Michael Bay dans les cordes

Attendez ! Je sais ce que vous vous dites à l’instant où vous avez vu l’image du dessus, ou celle à côté de ces lignes si vous êtes sur l’index du blog. « Transformers« . Pour la plupart des gens qui ne connaissent pas tellement la licence, Transformers c’est surtout un dessin animé issu des années 80 au design désormais ringard et kitshos, et probablement sans intérêt scénaristiquement. C’est aussi, plus récemment, une trilogie filmique à l’intérêt assez discutable par Michael Bay. Donc on a connu mieux comme « bonne image de marque », surtout quand on n’est pas américain et que ça ne fait logiquement pas vraiment parti de notre « culture populaire », nous, français.

Plus personnellement, ça se limite à quelques vagues souvenirs du dessin animé le matin sur M6 avant de partir à l’école, et surtout (mais que sans doute tout le monde a oublié), la série Beast Wars, la version animalière (exit les camions de pompier, et bonjour aux transformations en tigre) de la licence en CG toute moche de l’époque. Et j’avais kiffé en plus. Mais on va éviter de regarder ça de nos jours, autant en garder quelques souvenirs positifs. Là où je veux en venir, c’est que je vais vous parler d’un jeu dont il ne faut pas se fier à l’emballage, pas forcément le plus sexy qu’il soit. Et pourtant ! Et pourtant je vais vous parler d’un jeu terriblement réussi dans son genre – voir même très sérieusement supérieur à certains pseudos « ténors du genre », surprenant à bien des égards alors que je ne suis même pas fan (ni même familier dans le fond) de la licence. Je vais donc vous parler de Transformers: Guerre pour Cybertron (GPC) et pourquoi il faut lui donner sa chance.

Comment donner un peu envie en partant d’un tel postulat ? Les jeux Transformers sur cette génération se cantonnaient à de simples adaptations des films sous forme de GTA-like sauce Hasbro et… ça ne leurs réussissait pas trop. L’intention était bonne, mais le reste sans saveur. Du coup, qu’est-ce qu’on pouvait attendre d’un nouveau jeu Transformers sortant en 2010, soit entre les films Transformers 2 et 3 ? Pas grand chose à vrai dire. J’avais même eu confirmation récemment que la licence était définitivement mal vue par le biais d’une obscure personne qui, en me voyant lancer la démo de la suite de GPC (La Chute de Cybertron), se demandait (l’air moqueur) si on jouait le rôle de Shia Le Beouf. Mais je ne lui en veux pas, je comprends même sa réaction dans le fond ! Et pourtant ! Et pourtant Transformers: Guerre pour Cybertron n’a (étrangement ?) strictement aucun lien avec les films.

Transformers: GPC se veut être une relecture vidéoludique « plus sombre », modernisée des premières aventures des robots-jouets tel qu’on les a connu dans les années 80, de l’origine du conflit entre les Autobots et les Decepticons, de ce qui les a amené à squatter la Terre pour continuer tranquillou leur petite gueguerre personnelle (On pourrait éventuellement s’amuser à les placer « avant » les films partant de ce postulat, mais le lien s’arrête là). La totalité du jeu se déroulera alors sur Cybertron (sans déc’?), la planète Mère des Transformers. Oui, oui, pas d’humains dans les parages, même pas un tas de pixel pour représenter Megan Fox dans le tas, on restera bien encré dans des décors très « métalliques » et rien que pour ça, j’avais déjà envie de sortir la carte bleue.

Et pourtant ! Et po… oui bon bref, ce qui fait tout le sel du jeu, ce qui le rend si « surprenant » c’est bien son gameplay qui tire enfin correctement parti de ce que la licence peut offrir, dans une forme assez irréprochable. Exit les mondes ouverts, et bon retour parmi les bonnes bases du jeu d’action moderne: le Third Person Shooter. Non, non, oubliez définitivement les possibilités de monde relativement vaste pour se balader avec son jouet favoris, et dite bonjour à du jeu à l’ancienne (mais pas trop), en couloir (parce que couloir > open world), à l’action survitaminée et sans temps mort.

Car c’est bien là que le jeu va surprendre (toute proportion gardée, on restera quand même dans du TPS à licence dans l’absolu), car on y trouvera finalement un jeu qui mélange intelligemment des éléments d’antan avec tout ce que la « technique moderne » peut apporter. Mieux encore, on pourrait résumer simplement par le fait qu’High Moon Studio – pour le compte d’Activision en plus (!) –  a pris un malin plaisir à faire un gentil doigt d’honneur à tout un pan de la production « TPS/FPS » actuelle sur de nombreux points, et n’en fait donc pas un « clone générique de [insérer nom de licence du moment] avec un skin Transformers ».

