Snyder utilise Roue-Libre. C’est très efficace !

Snyder n’a pas une très bonne réputation. A l’heure actuelle, je n’ai vu que son Watchmen, que j’ai trouvé particulièrement bon, sans trop d’effets superflus propre au réalisateur paraît-il. Mais il faut dire qu’avec un tel matériau de base, « difficile » de se planter. Hélas – ou non, je vais tenter de rectifier ça – ses autres films sont une grande inconnue à mes yeux. Pas de 300, de « L’Armée des Morts » ou cet obscur film avec des chouettes. Juste Watchmen et… Sucker Punch désormais.

Intrigué par des trailers tous plus étrange les uns que les autres (Des samouraïs géants avec des gatlings ? Des nazis ? Des Call-girl ?) et n’ayant finalement pas grand-chose de mieux à faire, c’était décidé : allons voir Sucker Punch dès sa sortie. Non sans quelques doutes malgré ma première impression positive lors de première vision du trailer : Et si l’ensemble était indigeste ? Pourquoi un tel mélange ? Est-ce que ça aura un sens au final ? Snyder ?

Indice: Je crois bien que Snyder est allé trop loin.

En quelques mots, c’est l’histoire de Babydoll, une poupée Barbie d’une vingtaine d’année qui se retrouve envoyée dans un hôpital psychiatrique par son beau père après avoir tué accidentellement sa sœur lors d’une dispute. S’en suit alors, sans trop révéler le premier « twist » scénaristique des premières minutes, une tentative d’évasion de la jeune fille – accompagnée de ses nouvelles camarades rencontrées sur place – par un subtil plan élaboré durant tout le film.

Là, tout de suite, vous allez me dire : Mais quoi ? C’est ça le synopsis ? Comment peut-on avoir un scénario pareil et promettre de grosses bastons avec des filles dénudés, des katanas et des explosions qu’un Micheal Bay n’aurait pas rechigné ? C’est simple, grâce à la magie du twist scénaristique. Je vais essayer de ne pas spoiler, mais disons que dans l’idée (mais juste dans l’idée hein), il y a une notion de « rêve », façon Inception. Ces combats tant mis en avant, ces univers variés et sans réels liens entre eux sont des sortes de rêves symbolisant certaines étapes de l’histoire… Un peu comme les différentes étapes, les différents objectifs d’un jeu vidéo d’ailleurs, le rapprochement est faisable et sans doute pas anodin. Un concept toujours intéressant sur le papier, mais hélas, dans les faits, un peu raté.

Commençons direct par un gros pavé de points négatifs, vu c’est ce qui en ressort après visionnage, visiblement.

Il faut reconnaître le fond du problème, là où Sucker Punch rate le coche et l’empêche d’être un bon film : C’est un putain de bordel sans nom. Si j’ai jouis au départ de voir de grosses scènes d’action décomplexées, j’ai rapidement déchantéen comprenant rapidement que justement… On ne comprendrait pas grand-chose. Tout semble empilé n’importe comment, sans la moindre logique, juste « pour se faire plaisir ». Difficile d’accrocher à une histoire où s’entremêle cabaret, prostituées, samouraïs géants, château médiéval et nazi sans aucune explication scénaristique, sans aucun… liant, les personnages plutôt creux n’aidant pas à s’y immerger.

Un peu comme si Snyder avait envie de se faire plaisir, un peu tout seul dans son coin, en mettant tout ce qui lui passait par la tête. Comme si moi, dans un hypothétique film, je balançais des mechas de Gundam pilotés par des Maids croisant Sonic, le tout dans un univers steampunk sans expliquer pourquoi un tel mélange des genre/influences tel un crossover improvisé. Ah oui, il parait que le scénario est complexe. Pitié non. Non, vraiment, non. C’est pas possible là, c’est à la mode. C’est TROP facile de justifier un scénario boiteux où l’on ferait exprès de mal raconter les choses, exprès de rendre la narration imbuvable et de justifier l’incohérence de ce qu’il s’y passe.

