Réflexion 03: Vers la fin des plaisirs solitaires ?

Tiens, ça faisait longtemps. Fin novembre 2010, j’inaugurais un nouveau type de vidéo dans mes rangs: une « réflexion » sur le thème des jeux vidéo. Réflexion très sommaire/légère, j’en conviens, sur des sujets pas forcément très abordés de manière générale, découpé en 3 étapes: l’interrogation, les exemples et… la conclusion – logique – tentant d’apporter un début de réponse très personnel. Le mois d’après, je remettais le couvert avec la possibilité de prendre du plaisir sur de « mauvais » jeux.

Cette fois-ci, je m’attaque à une mode qui se répand de plus en plus: les mode multijoueurs à toutes les sauces, mettant potentiellement en danger les bonnes aventures solo.

Geek Hill Zone VS the… Megaman #4

Long time no see Megaman !

Pour les 2/3 du fond qui ont suivit les précédents, voilà donc l’avant dernier (Possible) épisode de ce Let’s Play consacré à Megaman NES. Ou peut être l’antépénultième (Probable) émission, vu la chance qui ne m’a pas trop accompagnée durant cet épisode, assez douloureux pour ma part.

Douloureux quand on se rend compte à quel point Capcom a voulu rendre son jeu hyper hardcore, même sur des détails qui semblaient dérisoires. Bien que jouant la carte du faux suspense durant cet épisode, la plupart d’entre vous auront rapidement compris là où ça cloche: un peu à la manière de Lamartine, un seul objet vous manque et tout est dépeuplé… Et c’est bien à mes dépends que je l’aurai appris.

Côté montage, j’ai tenté 2/3 petites choses, quelques efforts pour rendre le visionnage plus agréable, surtout dans la 2ème partie qui tenait à s’éterniser beaucoup trop (avec 5/6 min de raccourcis par rapport à la vidéo d’origine, joie !) dûe à mon incompétence notoire. Après, peut être que la 2ème partie est aussi la meilleure, puisque « plus rythmée ». Mais ça, à vous de voir… Dans tous les cas, j’ai encore des progrès à faire pour arriver au niveau des meilleurs, entre autres, dans notre belle langue !

Guide de survie en solo, ou comment prendre son pied en solitaire en 2010…

Sonic Adventure 2: Nom propre, synonyme de Best Game Ever.
Expression crée le 23 Juin 2001.

Alors oui, je l’ai toujours dit, et je le redirais toujours, mais un bon multijoueurs se passe donc toujours en local, avant une expérience Online. Mais s’il y a bien une chose encore au dessus de tout ça, quelque chose d’encore plus fort dans le plaisir éprouvé face à un jeu vidéo, c’est bien l’expérience en solo. L’histoire l’a prouvé, les jeux vidéo les plus marquants ont toujours été ceux en solo. Les exemples ne manquent pas.

Une petite liste ?
Sur Dreamcast ? On retiendra Shenmue, Jet Set Radio et surtout Sonic Adventure 2, on ne se refait pas.
Sur PC ? Ce bon vieux Half-Life, toujours aussi intestable, ou même Deus Ex.
Sur GC ? Les Metroid sont roi, sans oublier cette bonne franchise qu’est Pikmin ou le sympathique Geist.
Sur N64 ? Ocarina of Time et Goldeneye en tête de liste, bien sûr.
Sur PS2 ? Les Metal Gear Solid, souvent décriés, mais toujours aussi passionnants à parcourir. Ou bien God of War, tant qu’à faire…

La liste serait bien longue, console par console… Mais les faits sont là !

Comme le Guide, c’est sur le cas X-Box 360 que je vais me pencher, voir si on peut tirer quelque chose de cette génération, selon mes expériences personnelles. Un choix forcément subjectif et limité. Mais soit, si ça peut permettre à certains de se lancer dans l’aventure…


Situation 1:

Friand de sensations, vous cherchez de l’action non-stop, un esprit arcade avec une touche de scoring qui vous rappellera ce bon vieux SEGA…Quelque chose d’intense et potentiellement rapidement prenant, quitte à surmonter une difficulté pas toujours très bien réglée ? Quelque chose qui demande rapidement du skill ?