En vrac, on prend un grand plaisir à dessouder du robot parce que malgré les apparences, c’est un TPS hyper dynamique. Le système de « dash » (déplacement rapide dans une direction précise par la seule pression d’une touche) et surtout les transformations à la volée, en plein combats, apportent beaucoup au dynamisme des combats. Oh je sais, vous allez me dire que proposer des transformations en véhicules dans des… couloirs, c’est un choix étrange, là où l’open world semblait plus idéal. Et pourtant, malgré le fait qu’on aurait pu éventuellement avoir des zones de combat un peu plus grande, les transformations permettent avant tout de varier la façon d’appréhender les combats, sans perdre de vue l’essentiel de l’action. C’est tellement jouissif de débarquer dans une zone de combat en mode buggy pour finir par sauter dans la masse ennemie tout en se retransformant en robot bipède, et à commencer d’enchaîner les headshots… avant de repartir à nouveau en véhicule lors qu’un Transformers plus gros que soit débarque à son tour. Mieux encore, lorsqu’on contrôle un « transformers-avion » (avec la possibilité d’évoluer dans des niveaux un peu plus grand que d’habitude), le plaisir vient du fait de pouvoir, pour le fun, se transformer en Avion quand on veut et de survoler la zone ou de décamper à toute vitesse à coup de barrel-roll. Concept tout con, mais les gars derrière ce jeu ont compris ce que l’on cherchait en jouant à du Transformers. Et ça marche du tonnerre.

Mieux encore, le jeu aime donc aller à l’encontre de la concurrence. Une système de vie ? Pas commun, le jeu reprend le système de vie de… Resistance, le FPS sur PS3. On a connu mieux comme référence, mais c’est pourtant un des meilleurs système de santé qu’on a eu dans un TPS et pour preuve: la barre de vie est coupé en 4 morceaux, et cette même vie remontra seulement au maximum de la portion dans laquelle elle se trouve. En gros, au plus proche du game over, la vie remontera seulement à 25% maximum, la seule façon de « revenir à 100% » étant de dénicher les caisses de soin, comme à l’ancienne. Pourquoi n’a-t-on pas ce système de vie plus souvent ? Là encore, ça permet un gameplay plus dynamique, en évitant de rester dans son coin que toute la vie remonte, sans pour autant pénaliser le joueur qui aurait franchit un point de passage avec 3 points de vie et se retrouve bloqué à chaque chargement de sauvegarde dans un moment un peu chaud.

Un système de couverture ? Même pas ! Ca paraît peut être logique vu les colosses d’acier qu’on contrôle, mais il paraît que certains sites reprochent au jeu de ne pas en avoir. Pourquoi ? Ne pas avoir un tel système permet au contraire d’avoir un rythme de jeu toujours pêchu, puisqu’on ne peut pas se cacher constamment, à attendre minutieusement que l’ennemi lui aussi derrière son bloc sorte sa tête pour aligner le headshot. Le jeu pousse le joueur a aller dans la bataille, à bouger constamment, à utiliser ce qu’on lui offre et c’est, mine de rien, une bonne petite bouffée d’air frais vu la mouvance actuelle qui ont trop tendance à baser leur gameplay la dessus.

Ici, le combo « vie qui ne remonte pas » + pas de cover system + les transformations à la volée donnent une saveur particulière et assez grisante à un gameplay, dans l’absolu, assez traditionnel. On reste dans une progression linéaire, avec quelques scripts pour relancer la sauce, des caisses de munitions de temps en temps, des caisses de soins… tout en avançant vers « le point B » et ainsi de suite. Mais il le fait bien ! Et on ne peut décemment pas lui reprocher. C’est un peu l’équivalent mecha de RAGE, mon petit chouchou, en un peu moins bon quand même, mais dont la « simplicité » du gameplay/de la progression en deviens une force.  Et puis, comment ne pas remercier aussi les développeurs d’avoir pensé à intégrer des boss pour conclure chaque niveau ? Pas de QTE, une bonne vieille barre de vie à l’ancienne, une taille parfois immense et c’est parti pour trouver la méthode efficace pour lui gratter un peu de sa barre. Un plaisir simple, mais enfin retrouvé.

Toujours dans cette volonté de bien faire, le jeu se permet même de ne pas insister trop longuement sur le scénario avec finalement assez peu de cinématique (que ça soit en CG ou faites avec le moteur de jeu), la grande partie de la narration se fait en plein jeu, sans interruption (N’est-ce pas, Max ?). C’est pas forcément nouveau et/ou rare, mais c’est une preuve supplémentaire de la bonne volonté des développeurs de faire un jeu bien pensé, surtout qu’en soit le scénario n’est pas follement passionnant, mais si comme moi on découvre l’univers des Transformers et qu’on a quelques atomes crochus avec le genre « mecha », ça se suit plutôt bien et nous fait découvrir un background intéressant, chose presque insoupçonnée.

Je pense aussi, comme cerise sur le gâteau, de la direction artistique de grande qualité (et une partie graphique plus qu’honnête, avec un UE3 efficace sur du metal), avec une volonté (toujours) de varier un peu les décors alors que nous sommes pourtant sur une planète tout en métal (Donc, certes, avec une grande proportion de « gris » dans l’absolu). Entre la ville principale qui surprend parfois par son gigantisme et sa structure, au entrailles de la  planète et de sa faune local composé de limaces géantes mécaniques tout en passant par les prisons Decepticons voir même par… l’espace !, Transformers GPC surprend par sa variété alors que ça semblait plutôt mal barré. Le tout accompagné d’une mise en scène solide, parfois impressionnante (cf les boss) donnant lieu à des passages complètements épiques; on ressort parfois un peu avec les étoiles dans les yeux, à se dire « Not Bad » parce qu’autant de moyen mis en oeuvre, de « passion » (oui, j’ose) pour un bête jeu à licence sur des jouets tout pourrave, ça force le respect.

