Podcasters Assemble #3

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Avec un bon gros mois de retard dans ce que nous avions prévu, on commence quand même 2013 avec notre 3ème podcast en grande partie dédié à quelques lectures récentes chez Marvel, malgré une petite touche de Batman, parce qu’on aime tous un peu Batman. Toujours avec Gemini en co-pilote.

Au programme, dans ce podcast qui dure pas loin d’1h40 au total :

Et comme toujours, la version Youtube pour le streaming:

Harem à collant

Bientôt 2 mois sans le moindre article, comment se fesse ? Allez savoir, entre la flemme habituelle, les vacances (qui n’en sont pas pour moi, vu que je travaille), la pile de comics non lu qui ne désemplit toujours pas et peut être même la chaleur (Ah, ça y est, le soleil est enfin arrivé qu’on voudrait déjà qu’il parte, franchement pas cool d’avoir envie de changer son t-shirt toutes les heures), on ne peut pas dire que l’occasion était bonne pour blogguer la conscience tranquille.

Histoire de se remettre tranquillement dans le bain, ressortons du placard un vieux concept de la blogosphère otak’ (parce que j’aime être en décalage avec tout le monde, la ponctualité c’est trop mainstream), mais à une sauce quelque peu différente (et plus en adéquation avec mes goûts actuels): l’anime harem personnalisé. Ou le « My First Anime Harem« , plus précis quand on cherche le template de ce qui va suivre sur Google. Concept tout con, mais ô combien rigolo: regrouper 8 personnages féminins (pas forcément ordonné) selon un thème précis (de base, l’animation jap’), afin de désigner ceux qu’on aimerait avoir… disons près de soi, dans son petit cercle, pour des raisons diverses et variées (Et parfois un peu plus physique et lubrique pour certains). Mais ça peut aussi s’apparenter à – plus bêtement – une sorte de liste de personnages préférés.

Mais comme taper dans les animes seraient trop facile (Et que dans l’immédiat, j’aurais du mal à constituer une liste étant donné que je me suis quasi-totalement désintéressé du milieu), j’irais dans 2 thèmes bien différents pour marquer le coup (même si je suis sûr que quelqu’un l’a sans doute déjà fait quelque part, en dehors des Simpsons). Je vous laisse admirer.

Petit mise en bouche avec un harem à 4 sélections, je screws un peu les règles, mais 4 suffisait amplement pour une telle sélection (puis le « vrai » vient après, promis) ! On va commencer par ces célébrités masculines issus d’Hollywood qui me font dangereusement pencher sur la balance, parce qu’ils sont beau gosse, qu’ils sont charismatiques, qu’ils ont une carrière formidable et qu’ils ont un truc qui les rendent si attachants !

Nous avons donc au programme:

                Bruce Willis : Parce que l’âge n’est pas une fatalité (Enfin, pas trop). Alors oui, il y a sans doute un peu de retouche ici et là et je n’aimerais sans doute pas le voir au petit matin la gueule encore enfarinée, mais à pourtant plus de 60 ans, Bruce Willis en impose encore et toujours, si ce n’est plus depuis qu’il a définitivement perdu ses cheveux, contrairement à ses confrères comme Stallone et Swcharzy, qui supportent mal le temps qui passe et les injections de botox. A marqué toute une génération de film d’action, films que l’on n’est pas près d’oublier, même quand il sera définitivement trop vieux pour ces conneries (et hélas, ça arrive de plus en plus vite). Mais ‘y a pas à dire, je crois que c’est mon mentor capillaire pour m’accompagner dans ma décrépitude, je serais comme Bruce Willis quand je serais plus gr… chauve.

                Hugh Jackman : Regard charmeur, coupe de cheveux impeccable (et enviable, eh), parfaitement sculpté, et carrière bien entamée, c’est véritablement l’homme idéal et polyvalent, capable de nous faire pousser des cris de fangirl à mon chauve et moi à chacune de ses apparitions. Wolverine de rêve dans la saga X-men et réussissant presque l’exploit de rendre passable un film comme X-men Origins : Wolverine rien que pour ses beaux yeux; danseur de talent dans la pub pour le Ice Tea en ayant toujours la classe et capable de vous arrachez une grosse poignée de larme dans le film The Foutain où il crève l’écran… Hugh Jackman est l’homme qu’on aimerait voir dans chaque film, interprétant chaque personnage (même les objets du décor), rien que pour savourer son charisme, sa prestance et ses multiples talents bien réels. Et pour être franc, j’ai acheté le DVD de Real Steel juste pour lui (après c’est peut être bien aussi, mais j’ai pas fait gaffe).

                Robert Dowey Jr : Comme beaucoup, Robert Dowey Jr arrive à aisément relever le niveau de films pas toujours mémorables (quoique pas mauvais dans le fond) de part l’énorme sympathie et sex-appeal qu’il dégage, tel que les 2 Sherlocks Holmes par exemple. Surtout qu’à côté, il interprète avec brio le rôle du célèbre milliardaire alcoolique Tony Stark dans la saga Iron Man et Avengers (dont il crève encore plus l’écran que ses camarades), limite on a l’impression que ses parents l’ont conçus pour ça vu à quel point il colle parfaitement au personnage. Je crois que c’est grâce à ce côté classieux, raffiné, « chic » comparé à d’autres qui lui donne sa « particularité » et qu’on ne peut que difficilement résister à son charme, fait d’autant plus impressionnant quand on sait que le playboy approche dangereusement des 50 ans. Puis forcément, pour ne rien gâcher, sa voix française lui va à ravir, je dirais même plus qu’elle est carrément sexuelle. Je pourrais presque m’envoyer en l’air sur sa voix en train de lire le dictionnaire. Carrément.

                Keenu Reaves : Mon chouchou, mon favori ! Un peu connu avant avec Speed, mais totalement révélé aux yeux de tous avec Matrix, Keanu Reeves possède un charme bien particulier. Déjà, il a la particularité de porter aussi bien les cheveux courts & une barbe parfaitement rasée qu’un total look Jesus, avec la bonne grosse barbe qui va avec, ce qui augmente considérablement son charisme à des niveaux probablement au dessus de 9000. Puis, mais c’est un peu triste dans un sens, c’est un peu l’homme qu’on a envie de réconforter dès qu’on le voit à cause de son air de chien battu presque constant, encore plus quand on sait que cet air triste est bien réel vu ce qu’il a vécu par le passé. On se souviendra des photos de lui mangeant un sandwish sur un banc public… Mais il en devient un homme presque touchant, dont on aimerait bien remonter le moral, autant qu’on le peut ! On se souviendra de l’opération « Cheer Up Keanu Days« , qui a réunit un paquet de personne dans le but de lui redonner le sourire avec des montages rigolos. On pourrait presque en conclure que  » Keanu Reeves is moe « …

Du coup, hélas, on a toujours l’impression qu’il est prédestiné à faire des rôles de gars silencieux et à moitié dépressif (Ce qui n’est pas faux dans le fond) parce qu’il a le « profil pour » (Aussi mauvais soit-il, le film Constantine est en partie sauvé par un Keanu « qui colle au personnage »). Mais rien que pour la rumeur (peut être démenti depuis, peu importe) de sa présence dans l’adaptation de l’anime Cowboy Bebop (en interprétant Spike surtout), j’ai envie d’y croire !

Forcément, vous commencez à me connaître (ou presque), je pouvais pas m’empêcher de passer le concept à la moulinette des comics ! Histoire de partir sur des bases équitables, j’ai sélectionné 4 femmes et 4 hommes, toujours sur ces critères de personnalités/beautés/charismes.

Donc au sommaire, j’ai à vous proposer:

                Abigail Brand : Bonjour je suis Joss Whedon, avant de foutre une claque à tout le monde avec Avengers, j’ai aussi crée une des meilleurs séries sur les X-men, Astonishing X-men. Brand est un personnage qui fût crée par la même occasion dans cette nouvelle série au milieu des années 2000 et qui a encore une certaine place aujourd’hui dans l’univers Marvel. Déjà, elle en impose d’office de part le rôle que lui a donné Joss Whedon: elle fait partie du S.W.O.R.D., l’organisation qui est – seulement – chargée de surveiller l’espace spatiale (ça se dit ?) autour de la Terre (Mais pas plus loin, il y a un raton laveur géant pour ça). Défense contre l’envahisseur, échange diplomatique entre les races intergalactiques qui voudraient rentrer en contact plus ou moins violemment avec la Terre, ce genre de chose, quoi. Déjà, rien que pour ça, ça la rend tellement badass que t’en chiales. Composé de 3 couleurs mais lui donnant paradoxalement un charme fou (le vert, c’est tellement cool… Enfin, peut être pas irl en fait, mais faudra tester), un côté mystérieux classique (voir cliché, j’avoue), mais la rendant tellement charismatique par la même occasion et son côté un peu décalé avec son histoire d’amour avec le Fauve (Oui, le machin bleu chez les X-men), voilà de quoi la rendre irrésistible.

                Clark Kent : Je n’en suis pas un grand fan à cause de son statut de personnage un peu « divin » (c’est du moins l’impression qu’il me laisse à chaque fois), au dessus de la masse, mais sa version dans le récit « Kingdom Come » m’a littéralement mis sous le charme d’un Clark Kent presque méconnaissable. Oui, oui, le gars torse nue en salopette dans un champ de blé, queue de cheval sur l’épaule et barbe & cheveux (à moitié) gris, c’est bien Clark Kent, ou Superman. Version alternative du personnage où celui ci vieillit un peu comme tout le monde (mais plus lentement quand même), c’est un peu pour le personnage l’occasion de devenir vraiment charismatique à mes yeux. Oui, je le répète, mais j’ai toujours eu du mal avec le côté « Brun trop parfait physiquement dans son beau costard cravate de journaliste ». Là, le voir vieilli, presque assagit (il vit seul dans son coin parce qu’il en a ras le bol de la nouvelle génération de super héros, c’était mieux avant), avec une coloration défaillante rend l’homme de demain tellement plus classe et beau gosse, limite (beaucoup) plus attachant par la même occasion. Mais je suppose que le dessin et le style inimitable d’Alex Ross y ait fortement pour quelque chose.

                Carol Denver : Alors elle, dans le fond, je la connais mal, mais ça doit être physique, je l’aime bien. Peut être un peu pour son histoire: vivant à une certaine époque dans l’ombre de son mentor, le Captain Marvel, c’est une femme qui tente – de nos jours, après le décès de ce dernier – de gagner ses lettres de noblesses auprès du monde qui l’entoure, car souvent reléguée au statut de « super héros de seconde zone »… même si elle fait partie des vengeurs. Et seconde zone aussi un peu même au niveau « comics », on ne peut pas dire que ça soit un personnage très important, ni très vendeur (Ce qui doit expliquer pourquoi Panini en France n’a quasiment jamais publié sa propre série de comics).  Pourtant, c’est une battante ! Et puis, c’est une bloggueuse ! (Si, si, dans certains comics, elle raconte ses aventures sur son blog). Bon point ça. Et puis… Elle porte une bien sympathique paire de talon qui en fera rêver plus d’un. Si ça c’est pas du super héros comme on les aime, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Okay, le costume est quand même très… sexiste ? Entre les talons (tellement pratique pour se bastonner), une partie basse du costume qui fait dans le minimaliste (tellement passe partout), difficile de ne pas avoir quelques aprioris sur le personnage devant une telle débauche super héroïque. Mais qu’importe ! Même si je ne suis pas très blonde, je dois avouer que c’est une des héroïnes Marvel avec le plus gros sex-appeal. Bon, ça dépend des dessinateurs, comme toujours… et du costume qu’elle porte, comme l’atteste sa récente nouvelle série, et son nouveau design légèrement naze. Pourquoi ? Pourquoi elle ?

                Namor : Dans la culture otak’, on parle souvent de « GAR », terme pour définir un représentant de la virilité ultime. S’il fallait trouver un équivalent dans le monde du comics, ça serait forcément Namor, mutant et roi de la cité sous marine, Atlantis. Comme le disait un grand poète qui aime passer son temps à faire des tournois d’animes lubriques, Namor est le véritable DSK de l’univers Marvel, et c’est ce qui le rend si… appréciable, si funky. Namor aime séduire – ou tente souvent dans le cas échant – les nombreuses femelles terriennes (Il aime faire du charme à Tornade (La X-men et femme de T’Challa, la Panthère Noire), mais aussi Emma Frost (Femme actuelle de Cyclope, le chef des X-men) tout comme Jane Storm, la fameuse Femme Invisible des Quatre Fantastiques, mariée avec Reed Richard, l’homme élastique de la bande) avec son regard perçant, son côté « obstiné et déterminé » et son air macho qui transpire par tous les pores de sa peau. En bonus, il n’hésite souvent pas à se montrer torse nue (pratique quand on se déplace en mer, mais faut bien exhiber sa musculature tant qu’à faire) et surtout avec son légendaire slip de bain qu’on ne présente plus, l’élément indispensable pour pécho chez Marvel. C’est un peu la cerise sur le gâteau d’un personnage dont la personnalité de connard prétentieux et de vile prédateur sexuel sont totalement assumés, et c’est un peu ça qui le rend si génial. Un peu le professeur ultime pour chopper la force tranquille.

                Squirrel Girl : Voici un personnage qu’une obscure personne n’aurait pas démérité dans un probable classement similaire. Issue d’une époque où les comics n’avaient décidément aucune limite au grand n’importe quoi, Squirrel Girl (la « fille écureuil », appelée officiellement Ecureuillette en VF) est un personnage fascinant, qui a su se faire un petite place dans l’univers Marvel au fils du temps, au delà du simple caméo dans une case pour le lulz, un peu comme Howard the Duck. Véritable force de la nature qui a pu terrasser à plusieurs reprises des personnages comme Fatalis, Thanos, Deadpool ou même Wolverine (Sans compter quelques nazis dans Fear Itself), Squirrel Girl est un personnage qui fout la pêche à sa façon. Toujours souriante, dynamique, et constamment décalée avec le monde qui l’entoure (N’empêche, une rouquine avec une queue géante d’écureuil, ça ne court définitivement pas les rues, mais c’est fun), elle attire forcément (et rapidement) la sympathie, autant auprès des lecteurs que des personnages de l’univers Marvel. Du coup, justement, elle est désormais la nourrice officielle de l’équipe des New Avengers (Une équipe alternative aux Avengers classique), futur potentiel MILF ! (Il en fallait bien une, tant qu’à faire)

                Oliver Queen : Ou plus connu sous le nom de Green Arrow, l’équivalent DC Comics de Hawkeye de chez Marvel pour faire simple pour ceux qui n’auraient vu qu’Avengers. La encore, un personnage que je connais mal. Mais le peu que j’en ai vu de lui m’a bien convaincu du potentiel « Charisme » du personnage: un look délicieusement kitsch (et voulu forcément) à la Robin des Bois (même si sa version avec capuche passe mieux du coup, c’est celle qu’on aura dans la future série TV), tout en vert, un masque qui cache juste ce qu’il faut et une moustache divinement portée (J’en connais un qui devrait avoir la même) et surtout ce petit côté un peu charmeur sur les bords, qui a du mal à prendre les choses au sérieux et apportant donc un peu d’humour et de second degré (en plus de son décalage « visuel » et de ses capacités « ridicules » (Ca me fait toujours marrer un archer dans un monde où des hommes peuvent voler et tirer des lasers par les yeux)) dans des aventures aux conséquences pourtant dramatiques. Et puis, c’est le meilleur pote de Hal Jordan, le Green Lantern, ça ne peut donc qu’être un bon gars. Surtout quand il apporte le meilleur passage de la saga Green Lantern Rebirth à lui tout seul.

                Selina Kyle : Féline dans tous les sens du terme (aussi câline que violente en un clin d’oeil, putain de chat), sachant très bien tirer profit de son physique avantageux, un peu dominatrice par ci par là et assumant pleinement sa relation charnelle particulière avec Batman, Selina Kyle vend du rêve à chaque page que je découvre de sa nouvelle série (et première que je lis) de comics, issus des New 52 pour les connaisseurs. Bon, il faut dire aussi que, physiquement parlant, le personnage gagne énormément en charisme et en sensualité sous le trait de Guillem March, un trait tout bonnement divin et parfait, même si très… masculin dans son approche. Mais pour un personnage tel que Catwoman, était-ce un mauvais choix ? Loin d’être creux, le récit jouit d’ailleurs d’un très bon rythme, un développement intéressant (autant au niveau du personnage que du background de l’héroïne) et quelques passages mémorables; pour la parenthèse (En gros, achète !). En plus, elle saura contenter presque tout le monde: en plus de la version de base, en brune, elle aime aussi prendre l’apparence d’une bien jolie blonde tout comme d’une superbe rousse pour parvenir à ses fins. Alors, convaincu(e) ? Au passage, même si elle aurait pu aller encore plus loin dans le personnage, Anne Hataway s’en sort drôlement bien, et fait une bonne Catwoman à l’écran. C’est peut être le seul souvenir positif que je garde de TDKR.