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After Burner Climax

La crème de la crème de l’arcade à la maison, en quelque sorte.

J’étais sceptique au début, car vendre du jeu d’arcade pur souche sur console, ça a toujours été synonyme d’arnaque en règle, puisqu’à moins de s’amuser à scorer pendant des heures, on fait assez vite le tour, sans réelle but derrière (syndrome Crazy taxi 2 sur Dreamcast, ou comment se dire qu’on a payé 45€ dans un jeu dont on fait le tour en à peine 2h, sans forcément être supermotivé pour faire du scoring). Bon okay, on va me dire, ABC, ça reste un peu ça. Mais d’une part, c’est pas chère (800 MSPts, soit même pas 10€) donc la pilule passe bien mieux et le contenu est un peu plus consistant qu’un portage brut de l’arcade.

Outre la recherche de la performance pure, ABC propose une sorte de système de succès interne (en plus de ses succès propre à son format de jeu XBLA), permettant de débloquer pas mal de petit bonus plus ou moins intéressant, pour varier les plaisirs, quand on n’a pas envie de se prendre la tête. Du genre munition illimités, vitesse accrue… vous voyez le genre. Mais voilà un truc tout con (ça reste le coup de la carotte pour nous faire avancer) qui donne envie de s’investir (surtout qu’ils sont de plus en plus difficile à débloquer) pour pousser le jeu au max de ses possibilités, tout en s’amusant de temps en temps avec les bonus qu’on débloque. C’est même l’idéal pour faire découvrir le jeu à des amis, sans qu’ils ne soient trop frustrés par la difficulté du jeu !

Et puis, en dehors de ces histoires de contenu (honnête, donc), c’est surtout un putain de jeu qu’à pondu l’AM2 de SEGA qui nous est offert. Des sensations assez énormissimes, intenses (même si une partie ne dépasse pas les 10~15min), qui proposent un bon challenge assez progressif (donc super motivant), des graphismes sublimes (même avec le poids des années) et surtout un fun à chaque instant, même quand on se fait abattre, empêchant alors un run parfait. Foncer en zigzaguant entre les missiles ennemis puis leur rebalancer une salve de missile dans la tronche en retour, c’est quelque chose de simplement grisant et jouissif, qu’on se le dise. Une valeur sûre.

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Bayonetta

Je me suis déjà étalé à plusieurs reprise sur le jeu, vu que c’est un jeu (et peut être un personnage pour certain(e)s) qui me tient à coeur, vu que malgré d’évident défauts, il est devenu d’office un des meilleurs jeux de la 360 et tout bêtement un excellent Beat Them All pur jus, un des meilleurs représentants du genre, loin devant un DMC4 en demi-teinte. Rien que ça.

La recette du succès ? Outre le fait que l’héroïne soit une des plus sexy qui existe dans le jeu vidéo, c’est aussi, et surtout, un Beat Them All survitaminé, qui va très loin dans les délires typiquement japonais pour offrir au joueur une expérience assez…inoubliable. Je n’ai pas envie de partir dans une critique branlette, mais il faut reconnaitre que le talent de Platinium Game se ressent vraiment jusqu’à la dernière seconde du crédit de fin, avec un nombre de passages cultes, que ça soit passages jouables ou simples cinématiques badass, potentiellement au dessus de 9000. En terme d’intensité, le jeu vise très haut, avec un gameplay dynamique, féroce, sans réel défaut et surtout très complet, assurant une bonne marge de progression. Après quelques heures de jeu, vous verrez, on fait des trucs de ouf. Malheureusement, ça veut tellement aller loin que parfois, ça se foire. Un peu.

