Les roues de ma voiture font WUB, WUB, WUB

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point je galère à trouver une situation professionnelle stable depuis moins de 2 ans après la fin de mes études. Crise par là (et la perte du travail qui va avec, donc), entretien parfois positif mais finissant souvent sans la moindre réponse et longue période d’inactivités, on ne peut pas dire que la régularité soit mon fort. Mais peu importe, le passé est le passé, je ne suis pas là pour cracher sur Pôle Emploi (même si je suis sûr qu’il y a peut être assez de matière pour).

Récemment, j’ai retrouvé quelque chose (Tout est bien qui fini bien… pour le moment), mais comme souvent, ce n’est pas tout près de chez moi, habitant pourtant une grande ville proportionnellement à la région où je suis. Peu importe, ma récente acquisition d’une voiture (La première, je comprends mieux l’affection qui se développe naturellement avec) m’a permis de m’affranchir (même s’il y a des limites) de la notion de distance qui me bloquait par le passé, et c’est parti pour remplir le CV au 4 coins du mo… de la région.

Aujourd’hui, on va donc parler … Musique ! (Une première pour moi, chouette) Ou plus précisément, de ce que j’écoute régulièrement sur les (relativement) longues routes qui séparent mon doux foyer et l’enfer du travail, afin de faire passer le temps. Let’s rock !

Le Dubstep, c’est rigolo. A la mode depuis pas si longtemps que ça, pas mal démocratisé par les trailers de jeux vidéo qui usent et abusent de ce style musical définitivement électronique; le Dubstep est un genre qui me laisse encore… perplexe. Je ne sais pas si c’est une impression, mais c’est un genre qui arrive à me diviser assez radicalement d’une piste à une autre, pourtant elles même sur le même album de tel artiste.

C’est une conception somme toute assez particulière de la musique électronique (c’est l’impression que ça me donne, mais en même temps, je ne cache pas non plus ne pas avoir une grande culture dans ce domaine) et ça arrive – de ma faible expérience – à enchainer des pistes démentielles et addictives à des pistes complètement nazes, alors que j’ai juste fait « passer à la musique suivante ». Récemment, c’est donc – sans doute le plus connu et le plus décrié sur 9Gag – Skrillex que j’ai principalement découvert. Si certaines musiques me rebutent pas mal, j’avoue être tombé sous le charme sur certaines de ses pistes.

Tout d’abord, un peu « forcément » parce que c’est un milieu qui me branche toujours autant, ça a commencé avec ses musiques utilisées dans les trailers de jeux vidéo. Mais si, souvenez-vous, si vous êtes un tant soit peu amateur de FPS ! The Syndicate – qui est apparemment bien raté – avait eu en renfort des musiques de Skrillex en guise de fond sonore pour ses trailers (mais comme d’hab’, rien dans le jeu bien sûr), histoire de faire un peu parler de lui. Et ça a, ma foi, plutôt bien marché, avec le titre sobrement intitulé Syndicate, pêchu comme jamais, au rythme hypnotisant mais aussi terriblement court. J’en ressentirais presque une sensation de manque une fois les 2min29 écoulées.

S’en suit alors la vague engrangée, avec le premier remix par le groupe Digitalism, assez puissant en soit (ce côté pêchu de nouveau, mais pendant plus longtemps que l’original) et tout aussi – paradoxalement – abrutissant au niveau des sonorités, les basses s’en donnant à coeur joie. Mais c’est ce doux mélange qui rend la chose si savoureuse. Vint ensuite les pas aussi bons, mais tout même fort sympathique remix de remix par Flux Pavillon, Scattle ou même Nero. Pour revenir rapidement et en finir avec Skrillex, impossible pour ma part de passer outre l’excellente piste Bangarang (Feat. Sirah).

Son rythme effréné (On va seulement noter une petite pause sur la fin, le temps de respirer 30 secondes et de reprendre immédiatement par le refrain (?)), ses sonorités si particulières, cette pêche communicative, ses quelques rares paroles sans aucun sens… un tout qui en fait une musique que j’écoute très facilement en boucle, même chez soi, en écrivant un article par exemple. Comme maintenant tiens. Bon okay, je dois vous avouer que j’ai découvert cette musique aussi sur une vidéo d’un jeux vidéo. Mais pas un trailer… Non, ce truc. Je dois reconnaître que ça rend la vidéo encore plus fascinante, et je ne vois presque plus de la même façon les véhicules agricoles que je peux croiser sur la route de bon matin, à défaut de les faire avancer. Ou comment donner la pêche quand on roule à 30km/h.

Nero qui a aussi fait son Skrillex chez la concurrence ! Autre piste du personnage/groupe/programme Windows, Nero a fait sa petite pub avec le trailer du prometteur – je l’espère, le premier m’ayant un peu refroidi – Borderlands 2. Faut dire que ceux qui ont fait le trailer savent y faire pour rendre la chose accrocheuse. Un trailer rythmé, qui donne envie, tout en gardant à l’esprit qu’on a un énième dubstep en fond sonore, comme le veut la grande mode du moment et en jouant avec, comme l’atteste le retour de Clap Trap le robot dansant sur du Dubstep, et la promesse qu’il y aura 96.5% plus de WUB WUB (l’onomatopée qui symbolise le genre) en plus des milliards d’armes disponible. Tout un programme, sur une musique (Nero – Doomsday) toujours aussi jouissive, malgré un dernier tiers plus calme, tranchant bizarrement un peu avec le reste.

Bref, le Dubstep, c’est pas si mal, et le petit matin, à traverser les routes de campagne – parfois dans le brouillard – c’est limite encore plus efficace que 3 bonnes doses de café pour avoir la pêche. Mais attention à l’excès de vitesse dans la transe engendrée.

Maintenant que la brèche est ouverte, allons directement au cœur du sujet: quelques pistes issues directement du monde du jeu vidéo. On ne se refait pas.

Anamanaguchi – en plus d’avoir un nom imprononçable – est un groupe qui fait de base de la musique « originale » (Dans le sens où il n’y a pas de reprises) mais en… 8 Bits. Typiquement des sonorités vidéoludiques, purement électronique et fatalement… ayant un charme assez fou. Ici, c’est pour leur travail sur l’ost de Scott Pilgrim dont il est question. Buggué jusqu’à la moelle, mais paradoxalement tout aussi génial à jouer malgré tout, Scott Pilgrim vs The World (sur le XBLA et le PSN) ne serait pas le même jeu sans cette bande son du feu de Dieu, qui décuple l’ambiance rétro du titre, au delà de son pixel art de qualité dosée.