                Frank Castle : Là encore, comme avec Clark Kent (comme ça, les 2 écuries sont concernées), ce n’est pas un personnage dont je suis particulièrement fan. Pas que le concept ne me plait pas, mais… il me parle difficilement, le design n’aidant pas (pas qu’il soit mauvais, mais physiquement, ça ne me fait ni chaud, ni froid). Et pourtant ! Je ne sais pas si ça va durer, mais encore une fois, la règle universelle qui démontre qu’un homme est toujours mieux avec une barbe s’applique de nouveau sur le Punisher nouveau. Nouveau, car c’est dans sa nouvelle (et très sympathique) série commencée en 2011 (et qui est commencé depuis le mois d’Avril en VF) qu’il change, suite à un rude combat, de look. Et paf, d’un coup on passe d’un personnage pas forcément générique, mais qui n’avait rien de spécial (même si là encore, ça dépend aussi du dessinateur) à une explosion de charisme malgré le « cliché » du look en lui même. Je ne serais pas étonné s’il y avait volontairement une inspiration « Snake Plissken » derrière (le rapprochement est en tout cas évident), mais peu importe une fois de plus, ça colle terriblement bien au personnage (Never forget). J’espère secrètement que ça va devenir son nouveau look de référence, ça me donnera une raison supplémentaire de suivre ses aventures…

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D’ailleurs, si toi, lecteur passager, tu as aussi pondu quelque chose de similaire, ça m’intéresse… Car je serais curieux de lire ça, surtout si ça touche les mêmes domaines que moi. Et si tu ne l’as pas fait, mais que le concept t’as plu, n’hésite pas à te lancer aussi ! Sinon, Keanu sera toujours triste. Et toi même tu sais que tu n’aimes pas voir Neo triste.

Let’s read some Comics ! Fear Itself, suite et fin

C’est donc officiel, Fear Itself est bel et bien fini dans notre belle France, depuis début Juin. Entre la fin des ties-in, du dernier tome de Fear itself et des différentes épilogues, Fear Itself ne m’aura – ô surprise – pas bien marqué et confirme donc son statut de crossover de transition (Après Siège qui était la « fin d’une ère »), mais de manière bien maladroite. Scénario trop faible malgré de bons moments, bourré d’exploitation honteuse dans les ties-ins malgré quelques pépites/bonnes surprises et un final loupant méchamment le coche (malgré… rien du tout en fait); le crossover aurait pu être bien pire certes, mais j’aurais du mal à le conseiller. Surtout quand il sortira dans sa future version reliée… Mais en attendant, passons une bonne fois pour toute en revue les dernières sorties liées au bousin !

Rapide checklist du mois de Mai:

– Fear Itself 7: Composé de Fear Itself #7 et la fin de la série de chapitre « The Home Front »
– Fear Itself Hors Série 2: Composé de Fear Itself #7.1-7.3
Fear Itself, X-men Select 2: Composé de New Mutants #29-32
– Marvel ICONS 14Invincible Iron-Man #509 
– Marvel HEROES 14: Composé de Journey Into Mystery #628 (Partie II) – #630
– Marvel KNIGHTS 2: Composé de Ghost Rider #3-4
– Marvel MONSTER 2: Composé de Fear Itself: Hulk vs Dracula #1-3, Fear Itself: Youth in Revolt #1-6 & Fear Itself: The Homefront consacré à SpeedBall.


Petit diaporama des couvertures françaises – mon pouce levé va pour celle de X-men Select 2, bien classe (Même si… vous verrez plus bas) et la plus moche allant facilement à celle de Marvel ICONS, apparemment dessiné par un vétéran dans le milieu, mais eh, quand t’as plus la force de dessiner, faut pas te sentir obligé de le faire, tu nous épargneras une fracture de l’oeil.




Fear Itself 7 est une catastrophe. Les précédents arrivaient encore à se lire avec plaisir, et, dans l’optique où ce dernier chapitre se serait terminé de la même façon, on aurait eu un event moyen, mais un minimum agréable. Dans les faits, cet ultime chapitre gâche… tout. Mais genre vraiment. On s’attend à une conclusion un minimum digne de ce nom, mais c’est une véritable insulte envers le lecture qu’on a en retour. On s’attend à un peu d’action au vu de ce qui s’annonçait précédemment, on s’attend à une narration limpide au vu du scénario, mais qui sait où elle va, on s’attend à une bonne écriture dans les dialogues, on s’att… oui bon bref, vous avez compris, on n’a rien de tout ça.

Malgré le nombre de page un peu plus élevée, ça ne suffit pas pour tout développer, tout ce qui s’était accumulé jusque là: le combat Thor vs le Serpent ? Torché en quelques pages et imbittable. Le combat des Vengeurs transformés de façon moches en super-super héros, qui pouvait au moins annoncer de la grosse baston  ? Absolument RIEN, nada, que dalle. Une double page sympa (Immonen oblige aussi), quelques cases ici et là mais rien de plus, d’autant qu’on en vient à se demander à quoi ça leur sert… Dans les ties-in peut être ? Ca aurait expliqué bien des choses, mais même là, pour une raison que j’ignore, tout passe à la trappe, rien n’est développé à côté. Idée tuée dans l’oeuf à la dernière minute ? Fort probable.

La suite n’est pas en reste: la mort de Thor est bien torchée comme il faut et absolument pas crédible une seule seconde et les épilogues sont souvent minables: entre un Hulk qui fait réellement sortir Banner de son corps (?), pour en faire 2 personnages bien séparés (??), Sin qui échappe déjà aux gentils et le développement surprise d’un personnage dont tout le monde se fiche pour justifier la série post Fear Itself, Battle Scar, on sent vraiment un manque d’inspiration flagrant.


Pire encore, les épilogues « spéciaux », les « 7.1/7.2/7.3  » dédiés respectivement à Captain America/Thor et Iron-Man sont proche du minable. En fait, c’est un sentiment assez particulier: à première vue, ce sont pourtant des chapitres « solides » et qui ne semblent pas traités par dessus la jambe… C’est globalement bien construit, pas si mal écrit que ça et avec de bons dessinateurs derrière (Toujours Larocca pour Iron-Man, les même que d’habitude, quoi). Mais le fond est particulièrement fade, avec un scénario qui bizarrement, ne VEUT pas assumer ce qu’il s’est passé avant. Entre la fausse mort de Bucky qui ressuscite déjà (!) pour justifier sa nouvelle série Winter Soldier (Qui est peut être très bien, j’ai hâte de lire ça, mais la transition est ridicule), le peuple de Paris qui semble en partie ressuscité aussi sous les yeux de Tony Stark grâce au pouvoir d’Odin (Faisant perdre un peu l’impact de l’arrivée du monstre sur Paris à l’époque) et le passage avec Thor qui dévoile son remplaçant, à la fois anti-charismatique et aux origines incompréhensibles, j’ai parfois enchaîné les facepalm.

D’ailleurs, pour ce dernier, on avait l’impression que le scénariste ne s’est même pas cassé le cul à introduire proprement ce remplaçant: une justification surnaturelle pour le faire apparaître, et on n’en parle plus. Des fois, je me dis que je ferais un bon scénariste de comics. A méditer si ma carrière professionnelle actuelle ne décolle pas. Maigre compensation, le chapitre dédié à Iron-Man est presque sympathique, malgré son fond douteux.

Ce qui est d’ailleurs assez dommage, car dans la série régulière, Iron Man n’arrive plus à décoller, malgré ses bons débuts. J’en reviens à ce que je disais plus haut à propos du fameux combat « final »: alors que dans le 508, on pensait en avoir fini avec les préparatifs et qu’on pensait naturellement à passer la seconde dans celui ci, avec le conflit du point de vue de Tony, on nous fait encore patienter… dans la fonderie d’Asgard, avec la nouvelle armure d’Iron Man. Attendez, c’est pas ce qu’on a eu le mois précédent ? Ils ont vraiment étalé les dialogues de façon à ne pas « spoiler » l’essentiel du chapitre final de la série principale ? C’est d’ailleurs idiot: entre celui ci et le suivant (donc hors Fear Itself), ou même le 7.1, il n’a a/aura aucune… cohérence. On passe d’une scène/période  sans réellement comprendre comment on en est arrivé là, on sent bêtement qu’il y a un trou entre les 2. Ce qui aurait pu s’expliquer avec la série principale, mais… même pas. Moi qui appréciait bien la série jusque là, je suis tellement déçu.

Du côté de l’Enfer, il y a un peu de mieux, ou presque. D’un côté, Journey Into Mystery  se révèle bien plus sympathique qu’auparavant. Pour une fois, le fait qu’on arrive à la fin, que le scénario doit se conclure une bonne  fois pour toute, est bénéfique à la série et lui permet de retrouver – enfin – une efficacité qui était devenue bien lointaine. Entre un dessin pas désagréable (malgré des visages parfois bien ratés), une narration au langage soutenu mais qui finit par être limpide et bien rythmé, expliquant clairement ce qu’il se passe (Le passé du Serpent, ce qui se passe du coté de Thor mais vu par Loki), concluant les choses un minimum bien, et surtout un épilogue bien plus léger, avec un Vollstagg rentrant chez lui une semaine après le carnage, racontant alors l’histoire à ses enfants (avec son lot de mensonge pour le faire passer pour un héros et « censurer » l’histoire) avec beaucoup d’humour. Bref, une bonne bouffée d’air frais après un event définitivement trop sérieux. C’est un peu tard pour la série pour redresser totalement la barre à mes yeux, mais elle aura le mérite de me faire terminer l’arc Fear Itself sur un bon ressenti la concernant…


De l’autre côté, c’est New Mutants qui peine à convaincre. Je connais très mal cette équipe, mais elle me plait bien. Je vais pas énumérer chaque membre, mais j’aime bien Dani et son look d’indienne, Nate le « X-Man » ou même – surtout – Warlock qui semble complètement en décalage avec le reste de la bande, dans un style – niveau design – très particulier, avec gros yeux et déformation aux frontières du SD. Si, si, il faut le voir pour le croire, et se demander l’adresse du dealer du mec qui a pondu ça. Mais c’est fun ! Pendant Fear Itself, la bande des nouveaux mutants se retrouvent projetée, donc, en Enfer, pour diverses raisons que je ne résumerais pas. Enfin si, en gros, c’était une pseudo mission sauvetage. Objectif simple, mais potentiellement fun quand on se dit que ça arrive en plein conflit entre les forces d’Hélia, la reine d’Hel, et les forces du Serpent… Sauf que non.

Quatre chapitre, mais un développement trop long, trop lent pour vraiment arriver à ce que l’on attendait, et qu’on n’a quasiment pas: limite de 4 chapitres pour une histoire qui aurait pu s’étaler sur 2 de plus pour être à l’aise, le récit pêche par un manque de rythme et d’efficacité certain, malgré quelques passages sympathiques, et un style graphique vraiment pas déplaisant – bien que parfois très épuré. Bizarrement, on enchaîne les passages « prometteurs », en terme de réplique ou d’action, et tout est balayé d’un revers de la main 2 pages après, notamment la fin (tiens donc), complètement torchée, comme si le scénariste avait oublié la limite de 4 chapitres et s’est démerdé  pour finir ça en 3 pages. Dommage, mais ça m’a quand même donné envie de suivre plus régulièrement la série.

Ghost Rider est une série étrange. Déjà, comme on pouvait s’en douter et un peu à la manière du dernier chapitre des Thunderbolts la dernière fois, c’est une série qui a un lien très faible avec l’event, on se sent à nouveau dans une phase de « transition » pour partir sur de nouvelles aventures et lâcher le crossover. Donc du coup, niveau « apport », on frôle le néant, mais c’est un peu plus fun que l’autre fois, avec un Johnny Blaze qui balance des vannes rigolotes à tout bout de champs, s’allie avec un zombie pour contrer une nouvelle menace – le Serpent à peine vaincu à côté. Tout un programme, mais pas déplaisant. Mais c’est étrange dans le sens où ce Johnny… n’est pas le Ghost Rider. Il est le héros d’une série qui n’est pas « à lui », sachant qu’elle est censée mettre en avant la nouvelle incarnation féminine de l’esprit de vengeance. Celle ci est pour le moment du mauvais côté de la force et Johnny tentera de la raisonner, en gros. En soit, pourquoi pas (et le résultat est pas trop mal), mais c’est à se demander si ce n’est pas ça qui a, d’une façon ou d’une autre, finit par condamner la série après 9 numéros aux USA.


Concernant le Monster 2, aussi surprenant soit-il au vu de la qualité douteuse du premier, ce numéro redresse pas mal la barre et offre quelques bons moments ! … Sans totalement briller non plus. Mais sur les 3 récits qui composent le tome, 2 sont fort sympathique en fin de compte, malgré les apparences… Le moins bon ?

Hulk vs Dracula. Prometteur sur le papier, le résultat déçoit (forcément ?), même si ce n’est pas catastrophique. L’idée de base est fun et on aurait pu finir sur un gros clash entre le colosse de Jade et le roi des Vampires… Au final, on n’a quand même qu’une grosse part de discussions entre les vampires qui se demandent sans cesse comment vaincre Hulk, tout en réglant leurs conflits « internes ». On tourne trop souvent autour du pot, comme s’il fallait gagner du temps, sachant que dans le fond, on sait d’avance comment ça va se terminer… Sauf que ça ne se termine pas exactement comme prévu, et encore une fois pas dans le bon sens du terme. Là encore, le fait que ces chapitres se callent parallèlement à la fin de l’histoire principale fait qu’on se doute qu’il faut tout finir rapidement. Et là, on peut dire  qu’on est servit avec une fin assez ridicule (pourquoi ne pas avoir fait ça dès le début ?) tellement elle ne semble pas crédible une seule seconde.  Tout n’est pas à jeter pourtant, à commencer par un dessin plutôt bon et efficace (ce qui est étonnant pour un chapitre aussi « loin » de l’histoire principale, la logique voulant généralement qu’on donne les miettes aux dessinateurs moins doués) accompagnant bien quelques passages bourrins mais réussis. Mais ça fait de nouveau peu face au manque de prise de risque imposé par le contexte.

La mini série Youth in Revolt fût quant à elle une bonne surprise, car ce n’était pas gagné d’avance… Quand on a un univers vaste (infini ?) comme Marvel (ou celui des comics de super héros, DC pourrait très bien être concerné), difficile de fonder un minimum d’espoir dans une série qui met en scène des personnages qu’on ne voit presque jamais, même de loin, dans la plupart des events passés. Opportuniste ? C’est la première chose qui m’est venu à l’esprit avec des personnages ultra secondaires, aux pouvoirs parfois déjà vu (La nana qui se transforme en gaz, le mec qui fait des explosions, la clone de Thor, nommée… Thor-Girl, bonjour l’inspiration), mais force est de constater que le résultat est plutôt travaillé. Bien sûr, le scénario originel empêche le moindre miracle, la moindre prise de risque, mais l’ensemble tient bien la route avec un minimum de développement des différents membres de l’équipe, et leur façon d’appréhender cette « crise » en solo ou en équipe selon la situation; avec quelques passages où certains sont confronté à des choix cruciaux, et des conséquences – presque – terribles (Du moins, à leur échelle, mais c’est pas mal). Efficace, qui exploite un minimum le principe de la « Peur » ambiante; c’est tout ce que j’attendais.

C’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti pour le reste des Homefront, cette fois-ci entièrement dédié à Speedball. Pas un personnage que je porte très haut dans mon coeur (son design particulier n’aidant pas), mais sa quête de rédemption suite aux évènements de Civil War, puis à sa reconversion dans la série Avengers Academy me l’ont rendu fort sympathique. Suite « logique » du coup, on assiste à son histoire en pleine « crise », avec une alternance entre un héros qui cherche toujours à se racheter malgré la haine des gens le concernant et des vies à sauver parce qu’il y a des Dignes sur le chemin. Mais ça serait trop facile de se racheter ainsi ! Même si parfois, justement, certains évènements sont trop « facile », la notion « d’échec successif » obligatoire envers les Dignes entraînent pas mal de bons passages, avec un héros qui se démène comme un diable, mais qui reste assez impuissant devant le désastre qui se tient juste en face de lui, tout en subissant les conséquences directes (Des morts de civils, pleins). Une aventure en « solitaire » (ou presque), particulièrement bien construite (Speedball en prend plein la tronche, mais de manière disons « crédible ») et qui colle d’autant plus au style très « photo réaliste » du dessinateur. Assurément le meilleur récit du lot.


La suite des évènements ?

  • Ceci étant le dernier article concernant le crossover, je ne chroniquerai pas les 2 séries post-Fear Itself, Battle Scars et The Fearless. Ou alors, pas sous cette forme, mais j’y travaille… Mais pour ceux qui se poseraient la question: oui, c’est NETTEMENT plus sympa que FI pour le moment. Mais bon, on sait à quel point ça ne veut rien dire pour le long terme…
  • Oui, j’aimerais bien continuer ce genre d’article, mais (donc) pas sous cette forme. Je pense à la vidéo, même si je ne sais pas encore comment, je n’ai pas tellement envie de m’amuser à filmer d’une main le bouquin en question et torcher un avis en 2 minutes.
  • Du coup, je ferais plutôt un seul article global pour chaque gros « crossover » si je passe par écrit, comme pour les futurs Spider-island ou Avengers Vs. X-men dans un avenir proche, ça sera sans doute plus sympa à lire (et à écrire pour moi).