Ce que je lui reprocherais vraiment, c’est qu’il suit trop le moule des Beat them All récent, initié par Devil may Cry 1 (et relancé par God of War). Vous savez, ce moule où la progression dans un jeu du genre – genre où le but est de progresser en tabassant tout ce qui bouge – passe forcément par des passages « couloirs » (Où on ne croise personne, histoire de profiter du décor inutilement) et des passages plate-forme, en général complètement loupé. Ca casse le rythme, pourtant assez intense dans le fond, et l’empêche de parfaitement briller. Car aussi surprenant soit-il, God Hand reste mon Beat préféré, encore un bon cran au dessus de Bayonetta.


Situation 2:
Mais dans le fond, vous sentez qu’il manque quelque chose. Quelque chose que vous connaissiez par le passé et que vous avez du mal à retrouver de nos jours. pas de doute possible, vous éprouvez de la nostalgie. Difficile sur cette génération de retrouver tout ce qui nous faisait vibrer il y a 10/15 ans, les genres évoluent, les joueurs aussi. Mais parfois, en creusant un peu, on tombe quand même sur certains titres qui renouent avec des genres peu exploités de nos jours et qui, à défaut d’y aller à 100%, sentent bon l’odeur de poussière de la nostalgie, avec des mécanismes oldschool souvent dépassés (Difficulté abusive, élément de gameplay « à l’ancienne »), mais conservant un charme fort appréciable. De temps en temps, un petit retour vers le passé, ça ne fait pas de mal.
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Sonic Unleashed

Que serait un article de Geek Hill Zone sans une dose de Sonic ? Si tout n’est pas rose dans Sonic Unleashed, il n’en reste pas moins un titre franchement appréciable, voir même bien fun quand on prend la peine de creuser un peu le gameplay qui ne demande qu’à être maîtrisé. Bon forcément, autant le dire de suite, ça n’a strictement rien à voir avec les précédents, Sonic 3D oblige, SEGA partant une nouvelle fois avec une nouvelle formule, formule plutôt intéressante dans le fond.

D’un côté, on retrouve Sonic à l’état pur dans des niveaux qui vont à 100 à l’heure et pour peu qu’on s’accroche à la recette – que j’ai toujours un peu de mal à gober – de Sonic Rush (aka une action très centrée sur la vitesse (et donc très peu plate forme), qui joue beaucoup sur les réflexes (le skill, comme disent les jeunes) du joueur), on obtient quelque chose de pas mauvais du tout, bien qu’assez frustrante par défaut, puisque se basant par la même occasion sur le principe archi éculé du Die & Try un brin poussif (Ou comment vous obliger à apprendre presque par coeur les niveaux pour progresser). Mais il n’empêche pas que certains niveaux sont excellents à jouer, comme à regarder, avec de bonnes sensations à la clé. L’honneur est sauf.

De l’autre, on retrouve la partie que je préfère le plus, celle qui est la plus « user friendly » avec une souplesse bien plus appréciable que la frustration quasi-constante de la partie Sonic: le Sonic-Garou. Si l’idée est elle même porte à débat, force est de constater que le résultat, bien que mettant un peu trop de temps à démarrer, est franchement bon et nous refait découvrir la plate forme, la vraie, comme on les aime. C’est à dire sans sombrer dans cette mode que je n’aime guère, celle des mondes pseudos ouvert, avec collectionnites d’objets en tout genre pour progresser (Banjo/Mario, en gros). Non je n’ai rien contre ces jeux là bien sûr, mais c’est une recette que je trouve aussi un peu trop poussive.

Je préfère de loin une bonne vieille progression linéaire à base de niveau où on part du point A pour aller au point B, en enchainant les phases de plate forme nécessitant doigté et maitrise pour pas tomber dans le vide. Et là encore, force est de constater que ça marche bien.

Même les phases de beat them all sont bonnes ! Au début c’est basique, sans saveur, mais au fur et à mesure que l’on avance, que Sonic garou s’améliore et apprends de nouveau coups, tout devient vraiment plaisant à jouer, sans non plus se résumer à un clone de Dynasty Warrior. Il faut esquiver, parer, et sortir les combos au bon moment. Et entre 2 bonnes phases de plate forme à l’ancienne, ça fait vraiment du bien.