Une intro qui donne tout de suite le ton (Anthem), un premier niveau dégageant une atmosphère accueillante (Another Winter), idéal pour débuter dans le jeu; une pure ambiance asiatique sauce 8 bits (Maki Ya), des musiques de boss d’anthologie (Vegetable Rock, Gideon Wrath Part I & II ou Subboss Theme) et une poignée de thème en vrac eux aussi hyper pêchu (Dont mon préféré de toute l’OST, Rock Club sans pourtant oublier des pistes comme Rox 300 ou Technoman). Finalement, son plus gros (seul ?) défaut à ce niveau là, serait son côté… jeu vidéo, dans le sens où les musiques sont en boucle un peu trop rapidement (La plupart du temps une minute suffit avant de repartir en boucle…). Logique dans le fond (On est dans des niveaux qui se bouclent en 10/15 minutes), mais on aurait aimé savourer plus longtemps certaines pistes.

Que serait un post sur Geek Hill Zone sans une dose de hérisson bleu ? Mélangeant ce doux parfum de nostalgie et de modernisme dans ses instruments, l’ost de Sonic Generation me comble de bonheur, c’est certain. Comment ne pas rester insensible au remix Modern assez fantastique de Chemical Plant – presque méconnaissable avec du recul, mais tellement bon – de Sky Sanctuary ou du thème du Death Egg – le thème de l’affrontement contre Eggman lors de la fin de Sonic 2 ou même des deux reprises du fabuleux thème de Crisis City de Sonic 2006 (Tout est dit, tellement ce thème est puissant) ? Sans oublier un petit Planet Wisp, qui donne un peu plus de pêche et dégage un petit sentiment de liberté (Un peu comme le très bon remix « Classic » de City Escape), idéal en sortant de ville le soir après le taff, en finissant par traverser une grande zone boisée. Effet garanti. Et si je devais en citer une dernière, sans aucun doute le surprenant Super Sonic Racing, me donnant à lui seul l’envie d’installer une boule disco sous le retro et des spotlights colorés à la place des phares,  au vu du trip « Dance » qu’il dégage à lui seul.

Et puis, pour finir, tant qu’à faire dans les one shot musicaux, j’ai une affection toute particulière envers la musique du jeu Catherine, avec ces forts sympathiques reprises de musiques classiques, dont cette piste en particulier: l’Arlésienne, Seconde Suite ~Farandole~, thème qui – hélas – boucle un peu trop rapidement, mais dégage encore et toujours malgré les loops un petit souffle épique. Certes, il faut avoir fait le jeu et le niveau qui est lié à cette musique pour comprendre un peu sa portée, mais elle colle tellement bien à la sensation de progression, de montée des marches face à l’adversité que sur une autoroute bien chargée, à enchaîner les dépassements/slaloms entre les voitures, tout en évitant les appels de phare de certains parce qu’on ne roule pas assez vite pour eux, ça me semble être un choix tout naturel.

A côté, je ne refuse pas cette reprise du thème de Skyrim façon métal (même si bizarrement, la musique perd de son côté épique et culte sans le fameux speech du narrateur et du fameux Fus-Ro-Dah), ce remix techno d’une musique obscure mais très prenante d’un Castelvania GB – dont je dois la découverte à l’ami-retro Gemini; ou ce rap/dubstep endiablé dédié à Mortal Kombat, genre (et licence, tant qu’à faire) dont je ne suis pas spécialement friand à la base. Pipomantis, si tu me lis, merci d’avoir linké ça sur Twitter. En parlant d’homme, un autre me vient à l’esprit: Scylaax. Vous le ne connaissez sans doute pas et c’est normal, mais – en dehors de ses réflexions philosophiques parfois étranges sur Twitter – c’est un gars sympathique qui fait de la bonne musique, notamment quelques reprises de temps à autre de musiques de jeux vidéo à différentes sauces.

Par la passé, j’avais bien aimé celle de Undersea and Bombs de Megaman 4, mais celle qui m’intéresse dans l’immédiat, c’est son revamp de Fighting In the Street qui m’a captivé, et la raison est bien simple: Street of Rage. Reprendre un des thèmes les plus connus de la licence était sans doute un pari risqué, pouvant dénaturer l’original, mais le résultat est tout simplement d’excellente facture. Revamp ? Rien à voir avec le groupe japonais vénéré par le divin chauve, c’est simplement le nom donné à une réinterprétation d’une musique, avec de nouveaux « instruments » de musique. Et étant donné que Street of Rage est une licence qui n’a hélas pas fait long feu, et donc, que les remix officiels et autre exploitation de la licence ne sont pas légion, c’est une excellente et légitime raison de dépoussiérer le mythe. Et ça me donne presque envie de me garer en ville après le boulot et d’aller tabasser de la racaille par paquet de dix, en choppant les pommes de l’épicier du coin pour rester en forme.

Côté animation japonaise, il me vient une série assez atypique à l’esprit, mais à la bande originale assez terrible. Panty and Stocking with Gaterbelt, une des dernières productions du studio Gainax (Evangelion, pour n’en citer qu’un – ça permet de cerner tout de suite le niveau du studio), était un anime certes, irrégulier de mon point de vue, mais avec une patte indéniablement originale et assumée. La bande son se devait d’être dans la même veine… Si je pourrais citer les fameux thèmes de transformation des héroïnes et des antagonistes principaux (les excellents Fly Away et le I Want You), je préfère mettre sous la lumière des musiques moins connues, mais finalement toutes aussi bonnes que ses grandes sœurs devenues trop mainstream – comprendre par là que je les ai un peu trop écouté, l’overdose s’est faite ressentir.

Je retiens surtout des pistes comme D City Rock feat. Debra Zeer, la piste rock qui avait fait son petit effet à l’époque de son passage télévisée (C’est littéralement un clip parodiant MTV et de nombreux groupe de musiques célèbres, et non une simple musique d’accompagnement); les répétitives – mais au rythme accrocheur – Ghost Town, ainsi que les Cherryboy Riot I & Part II et surtout, ma préférée du lot: le Corset Theme, dans le pur esprit des thèmes de transformations cités plus haut (Après, j’avoue ne pas me souvenir de son passage dans l’anime). Un thème absolument grisant, qui te donne des ailes, te donne envie de taper du pied et en rythme sur le volant… Sauf dans les virages. C’est dangereux les enfants, ne faites pas ça en voiture. Mais en ligne droite, ça peut se tenter. Par contre, contrairement à ce que je disais plus haut, le remix Dubstep de Fly Away qui se trouve dans le Worst Album refoule légèrement, c’est vraiment du dubstep sans aucun punch et fatalement assez chiant à écouter. Dommage, sur le papier, ça me vendait du rêve.