En soit, j’ai bien vu qu’il y avait une certaine « profondeur » car jouant un peu avec le « monde des rêves » et ce que ça peut impliquer mais ça ne suffit pas. Même Inception, qui ne m’a pas non plus follement emballé, était bien plus convainquant dans sa narration/principe des rêves. Malgré les niveaux lectures et le twist de fin, on arrivait à tirer quelque chose du scénario, on comprenait un tant soit peu ce qu’il s’y passait, il y avait une certaine cohérence dans tout ça. Là, pas grand-chose, on a vraiment cette mauvaise impression d’être devant un gros pot pourri d’idée sans recul.

Et puis à côté de ça, comme si ça ne suffisait pas, Snyder reste fidèle à lui-même dans le fond. Alors que Watchmen, à quelques ratés près c’est vrai, résistait vaillamment à la tentation de foutre du ralenti à toutes les sauces et des musiques limite hors sujets pendant certaines scènes « pour faire genre », Sucker Punch retombe dedans sans la moindre finesse.  Le côté maladroit et inutile ressort tout de suite : je me suis parfois limite senti gêné à cause du ridicule palpable de certains passages, à voir 5 nanas courtement vêtues armées jusqu’aux dents avancer au ralenti sur de la grosse musique qui tâche. Il y avait une certaine intelligence dans le choix des ralentis et des musiques dans Watchmen (Ah, l’enterrement du Comédien) que Sucker Punch n’a pas. Snyder nous dessert presque une régression vis-à-vis de celui-ci (mon seul point de comparaison, pour rappel).

Il n’empêche que Sucker Punch a un certain cachet visuel. On aime ou pas l’aspect « numérique » des choses, mais force est de constater que ça claque ! Il y a justement toujours cet aspect « artificiel» voulu dans les décors (mais justifiable d’un point de vue scénaristique on va dire) qui rend vraiment bien. L’utilisation des couleurs, du rendu de ces décors (les filtres selon « l’ambiance »), c’est quelque chose d’assez sympathique et agréable à regarder. Et pour ne rien gâcher, bien sûr et malgré les exubérances au niveau des ralentis, il faut reconnaitre que les combats ont un certain punch (sans mauvais jeu de mot).

Autant on ne pige pas toujours les tenants et aboutissants de ces scènes d’action surréalistes sorties d’on ne sait où ; autant – soyons honnête – on prend quand même pas mal son pied dans l’absolu. C’est dynamique, rythmé, correctement filmé (le Shaky cam-style de ces dernières années n’est pas trop prononcé) et certaines scènes sont même impressionnantes. On en redemanderait presque. Certes, on a du mal à croire à ce qu’il y a autour, mais on en prend plein les yeux, on se régale devant ce déluge assez bien maitrisé d’action granguignolesque et sexy.

Mais justement, ça ne rend le film que plus bancal… On aurait parfois aimé que ces passages « action » aient carrément un scénario, un film à eux seuls. On aurait aimé qu’ils soient moins « balancés » vite fait bien fait dans la trame générale histoire de remplir un éventuel cahier des charges hollywoodien. Là, je me suis plus souvent dit « tout ça pour ça ? »…

De plus, difficile de s’immerger dans un scénario complexe et possédant à côté des personnages insipides et sans réel charisme (le côté sexy, ça compte pas justement !). Ca gâche le truc à mes yeux, ça crée un décalage pas franchement agréable. On ne sait pas sur quel pied danser, on ne sait pas si le film veut se la jouer premier ou second degré (d’autant plus qu’il n’y a pas la moindre trace d’humour), s’il assume vraiment certains aspects.

Bref, une belle déception. Très esthétique, techniquement impeccable et le côté débridé de certaines scènes sont franchement plaisantes ; autant dès qu’on s’attaque à la structure, ça ne tient pas debout. On y croit pas une seule seconde, on se sent pas impliqué, on ne ressent rien envers les héroïnes et Snyder se paye le luxe de retomber dans ses mauvais travers. Le résultat n’est pas totalement mauvais mais difficile d’accrocher à quelque chose d’aussi bordélique que ma chambre avant son rangement annuel.

