais à Panini cette fois-ci: pourquoi un tel prix ? C’est assez délirant de vendre un bouquin d’une telle taille certes, mais avec une qualité de papier/taille inférieur à celui d’un Deluxe pour… le même prix ?!  Alors, ça reste de la bonne qualité, mais elle est différente. Donc pourquoi pas un prix différent ? Je me demande parfois si ce n’est pas une erreur qu’ils ne remarqueront jamais…


Voilà voilà, pour ce mois plus que chargé et hélas, pas proportionnel en qualité. Du coup, pour le prochain gros crossover en VF (le Avengers vs X-Men qui débute le mois prochain en V.O), je ferais davantage attention à la composition de la checklist des chapitres, histoire de repérer d’avance les potentiels chapitres de remplissages, pour ne pas faire 2 fois la même erreur ! Mais dans tous les cas, on se retrouve donc dans pas longtemps avec la fournée de Mars, une fournée biiiiien plus calme, de meilleur qualité (ouf), avec comme seul hors série, le Marvel Knight dédié au Ghost Rider ! (Eh, ça peut pas être pire que le second film)

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #2

Fraîchement arrivé en Février, il est donc temps de passer au résumé de l’actu Fear Itself du mois de Janvier ! Ca n’a pas changé depuis le mois dernier, je compte toujours faire un petit résumé (De l’histoire et un avis complet dessus, bien sûr) à ma sauce (de débutant en comics mainstream de super héros, rappelons-le) des parutions liées à cet event de l’année 2011 aux US. Pour le coup, j’améliore aussi un peu la présentation du truc pour une meilleure lisibilité (Attention à l’indigestion de pavés) et surtout l’ajout de mes 2 types d’alertes: Une « Alerte Qualitay » pour un truc vraiment bon, qui vaut le coup à mes yeux, et une « Alerte Cacalitay » (L’image vient de ), pour au contraire vous « prévenir » d’un mauvais chapitre, voir tome à éviter dans certains cas. L’ancien article se voit d’ailleurs mis à jour avec ce principe. Bonne lecture !

Reprenons donc cette deuxième vague avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #3  » et  » Fear Itself : The Homefront #3, #4  » )

Autant le dire tout de suite, le chapitre Fear itself 3 (et non le tome en lui-même) confirme sans doute la qualité de cette série jusqu’au 7. J’veux dire, je sais déjà que chaque tome sera très probablement sur le même moule du précédent et… dans un sens, ce n’est pas pour me déplaire: le dessin est toujours aussi joli, et on a toujours ce rythme très élevé, où tout va très vite, où il semble s’y passer beaucoup de chose. Mais… peut être trop. C’est là que le bât blesse, même si la lecture reste agréable.

Le gros soucis de l’histoire principale de cet event, c’est qu’on ressent trop le fait qu’il est là juste pour vendre les ties-in à côté. L’histoire y est continuellement résumé à l’extrême dans la majeur partie des 20 pages de chaque chapitre: dans le fond, c’est bien d’avoir un résumé, mais ça n’accentue que trop cette impression de manquer beaucoup de chose, ce qui nous pousse forcément à acheter les ties-in… Heureusement que c’était prévu dans mon budget, mais je dois avouer que je plains d’avance ceux qui achèteront le Deluxe (Généralement une compilation des chapitres principaux de l’event, et non des ties-in qui ne sont quasiment jamais réédités) dans 2 ans, sauf cas exceptionnel comme Civil War (dont l’histoire principale ne se suffisait pas à elle-même à mes yeux, ce qui fait qu’on retrouvait certains ties-in même dans l’édition Deluxe, afin d’offrir une histoire compréhensible… Ce qui n’est pas le cas de tous les autres, cf House of M (Dont la récente réédition n’offre que les chapitres principaux) ou Secret Invasion tout récemment (Prochain arc sur la liste d’achat !) ).

Car là est l’autre conséquence de cette construction du récit: lorsqu’ils développent le scénario principal, tout est… torché en quelques pages, vu qu’ils n’ont plus la place pour. On a l’impression de stagner de page en page avec les résumés (sans que ça soit désagréable, mais bon, ce ne sont que des résumés) et une fois dans le coeur du sujet, paf, 4 pages plus loin, c’est fini. Encore plus dans ce tome 3 avec la mort d’un personnage bien particulier… Que tout le monde aura sans doute deviné (sinon, pourquoi cette couverture ?). Mais ouais, disons le clairement, cette mort est bâclée.

Si le dessin a vraiment de la gueule, on ne peut pas en dire autant du découpage, qui nuit à tout effort de mise en scène dramatique. Le combat final semble être lui même un résumé (Une case, le perso prépare son attaque, la case d’après l’adversaire est déjà à terre après avoir pris cette attaque ?! Manque pas quelque chose ? Je sais bien qu’on parle de comics, mais quand même… Effet « fallait tout rentrer dans 20 pages » ?) et surtout, la finalité du combat est… idiote. Il y a un mort, oui, en soit pourquoi pas mais ! Le problème vient du fait qu’on n’y croit pas, la mort est tellement trop facile (tout est torché en 3 réelles pages), tellement honteuse (on parle quand même de super héros, hein) que ça gâcherait presque la lecture du chapitre. Heureusement que le chapitre d’après (déjà entre mes mains) se révèle bien meilleur, mais nous verrons ceci le mois prochain…

C’est dommage, car à côté, j’ai toujours autant de sympathie pour les Agents d’Atlas !

Suite du mois dernier, on suit toujours leurs péripéties chez les nazis pour récupérer le fameux livre utilisé par feu-Crâne Rouge durant la seconde guerre mondiale. Le problème cette fois-ci: Jimmy, leur chef, découvre que – comme on a pu le comprendre via le prologue du mois d’Octobre – les pages de ce livre ont été faites en… peau d’Atlante torturés. Ce qui pose problème, vu que l’un des membres de l’équipe est… une Atlante. Namora, la cousine de Namor, l’un des premiers super-héros Marvel.