Bien sûr, tout n’est pas rose (ou gris) non plus dans le monde d’Optimus Prime. Des petites choses à reprocher dans le fond: le jeu est limite trop rythmé. A la manière d’un Vanquish qui tape lui aussi dans l’action à 200 à l’heure, le jeu en devient presque éprouvant. Pas forcément lassant, mais c’est tellement bourrin, l’action est tellement incessante malgré les petites subtilités de gameplay qu’une fois un niveau fini (une bonne heure par niveau, et il y en a 10), on a « besoin » de faire une pause, de souffler un peu. Pas un gros défaut, mais j’aurais peut être aimé un rythme un poil moins soutenu et un poil plus de variété, de passage un peu plus calme (à développer le background ?). Mais le support d’origine ne doit pas aider aussi…

Et l’autre défaut qui en ressort principalement, c’est la présence d’un coop. Je ne suis pas contre ! Mais à partir du moment où tu proposes du coop sans penser à le faire en local, c’est forcément pénalisant pour le joueur solo/offline, qui n’aura pas 36 alternatives. Ca se traduit par le fait que l’on est toujours accompagné de 2 bots quand on joue seul, et donc un coop jusqu’à 3. Les bots ne sont pas cons, ils font même bien leurs boulots. Le soucis ? Vu qu’ils sont immortels (et ce n’est pas plus mal), le principe des classes de personnages à choisir entre les joueurs avant chaque mission (Le trio habituel Soldat/Scientifique/Medic) devient… caduque. A quoi bon prendre soit même un gars qui peut soigner ses potes, créer un bouclier pour arrêter les balles temporairement, alors que les bots qui nous accompagnent n’ont rien à craindre ? Pire encore, même si ce n’est pas dramatique, les boss, aussi jouissif parfois soient-ils, sont pensés pour être affronté à 3 et du coup, la barre de vie est un peu…. longue en solo.

Je terminerai rapidement par un défaut « classique » de ce genre de jeu tout de même: le mode multi. En soit, il est fun, le côté « Battlefield » (Utilisation des véhicules en plein combat, système de classe, XP) est très accrocheur, le level design bien pensé pour tirer parti de chaque catégorie de Transformers… Non le soucis vient que j’arrive après la guerre, et que le passage des DLC (plutôt copieux en plus) ont légèrement flingué la communauté online, du moins sur 360. Pas qu’il n’y a plus personne, mais voir qu’on ne peut plus accéder à une grosse majorité des parties parce qu’on n’a pas les derniers DLC (qui rajoutent pas loin de 10 maps + 10 personnages), c’est un peu rageant. Hélas, La Chute de Cybertron n’y échappera pas avec des DLC dès la sortie du jeu, condamnant très probablement le multijoueurs sur le long terme.

Mais, malgré tout, ce n’est franchement 3 fois rien face au plaisir que j’ai éprouvé tout au long de la campagne solo, car c’est bien elle qui m’intéressait. L’ambiance est excellente (la VF est très réussie d’ailleurs), le background plus captivant qu’il n’y paraît, la progression est fluide, le gameplay particulièrement efficace et cette volonté de ne pas vouloir coller aux standards du genre le rend terriblement sympathique. Certains diront que j’en fais des tonnes pour un bête jeu à licence, mais il est tellement surprenant vis à vis de ces concurrents directs, fait du jeu vidéo sans trop de tares « modernes » qu’il fallait que j’en fasse un pavé ici même. Mission accomplie !

Dark of the Bay


Ou la face cachée de Micheal bay.

On y croyait plus ! Quoiqu’en disent ses habituels détracteurs, il avait déjà fait des progrès avec le second opus, qui allait plus loin dans à peu près tous les domaines (bien que trop, pour certains), en corrigeant quelque peu les défauts propre à sa façon de réaliser un film. Qui ça ? Micheal Bay bien sûr ! L’homme qui fait boom, le réalisateur qui se sert du cinéma pour réaliser des rêves de gosse, l’homme qui a… donné vie à la saga Transformers au cinéma, du coup. Deux ans après le 2ème film, j’attendais assez fébrilement la suite et fin de cette saga qui m’aura parfois mis des étoiles dans les yeux, grand amateur de mecha que je suis. Et allons à l’essentiel: c’était franchement bon, tout en prenant compte de ce qui n’allait pas dans les films précédents. Bay a enfin compris comment on faisait un bon film !

Déjà, ce qui surprend dans le bon sens du terme quand je suis ressorti, c’est que l’histoire est…. sympa et réussi. Oui, je sais, je parle de scénario et de Transformers dans le même paragraphe, remettons les choses dans leur contexte et tout est à prendre proportionnellement à la licence exploitée ici même. Mais oui, qu’à cela ne tienne, ça tient justement assez bien la route. L’idée reste la même qu’auparavant: tout n’est prétexte qu’à occasionner de grosses bastons entre robots géants. Et de ce côté là, on est servi. Mais le fond, ce prétexte, est… assez bien trouvé. Il faut dire que c’est un concept, avec les voyages dans le temps, que j’ai toujours aimé: celui de revisiter l’histoire pour la replacer dans un autre contexte.