Finissons cette section anime par une musique qui me tient assez à coeur, malgré son évident côté provocateur: Das Engelandlied, un des génériques de fin de la série d’OAV Hellsing. Oui, ne le répétez à personne, mais il semble que j’écoute secrètement des chants nazis dans ma voiture. Mais, sans doute en parallèle à la vidéo qui accompagne cette musique (qui se veut totalement second degré bien sûr), elle dégage un charme certain – la langue allemande n’y étant tout simplement pas étrangère, sa sonorité si particulière me fascine totalement.

Un peu d’humain dans tout ça ? Qu’à cela ne tienne: au vu de la route que je fais parfois, il me semble tout indiqué que la joie et la bonne humeur communicative (et la qualité sonore en déca de certains, en parlant de communication #taclegratuit ) de certaines émissions du site Badgeek conviennent totalement à une rentrée tranquillou en fin de semaine, sur les autoroutes parfois un brin déserte. C’est surtout les émissions Ca Va Trancher et Erikadi qui ont capté mon attention et qui ont définitivement gagné un auditeur régulier de plus. Même en retirant le facteur « ya des keupins qui y participent, trop cool de les entendre », ce sont deux excellentes émissions, qui se complètent assez bien (Débat, coup de coeur, décorticage de l’actu, chronique en free-style et j’en passe), jamais lassantes, misogynes et indécentes; ils tiennent toujours autant sur la durée (et ce n’est pas donné à tout le monde) et le tout servit par une équipe efficace, qui te fout une banane monstre, tellement les vannes et les jeux de mot vaseux s’enchaînent à un rythme assez fou – sans jamais être lourd. Et Emmanuel – Fuckin’ – Bonami est passé chez eux, et rien que pour ça: respect, j’en avais presque la larme à l’œil tellement ça m’a fait plaisir de le réentendre. Et je sais que je ne suis pas le seul.

Dans tous les cas, de quoi finir (ou recommencer) une semaine avec le sourire.

Prend donc une banane pour te forger l’esprit

Oh oui, j’aime le thème du voyage temporel ! Point de départ d’innombrables théories en tout genre et un des gros fantasmes de l’être humain avec l’immortalité, l’idée même de voyager dans le temps me vendra toujours autant de rêve. Univers alternatifs, boucle temporelle où tout est défini à l’avance, paradoxe temporel et j’en passe, les possibilités scénaristiques dans une oeuvre de fiction sont infinies et donnent parfois lieu à des trucs assez géniaux. La trilogie Retour vers le Futur, l’interprétation au sens propre du Paradoxe du grand père dans Futurama, les clins d’oeil aux opus précédents dans MGS3 et son fameux « Time paradox ! » (en vrac et en bref); les exemples ne manquent clairement pas et ne sont pas prêt de manquer. Par contre, IRL, il semblerait qu’un début de réponse a été trouvé pour permettre tout ça: C’est pas vraiment pour tout de suite, voir jamais. Du coup, je vais devoir reporter ma partie de Time Splitters 2 avec Hitler que j’avais prévue pour 2036.

En partant de tout ça, Steins; Gate m’a pas mal intéressé: outre tout ce qui peut concerner les différents personnages et ce qui les entourent, c’est vraiment le thème principal du voyage temporel qui m’a, à lui seul, convaincu de m’intéresser à cette licence. Issue d’un VN visuellement superbe avec un style bien à lui, l’adaptation en anime tient sur 24 épisodes (ouf, de quoi développer un minimum tout ça) et le tout est orchestré par le studio White Fox, assez inconnu au bataillon (Enfin, pour ma part…) et Wikipédia semble un peu confirmer pourquoi: très peu d’oeuvre à leur actif. Du coup, adapter un VN comme Steins Gate était peut être un gros projet pour eux. Ce qui expliquerait 2/3 petits pépins…

Pour en revenir à nos bananes, Steins Gate nous conte l’histoire de Rintaro Okabe, alias Okarin (ou Kyōma Hōōin aussi mais c’est franchement moche à prononcer), jeune scientifique fougueux tout juste majeur, qui passe le plus clair de son temps dans son petit labo improvisé dans son appartement (situé au dessus d’une vieille boutique vendant des téléviseurs) à bidouiller toutes sortes d’inventions, pensant révolutionner un jour la face du monde. Il est accompagné de Daru, le stéréotype de l’otaku un peu obèse sur les bords et toujours à l’affût de caser un sous entendu un peu gras, Mayuri l’amie d’enfance du héros qui n’a d’yeux que pour lui, Ruka la… enfin, le trap de la bande qui ressemble comme 2 gouttes d’eau à une nana; et le tout sera rejoint, entre autre, par Makise Kurisu, une jeune scientifique elle aussi tout juste adulte, un brin tsundere envers le héros d’ailleurs.

Sans rentrer dans les détails, tout part du fait qu’Okarin et sa bande arrivent à créer ne machine non pas à remonter le temps, mais à envoyer des SMS dans le passé grâce à un téléphone connecté à un … micro-onde. C’est déjà un bon début. Et dès qu’on touche au passé, on en subit les conséquences, surtout quand une grosse organisation traîne dans le coin.

Bon, le concept est pas mal bandant, les personnages ne sont pas trop nombreux et le scénario a suffisamment de place pour se développer mais il y a quelque chose qui m’a dérangé assez rapidement… Ouais, je vais directement tailler dans le gras pour virer ce qui ne va pas. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, à tous les niveaux. En soit, c’est le dada de la plupart des animes, mais là… ce n’est pas « subtil », ça ne semble pas aller avec le reste. Alors que l’univers et l’ambiance ne s’y prête pas forcément, il a fallu coller à ce fantomatique cahier des charges otaku en nous proposant, en plus de ce qui est précisé plus haut, la grande timide mystérieuse, la nana déguisée en chat et j’en passe, avec la personnalité qui va avec. Oh, si ça peut en rassurer les 2/3 qui liront l’article, on arrive à s’y attacher un minimum et il n’y a rien qui pourrait vraiment rentrer dans la catégorie des anxiogènes (même si on s’en serait bien passé par moment)…

Parce que la grande force de Steins Gate, c’est bien son scénario solide et celui ci a tout de même l’intelligence d’éviter de nous balancer ces clichés à la tronche toutes les 5 minutes. C’est à dire que tôt ou tard, l’histoire, basée sur les voyages temporels rappelons le, trouvera un moyen de contourner ce « problème » de façon subtile et bien trouvée, pour le coup. Ca ne pardonne pas tout, mais eh, c’est bien d’être conscient d’un soucis et de limiter la casse.

