Podcasters Assemble !

Pour une fois, en dehors de mes habituelles vidéos (qui devraient revenir incessamment sous peu, quand l’inspiration me reviendra – je ne lâche pas l’affaire mais là je suis en panne sèche), je retente le coup du podcast audio avec cette fois-ci l’ami Gemini pour m’assister dans ce podcast numéro #0 sobrement appelé « Podcasters Assemble » (Pas sûr que le terme « podcasters » existe, mais ça sonne bien) dédié – surprise ! – à notre passion commune, les comics, et en particulier de Super-Héros. On ne sait pas s’il y aura suite, c’est surtout pour le fun qu’on l’a fait.

Bon, autant le dire tout de suite, nous avons eu des soucis de micros, des passages où l’on s’étalait un peu trop, je manque de rythme tellement j’ai pas l’habitude de parler sans mon prompteur habituel et une qualité sonore qui s’est faite hara-kiri sur à 30min de la fin (Why, Skype, Why); mais on ne voulait pas non plus jeter toute cette sueur et ces larmes à la poubelle malgré tout. Je ne dis pas non plus qu’il faut tout excuser, mais vous êtes prévenus.

Le lien pour télécharger le podcast complet qui dure un peu moins de 2h tout de même (On ne pensait pas faire aussi long, eh), ainsi que, pour les moins motivés:

Et concernant cette même section, je l’ai sub-divisé aussi, sait-on jamais:

Ainsi qu’une version vidéo dont la partie vidéo n’a évidemment aucun intérêt à proprement parler, c’est juste pour  profiter d’un streaming (avec de zolies images en fond quand même !).

2012, l’année de la vengeance

Bon okay, je vous préviens tout de suite, les comics, vous risquez d’en bouffer pas mal, dans le cas où vous seriez  un peu allergique. Bien sûr, on retrouvera toujours un petit peu les autres thèmes récurrents du blog, mais j’avoue qu’étant complètement plongé dans ce nouvel univers passionnant, je risque d’en parler assez régulièrement. En attendant d’être lassé.

Donc pour aujourd’hui, ne parlons pas papier, mais parlons écran. Récemment, deux jeunes fous pleins d’espoir se sont dis que ça serait une bonne idée de retenter le coup de ressusciter la licence Ghost Rider au ciné, après un premier épisode pleins de promesses, mais finalement raté. Pas de bol, ils ont certes réussi  à faire mieux que le premier, mais ce n’est toujours pas assez pour convaincre. Je vous explique:

A côté de ça, histoire de rester dans la thématique de la vengeance, impossible de passer outre si vous surfez aux bonnes adresses du web français, mais depuis un mois, est sortie l’un des films underground les plus attendus du net: La Vengeance. Alias le film des rappeurs Zehef et Morsay. Morsay ! Ce jeune canaillou qui veut se présenter aux élections ou qui joue à Batman dans les rues de Paris !

Bon après, on ne va pas tourner autour du pot, pas de surprise, ce film est une véritable purge. Une insulte, un doigt fièrement dressé envers le ciné (même français, c’est dire à quel point Morsay était burné !), envers même ses spectateurs pour le véritable manque de respect occasionné. Non, ne cherchez pas, il n’y a strictement rien à en tirer, parce que tout y est réellement mauvais. C’est mauvais parce que c’est affreusement mal joué (Comme tout le monde, oui la palme revient à la « juge »), c’est crétin jusqu’au bout (Morsay ne cesse de se montrer supérieur à la police, parce qu’elle fait mal son boulot, qu’il n’y a que des pourris), les incohérences et les problèmes de montage s’enchaînent (Des changements de t-shirts et des cheveux qui repoussent en un changement de plan, magique ! Morsay trouve son « pseudo » au début du film, n’en parle à personne et pourtant, tout le quartier sait qu’on l’appelle Morsay !), des fautes d’orthographes dans tous les sens dès qu’un texte apparaît à l’écran (La lecture des sous titres mal incrustés en sont la preuve formelle, mais pas que), et surtout, je pense que c’est là tout le génie du film, des dialogues sans aucun sens.

On cherche constamment pourquoi telle scène est présente (les intertitres façon 24, le grand mystère du film), pourquoi tel personnage dit telle chose (le dialogue avec Morsay qui parle des pieds qui puent de son pote), alors qu’au fond, il n’y a rien à comprendre. Tout le film est une succession de scènes souvent sans queue ni tête, aux dialogues hallucinants, aux clichés fièrement exposés (Toutes les femmes sont des putes) et parfois incompris (Depuis quand un nazi traite les gens de facho ? Parce que, eh, les nazis sont même présent dans ce film, croix gammé au feutre à l’appui); à un tel point que ça en devient drôle. Car oui, c’est un film très drôle. Si, si.

La Vengeance dépasse le stade même du nanar. Il est plus fort que ça, plus fort que tout. Il redéfini même les fondements du genre et dépasse toutes espérances. On savait que ça allait être mauvais, mais on n’imaginait pas à quel point. Un point qui en devient à la fois drôle et fascinant, une fascination presque malsaine d’ailleurs. Mais en bref, on pourrait en dire énormément sur le sujet, en faire des pavés qui rendraient jaloux certaines personnes, mais d’autres le font très bien, et en vidéo, et ça passe d’un coup beaucoup mieux.