L’histoire d’un Segasex au pays merveilleux des RPG…

A l’heure où tout le monde se marre – ou reste sceptique – devant les derniers trailers de Square-Enix avec son éternel running-gag (Versus XIII), sa suite prévisible que personne ne voulait (FFXIII-2) et l’opus portable qu’on avait tous oublié (Type-0), il est toujours de bon ton de se rappeler un peu ce qui nous a amené à côtoyer ce genre si répandu, mais si bancal de nos jours, le RPG. Japonais principalement dans le cas présent. Je reviendrais vite fait sur son cousin de l’Ouest, mais faut reconnaître que c’est via les coupes emo à cheveux longs que je me suis lancé dans le genre. Les premiers pas sont toujours difficiles, ouais.

Tout commence il y a fort longte… En fait non, c’est relativement récent. Comme, il faut le reconnaître, la plupart des gens (de mon âge, pour être plus précis), on a tous commencé sur… Final Fantasy 7. Premier vrai gros RPG grand public sorti dans notre belle contrée (pour les précédents, fallait se brosser ou importer en y jouant en anglais), il a su forcément s’imposer comme le dépucelage de luxe du genre à toute une génération. A tort ou à raison, je ne sais pas ; mais il n’empêche que je garderai toujours un excellent souvenir de ce jeu, malgré le recul que j’ai pu avoir en grandissant: une traduction française bancale (mais Ô combien indispensable, car je n’aurais jamais touché à un jeu à texte en anglais à même pas 12 ans), le ridicule des graphismes et ses personnages composés de sacs poubelles, les clichés finalement récurrents du genre avec, en première ligne, le côté emo-dark de Cloud & Sephiroth (mais à 12 ans, on kiffe, on va pas se leurrer) et j’en passe… Mais je crois que même 10 ans après, je me lasserai jamais de cette univers, de certains de ces personnages marquants (Ah, Tifa, la révélation oppai de ma vie), de ces quêtes annexes débiles mais tellement culte (Foutu chocobo et cet élevage très précis pour décrocher la version Or de la bête…) et de ces musiques inoubliables, malgré le coup de vieux du format MIDI.

Je crois même que je me le referais bien d’ici quelque temps, pour la forme, avec le futur patch de retraduction qui devrait pointer le bout de son nez cette année. Joie. Par contre, je préfère oublier tout espoir de voir un remake du jeu – surtout vu la tronche du Square actuel – et j’aimerai aussi oublier par la même occasion le viol de cette univers (qui se suffisait à lui-même) qui a suivit, avec FFAC (Oui j’ai le DVD derrière moi, mais avec le recul, j’ai envie de pleurer devant ce truc), Crisis Core, Dirge of Cerberus et tous les autres que je ne souhaite plus jamais me rappeler.

Et fatalement, quand on commence par FF7, on kiffe les FF (peut importe si on n’a pas fait les précédents, c’était THE jeu à la mode à l’époque) et c’est avec une certaine impatience que j’attendais le fameux … Final Fantasy 8 ! Surtout avec les pubs TV de l’époque (qui ont su me donner TRES envie), construites uniquement avec les CG du jeu (impossible de mettre la main dessus, hélas). Et là, la claque. Un peu le même principe que FF7 en terme de plaisir de jeu, mais …multiplié par 10. Je suis conscient que ce n’est pas au goût de tout le monde, mais je vais être honnête : Final Fantasy 8 est le meilleur RPG auquel j’ai pu jouer, et ce, encore à l’heure actuelle. Il dégage un tel charisme, un tel univers, une ost monstrueuse et malgré la  trame scénaristique qui partait vers un truc très fleur bleu (C’est quand même sur ce jeu que j’ai versé ma première larme vidéoludique, huhu), ça n’empêchait pas d’avoir des moments forts (Ah, l’attaque de Dolley), mémorables, épiques avec des personnages intéressants et attachants à la fois; sans oublier un bon système de combat malgré la facilité global du truc. Mais hé, Orbital !

Je me suis vraiment senti « transporté » (le terme est peut être fort, mais je ne trouve pas d’autres mots, hé) par ce que m’avait proposé FF8, le tout jouissant d’une très bonne traduction (« Divine comédie » ! On sent de suite la différence de budget avec FF7) pour ne rien gâcher. Je ne cacherais pas que je rêve secrètement d’un remake avec le moteur de FF13 (par exemple, c’est quand même le seul point positif du jeu) mais là encore, pour les mêmes raisons que pour FF7, je sais que ça n’arrivera pas. Et c’est peut être pas plus mal, car j’envisage mal un FF8 …doublé, par exemple.