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Lost Odyssey

Pour être franc, au départ, je trouvais ce jeu ridicule. J’étais à moitié mort de rire en voyant la tronche du design quelque peu chelou, c’était pas très beau et ça sentait le classicisme jusqu’au bout. Et puis, j’ai fini par mettre la main dessus, parce qu’il faut bien abuser de ces connaissances qui achètent le moindre gros jeu pour rester dans le coup tous les mois. Et là, la claque.

Si les défauts restaient quand même bien là (Pas toujours très beau, et ça rame), c’est véritablement l’univers, le scénario et son background qui m’ont happé dans l’aventure de Kaim Argonar. En fait, c’est bien simple, c’est vraiment ce petit vent de nostalgie qui entoure ce jeu qui me l’a vraiment fait apprécier, me rappelant la douce époque de mes premiers RPG, avec FF7/8/9. Une recette classique mais efficace, qui a fait ses preuves par le passé (C’est aussi pour ça que j’avais surkiffé Skies of Arcadia à l’époque, c’était « la Grande Aventure » !) et qui marche toujours autant aujourd’hui. Quoi de mieux qu’une aventure prenante, épique, avec quelques passages cultes, des musiques somptueuses, un système de combat complet de carré et des personnages attachants ? Finalement, partant d’un mauvais pied, Lost Odyssey est rapidement devenu une de mes meilleurs expériences dans le domaine du RPG.

Pour l’occasion, il y a quelques mois, j’avais réalisé un podcast, consultable ici même:
http://www.youtube.com/watch?v=M-CFhDv4D4Y

Réponse 3:

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Dead Rising

Autre coup de coeur dans cette sélection, Dead Rising est un peu mon chouchou, le grand favori, celui que j’aime tant parce qu’il dégage quelque chose de puissant, de charismatique, de prenant. Véritable défouloir géant opposant notre héros à de centaines de zombies simultanément (!) Dead Rising est surtout un putain de jeu nous faisant vivre un excellent trip survival/beat them all oldschool dans un univers qui respire l’hommage appuyé à toute la production de film de zombie de ces 30 dernières années.

Oldschool, parce que c’est un jeu exigeant. Oui, on meurt facilement, oui, obtenir la meilleure fin du jeu est impossible dès le départ, il faut obligatoirement passer par de cuisants échecs se finissant sur une mauvaise fin pour progresser, améliorer son personnage et enfin avoir quelque chose de solide et polyvalent entre les pattes. Oui, le principe du jeu est basé sur la répétition « pure », puisqu’en recommençant le jeu après une mauvais fin, on garde ses niveaux, nous permettant enfin de retenter à nouveau de finir toutes les missions de l’histoire principale dans le temps imparti qu’il nous est donné.

So what ?

Il en résulte alors un jeu tout simplement génial. C’est ce stress lié à la deadline qui est foutrement bon, où il faudra alors gérer son inventaire avec tout l’armement qui nous tombe sous la main (même un parasol, ça fera l’affaire), gérer son « planning » (Que faire ? Sauver le survivant A à l’Est ou le B à l’Ouest, sachant que je ne pourrais pas sauver les 2 si je suis en retard ne serait-ce que de 5min ?) et tout simplement savoir survivre dans ce milieu hostile infesté de zombies en tout genre.

Coup de génie pour ma part en provenance de Capcom, Dead Rising est l’une des meilleurs licence à avoir vue le jour sur cette génération. Donc forcément, j’attends la suite avec pas mal d’impatience…


Situation 3:
Mais tout de même, toujours à la pointe de la technologie, vous aimez quand un jeu exploite un tant soi peu les possibilités de son support, histoire d’offrir quelque chose d’un peu moins semblable à ce qui se faisait sur la génération précédente. Ou tout du moins, un jeu qui porte le concept un peu plus loin que d’habitude, avec encore plus d’interaction et d’immersion qu’auparavant, parce qu’il y a plus de patate sous le capot.