Ici, dans la lignée du précédent, on l’adapte à la sauce Transformers: le voyage sur la lune ? C’était une excuse de Kennedy pour récupérer quelque chose appartenant aux Transformers dans la face cachée de la Lune (d’où le titre, mais rien de spoilant). Tchernobyl ? C’est la faute des Transformers aussi. Et j’ai trouvé ça bien construit. Ce n’est pas tellement un bête contexte balancé « comme ça » dès le début juste pour situer l’histoire, mais c’est vraiment une composante essentielle du film. C’est vraiment « utile » à tout ce bordel, c’est suffisamment développé pour être intéressant à suivre (Eh, même le fait qu’on soit jamais retourné sur la lune est justifié dans le film !). C’est déjà un bon point de départ.

Puis en parallèle à ça, on retrouve le héros, Sam (Shia Labeouf) de retour dans la vraie vie après avoir sauvé le monde 2 fois: la vie de bureau n’est pas aussi cool qu’il aurait pu l’espérer, ses précédentes actions ne l’ayant pas beaucoup aidé à se trouver un boulot digne de ce nom, ni même à s’en sortir tout court, car ne devant pas être révélé au grand public, secret d’état oblige. Ah, la nouvelle remplaçante de Megan Fox qui lui sert de copine ? Moui, c’est drôle de voir quelle justification scénaristique ils ont trouvés pour remplacer Fox après l’avoir virée, mais ce n’est pas trop ma came, on va dire. D’autant qu’elle joue mal, et donc rarement crédible…Et cette duck face encore pire que Fox, non merci.

On alterne donc entre une histoire lunaire qui avance doucement mais sûrement avec tout ce que ça comprend (La montée en puissance des Decepticons après leurs 2 roustes précédentes, l’arrivée de nouveaux alliés et ennemis et j’en passe… et ça marche bien), la vie de Sam et sa bande dans la vie de tous les jours avec tout ce que ça comporte (Le côté « double jeu » de sa vie, gérer ses relations etc. Rien de bien profond hein, mais du coup, le personnage prend un peu d’épaisseur, c’est toujours ça de pris) et quelques scènes d’action pour nous rappeler que, eh, on est là pour les robots de l’espace en forme de camion qui se foutent sur la gueule. Et là, déjà, on comprend rapidement que Bay maîtrise enfin son sujet.

Le gros défaut qui ressortait du premier Transformers, c’était cette manie – que l’on retrouve partout désormais dans le fond – de filmer en ayant parkinson. Ca tremble, ça donne la gerbe, c’est illisible; c’est probablement l’une des pires techniques du cinéma à l’heure actuelle. Et officiellement pour la mise en place de la 3D et officieusement pour récupérer les quelques fans dégoutés des premiers opus, Bay s’est dit qu’il fallait se calmer.

Et paf, d’un coup, Bay fait des merveilles. Un peu de ralenti, des prises de vue plus larges, des scènes qui dépassent la seconde de temps à l’écran; on profite enfin du spectacle qu’on était en droit de s’attendre d’une telle licence et c’est un réel plaisir. Si si, vraiment. Parce que techniquement ça assure, que les robots sont plus crédible que jamais dans leurs animations et leur rendu; que visuellement on en prend plein la vue avec des passages vraiment impressionnants… Et ce n’est rien comparé à la deuxième partie.

En l’attendant, cette première partie était vraiment dès plus sympathique. Longuette, c’est vrai, mais jamais ennuyante… Et puis elle permet aussi de montrer qu’en dehors des scènes de baston, Bay a aussi compris ce qui clochait et s’est pas mal remis en question. Il s’est, d’un côté, lâché sur les scènes d’action (et c’est tout ce que l’on voulait) et pour le reste, il s’est assagit, calmé. Moins de passages ridicules, moins de répliques à la con, un humour moins gras, qui fait plus souvent mouche, pas vraiment de patriotisme… Ca ne veut pas dire qu’il n’y en a plus du tout: d’une certaine manière, j’ai senti que Bay voulait se retenir à tout prix de retomber dans ces mauvais travers pour montrer le bon exemple mais y cède encore un petit peu, de temps en temps, parce qu’il est difficile de perdre ses mauvaises habitudes de façon aussi brutale. On dirait moi et mon régime.

On retrouve donc toujours un peu ces phrases à la con balancées à la fin de certaines scènes serious business pour détendre l’atmosphère et… ça marche encore moins qu’avant, parce que ça sonne faux à côté des efforts que fait Bay. A contrario, certains passages sont définitivement trop… niais, avec de grandes phrases pompeuses sur l’amitié, la famille, la quête du pouvoir et autres conneries que seuls les enfants encaisseront sans broncher… Côté ridicule, on retrouve aussi cette étrange manie de rendre les Transformers trop humains physiquement parlant: pourquoi faut-il absolument accorder le physique du robot en question avec sa personnalité ? Pourquoi l’Autobot « intelligent », le génie, le créateur de la bande en somme; souffre de… calvitie, avec le reste des cheveux proche de la coiffure d’un Albert Einstein ? J’ai fait un peu une tête de pokerface en le voyant débarquer.

Et oui, l’humour y est moins gras. Bien sûr, il y a (aura ?) toujours des blagues un peu potache, de l’humour con-con en pleine action, des sous entendu graveleux (les fans du chinois des films Very Bad Trip devront apprécier son apparition); mais on ressent quand même que c’est plus fin. Oui je sais, le terme est trop fort, mais je ne vois pas les choses autrement, c’est comme ça que je l’ai ressenti. Là, sans se rouler par terre, on sourit de bon coeur face à certaines vannes bien trouvées, de situations cocasses et réellement drôle, le tout soutenu par des personnages parfois hilarants (Ah, Dutch et son accent so deutch, j’aime).