On approfondi quelque peu les relations entre les membres de l’équipe, leur façon de régler les soucis, notamment du tandem Jimmy/Namora en conflit à cause de ce que Jimmy a trouvé dans ces catacombes nazis. Parce que d’un côté, il ne veut pas révéler la terrible vérité concernant le livre à sa moitié et de l’autre, Namora ne comprend pas ce refus – justement – alors que la moindre des choses serait de la mettre au courant pour pouvoir en faire convenablement le deuil, tradition Atlante oblige.

Honnêtement, pas grand chose d’autre à dire dessus de plus que le mois dernier, c’est la même recette mais ça a justement le mérite de rester constant jusqu’au bout, ce qui n’est pas donné à tout le monde, surtout pour un tie-in très secondaires dans le fond. Du coup, j’ai pris pas mal de plaisir à lire tout ça, avec cette ambiance délicieusement rétro, des personnages un peu plus approfondis et quand même une petite part d’action à tabasser du nazi, quota oblige j’ai envie de dire. Mais pour compléter/rattraper un peu la déception (relative) du chapitre Fear itself, c’est plutôt idéal.


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #504, #505  »  )

Souvenez-vous: le mois dernier, les premiers pas avec la série The Invincible Iron-Man ne s’étaient pas fait dans la plus grande joie: récit plat, complété (surtout) d’un gros manque de liant avec Fear itself, histoire de justifier vite fait mais pas trop le lien avec l’event. Grosse déception et j’avoue que j’étais un peu sceptique quant à la lecture de ces 2 chapitres. Et pourtant ! Vous l’aurez compris, via l’alerte qualitay, que la barre est franchement bien redressé, et j’ai bêtement pris beaucoup de plaisir à les lire.

La recette est simple: La Gargouille Grise, comme je l’avais expliqué le mois dernier, a été « choisi » comme l’un des Dignes, les créatures qui résultent de la récupération des marteaux Asgardiens sur Terre. Lorsque quelqu’un récupère un marteau, il se transforme en le classique monstre qui ne régit qu’à l’instant et détruit un peu tout ce qui l’entoure. La particularité de cet ennemi, c’est qu’il est… français, et que le marteau s’est écrasé dans Paris ! Iron-Man passe donc à l’action dans la capitale et s’en suit, globalement, une bonne baston qui mettra à mal Tony.

Si le chapitre est si plaisant, c’est pour son…ambiance, en plus d’un (comme toujours) excellent dessin. Sans non plus faire dans le psychologique, on ressent un peu la… peur, au travers d’un Iron-Man qui est dépassé par les évènements (comme beaucoup durant Fear itself, ce qui n’est pas toujours une qualité cela dit, j’y reviendrais) et en devient même terrifié du coup (La Gargouille transforme tout Paris en pierre et, régulièrement, Iron Man explose sans le faire exprès ces statues, d’où le malaise). Sans doute pas une première pour le héros, mais voir l’invincible Iron-Man douter, flipper et le voir même s’enfuir du combat, c’est quelque chose de pas courant à mes yeux et ça rend le déroulement plus intéressant, le personnage tellement plus crédible, plus… humain. La page finale en est la parfaite illustration.

Par exemple, outre l’action « pure », c’était vraiment intéressant de lire l’explication (certes, légère/pas crédible) que donne Iron-Man, alors qu’il perce le quatrième mur pour s’adresser à nous, concernant les fameuses répliques « drôles », un peu beauf parfois que lance souvent certains super-héros en plein combat, parfois de leur vie. Ce n’est pas pour désamorcer l’aspect dramatique pour le lecteur (parce que souvent le comic de super-héros a un ton léger/ce côté pas crédible au vu du concept, donc faudrait pas que ça se prenne trop au sérieux), mais bien pour… lui-même ! Il nous explique alors que, comme Spiderman, littéralement raconter de la merde en plein combat lui permet de ne pas ressentir la peur, de gagner confiance en lui, en prenant lui même les choses à la légère. On se doute bien que ce n’est pas tellement ça à la base, mais ça s’intègre bien dans le contexte et… ça fonctionne, quoi.

Une très bonne surprise et qui rassure pas mal pour la suite (quelques chapitres foirés, je suppose que c’est monnaie courante et qu’il faut bien ça de temps en temps pour relancer la machine) et donne toujours un peu plus envie de lire du Iron-Man. Pas comme son alter ego War Machine, mais ça, vous comprendrait un peu plus bas…


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #14  »  )

Il y a des gens sympa dans le milieu des comics. Alors que le personnage ne doit pas être tout récent, le chapitre des Secret Avengers du mois prend le temps de nous présenter dans ses grandes lignes, le personnage de Valkyrie, la « super-héroine » nordique, dans le groupe secret de Steeve Rogers. J’veux dire, alors qu’on pourrait directement aller à l’essentiel, il est toujours agréable de tomber sur un chapitre qui te remet un peu dans le contexte, repose un peu les bases du personnage « au cas où le débutant passerait par là ». Parfait pour moi donc.

En fait, le truc sympathique dans ce chapitre, même si je n’en suis pas friand habituellement, c’est de retrouver le mythe de la valkyrie (cette divinité qui descend sur les champs de bataille récupérer les corps des valeureux soldats morts, pour les emmener au paradis, le Vahalla) tel qu’on le connaît dans les légendes nordiques, et de le voir appliqué à l’univers Marvel: on découvre que c’est Odin, le père de Thor, qui a convaincu Valkyrie d’en devenir une, pour rendre honneur à son mari de l’époque mort au combat, pour l’accompagner dans un dernier voyage.

S’en suit alors son nouveau « boulot », puisqu’elle vient prêter main forte dans l’attaque des nazis orchestré par Sin et viendra en aide à un « couple » de soldats alliés, dont l’un des membres vient de mourir au combat. La boucle de la Valkyrie est bouclée… Rien d’extraordinaire dans l’absolu, mais ça m’a permet de découvrir un peu le personnage, d’étoffer le background (même si ce point a sans doute dû être déjà abordée) dans un bon chapitre bien écrit et bien dessiné et … c’est déjà pas mal. Pas fan de tout cet univers Nordique (Comme je le disais pour Thor concernant le film), certes, mais quand même une certaine hâte de la voir en action du coup, que ça soit via Fear itself ou non.