Finalement les chouettes, c’était peut être pas plus mal.

 

Watchmen, the nerdgasme is nigh

Les comics, ça n’a jamais été mon truc. C’est joli, bien dessiné, plein de couleurs, mais dans ce que j’ai lu, j’ai toujours trouvé que les scènes d’actions étaient définitivement trop plates. C’est un peu ce qui m’a empêché de m’y investir à fond, par manque d’entrain, de motivation. Parce que bien évidemment, il n’y a pas que des comics d’action.

Puis forcément, quand ça marche, quand c’est culte, reconnu par tous, ça finit par débarquer au cinéma par M. Hollywood. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on a loupé des trucs intéressants, qu’en fait, les apparences sont parfois trompeuses. Watchmen en fait parti. Comme beaucoup de monde – eh, faut pas se leurrer, et ce n’est pas sale – je n’ai pas lu le comic quand j’ai vu le film. Enfin si, 2 chapitres, mais j’ai préféré m’arrêté à là pour éviter de me ruiner ma vision du film. Je reviendrais dessus plus tard.

A la base, quand j’ai vu les premières images de Watchmen, je ne savais pas trop quoi en penser. Énième film de super héros en apparence, avec des costumes parfois normaux voir classes, mais aussi très kitsh, tout droit sortis de Batman Forever pour certains. En bref, la première impression a été quelque peu … repoussante, dirons-nous. Puis petit à petit, je suis tombé sous le charme du film. Entre les musiques des trailers, l’esthétique finalement superbe (toujours kitsh, mais qui s’assume en grande partie) et ce scénario « intriguant », qui semblait tellement loin des standards habituels (Batman, Spiderman et compagnie) et ses quelques répliques déjà culte respirant la classe pour certaines; voilà ce qui m’a définitivement convaincu de voir Watchmen à sa sortie. Puis, au détour de quelques articles, je découvre que Watchmen, c’est aussi – et surtout – un vieux comic de 1986.

L’envie de lire le comic avant de voir le film était grande, pouvait sembler tout à fait logique pour certains (une partie des fans du comic, justement, ne conçoivent pas la vision du film sans connaître l’original.) mais ma décision était prise : je ne lirais pas le comic pour ne pas me gâcher le film.

Pourquoi ?

Parce que je n’avais en aucun cas envie le juger sur sa fidélité à l’oeuvre d’origine (de façon plus ou moins volontaire), mais plutôt sur ce qu’il est vraiment. Au delà des défauts réels qu’il peut avoir, je n’avais pas tellement envie de pester contre lui parce qu’il ne respectait pas les 9 cases de la page 3 du chapitre 5 du comic (et pourtant, ce genre de critique existe…mais soit.). Enfin presque. J’ai tout de même succombé à l’envie de lire les 2 premiers chapitres, pour voir un peu le matériau d’origine, ce qui en fait une oeuvre si culte au yeux de tous, tâter du scénario… Mais je me suis arrêté à là.

Le film m’attend.

Mélange improbable entre « notre réalité » et l’univers des super héros « presque habituel » tel qu’on les connaît, Watchmen plonge le spectateur dans ce « passé alternatif » en pleine guerre froide de 1985, où la menace pèse chaque jour par l’attaque imminente des Soviétiques. En parallèle, la ville de New York vit une période de crise, où l’insécurité règne toujours. Les Watchmens sont un groupe de super héros « has been« , n’ayant plus vraiment le droit d’agir à leur guise après le vote d’une loi en 1977 par le président des USA, Nixon. La plupart ont repris une vie normale, en ayant conservés leur identité secrète. D’autres en profitent pour se dévoiler au grand jour et surfer sur la célébrité pour devenir riche et influent auprès du peuple. Et certains continuent de jouer les super héros dans l’ombre… Jusqu’au  jour où l’un des leurs, « Le Comédien » est tué. Et les emmerdes qui vont avec débarquent, cachant un pseudo complot contre les Watchmen. Et c’est sur la mort du Comédien que le film commence.