La formule ne change donc pas trop dans l’absolu (faut pas pousser non plus), mais il y a moins de ce qui faisait défaut auparavant, faisant tomber la balance dans le bon côté des choses. Du coup, c’est bien plus agréable à regarder qu’avant, on a moins ce sentiment de honte face à certains passages, le film est mieux dosé… Du moins dans sa première partie.

Parce qu’il y a quand même un revers de la médaille dans tout ça: je ne vais pas faire de l’originalité (parce que je ne suis pas le premier à le relever) mais force est de constater qu’on a l’impression d’avoir du « 2 films en 1 ». On a donc cette première partie, cette intro un brin trop longue à se mettre en place mais bigrement sympathique… et une dernière partie orientée action jusqu’au bout des ongles, sans concession. Et bon sang, quelle seconde partie !

Bay est lâché. N’ayons pas peur des mots: en terme d’action, de réalisation, d’intensité; Transformers 3 enterre toute concurrence et n’en aura probablement pas de sérieux avant plusieurs années, tel un Crysis cinématographique. C’est dit.

Le résultat est juste impressionnant et conforme à l’attente qu’on pouvait en avoir: En limitant massivement le spoil, disons que Bay a vu grand, très grand. On passe d’une ambiance un peu décontracte à une ambiance plus guerrière, plus sombre. On vire au film de guerre pur et dur, en quelque sorte. Une ville dévastée (c’est dans le trailer), des civiles qui courent dans tous les sens et se font tuer sans censure, des combats à grande échelle, des destructions gigantesques à foison, de la bravoure, de la tôle froissée par centaines; Bay tranche peut être trop avec le début, mais a le mérite de provoquer une grosse montée en puissance tout au long de la dernière heure du film. En un mot: épique. Franchement ? La scène de l’immeuble vaut à elle seule la vision du film: on n’a jamais assisté à une telle débauche d’action réussie et de FX de qualité à ce jour.

On sent que le budget doit valoir le PIB de tous les pays africain réunis, Bay se fait vraiment plaisir à chaque instant avec une démesure totale et c’est ça qu’on attendait. Bay continue d’ailleurs ses efforts au niveau de la réalisation, un tel changement aurait pu être pour lui le moment de craquer totalement et de retomber lourdement dans ses mauvais travers… Que nenni ! Toujours lisible, pas de montage épileptique et Bay se permet même de troller à sa manière en réalisant un superbe plan-séquence avec Optimus à un certain moment, véritable pied de nez à ses détracteurs. Genre de passage qui, si on s’était mis dans « l’esprit » des précédents opus, aurait été totalement différent avec tous les défauts qu’on lui connaît.

Et on prend son pied. Pendant une heure, ça ne s’arrête presque pas. On reste ébahit devant un tel spectacle, on se dit régulièrement « Non, il a osé ? », « Encore ?  » « Quoi, c’était pas la fin ? »… Pour finir sur un « Déjà ? ». C’est justement ça son plus gros défaut, cette nette différence avec le début qui pourra en rebuter certains, parce qu’ils s’attendaient à de l’action non-stop pendant 2h30. Et parce que oui, le film est long. Un peu trop, mais c’est là qu’on se rend compte d’un certain « mauvais » (toutes proportions gardées) dosage tout au long du film.

Mais peu importe, Transformers 3 est un vrai bon film pour le coup. Pour peu que l’on aime un tant soit peu les gros robots géants, et qu’on n’ait pas trop apriori sur Bay, sa façon de filmer et sa filmographie; on passe un vrai bon moment. Toujours les mêmes tares habituelles dans le fond, mais à une échelle moindre. Tellement moindre. Pour le coup, il a finit cette trilogie avec un certain brio et on en n’attendait pas moins de lui. Objectif réussi !

 

Evangelion: Let the mindfuck begin…

Eh non ! Toi, visiteur paumé sur cet énième blog, qui pensait sans doute trouver via le titre de cet article un énième billet ventant – ou non – les mérites du remake Rebuild of Evangelion, encore tout frais dans les esprits des fans avec la sortie du 2ème film dans sa version 2.22, tu te trompes ! (Mais ça sera quand même référencé dans les moteurs de recherche, ça m’arrange. Et je vais même en profiter pour rajouter « Hentai Rei Ayanami », parce que vous n’imaginez même pas ce que peuvent taper les gens sur Google).

Etant particulièrement à la ramasse en ce qui concerne la Japanim’, je n’avais donc jamais vu – du moins de manière sérieuse et pas 2/3 épisodes « comme ça vite fait en zappant » – Evangelion, la série originelle, celle qui dure 26 épisodes.

15 ans ! C’est le temps qu’il m’aura fallu pour rattraper mon retard. Mais qu’importe, c’est l’un des piliers du genre qui manquait principalement à ma culture Otak’, en plus des films Gundam 0079, visionné il y a un an de cela. 15 ans, c’est que ça tomberait relativement bien en plus, vu que l’histoire d’Evangelion commence du côté de Shinji, 15 ans après le terrible évènement, le Second Impact. Curieux parallèle involontaire, faut croire que, à défaut de m’appeler Manu, c’était peut être mon destin.