 En attendant, je vais changer un peu d’air, et lire un peu de DC.

La division selon Spiderman

Pas facile d’être mort dans l’univers des comics, en particulier Marvel dans mon cas. On le sait bien – ou on l’apprend très vite – mourir n’est étrangement pas une fatalité dans le joyeux monde des super héros et il n’est pas rare – au grand dam de nombreux fans, il est vrai – de voir la maison mère trouver un subtil twist scénaristique (pas souvent apprécié) pour faire revenir la personne concernée sur le devant de la scène. Parce que eh, ça serait idiot de tuer dans l’oeuf une série emblématique dans certains cas, en laissant mort son héros trop longtemps. L’argent ne rentre pas tout seul.

Ici, on parlera du cas Spiderman, dans l’univers « classique » de Marvel (Cette continuité qui est là depuis 70 ans, depuis les premières aventures de Captain America). Pas de Peter Parker en lui même (même si je suis sûr que c’est déjà arrivé) , mais un de ces proches. Souvenez-vous: Durant la période Civil War, Peter Parker avait fini par être favorable à la loi de recensement (Loi qui oblige les héros à révéler leur identité, pour être contrôlé et payé en conséquence) mise en place par le gouvernement américain et Tony Stark, alors lui-même représentant des super héros recensés. Ayant été convaincu par ce dernier, Spiderman dévoile donc son identité à tout le monde, ce qui n’est pas… sans conséquence.

Le Caïd, un des méchants emblématiques du héros, croupit en prison, mais apprend toute fois la nouvelle. Dès lors, avec son habituel « réseau », ses contacts auprès de la pègre local, il tente de profiter de l’occasion offerte par cette révélation pour tenter d’abattre une bonne fois pour toute son ennemi juré. La routine, donc. Mais là où ça devient intéressant, c’est que cette tentative, via un tireur embusqué, se soldera par une semi réussite… en touchant de plein fouet Tante May, au lieu de Peter Parker. Et c’est ici que Civil War se termine pour Spiderman, mais c’est là que commence son aventure One More Day qui, une fois n’est pas coutume, bouleversera réellement sa vie. Pour la bonne cause ? En tout cas, c’est une saga qui a divisé bien des fans… Et qui en a gagné un de plus.

Tante May est donc entre la vie et la mort, puisque mortellement touchée, son grand âge n’aidant pas (Eh, en ayant au moins 80 ans depuis les années 60, elle ne doit plus être bien fraîche). Voici en quelques mots ce qui constituera l’unique fil rouge de One More Day, mais un fil rouge particulièrement éprouvant pour Spiderman. Aidé de sa compagne actuelle (Mary Jane bien sûr, marié et tout, et tout), ils vont tenter de la sauver coûte que coûte (Normal, surtout pour sa tante qui est plus proche d’une mère qu’autre chose) malgré une situation qui semble empirer d’heure en heure.

Et c’est là la grande force du récit, c’est de monter progressivement dans le désespoir de Spiderman face à l’urgence de la situation, en passant par les grandes étapes de ce genre de drame familial. Peter ne veut pas abandonner, il ne peut pas abandonner, ça lui semble tout simplement impensable de voir sa tante périr et vivre avec ça sur la conscience, surtout via une balle qui ne lui été pas destinée. Ca a toujours été un héros « torturé », qui a son lot de problème et c’est même une de des principales raisons qui a mené à sa création dans les années 60. C’est un héros qui souffre régulièrement, et cette aventure montre jusqu’où il peut aller pour tenter d’oublier cette douleur.

Une soif de vengeance qui le poussera à réutiliser son fameux costume noir – qu’il cachait soigneusement dans un coin – pour mener sa propre vendetta contre les auteurs de ce crime en devenir. Une soif qui le mènera à un violent combat contre le Caïd, rapidement impuissant contre un Spidey hors de contrôle. Une soif qui le mènera au désespoir, en le mettant au pied du mur, à supplier certains de ses vieux amis de l’aider par tous les moyens, même les plus obscures, le rendant parfois bien pathétique. Spiderman n’abandonne jamais ! Et pourtant, le constat semble sans appel: Tante May semble belle et bien condamnée à mourir. Que pourrait faire notre homme ? Accepter la fatalité ? Trop facile pour l’univers Marvel.

Ne dit-on pas, dans certains cas (aussi cliché que ça puisse être)  » je vendrais mon âme pour avoir/faire/être xxx !  » ? Au fur et à mesure de la lecture, on aura beau trouver le scénario de plus en plus tiré par les cheveux (pas en terme de « complexité », mais dans la voie dans laquelle il s’engouffre), il m’a semblé complètement naturel d’en arriver à là. Et pourquoi pas ? Nous sommes dans l’univers Marvel « principal », un univers qui n’a – hélas, car ce n’est pas souvent une bonne chose – aucune logique, aucune cohérence dans le fond. Du coup, paradoxalement, cette dernière partie, cette partie décisive, m’a paru… cohérente. Toujours bien orchestrée, bien construite, cette partie reste dans la logique de l’univers Marvel en exploitant la « suite logique » des évènements et en devient « crédible » vu sous cet angle. On est bien dans un univers où l’on peut devenir un super (anti) héros en vendant son âme pour sauver son père d’un cancer, alors pourquoi pas sa tante ? D’autant que la rançon en échange du dit service occasionne un cruel dilemme pour le héros, et sans doute très intéressant pour la suite (aussi radical soit-il, je le concède qu’ils y sont allé fort). En tout cas, la scène qui en résulte était poignante.

D’autant plus que l’oeuvre en rajoute une ultime couche dans cette descente aux Enfers par son dessin de très bonne facture, malgré les différents dessinateurs que son Joe Quesada, Joseph Michael Straczynski et Ron Garney. Je ne les connais pas spécialement et ce n’est pas mon style favori de manière générale, mais il faut reconnaître une vraie maîtrise globalement, avec un excellent découpage/rythme (Le combat contre le Caïd par exemple), un dessin qui offre planches parfois superbes – souvent réussi dans tous les cas – autant dans ces passages avec un Peter enragée, près à franchir la ligne de non retour dans son éthique de toujours (ne pas tuer), ainsi que ce Parker complètement désemparé par la situation – surtout sa conclusion – offrant un réel moment d’émotion qu’on ne retrouve pas souvent dans les comics de super héros. Et je ne vais pas m’en plaindre, vu que l’objectif fût réussi.

One More Day, ici dans sa version « Deluxe » française – celle qui raconte juste l’ascension de l’araignée dans cette quête désespérée et non les conséquences directes de ce « reboot final » –  n’en reste donc pas moins un récit passionnant, et admirablement bien construit. Je suis tout à fait conscient du fond de l’idée principale, de son côté « trop facile », « sans couille » et « débile » qu’on pourrait lui reprocher et qu’on aurait sans doute pu faire de grande chose avec le nouveau statue quo occasionné par la mort de Tante May, de son impact sur la vie du tisseur, sans oublier les évènements liés à Civil War. Mais peu importe, j’ai pris cette histoire pour ce qu’elle propose et non ce qu’elle aurait dû proposer aux yeux des fans et j’en suis ressorti franchement conquis.

Alors peut être que j’apprécie davantage cette histoire parce que je n’ai pas suivi grand chose (voir rien du tout) des histoires du Tisseur par le passé, et que je n’ai pas lu sa suite directe à l’époque de la sortie kiosque (Donc à attendre chaque mois pour finalement n’avoir que des aventures sans saveur qui repartent sur du neuf « forcé » )… Et je peux comprendre la déception que ça a pu entraîner. Mais de mon point de vue, ça n’empêche pas le récit présent d’être prenant à sa manière… et l’est d’autant plus qu’il m’a permis de faire le lien entre Civil War et la période Brand New Day (Cette période qui elle, m’a permise de me mettre aux kiosques du coup), qui refait partir Peter sur de nouvelles bases – à nouveau – mais des bases terriblement prometteuses pour l’avenir (Nouveaux amis, nouveau job et… puis j’en avais marre de Mary Jane, un peu de sang neuf dans le lit de l’araignée, que diable !). Et je dois reconnaître que pour le moment, ça fonctionne plutôt bien, en attendant le futur crossover (VF), Spider Island.

Dans tous les cas, à mes yeux, One More Day est une lecture indispensable.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

House of M, ou la journée Porte Ouverte chez Magnéto

Après m’être adressé à un public de niche très très restreint (Normal que je ne truste pas les stats, eh) en commentant tous les mois l’actualité du crossover de 2011 en France qu’est Fear Itself, on va passer à quelque chose de nettement plus abordable. Oui, toi, lecteur de comics débutant en Marvel ou ayant même un peu de bouteille (ou m’ayant même emprunté mes bouquins, n’oublie pas de me les rendre), cet article s’adresse à toi ! Ne pars pas tout de suite ! Je vais te parler d’un comics Marvel que j’affectionne tout particulièrement, tout en l’ayant découvert très tard (Merci la réédition de janvier 2012), House of M, le mega crossover comme on dit dans le milieu des super-héros qui date, déjà, de 2005.

House of M, de quoi ça parle, et de quoi ai-je besoin de savoir pour me lancer ?

Dans la grande famille des Vengeurs, la grande équipe de super-héros chez Marvel, il y a Wanda Maximoff, alias la Sorcière Rouge. Puissante mutante, une des plus puissantes même, elle est surtout la fille de Magnéto, le maître du magnétisme, et soeur de Pietro Maximoff, l’autre enfant de Magnéto, aussi connu sous le nom de Quicksilver. Lors du crossover précédent, Avengers Dissassembled (Dont la réédition « seule » est prévue en France pour fin 2012, et déjà disponible dans le Deluxe New Avengers 1), pour diverses raisons qui m’échappent encore, Wanda pète littéralement un câble et tue de nombreuses personnes, dont certains Vengeurs, comme Oeil de Faucon… Même si on sait tous (ou du moins, on l’apprend vite) que la mort chez Marvel n’est qu’une étape sans importance dans la vie d’un personnage, aussi important soit-il.

Suite, à cet évènement, c’est ici que commence House of M. Une fois la situation calmée, il n’en reste pas moins que les conséquences, et une grande réunion chez les Vengeurs, accompagné d’une partie des représentants des X-men, se met rapidement en place: que faut-il faire de la Sorcière Rouge ? Peut-on encore accepter d’avoir une bombe humaine dans les parages, capable de tout raser juste en ayant ses règles en un claquement de doigts, vu sa puissance ? Pour eux, les Vengeurs, la décision était prise: il faut tenter de la raisonner, voir… s’en débarrasser dans le cas échéant. Et voilà donc parti une troupe de super-héros vers Génosha, une ville abandonnée où se trouve actuellement Magnéto et ses 2 enfants, pour tenter de faire avancer les choses… Jusqu’à qu’une lumière blanche envahisse l’endroit. Le résultat ?

Encore un jour se lève sur la Planète Mutante…

Les mutants sont devenus l’espèce dominante sur Terre, les humains (Appelés « Sapiens », en opposition aux Mutants) sont méprisés et la vie de certains super-héros semble totalement changées: par exemple, Miss Marvel n’est plus la super-héroïne de seconde zone, mais est devenue « Captain Marvel »; Peter Parker vit tranquillement avec sa femme Gwen Stacy, son enfant accompagné de Tante May et de son oncle Ben; Steve Rogers n’est pas sous l’emprise du sérum du Super-Soldat et vieillit normalement et j’en passe: Pas de doute possible, nous sommes dans une réalité alternative, où les mutants ont pris le dessus et les rêves de certains super héros semblent avoir été… exaucés. Et on devine rapidement qui en est l’auteur. Et c’est Wolverine qui prend conscience en premier qu’il n’est pas dans son monde (et c’est définitivement le héros de cette histoire par la même occasion) et va rapidement décider de s’attaquer à la source du problème, tout en essayant de s’accommoder à ce nouveau monde radicalement différent.

A la fois la grande force de ce crossover et aussi son principal point faible, c’est la profondeur de son scénario. A ma grande surprise, donc, le titre est extrêmement accessible pour le novice que je suis. Ou du moins, « j’étais » à l’époque de sa sortie (en janvier !), car j’ai bien bossé depuis et je commence à y voir plus clair maintenant dans ce gros bordel qu’est l’univers Marvel. Ici, tout est fait pour d’une part, ne pas trop se sentir largué par les nombreux personnages (On nous résume régulièrement l’essentiel de ce qu’il faut savoir, c’est sympa de leur part) et surtout, par l’absence des chapitres « annexes ».

Pour rappel, lors d’un crossover, il y a l’histoire principal qui tourne selon certains personnages (Ici « House of M »), puis les chapitres annexes qui approfondissent l’histoire en multipliant les points de vue, sans pour autant être indispensable. Juste du gros bonus en somme, toujours agréable à lire quand c’est bien fait. Alors oui, quand même, on sent bien à un certain moment (Dès le deuxième chapitre) un « espace promotionnel », un chapitre qui en plus de poser le contexte et la base de ce qui suivra, nous fera très subtilement du teasing nous incitant (à l’époque, car ce n’est plus le cas « officiellement » de nos jours, les rééditions ne s’occupent que de l’histoire principale) à acheter ces fameux chapitres « annexes ». Donc rien de plus normal que d’enchaîner, parfois, quelques pages qui semblent être là un peu pour meubler, parce que concrètement, elles n’apportent rien, si ce n’est pour arriver aux 20 pages habituelles par chapitre. Mais qu’importe ! Une fois l’intrigue mise en place à coup de panneau publicitaire (ce n’est pas gênant, on peut faire sans, malgré tout, on se sent pas trop frustré contrairement à Fear Itself qui nous tease gentiment et régulièrement la gueule sur les annexes), la machine est lancée, la montée en puissance peut désormais se faire !

Car c’est bien là la grande force de House of M, ce qui fait que j’y ai pris un énorme plaisir: la simplicité de son intrigue, qui ne laisse du coup pas le temps à l’intrigue de s’étirer en longueur, bien au contraire. Certains y voit un défaut, car ça se résume très facilement (tout court) à une bonne grosse baston avec un Wolverine vénère aux commandes… Et c’est vrai. Mais ça en devient une force, car on sait où l’on va, on sait à quoi s’en tenir. Car, hélas, plus je lis de comics de super-héros ces 6 derniers mois, plus je me rends compte que – parfois – les histoires se complexifient inutilement. On part dans un gros délire qui met en place des voyages dans le temps, des délires scientifiques tarabiscotés (Tant de mots incompréhensibles, c’est tellement cool), des personnages sortis d’une pochette surprise après 20 ans d’absence parce qu’il fallait remplir un quota ou que le scénariste manquait d’inspiration, à l’histoire superficiellement complexe (Je suis ton père, mais en fait non c’était mon identité secrète après avoir fusionné avec le Namek qui est le père de ta soeur) et j’en passe.

Parce que House of M, c’est justement tout le contraire. A l’image de son héros – Wolverine – House of M est un crossover très « bourrin », au fond assez simple, mais qui en devient du coup vraiment grisant au fur et à mesure de sa lecture. Wolverine n’a qu’un but: en finir avec la Sorcière Rouge et « retourner » dans son monde. Alors oui, le scénario est prévisible, on devine rapidement son schéma, là où ça veut en venir, mais au moins, pas de mauvaises surprise. On a « juste » ce que l’on veut au vu du postulat de base, et on y prend beaucoup de plaisir: un héros face à un monde illusoire et plus hostile qu’il n’y parait tout en réunissant d’autres super-héros (qui avaient pourtant pris goût à cette nouvelle vie, mais le retour à la réalité pour certains fait très mal) pour mener à bien sa « mission ». J’utilise souvent (trop) cette expression, je le reconnais, mais effectivement, parler de « montée en puissance » n’a jamais été aussi approprié ! Alors certes, on y prend un peu plus de plaisir quand on connaît un minimum les personnages concernant leurs « doubles vies », en voyant la différence entre la « vraie » et celle fantasmée; mais disons que ça donne une sorte de double sens de lecture pour le lecteur débutant: il jouira dans tous les cas d’un récit bien construit et efficace jusqu’au bout, et il le redécouvrira toujours avec plaisir une fois qu’il aura acquis un peu plus de culture Marvel et qu’il pourra y déceler les subtilités du scénario. Que demander de mieux ?

En complément, justement, pour ceux qui ont un peu plus cette culture Marvel, pour prolonger un peu cet univers, la récente réédition de Panini comporte un chapitre bonus sous forme… d’un faux journal papier – « The Pulse, édition spéciale » – qui raconte sous cette forme ce qui se passe en parallèle à notre histoire dans ce monde imaginaire. Ragot, potin, informations people sur les grands de ce monde, rubrique Sport et compagnie; c’est la (grosse) cerise sur cet excellent gâteau, même s’il est du coup un peu moins accessible au vu des personnages/situations abordés.