Le film commence fort, très fort à mon goût. A peine a-t-on le temps de découvrir le personnage du Comédien, qu’il meurt aussitôt, dans une scène déjà culte. Que les amateurs de « Slow-motion » s’éloignent, la scène en tire parti, mais avec une certaine maîtrise, sans véritable lourdeur. On a mal pour ce personnage qu’on ne connaît finalement pas, on ressentirait presque la douleur qu’il est en train de subir, malgré son apparence de brute épaisse… Avant de le voir plonger définitivement et de donner naissance au symbole de la série, le fameux « smiley ensanglanté ». Marquant.

S’en suit alors le début de « l’enquête » autour de sa mort, élément autour duquel le film va principalement tourner. Malheureusement, le film n’arrive pas, à mes yeux, à garder un rythme suffisamment constant, du haut de ses 2h45. L’enquête, mené par Rorschach puis rejoint par ses autres confrères Watchméniens, met un certain temps avant de se dévoiler réellement, à se lancer clairement. Balbutiant entre le développement (inégal) des personnages, de l’intrigue (devenant complexe et paradoxalement rapidement expédiée sur la fin), des (rares) scènes d’actions; Watchmen a encore un peu de mal à clarifier les choses pour trouver son public. Qu’on se rassure cependant, l’histoire reste tout de même intéressante dans son ensemble grâce à quelques scènes bien senties (merci les flash-back !) mais possède quand même quelques temps morts qui peuvent déplaire sur la longueur. En tout cas, j’ai bien compris qu’une seule vision du film ne me sera pas suffisante pour tout comprendre. En quelque sorte, on sent que le scénario est « fouillé », surtout venant du comic… mais presque « mal monté » au final pour le passage au ciné… Confus.

Pourtant, l’univers est terriblement accrocheur. Si c’est finalement en soi le déroulement de l’histoire décrié plus haut qui m’a le plus « refroidi », le reste du film rattrape plutôt bien cette petite déception. Revisiter notre histoire, nos conflits, dans un contexte de super héros, c’était osé et parfaitement réussi. J’ai eu ce petit « sourire », cette satisfaction de voir avec quelle facilité l’histoire nous transforme la réalité pour lui donner cette touche de « fantastique » avant l’heure, avec un thème de la guerre terriblement actuelle dans le fond. Les personnages aussi font partis des points forts du film. Bien que pas très développés d’un point de vue scénaristique (autant se référer au comic malheureusement, mais inévitable), il n’en reste pas moins une belle brochette de « faux-super héros« .

On s’attache vite à ces personnages aux personnalités bien distinctes (même si parfois un poil trop caricatural, on tomberait presque sur les stéréotypes habituels) et pourtant loin d’être « parfaites » moralement parlant. Je regrette tout de même l’inégalité au niveau du développement. Si Rorschach (une classe monstrueuse, des répliques en or à chaque instant), le Comédien (une véritable pourriture presque attachante, car finalement très humaine et lucide par rapport au monde qui l’entoure) ou le Dr Manhattan (qui proposera une des plus belles scènes du film !) ont une place plus ou moins importante niveau du scénario/présence à l’écran, on ne peut pas en dire autant des autres, encore moins développé, intéressant. Entre un Daniel (le Hibou) attachant mais un peu en retrait, Laurie (le Spectre Soyeux) qui nous proposera sans doute la scène la
plus « cocasse » du film, à défaut d’être le personnage le moins transparent et inutile; ou même Adrian Veidt (Ozymandias) comme le mégalo intello de service un brin trop discret.

C’est finalement là que se pose la fatidique question qui démange tout le monde : le film ne souffre-t-il pas finalement trop de la comparaison avec le comic ? De la qualité, des choix parfois discutables dans la façon de sectionner l’histoire et la psychologie de l’oeuvre originale ?