(Contient les chapitres US:  » Avengers #14  » et  » Journey Into Mystery #623  »  )

Ne pas se fier à la converture hideuse ! (Si, si, je vous assure, on peut faire du Hulk/simili Hulk classe quand même, comme dans ce qui va suivre…)

Justement, ça concerne Rulk, le Général Ross transformé en Hulk rouge, qui rejoint la tour des vengeurs pour leur filer un coup de pouce envers l’assaut de Ben Grimm sur cette même tour. Grosso-modo, ça se résume comme ça… Et je dois reconnaître que je suis toujours aussi fan de la narration et du rythme qui découle des pages des chapitres Avengers. Enfin, façon de parler vu que j’ai découvert ça le mois dernier. Maiiiiis, on retrouve toujours cette patte si particulière d’un côté, entre découpage très régulier façon « BD franco-belge » où tout est centré sur les personnages qui commentent « l’action passée » (en fait, l’interview débutée dans le chapitre précédent semble se passer après Fear Itself, au moment où tout est redevenu au calme, faisant passer le combat avec Hulk comme une sorte de flashback) et montre à quel point Rulk étant un bon combattant, ce qui augmente encore plus la sympathie envers le personnage.

Seul « bémol », on ne retrouve plus Chris Bachalo, mais John Romita Jr, que j’avais découvert il y a quelques années via Kick Ass. Si j’y avais grandement apprécié son dessin, ça passe légèrement moins bien dans ce chapitre d’Avengers. On sent bien qu’il tente d’imiter le style de Baccalo (que ça soit dans le découpage ou le « style »), mais se révèle un peu moins efficace durant les passages de purs dialogues, les visages étant nettement moins fins, moins réussis, la coloration moins… chaleureuse. Enfin, tout est relatif, car il se rattrape avec un certain brio juste après.

Pas forcément très fin comme chapitre, mais l’essentiel se situe dans le combat qui oppose Ben Grimm devenu un Digne contre le Hulk Rouge, souhaitant donc aider les Vengeurs. S’en suit un combat particulièrement violent où le talent de Junior prend tout son sens à mes yeux: c’est à la fois dynamique pour du comic, on ressent une vraie sensation de puissance dans l’échange de gnon de la part de ces 2 gros colosses, et le tout entre coupé des commentaires élogieux des autres vengeurs renforcent l’impression d’assister à un grand combat, où Rulk y met toute sa hargne. 20 pages jouissives à lire.

Quant à Journey Into Mystery, il continue son petit bonhomme de chemin, dans la droite ligné de son prédécesseur. Un peu plus compréhensible dans l’ensemble (On suit toujours les aventures du jeune Loki qui profite du remue-ménage occasionné par le Serpent pour monter son propre plan pour revenir sur le devant de la scène, en cherchant à libérer son frère Thor par la même occasion), le récit reste toujours autant empreint d’un certain aspect onirisme. Comprendre par là qu’il donne toujours cette impression d’être parfois métaphorique avec ses dialogues lourds de sens (Ah, cette fameuse pie mystérieuse) surtout couplé par l’excellent dessin (Toujours très « peinture » ) mais qui accentue cette démarcation avec les comics de super-héros que je lis habituellement. Bref, c’est toujours sympa quand même et ça me permet de me familiariser avec l’univers nordique qu’on ne voit pas si souvent que ça, mais parfois, je me sens un poil largué, j’ai du mal à rentrer dans le … trip. Ouais, on peut voir ça comme ça, c’est vraiment un trip dans l’étrange…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #1  »  )

Spiderman est sans doute un des supers-héros Marvel les plus connus et, je pense, les plus appréciés du lot. Il est populaire via ses itérations TV en dessin animé ainsi que par son (franchement bon) passage par la case cinéma avec la trilogie de Sam Raimi, qui avait d’ailleurs en partie réussi à relancer l’attrait pour les films de super héros. Plutôt pas mal pour un gars en rouge et bleu qui se colle aux murs. Et forcément, j’étais là. J’étais dans ce public visé à l’époque, autant par le dessin animé qui passait sur TF1 chaque Mercredi que par les films qui m’ont vendu du rêve. Fatalement, j’ai toujours eu cette grosse sympathie envers le personnage, tellement cool, tellement stylé pour un super-héros, et ce, encore aujourd’hui.

Pour la petite parenthèse sous spoiler, si toi, lecteur, tu passais dans le coin, à lire cet article et que comme toi, tu kiffes l’homme araignée et que tu voudrais surtout relire un peu de comics Spiderman en kiosque, voilà la procédure à suivre (c’est plutôt le bon moment justement).

Balance ton pavé »

En janvier, le numéro contenant le chapitre 1 de Fear itself Spiderman était le numéro 144, pour resituer. Forcément, là, tu te dis qu’avec tant de numéro, difficile d’avoir envie de se mettre dedans en cours de route et je te comprends très bien, je suis passé par là. Puis, après renseignement, la lumière semble arriver au bout du tunnel interminable des publications françaises: il faut prendre à partir du 142. Pourquoi ?

Parce qu’au 142, il y a une sorte de reboot de l’histoire. Attention ! On ne parle pas d’un réel reboot, dans le sens « réinventons l’histoire de parker » (surtout qu’on parle de l’univers principal, celui qui existe depuis les années 60, les Ultimates Spiderman s’en chargent très bien de leurs côtés), mais de repartir sur de nouvelles bases, sans totalement oublier ce qui s’est passé avant. Pour bien résumer, sans trop de spoiler (mais quand même nécessaire): Durant Civil War, peu après que Peter ait révélé son identité secrète au grand public, la tante de Parker se fait tirer dessus par le Caïd, un des grands méchants de Spidey. Elle est aux portes de la mort, elle ne semble pas pouvoir s’en sortir malgré les tentatives de soins des médecins… Parker, désespéré, signe… un pacte avec le diable. Ou Mephisto, dans l’univers Marvel. Pour ramener à la vie sa tante, Peter devra faire table rase du passé: Mephisto effacera de la conscience collective qu’il est Spiderman pour tout le monde mais surtout, annulera toute relation avec Mary Jane, alors ensemble (et marié) depuis longtemps.