Jamais 2 sans 3, Final Fantasy 9 venait achever le trio de luxe du rpg sur PSone grand public avec un certain brio. Adulé par d’obscures personnes, Final Fantasy 9 était un excellent jeu, qu’on se le dise. On sent toujours cette maîtrise made in Squaresoft de l’époque… mais j’ai quelque peu moins accroché. C’était super bon hein (Même sauce que les précédents quoi, la crème de la crème), mais le retour (dont je n’avais pas conscience à l’époque, paradoxalement) à un univers (et l’ambiance qui va avec) un peu « heroic fantasy » avec ses personnages à grosses têtes et à la virilité douteuse (Steiner, wtf ?); m’avaient quelque peu rebutés, notamment le trip simiesque de Zidane. Mais un très bon souvenir, forcément.

Après, il y en avait un paquet d’autres sur le même support (ou chez les voisins/consoles précédentes), mais globalement, c’était inaccessible à l’époque (« A pas la console », import, jeu en anglais etc.) et même plusieurs années après, je n’ai pas eu la motivation suffisante pour en faire certains. J’ai lâché en cours FF6, Chrono Trigger, Valkyrie Profile ou même le peu connu Super Robot Taisen F sur Saturn, pourtant objectivement bon, maiiiiiis, il y a quelque chose qui a fait que j’ai pas tenu très longtemps. Ouais, j’aurais du les faire à leur sortie en fait. Vieillir ne leur a pas fait que du bien, surtout en les entamant 10 ans après. Tant pis ! Et par rapport à mon pseudo, non je n’ai jamais eu envie de faire les Phantasy Star, leur apparente austérité et… l’anglais m’ont définitivement bloqué psychologiquement.

Côté portable, pas grand chose à signaler. De base, c’est vraiment pas ma tasse de thé alors du RPG sur portable… De mémoire, je n’ai fait sérieusement que … Pokemon, comme tous les enfants de mon âge à l’époque. Système basique mais hyper efficace et principe de la collectionnïte aiguë qui te fait jouer SANS CESSE jusqu’à que tu ais le pokemon 76 du Pokedex; ont fait la clé du succès qu’on lui connait aujourd’hui. J’ai commencé avec les versions Rouge et Bleu, puis passé à la Jaune… Avant d’enchaîner avec la génération suivante avec Or et Argent. Re-tuerie, des pokémons qui ont de la gueule, un intérêt renouvelé, c’est reparti pour un compteur de temps à 3 chiffres. Hélas, ça s’est arrêté aussitôt avec l’arrivé de la génération d’après. Plus. Jamais. Ca.

Je n’arrive pas à comprendre comment on a pu arriver à massacrer une telle licence avec une succession de design de plus en plus mauvais, épisode en épisode. Un petit Point Culture pour la route, ça fait pas de mal. Je n’aborderai pas la toute dernière génération, qui dépasse tout ce que je pouvais imaginer en termes de ridicule et d’absence totale d’imagination. Triste, je resterais donc jusqu’à ma mort avec mes versions Or et Argent à faire leveler tous mes pokémons au niveau 100.

Ensuite, je suis passé à la Dreamcast. Eh bien… Rien. Ou presque. J’y reviendrais plus tard, mais c’est avec la superior version GC que je me suis fait le fabuleux Skies of Arcadia. Mais là, parlons de celui qui est à l’origine de tout, ou presque… Phantasy Star Online ! Ce qui est assez paradoxal, c’est que j’ai passé un paquet d’heure sur la version la plus… naze, en quelque sorte, de la licence. PSO Version 2 était donc mon seul (Action)RPG sur Dreamcast. Naze car elle ne possédait aucun multijoueurs local (merci la fabuleuse version GC et son splitscreen à 4 !) et que je ne pouvais/voulais pas jouer en ligne, trouvant (et même à l’heure actuelle) l’idée de payer un abonnement supplémentaire en plus du jeu de base (payé au prix fort) pour jouer en ligne, incroyablement débile.