En parlant de casse, difficile aussi de ne pas être déçu par l’aspect technique de l’ensemble. Rien de vraiment honteux dans l’absolu mais, peut être est-ce directement en rapport avec le studio qui est derrière tout ça, ça ne …casse pas des briques non plus. Le chara-design reste bon dans l’absolu (j’ai même un peu tendance à le préférer à celui du VN) mais le reste ne rend pas vraiment honneur au style graphique de l’original. On revient finalement à un visuel assez classique d’anime standard, avec en contre partie une qualité de dessin assez variable, une animation assez basique, limite animée avec 3 bouts de ficelles et sans oublier une mise en scène très… fixe, probablement dût à ses origines de Visual Novel. Mais ça rend toujours moyen, ça fait un peu flemmard. A voir avec la récente annonce du film si un peu plus de budget pourrait éventuellement corriger le tir.

Donc ouaip, pas de surprise, on mate Steins Gate surtout pour son scénario. Sans vraiment spoiler, parce que ça se met en place assez rapidement, une de ces grandes forces est d’utiliser la légende urbaine moderne qu’est John Titor. Mais oui, souvenez-vous: c’est une soit disant personne venu du futur (2036 pour être précis) qui a commencé à poster sur un forum des évènements censés se produire dans l’avenir. Rien n’a été confirmé à ce jour, forcément, mais le personnage passionne. Il passionne à un tel point qu’il fait donc parti intégrante de l’histoire de Steins Gate: on y retrouve les grandes lignes de son histoire « présumée vraie » pour apporter une certaine crédibilité à l’anime: c’est même impressionnant de voir à quel point le (les?) scénariste derrière tout ça à su greffer un univers bien à lui, une vraie trame narrative tout autour de cette légende, pour donner naissance à un résultat terriblement accrocheur.

Néanmoins, il est de bon ton de préciser que c’est un anime lent. Certes, rien d’aussi horriblement lent comparé à un certain Kaiji, mais il ne faut pas s’attendre à être tout de suite « à fond » dans l’histoire, notamment avec son premier épisode sans queue ni tête à première vue. En fait, l’anime aime prendre son temps à développer les choses, mettre en place la suite des événements… mais eh, pas trop non plus et surtout on ne s’y ennui jamais (Enfin, perso… mais c’est déjà bon signe). Si, si, je vous jure, ça a beau, parfois, ressembler à un peu de « tranche de vie » avec la vie quotidienne du groupe de scientifique au rabais, il s’y passe quand même toujours un petit quelque chose, un petit détail qui donne envie de voir la suite.

C’est assez passionnant de suivre ce petit groupe dans cette course contre le temps à base de SMS, malgré quelques facilités scénaristiques ici et là. Pas des facilités « mauvaises » en soit, juste du (un poil trop) classique mais tout de même efficace. Mais quand on s’attaque au principe du voyage dans le temps, j’ai envie de dire « normal » et dans un sens, on attend de voir – justement – comment le récit en question va s’approprier les codes du genre (L’effet papillon, la fatalité, etc.).

Le scénario avance donc doucement mais sûrement avec de bons twists et passages forts quand il le faut, relançant souvent avec brio l’intrigue. Mais que l’on ne s’y méprend pas: ce n’est pas non plus un « anime à twist », qui se repose la dessus tel un Lost avec du moe pour accrocher le spectateur. Disons qu’il y a vraiment une belle montée en puissance tout le long de ces 24 épisodes, un récit riche et prenant qui sait nous récompenser comme il se doit, au bon moment. Il y a bien quelques incohérences et trous scénaristiques ici et là (Le VN résout peut être ce problème) mais rien de bien dramatique dans le fond, l’anime m’a justement surpris en restant globalement cohérent et compréhensible du début jusqu’à la fin. Une vraie fin. Joie.

Et quand bien même il ne se repose pas uniquement sur le twist, il faudra tout de même aller jusqu’au bout de l’aventure pour pleinement la savourer, où tous les bouts de scénarios finiront par se recoller entre eux et qu’on se dira « Nom de Zeus, le scénario a tenu debout du début à la fin ! » pour que la boucle (temporelle) soit bouclée. Bien joué, Okarin.

El Psy Congroo !

(Ouais, fallait la faire, alors hein, pouet)

The soul Reaver is moe.

Moi, y succomber ? Je pensais pas que ça arriverait. Ah, ce fameux « Cancer » au sein de la blogosphère otak’ ! K-on est une série qui a longuement fait parler d’elle, toutes proportions gardées. Mais ouais, la série s’est fait une jolie petite réputation un peu partout. Ses raisons ? Un énième (en apparence) anime « Tranche de vie », avec des filles (et uniquement des filles), toutes gentilles, toutes mignonnes (« Moe » quoi) qui font (vaguement) de la musique et en mangeant (souvent) des gâteaux en buvant du thé. That’s all ? Bah ouais, rien de plus, rien de moins.

Son succès est tel que la série possède une forte fan base, ainsi qu’une bonne partie de haters, comme tout gros succès qui se respecte: « Cancer » parce que son succès a de nouveau prolongé le phénomène Moe/Anime « tranche de vie » qui touche la japanimation depuis quelques années, semble-t-il. Et certains n’aimant pas trop ça, la série se fait régulièrement basher la dessus.

C’est vrai qu’à première vue, K-On ! ne rassure pas des masses, ne pousse pas à l’envie de mater. Le concept semble limité, tout semble n’être qu’un prétexte à une bonne dose de niaiserie moe avec un vague thème musical en fond.

…Bon okay, c’est un peu ça. Si, si, j’ai aimé la série, mais je vais pas vous mentir, elle ne vole pas très haut. Mais, j’y reviendrais, ça ne l’empêche pas d’avoir pas mal de qualités en contrepartie. Vous pensiez que ça parlerait principalement de musique ? Pas exactement. On suit les pérégrinations de nos 4 jeunes filles dans leurs vies à l’école, chez elles, à raconter tout et n’importe quoi autour d’un peu de thé et parfois… à faire un peu de musique ! L’entrainement n’est pas vraiment mis en avant et à pour conséquence direct de rendre la progression du skill de chacune guère crédible: comment Yui, la guitariste qui débute justement au début de la série, fait-elle pour être aussi douée en même pas un an, alors qu’on a franchement l’impression qu’elle n’en glande pas une ? Aucune idée, mais je m’en fou, l’aspect musical n’est clairement qu’un bonus dans une mare de thé.