Et c’était sans compter sur le talent du dessinateur français Olivier Coipel au commande de l’intégralité du récit. Je ne le connaissais pas très bien il y a peu, et je comprends désormais son excellente réputation actuelle, et pourquoi tout le monde se réjouit de sa venue sur Avengers versus X-men: c’est probablement l’un des dessinateurs de comics de super-héros les plus talentueux que j’ai pu voir à ce jour, aux côtés de mon petit chouchou Chris Bachalo, ou même de Kev Walker (un jour, je ferais un Top 7 de mes artistes préférés, le top commence à se dessiner à force). Son trait est d’une telle justesse tout au long du récit (c’est, mine de rien, pas donné à tout le monde d’être parfaitement constant), ses dessins tellement riches en détail (La moindre parcelle de case reste toujours détaillée contrairement à d’autres… comme un certain Romita) et son style tellement reconnaissable et agréable (surtout) qu’il rend tout simplement certains passages… épiques. Je déteste ce mot sur-utilisé, mais je dois reconnaître qu’il est le seul à retranscrire ce que j’ai pu ressentir devant certaines planches tellement elles sont belles à en pleurer et mettent merveilleusement bien en avant certaines scènes d’actions mémorables, frisson à l’appui. Le plus amusant dans tout ça, mais c’est plus personnel, est de constater son progrès entre House of M et, par exemple, la mini-série Avengers: Children’s Crusade (Publiée actuellement dans la revue de pré-publication Avengers chez Panini), où son trait – déjà monstrueux à l’époque – gagne encore en finesse actuellement (les personnages sont mieux proportionnés désormais) et reste encore et toujours un bonheur oculaire à chaque case.

En bref, House of M fût une excellente surprise à tous les niveaux, et m’apparaît d’office comme un indispensable Marvel (Mais eh, je n’apprends rien à personne, hein ?), surtout au vu des conséquences terribles qu’il a eu sur la continuité, encore (et toujours plus) de nos jours, à l’heure où Avengers Versus X-Men entame son cycle. Je ne dirais pas que c’est le point d’entrée parfait pour Marvel (Existe-t-il vraiment ?), mais la base de son scénario est tellement simple et accessible qu’il en devient facile à lire pour tous et donne – justement – très volontiers l’envie d’en savoir plus sur l’univers Marvel. Et ça, c’est la meilleure entrée en la matière qu’on pouvait faire.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #3

Le mois de Février fût un mois chargé pour l’actualité de Fear itself ! 4ème mois d’exploitation pour le maxi crossover et c’est surtout le mois où débarque la principale fournée de Hors-Série liés aux personnages n’ayant pas les « moyens » de s’insérer dans les principaux magazines français. Hélas, comme c’est souvent le cas de manière générale, une telle exploitation, une telle volonté de mettre n’importe quel personnage au coeur du conflit entraîne forcément une qualité très… aléatoire, avec des one-shot/mini séries dans tous les sens. Des histoires qui ne semblent pas avoir de véritable lien avec l’event en question (un comble quand même, on a payé pour avoir un autre point de vue, bordel !) et à la qualité vraiment discutable, du genre « profitons d’un event pour caler une bonne grosse purge par un artiste inconnu ». Mais c’est un peu ça les crossover Marvel, on les lit, mais il n’y a pas que du bons à en tirer.

Bonne lecture !

Entamons alors -je vous préviens tout de suite – ce maxi pavé best-of + avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #4 et Fear Itself : The Worthy  » )

Le concept de Fear itself commence sérieusement à trouver ses limites dans ce numéro. Au risque de me répéter, il est toujours aussi sympa à lire dans le fond, mais ça tourne quelque peu en rond: ça n’avance presque pas. Enfin, si, ça avance, très vite, trop vite ! Mais là encore, on nous fait éternellement poireauter sur la suite des évènements (ceux qui font vraiment avancer le schmilblik, genre la résolution des combats ou l’avancement du scénario en lui même) et dès que ça arrive, eh bien c’est déjà fini. Et le cycle recommence, où au chapitre d’après, ce qui nous intéresse sera bien là mais développé en 5-6 pages pour 15 de résumé/blabla de meublage.

Pourtant, j’insiste, on y prend un certain plaisir. Cette fois-ci, c’est Thor qui revient sur Terre après s’être fait dégagé d’Asgard par son papounet pour avoir voulu prendre la défense des humains, dans les épisodes précédents. Il fini par rejoindre les autres Vengeurs (Steve Rogers, Iron man revenu de Paris; le tout autour de la dépouille de Bucky, qui est bel et bien mort… pour le moment) et explique ce que l’on sait finalement un peu: en créant la peur via ses sbires, le Serpent s’en nourrit pour retrouver sa puissance initiale.

Chose qu’il arrive finalement à faire, histoire de  passer (enfin) la seconde: le voilà rajeunit (c’est le brun de la couverture) et fait apparaître son pseudo palais sur Terre. Thor, qui découvre par la même occasion que le Serpent n’est ni plus ni moins que son oncle, le frère d’Odin donc, tente de régler ses affaires de famille, pendant que Steve part soutenir les Vengeurs déjà en combat à Manhattan contre Sin et qu’Iron Man, désespéré, va tenter de demander renfort à Odin. Faut le comprendre, Odin compte simplement supprimer la race humaine pour pouvoir empêcher tout apport de « peur » envers le Serpent.

Ca a beau avancer un peu trop doucement, ça a le mérite de pas s’attarder longtemps sur des points lourdingues du scénario, avec quelques passages bien sentis (Tony Stark qui craque et replonge dans l’alcool, comme on pouvait s’y attendre via la fin de ses aventures à Paris, très bon passage) et j’avance (lis) vite mais au moins, je m’emmerde pas, contrairement à d’autres séries que je détaillerais plus bas. Car ouais, ce chapitre a beau être un peu foireux sur les bords, il reste carrément au dessus qu’une bonne partie du reste des chapitres annexes. Et puis… le dessin déchire toujours autant, Immonen a un vrai talent et je comprend désormais mieux sa réputation ! C’est peut être aussi ça qui fait qu’on y prend du plaisir. Ca fait maigre consolation, mais merde, c’est beau !

En complément, j’ai aussi pas mal apprécié les minis-bonus à la fin de ce tome, ceux qui servent à faire un petit total de 48 pages. Leur but est simple: en quelques pages, résumer les origines des différents « Dignes », histoire de bien les « replacer dans le contexte ». Ici, c’est au tour de Sin, la fille du Crâne Rouge de raconter brièvement ses origines, mais aussi du Juggernaut (le Fléau en bon français), Titania ainsi que de la Gargouille Grise. Et c’était grave sympa ! Je dirais même plus, c’est un bon complément pour un débutant comme moi qui a loupé les origines de certains personnages, même si c’est forcément très expédié. Mais on a les bases (à peu près) et c’est tout ce qui compte, surtout quand c’est bien fait. Bon, tout n’est pas parfait, car certains personnages et/ou histoires restent un peu obscure (ça ne m’étonne qu’à moitié, mais j’ai pas pigé grand chose des origines de Titania, personnage inintéressant par excellence), mais, c’était vraiment bon de repartir avec quelques bases en plus.

D’ailleurs, pour conclure, celui sur la Gargouille Grise, le super méchant français tout droit sorti des 70′, est excellent ! Car très « second degré » dans l’âme, alors qu’on parle d’un gars qui par la suite, à réduit la population de Paris à un tas de pierre. En vrac, cette gargouille a tout du cliché français: moustache bien rasé et fine, un air hautain mais raffiné, et le tout en prenant une bonne tasse de café au pied de la Tour Eiffel… Pas de doute possible, on a en face de nous l’exemple même du français vu par le reste du monde. Mais c’est ça qui est bon ! On sent une certaine légèreté, les résumés de ses précédents combats nous rappellent à quel point c’est un sous-méchant bien kitsh (bonjour le slip d’ailleurs) et ça le rendrait presque… attachant, sympathique. Du coup, je me demande bien ce que l’avenir (la conclusion, quoi) de cet event lui réserve. Marvel, tu nous le garderas quand même sous le coude, hein ?


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #506 et New Avengers #14  » )

Paf, formule 2 en 1 gagnante ce mois (dernier) ci !

D’un côté, parce que la série New Avengers débarque enfin dans l’évènement Fear Itself. C’est une série que j’ai découvert un peu comme tous les autres avec le numéro d’Octobre de la revue ICONS et je dois avouer que je kiffe pas mal. Ce n’est pas très profond, c’est assez mainstream dans les histoires (grosses bastons, bons sentiments et supers méchants bien méchants) dans ce que j’ai lu, mais c’est avant tout efficace. Alors actuellement, j’accroche « correctement » au dessin car c’est « bien fait », mais j’ai un peu de mal à adhérer à ce style de dessin qui donne un effet 3D assez particulier. Pourtant, on sent que ce n’est pas réellement de la 3D façon dernier chapitre de Prelude To Deadpool Corps (Dont j’avais vomi mes tripes parlé ici même à l’époque), mais la coloration en donne l’impression. Impression qui reste toujours un peu « bizarre » au fil de la lecture… Mais soit, c’est du bon quand même et toujours très abordable.

Ici, suite à l’arc précédent, le personnage de l’Oiseau Moqueur (Au moins Marvel est original pour le nom de ses persos) avait échappé de justesse à la mort suite à une grave blessure, en utilisant un produit concocté par les nazis (Carrément) redonnant force et vigueur, puisqu’étant un mix entre la formule du Super Soldat (Captain America donc) et la formule d’Infinité, qui donne la jeunesse quasi éternelle, comme l’atteste le non vieillissement de Nick Fury. Petit résumé à part, ce chapitre fait donc la transition entre le retour en grande pompe de l’Oiseau Moqueur et le début des hostilités de Fear itself, où justement, notre oiseau ira mettre à profit ses nouvelles capacités.

L’occasion de cette arrivée dans l’event permet de faire un petit peu le point sur le personnage. Pas vraiment le re-présenter au près du lecteur nouveau, mais le chapitre permet de le développer, montrer un peu son état d’esprit entre sa (presque) mort et son combat. Du coup, la narration adopte – et ça peut sembler un peu facile certes – le style vu auparavant dans Avengers #13, ce style « page entière de dialogue se situant après les faits, avec le personnage concerné qui se confie sur ce qui vient de se passer »; entrecoupé de passages pleins d’action. Et quels passages ! Le dessin qui ne me convient pas à 100% fait quand même sacrément bien son boulot et offre même quelques moments assez jouissif, avec un Oiseau qui découvre sa nouvelle forme surhumaine (Du coup, je me demande à quoi elle servait avant, vu qu’elle n’avait aucun pouvoir) ou un lancé de Wolverine du plus bel effet. Un chapitre à la fois fun dans son action, et « complet » niveau scénario, avec un développement classique/basique de super-héros, mais efficace et bien intégré.

Pour Iron-Man, on reste toujours dans la même ligné que les précédents: du tout bon ! Même si je ne suis quasiment pas aussi emballé que le précédent, les choses prennent une tournure que j’apprécie grandement. D’un côté, Tony Stark continue de supplier Odin de venir l’aider en utilisant sa forge pour créer des armes de destructions massives, car eh, avant d’être un super héros, Tony est un inventeur de génie. Du coup, en commençant son petit bricolage avec les nains d’Asgard, on retrouve une ambiance détenue, « bon enfant » dans un sens où Tony se fait quelque peu insulter par les nains (Parce qu’un humain ne devrait pas se trouver ici, et que ça les emmerde de travailler pour cette race), se bastonne un peu par la suite avec eux (son ivresse n’aide pas à se contrôler, faut dire), avant de finir tous ensemble autour d’une bonne choppe de bière à l’ancienne. En pleine guerre mondiale à côté, ça fait du bien !

En parallèle, c’est Pepper – la jolie rouquine assistante de Stark –  qui prend le relais en prenant l’initiative d’aller elle-même sur Paris pour y constater les dégâts tout en espérant retrouver Tony, qui ne l’a pas vraiment prévenu de son excursion chez les Scandinaves. Du coup, n’ayant pas encore les habitudes ni la carrure d’un Iron Man, Rescue – le nom de code donné à cette Iron Man au féminin –  va découvrir avec horreur l’étendu des dégâts sur Paris et recevoir même la visite surprise des membres de la HAMMER Industries, alias d’autres armures comme Detroy Steel qui s’est fait rétamé en Janvier… le tout sous les yeux de la Gargouille Grise, qui risque fort d’y mettre son grain de sel. Je ne savais pas qu’elle avait eu droit à sa propre armure (un petit tour sur Wikipédia et on en parle plus) et je dois avouer que c’est une idée qui me plaît: je m’étais toujours demandé pourquoi on n’a pas eu moult variante d’Iron-Man, là où les autres en ont toujours 2 ou 3 (Salut Hulk). Bon, je connais pas tout l’univers Marvel, ils existent peut être, mais… Pepper, la légendaire secrétaire de charme de Tony en Iron-Girl ? Je dis banco ! Et du coup, je trouve ça bien sympathique qu’elle prenne part (sans doute pas la première fois, mais eh, laissez moi débuter) à l’action et laisse entre voir de jolies choses, en parallèle à un Stark bien occupé à picoler…

En somme, un pur chapitre de transition donc, qui souffle un peu, mais qui marche totalement.


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #15, Hulk #37, et Thunderbolts #158 & #159  » )

Grosse ration de chapitre liés à Fear Itself en un seul numéro ! Et globalement, la qualité est là, et s’il y en a pour tous les goûts. Pas aussi bon que le mag’ du dessus, mais quand même plutôt pas mal.

Dans un premier temps, attardons nous sur Secret Avengers #15. Le mois dernier, on s’attardait sur Valkyrie et son utilité dans l’event. Cette fois-ci, c’est au tour de la Veuve Noire, la bimbo de Marvel qui possède le meilleur équivalent qu’elle puisse avoir au cinéma, qui tient le rôle principal. Bucky est mort donc, et c’était son compagnon depuis quelques temps. L’occasion pour Marvel de développer un peu le personnage en lui appliquant directement les conséquence de cette guerre éclaire. Là où c’est intéressant, même si autant « forcé » que la justification de la peur dans Iron-Man #505, c’est le point de vue abordé, qui tacle une grosse tare des comics en général: les personnages qui ressuscitent tous les 3 mois.

En gros, on y parle des journalistes qui jouissent de la mort de Bucky pour faire les gros titres alors qu’à côté, la Veuve Noire (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) tente d’expliquer que OK, chez les héros on a tendance à ressusciter un peu trop souvent, mais que ce n’est pas si positif que ça. A force, ça provoque presque une banalisation de la mort et surtout une angoisse permanente chez les proches du héros en question. Peut-on effectuer convenablement le deuil de quelqu’un qui pourrait revenir d’entre les morts le lendemain ? Peut-on avoir réellement la conscience tranquille quand justement, la mort/la vie peut frapper des icônes quand bon leurs semblent ? Ca n’a beau que durer 20 pages, c’est un point de vue plutôt intéressant à l’échelle des comics et rudement bien mis en scène, et on y croirait presque. Alors oui, comme le dit très bien – pour le coup – Comicblog, c’est une tentative un peu grossière de  » se racheter une crédibilité  » (Ils ont trouvé les mots juste), mais ça marche quand même plutôt bien, malgré un dessin un poil irrégulier.

Concernant Hulk, ce n’est pas un chapitre inintéressant, mais au vu du « système » de publication de Panini, il n’est pas franchement accessible pour le novice que je suis. Okay, dans les grandes lignes, ça se laisse suivre (Rulk arrive là où se trouve la Chose et veut aider les Vengeurs, comme on l’a vu avant) mais on est rapidement perdu sur certains points, notamment l’importance de MODOK vis à vis de Rulk, surtout que le chapitre est finalement très centré sur lui (bah oui, dans un sens, on a déjà parlé de Rulk dans les Avengers des mois précédents). Là où Panini entre en jeu ?

Disons qu’en gros: un hors série sort en Novembre regroupant donc une poignée de chapitre de cette série (et uniquement elle). Puis, le chapitre qui suit se retrouve dans le STARS de Janvier ! Là, j’étais un peu paumé déjà. Puis, après ce chapitre, il y a eu un autre hors série du même genre que le précédent. Puis le chapitre d’après se retrouve donc dans le numéro de Février. Bordélique, n’est-ce pas ? Rulk est un personnage qui m’intéresse un minimum et je suis « prêt » à le suivre, mais Panini n’a pas été très malin pour le coup (ou du moins, avait-il vraiment le choix ? ). Je suivrais donc la série si elle reste régulière dans le magazine, mais il faudrait que Panini se décide sérieusement… Dommage, car le dessin a une vraie belle gueule, avec quelques planches superbes.