Mais qu’importe ! A moi les explorations de grottes seul dans mon coin avec mon Mecha ne pouvant pas utiliser la magie, à latter du monstre à la chaîne pour atteindre le niveau 200, à perdre face aux boss parce qu’on m’appelait pour manger et que l’on ne pouvait pas mettre le jeu en pause (MÊME EN SOLO !?) ni même sauvegarder en plein « donjon » obligeant de tout finir d’une traite… Mais quel pied ! Avec le recul, c’était rigide, hyper répétitif, mais de la … bonne répétition. Les musiques, la patte graphique, la course à l’armement ; rien de tel pour y passer des heures sans se lasser. Et quand je vois la grosse déception que j’ai eu avec Phantasy Star Universe, qui partait plutôt bien dans le fond sans jamais y aller… à fond, je regrette de pas retrouver un jeu du genre aussi simple d’accès, fun et addictif de nos jours.

On passe donc sur la GC, avant de revenir sur la PS2. En speed, c’est d’une part Final Fantasy Cristal Chronicles : Un bon gros « pfffff ». Comment peut-on foirer un tel potentiel ? Acheter obligatoirement des GBA pour jouer en multi, qui a eu cette idée à la con ? Sérieusement ? Je crois que ça suffit en soit pour mesurer l’ampleur du désastre. C’est beau mais c’est tout. La relève de PSO ? Non, trois fois non. Ensuite, on a eu Baten kaitos. Inachevé, car aussi beau soit-il, aussi agréable soit-il à écouter… J’ai pas pu accrocher plus que ça. Faute, en grande partie, à son système de combat basé sur le hasard du pouvoir des cartes. Parait que le 2 corrigeait ça, mais hein, Nintendo, fallait le sortir chez nous ! Et puis, le design des personnages et l’esthétique globale du truc ne m’ont jamais emballé. Tant pis². Et je zappe aussi Tales of Symphonia, avec son bon système de combat mais le reste, non, vraiment non. Coleeeeeette !

Et puis, outre la version GC de PSO, c’est donc Skies of Arcadia qui m’a emballé comme jamais. Une grande aventure, un vrai dépaysement, des personnages énormément attachants, des musiques fort sympathiques… ! On sent qu’on n’avait pas le même niveau de maîtrise, la même ambition qu’un FF de l’ère PS1, mais dieu que c’était bon. Cette sensation de liberté, cette exploration poussée (Jamais réussi à trouver cette (dans mes souvenirs) foutue tortue invisible qui se déplaçait sur toute la carte, m’empêchant de dégoter l’arme ultime de Vyse), cette aventure avec un grand A en somme (Phrase bateau mais tellement vraie…). Des arguments largement suffisant pour le placer dans mon top 5 RPG, malgré… ses combats. Pas mauvais dans l’absolu (système de combat assez solide) mais Dieu que c’était mou. Même les combats aériens n’étaient pas plus palpitants que ça… Paradoxale pour un RPG au tour par tour ? Pas tellement, j’ai rapidement compris que ce n’était pas pour le gameplay se limitant à bouger un curseur dans un menu que je jouais à ce genre là, mais bien pour le reste.

Ce qui est quelque peu l’opposé de … Final Fantasy X. On y revient encore à FF. Voulant rattraper mon retard, j’entame le jeu il y a 3 ans de cela. Et depuis… jamais fini. Aucune motivation ne m’a poussé à le finir. Les personnages insupportables, les scènes ridicules, le 50Hz, les couloirs à peine dissimulés, la lourdeur du Blitzball et le scénario m’ont rapidement fait décrocher. Pourtant, je n’avais pas un nombre d’heure très élevé, mais il semblerait que ça m’ait suffit à m’en dégouter. Et je pourrais de nouveau m’y remettre, mais reprendre une partie soit à 0 ou celle en cours 4 ans après, c’est pas franchement évident. D’autant plus que l’écriture de cet article me fait penser que j’avais aussi acheté FFX-2 en même temps que le premier (pensant l’apprécier autant que les précédents). Ahahaha… Merde, le con.