Du coup, après ce « reboot », Peter se retrouve avec son statut d’étudiant fauché (le Daily Bugle n’étant plus ce qu’il n’était), mais sa tante est vivante et il s’est même retrouvé une copine sympa.C’est donc à partir de ce point de commence le numéro 142 (l’évènement s’appelle « Big Time« ), sur un nouveau « statut quo » qui permet de prendre assez facilement le train en marche. Bien sûr, je me répète mais rien n’est oublié par rapport à avant et il y a parfois des références à certains évènements passés, mais rien de bien méchant. Puis surtout, c’est de la qualité (je pourrais coller une alerte d’ailleurs): un dessin très « d’jeuns » mais dynamique, pétillant et des récits classiques/mainstreams dans leur forme (du Spidey pur jus quoi) mais terriblement accrocheur et fun à lire, pile poil ce que je voulais. Je recommande chaudement.

Continuant sur la lancée de ce que l’on a pu voir avec les chapitres d’Invincible Iron-Man plus haut, Spiderman verse aussi dans le récit racontant comment la peur se propage et se manifeste dans le monde de Marvel. Nous sommes à New York, et avec l’arrivée des différents marteaux, la panique s’est installée dans la population. Les gens deviennent violents entre eux, ne se font plus confiance… Des couples se séparent, des accidents arrivent plus régulièrement et ça pousse même certaines personnes à se suicider. Mais Spiderman est là pour veiller au grain. Ou presque, car il reste humain avant tout et il se retrouve donc aussi déboussolé par tout ce qu’il se passe.

Ce chapitre est une bonne introduction de Spiderman dans la tourmente de Fear itself. C’est – fatalement – très sombre, avec des gens désemparés qui vont jusqu’à faire des choses qu’ils n’auraient pas imaginé jusque là et un Spiderman qui tente tant bien que mal de gérer tout ça. Une fois n’est pas coutume pourtant, on ne retrouve pas l’humour si… fin de Spidey. Il a peur, n’arrive pas – justement – à sortir ses blagues pour se « décontracter » comme l’avait si bien expliqué Iron-Man. Les gens se retournent contre lui, se méfient de lui jusqu’à ne plus lui faire confiance. Et ça marche plutôt bien dans l’ensemble: outre un joli dessin, c’est globalement une bonne lecture, bien structurée, avec une certaine progression dans la peur qui envahi New York et Spiderman jusqu’au cliffhanger final, quoiqu’un peu trop convenu dans le fond.

J’aimerai me tromper, mais je ne pense pas que l’arrivé de cet ennemi opportuniste (coup classique de « la peur déstabilise les gens, profitons-en ») change quelque chose au schéma « baston – spidey en difficulté – intervention de quelqu’un d’autre qui y mettra fin » . Je pourrais aussi, ce qui fait qu’il frôle de peu le macaron qualitay, reprocher (et encore) le fait qu’au final, on a un peu de mal à croire à cette peur. J’veux dire, tel qu’elle est présentée dans ces 20 pages, on a du « mal à y croire », à croire que c’est spécialement pire que ce qu’à vécu Spiderman pendant 50 ans. Disons que Fear Itself fait un peu prétexte à caler une histoire « sombre », à mettre en difficulté Spidey, sans que ça soit raté, bien au contraire, le récit reste pas mal prenant.

A voir par la suite pour confirmer cette bonne impression globale, car un soufflet est si vite retombé…


(Contient les chapitres US:  » Iron-Man 2.0 #5, #6, #7 »  )

Voilà, c’est arrivé. Dans les crossovers, de ma faible expérience, j’ai toujours redouté une chose: une mauvaise utilisation d’un personnage.

Ce personnage a un style (ou donne l’impression d’en avoir un), une façon de faire, un type d’histoire qui le suit régulièrement… Quelque chose qui semble le définir. Spiderman et son humour si particulier, son côté looser, sa façon de prendre à la légère les combats et ce que lui impose ses pouvoirs par exemple… Ce que je redoute, c’est, même le temps d’une histoire en particulier, que le « potentiel » d’un personnage ne soit pas exploité correctement, ne soit même pas exploité dans le bon sens, dans le bon… « cadre ». Qu’on n’ait pas l’impression qu’il soit étrangé à ce qu’il vit à l’instant donné. Hélas, c’est ce qui arrive à War Machine, le pote black de Tony Stark lorsqu’il revêtit l’armure grise.

Je vais faire un peu plus « large » que d’habitude en parlant du magazine en lui même (Sept chapitres de la série Iron Man 2.0), vu qu’on a une « saga complète » comme le dit si bien le macaron, et que le Fear Itself (en 3 chapitres sur 7) s’insère juste après. Les premiers développent une première intrigue qui servira en fait, par la suite, de fil rouge à cette série annexe: tout en resituant le contexte du personnage (bon point pour moi qui découvre), on met War Machine, alors agent du gouvernement, sur une sombre histoire d’attaque terroriste utilisant les armes crées par Palmer Addley, informaticien de génie qui a fini par se suicider. Le truc, c’est qu’à chacune de ces attaques, l’inscription « Palmer Addley est mort » est taggué en guise de signature. Inspecteur War Machine mène l’enquête. S’en suit alors une longue introduction où il ne s’y passe pas tellement grand chose avec du recul, on attend fébrilement que ça bouge un peu car c’est pas mauvais dans le fond, ça peut être une base intéressante pour la suite…

Mais on avance, on avance, on apprend quelques rares trucs en plus et… Rien. Toujours le même point. Du coup, ya un soucis dans la progression de cette « saga complète »: où est le dénouement ? Pourquoi arrivé au 3/4, l’histoire n’a presque pas bougée ? Alors oui, par « saga complète« , il fallait surtout comprendre « énième magazine pour caser les 7 premiers chapitres de la série » (car ils sont quand même dans l’ordre), mais du coup, on se retrouve avec un bout d’histoire, sans réelle fin. Parce que juste après ces 4 premiers chapitres…

Vint la case Fear Itself, et là c’est la débandade totale. Si, si, j’insiste. On aurait pu penser à une suite logique de l’enquête mais pendant Fear Itself d’une façon ou d’une autre ou alors, quitte à mettre entre parenthèse cette première histoire, reprendre tout bêtement la baston qu’on a entraperçu le mois dernier dans Marvel STARS 11 avec Secret Avengers: à savoir l’attaque des états unis par les nazis, dans lequel le groupe War Machine/Giant-Man et le Fauve intervaient au Lincoln Memorial. Et… Que nenni. Que. Putain. De. Nenni.