Ah sinon, on va aussi parler de mes chouchous ! Les Thunderbolts, en voilà une série qu’elle est bien. C’est fun, barré, bien dessiné (même si pour Fear Itself, on perd Kev Walker, qui déchire un peu pour quelqu’un de nettement moins bon) et ça va directement à l’essentiel: c’est ma raison numéro 1 d’acheter le magazine STARS tous les mois, ni plus, ni moins. Après quelques péripéties dans un château nazi, puis en Irak pour éradiquer une armée de zombie (wtf !), l’équipe se voit rapatrié d’urgence sur le RAFT, une des prisons isolé en pleine mer près de Manhattan pour « super vilain ». Pour rappel, le concept des Thunderbolts: des super vilains qu’on tente de réorienter dans la bonne voie en leur faisant faire des missions délicates pour se racheter une conduite, montrer qu’ils ont un bon fond et veulent redevenir des gens sympas. Sauf que tout le monde n’est pas forcément de cet avis et certains prisonniers aimeraient bien se casser…

Ici le chapitre met donc en scène la destruction de la prison du RAFT (parce que le Fléau faisait partie des Thunderbolts et qu’après récupération du Marteau, il s’est barré en foutant le bordel) et de ses conséquences: c’est la panique, toute la mauvaise graine profite logiquement de cet évènement pour se faire la malle et les équipes des T. Bolts sur place tente justement de les arrêter, tout en sauvant les civils du coin. Du chapitre de transition pur et dur, mais globalement bon: il n’y a pas ce côté déjanté habituel, mais c’est aussi le contexte qui veut ça. On suit donc le nettoyage des décombres de la prison par les différents membres des T. Bolts, chacun à leur manière, tout en constatant que certains vilains vont bien profiter de la situation… Et ça se laisse quand même suivre, mais si  j’espère que l’aspect « serious business » de cette situation ne durera pas trop longtemps.

Le seul reproche que je ferais est à Panini qui a coupé (Mais c’est compréhensible dans un sens) en 2 le chapitre 159, qui faisait exceptionnellement ~40 pages, avec quelques « back-up » comme on dit dans le milieu (des mini chapitres sans grandes importances au sein même du chapitre, étrange concept…) qui ne seront présent que dans le numéro suivant. Et pour être franc, je m’en serais bien passé, car ils cassent un peu le rythme d’une très bonne série…


(Contient les chapitres US:  » Avengers #15, Journey Into Mystery #624 & #625  » )

Comment on dit déjà ? Jamais deux sans trois, c’est ça ? Car rebelote, Avengers #15 poursuit sa très bonne lignée avec un chapitre à mes yeux exceptionnel. Et je suis très sérieux. Je crois tout simplement qu’on a obtenu la recette que j’ai toujours souhaité dans un comic de super héros:

– Ici, on suit l’affrontement éclair entre le Hulk possédé et Spider-Woman/Oeil de Faucon/Miss Marvel et – je découvre – Noh-varr, l’extra-terrestre de la race des Kree, le tout au Brésil. Même si prévisible, on devine de toute façon très rapidement l’issu du combat: notre groupe de héros sera très logiquement dépassé et devra même se retirer de la bataille. Donc ouais, le chapitre se résume encore à de la grosse baston mais bordel. Bordel de merde.
Pour résumer: Chris Bachalo.

En version longue: Il est bien gentil le correct Romita Jr, mais il est temps de redonner les clés au véritable maître des lieux. Chris offre une fois de plus, du peu que je connais de lui, une véritable orgie visuelle, et je pèse mes mots. De ma faible expérience en terme de comics, je n’avais pas autant pris mon pied à lire une vingtaine de page parce que c’est un réel bonheur pour les yeux à chaque instant: c’est incroyablement dynamique, le style est unique (et génial), les dessins toujours parfait même au coeur de l’action, là où un bâclage sauvage aurait pu débarquer sans crier gare. Mais non, la perfection dure de la première à la dernière case, les personnages respirent sans cesse la classe (Oeil de Faucon ne cesse de grimper dans mon estime), Spider-Woman y compris (Je n’aime pas trop son costume, j’avoue) et Hulk en impose encore plus sous le trait de Bachalo, on ressent véritablement sa puissance et c’est CA que je veux quand il y a de l’action dans du comics de super-héros. J’en regretterais presque que la couverture soit faite par un autre (et nettement moins bon) dessinateur, mais Panini fait toujours des choix étranges à ce niveau là…

– Et du coup, un découpage parfait. Une narration géniale. Tout est parfaitement dosé. L’action paraît hyper soutenue, c’est des moments de bravoure toutes les 3 cases, c’est intense; tout en disposant ces petits moments de calme qui refont le point sur la situation et l’état d’esprit de nos héros dans un moment particulièrement tendu, ce qui les rend toujours aussi intéressant à lire (en plus de prendre une grosse claque graphique). Chris Bachalo est un excellent dessinateur à tout point de vue, c’est donc confirmé et c’est peut être même en phase de devenir mon numéro 1, rien que ça.

– Déjà abordé dans les précédents chapitres, l’amourette entre Oeil de Faucon et Spider-Woman est un peu la cerise sur le gâteau, le petit point bonus dans un chapitre qui en a jeté méchamment. Ca se résume en quelques cases, mais c’est du coup parfaitement intégré/discret vu la gravité de la situation et développe donc doucement mais sûrement l’idylle, qui j’espère donnera quelque chose de concret.

Bref, sans difficulté le meilleur chapitre depuis le début de l’event.

Sinon, à côté… Journey Into Mystery. Non sérieusement, j’ai toujours du mal à être totalement emballé par cette série. C’est toujours bien foutu, très « carré » dans le fond, mais plus ça avance, plus j’ai du mal à m’insérer dans son univers qui semble un peu déconnecté du reste de l’event… Ce qui est étonnant vu qu’on parle de nos amis des Asgardiens, un peu centre de la bataille contre le Serpent; voir un peu trop loin des super-héros en général. Loki continue toujours son plan qui semble se dérouler sans accroc, en semant la discorde entre les forces mystiques, du genre Mephisto (le Diable de l’univers Marvel) et Hela, la déesse de la Mort, afin de les détourner de ce qui se passe à côté et leur éviter un pacte avec le Serpent. Il y a bien quelques points intéressants (On apprend quelques petites choses concernant les origines du Serpent, toujours sympa) mais j’ai du mal à voir distinctement où ça veut en venir… Du coup, je reste encore et toujours « neutre » vis à vis de cette série.


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #2  » )

Spiderman continue quant à lui sa bonne montée en puissance (ou presque) avec ce 2ème chapitre, même si on regrette déjà le fait qu’il n’y en ait que 3 au final. Car oui, même si on reste toujours dans ce schéma un peu trop classique et surtout pris et repris en boucle depuis le début de Fear itself; la « progression de la peur », sa position au sein des civils marche plutôt bien en fin de compte.

Spiderman est donc aux prises de Vermine (Un homme-rat, comme l’atteste la couverture), un de ses nombreux ennemis qui a profité de la panique pour refaire surface et tenté de se débarrasser de lui. Je redoutais un combat inintéressant vu qu’on connaissait quand même bien à l’avance l’issu du combat, au vu de la situation et la « promesse » du lien avec Ben Grimm, la Chose transformée en Digne depuis le début. Alors bien sûr, dans le fond, il n’y a aucune prise de risque de la part du scénariste, avec un Spiderman fidèle à ses principes: il souffre toujours autant (et c’est particulièrement bien rendu, ma foi), mais fini toujours par se relever, la rage au ventre, presque par désespoir vu l’ampleur de la situation.

Après, le soufflet (le voilà !) retombe un peu par la suite où l’on enchaîne principalement avec le passage dans l’église, où un fou furieux débarque, arme au poing, prêt à faire feu sur tout ce qui bouge. Spiderman débarque et… vous connaissez la suite. C’est toujours bien construit, Spiderman se montre toujours aussi convaincant dans ses arguments, mais à mes yeux, ce passage aurait dû être inversé avec celui de Vermine, ça aurait davantage accentué la montée en puissance (J’veux dire, autant finir la seconde moitié de cette mini-série uniquement par les badguy) , déjà correct malgré tout. Surtout que le #3 est très bon (Ouf !), à ma grande surprise. J’y reviendrais !

Un chapitre un peu trop classique pour le coup (L’effet « histoire en 3 chapitres » ? Dans le sens où l’on met le paquet/les bases dans le premier, le second sert de transition et le dernier conclut comme il se doit ? ) , mais qui reste avant tout assez bon, avec une bonne tension, plutôt maîtrisé; le tout desservi par une patte graphique toujours aussi bonne et agréable. Du coup, j’aimerais bien voir de quoi est capable ce Mike McKone dans autre chose que du Spiderman. Prometteur !


(Contient les chapitres US:  » Uncanny X-men # 540 & #541 «  )

Petite parenthèse:

Ah, les X-men ! Oeuvre en quelque sorte majeur de mon enfance télévisuelle avec l’excellente (enfin, je crois, j’aimerais bien revoir ça) série X-men Evolution ! Je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de replonger une bonne fois pour toute dans les comics des hommes X, malgré un marché particulièrement dense et très repoussant pour le lecteur. Ou donner de la tête ? En vrac, on retrouve actuellement, sur le marché français, des séries comme X-men, Uncanny X-men, Astonishing X-men, Generation Hope, Uncanny X-Force, New Mutant, X-men Legacy, Wolverine (+ les duos avec d’autres héros pour des minis séries) et je suis sûr que j’en oublie (De tête, c’est déjà pas mal). Passez moi un aspirine. C’est vraiment trop, hélas, mais j’ai du trancher. Le magazine X-men, si toi aussi tu découvre, regroupe Uncanny X-men (apparemment la meilleur selon certains), New Mutant Et X-men Legacy. A partir du numéro de Décembre, tu peux même prendre le train en marche, comme moi, à peu de chose près: un petit arc se met en place pour Uncanny X-men, tandis que les 2 autres finissent le leur, mais reste à peu près lisible, ou presque. Mais le truc sympa, c’est qu’au numéro de Janvier, ces 2 là disparaissent momentanément pour laisser place à Uncanny et au mini-crossover Schism (Pour un ratio de 3/1 chapitres, plutôt sympa), qui bouleversera l’univers des X-men et blablabla. On verra bien ce que ça donne, je chroniquerai ça d’une traite ici quand ça sera fini.

Donc, cette « augmentation de chapitre » juste pour Uncanny tombait à pique et m’a permis de me mettre dans le bain (On resitue à peu près bien le contexte, c’est facile à suivre), et force est de constater que c’est vachement sympa en fait. Dans le fond, la sauce n’a pas beaucoup évolué depuis mes souvenirs d’Evolution, mais pas grave, j’avoue kiffer les comics de super héros, même quand c’est bien mainstream. En vrac, des super pouvoir à gogo, de l’action survitaminée, toujours cette dualité entre les humains et les mutants (Encore plus avec cette histoire d’Utopia qui accentue bien le clivage) qui cherchent à se faire accepter (et c’est en bonne voie, même s’il y en encore du chemin à faire) et une Kitty Pride devenue subitement super bonasse. Mes souvenirs d’enfance en prennent un coup, mais c’était important de le préciser.

La partie Fear itself est du coup du même tonneau. Sans être indispensable à tout prix, l’histoire sert au moins à quelque chose ici, et on lit ça avec doublement d’intérêt, surtout quand c’est bien fait: on y suit un certain « tournant » dans l’histoire du crossover avec l’opposition entre le Fléau (le frérot de Charles Xavier, jadis ennemi habituel des X-men) et les X-men, dirigé par Cyclope. Le Fléau se pointe en direction de San Francisco et fatalement d’Utopia, la ville des mutants. Du coup, Cyclope tente de faire barrage avec son équipe (Le but étant de retirer le casque du Fléau pour qu’Emma puisse contrôler son esprit), même si c’est évidemment plus ardu que prévu… Bon okay, le schéma commence à lasser, on a compris qu’ils vont perdre.

C’est dommage car c’est quand même globalement bien sympa, ne vous méprenez pas: de l’action avec des X-men déchaînés (c’est cool niveau diversité, notamment le passage avec Hope qui se sert de ses pouvoirs mutants pour retirer de toutes ses forces le casque), du rebondissement sympathique (La possession d’Emma Frost sur la fin – une fois le casque retiré – , twist peut être prometteur), un scénario bien construit (On commence par un Fléau particulièrement menaçant et destructeur, et petit à petit, les renforts arrivent pour le premier assaut des X-men, simple mais efficace) et une très bonne patte graphique, constante, avec un bon style (même si n’est pas Terry Dodson qui veut, auteur de certains des précédents chapitres) et une coloration très classe. Rien de tel pour bien retranscrire la puissance et la fureur du Fléau, car ouais, ça a grave de la gueule mine de rien… mais c’est juste dommage que – quand même – avec du recul, ça se passe toujours de la même façon. Un peu de surprise que diable ! Ça n’aurait pas été de refus.

Ah mais quand même, lot de consolation, on y croise un Namor au sommet de son charisme, avec son légendaire slip de bain. Belle cerise sur le gâteau, n’est-ce pas ?


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Uncanny X-Force #1-3 et Fear Itself: Wolverine #1-3 » )

Uncanny X-Force, je ne connaissais pas, je découvre donc sur le tas, et c’est plutôt pas mal dans le principe.

Une team « Black-Ops » (des affaires « sales » mais nécessaire qu’on ne donne pas à n’importe qui) composé de Wolverine (en costume noir), Deadpool (en costume blanc !), Psylocke (la touche de féminité du groupe) et Fantomex (Au sympathique design d’ailleurs, j’aime), qui va cette fois-ci s’occuper d’un groupe terroriste Anti-mutants (les Purificateurs) qui vont bien évidemment profiter de la situation pour passer à l’action, en exécutant un mutant en public par exemple. Okay, c’est du vu et revu niveau scénario mais c’est relativement correct comme mini série !

Bon, oui, vous l’avez deviné: le rapport avec l’event ? Faible. Tout comme le scénario. Mais pas (trop) grave, parce que c’est globalement cool à lire. Pas extraordinaire, il manque encore quelques trucs pour vraiment cartonner (Un scénario mieux imbriqué à l’event ? Moins manichéen peut être ?), mais on a une bonne dose d’action (malgré un départ un peu lent), des personnages qui puent la classe, poseurs; un Deadpool limite plus drôle/déjanté que dans sa série régulière, et c’est violent comme on les aime. Basique, mais suffisamment efficace malgré quelques soucis de rythme.

Et puis c’est super beau. Ca a un style très… propre (trop peut être ?), mais c’est hyper carré, toujours soigné et ça a une sacrée gueule (cette coloration !), avec un Deadpool plus resplendissant que jamais ! A la limite, le truc qui me dérange un peu, c’est l’esthétique de la série. Pas qu’elle soit mauvaise, que je la trouve de mauvais goût, mais tout en l’appréciant, voir un Wolverine noir, un Deadpool blanc, Fantomex qui utilise des technologies extraterrestres aux tons violets/rouges en étant lui même en costume blanc et j’en passe;  ça donne une drôle d’impression. Tout en étant super beau. J’en viens à me demander si la série régulière est du même acabit… Mais ça se laisse lire avec plaisir !

Quant à la partie Wolverine…

C’est médiocre. Comme toujours, pas de gros rapport avec l’event. On développe quelque peu la relation qu’entretient Wolverine et sa copine journaliste et ça aurait pu donner lieu à un bon petit point de départ pour une histoire très tournée vers le point de vue des journalistes accompagné de Wolverine par exemple. C’est un peu le cas… mais on retombe vite dans un scénario nettement plus manichéen où Wolverine se voit aux prises d’une vilaine organisation qui veut lâcher une bombe sur Manhattan.

Pourtant, c’est sympa dans le principe, ça aurait été une occasion de faire vivre une aventure un peu « épique », où on alternerait un Wolverine qui donne tout ce qu’il a pour empêcher le largage de la bombe pendant que sa nana fait ce qu’elle peut pour prévenir les autorités, les civiles, organiser une évacuation, un truc comme ça… Et si on en est proche, le résultat peine à convaincre. En fait, de manière générale, cette mini-série sent le bâclé. On n’y croit pas, on s’ennui, l’action manque cruellement et les méchants n’ont pas de charisme et semblent encore et toujours sortis d’une pochette surprise. Et puis c’est laid. Okay, j’ai été méchant, mais la première image (la 2ème dans les miniatures) que j’ai linké plus bas est assez équivoque. C’est mal dessiné, c’est constamment bancal avec quelques trucs réussis, pour beaucoup de ratages, notamment les visages (mais si vous avez cliqué, vous l’aurez remarqué). Et ça gâche beaucoup de chose. J’avoue que j’ai été naïf ! Quand j’ai vu la couverture, ça donnait envie, car c’était beau, ça promettait quelque chose d’épique, pour me répéter, mais j’ai rapidement appris qu’une couverture n’est pas toujours faite par le même dessinateur… Bref, je le saurais maintenant. A oublier de toute urgence.

Du coup, le magazine n’a qu’un demi-intérêt. X-Force est sympathique (sans être transcendant non plus) et Wolverine est un peu pourri. Du coup, ça donne une moyenne… très moyenne. Carrément dispensable oui.


(Contient les chapitres US:  » Fear itself: Deadpool #1  » )

Même si irrégulière (aussi bien en terme de publication française qu’en terme de qualité), je l’aime bien ce Deadpool. C’est un personnage funky, décalé et souvent drôle, qui apporte le petit vent de fraîcheur parfois nécessaire dans l’univers si viril des comics de super héros. Le voir dans sa propre mini-série pour Fear Itself m’a pas mal emballé (le potentiel est grand) et une fois en main… c’est… assez particulier, vis à vis de ce que j’ai eu l’habitude de lire jusque là et à quoi je m’attendais. Pas mauvais pour autant, mais déroutant dans un sens.