Toujours sur le même support, je me suis laissé tenter par Persona 3, le fort taux de hype sur le net m’ayant fatalement convaincu. Finalement, « Pffff » bis.  Malgré une bonne ambiance visuelle et sonore et une certaine originalité, Persona 3 m’aura laissé particulièrement … perplexe. Du tour par tour tronqué avec l’impossibilité de contrôler autre chose que le héros, une liberté fortement réduite dans les phases d’exploration de Jour comme de Nuit (ce qui ont fait le jeu comprendrons, les passages au lycée sont nettement moins passionnants que je ne l’espérais) et, fatalement, un rythme plutôt mou du genou en retour ont fait entre autre (J’ai eu du mal à rentrer dans le scénario par exemple), que le jeu m’a rapidement lassé. Donc KO par abandon. Mais au moins, il m’aura laissé un bon souvenir sur un point précis : Junpei ! Comprenne qui pourra.

Oh et puis, tant pis, essayons aussi Persona 4 tant qu’à faire. Et là ! Joie ! Révélation ! C’est nettement mieux et plus sympa à jouer que Persona 3 ! Un meilleur rythme (Malgré les 5 premières heures à tapoter X, embarrassant), une ost toujours aussi bonne et agréable, des lunettes à foisons, des combats enfin jouable dans leur intégralité et une histoire bien plus accrocheuse malgré, à contrario, son côté très « stéréotypé » à première vue (Mais c’était peut être ça la clé du succès). « Première vue » seulement, car je n’ai pas pu aller jusqu’au bout là encore. Finalement, malgré un enrobage vraiment sympathique, c’est finalement à cause de cette formule « Lycée/donjon » que je n’adhère pas plus que ça : la partie lycée (comme pour Persona 3) est bien trop dirigiste, ne dure pas assez longtemps pour être vraiment intéressante à jouer et la partie Donjon est… trop répétitive. Logique diront certains, mais suivre un bête enchaînement de salles, d’étage en étage avec ce même décor, pour tabasser le boss; ce n’est définitivement pas ma tasse de thé et suffisant pour me faire grinder pendant 70h.

Cela dit, bien que n’étant pas un RPG, j’attends avec impatience Catherine, qui s’annonce fort prometteur.

Et vint alors la 360. Car côté PS3, rien à signaler : je ne la possède pas et les rares rpg dispos dessus ne m’attirent pas tant que ça pour me décider à la prendre, si ce n’est Demon Soul, plutôt intriguant. Mais joie ! Le 2 est prévu sur 360, l’erreur sera spirituellement corrigé ! Ah, Valkyria Chronicles ? J’ai fait une overdose de ces clichés japonais en termes de scénario et de design, donc… Non. Et accessoirement, SEGA n’a pas jugé bon de le traduire. C’est à se demander à quoi ça sert de sortir les jeux chez nous dans ce cas là…

Hélas, pas grand-chose de vraiment mieux à se mettre sous la dent sur 360 : Vesperia ? Pitié non, j’ai déjà donné et le design me file des boutons. Eternal Sonata ? La démo m’a suffit : c’est beau, c’est fun à jouer mais l’univers…mhhh, non, vraiment, non. The Last Remnant ou Infinite Undiscovery ? L’univers et les personnages ont l’air tellement fade que j’ai même pas voulu essayer. Blue Dragoon ? Toujours pas, malgré l’admiration que je voue à Toriyama. Star Ocean 4 ? Jamais tenté les précédents, mais le mauvais goût en terme de design (certains diront que c’est propre à la culture nippone, ce qui n’est objectivement pas faux) qui s’en dégage m’empêche de m’en approcher à moins de 5m. Et puis, « content » de savoir que je ne suis pas le seul, j’en ai un peu marre de jouer des gamins en culotte courte partant sauver le monde après leur bol de cornflakes.

Il y avait bien FF13, mais je préfère me référencer à ce vieil article, finalement identique à mon avis final sur le jeu, au lieu de m’étaler davantage dessus. Puis tout le monde l’a fait au final, donc rien d’étonnant. Donc désolé, mais les projets basés sur FF maintenant, c’est vraiment le dernier de mes soucis. Merde, une page se tourne en fait… Finalement, par la même occasion, c’est donc par défaut mais aussi parce qu’il déborde de qualité quand même, que Lost Odyssey s’impose comme l’un des RPG majeurs de cette gen. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans l’articlé cité plus tôt et aussi dans le guide de survie en solo, pour de plus amples détails. Mais si vous avez l’occasion de vous pencher dessus, n’hésitez pas ! A contrario, hélas, le prochain projet du studio (The Last Story) ne me fait ni-chaud, ni-froid.