Vous n’aimez pas les twist scénaristiques foireux ? Les changements de décors à la dernière minute, brisant alors tout espoir de voir continuer l’histoire là où on le souhaitait ? On n’en rêvait pas, mais Marvel l’a quand même fait. Pour faire simple: Alors qu’on pensait que W.M allait passer à l’action, le voilà qu’il parle avec un personnage allié sorti de nul part, en guise de renfort: John Amant, le prince des orphelins. Je ne sais pas ce que c’est, mais je m’en fous pour le coup. Paf, 2 cases après, monsieur à mal à la tête. Soit. Il discute avec W.M, lui dit qu’il ressent une force mystérieuse qui aurait ouvert une brèche vers les Enfers, à cause de la chute d’un des marteaux (W.T.F ?) et… décide de le téléporter sur place pour régler le soucis. En Chine. Washington est en feu, alors POURQUOI partir en Chine ? Pourquoi un tel twist aussi moisi, histoire de justifier la présence de nouveaux personnages ? Car on en retrouve plusieurs, changement de lieu oblige…

Je l’aime bien, donc à la limite, ça passe: Iron Fist, que j’ai d’ailleurs diablement envie de jouer dans Ultimate Marvel vs Capcom 3. Mais le reste, c’est tellement, désolé si ya des fans, des personnages de seconde zone tellement inintéressants que j’ai senti arriver l’ennui à la première image que j’ai vu d’eux. Disons que pour résumer, on a une troupe de guerriers chinois qui accompagne Iron Fist dans le but de refermer le vortex de l’enfer, puis le « roi des singes » (ah bon?) – un nouveau personnage paraît-il, dont son histoire nous est compté dans le Fear Itself HS 1 (que je possède à l’heure où j’écris ces lignes et soyons franc: c’est pire que tout pour rester poli) – qui tente de récupérer le marteau échoué dans le coin quand soudain intervient Titania transformée (comme vu dans Fear Itself 2) accompagné de l’Homme Absorbant. Et on se doute rapidement que le seul qui arrivera à bouger le marteau, c’est lui…

Bref, pour résumer de nouveau: rien d’intéressant. Les combats sont ridicules, W.M est sous exploité/ne sert à rien (sérieux, certaines pages sont entièrement dédiés au Roi Singe. Dans Iron-Man 2.0. A quoi ça SERT ?) et le trip mystique chinois m’a complètement passé au dessus de la tête tellement de base ça ne me branche pas et surtout… Qu’est-ce que ça vient foutre dans mon Iron-Man 2.0 ? Ou est le rapport avec les précédents chapitres ? Marvel, l’histoire de choix éditoriaux incompréhensibles. Et c’est dommage car même si variable vu le nombre de dessinateurs passés dans cet ensemble de chapitre, le dessin a franchement de la gueule… Surtout les Fear Itself, étrangement. Mais ça ne rattrape en rien de ratage qu’on a eu en échange. J’irais pas jusqu’à dire « Poubelle », mais je ne vois pas comment la suite peut se rattraper.


Et c’est à peu près fini pour ce mois-ci (tous les numéros dédiés sont présents) et on se trouve le mois prochain, mois qui risque d’être quelque peu chargé. Outre les numéros habituels des séries mensuelles, on retrouve pas loin de 3 hors-sujets dédiés à Fear Itself, pour regrouper des chapitres tellement secondaires qu’ils n’ont pas la place dans les mensuels de base. Un HS dédié à l’univers X-men (X-force + Wolverine), un petit HS dédié à quelques One-Shot (Veuve Noire, l’unique chapitre Fear Itself de la Fondation du Futur, un perso osef comme Monkey King et encore un bout des Homefront, mais sur d’autres personnages que les agents d’Atlas) et un gros pavé « Monster » comme à chaque event (+ de 260 pages, avec les récits dédiés à Namor, la série Fearsome Four (avec les aventures de HOWARD FUCKIN’ DUCK, vendu !  + Une équipe composée d’un pseudo Hulk, Ghost Rider, Wolverine et Spiderman), la série Heroes for Hire et… Dracula (?!) ). Bref, ça promet. Mais pas pour le porte feuille.

GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

Mar-veeeeel, ton univers incompréhensiiiiible…

Ca fait longtemps que j’aimerai me lancer pleinement dans l’univers si riche, si dense, si… infini qu’est l’univers MARVEL. Mais hélas, difficile de s’y retrouver. Entre séries qui perdurent depuis plusieurs dizaines d’années et qui s’entrecroisent avec d’autres, les reboots incessants et spins of de toute part sans oublier la parution française aléatoire; difficile de s’insérer dans ce joyeux bordel sans perdre un minimum le néophyte en quête de super héros (Je pense que je vais devoir sérieusement mettre une croix sur Civil War et tout ce qui l’entoure, c’est définitivement hors de ma portée). Un néophyte comme moi, qui s’est toujours intéressé à cette branche de la BD, mais sans jamais oser y aller, préférant se contenter des « produits dérivés » tels que les JV, films et autres adaptations en tout genre.  Ce ne sont pas les « meilleurs versions » ni les originaux, mais c’est facile à suivre dût à leur format imposé et au public visé et pour se mettre doucement dans le bain, c’est juste ce qu’il faut, à défaut de mieux.

Mais même en procédant comme ça, c’est frustrant. Frustrant parce que si on veut un « produit dérivé », il faut avoir du potentiel commercial. Quand on a envie de découvrir un personnage plutôt obscure, force est de constater qu’on est sacrément mal lotie, surtout en France : Comme moi, vous avez joué à Marvel vs Capcom 3 et vous avez été intrigué par le personnage de Modok ? N’espérer pas le retrouver dans un quelconque produit dérivé mettant en scène son histoire, ce n’est fatalement pas assez vendeur pour le mettre en avant. Et surtout, bonne chance pour retrouver ses aventures en comic, je ne suis même pas sûr que ça existe en France. Ou alors, comme une bonne partie des comics sorties chez nous : c’est sortie sous forme de magazine (bi)mensuel il y a 10 ans et plus, le genre de truc difficilement trouvable de nos jours.