A vrai dire, j’ai du mal à savoir par quoi je vais commencer.

Je ne vais pas m’emmerder à faire l’habituel paragraphe « Mais de quoi ça parle, au cas où je n’aurais, moi lecteur, jamais entendu parler d’Eva ? », cet article sera potentiellement bardé de spoiler plus ou moins important (même si je ne vais pas m’amuser à retranscrire textuellement chaque épisode non plus), afin d’essayer de comprendre un peu pourquoi Evangelion a effectivement ce statut d’œuvre culte, c’est incontestable, et pourquoi le rush de fin m’aura fait enfiler un tube complet d’aspirine en une soirée. Tant pis si ça ne permet pas à certaines personnes de lire l’article, mais fallait que ça sorte, même si ça sera peut être un peu décousu, tellement il y a MASSE de chose à dire.

La première impression que laisse Evangelion quand on la débute (soit ~13 épisodes), c’est l’impression de voir autre chose que ce que les fans ont essayé de nous vendre. Evangelion est un anime de mecha qui débute de façon classique, loin de l’idée qu’on peut s’en faire. L’histoire est somme toute assez simple à suivre (mais très plaisante), les personnages sont plus ou moins développés (Shinji n’est pas si pleurnichard que ça d’ailleurs, ça m’étonne grandement vu sa « réputation » et Asuka est une grosse pute, c’est dit) et les phases d’action, bien qu’assez rare, jouissent d’une mise en scène maîtrisée, encore potable techniquement même aujourd’hui, malgré la réutilisation presque obligatoire de certains plans de temps en temps. Mais le fond reste léger.

Je m’attendais directement à une histoire très complexe, avec un background très riche, plein de passage gavé en émotion comme le laissait transparaitre les pavés de fanboy qu’on trouve sur la toile pour au final se retrouver avec… presque l’opposé.

Et pourtant ! Cette partie commence fichtrement bien quand même. J’ai trouvé l’univers intéressant, toujours à se demander qui sont ces foutus anges; j’ai bavé devant le physique de Misato, la qualité du design des mecha (je dois être le seul à avoir acheté à l’époque des figurines Evangelion sans même avoir vu la série, juste parce que le design pue la classe), du charisme et de la violence que l’EVA 01 dégage une fois entrée en mode Berserker . Et j’ai même constamment jubilé à chaque scène d’action – d’autant qu’assez rare en général – parfaitement orchestré par la Gainax, avec une bonne animation, une mise en scène abouti et une musique parfaitement adapté (Ah, le premier combat de l’EVA-01 ou le passage en « Mode Synchro » entre Asuka et Shinji, miam).

Bref, de quoi commencer sur les chapeaux de roue, comme on dit, pour se préparer en douceur à la suite. Mais ce n’est justement rien en comparaison avec cette suite. « Faute » à un scénario classique dans le fond, un développement scénaristique très long (sans que ça en devienne désagréable non plus, bien au contraire, mais certains épisodes font un peu « bouche trou », ou filler comme on dit dans le milieu) et un côté Sentaï « Oh, un ange débarque, vite, filons dans nos robots lui botter le cul ! » assumé (et plaisant, j’aime les sentaïs) mais surprenant par rapport à l’idée que je me faisais de la série.

Donc oui, rien à voir avec la suite, qui prend une toute autre tournure. Plus violente, plus sombre, bardé de référence, un scénario qui décolle enfin… Une tournure intéressante, partiellement excellente mais difficile à suivre.

Achtung, nazi en vue !

Ah les références religieuses ! Gros trip complètement intégré à la série; la Bible et autres références au Créateur arrivent en masse par la suite – même si quelque peu esquissé au début – et ce, jusqu’à la fin. L’entité Lilith retenue dans la NERV, les « Anges », le nom Evangelion en rapport avec Eve/l’évangile, les explosions en forme de croix funéraire, la Lance de Longin… C’est intéressant, le parallèle avec les histoires d’Adam, de Dieu et j’en passe sont parfois bien trouvées, mais dans le fond, j’ai eu l’impression (je veux bien croire le contraire) que c’était plus pour donner un pseudo double sens de lecture bonus que d’être un véritable élément scénaristique (Après, comprendre les références avec Wikipédia sous le coude entre 2 épisodes, c’est sympa aussi).

Cette surabondance de référence biblique accompagne aussi le développement du scénario, qui prend énormément d’ampleur, d’épaisseur (plus ou moins « acceptable », ça dépend de chacun), des retournements de situations, des complots à toutes les sauces (le groupe SEELE, j’ai pas tout capté…), des morts en pagaille (Ah, Kaji, je t’aimais bien) pour arriver à des moments prenant. Même si parfois, on sent qu’ils n’ont pas eu les couilles d’aller jusqu’au bout…

Un petit exemple : l’épisode 18 est absolument brillant… Jusqu’à que les dix dernières secondes gâchent un peu tout. On nous dévoile que le Fourth Children est Tôji, un ami de Shinji. Celui-ci ne le sait pas encore. Tôji prend contrôle de l’EVA-03, mais en perd rapidement le contrôle, puisque possédée par un Ange. S’en suit alors un combat particulièrement violent, sanglant où Shinji, se retenant de tuer un EVA pilotée par un humain, assiste par la suite impuissant à son massacre lorsque l’EVA-01 est de nouveau contrôlée par une IA possédant la personnalité de Rei, la Dummy Plug. Le combat s’achève sur la destruction de l’Entry Plug, de la propre main de l’EVA-01, ne laissant que très peu de chance à son pilote de survivre… Et il a fallu qu’il ait cette chance !