Pour faire simple, disons qu’on change un peu de « style d’humour », comparé aux aventures précédentes du même magazine, changement de dessinateur/scénariste pour l’occasion oblige. Même si ça restait très « con-con » avant, on avait quelque chose d’assez « simple », plus conventionnel. Ici on vire carrément dans quelque chose de très… burlesque. Attendez, je vous explique. Les prémices du scénario (aussi maigre soit-il, mais c’est assumé) montre un lien assez faible avec Fear Itself (et ça peut constituer le principal défaut dans un sens) malgré les premières pages qui nous rappellent ce que l’on doit savoir: Alors que c’est le bordel à côté, Deadpool décide de faire croire à un super vilain has been un peu stupide qu’il possède un Marteau magique (comme les Dignes) et qu’il pourra détruire ce que bon lui semblera. Le but de Deadpool étant de se servir de ce subterfuge pour pouvoir l’arrêter à temps et récupérer tout le mérite de cette arrestation finger in the nose. Dans le nez… pas si sûr. Mais ça, ça sera pour le prochain numéro.

Donc on rentre très vite au coeur du sujet et là… Où est-ce que j’ai atterri ?

On vire dans quelque chose de très kitsh visuellement, avec un humour qui part dans tous les sens, ça se prend encore moins au sérieux qu’auparavant. Le scénario n’a donc – ni plus, ni moins – ni queue ni tête, tout semble sorti aléatoirement d’une boite à idée, à commencer par l’ennemi principal de Deadpool, le Morse. Tout droit venu des années 70, il aurait peut être dût y rester… Mais il tranche énormément avec ce que l’on voit habituellement de nos jours, y compris (et encore plus) avec ce qui se passe à côté. C’est donc lui le dindon de la farce de Deadpool, celui qui servira de running gag principal à cette série. Car c’est bien là le côté fendard de la chose (et qui marche pas trop mal): voir comment Deadpool va se moquer de ce benêt de Morse, qui croit dur comme fer être devenu un Digne !

Grosso modo, c’est un chapitre plutôt moyen, mais principalement parce qu’il tranche assez radicalement avec les précédents et on regrette quand même l’absence de véritable lien avec Fear itself, alors que c’est quand même plutôt fun à lire (encore plus par la suite, je vous assure !). D’autant que le dessin n’est pas mauvais, bien que ne mettant pas souvent les persos « humains » (sans masque en gros) sous leurs meilleurs jours, avec presque une volonté de les rendre moche (Je sais que ce n’est pas un canon de beauté mais le Deadpool sans masque est assez horrible). Une introduction pas évidente, mais qui vaut quand même le coup en se forçant un peu…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself: Black Widow, Fear Itself: Monkey King, Fear Itself : FF et Fear Itself: The Homefront #5-7  » )

Alors en vrac, car je ne vais pas m’attarder longtemps dessus vu la qualité globale:

– Pour la Veuve Noire, je ne comprends pas. Oui, c’est mauvais. Ce n’est pas franchement bien dessiné (j’aime pas le style on va dire), et l’histoire n’est strictement pas intéressante. Mis à part le fait que l’histoire tourne autour de terroristes qui officient sur Marseille (!), on n’en a strictement rien à cirer des histoires de la Veuve Noire, moins sexy que jamais à cause de son dessin (allez, la couverture est très cool, mais comme d’hab: c’est un autre dessinateur). Du cliché sur patte (le passage avec le geek, obligé ?) et un coéquipier sorti de nul part et tout naze esthétiquement, font qu’on n’arrive vraiment pas pourquoi ce chapitre existe. En fait, ce sentiment est d’autant plus renforcé (J’ai envie de dire « Le mot est faible » ) quand on repense au Secret Avengers #15. Pourquoi c’est pas LUI, le chapitre dédié à la Veuve Noire ? Pourquoi une histoire intéressante dédié au personnage ne fait pas parti du one-shot spécial event alors que c’était l’occasion ou jamais ? Décidément, certaines choses m’échappent dans les lois du marketing comics…

– Le FF est plutôt bon, mais je me retrouve face à une drôle d’incompréhension. On parle quand même des FF (Future Fondation, le nouveau nom temporaire de la série des 4 Fantastiques), dont un des membres fait parti intégrante de l’histoire de Fear Itself, et… ils ne trouvent à faire qu’un seul chapitre dessus ? Alors peut être que la série en elle même était « trop lancée » pour que l’auteur face une parenthèse F.I (C’est fort probable en fait), mais on sent un drôle de sens des priorités alors qu’il y avait quelque chose à en tirer sur le papier. En vrac, Susanne, Richard ainsi que l‘Homme Dragon, tentent d’arrêter Ben Grimm fraîchement devenu un Digne, chose qu’ils n’arrivent pas à faire malgré les nombreux efforts. Puis vint intervention de l’ex-femme de Ben à la fin, pour tenter de le raisonner. En vain, again. Et puis après… plus rien. Dans les autres chapitres, on ne nous rappelle jamais (pour le moment en tout cas) où se trouve le reste des Fantastiques, alors que c’est leur pote dont il est question… Ca serait comme faire d’un X-men un grand méchant, et ne de voir aucun autre X-men à ses côtés/contre lui pour l’arrêter. Ca n’a aucun sens… Puis ce chapitre arrive trop tard. Il aurait été cool en introduction/première vague, mais 3 mois après, ça fait un peu pavé dans la mare

– Le Monkey King est… je ne trouve pas les mots. C’est pire que tout. Fear itself est en fait l’occasion d’inventer des personnages complètement useless et tout pourri, au design fini avec les pieds et surtout complètement inintéressant au niveau du background. Vous cherchiez un rapport avec l’event pour ce personnage ? Il n’y en a pas. Enfin si, dans l’Avengers Extra du mois de janvier, avec Iron Man 2.0. En fait, le personnage a été introduit aussi vite qu’il est reparti durant les chapitres F.I de l’homme de fer black. On n’y voyait pas vraiment son utilité (en plus du passage dans lequel il se trouve, cf mon article dessus) mais ça aurait pu s’arrêter là, car ça n’en valait pas la peine. Qu’est-ce qu’on pouvait en tirer ? Eh bien on a du se poser la question chez Marvel et il a fallu qu’ils y dédient quand même un chapitre complet pour conter ses origines ! Sur un personnage qu’on ne reverra sans doute plus jamais par la suite (comment peut-on espérer qu’il s’impose, sérieusement ?) et qui ne nous intéressera pas, vu qu’il n’apporte rien de bien concret. Surtout que ses origines, son histoire et compagnie, c’est quand même pas mal bidon (Oui, blabla légende du roi des singes, mais c’est tellement forcé…).

Bref, je m’appelle Marvel et j’ai pondu un bel étron.

-Quant au Homefront, il est … pas si mal, même si là encore: problème en vue. Le soucis vient du fait que, lecteur français comme moi qui prend le train en marche; on ne sait absolument pas à qui ont a affaire, et d’où sort le scénario (Il se place quand ?). On retrouve donc Spider-Girl (je savais pas que ça existait), Amadeus Cho (Le Prince du Pouvoir, wtf ?), la jolie X-23 (Merci MvC3 ! Même si elle a moins de charme ici que dans le jeu…), Power-Man (Le quota ethnique ?) et Thunder-Strike (Le Mini-Thor) ; petit groupe d’ado qui débarque en pleine mer sur un bateau après une téléportation ratée et que se font attaquer de toutes parts par des ennemis sortis de nulle part eux aussi. Et c’est grave le bordel. On est toujours un peu perdu, malgré quelques tentatives de resituer la chose. Mais la resituer où ? Car là encore, ça commence à être lourd, le lien avec F.I est super maigre. Même pas la trace d’un digne ! C’est dommage car sur le coup, l’ambiance « Teen » n’est pas si désagréable, ya un peu d’action avec quelques passages jouissifs (Le combo Power Man/X-23 fait des merveilles, j’en redemande !) et des ennemis badass. Bah ouais, des requins sur patte géants samourais, ça ne court pas les rues ! Mais cette histoire sort tellement de nulle part…


(Contient les chapitres US:  » The Deep #1-4, The Fearsome Four #1-4, the Homefront #3, Tomb of Dracula: Throne of Blood et Heroes For Hire #9-11  »  )

Et finissons donc sur le gros pavé. Le gros pavé qui fâche, ouais. Car comme on pouvait le regretter, les Monsters regroupent les séries qui n’avaient absolument pas la place d’être dans un autre magazine, ni vendues seules, quelque soit la forme. Mais qui dit série « spéciale » (Car mettant en scène des personnages peu courants par exemple), dit aussi, potentiellement, série toute pourrie, car tellement hors sujet que ça en devient du pur remplissage/quota de comics pendant un crossover. Et donc ouais, là où je veux en venir, c’est qu’il y en a ici-même, même s’il y en a un à sauver.

The Deep: La meilleure histoire du pavé, assurément ! Et je regrette vraiment que Panini l’ait publié dans un tel recueil, parmi pleins de trucs pas très bons. Je l’aurais acheté (et absolument pas regretté) sans problème. En gros, c’est surtout – enfin ! – l’histoire de l’équipe de Namor et de Dr Strange (on part donc sur de TRÈS bonnes bases, je kiffe pas mal Namor et son côté macho 200%), accompagnés par la suite du Surfeur d’Argent (yeah !), Lyra, la fille de Hulk (Ah ? Mais why not, design plutôt sympa) et de Loa, la jolie rouquine qui sort de je ne sais où, mais elle est bonne, je valide ! Ca c’est une équipe qui en impose ! Et ça fait plaisir de suivre les aventures d’une équipe charismatique, ce qui n’est pas donné à tout le monde, voir plus bas….

Et tout ce joyeux monde va gentiment se bastonner contre Attuma, un badguy aquatique qui a reçu son marteau pour Noël. Le « Enfin » fait surtout référence au fait qu’on voit souvent Attuma en mode « résumé » à côté, mais qu’aucune série principale ne s’y est penché sérieusement. Du coup, j’étais bien content de le voir à l’oeuvre, surtout avec un roster plus que sympathique chez les gentils. Et c’est donc carrément sympa en fin de compte: on va à l’essentiel, les persos sont charismatiques, le dessin est carrément bon et constant, on a de bonnes castagnes aquatiques (et mine de rien, c’est toujours sympa de changer de milieu pour varier le style de combat), des passages over-the-top avec des monstres géants et du coup, un bon rythme de croisière. On va pas chercher loin, mais c’était rudement efficace. Et puis le Surfeur d’Argent qui surfe sous les mers, c’est toujours rigolo comme concept.

The Fearsome Four: Là encore, pleins de potentiels qui finissent – hélas –  par un beau gâchis. Mais j’insiste. Pourtant, le concept m’a bien plu, en partie tout du moins: l’Homme-Chose (le monstre des marais quoi) se nourrit de la peur des gens et en devient plus dangereux d’heure en heure. Pour l’arrêter dans sa folie naissante, on ne fait pas appel aux héros classiques – plus occupés ailleurs – mais à un groupe qui s’est formé sur le tas: She-Hulk qui passait par là, et Howard The Duck. The Fuckin’ duck ! Je connais pas grand chose de lui, mais je l’aime bien, il est tellement décalé dans l’univers Marvel (pour rappel, dans Civil War, le gouvernement préfère ignorer son existence vu sa nature) qu’il en devient attachant.

Et puis les ennuis commencent… Le groupe est rejoint par 2 autres héros dont je me serais bien passés: Nighthawk, un humain déguisé en super-héros, mais sans la moindre capacité spéciale et surtout… Frankeinstein. Mais qu’est-ce que c’est que cette idée ? Dans tous l’univers Marvel, il n’y avait pas plus… charismatique ? Un personnage qu’on pourrait un peu mieux intégrer que ça ? Car même à ce niveau là, le personnage sort de nul part. Pire encore, le reste du récit vire rapidement dans le n’importe quoi. Mais genre total. Et vas-y que je parle de voyages interdimensionnels dans tous les sens, qu’on y invoque même des personnages de façon totalement random (Psycho-Man ? Pourquoi LUI ? Ou la présence de Spiderman/Hulk/Ghost Rider et Wolverine sur la couverture, qui est assez trompeuse d’ailleurs, ils sont loin d’être importants/utiles/présents) et qu’on te sorte de longs discours sur le courage à ne pas perdre lorsque la peur s’installe, pour finir sur tout sauf ce que l’on pouvait en attendre….  Bref, ça rend le récit totalement confus, bordélique et limite désagréable à lire.

Et dieu que c’est laid, encore une fois. J’ai jamais vu un comic aussi mal branlé à ce niveau, avec des artistes différents toutes les 10 pages sans jamais réussir à pondre un truc convenable. Howard est toujours moche (alors que dans Civil War, son style franco-belge lui allé à ravir), She-Hulk ressemble vraiment à un bonhomme mal gaulé, perdant toute once de sensualité qu’on pouvait parfois lui trouver. Les 2 autres ne s’en sortent pas mieux, mais vu leurs designs à l’origine… Bref, le massacre continue jusqu’au bout, la sensation de torchage est toujours là. Amère déception, le pitch de base était SIMPLE, ça aurait pu donner quelque chose de vraiment sympa avec un bon dessin derrière, mais c’est parti en sucette d’une manière assez violente.

– Dracula: Mais qu’est-ce que ça fout ici ? Quel rapport y a-t-il avec l’univers Marvel ? Oui je suis au courant qu’on aura prochainement droit à un Hulk vs Dracula et ça peut être excellent, pas de soucis la dessus, mais ce chapitre introductif au personnage…. ne sert à rien. La raison est simple: alors qu’on aurait pu se contenter d’un chapitre racontant la vie de Dracula à notre époque, à quelques heures des évènèments de Fear itself, avec un résumé de son histoire, ses rencontres avec les autres super -héros (imaginons) par le passé et tout, et tout… On le voit brièvement dans son château, discutant avec un de ses sbires, puis il lui raconte son histoire, sa naissance (en soit, pourquoi pas). Mais… à l’époque des samourais. Première incompréhension. Alors on persévère, on se dit qu’on va voir le lien assez rapidement avec l’event, parce que sinon, quel intérêt ? Et on arrive à la dernière page et là, le constat: c’était pas très bien dessiné, l’histoire n’a donc strictement aucun rapport avec Marvel/Fear Itself et ce n’est même pas intéressant malgré tout (Pour résumer, Dracula c’est juste un samourai qui se fait mordre par un vampire, wouhou !). Le remplissage à son meilleur, en somme.

En fait, et c’est sans doute ça dans le fond, il est possible que ce one-shot fût rétroactivement intégré dans l’univers Marvel pour pouvoir faire la mini série suivante avec Hulk. En gros, l’idée de ce one-shot n’était pas de parler d’un Dracula dans l’univers Marvel, mais d’un Dracula random au pays des samouraïs. Puis l’histoire a été récupérée/bricolée à droite à gauche par la suite pour qu’elle puisse être refourguée durant l’event. Donc ouais, en gros, Panini aurait du la zapper, c’est ennuyeux et ça n’apporte rien, encore plus dans un gros pavé comme ça, où l’on aurait sans doute mieux remplit ces ~30 pages de vide.

– Homefront : « Cardiac ». Centré sur un personnage que je ne connais pas, le chapitre se lit aussi vite qu’il s’oublie. Dans le fond, tout n’est pas à jeter – à commencer par le dessin, très joli mais ça dure même pas 10 pages, on ne sait pas trop à qui on a affaire et à peine on a le temps de s’installer qu’il faut repartir. Ça sent le projet rushé (mais bien dessiné quand même) pour meubler à mort. Dommage.

– Heroes For Hire : J’avais eu un petit aperçu de cette équipe durant la période Civil War et je n’avais guère accroché au concept. C’est assez… particulier. Surtout niveau design. Rebelotte, c’est pareil ici, et ça passe encore moins bien, parce que tous les crossover ne peuvent pas tous avoir le même niveau qu’un Civil War, eh. Ce n’est (encore une fois, ça commence à être lassant) pas super bien dessiné (Il y a une sorte de style 90′ pas super agréable qui s’en dégage), l’histoire n’est pas bien intéressante même si elle montre un peu plus ce dont on est en droit d’attendre d’un tel crossover (Au niveau des lieux traversés, on reste au moins en terrain connu). Mais un peu comme le titre l’indique (certes), on se retrouve vraiment avec des héros de seconde zone sans la moindre once de charisme (Le dessin n’aide pas, du coup. Pauvre Electra…). Tout fait vraiment seconde zone dans cette série (les personnages, leurs ennemis, les situations), sans jamais que ça soit accrocheur. C’est vraiment un univers très… repoussant, en plus d’être mal dessiné (j’insiste !).