Pour ne pas léser l’autre côté de la force : les RPG occidentaux ne m’ont pas spécialement plus passionné dans ma vie de joueur. En vrac : les univers qui tournent trop autour de l’heroic fantasy ne me passionnent pas et ça représente facilement les 3/4 des RPG occidentaux donc forcément… De près comme de loin dans le genre, j’ai apprécié Diablo à l’époque (Parce que maintenant, le gameplay a mal vieillit), les démos de Gothic 4 et Divitiny 2 m’ont fait pouffer de rire devant l’atrocité de la chose et le retard en terme de game design qui n’avait rien à envier avec celui des Japs’.  The Witcher (Ou éventuellement un Dragon Age) ne m’attire pas même si je ne doute point des qualités du titre pour le coup et je n’ai jamais osé tenter un Baldur’s Gate pour ne citer que les références du genre. Côté space opera, rien à signaler si ce n’est que j’ai diablement envie de tenter l’aventure Mass Effect (si j’arrive à chopper la version complète du 1 en français), l’univers m’intéresse davantage que le reste, même si la démo du 2 démontre assez bien l’aspect RPG quasi inexistant… Mais qu’importe, ça respire le jeu classe, bien branlé et fait avec amour ! Et malgré tout le bien qu’on peut en dire, variable selon les épisodes, je n’ai jamais fait le moindre Fallout et j’ai peur que pour les premiers, ce soit trop tard.


(Histoire de rééquilibrer)

Vous l’aurez vite compris : le RPG c’est pas trop ma tasse de thé dans l’absolu, même si un RPG (Jap) avec un background solide et une histoire qui tient la route, je dis pas non ! Et surtout des bons personnages en bonus par pitié. En fait, non, OBLIGATOIREMENT de bons personnages, sinon, poubelle.

Sur ce, je repars prier pour un remake de FF8.

Niaiserie Overdose, Act 1

Je savais que les japonais étaient friand et grands producteurs de dessins animés bien niais limite débilisant de toute une génération d‘adolescentes attardés, mais je pensais être tombé si bas dans les méandres de la « niaiserie »… On m’avait pourtant prévenu ! Mais, armé de mon courage et d’une semaine loin de la civilisation, je me suis décidé d’entamer la série « Kanon 2006 », remake de la série du même nom sans le 2006. Et bien, pour une fois, j’aurais peut être dû m’abstenir…

Un jour, j’ai eu l’irrémédiable envie de mater un anime « super niais », avec son lot d’histoires d’amour impossible, de larmes, de cris et j’en passe. Oui, je sais, mais je vous rassure, ça ne me prend pas souvent. Encore heureux. Après quelques recherches et demandes sur divers forums, on me conseil de manière générale l’anime « Kanon 2006″. Très bon selon les différentes critiques, soit, donc hey, who know ? On va essayer pour voir, ils ont sûrement raison ! Hop, direction Mononoke-BT et je pompe sans vergogne les 5 premiers épisodes…

Mais alors là, quelques épisodes plus tard, que mon – supposé – seuil de tolérance à la niaiserie est dépassé de toute part. Pire encore, plus fort que la niaiserie, c’est carrément la débilité des personnages féminins qui en ressort grandement. Puis la niaiserie, forcément, ainsi que les divers clichés plus ou moins insupportable récurrent à ce genre de production, rendent le tout parfois très indigeste… Explication.

Commençons déjà par le scénario de cette fabuleuse histoire romantico-sexiste : Aizawa Yuuichi est de retour dans sa ville natale après 7 ans d’absence. Il décide d’y revenir en emménageant chez Akiko, sa tante qui vit avec sa fille, Nayuki, donc sa cousine. Mais COMME PAR HASARD, il a tout oublié de son passé. Il y a peut être une explication par la suite, mais c’est un peu gros à ingurgiter dès le départ… Bref, on a un type à moitié amnésique qui habite chez sa cousine dont leur relation est relativement ambiguë (enfin, surtout du côté de la cousine, comme par hasard), qui va retourner en cours avec elle. Et là, chose qu’on avait pas du tout deviné, le héros va vite se retrouver entouré de charmantes jeunes filles dont il ne connaîtra pas l’identité dès le départ, mais, comme par hasard (ça en fait beaucoup, je trouve), celles ci le reconnaîtront de suite. Le gars débarque après 7 ans d’absence, perd la mémoire, mais tout le monde, coté fille forcément, le reconnaît sans mal. Classique !