Ce n’est pas grand-chose, mais faire un Shinji partiellement coupable de la mort de son ami sans qu’il le sache, ça aurait été très fort émotionnellement, et aurait bien perturbé notre héros. Au lieu de ça, il a fallu que ça finisse un peu mieux que ça, avec un Tôji quasi flambant neuf, mais un Shinji quand même traumatisé. Dommage, car c’est malgré tout un des meilleurs épisodes de la série.

Et puis en dehors de ça, comment ne pas aborder la, tant redoutée, fin de la série, en particulier ses 2 derniers épisodes sous acide. Je crois que je ne suis jamais autant resté perplexe devant la fin d’une série. 2h après l’épisode 26 bouclé, j’étais encore en train de repenser à ça, à essayer de comprendre ce que j’ai vu. Je crois que c’est peine perdu.

Si à partir de l’épisode 21, l’histoire se complique donc davantage comme dit précédemment (Le plan de Gendô, les révélations/flashbacks à propos de la NERV, le groupe SEELE et son apparence assez… particulière (SOUND ONLY) ), elle n’en reste pas moins encore un tant soi peu compréhensible. Les grandes lignes, quoi.

Mais à partir de l’épisode 24, avec l’apparition éclaire de Kaoru le dernier Ange, tout s’enchaine. Le plan secret de Gendô s’active et là, c’est la débandade. Le passage le plus étrange de la série. Celui où l’on ne comprend plus grand-chose, où tout s’enchaîne sans laisser au spectateur le temps de tout réorganiser dans sa tête, devenu un lendemain d’Hiroshima en quelques instants. Succession d’image fixe, dessins crayonnés, interrogatoire des personnages principaux de la série par on ne sait qui, sans comprendre la raison de ce passage, des flashbacks, des hallucinations à base de « What if » décrivant des univers parallèles…

C’était trop pour moi. Je n’ai pas spécialement apprécié, accroché à ces épisodes, très – trop – denses (enfin, le dernier tiers de la série est globalement très dense en info/développement scénaristique) et passablement longuets/répétitifs. Et puis surtout, le problème principal, c’est que cette fin est frustrante. Parce que ça finit « sans prévenir », sans vraiment répondre à nos questions, sans vraiment terminer l’histoire et parce que ça finit sur une scène tellement hallucinante qu’elle parait complètement hors sujet, en décalage total avec le reste de nos attentes. Certains diront que c’est une force.

Je ne dis pas que j’aurais absolument voulu un vulgaire combat comme n’importe quel Shônen de baston, genre Eva VS Réincarnation de Dieu (Quoique, soyons fou, pour le fun, façon Gurren Lagann), mais un truc un peu plus terre à terre sans être trop simpliste aurait fait l’affaire.

Un mal de crâne ?

Après, tant pis pour les réponses. Je sais que pour la plupart des questions, je n’aurais jamais la réponse (Bon okay, je vais sans doute aller voir quelques théories de fan, pour le fun) et que dans le fond, je m’en tamponne légèrement. Disons que je prends la série telle qu’elle est, sans chercher à la disséquer, à débattre sur la portée psychologique du bousin. Ce genre de truc me passe au dessus du crâne.

Et je sais qu’End of Evangelion n’arrangera rien (même si le visionnage est prévu) et que les Rebuild ne sont qu’un reboot (Visionnage prévu aussi, mais là, j’ai d’autres raisons qui me poussent à les regarder).

Oh, tout ça pour dire que ça n’en reste pas moins une excellente série. Bien qu’imparfaite par ci par là, j’ai globalement pris mon pied, le scénario est quand même sacrément bien construit (tant pis pour ce qui restera flou) et les personnages, tout comme les mechas, ont un sacré charisme à revendre, ce qui n’est pas donné dans le domaine de l’animation japonaise.

Mais bon sang, cette fin…

Transformers 2: no more brain

Transformers premier du nom, par Mickeal Bay, avait été une bonne surprise pour ma part, à sa sortie en 2007. Pas que je sois un grand fan de la licence en elle même (bien que je me souviens avoir suivit assidûment la série BeastWars, un spin of de Transformers), mais chez moi, il y a 2 choses qui me rendent fou: les nanas à lunettes et les Mechas.

Alors oui, dans le fond, Transformers, c’est toujours le condensé de ce que fait Bay depuis toujours: du patriotisme, des explosions dans tous les sens, des nanas qui ne sont là que pour leur physique et une bonne dose d’action. De toute, vu la gueule de la licence à la base, fallait pas espérer mieux, suffit de lire cette page pour se rendre compte que malgré la dimension qu’a prise la série, l’idée générale se résume souvent à une armée de robots se foutant sur la gueule. Tant mieux, c’est tout ce que l’on demande à une adaptation ciné !