Un bonus de luxe quand même ! Sans être donc au centre de tout, la musique accompagne quand même bien K-On dans ces grandes lignes. Les filles découvrent les joies d’écrire leurs propres textes, qui peuvent paraître ridicule avec des paroles niaises (pas facile d’être profond à leur âge), à tenter de les interpréter au travers de quelques répétitions ici et là pour finalement nous récompenser de notre attente (parce qu’on pensait être un peu là pour ça) par quelques passages « sur scène », où leur talent durement acquis explose enfin. Jusqu’au bout (de la saison du moins), la musique restera effectivement un bonus de luxe. Elle nous accompagne à petite dose (quelques riffs de guitare par ci, en fond sonore, quelques chansons par là pour conclure une petite histoire), mais j’ai kiffé cet aspect finalement, c’est vraiment agréable. Même les génériques de début et de fin sont très agréable à l’écoute ! Si, si, même celui de fin, qui n’est pas une musique mièvre comme à l’accoutumé. Amazing ! (Et puis, c’est grâce à lui que j’ai réalisé le sketch d’ouverture de l’AMV Enfer, donc ça a forcément une petite place dans mon coeur).

K-on est un anime « simple ». Tranche de vie pure et dure avec tout de même une bonne dose d’humour qui fonctionne sans en faire des tonnes (certains gags sont franchement drôles), des personnages attachants… mais rien d’extraordinaire, d’innovant en y repensant, ça pourrait être le cas de n’importe quel anime. Mais ça marche franchement pas mal pour ma part, parce qu’il y a des petits aspects qui changent un peu la donne face à la concurrence. En fait, la « grande force » de K-on ! (Ou tout du moins, sans que ça aille très loin, ce qui le rend agréable tout le long), c’est qu’il sait rester « humble » à tous les niveaux. Comprendre par là que l’anime n’a aucune prétention à l’origine (Ou alors, j’ai rien vu), ne pète pas plus haut que son cul, ne se la joue pas à aucun moment (du moins la saison 1, je crois les doigts pour que la deuxième le reste aussi). Le scénario ne volera jamais loin, et on le sait dès le départ, pas (trop) de surprise. Ca parle de filles qui veulent faire de la musique tout en mangeant des gâteaux ? Eh bien c’est ce que l’on aura durant toute la saison, ni plus, ni moins. K-On !, un anime où on sait clairement à quoi on a affaire, tout en le faisant bien.

Mieux encore, j’ai été agréablement surpris en voyant que la série savait esquiver les gros poncifs des autres productions du genre. Oh, je m’emballe pas, mais disons plus simplement que la série aurait pu facilement tomber dans quelques gros clichés (les mauvais, j’entends) et briser un peu la sympathie que je commençais à développer pour elle.

Je veux dire, lorsque Mio trébuche sur scène (après avoir jouée avec le reste du groupe), il y a ce fameux passage où elle se rend compte juste après que sa culotte est aux yeux de toute la salle. Je m’attendais quelque peu à voir l’habituel gros plan sur son sous vêtement, paré à sortir mon fulguro facepalm et … finalement, l’anime a eu l’intelligence de la montrer de façon détournée. C’est à dire qu’au moment où la « caméra » allait la montrer, on a subtilement l’image d’un bol de riz blanc à rayure bleu à la place. C’est évidemment pour symboliser la culotte, autant niveau forme que du coloris. Mais ça contourne « habilement » (même si ce n’est qu’un détail) le principe du panty-shot.

Tout ça pour dire, même si ça ne parait pas grand chose dit comme ça, que c’est une des différentes (et intelligentes) manières qu’à l’anime d’esquiver ces mauvais travers (Et Dieu que le nombre de perche est élevé). C’est malin (si, si, j’insiste, même pour toi le hater qui lit ses lignes), ce n’est jamais lourd (On a beau avoir les inévitables passages « Habille toi en chat » ou « Comparons la taille de nos poitrines », ils n’insistent jamais longtemps dessus), ça rend la vision vachement agréable, ça permet d’avoir le sourire tout le long de la saison… ou presque !

Ce n’est pas parfait, et c’est la dessus qu’on pourrait en rajouter des tonnes pour descendre la série: il ne s’y passe pas grand chose dans le fond. Pourtant, j’accroche à la globalité, mais parfois, le rythme est tellement lent et les « intrigues » (Oui bon, je sais… appelons ça comme ça) ne sont pas toutes des plus passionnantes. En fait, je pense que c’est aussi (surtout ?) une question d’affinité avec les personnages: ils sont bien stéréotypés et font qu’on a tous, plus ou moins, une préférence ici et là. Du coup, quand la série à tendance à trop se centrer sur un perso qu’on aime moins (Au hasard, Azusa, die bitch), on aimerait bien passer rapidement à autre chose… Parce que dans ces moments là, la lenteur générale devient carrément pesante. Mais ces petits désagréments valent le coup d’être surmontés, car comme un film Marvel, c’est en allant jusqu’au bout, générique compris, qu’on savoure pleinement la chose.

K-on !, en gros, c’est frais, rafraichissement, comme un jeu Wii mais sans l’arrière goût. Alors oui, avec du recul, c’est prendre du plaisir en matant un anime destiné principalement aux filles, on va pas se leurrer… Et alors ? C’est un petit plaisir coupable, on peut le voir comme ça… Je compare avec un tout autre registre (encore que), mais j’avoue que plus jeune, je kiffais Totally Spies. Tu sais que c’est pas vraiment fait pour ton âge, ni ton sexe et que t’as un peu honte de regarder ça quand tes parents sont présents à cause de ces 2 facteurs, mais tu kiffes. Sauf que là, Yui n’est pas habillée toute en latex moulant. Mais tu kiffes quand même.

Mais je rassure quand les 3 du fond, ça reste une vraie bonne série dans tous les cas. C’est simple, pas prise de tête, pas si niais que ça malgré le sujet/contexte (je vous jure que c’est vrai, me regardez pas comme ça), plutôt drôle (Humour sobre, qui fait souvent mouche) et donc accrocheur, pas mal foutu techniquement (malgré quelques ratés dans l’animation pendant les passages sur scènes, mais eh, série Tv oblige, fallait pas trop en demander) et musicalement bien sympathique, une bonne surprise à ce niveau là. Ca ne va pas plus loin que ça, ce n’est clairement pas excellent, mais il remplit parfaitement son contrat: divertir, faire passer un bon moment après une journée de boulot un brin abrutissante. C’est tout ce que je voulais.