Mine de rien, ça gonfle un peu. Encore et toujours cet espèce de « harem » qu’on retrouve toujours dans les manga pseudo romantiques… Enfin, généralement, c’est souvent un triangle amoureux qu’on retrouve, mais là, c’est l’orgie, oupresque. Disons que partie comme c’est, on se demanderait presque quelle fille ne va pas succomber à son charme dans les prochains épisodes… Quel veinard celui là quand même. Mais je me trompe peut être !

Et pourtant, dans Kanon 2006, les filles sont irritantes à un point parfois surprenant. Débile, niaise, irritante, voilà comment on peut les définir. Celle de Kanon 2006, hein ! C’est pas une généralité pour la gente féminine… A la limite, le coté niais peut passer, mais leurs débilités m’insupportent au plus haut point. Toutes les filles que le héros rencontre sont affreusement connes. Même la mère de la cousine, sorte de droguée marchant à 2 à l’heure, donne des pulsions meurtrières à chaque instants, dû en partie à sa voix langoureuse, qui colle pas toujours bien avec le personnage (on dirait plutôt une voix de chaudasse dans un hent… BREF). Que ça soit dans la gestuelle, les expressions, le comportement général, toute les filles tapent rapidement sur le système, et donnent envie, si on les avait devant soi, de leur foutre un High Kick dans la tête. Mais vraiment.

D’ailleurs, là aussi, ça énerve, c’est bien le doublage. Pas que ça soit mal doublé, c’est toujours parfait comme d’habitude, mais le coté niais et irritant est terriblement accentué par les voix aiguës des personnages féminins. Je parles pas japonais, c’est peut être des voix « standards » pour les filles de cet âge, mais je trouve ça désagréable. Pour une fois, je penses que je prendrais plus de plaisir à écouter la version US voire même Française de l’anime, s’il y en a une un jour, que la VO.

Toujours pour déplaire, je ne peux pas m’empêcher de cracher légèrement sur le design de cet anime. Enfin, tout n’est pas mauvais, bien au contraire, mais je peux vraiment pas supporter le design des personnages féminins (oui, encore eux). Ces yeux bordel ! C’est quoi cette manie, cette tendance à foutre des yeux énormes, qui tomberaient presque du visage ? C’est moche, mais vraiment. Horrible, et malgré quelques bons points (décors, animation, dessins de manière générale d’un bon niveau), le design globale de l’anime ne respire pas vraiment l’originalité à plein nez. C’est vrai, c’est pas forcément une tare en soi, mais ça renforce plus ou moins involontairement le coté « un anime niais parmi la masse »…

D’autant plus que les clichés fusent de toute part ! Et oui, on évite pas le lot habituel de cliché inhérent à ce genre d’anime. Entre les personnalités bien distinctes entre filles (La « garçon manquée », la débile qui accompagne la « ténébreuse » qui dit rien de la journée, la sportive, l’amie de l’héroïne qui est toujours là pour la protéger, la gamine etc.), les situations habituelles (« Oups, je t’ai surprise à poil ! Je suis désolé ! ») ou même ce genre de petites phrases anodines mais pourtant « blasantes », tellement elles sont clichées (Quand la fille dit au héros « oh, tu n’as pas froid comme ça ? ». Le héros porte le gros manteau mais la fille lui demande ça, alors qu’elle est (et elles le sont toutes là bas) en minijupe ras les fesses en plein hivers, avec de gros flocons de neiges toutes les 5 minutes. Cool ! En soit je suis pas contre (vivement le retour des uniformes en France) mais en l’état, ça accentue, encore et toujours, le coté débile de l’anime.

Finalement, avec 5 épisodes sous la main – c’est peu – mais je ne sais pas encore si je vais tenir bien longtemps… Non, mais sérieusement, aussi niais, stupide, insipide question originalité, ça me rebute carrément. Je voulais juste un anime avec une histoire à l’eau de rose, mais là, c’est trop pour moi. Un truc « crédible« , c’est trop demander ?

Je crois d’ailleurs que je vais me remater Tengen Toppa Gurren Lagann, j’ai besoin d’un anime bien viril là, ça va me requinquer !

Pour se donner une petite idée sur la tronche de cet anime, voilà un petit extrait (c’est juste un prétexte bidon, en fait, pour essayer le système de vidéo en streaming):