Beh, de quoi finir un pavé pas vraiment comme on l’aurait voulu, d’autant que pour reprocher encore une petite chose, mais à Panini cette fois-ci: pourquoi un tel prix ? C’est assez délirant de vendre un bouquin d’une telle taille certes, mais avec une qualité de papier/taille inférieur à celui d’un Deluxe pour… le même prix ?!  Alors, ça reste de la bonne qualité, mais elle est différente. Donc pourquoi pas un prix différent ? Je me demande parfois si ce n’est pas une erreur qu’ils ne remarqueront jamais…


Voilà voilà, pour ce mois plus que chargé et hélas, pas proportionnel en qualité. Du coup, pour le prochain gros crossover en VF (le Avengers vs X-Men qui débute le mois prochain en V.O), je ferais davantage attention à la composition de la checklist des chapitres, histoire de repérer d’avance les potentiels chapitres de remplissages, pour ne pas faire 2 fois la même erreur ! Mais dans tous les cas, on se retrouve donc dans pas longtemps avec la fournée de Mars, une fournée biiiiien plus calme, de meilleur qualité (ouf), avec comme seul hors série, le Marvel Knight dédié au Ghost Rider ! (Eh, ça peut pas être pire que le second film)

GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

Marvel, Comics & co: Deadpool, Zombie et Guerre Civile

Bon, les histoires avec les jeunes filles qui finissent par s’entretuer, c’est bien, mais les supers héros de mon enfance gardent toujours une belle place dans mon coeur. Continuant sur ma lancée précédente pour découvrir le monde fabuleux de Marvel, voici une deuxième fournée d’avis sur une petite poignée de comics aux formats divers, et pour tous les goûts.

Deadpool Collectif 2 et 3
(Want You to Want Me Part 1 et 2 (Tome 2) + Part 3 et 4 (Tome 3))

Dans cette aventure, Deadpool veut devenir.. un X-men !

Bon, déjà il faut savoir que cette histoire s’insère dans la « grande continuité Marvel », à un moment où, si j’ai bien capté, les mutants ne sont plus vraiment accueillis les bras ouverts sur le territoire américain. Cyclope, qui dirige les X-men, prend la décision de quitter le pays tout en restant à proximité dans une forteresse, remplaçant un peu l’école de Charles Xavier… en attendant mieux.

C’est donc en profitant de cette occasion que Deadpool, entré dans une période de doute sur son utilité en ce bas monde, va tenter de rejoindre la bande. Forcément, avec sa réputation sulfureuse qu’on lui connait bien, c’est vraiment pas gagné… Mais il va se servir des quelques soucis liés aux X-Men qui ont mené à leurs expulsions pour tenter de prouver sa valeur. Enfin, il va essayer…

Après un premier tome médiocre (aie ce dessin tout miteux, aie ce scénario osef total), le choix de Panini se révèle être nettement plus judicieux avec une histoire un peu plus ambitieuse, parce qu’elle s’étale sur 2 magazines (Parce que mine de rien, 100 pages en tout, ça passe super vite) et que ça va permettre de se développer un minimum.

Et ça vaut le coup ! Le début est quelque peu poussif, c’est vrai. Disons que c’est un peu long à se mettre en place (le fait que Deadpool tilt enfin que son avenir, c’est chez les X-Men que ça se passe) mais une fois lancé, on prend pas mal son pied. Deadpool est intelligent quand il le faut, sort des répliques franchement drôles (Et du coup, chapeau à la VF et son magnifique jeu de mot avec Guillaume Tell) et se retrouve parfois dans des situations cocasses, pour notre plus grand plaisir (J’envierais presque Deadpool lors de son passage à l’hôtel avec la séduisante Domino…).

En fait, à la première lecture, le scénario ne semble pas avoir énormément de sens, on a du mal à savoir où notre héros veut en venir, pourquoi il fait telles ou telles choses… Mais une fois arrivée  à la fin, une fois l’explication, le « twist » (léger, n’exagérons pas non plus) balancé, tout prend son sens, et du coup, on se dit que c’était plutôt bien amené, la relecture des chapitres précédents prend d’un coup tout son sens. Du plaisir à retardement en somme, mais qui vaut le coup, dans tous les sens du terme.

Et puis, Deadpool qui chante du Renaud avant de tenter une grande opération, c’est quand même la classe. Merci la traduction française (sérieusement).

Deadpool Collectif 4 et 5
(Whatever a Spider Can: Part 1 et 2 (Tome 4) et Part 3
+ Do Idiots Dream of Electric Stupidity ? (Tome 5))

Dans la première histoire, décomposé en 3 parties (un numéro et demi en somme) Deadpool s’incruste en plein New York pour venir prêter main forte à Spiderman, sans que ce dernier n’ait vraiment son mot à dire.

Pourquoi une telle décision ? Selon la rumeur, un tueur à gage s’est pointé lui aussi à New York, histoire de régler quelques affaires dont… Deadpool, forcément. Ce dernier étant un peu lâche, c’est aussi pour ça qu’il va voir Spiderman. Le petit soucis dans tout ça c’est que ce tueur à gage n’est ni plus ni moins qu’un… singe ! Hit-Monkey de son petit (sur)nom, est un professionnel en la matière, il fournit toujours un travail propre, sans bavure et ne rate jamais sa cible. Sauf que pour le coup, avec Deadpool en face, ça risque d’être un peu plus compliqué…

Histoire courte oblige j’ai envie de dire, ça n’ira jamais bien loin, mais l’essentiel est là et on passe un bon moment. Le tandem Deadpool/Spiderman fonctionne bien: Deadpool fait toujours autant le con, Spiderman enchaine les facepalms mais finit toujours par lui prêter main forte et le duo réussi finalement par bien s’entendre, surtout quand la vie de l’un d’eux est en jeu. Enfin, surtout celle de Spiderman, vu que Deadpool est presque invincible… Et ce dernier montre toujours à quel point il peut avoir des idées de génie pour se sortir du pétrin.

Du coup, on ne s’y emmerde pas, il se passe toujours quelque chose, pas de soucis de rythme… Mais reste quand même une fin bien expédié, façon « Oups, j’avais pas vu qu’il restait 3 pages, VITE TORCHONS LE SCRIPT » maiiiiiiis, c’était un brin prévisible vu le format. Pas grave le charisme d’Hit-Monkey m’a largement suffit pour passer un bon moment. Et limite je me laisserais bien tenter par ses comics d’origine, même si non édité en France…

Concernant la 2ème histoire, je n’ai pas spécialement accroché. Deadpool part un peu loin des grandes villes, au nord de la Géorgie et se retrouve dans un petit coin paumé où, comme part hasard, il tombera sur une bande de malfrat qui s’amusent à dévaliser les bus qui passeraient dans le coin. Et forcément, Deadpool se rend compte rapidement que ces mêmes malfrats sont en fait les flics du coin… Il va donc en découdre, directement à la source où il s’amusera par la même occasion à endosser le rôle de Sheriff. Et c’est tout.

Cette histoire courte (forcément, vu qu’il prend la moitié d’un bouquin, donc 25 pages grand max) n’a pas le temps de s’installer et du coup, pas le temps de devenir intéressante. Tout passe trop vite, vraiment trop vite: Deadpool comprend rapidement qui est qui, localise en moins de 2 les méchants, leur règle leur compte en 2 pages et repart pour de nouvelle aventure. On sent bien qu’en dehors de ses qualités/défauts propres, la longueur a permis à Panini (l’éditeur Français) de combler le demi-tome rapidement, pour enchainer sur autre chose dans le prochain numéro…

Reste un joli dessin, assez différent de la précédente histoire, mais très bien maitrisé. Mais ça fait peu.

Deadpool Corps Tome 2
(A-Pool-Calypse Now )

Déception. Ô Cruelle déception que ce 2ème tome !

J’avais mis pas mal d’espoir en lui après un premier sympathique au possible malgré son dernier chapitre cataclysmique. J’espérais retrouver tout le potentiel que je pouvais palper dans le premier tome. Rappelez-vous: Une entité cosmique demande à Deadpool de… sauver l’univers, rien que ça. Pour ça, on lui demande aussi, parce que seul ça va être dur, d’aller chercher ses « doubles », ou plutôt équivalents dans les dimensions parallèles, au nombre de 4 membres. Sa version femelle, une tête volante, une version enfant et… un chien délabré.

Dans ce 2ème tome, on passe donc enfin à l’essentiel, la mission pour laquelle tout ce beau monde a été convié: détruire le grand méchant qui menace l’univers. Dans leur beau vaisseau, l’équipe va donc de planète en planète pour se renseigner ici et là pour savoir où se trouve la chose à abattre… Ce qui occasionnera bien sûr de nombreuses rencontres, et pas forcément dans le bon sens du terme. le voyage va être mouvementé.

Et dieu que c’est raté, dieu que je suis dégoûté de m’être retrouvé face à un beau gâchis. Bon, je grossis le trait, tout n’est pas à jeter non plus mais ils sont passés à côté de quelque chose et c’est bien dommage.

D’une part, le scénario est lourd. Simple dans les grandes lignes, inutilement lourd et pas passionnant dans les faits. Le problème vient qu’on nous promet rapidement beaucoup de chose, une certaine démesure, parce eh, c’est Deadpool ! Et finalement, on se retrouve à attendre sans cesse que les chapitres défilent rapidement, où Deadpool fera des rencontres dont on n’a rien à cirer à travers l’espace, pour espérer tomber sur l’essentiel, ce pourquoi on a sorti la CB. Et surtout, parce que ça va un peu de pair, le design des personnages autres que la D-Team est franchement médiocre.

En fait, chaque personnage rencontré est plus laid que jamais, n’inspirant alors jamais la notion de charisme. C’est peut être juste une question d’appréciation, mais j’aime encore et toujours du mal avec le design de ces E.T presque typique des années 80: tout jaune, tout vert fluo, des tentacules par ci, des multibras par là et j’en passe: c’est peut être voulu, mais je n’ai pas trop accroché.

Le style de l’auteur n’est pourtant pas mauvais, techniquement il est même plutôt très bon. Mais de manière générale, on ressent une certaine absence d’inspiration, comme si la seule idée que voulez mettre en avant le comic c’était la D-team contre le gros méchant de l’univers et que le reste n’était qu’un bête remplissage. Je dois pas être bien loin de la vérité.

Il y a bien quelques passages drôles (mais vite fait), intéressant d’un point de vue scénaristique ou même de « potentiel » en terme d’humour ou d’action débridée made in Deadpool. Sauf que non, ça ne passe définitivement pas. En fait, dans le fond, le comic est pleins de bonnes idées, de bonnes intentions, mais l’exécution y est ratée.

Les scènes d’actions sont souvent risibles (ou alors, c’est moi qui n’adhère pas à la façon dont sont traités les combats dans les comics), l’humour pas toujours drôle ou tout simplement: chaque passages prometteurs durent 3 pages maximum, alors qu’une bonne vingtaine, vu la narration rapide propre aux comics, n’auraient pas été de trop. Du coup, on finit toujours un peu sur la béquille à s’attendre mont et merveilles de la part de Deadpool, pour finir sur pas grand chose de bien palpitant. J’ai parfois souris, certaines références sont rigolotes, mais citer Star Wars ne suffit pas à prendre totalement son pied. Puis, pour ceux qui l’ont lu: tout ça pour ça ? Sérieusement ?

Un tome 3 ? Le dernier pour clôturer cette « trilogie » ? Je tenterais peut être mais ça m’a quand même pas mal refroidi.

Marvel Zombies
La Famine 

Dans le fond, je suis conscient de la réputation qu’à ce comic dans « le milieu ». Apparemment ce n’est pas fameux, pas si bon qu’espéré, surtout au vu du concept. Et quel concept ! Très en vogue ces derniers temps dans le monde vidéoludique, les Zombies s’attaquent désormais (enfin, à l’époque de sa sortie) à l’univers Marvel. Je dois reconnaître que  mélanger deux « styles » aussi différents que sont les zombies et les supers héros en collants est aussi intriguant que casse gueule.

Casse-gueule parce que le genre zombie est un genre, à mes yeux, où l’on peut rapidement dans le grand n’importe quoi. Je n’ai pas une grande expérience dans le domaine, c’est vrai, mais disons qu’à mes yeux, il est tout de même très tentant de sombrer dans l’envie la plus primaire de foutre du massacre à la pelle au lieu d’un vrai scénario, d’un vrai fond, comme cache misère. Ca peut être sympathique dans un premier temps, mais ça ne fait évidemment pas tout.

Mais intriguant malgré tout parce que c’est Marvel. Les super héros, un univers unique, une histoire qui s’étale sur un nombre dingue de numéro, d’années, d’histoires parallèles et j’en passe, il n’en fallait pas plus pour tenter la chose. Car s’imaginer une bonne partie des super héros/vilains emblématique de la marque en mode Zombie,  ça me donne forcément envie qu’on me prenne mon argent, là, tout de suite.

Et pour le moment, ça commence pas si mal que ça… à un détails près.

J’aurais dû m’en douter, Marvel oblige j’ai envie de dire, mais je pensais naïvement que cette série était…indépendante de tout autre univers. Que nenni ! D’entrée de jeu, même si le bouquin porte la mention de « numéro 1 », c’est… une suite. Un petit résumé se trouve au début pour resituer un peu le truc, toujours sympathique de penser à ceux qui ont loupé le train comme moi, mais un brin relou quand même. Mais les soucis de continuité, c’est ce que j’avais expliqué dans mon premier article dédié aux lectures comics.

Pour en revenir à Marvel Zombies, pour résumer: Les 4 Fantastiques de « notre » monde se sont retrouvé dans une autre dimension blabla sur une Terre alternative où un virus venu de l’espace a transformé tous les mutants en zombies. Du coup, ces derniers – qui comptent les grandes figures de Marvel donc, comme Iron Man, Wolverine, Hulk, Spiderman et bien d’autres – déciment la population terrestre et… crèvent la dalle fatalement. Toujours à la recherche de nourriture (vu qu’ils ne restent plus beaucoup de monde sur Terre), ils tentent tant bien que mal de résister à leur pulsions (ils sont conscient de ce qu’ils sont devenu malgré tout) et évitent de s’entretuer entre mutant. Du coup, les 4 Fantastiques sont réussis à fuir grâce au Magnéto de cette planète, non zombifié. Ce dernier est activement recherché par les mutants zombis, parce que laisser partir de la bouffe, ce n’est pas très très sympa.

En fait, la grande force de ce premier tome (en attendant de voir comment la suite se dégrade, paraît-il), c’est bien le côté gore/survie jouissif, propre au genre Zombie qui émanent de cette aventure en terre hostile. Les mutants sont devenus de véritables montres, ils en sont conscient mais ont toujours cette faim insatiable qui  les poussent à commettre des actes irréparables: tuer ceux qui empêcheraient untel de manger, voir, dans les cas extrêmes, s’adonner au cannibalisme. Embêtant quand certains essaient quand même d’améliorer la situation, voire éventuellement de trouver un antidote (même si le mal est déjà fait).

Il y a un ton résolument pessimiste qui se dégage de ce premier tome (et en même temps, c’est un bon point pour un truc de zombies) et je dois reconnaître qu’on prendrait presque un malin plaisir à suivre les aventures de cette bande de mutants affamés qui n’hésiteront pas à se frotter à de puissantes forces propre à l’univers Marvel (Salut Galactus), « juste » parce qu’ils crèvent la dalle; pendant que d’autres héros tentent de survivre à côté. Deux points de vue en quelque sorte, ce qui permet de varier un peu le scénario, parce qu’on finirait quand même par se lasser de ce jeu de massacre… Enfin, si ça se trouve, c’est justement ça qui cloche après. Nous verrons bien.

Et puis, dans tous les cas, le dessin a de la gueule. C’est crade, violent, gore tout en étant bien dessiné, l’ambiance « tout est dévasté, tout espoir est vain » est plutôt bien retranscrite. Seules les couvertures sont assez moyennes à mes yeux: le dessin en lui même est très bon, les idées pour mettre en scène ce mélange de zombie et de super héros sont bonnes mais pourquoi cet espèce de flou tout moche ? Pas un vrai flou à proprement parler, mais on a cette sensation que ce n’est pas net… Ou peut être est-ce dû à l’absence de contour. Enfin, c’est pour chipoter, l’ensemble est réussi.

Donc toujours conscient que c’est par la suite que ça se gâte, ce premier tome m’a plutôt bien plu et… je suis fou, je suis riche, j’ai que ça à faire: je tenterais la suite ! Ne serait-ce que pour lire le passage avec Howard le Canard, personnage Marvel qui m’intrigue au plus haut point. Ca sera toujours ça de pris pour prendre connaissance du personnage. Puis la fin du tome 1 intrigue aussi forcément.

Civil War, tome 1

J’en avais fait part, toujours, dans l’article « Comic » précédent, mais Civil War me faisait peur. Peur parce que je savais que je m’attelais à du gros morceau, du bel ouvrage, mais du gros pavé made in Marvel, et que je craignais d’être largué toutes les 5 minutes par tant de références, des références partout. Puis, en partie dû à une obscure personne, j’ai pu acquérir de façon accéléré un cours de rattrapage pour piger les bases qui servent au scénario de l’arc « Civil War ». En parallèle, j’ai aussi réussi à me convaincre de sauter le pas, parce que je ne voulais pas laisser passer un si gros morceau, j’avais trop l’impression de rater quelque chose… d’immanquable.