Ah, et en bonus et pour conclure, la VF assure méchamment. Sujet à quelques petits débats sans importance sur la traduction de certains termes propres aux fans de la VO, le constat global est sans appel: c’est une réussite. C’est agréable, enjouée, il n’y a pas vraiment de fausse note (l’expression tombe bien) dans ces 12 (et 2 OAVs) qui composent la saison 1 de K-on ! . La voix de Mio peut éventuellement paraître en déca des autres, mais l’interprétation sonne malgré tout très juste. Jamais on ne sentira qu’un comédien ne surjoue, ne colle pas avec le perso interprété et les textes ne donnent quant à eux jamais l’impression d’avoir mal été adaptés. La VO sera peut être toujours mieux mais au moins, la VF est un excellent palliatif, surtout quand on a du mal avec les voix féminines japonaises, parfois irritantes. Pompompidou !

All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

Kaiji S1: un léger Zawa de trop

Alors que certains s’extasient déjà sur l’actuelle saison 2, c’est avec la première que je viens de découvrir l’univers de Kaiji, l’ultime survivant. Plébiscité un peu partout sur la toile, j’ai été happé par la puissance du hype ! L’anime anti-moe par excellence qu’ils disaient ! Une sombre histoire d’un loser au chômage et endetté qui voudrait bien changer sa vie et décide d’y remédier en participant à d’obscures jeux organisés par la mafia locale (en espérant que je ne suivrais pas le même chemin) ! De la tension, de l’intensité, des rebondissements dans une série qui met « bêtement » en scène des jeux d’argent ? Banco ! Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Et je dois reconnaître que ça tient plutôt bien la route même si…

Bon, forcément, on ne peut évidemment pas zapper un point assez crucial quand on découvre Kaiji, un point qui peut faire débat quand on le regarde avec quelqu’un et qui peut même empêcher certaines personnes de sauter le pas : le design. Kaiji, l’anime, est laid. Très laid. Pas que ça soit « mal » dessiné en soit, mais le design est spécial, on va dire. Les personnages sont anguleux au possible, difformes et sont généralement assez …repoussant pour la plupart des gens. Et encore, je suis « content » d’avoir découvert l’univers de Kaiji par le biais de la version anime, vu que l’original, le manga débuté en 1996, semble encore pire à ce niveau là, vu que c’est – à contrario – vraiment pas super bien dessiné (du moins à ses débuts). Enfin, on sent que le trait est encore grave hésitant, que l’auteur ne maîtrise pas toujours certaines expressions. Mais soit, c’est l’anime qui nous intéresse.

On s’y fait. Les débuts sont difficiles, on reste perplexe devant un héros aussi… particulier, physiquement parlant. Coupe de cheveux très 80’, menton et nez en pique, habit un peu kitsh à notre époque… Puis ce n’est pas le seul, toutes les formes géométriques y passent, tout le monde y a le droit, sans exception. Ca choque, surtout dans une période remplie de choses kawai à souhait. Mais on s’y fait, surtout qu’outre ce design si particulier, le reste assure quand même pas mal. Pondu par le studio Madhouse (ce qui est plutôt signe de qualité en général, malgré mes maigres bases en cultures Anime), le résultat compense, à mes yeux, largement le design rebutant. Tout est très propre, sans grosse bavure, correctement animé et dessiné ; on sent qu’on y a mis un minimum de moyen et ça fait grandement plaisir, même pour un anime de 2007.

Mais passons à l’essentiel. Les jeux d’argent. « L’action ». L’intensité. Si Kaiji dégage une telle aura quand on parle de lui dans le milieu, c’est qu’il y a une bonne raison. Justifiée en parti pour ma part, assurément. Kaiji est un anime assez intense. Alors qu’on pourrait légèrement le prendre au second degré quand on connaît le pitch de base, on est assez rapidement rattrapé par la réalité : Kaiji est un anime qui prend régulièrement aux tripes. Le terme est peut être un peu fort, mais à mes yeux, globalement, j’ai vraiment eu droit à une histoire très prenante, avec beaucoup de moments forts… et quelques lourdeurs. J’y reviendrais.

Je me suis pris d’affection pour ce loser anguleux et j’avais envie de le suivre. Kaiji est humain après tout : il tente sa chance dans des jeux d’argent – légèrement douteux où tous les coups sont permis – car complètement désespéré de sa situation sociale, sait se montrer intelligent et posé… tout en faisant parfois des erreurs voir carrément des bourdes aux lourdes conséquences. Il se fera aussi facilement berner à cause de sa soif continuelle d’argent…et on se dit qu’on aurait parfois fait pareil que lui. C’est vraiment la grande force de l’anime : nous rapprocher de Kaiji, nous mettre à ses côtés pour mieux ressentir la pression qu’il endure. On le soutiendrait presque dans sa quête d’argent pour redorer son triste blason, on a envie de le voir progresser et de passer à l’étape suivante avec lui. Le personnage est plutôt approfondit et ça marche.

D’autant plus que Madhouse arrive vraiment à instaurer de l’intensité dans… pas grand chose, en apparence. On pourra trouver ça un peu ridicule avec du recul et/ou aux premiers abords, mais c’est assez grisant de voir Kaiji et les autres personnes dans la même galère que lui parier, au sens propre comme au figuré dans un sens, leur propre vie dans des jeux de hasard. J’ai aimé les voir monter des stratégies plus ou moins farfelues et risquées pour s’en sortir et donner tout ce qu’ils ont en eux parce qu’ils y croient à mort… malgré un facteur Hasard inévitable ; et les voir réagir par la joie ou une tristesse infinie en guise de conséquence à leurs actes. C’est cet aspect qui m’a beaucoup séduit, d’autant plus que la bande son accompagne franchement bien l’action. J’aurais du mal à expliquer concrètement pourquoi (Moi et la musique ça fait 2), mais autant écouter quelques morceaux pour comprendre de suite ce que je ressens.

