Chibi Japan Expo, petit compte rendu d’une brêve journée…

Deuxième rendez vous incontournable après la Japan Expo de l’Otaku de base qui sommeil en chacun de nous, la Chibi Japan Expo, sorte de « Round 2 » de la JE d’été en période de froid intense, était l’occasion rêvé de se rattraper des précédentes éditions manquées pour diverses raisons, principalement financières…

Tout d’abord, la Chibi Japan Expo c’est quoi ? Comme l’indique la bannière honteusement pompée du site, c’est un festival où se regroupe tout ce que l’on peut réunir lié à la culture asiatique, de près ou de loin. Bouffe japonaise hors de prix, différents arts martiaux, manga & Japanimation dans les plus privilégiés, l’inévitable mais inépuisable source de fou rire et/ou d’admiration envers les célèbres Cosplayeurs … mais aussi tout ce qui peu toucher à la culture Geek : jeux vidéo comme les jeux arcade et les jeux musicaux comme le fameux Dance Dance Revolution et l’inévitable Rock Band mais aussi les grands classiques de la génération geek qui étaient présent à cette convention pour promouvoir leurs dernières créations : NerdZ, la Flander’s Compagny, Damned 6.2 et M. Poulpe de Mange Mon Geek.

Difficile de profiter du programme, à première vue chargé, de ces 3 jours de festival. Plutôt une journée dans mon cas, diverses occupations ont fait que les 2 jours restants sont passés à la trappe… Tant pis, il faudra en faire un maximum en peu de temps ! Et pourtant, je n’imaginais pas une seule seconde que la journée serait finalement si… courte.

Tout commence, of course, par l’arrivée devant l’expo. On sentait déjà avant qu’il y aurait pas mal de monde malgré le temps capricieux, vu les cosplayeurs qui se faisaient de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on avançait dans le métro qui permettait de s’y rendre. Puis, comme c’était la première fois que je me rendais à cette convention, c’est avec surprise que je découvre le bâtiment qui sera la Chibi JE. Sorte, en apparence, d’entrepôt dont j’étais loin de me douter du contenu de la chose, après avoir fait une Japan Expo d’autrement (et logiquement) plus grande et ambitieuse. Malgré les premières impressions, force est de constater que le contenu assurait complètement.

Un premier étage remplit de « petits commerçants » en tout genre, qui proposaient un peu tout et n’importe quoi dans leurs étalages: manga et DVD neufs et d’occasions, posters, peluches, costumes typiquement Japonais ou très typé Visual Key pour les excentriques du coin, figurines, maquettes de Gundam et j’en passe. L’étage classique, mais qui fera le bonheur de ceux qui avaient longuement économisés pour se payer tout un tas de chose exprès pour l’occasion, malgré quelques prix franchement abusif (cf en particulier: la bouffe) …

Le 2ème étage était généralement réservé aux activités principales du salon. Une partie jeux vidéo donc, avec le stand Orgames qui faisait découvrir à tous la joie de DDR et des jeux musicaux tel que Rock Band dans les plus connu de part chez nous. Pas loin se trouvait les bornes d’arcade/jeux « arcade » sur consoles, remplis de jeux de baston (borne Street Fighter, stand Naruto/Smash Bros Brawl et j’en passe), de tirs (façon House of The Dead, comme l’atteste la « borne » House of the Dead 2&3 sur Wii), ou les fameux Shoot them up aka le jeu d’autiste par excellence.

On y trouvait aussi la zone des sports de combat asiatiques (Judo et compagnie se terminant en Do), une scène pour des cosplays,des ateliers de dessins au crayon et même à la tablette (Wacom faisait sa pub en somme !) et quelques activités typiquement japonaises, des petits jeux/concours et bien sûr le bistro pour boire/manger un coup de produit japonais.

Puis, pour finir, il existait aussi un « sous sol », où se trouvait la fameuse salle de concert. Grande salle, assez large avec une scène de taille raisonnable, avec un paquet de fauteuil, des lumières dans tout les sens etc. La salle servait aussi pour le grand défilé de cosplay prévu en milieu de journée… que l’on a pas pu voir en fait, pour cause de… surpopulation. Et là, les problèmes commencent.