Alors la solution est simple, pour les noobs : ne pas viser « trop haut » (vouloir lire les gros classiques qui tâchent) et essayer de profiter du vaste univers qu’est Marvel. Spin of, reboot, One-Shot, tels sont les mots clés à retenir dans votre recherche pour satisfaire votre envie de super-collant. Ca fait quand même référence à quelques anciennes aventures qui ne seront plus jamais disponibles, voir qui ne l’ont jamais été chez nous ? Il suffit de prendre son courage à 2 mains (parce que sinon, on ne lit presque RIEN) et d’aller fouiner Wikipédia et surtout Marvel-World, la gigantesque encyclopédie de cet univers, incroyablement riche et intégralement en français. Okay, on n’aura quand même pas lu la BD en elle-même, mais on ne sera pas totalement largué et ce n’est déjà pas si mal.

Petit compte rendu de mes premiers pas (Eh oui, il n’est jamais trop tard, surtout ayant toujours eu un gros penchant Manga, ça n’aide pas) dans l’univers de Marvel…

Spiderman Noir T1 & 2

J’ouvre le bal avec un super héros que j’apprécie, même si … comme avec un peu tout le monde, je le connais mal. Mais disons que j’ai grave kiffé le dessin animé du début des 90’ et les 2 premiers films m’ont bien plu, surtout le premier. Le 3ème ? Pas vu, mais apparemment c’est pas une grosse perte.

Pour rappel, le concept de la série Noir est simple : transposer l’univers Marvel à l’époque des années 30, soit peu avant la seconde guerre mondiale, toujours d’actualité dans cet univers alternatif. Pour Spiderman, on retrouve toujours un Peter Parker voulant devenir journaliste mais en partie, cette fois-ci, pour mettre à l’amende le gros caïd du coin, qui règne en maître sur la ville. D’autant qu’il est, SURPRISE, potentiellement responsable de la mort de son oncle, comme dans l’original.

Mais là où est tout l’intérêt de la chose, c’est de transposer finalement les grandes lignes de l’univers de Spiderman dans un monde très… sombre, noir (Forcément !), à l’ambiance très « Polar», assurément. Les années 30 sont superbement retranscrites et on prend un vrai plaisir à suivre Spiderman régler ses compte chez les mafieux, le rythme étant bien réglé et le scénario efficace. L’ambiance est excellente, visuellement le comic en jette pas mal aussi, notamment les variantes du costume de Spiderman, classieuse à souhait.

Evidemment, il fallait un peu s’en douter et ce n’est pas un défaut en soit, mais on ne retrouve pas exactement les personnages de l’univers de Spiderman (Marvel) exactement tel qu’on les connait, bêtement replacé dans le contexte des années 30. Comprendre par là qu’il ne faut pas s’étonner de ne pas recroiser un Dr. Octopus armé de multiples bras tel qu’on le connait, ou un Sandman malléable comme dans Spiderman 3. Justement, pour l’exemple, « Sandman » est un personnage juste « reconnu » pour sa force brute, vu qu’il est surnommé « Le marchand de Sable ». Mais pour le coup, c’est justement un grand plaisir de les croiser et de voir de quelle manière leurs histoires vont être remaniées pour coller à cette nouvelle ambiance. Et puis, il y a des nazis !

En somme, Spiderman Noir fait bien son boulot. La série n’est pas fini, j’attends impatiemment la suite car les bases sont très bonnes (ambiance, respect de l’univers d’origine) mais si j’avais un « défaut », quelque chose à lui reprocher, ça serait juste d’être finalement assez classique dans son déroulement. On reconnait de suite la touche Spiderman, mais j’aurais peut être souhaité un petit peu plus que ça, un peu plus de…folie ? A voir dans les prochains tomes.

Iron Man Noir T1

Parce que Spiderman Noir m’a donc convaincu du potentiel de transposer tout ces univers dans les années 30 featuring Nazi, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’essayer une autre variante de cette collection.

J’ai bien aimé les films Iron Man. Pas extraordinaire, pas du grand cinéma, mais c’était bien réalisé, bien « fun » pour du film de super héros et Robert Dowey Jr. dégage une classe monstrueuse : c’est décidé, Iron Man Noir dans mes fesses. D’autant plus qu’on m’annonce que ce voyage dans le temps transforme notre bon vieux Tony Stark en Indiana Jones improvisé au temps des nazis, à la veille de la seconde guerre mondiale. Comment y résister ?

Il faut reconnaître que l’histoire tient sur un ticket de métro. Tony Stark, grand aventurier qui raconte ses exploits dans les magazines « Marvels » (ahah) histoire de vendre du rêve pour faire oublier à la populace les prémices de la guerre, part à la recherche d’Atlantis, la cité engloutie. En route, il croisera des méchants nazis qui veulent à tout prix récupérer les informations de cette cité perdu et de ce qu’elle contient pour assouvir leur soif de dominatioooooooon du monde. That’s all ? Oui.

Et faut admettre que ça marche assez bien !  Le coté aventure à la Indiana Jones – qui est très juste au passage – est très plaisant : Tony Stark reste toujours l’homme séducteur, l’homme qui prend sans cesse des risques, défie avec classe ses ennemis ; l’inventeur hors pair qui te crée des armures de combats même dans les années 30, tel qu’on l’a connu par ses aventures classiques. Même le côté Iron Man pur (En armure quoi) fait plaisir : là on retourne à quelque chose de plus conventionnel, d’assez basique (Baston et gros moments de bravoure) mais eh, tabasser du nazis en armure de combat steampunk, c’est toujours avec plaisir, j’en redemanderai presque ! D’autant plus que pour ne rien gâcher, le dessin est fort joli, c’est détaillé et le design assure (même si ma préférence va aux dessins de l’armure de Stark (délicieusement retro) que des humains à proprement parler (mais qui ont de la gueule)).

Du tout bon ?

En fait, le problème – comic oblige je dirais dans un sens – tout va très vite. Bien trop vite même. C’est tellement condensé – sans être forcément désagréable – que tout s’enchaine sans qu’on ait le temps de vraiment s’installer au sein de l’histoire. Dans un sens, c’est bien, on ne s’ennui pas une seule seconde que ça soit l’aspect « Indiana Jones » que la partie Iron Man chez les nazis – bien qu’expédié en quelques pages. Mais, justement, pour le coup, ça donne aussi la sensation qu’il n’y a pas de profondeur au récit. S’attacher aux personnages ? Impossible, ça va bien trop vite. Développer le background des personnages, voir même juste du héros ? Trop peu de page pour se faire, pas le temps, faut que ça avance.