Pire encore, et meilleur pour le spectateur, à partir d’un certain point, l’aventure n’hésite pas à prendre définitivement une tournure glauque. Ca m’a rappelé Saw (Comprenne qui pourra) même si je suis bien conscient que Kaiji lui est antérieur dans sa version papier. Mais ce côté juste malsain, avec des jeux qui prennent une tournure inattendue, ça surprend agréablement et ça change de ce que l’on a l’habitude de voir. Disons qu’avec le pitch de base, je m’attendais vraiment pas à ça et c’est pas plus mal, je redemanderai presque. Tout n’est pas rose dans le monde de Kaiji, on l’avait deviné, mais pas à un tel point…

Mais il y a une faille dans cette apparente réussite. Kaiji a une mise en scène plutôt réussie et efficace, oui, mais hélas un peu trop lourde quand même à la longue. Si dans les grandes lignes du scénario (Disons que si on prend chaque « point clé » de l’histoire), j’accroche grave et ça marche, il faut quand même admettre que Madhouse en a fait un peu trop, tout un pataquès pour pas grand-chose, afin de mettre en scène de simples jeux d’argent. Au début, ça fait sourire, puis ça devient prenant… Jusqu’à que la formule s’use à vitesse grand V et finisse par lasser voir même agacer. Pas trop, mais tout de même notable quand on veut s’attaquer à cet anime.

Kaiji joue beaucoup sur la répétition dans sa mise en scène : notre héros décrit en long, en large et en travers ce qu’il vit, son ressenti et sa façon d’aborder les choses (Parfois avec de belles métaphores imagées, c’est concept)  puis le narrateur ne va pas hésiter à en rajouter une couche en résumant la situation qu’on vient tout juste de voir… Sans oublier le point de vue de l’adversaire dans certains cas, quelques flashbacks inutiles et surtout cette volonté d’étaler à mort le récit en faisant passer une poignée de secondes (Du récit) en de longues et interminables minutes (Réelles), ne serait-ce que pour montrer un personnage poser une carte. Une putain de carte, limite si c’est pas étalé sur 2 épisodes complets.

Au début, comme je l’ai dit, ça passe. Mais arrivé au dernier arc scénaristique de cette première saison, pour être franc, j’avais envie de dire « Bon, fermez-là et jouez ! J’en ai un peu ras le bol de vos monologues interminables toutes les 5 minutes justes pour poser une putain de carte ! ». Dans le fond, j’accrochais toujours, mais on sentait que c’était poussif (J’ai un éclair de génie ! Comprenne qui pourra bis), que c’était pour rallonger artificiellement l’anime et arriver au chiffre standard de 26 épisodes. Tellement poussif que je suis sûr qu’on pourrait presque faire un Kaiji Kai en 13 épisodes, tout en gardant un minimum d’intensité.

… Et je dois reconnaître que ça me fait un peu douter pour la suite.

Est-ce que la saison 2 suit la même logique au niveau de la mise en scène ? Non parce que, force est de constater que le reste est un quasi sans faute malgré tout: ce n’est pas manichéen, Kaiji fait des erreurs et ne ressort pas systématiquement victorieux, on ne s’ennuie pas malgré les lourdeurs, l’OST déboite gentiment sa race, techniquement ça tient très bien la route et certains rebondissements valent leur pesant de cacahuètes. Mais passé l’effet de surprise, j’ai peur que la suite soit de plus en plus… indigeste, répétitive, leeeeeente et finalement lassante. On verra bien d’ici là quand cette saison sera bouclée.

It’s Speed Racer. Speeeeeed raceeeer !

Il arrive parfois d’avoir des aprioris sur tout et n’importe quoi. On s’intéresse vaguement au media en question, sans trop y croire. Puis vint l’épreuve des balles, les critiques. Pas super enthousiastes malgré quelques illuminés qui pensent l’inverse, le peu d’intérêt qu’on pouvait y porter finissait donc par retomber à 0. Puis le temps passe. Une nouvelle occasion de s’intéresser à ce média se présente à nouveau, à tête reposé. On hésite…

Puis un certain facteur X fait son apparition et vous dis de tenter le coup coute que coute. Finalement, curieux et intrigué, on regarde. Et là, la révélation. Claque dans la gueule, coup de cœur immédiat, plaisir énorme, regret de ne pas l’avoir vu plus tôt et incompréhension globale face à la majorité des critiques ; voilà ce qu’on peut ressentir à chaud après avoir vu certains films, dans le cas présent.

Speed Racer en fait partie.

Les frères Vako…Waquosk…ceux qui ont fait la trilogie Matrix n’ont pas une bonne réputation, justement à cause de la saga Matrix. Ca allait trop loin, ça aurait du s’arrêter au premier, etc. C’est un vaste débat dans lequel je ne m’aventurerais pas, ce ni l’endroit, ni le moment pour ça. Un jour, peut être, reviendrais-je dessus, mais seulement si j’ai le courage de rematter l’intégralité de l’œuvre. Forcément, par la suite, les voir adapter un manga des années 60 que personne ne connait chez nous à l’aspect visuel potentiellement douteux à première vue, ça ne donne pas envie de croire en eux, ça ne donne pas envie de leur laisser une seconde chance. Et pourtant ! Speed Racer mérite cette seconde chance, qu’importe si vous avez aimé ou non les tribulations de Neo au préalable.

Je ne vais pas m’étendre sur le scénario, je vais être concret : origine oblige et sous couvert de courses automobiles, c’est un film « pour enfant ». Mwarf, ça m’embête un peu de le considérer comme tel, car très péjoratif pour tout le monde, mais force est de constater que Speed Racer – à l’époque comme aujourd’hui – c’est avant tout un produit culturel pensé pour les jeunes, avec un scénario volontairement basique et cliché. Un bête « shonen » comme on en croise un paquet de nos jours : un héros en quête de reconnaissance avec l’apprentissage qui va avec, un rival, des bons sentiments comme l’amitié et l’importance de la famille et j’en passe ; on navigue donc en terrain connu. Mais je vous vois venir d’ici et vous n’avez pas tellement tort de vous poser la question : savoir qu’à l’origine c’est un manga pour gosse lui pardonne-t-il forcément son faible scénario et sa psychologie simpliste ?

Pas systématiquement, mais dans le cas d’un Speed Racer sous la tutelle des frères Wach…Matrix, le problème est contourné de façon …intelligente. Le mot est peut être fort, mais ces clichés, bien présents, ne sont pourtant jamais envahissant, ils sont suffisamment bien distillés au gré de l’aventure pour ne pas trop se ressentir. Ou du moins, les encaisser en gardant le sourire. L’univers est tellement original, l’aventure est une telle bouffée d’air frais dans le milieu du cinéma qu’on n’y fait franchement pas attention. On se laisse porter dans cet univers démentiel et grisant, d’autant plus que les acteurs sont plutôt justes (même s’ils n’ont pas vraiment de rôles très profonds) et l’humour est toujours présent, sans jamais être lourd. Que l’on ne me dise alors pas que Chim-Chim est imbuvable, c’est assurément le meilleur personnage du film.