Peut être que mon amateurisme en terme de comic aidant, mais j’ai énormément apprécié Civil War, assurément la meilleure pioche de cette sélection du jour. Je n’irais peut être pas dire que j’ai pris une claque, maiiiiis… le plaisir était grand. Un récit passionnant, assurément.

Alors oui, clairement, quand on connait mal l’univers Marvel, on se sent un peu paumé ici et là. Des personnages inconnus au bataillon (Et je ne parle pas que du Typographe, je te vois venir toi là bas !), des références à des évènements dont on n’a pas spécialement entendu parler et j’en passe, il faut se faire une raison: des passages Marvel-World/Wikipédia sont fortement recommandés pendant la lecture (donc des « pauses » à prévoir) si on s’intéresse un minimum au background. Et Dieu sait qu’il est riche. Et ce n’est pas à voir comme une corvée ! Au contraire.

Dans un sens, oui, c’est un poil frustrant de ne pas avoir pu découvrir telles ou telles choses par soi-même, dans les comics d’origine. Mais peu importe, ça reste avant tout très gratifiant et passionnant de compléter sa culture Marvelesque et de voir le tout « s’imbriquer » avec Civil War, comprendre un peu les origines de certains personnages et ce qui les unissent à d’autres. Ca ne résout pas tous les points un peu obscures du scénario, mais globalement, ça passe quand même bien mieux. Il faut voir ça comme un bon cours de rattrapage (encore).

A côté de ça, la grande force du comic est de développer un aspect politique (probablement) inédit (Ou plutôt très rare) dans le milieu relativement poussé. Les supers héros, suite à un accident (un combat de mutant en pleine ville) qui a tué des centaines de personnes dont pleins d’enfants, se voient confronté à un choix. Pour résumer, l’état décide de mettre en place une loi pour les super héros les « forçant », justement, à se soumettre à l’état: le statut de Super Héros devient « un métier » à proprement parlé avec les avantages qui vont avec, mais en contre partie, ils devront révéler leur identité secrète jusqu’alors, puis être surveillé, encadré voir même devoir passer des tests pour jauger leurs puissances et définir ou non s’ils sont trop dangereux pour la société… D’un côté Iron-man est pour à 100%, là où un Captain America refuse obstinément d’y céder. Du coup, 2 groupes se forment, avec ces 2 super-héros comme représentant. S’en suit alors des tensions entre les 2 clans, les échangent verbaux fusent et qui vont même parfois jusqu’à l’affrontement (vu que ceux qui refusent de coopérer finissent dans une super-prison), versant le sang et les larmes par la même occasion.

Donc ouais, le récit est franchement captivant. Parce que l’aspect politique n’est jamais lourd – au contraire, coupler ça avec un tel univers passe franchement bien et donne beaucoup de crédibilité à l’ensemble – il s’y passe toujours quelque chose (Certains super héros doutent dans leurs choix, les amitiés/liens se font et se défont, des alliances se montent en secret) et que « réunion de supers héros/vilains oblige », on assiste à un joli défilé du casting de la marque. Alors ouais, parfois ça ne ressemble pas à grand chose (c’est quoi ce Hulk avec des cheveux blonds ? Ces persos fluos ? Ces clones/sous versions de mutants connus ? Ces costumes ridicules ?), mais en même temps… C’est ça le charme Marvel j’ai envie de dire.

A mes yeux, Civil War, malgré ses références par dizaines nécessitant un bon effort personnel (ou un très bon compte en banque) pour tout comprendre, est un indispensable quand on veut pleinement se lancer dans l’univers Marvel. Certes, reste à voir la suite pour confirmer cette bonne impression, mais je le sens bien. D’autant plus que le dessin frôle (vraiment) la perfection (Je parle de la première partie (« Civil War »), la seconde est gérée par un autre dessinateur qui se débrouille très bien mais…c’est un autre style quoi), je n’ai jamais vu un truc aussi beau dans un comic jusqu’à Civil War. Une claque à tous les niveaux en somme. Ouais, finalement, une claque.

Par contre, pour le coup, je ne remercie pas la version française (et sans doute la VO par la même occasion) pour le titre du tome 3, un spoiler dont je me serais bien passé.

 

Les films de l’automne (Ou presque) – custom selection

L’automne ayant fortement fusionné avec l’été durant le mois d’Aout, c’était l’occasion idéale de se changer les idées en allant mater 2/3 films pour éviter de se pendre avec un temps pareil. Après un premier blockbuster explosif, passons alors à la 2ème vague perso, avec du kitsh, de la propagande et des primates au programme. Tout n’est pas aussi réussi qu’escompté, mais la prise fût relativement bonne.

Green Lanthern

Ou comment commencer doucement. Mollement même, mais ce n’était pas si mauvais que ça… L’univers DC comic ne l’est pas trop familier: encore pire que l’univers Marvel, cet autre côté de la force chez les Comics ne m’a jamais attiré plus que ça dans l’ensemble. J’ai tendance à trouver la plupart des héros plus souvent ringard et kitshs que leurs homologues Marvelesque. Après, je suis bien conscient que les univers sont tellement vastes qu’on pourra toujours trouver un cas contraire; mais perso, « en surface », DC Comic ne me laisse pas une forte impression, à part Batman, forcément, éventuellement Superman et… pas grand chose d’autre.

Peu importe, parce qu’il faut bien se lancer aussi dans ce vaste univers pour ne pas mourir idiot, c’est Green Lanthern qui passera à la casserole. Comme dit précédemment, le héros est kitsh: un vert fluo bien prononcé, un pouvoir issu d’une bague tout en se trimballant de temps en temps une lanterne pour le recharger, ça n’inspire forcément pas confiance… Et pourtant !

Mais allons à l’essentiel: Green Lanthern n’est pas un mauvais film mais souffre, de façon un peu trop prononcé du syndrome « Racontons à tout prix les bases du perso et de ce qui l’entoure et attendez le numéro 2 pour voir réellement un truc intéressant ». Mais si, vous savez bien: vous allez voir un film de super héros, une adaptation de grosse licence; un « truc connu » quoi. Donc du coup, vous savez déjà ce qu’il va se passer (ou presque), vous connaissez au moins les bases et savez pertinemment que c’est le plus lourd dans un tel récit, parce que tout le potentiel ne se révèle qu’après un bon petit moment. Green lanthern en fait parti.

J’ai beau ne pas tant le connaître que ça, je sais un peu comment il marche: la bague permet de faire apparaître un peu ce qu’il veut grâce au pouvoir (au sens propre du terme) de la Volonté pour combattre les grands méchants pas beau qui en veulent aux fesses de la Terre. Pas grand chose de plus, mais eh, thème du super héros et film grand public oblige, c’est amplement suffisant. Du coup, après quelques bribes dans les bandes annonces et au début du film en guise de mise en bouche, le constat est clair: ce pouvoir est mega cool en fait. On sent un fort potentiel pour faire un film d’action très spectaculaire et surtout inventif à la fois, ce qui n’est pas trop de refus. Hélas, dans les faits, il faut tout raconter avant d’en profiter pleinement (mais trop tardivement).

Pourtant, en soit, ce n’est pas si mal fichu, on assiste à toutes les étapes typiques du super héros (vie privée/sentimentale, découverte du pouvoir, entrainement, combat en situation réelle et boss fight), plutôt bien fichu dans l’absolu. Mais la sauce n’arrive pas tellement à prendre… En fait, la cause, à mes yeux, est simple (enfin, une partie de la cause): l’absence de charisme des adversaires du Green Lanthern. Ca n’a l’air d’être qu’un détail vu comme ça, mais ça impacte beaucoup à mes yeux l’intérêt du scénario. Comprendre par là, sans trop spoiler (ou très peu) l’ennemi principal n’est qu’un sbire du grand méchant. Mais ce sbire, qui aurait pu largement faire l’affaire « en attendant le boss final », est affreusement laid. Non charismatique. Ridicule à souhait. On n’y croit pas une seule seconde, ses interventions sont risibles et du coup, les combats sont trop peu passionnants pour libérer le pouvoir de la bague. Entre 2, on y trouvera un peu de développement scénaristique, quelques blagues plus ou moins réussis et un peu de romantisme, parce que le Green Lanthern n’oublie pas son 2ème cerveau.

Du coup, il ne se passe pas grand chose. Ou tout du moins, ça donne l’impression de ne jamais décoller. A si ! A seulement genre, 10min de la fin. Si, si. Le potentiel commence à se révéler, on se réveille, on accroche son slip, on en prend pleins les yeux, mais c’est aussi court qu’une attraction à Disneyland: on monte à peine dedans qu’on en ressort déjà.

Résultat des courses: on finit un brin frustré car c’était une base obligatoire, on ne peut pas leur en vouloir pour ça, mais trop longue à se mettre en place et qui décolle aussi vite qu’elle retombe à plat. Mais du coup, si numéro 2 il y a, l’occasion sera parfaite pour enfin faire un film convenable qui mettra bien en avant tout l’étendu de ce potentiel. J’y crois.

Captain America

Là, on s’en sort bien mieux ! Pourtant, dans un sens, le film souffre du même syndrome que l’autre du dessus, mais de façon moins violente…

Pour rappel: Captain America nous raconte l’histoire de Steve Roger, simple soldat américain voulant protéger sa patrie durant la WW2 et décidant de donner son corps à la science afin de tester un sérum transformant la personne en « surhomme », un Super Soldat en gros. C’est ainsi que né Captain America, en 1941 justement et crée principalement dans un but de propagande américaine pour réchauffer les coeurs pendant qu’on se faisait latter les couilles par les nazis. De ce fait, Captain America est le premier super héros dans l’univers Marvel. Autant dire que d’une certaine façon, le film a un certain poids sur les épaules, une façon de voir « le commencement de tout ».

Ici, le bad guy, c’est le Crâne Rouge, un nazi qui souhaite s’emparer du Cube Cosmique, un objet mystique capable de réaliser tout ce que désire l’utilisateur, afin de…*roulement de tambour* conquérir le monde ! Ouais, on est bien dans un comic. En plus, si on le surnomme le Crâne Rouge, c’est à cause d’une expérience censée le transformer en surhomme qui a en partie échoué et l’ayant défiguré à vie (Il voit rouge maintenant). Aux USA, le bon Steve va donc petit à petit devenir le super soldat qu’on connait tous et va devoir contrecarrer les plans du Crâne Rouge, car leurs chemins devaient se croiser tôt ou tard (quel suspens).

Captain America laisse une sensation bizarre.

Dans un sens, on peut le voir comme un reproche au film, et au personnage en lui même par extension: compte tenu de ses origines, il ne ressemble pas tellement à un super héro « moderne », tel qu’on peut le connaître de nos jours. Je veux dire, avec du recul, difficile d’avoir le même type  d’attente (pour ce genre de scénario) pour Captain America (comparé à ce que l’on a l’habitude de voir), alors que dans le fond ce dernier n’est « juste » qu’un soldat américain déguisé un peu plus fort, plus rapide, résistant et alcoolique (comprenne qui pourra) qu’un autre, le tout avec un bouclier super résistant. C’est forcément moins impressionnant que la « seconde vague » apparu dans les années 60 (jusqu’à aujourd’hui) où l’on a commencé à voir pleins d’hommes volants, cracheurs de feu, qui se téléportent, avec des monstres géants et j’en passe. Vous voyez le genre ? (Après, je ne sais pas si les comics ont développé le personnage en 50 ans de carrière)

Partant de ce fait, le constat est simple: on n’est pas tellement dans un film de super héro à proprement parler, mais on lorgne carrément dans un style plus proche des Indiana Jones, avec une « grande aventure », une action finalement plus conventionnelle et… ce n’est pas pour me déplaire en fait. Mais il est évidemment qu’on peut être déçu par cette tournure, mais j’ai l’impression que, vu le support d’origine, pas facile d’en faire « autre chose » sans sombrer dans le ridicule.

Si Captain America est une réussite, c’est parce qu’il arrive à doser un peu chaque élément (l’aventure, l’action, le côté super héro et la mythologie qui va avec (quelques clins d’oeils savoureux)) avec un certain brio. Pas d’ennui en vue avec un bon dosage entre action, mise en place du scénario et quelques touches d’humour bien vues; et des méchants qui, eux, ont un minimum de gueule (M. Smith, content de vous revoir), de prestance, de charisme (et cet accent « nazi », miam, je m’en lasse pas). Et qui dit dosage réussi, dit un intérêt constant et dit aussi une certaine « crédibilité » à l’ensemble, il n’en fait pas des tonnes (pas tant que ça).

On reste, à ce niveau là, dans un film de super héro avec les tares qui vont avec (la fin (scénario et combat final) est très vite expédiée, car on sent qu’il fallait rapidement mettre le lien avec les Avengers) mais pour une fois, le fait de suivre un « mec en costume moulant » et de le voir se battre avec n’est pas si ridicule que ça et est finalement cohérent avec le reste. Je ne spoilerais pas trop l’élément scénaristique qui rend cet aspect si crédible, mais c’était bien trouvé et parfois même très drôle, avec une belle auto dérision franchement bien sentie.

Après, pour en revenir à la comparaison initiale, reste toujours ce petit sentiment d’être obligé de repasser à la case départ, mais on le savoure bien plus que Green Lanthern, car mieux réparti, plus dense, plus accrocheur. Mais on aimerait encore plus de Captain America en train de botter des culs de nazis ! C’était en parti pour ça qu’on était là. The Avengers, je t’attends au tournant.

La Planète des Singes: Les Origines

Assurément le meilleur des 3. Je n’ai pas été souvent en contact avec la licence: j’ai probablement du voir au moins un des 5 films d’origines dans ma jeunesse suite à une énième rediffusion télé (mais je n’en ai aucun souvenir) et le remake de Burton, n’ayant pas une très bonne réputation apparemment, ne m’a pas marqué non plus. Pourtant, et c’est pourquoi je suis allé voir ce « reboot/préquel/whatever », j’adhère totalement au concept du singe qui rattrape l’homme et le surpasse même au point d’en devenir la race dominante sur Terre, en partant d’une simple erreur humaine, justement.

Le titre est assez explicite concernant l’ambition du film: remettre au goût du jour la licence et nous raconter comment tout à commencé, comment tout à dérapé. C’est au côté de César, jeune singe ayant reçu par sa mère un sérum crée par l’homme censé guérir Alzheimer, que la révolution pose ses bases. Proche de l’homme dans ses grandes lignes, c’est donc le singe qui a été choisi pour tester ce nouveau remède « miracle », vu l’avancé qu’elle promet apporter… Et les résultats sont saisissants. Trop même. Les singes deviennent de plus en plus intelligents, développent une véritable conscience de ce qu’ils sont et de ce qui les entourent…Et par la même occasion, prennent conscience que l’homme, c’est mal.

« Les origines » est un film particulièrement efficace, où l’on ne s’y ennui jamais. En fait, sa grande force est de captiver le spectateur, tout en prenant en compte le fait qu’on connait l’histoire dans ses grandes lignes, qu’on connaît la finalité de la chose. Mais le développement de la révolution des primates, sa mise en place et l’évolution de César sont particulièrement bien rendu. César, surtout. Plus le film avance, plus il se révèle terriblement humain, déterminé à changer les choses quelque soit les moyens déployés. C’est évidemment LE héros du film, autour duquel tout gravite.

C’est lui qu’on suit dans ses premières années de simple « singe de compagnie » (Pas de spoil, mais le film se déroule sur plusieurs années), dans lesquels il s’habitue aux contacts des humains (pas toujours très facilement, c’est ici que les racines de sa haine prennent pied) jusqu’à « l’âge adulte » où il décide d’agir pour de bon. César est intelligent grâce au sérum qui parcourt ses veines et apprend vite, très vite de ce qui l’entoure. Du coup, humain qu’il devient malgré lui, on se prend très facilement d’affection pour lui. Même si on le voit se retourner petit à petit contre « nous », on a envie de le soutenir, on a envie de le voir réussir.

En fait, c’est vraiment cet aspect là (et donc tout ce qui en découle) qui m’a scotché au film. C’est parfaitement orchestré, très bien rythmé, on sent une belle montée en puissance et, malgré les apparences, ça reste avant tout crédible. Si, si, on y croit ! D’une part parce que techniquement, ça tient carrément la route. Okay c’est vrai que l’aspect CG reste toujours présent en tête, mais les animations sont saisissantes et sonnent toujours justes, suffisamment pour faire oublier la sensation précédente et ne mettant jamais en défaut les moments forts du film (Et ils sont présents et franchement réussis). On n’y cherchera pas un film bourré d’action, mais quelque chose d’assez intelligent, pas si manichéen que ça dans le fond. Et quand on voit ce que l’on a en face (que ça soit bon ou mauvais) ça fait du bien.

Je regretterais malgré tout une fin qui laisse…sur sa faim, puisque marketing oblige, ce n’est qu’un bout de préquel, il y a évidemment encore plus de chose à raconter pour en « revenir » aux films des années 60. Du coup, je reste toujours un peu sceptique quant à ses éventuelles suites, à voir comment le filon sera exploité. Parce qu’un bon gros gâchis avec un tel matériau de base, ça me rendrait très triste.

Mais en attendant, un grand film, assurément.