Réponse unique:

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Red Dead Redemption

Les GTA-Like et moi, ça n’a jamais été le grand amour. Bon okay, à 3 mètres de moi se trouve GTA 3 et Vice City – le Meilleur. GTA. Toujours. – dans leurs boites en version PC. Mais soit, avec le recul, le temps et la prise d’âge, je me rends compte que ce « genre » tournait rapidement en rond. S’il y a une certaine puissance immersive avec la possibilité de faire un peu ce que l’on veut, d’aller où on veut; c’est surtout le manque de consistance au coeur du gameplay qui dérange. Un côté un peu « superficiel » parce que « ça veut toucher à tout ».

Dans les faits, Red Dead Redemption est un GTA pur souche. Pas de chichi entre nous, la formule reste strictement la même, la construction du gameplay est identique, seul … le skin change, en quelque sorte. Mais woh, c’est nettement, mais alors nettement au dessus de GTA 4. Tout parait tellement plus… maîtrisé.

Nettement plus beau et costaud techniquement car jamais un univers de Far West n’aurait été aussi bien retranscrit en jeu vidéo. Mise en scène au poil, acting et animation crédible, étendu vaste sans le moindre chargement (sauf pour raison scénaristique) avec une bonne fluidité dans l’ensemble et une absence de flou à la GTA 4; Rockstar montre encore une fois son talent pour donner vie à un univers composé de polygones. Toujours un plaisir de galoper avec son cheval, crinière au vent, lors d’un couché de soleil pendant qu’une diligence se promène dans le sens inverse sur votre droite et que quelques chevaux sauvages se balladent tranquillement sur la gauche. Il y a un sens du détail assez incroyable, malgré les limitations du support (une fois l’effet de surprise passé, certains évènements sont en fait plus scriptés qu’on ne le pense…).

Et puis, RDR c’est aussi un jeu particulièrement prenant. S’il souffre toujours un peu des mêmes défauts que GTA4 dans le fond (Répétitivité des missions pour « meubler », manque de mise en scène des passages « Action », donc des gunfights moins intenses que dans un vrai TPS), il est suffisamment varié dans ses possibilités pour que ça passe tout seul, comme papa dans maman. Beaucoup de contenu, une ambiance du tonnerre, beaucoup de chose à faire (malgré la répétition), on finit toujours par varier les plaisirs entre 2 missions. Pourtant, je n’ai jamais été fan de far west, mais là, j’accroche, et pas qu’un peu.

Et pourtant, avec un terrain de jeu moins propice à de multitudes de possibilités (c’est quand même un désert !), j’étais un peu sceptique au départ… Comme quoi, ne jamais se fier à l’emballage ou aux précédents jeux du studio en question.


Situation 4:
Malgré tout, vous aimez aussi prendre des risques. Dans le monde merveilleux des jeux vidéo, ça sous entend surtout que vous aimez les jeux qui osent un peu aller plus loin que les classiques du genre, qui tentent un peu de changer la formule ou d’en proposer des nouvelles, malgré le fait que le gameplay ne soit pas aussi abouti qu’un blockbuster du genre. Mais qu’importe, l’essentiel est de ressortir de cette expérience avec la satisfaction d’avoir vécu quelque chose de différent.

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Mirror’s Edge

Mirror’s Edge est un jeu couillu. Couillu parce que ce n’est pas un énième FPS où il faut défourailler tout ce qui bouge, dans un univers très sombre et violent.
Couillu parce qu’il mélange 2 genre différent: le fps et la plate forme. Tout avait pour faire un genre plutôt novateur, presque ultime… Sauf qu’il a quelque peu manqué d’ambition. Ou de temps, j’sais pas, mais il manque un je ne sais quoi, qui aurait pu le faire rentrer dans une autre catégorie.