Pour le coup, je ne sais pas s’il y aura une suite, je ne me suis pas renseigné. Disons que le récit à un début et une fin, et pourrait très bien se finir la dessus, c’est « déjà ça ». Mais ça serait gâcher un bon potentiel… Car qu’on se le dise, c’était bien plaisant ! Ca fait office de bonne intro à cette vision alternative du héros, ça sent bon l’aventure et Iron Man casse la gueule à des nazis… malgré un certain manque de consistance évident.

Deadpool

On passe désormais à un personnage que j’aime beaucoup, mais, paradoxalement, que je connais très peu. On entend parler de lui à droite à gauche avec son apparition honteuse dans le film X-Men Wolverine ou sa première apparition dans la licence Marvel vs Capcom avec le troisième opus. Mais si on a envie de le connaître, c’est bien pour sa personnalité particulière ! On l’aime parce qu’il est légèrement timbré sur les bords car ayant survécu à une expérience ratée qui cherchait à lui donner le même facteur régénérant de Wolverine… Et surtout que, lié au point précédent, les différents auteurs se sont mis d’accord sur un aspect assez essentiel au personnage : le 4ème mur. Cette « technique » scénaristique qui permet au personnage de la fiction en question d’être conscient qu’il n’est pas réel et nous le fait savoir régulièrement.

Deadpool est « conscient » qu’il est dans une BD (ou dans un jeu vidéo pour Marvel vs Capcom 3) et s’en amuse régulièrement. Il va commenter l’action comme s’il était à la place du lecteur, lancera quelques blagues pour « nous » tout en faisant des comparaisons de sa situation avec un peu tout et n’importe quoi propre à notre culture pop’.

Donc, début Mars, Panini Comics passe la seconde : l’année 2011 sera sous le signe de Deadpool. Je n’ai pas le planning exact sous les yeux, mais pour le moment, en l’espace de 6 mois, 5 comics différents sont sortis chez nous et quand on sait à quoi point la distribution est chaotique en France, c’est presque un miracle. Petit passage en revu de ces comics – à un près – que je ne pouvais pas louper, gros fanboy en devenir que je suis.

Deadpool Collectif T1
(Wave of Mutilation, Part 1 & 2)

Hélas, soyons direct, ce numéro là est plutôt mauvais. Dans le fond, la base était bonne, propice à pleins de moments fendards tout en plaçant 2/3 blagues bien senties. Cette base ? Les PIRATES. Deadpool, sur un coup de tête, décide de se lancer dans une vie de pirate. Il s’achète un vieux rafiot et part à l’aventure avec son vieux compagnon Bob. Inévitablement, il finira par croiser d’autres « pirates » (Ou mercenaires des mers, mais aucune différence pour Deadpool) et les ennuis vont commencer blablabla.

Déjà ce qui choque et nous fait dire que ça commence mal, c’est le dessin. C’est assez laid. C’est mal dessiné. Des personnages comme Deadpool passent à peu près car ils ont des combinaisons, des costumes qui limitent le niveau de détails mais d’autres personnages à côté (Humains « classiques » on va dire) s’en tirent affreusement mal. On dirait un travail inachevé, les ombres sont faites n’importe comment, tout est très anguleux, c’est vraiment, vraiment pas très agréable à regarder…

Il n’y a pas grand-chose à dire dessus pour être franc. Outre le dessin, même le récit n’est pas génial. Le début est sympathique, oui. On sent un certain potentiel (comme toujours avec Deadpool) mais c’est toujours très mal exploité. L’humour ne fait pas vraiment mouche, les répliques sont un peu nazes et l’histoire n’est guère passionnante. On arrive à la fin, Deadpool s’est débarrassé des méchants pirates en même pas 50 pages, tout ça pour finir sur un « c’est tout ? ».

Heureusement que ça ne m’a pas couté plus de 4€, bien que j’attends le numéro 2 avec une certaine impatience, vu qu’au moins, les auteurs/scénaristes changent à chaque numéro. J’ai confiance !

Deadpool Corps, le club des cinq T1
(Prelude to Deadpool Corps)

Cinq Deadpool pour le prix d’un ? Le concept vend un peu du rêve.

Deadpool, celui qu’on aime tant. Miss Deadpool, la version gonflée aux boobs et à la Pony Tail, Kidpool, la version 10 ans du héros, encore plus incontrôlable que l’original. Dogpool, une version canine du pauvre… et Headpool, la version… tronquée on va dire, du mercenaire.

Pour une raison encore inconnue mais parait-il très importante (laissez moi deviner : sauver le monde ?), Deadpool part dans les dimensions respectives de chaque personnages (Pour les non habitués comme moi, parait que le principe des dimensions est limite banal chez Marvel) pour réunir toute sa bande. Rien que ça.

L’idée principale est que chaque chapitre, correspond au recrutement des différents membres de l’équipe (5 donc, le dernier étant la réunion finale avant le début de la vraie mission). 5 chapitres, qui seront réalisés par un dessinateur différent, multipliant alors les styles de dessins et l’ambiance qu’il s’en dégage. On alterne donc régulièrement entre passage très serious business (Le premier chapitre avec le General America et Miss Deadpool) et le grand n’importe quoi volontairement fendard : Je dois reconnaître que voir l’institut du professeur Xavier en mode « garderie » d’enfant (vu que c’est là qu’on y trouve Kidpool, mais aussi la version Kidz de Wolverine, Cyclope et compagnie) était particulièrement drôle.

Quant au dernier chapitre, j’y reviendrai plus tard…

Problème principal de cette itération aux multiples facettes: l’avoir sortie, tout en étant conscient qu’il manque des numéros consacrés à Deadpool dans la parution française. J’ai beau avoir plutôt apprécié le bouquin dans sa globalité (j’y reviendrais aussi), ce n’est pas très intelligent de sortir un comic qui fait souvent référence à un autre comic jamais sorti chez nous. Ce qui fait qu’on est un peu perdu… L’exemple le plus probant reste tout simplement le premier chapitre, qui met directement en place des personnages apparemment déjà connu, mais dont, pour nous pauvre français, reste un mystère presque complet. Marvel World, je t’invoque !