Transformers 2, c’est la même chose que le premier, mais en plus intense, plus débile, avec plus de robot-fan service, mais aussi mieux filmé. Parce que les scènes d’action du premier étaient sympathique au demeurant, mais la caméra qui tremble, non merci. C’est d’ailleurs en partie avec ces films que sa très mauvaise réputation s’est amplifiée et s’est « confirmée » aux yeux de tous. Il se sera donc pas étonnant de se faire envoyer chier, si on en venait à apprécier ses 2 derniers films… Même les autres réalisateurs s’y mettent aussi, pour rester dans la vague comme Cameron et son:

« Fan: ‘This question is for Mr Cameron. In regards to you writing your own scripts, and I feel its best to ask by example; Michael Bay (audience laughs) read the scriptfor Transformers 2 and said « This is great, this is a movie I need to make »…..and he was wrong.’
Cameron interrupts: I think he read the opening paragraph. »

Pauvre Bay.

Ah l’action, l’argument numéro 1 du film… La dessus, j’ai été agréablement surpris ! J’avais donc aimé les scènes du premier, mais les fautes de réalisation m’avaient empêché d’en profiter pleinement. Il semblerait que le Bay ait compris en partie ses erreurs et ait réussit à améliorer le bousin: dans Transformers 2, les mouvements de caméra sont moins brouillons, les ralentis mieux maîtrisés, ce qui a pour effet de rendre l’action plus lisible, plus « fluide » serais-je tenté de dire. Alors bien sûr, je rassure les détracteurs, ce n’est pas encore ça non plus, et certaines scènes sont encore un peu gâchées à cause des mêmes défauts, mais à une échelle moindre que le premier. C’est déjà pas si mal quand on sait que Micheal Bay utilise les mêmes ficelles depuis plusieurs années.

Puis bon, quand on aime les Mecha, les combats sont purement jubilatoire. Bay oblige, c’est limite si je me suis pas fait violer par les effets spéciaux du film, tellement ils arrachent la gueule ! Des explosions à n’en plus finir (Bay oblige, bis), des combats avec des dizaines de Transformers, des tranformations dans tous les sens, des fusions de mecha, rien de tel pour ressortir avec une Megatrique (Megatron,ololz) et un grand sourire de gosse devant un tel spectacle. Quand je pense que le 3 risque de mettre en scène un Décepticon de la taille d’une planète (Unicron pour les connaisseurs), j’en salive d’avance.Mais il fallait bien meubler un peu à côté, parce que 2h30, c’est long. Aussi bizarre soit-il pour certains, mais je me suis aussi bien fendu la gueule en matant Transformers 2. J’avais envie d’un truc complètement décomplexé, qui ne se prend pas une seule seconde au sérieux, pour faire passer au mieux la pauvreté du scénario et du background. Un peu ce qu’aurait du être Dragon Ball Evolution, au lieu d’un running gag non avoué. Mais je m’égare là. James Wong, enculé.

Bay n’a pas hésité à mettre le paquet de ce côté là, histoire d’accentuer (toujours plus) le côté Pop Corn Movie. Les blagues et situations humoristiques sont nombreuses mais ne volent clairement pas haut, mais dans le fond, on s’en fiche complètement. On a payé pour Transformers, on a payé pour un film léger scénaristiquement, donc stop l’hypocrisie. J’ai souris, voir rigolé de bon coeur devant les passages avec les allusions sexuelles douteuses ou les robots qui se tournent volontairement en ridicule.

Pire encore, le scénario étant légèrement (mais vraiment légèrement) basique, on se marre aussi devant certaines répliques (Comme le fameux Black de service qui n’est là que pour ne dire que des répliques de merde) ou certaines incohérences complètement affligeantes (Bien sûr, l’arme ultime des Décepticons, celle qui est capable de détruire un Soleil, se trouve cachée dans un tombeau Egyptien, derrière un mur de 10 CM aux yeux de tous. Oui, vous lisez bien: 10 CM DE MUR. Et nos héros la découvrent en cassant le mur sans le faire exprès. Les archéologues qui sont passés 50 fois devant depuis la nuit des temps, ils foutaient quoi?).

Mais franchement, ça n’a pas d’importance. A partir du moment où on est conscient qu’on va voir un film qui met en scène des robots inspirés de jouets en plastoc pourraves pour gosses des années 80, on ne peut pas demander un grand scénario. C’est juste pas possible. Il y a bien une tentative de scénarisation en développant le background des Transformers et l’histoire sentimentale du héros, mais globalement ça reste trop léger.Le blockbuster de l’été est là, c’est clair et net. On regrettera peut être principalement la longueur du film, qui parfois manque un peu de rythme.

Les passages avec Shia le Boeuf et ses amis sont pas désagréable en soit (Ca développe un peu le scénario et ajoute toujours un peu plus d’humour) mais, quand on sait que la seule chose qu’on attend, c’est d’avoir du fight entre tôle froissée, on reste un peu sur sa faim, car on en voudrait plus. Et la fin du film ne viendra pas me contredire, vu le bâclage qu’elle a subit… Mais pour le reste, c’est du lourd, du très lourd et pas dans le mauvais sens du terme, hein. Juste qu’il y a moyen de passer un très bon moment quand on veut pas se prendre la tête. Sauf avec la caméra de Bay…

G.I Joe est le prochain sur la liste. Il ne risque pas de dépasser Transformers 2 (ça manque trop de Mecha pour ça), mais j’espère avoir un divertissement au moins aussi costaud…