Le principal problème de Mirror’s Edge, c’est son déroulement bien trop scripté, forcé. S’il faut reconnaitre que la partie escalade, en elle même, est franchement bonne et qu’on s’éclate bien à grimper presque partout en vue FPS foutrement immersive, il faut aussi reconnaitre qu’on pouvait s’attendre à mieux, à plus poussé. C’était peut être trop demander, mais proposer une progression linéaire, dans laquelle on ne trouve en général qu’un seul et unique chemin indiqué en gros par des éléments du décors mis en place comme ça, comme de par hasard; c’est assez décevant compte tenu du potentiel énorme que pouvait donner le gameplay. Un gameplay qui aurait pu permettre une certaine liberté d’action (je demande pas non plus de l’open world, hein), alors qu’au final, on progresse dans un large couloir.

Mais n’empêche que Mirror’s Edge est un vraiment bon trip, visuellement novateur avec son lot de couleurs un brin flashy mais qui fait franchement du bien par là où ça passe, et propose des sensations plutôt inédites dans le genre, rendant la progression des plus agréable. Il faudra certes surmonter une difficulté basée sur l’échec et au final, un jeu un peu trop guidé, mais il en ressort surtout une expérience nouvelle, parfois grisante, qu’on aimerait bien voir plus souvent.

Et ça tombe bien, vu qu’un deuxième épisode est logiquement prévu. Allez, cette fois-ci, c’est la bonne !

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The Darkness

Probablement celui qui a le pire gameplay des quatre. Et pourtant, il est dans cette liste, donc il mérite d’être joué ! Oui, The Darkness à un gameplay vraiment bancal, pour ne pas dire pire. Les sensations de tirs sont plutôt mauvaises, le héros est particulièrement lourd à contrôler, les pouvoirs des ténèbres (sisi !) sont mal exploités et dans tout ça, on meurt très vite (A cause d’une IA aux yeux bioniques), ce qui entraînent un lot de passages frustrants pour pas grand chose lui aussi au dessus de 9000.

Mais alors, pour tout le reste, on frôle le sans faute. The Darkness, c’est l’adaptation d’un comic du même nom (que je ne connais pas) et dispose donc d’un scénario béton, violent et malsain. Mieux que ça, FPS oblige, la puissance immersive du genre est savoureusement exploitée pour offrir une ambiance tout juste divine et quelques scènes bien senties. Ou comment se sentir vraiment impliqué quand on assiste à certains passages « chocs » en vue à la première personne.

Mélangez le tout avec d’excellentes musiques, un doublage US sans faute et un aspect visuel encore honnête de nos jours; vous obtiendrez un jeu vraiment prenant… mais à jouer uniquement pour son aspect scénaristique. Car le gameplay étant ce qu’il est, il est vraiment difficile de passer outre, tellement il est raté.

Mais en creusant un peu, on dégote une sacrée pépite…

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Condemned

Lui, vraiment, j’adore son ambiance résolument malsaine, flippante, bien crade; où il y fait toujours bien sombre, avec des monstres bizarres et des clochards en rutes qui nous attaquent en sortant d’un coin, encore une fois, sombre du niveau, dans notre dos. D’une certaine manière, c’est un peu comme Dead Rising, c’est cette notion de stress permanent, ne sachant jamais sur quoi tomber au détour d’un couloir ou même d’une porte, qui donne un peu toute la saveur au jeu. Mais, s’il se retrouve là, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…

J’en avais déjà parlé, en quelque sorte, avec le 2ème opus, dans un ancien article, avec son côté « très lourd » dans la jouabilité, rendant la progression plus pénible que prévue. Encore une fois, au risque de me répéter, le héros se déplace à 2 l’heure, se bloque dans le décor pour pas grand chose et meurt très rapidement, sans trop avoir la possibilité de fuir convenablement, occasionnant quelques frustrations pas franchement agréable. Certains me diront que ça ajoute un aspect réaliste à la chose et que par le passé, Resident Evil ou Silent Hill le faisait déjà, et ça n’empêchait pas d’être de bons jeux. Sauf que Condemned est encore plus pénible à contrôler et à jouer que ces survivals. Si, si, c’est possible ! Et c’est bien dommage, car il manquait pas grand chose pour un vrai grand jeu…

Malheureusement, la suite, pourtant dans le même esprit, est justement trop similaire à son prédécesseur: là où je pouvais lui pardonner ces quelques errances dans le gameplay, la suite enfonce littéralement le clou et finit vraiment par gâcher le moindre plaisir éprouvé en jouant. Deux épisodes et déjà un épisode de trop

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Zeno Clash

Zeno Clash est une étrangeté comme on aimerait en avoir plus souvent. Dispo pour une bouchée de pain (14€ à sa sortie sur le XBLA, me semble qu’il en vaut plus que 10 maintenant), Zeno Clash est un FPS plutôt original, qui mise sur une expérience visuelle avant tout.