…Mais le pire, c’est que la traduction française en est consciente.

Pour faire simple : à l’origine, lors de certains dialogues, la VO n’hésite pas à placer dans une petite case annexe à quel numéro/comic, le personnage/dialogue en question fait référence, histoire de placer à peu près la chronologie de l’œuvre. Problème, comme dit avant, certains numéros mentionnés dans cette VF ne sont jamais sortis chez nous… Alors que faire ?

Un peu à la manière d’un troll subtilement placé, les traducteurs se sont amusés à « en rajouter », à commenter ces petites annotations. Ou, pour citer un exemple concret, Headpool (la tête volante) nous raconte qu’il a vu Deadpool dans la dimension Zombi :

–  « La dernière fois, je t’ai vu dans la dimension Zombi* »
Case annexe : « *Cette histoire, c’est dans une série pas encore publiée en France… Alors vous avez le droit de râler.»

Rien d’extraordinaire en soit, mais ça m’a fait quelque peu marrer. Un peu jaune dans un sens, mais vaut mieux en rire qu’autre chose… Parce que le reste de la VF tient franchement bien la route ! Okay, certains changements de références en feront rager plus d’un (Je suppose, mais ça doit être pareil que dans le milieu de la Japanim’), mais, dans l’optique de garder le même « impact » humoristique en français, c’est quelque peu nécessaire, même si ça fait bizarre de voir apparaitre le nom d’un célèbre groupe de musique français des années 80 dans un comic tout récent…

Et puis, il y a ce fameux dernier chapitre. En fait, je crois que c’est à cause de lui que je n’arrive pas à être totalement emballé. Comment peut-on l’être en même temps ? Incompréhensible scénaristiquement et surtout… surtout…n’ayons pas peur des mots, dégueulasse graphiquement. Alors que, malgré les styles différents, les précédents chapitres étaient agréable à l’œil (surtout celui de Headpool, superbe), ce dernier est un véritable doigt d’honneur aux règles du bon goût, histoire de boucler le tome sur les chapeaux de roue. Troll volontaire ? Je me pose sérieusement la question.

J’aurais aimé poster une image de ce chapitre, mais c’est difficile d’en trouver une correcte. Etonnant ? Disons que, pour visualiser le truc, ce n’est pas du dessin classique qu’on retrouve, mais de la CG. De l’image de synthèse. Pour. DE. LA. BD ?

Permettez-moi, je reviens.

Je disais donc. C’est affreux. L’excellent design des personnages, même si variable, mis en place juste avant est ruiné en quelques pages. Les CG sont d’un niveau pitoyable et nous font revenir facilement 15 ans en arrière, à l’époque des CG bas de gamme, torché, sans aucun respect pour le lecteur. Je n’arrive décidément pas à comprendre un tel choix. Comment ça a pu passer ?

Malgré tout, Deadpool Corps reste sympathique. Ces petits soucis de compréhensions et ce dernier chapitre dégueulasse gâche quand même le plaisir de la lecture, mais on y passe un bon moment. C’est parfois très drôle, varié, le concept est prenant et le dessin est parfois magnifique… Disons que, là encore, c’est une intro correcte, dont tout le potentiel prendra tout son intérêt dans le tome 2, qu’on espère avoir rapidement ici.

Et si possible, sortez les précédents numéros chez nous, ça serait sympa.

Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson
(Deadpool : Wade Wilson’s War)

Encore du Deadpool ? Oui, mais pour l’occasion, je laisse le meilleur pour la fin, assurément.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est un comic qui revisite encore une fois l’histoire du célèbre mercenaire, mais sous forme de One Shot. Pas de lien avec d’autres comics à proprement parlé, on peut y aller sans risque… Même si c’est toujours intéressant de regarder qui est qui, dans les personnages cités, quand même propre à l’univers Marvel.

On y retrouve un Deadpool comme on les aime, au meilleur de sa forme je serais tenté de dire (surtout après les 2 précédentes lectures) : Humour, beaucoup d’action, des phrases percutantes, des références bien senties, la totale en gros.

Deadpool est au tribunal, étant accusé, avec ses comparses, d’avoir tués un paquet d’innocent. S’en suit alors une série de flash back un peu dans le désordre où, petit à petit, la version des faits de chacun semble quelque peu incohérente entre elles. Qui a raison, qui a tort ?

Au fur et à mesure de l’histoire, Deadpool nous raconte son passé, ses liens avec ses camarades de jeux,  sa version des faits concernant ce massacre d’innocent et ce qui les aurait poussé à faire ça. Toujours aussi conscient qu’il est dans une BD, il prend un malin plaisir à se jouer de nous. Nous raconte-t-il la vérité ou nous mène-t-il en bateau ? C’est finalement ça qui fait qu’on aime ce comic : Un Deadpool qui ne perd jamais le Nord même devant la justice, une histoire volontairement touffue, où s’entremêle vrai et faux flashback pour mieux semer la confusion jusqu’au grand final et surtout, en bonus, une bonne dose de 4ème mur brisé à grand coup de savate comme je les aime.

Il y a un vrai talent dans l’écriture (et dans la traduction par la même occasion, chapeau) pour rendre le personnage accessible à nous, les débutants en Marvel et toujours aussi irrésistible et fidèle à ses principes. Les références et les gags s’enchainent sans que ça paraisse ajouté à la va vite pour remplir un quelconque cahier des charge, on sourit voir rigole franchement des pitreries du mercenaire amoché.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est assurément le meilleur comic dédié au personnage paru cette année. Ce n’était peut être pas bien difficile vu la concurrence (et ce n’est pas totalement faux) mais ce qui est sûr, c’est qu’il est bourré de qualité et passe très bien auprès d’un néophyte comme moi. Une vraie bonne surprise que j’aurais finalement peut être aimé voir prolongé sur un 2ème tome (du moins, en terme de qualité d’écriture, j’en veux plus souvent) mais eh, c’est déjà pas si mal qu’il remplisse très bien son rôle.

Adjugé vendu : Deadpool a obtenu un fan de plus.