La surpopulation, parlons-en. On se doutait qu’il y avait avoir du monde là bas, les organisateurs se doutaient que pour ce 2ème essai, avec l’impact des autres Japan Expo durant l’été, les visiteurs allaient pas refuser cette session de rattrapage… Mais là, ça devenait un peu imbuvable à force. Du peuple par centaines, repartit un peu partout, sans interruption. Des escaliers, des escalators constamment remplis, quelque soit le moment de la journée… Ça laisse toujours cette sensation désagréable d’être serré, tassé et constamment poussé au cul si on s’arrête 2 secondes. Je ne parle pas des files d’attentes juste interminables pour jouer/faire un truc qui dure pas plus de 10 minutes…

L’exemple le plus marquant qui revient en tête, c’est bien le défilé de Cosplay. On voulait y aller genre 20/30 min avant le commencement, histoire d’avoir naïvement, des bonnes places… Que nenni ! La file d’attente fût gigantesque (et je pèse mes mots), à tel point que la file d’attente allait très loin… pour au final être « coupé » par un vigile, car la salle était… remplit à ras bord. Pourtant, il en restait du monde derrière… Et tout le reste de la Chibi était comme ça… Des files immenses pour aller manger aux bars, pour accéder à chaque activités, voir même magasins…

Magasins, d’ailleurs, qui n’avaient presque pas eu « l’intelligence » (après, peut être il y avait eu des raisons qui justifierait le tout) de disposer de système pour carte bancaire ! Quelle idée de ne pas pouvoir payer par CB, avec tout ce beau monde, prêt à craquer le porte feuille pour une figurine d’héroïne de manga avec son 95D en résine ? Grossière erreur, d’autant plus regrettable que la chose est très discrètement indiquée à l’extérieur du bâtiment (sur une petite pancarte) et que si on fait l’erreur de rentrer sans monnaie… il sera impossible de sortir tirer de l’argent et de revenir dans la Chibi, toutes sorties étant … définitive. Super.

C’est finalement, ces 2 petits (mais Ô combien importante, mine de rien) détails qui ont flingués la journée. Le programme, même sans être à fond dans le japon et la culture geek, était pourtant alléchant. Des concerts de J-Pop Girl un brin excentrique (vive les voix hyper aiguës des demoiselles), des tournoi DDR, des dédicaces de série douteuse comme « La Flander’s Compagny » (j’ai rien contre eux, mais c’est quand même pas génial comme série) et autres activités Otaku-esque. Mais le combo surpopulation + impossibilité de payer soi même (un comble !) + la chaleur ambiante (alors qu’on se les gelait dehors) a eu raison de moi et de ceux qui m’accompagnaient.

Résultat, même pas arrivé au 2/3 de la Chibi, une décision s’est imposé d’office : il fallait partir, afin de finir la journée dans les rues de Paris… Ça fait toujours un peu « bizarre » de partir après avoir payé son billet pour la journée, mais il le fallait, on aurait décidément pas tenu très longtemps.

Malgré tout, je dirais que cette Chibi fût quand même positive ! (et oui, quand même…)

On y retrouvait un contenu appréciable et complet, les cosplay étaient plutôt bon pour certains, agréable à l’oeil comme ces Bunny Girl tiré de l’anime Suzumiya Haruhi, un bon programme et tout et tout, mais le succès finalement trop important du salon m’a un peu refroidit. Ceci dit, une choseest sûr, de ce fait, la prochaine édition, avec la JE de l’été 2009, risque une nouvelle fois de mettre les bouchées doubles … Et là, ça pourrait devenir carrément sympa si tout le monde
arrive à voir le défilé de cosplay…

AdopteUnPigeon, mode d’emploi

Depuis le très connu – mais absolument hors de prix pour les mâles – Meetic et ses abonnements à 30€ par mois pour un simple site de rencontre (!!), nombreux ont été ses « concurrents », tentant inlassablement de nous attirer, avec des sommes plus modestes, un concept un peu différent et blablabla.

Allergiques aux couleurs typées roses bonbons presque gerbant, passez votre
chemin…


Adopteunmec.com
fait son apparaition. Le principe, toujours le même… Rencontre d’un soir, d’un jour, d’une semaine, d’un mois voir plus, si affinité, et tout le bordel… La principale différence avec ses ancêtres, et c’est principalement son seul point fort… Sa gratuité ! Au moins un site qui a compris qu’on ne doit pas faire payer ce genre de service.