Pas que dans ce cas précis, le gameplay soit fondamentalement mauvais ou vraiment bancal (juste un peu trop limité en soit), mais le jeu est tellement court et les mécaniques de jeu tournent tellement rapidement en rond, qu’on en arrive à un point où, une fois la fin atteinte en même pas 5h de jeu (ce qui reste honnête tout de même), on se dit qu’on a fait une grosse démo, un gros tutorial. Le syndrome Portal ? C’est exactement ça.

Mais il faut savoir passer au dessus de ça (parce que ce n’est pas rédhibitoire pour autant) et partir dans un voyage assez dépaysant et plutôt prenant, dans un univers rarement vu dans un jeu vidéo. Ce qui n’est pas si mal après plus de 15 ans de jeu vidéo pour ma part. Le design est étrange, le scénario intriguant (et sans forcément spoiler, mais pour prévenir quand même: le scénario n’a pas de vraie fin… en attendant une hypothétique suite) et malgré sa répétitivité, le jeu reste toujours plaisant à jouer, avec des combats au corps à corps en vue interne (l’axe principal du gameplay) particulièrement jouissif, où les échanges de poing bien virils fusent dans tous les sens.

Bref, une agréable surprise malgré un gameplay qui tourne un peu en rond et une fin… inachevée; et disposant en plus d’un petit mode coop annexe sympathoche, dont j’ai parlé dans la première partie du Guide.


Situation 5:
Malgré tout, et c’est tout a fait normal, parfois, on cherche quelque chose de carré: pas forcément innovant, mais du jeu efficace – mais de qualité quand même ! – dans lequel on sait pertinemment que l’investissement ne sera jamais raté, pour peu qu’on apprécie un tant soi peu le genre, parce que les développeurs ont suffisamment mis du leur pour nous faire vivre une aventure plaisante de bout en bout. Enfin, pour la plupart, certains auront toujours un mot à redire…

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The Orange Box

Bingo, c’est encore un coup de coeur. La Orange Box est un peu le prototype de compile ultime tant elle regorge de qualité de part les 5 jeux qui la composent.

D’une part parce que Half-Life 2… Bah c’est Half-Life 2. Il n’est pourtant pas sans défaut dans le fond (rythme irrégulier, entre autres) mais dispose d’un univers ultra accrocheur avec un scénario prenant, une mise en scène particulièrement efficace malgré son âge (2004 !), des gunfights agréable et déborde d’idée à chaque instant, pour renouveler sans cesse l’expérience de jeu. Les 2 extensions ne sont pas en reste et proposent chacune d’elles au moins un passage fort, culte, qui nous rappellent bien qu’on a affaire à la suite d’un des meilleurs FPS de tous les temps, Half-Life. Ah certes, peut être qu’il manque un petit quelque chose pour l’égaler, mais dans les faits, ces 3 « épisodes » restent incontestablement au dessus de la masse de FPS sortis depuis le temps. Et c’est déjà pas si mal.

Et outre la partie multijoueurs avec Team Fortress 2 que je vénère, Portal aurait pu – séparément – être dans la catégorie « Expérience » (Trop court et gameplay pas assez exploité); mais en tant que tel, il est juste le bonus de luxe qui vient achever cette compile avec brio (du bonus comme ça, j’en veux tous les jours) et confirme donc son statut de « jeu » culte.

Disposant d’une durée de vie immense et d’expériences de jeu diverses et variées et globalement réussites, le tout disponible pour une bouchée de pain chez n’importe quels magasins, que demander de plus ? Indispensable, donc.