N’ayant pas résisté à l’envie de lire les 2 premiers chapitres, je me suis rapidement rendu compte de l’erreur que j’ai réalisé. Involontairement, j’ai, pendant les 40 premières minutes de film, comparé le film au comic. Et nombreuses sont les retouches réalisées… C’est là qu’on se rend compte, et qu’on finit par comprendre dans un sens l’indignation de certains fans, que le comic a été extrêmement raccourcit pour le passage au ciné. Je m’attendais à retrouver quelques répliques similaires, des scènes du comics que j’avais apprécié… pour finalement voir qu’un paquet de truc a été modifié/supprimé. Logique certes, mais celui qui s’attendait à voir quelque chose de fidèle sera forcément déçu. J’ai même eu la curiosité de comparer quelques scènes du film au comic pour voir qu’il manque parfois un sacré bout, surtout concernant l’histoire de certains personnages (bye bye les flash-back). Lire le comic, à mon humble avis, change littéralement la façon de voir le film. On ne profite plus du film, mais on le compare – qu’on le veuille ou non -, on le critique parfois injustement parce qu’il ne correspond pas à la vision de l’original.

Le film est « pensé » pour le public ne connaissant pas le comic et c’est tout. Mais c’est aussi pour ça qu’il est pleins de défauts, il a bêtement le cul entre 2 chaises : l’adaptation avec un bon côté, soigneuse dans son apparence (esthétique globale, transposition des personnages à l’écran réussie) et d’importants écarts à d’autres niveaux lui sont fatale (scénario, donc).

Mais dans la forme, le film assure franchement. J’en ai décidément pris pleins les mirettes ! L’esthétique très kitsh mais assumé, l’ambiance 70’s/80’s, le Dr Manhattan et les effets spéciaux sont une franche réussite, passant très bien à l’écran. Zack Snyder, comme à son habitude, ne manque pas l’occasion d’utiliser son fameux « bullet-time » à toutes les sauces. Mais ça passe finalement bien. On assiste parfois à des scènes avec un bullet-time inutile, qui dure 2 secondes (la scène avec Laurie devant les flammes, un brin ridicule) comme si Zack était obligé d’en mettre une petite dose pour remplir son quota tout au long du film. Mais rien de bien méchant dans l’absolu. Et  contrairement à l’oeuvre de Nolan ou d’un Bay, les combats sont lisibles au moins.

L’ambiance sonore est personnellement une réussite. Musicalement, les choix de Snyder diviseront et on le comprend. Ancien réalisateur de pub, Snyder remet le couvert en donnant cette dimension « clipesque » à son film en mettant des musiques célèbres (du Bob Dylan, Jimi Hendrix, Léonard Cohen et j’en passe) à plusieurs moments clés, créant parfois un certains décalage plus ou moins appréciable. Le générique de départ sur fond de Bob Dylan est définitivement une perle, mais la scène de sexe sur du Hallelujah en refroidira/embarrassera plus d’un. Ça ne m’a pas plus dérangé que ça, si ce n’est la surprise de voir telle musique à tel moment.

Point qui me tient particulièrement à coeur, la version française tient vraiment la route ! J’ai vraiment senti que les voix collaient parfaitement aux personnages (La voix du Dr Manhattan, langoureuse, calme, imperturbable…) même si on pourra pinailler sur un certains passage du film avec la voix française de Rorschach, mais ce n’est pas ça qui remettra en cause la bogossitude du personnage. Et rien que pour ça, la version française est de qualité

Au final, le film m’a quand même assez bien emballé. Ça manque de rythme, mais j’aime vraiment le background qu’il y a derrière tout ça, la musique (Bob Dylan, quoi !), les dialogues savoureux (« Et dans un murmure, je dirais… Non.« ), les personnages (Rorschach fanboy oblige), l’histoire qui a un bon fond malgré le côté confus… Et je crois que, pour mon faible côté cinéphile, ça me suffit amplement.

Puis ça m’a furieusement donné envie de lire le comic. Et pour moi, c’est en quelque sorte l’objectif du film, pour une telle adaptation. Et ça, ça me suffit à dire que le film est bon.