Forcément, aussi naïf sommes nous – les mâles – il fallait bien une compensation pour offrir un tel service, vu le succès qu’il rencontre, à tout ce beau monde. En fait, c’est simple, Adopteunmec donne l’avantage aux femmes. Quoi, c’est déjà le cas ailleurs ? C’est pas faux… Plus précisément, comme le nom du site l’indique, c’est un gigantesque « marché » aux hommes, où chaque femme est libre de choisir avec qui elle va rentrer en contact. Les hommes dans tout ça ? Ils servent d’objets en attendant qu’on s’intéresse à eux. Entre l’impossibilité d’envoyer un mail sans « l’autorisation » de la demoiselle (en gros, c’est elle qui doit faire le premier pas, nous, nous devons juste « envoyer un signal » pour leur montrer qu’on existe et attendre un retour positif…), et l’impossibilité d’aller sur le site entre 17h et 1h00 (le site impose une limite de ratio homme/femme => Il faut obligatoirement + de 50% de femmes sur le site en permanence, sinon on est envoyé en file d’attente… sauf que pendant la période de pointe, on attend facilement 5h avant d’avoir de la place !). Deux défauts, mais 2 défauts qu’on supportent tant bien que mal, parce que c’est gratuit.


Noooooooon, pourquoi j’y suis pas allé plus tôt ? A dans 5 heures :x:

Une fois ces détails surmontés, on se lance enfin. Remplissage de fiche assez long et lourd (cmb), postage de photo de préférence pour augmenter son potentiel de vente et voilà la phase finale, la recherche. Et là, on est sûr, ou presque de trouver son bonheur. Ou pas. Tout y passe. Entre la pseudo gothique extrême, la bimbo qui pose à moitié nue pour appâter le premier venu, des fakes presque crédible, le travelo (!), la fille qui confond photo de soi même et photo de son cul, d’autres qui confondent photos réussis et photos prises au pif; et j’en passe.

On peut aussi attendre. Attendre que l’on viennent nous chercher… Malheureusement, il y a des moments où on aurait aimé qu’on nous laisse tranquille. Faut vraiment pas s’étonner de voir des mails du genre « salu sa va » à toute les sauces (fautes d’orthographes comprises) pour tenter d’établir le contact. Pitié, faite un effort, c’est pas comme ça qu’on va donner envie… Résultat, on fout un vent. Non content de venir nous parler en écrivant avec le moins de lettre possible, ne donnant pas la moindre envie, il faudrait qu’on réponde maintenant ? Heureusement, quelques « perles » subsistent, et prennent contact avec un bon gros pavé des familles, qui fait bien plaisir et donne irrémédiablement envie de répondre… Dommage que ça soit si rare.

En même temps, avec un site comme ça, difficile de dénicher le vrai du faux, le sérieux du « je suis là pour déconner en fait, tant pis si je ruine tes espoirs ! », au delà des apparences. Enfin, comme dans tout sites de ce genre, il faut se préparer à être déçu, se préparer à subir le grand jeu de la roulette russe. Conseil perso, toujours faire très attention, et toujours bien se renseigner sur la personne avant de la voir, histoire de ne pas tomber de trop haut… Entre les personnes qui sont là pour déconner (alors que vous, non), d’autres qui viennent vous contacter, motivées, mais qui 10 plombes après, vous avouent qu’elles sont déjà prises mais que pour X raisons (totalement bidon), elles sont sur le site, vous contactent alors qu’elles sont à l’autre bout du monde ou bien le désormais classicus « dans 2 mois je me barre à 400 km d’ici lol ».

De quoi être rapidement dégoutés de ce genre de service… Vous imaginez subir ça, tout en payant 30€ par mois à côté ? Ya des limites à la pigeonnerie hein. Donc voilà en quelques mots l’essentiel à savoir sur ce site très à la mode. On attend longtemps pour rien, les possibilités sont bien restreintes, mais comme des glandus qui attendent un geste divin, on reste, on patiente des heures pour voir qu’on va recevoir un putain de mail de merde dont on en a rien à foutre, ou voir qu’après mise en contact avec quelqu’un, on envoie un mail digne d’un CV pour avoir matière à discuter, on vous fout finalement un vent magistral dans la gueule.

Est-ce que ça vaut le coup de tenter l’expérience ? Oui et non. Faut pas être très exigeant pour ce qui est du niveau de pratique du site (attentes interminables, site hautement instable, bourrés de pub pour compenser le côté gratos etc), mais le contenu est bien là, quelque soit ce que l’on cherche. Après tout, si on a la patience, et qu’on est prêt à encaisser quelques échecs/déceptions cuisantes, pourquoi pas.