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Dead Space

Sorti un peu de nulle part, Dead Space est un de ces jeux qui, à mes yeux, font partis de la crème de cette génération. Bon, c’est forcément subjectif, mais j’ai résolument passé un excellent moment devant ce bijou de maitrise du début jusqu’à la fin. Mais attention, Dead Space n’est pas à prendre pour ce qu’il n’est pas ! Dans la forme, et d’un point de vue marketing, il ressemble à s’y méprendre à un survival horror, avec une ambiance oppressante, des monstres, un vaisseau perdu dans l’espace et un héros solitaire, qui ne parle presque jamais.

Et pourtant, malgré des débuts douloureux et un peu flippant, le jeu n’a plus grand chose à voir avec ça. Plus proche du TPS à la Resident Evil 4 que d’un Silent Hill en apesanteur, Dead Space est très tourné action et les mécaniques de jeu sensés nous faire peur tournent rapidement en rond et en deviennent fatalement prévisible. Mais qu’importe, puisque c’est l’action soutenu couplé à l’ambiance visuelle et sonore (frôlant la perfection) qui prime sur tout le reste. C’est vraiment un gros shooter avec un rythme un peu plus posé façon RE4, encore, qu’un survival ou il faut compter ses munitions, résoudre des énigmes et fuir régulièrement devant l’ennemi un brin trop envahissant.

Mais c’est ça qui est bon, c’est progresser dans cette ambiance exquise, faire face à l’ennemi dans un milieu trop peu exploité dans le jeu vidéo et tout ce que ça peut impliquer (apesanteur, passage sans oxygène, brèche etc.) et se battre pour survivre grâce à un système de jeu particulièrement violent et donc jubilatoire, à base de démembrement poussé (Soldier of Fortune, si tu m’entends). Parce qu’Isaac (J’adore ce nom, mon fils l’aura à coup sûr), c’est quand même une grosse brute qui ose frapper des monstres 2 fois plus gros que lui et n’hésite pas à les finir à coup de pompes spatiales une fois à terre. La classe, quoi.

Comme Dead Rising, j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, mais aussi beaucoup de peur.

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Gears of War 1 & 2

Badass, débile, bourrin et jouissif, c’est les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour définir au mieux les épisodes de Gears of War, en attendant le troisième épisode qui ne risque pas de changer la donne. Véritable ôde aux gros films d’action qui tâchent des 80′ et 90′, le plaisir vient en partie de cet esprit à l’ancienne, qui se traduit par des répliques bien connes et drôles, des personnages bien stéréotypés comme on les aime avec un second degré parfaitement assumé.

Et bien que jouable en coopération, comme j’ai pu le signaler dans l’autre guide, Gears of War reste globalement un plaisir à jouer en solo. Parce que GeOW, c’est de l’action bien virile, pleine de testostérones, comme on aime en avoir de temps en temps, avec son lot de scènes de bravoure bien grasses; la formule marche au poil même seul dans son clic-clac. Mieux encore, en terme d’intensité, de diversité et d’action tout court, Gears of War 2 met une véritable branlée à son prédécesseur et propose alors une campagne encore plus épique (sans mauvais jeu de mot, mais il le fallait) pour s’imposer d’office comme un des meilleurs TPS de sa génération.

Pour une nouvelle licence, c’est quand même un bel exploit.


Ce deuxième Guide est donc fini, avec une liste évidemment incomplète, mais qui pourrait toujours donner quelques idées d’achats en période creuse… Quoi, c’est pas beau de rêver ? En tout cas, comme je le redoutais dans la première partie, j’espère aussi sincèrement que le solo continuera de prospérer en dépit du Online et de sa propagation telle une ombre un brin menaçante… Raison de plus pour attendre des (j’espère !) futures perles comme Rage, Bulletstorm, un éventuel HL 3 ou toutes autres suites de licences que l’on adule tant.

Et vous dans tout ça, avez-vous des expériences solo sur consoles next-gen significatives qui pourraient rentrer dans ces catégories ?