Pour être honnête, je trouve l’expression complètement bateau mais il faut reconnaitre qu’il faut avoir encore un peu cette « âme d’enfant » pour profiter du film. Plus simplement, le design ultra coloré et retro de l’œuvre ainsi que cette volonté de mettre en avant le côté esthétique de la mise en scène des courses sont là pour nous émerveiller à chaque instant. Ce n’est pas une excuse pour masquer le reste, ce n’est pas cache misère, c’est là POUR ça, c’est voulu, c’est l’axe central autour duquel tout gravite. Que l’on connaisse ou non l’original, ça aurait peut être été nettement plus sobre, plus classique, plus… banal. Mais, peut être Wachowsky oblige, Speed Racer semble vouloir montrer aux spectateurs tout ce qu’ont les 2 frérots dans le ventre. Même si le postulat de base pue les aprioris douteux (Un Fast and Furious coloré ?), le film les efface à vitesse grand V pour laisser place à un spectacle unique.

Lisible. Malgré la débauche visuelle de couleur et le thème de la course automobile futuriste façon Mario Kart, la lisibilité de l’action du film est juste exemplaire. Jamais on ne se plaindra de passages tremblotant, d’un montage épileptique voir même d’une absence de visibilité à cause de cette profusion de couleur (qui ne sombre jamais dans le mauvais goût d’ailleurs). Je n’y connais pas grand-chose en technique propre au cinéma, comme les différents noms de façon de filmer et autres termes un peu pompeux et obscures pour la masse. Mais j’ai juste envie de dire que Speed Racer est un modèle de clarté, où l’on peut vraiment savourer chaque plan, chaque détail apporté aux décors selon la situation, décuplant alors le plaisir visuel à chaque instant.

Innovant. Parce qu’à chaque instant, justement, le film ne cesse de se montrer particulièrement abouti dans sa technique et surtout cherche toujours à apporter un « petit quelque chose » dans sa mise en scène, comme une volonté de vouloir s’affranchir des codes du genre. Une idée, un concept, une référence ; rien n’est laissé au hasard.

Comment ne pas citer ce clin d’œil appuyé et génialement réalisé aux jeux vidéo de course et leur fameux mode « Ghost » ? Ce mode où l’on affrontait un fantôme du meilleur temps du circuit, dans l’espoir de voir en temps réel sa progression. L’idée est que Speed Racer, le héros, tente de dépasser son défunt frère pilote lors d’une course « de routine ». S’en suit alors une course poursuite « virtuelle » entre un Speed déterminé à battre le record fraternel et le souvenir de son frère matérialisé par ce fantôme. Je vous rassure, c’est l’une des premières scènes du film, pas d’alerte spoiler, donc. De quoi commencer sur les chapeaux de roues cela dit…

Je pourrais aussi aborder la scène d’ouverture où le jeune Speed, encore  à l’école, rêvasse légèrement d’une future vie de pilote de course, au lieu de faire ses maths. A ce moment, plongé dans son rêve accoudé à son bureau, le voilà au fur et à mesure projeté dans une course qui se dessine littéralement sous nos yeux, avec le style crayonné qui avec naturellement avec. Impressionnant… Comme de nombreuses autres scènes du film, en somme. Même les quelques scènes d’action « à pied » sont aussi soignés que le reste et n’hésitent parfois pas à balancer eux aussi leur propre idée pour se démarquer avec brio (Mouvements de caméra audacieux, esthétique subitement très « manga », etc.).

Un Scott Pilgrim avant l’heure, en fait.

Et comme si ça ne suffisait pas, le rythme n’en souffre aucunement. J’aurais éventuellement souhaité voir plus de courses (pourtant pas fan du genre mais c’est tellement bon), mais l’équilibre entre ces courses, les phases de dialogues pour faire avancer l’histoire, les bons sentiments et l’humour enfantin est tellement juste qu’on s’en contentera largement. En fait, à mes yeux, les Wachowsky semblent avoir trouvé la formule idéale pour adapter un manga en film Live. Chapeau.

Speed Racer, c’est un gros trip, pour faire simple. Je l’ai pas regardé pour le scénario (même s’il passe bien) mais juste pour cet esprit bon enfant totalement assumé, convivial dans lequel on se balade constamment avec un grand sourire et surtout cette débauche visuelle à la fois hallucinante et maitrisée. Mais alors, pourquoi un accueil si froid ? Je crois que ça me dépasse, mais peu importe. Même si…

En fait, j’ai parfois l’impression que certains n’ont pas apprécié ce film parce que c’est un… film, en plus de « faire suite » à Matrix Revolution. On aurait mis un gros studio d’animation réputé derrière et on aurait fait un long métrage d’animation tiré de cette série et … j’ai quand même la furieuse impression que pour un résultat similaire mais dessiné, on aurait été nettement plus clément avec lui, voir carrément positif. De la à dire que c’est en partie fondé et plausible, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais tout de même pas.

Mais qu’à cela ne tienne, Speed Racer est un bijou, un chef d’œuvre ou je ne sais quel superlatif masturbatoire qu’il conviendra de lui dédier. Mais le pied prit à la vision du film fût grand et c’est bien ce qui compte.

Gainax et le Secret d’une Bonne Série

Vingt et un ans.

C’est le nombre d’année qu’il m’aura fallu pour découvrir enfin le premier anime d’un studio ayant une renommée qu’on ne présente plus de nos jours. Gainax. Evangelion, Gurren lagann, Kare Kano, Fuli Culi Panty and Stocking, forcément ! Et j’en passe. Studio que tout le monde, connaissant un minimum le monde de l’animation japonaise, a forcément entendu parler au moins une fois dans sa vie. Pour son style particulier, pour ses œuvres singulières, sortant un peu de la masse, reconnaissables entre mille. C’est donc un peu en partant de cet état de fait et poussé aux fesses par les mérites d’une obscure personne que j’ai décidé de colmater ma culture japanim’ avec Nadia et le Secret de L’eau Bleue, première série tv du studio. Et force est de constater que ce voyage dans le temps de 21 ans aura été fort agréable, malgré un coup de vieux prévisible et inévitable.

Nadia et le Secret de l’Eau Bleue, c’est l’histoire de Jean, un jeune inventeur français (Et ça fait plaisir !) en tout genre qui rencontre Nadia, une jolie jeune fille mais esclave d’un cirque au cœur de notre ville représentative aux yeux du reste du monde : Paris. Nadia n’a qu’une seule envie : découvrir ses vrais parents, puisqu’orpheline et prisonnière du cirque. Quant à Jean, il souhaiterait explorer le monde grâce à ses inventions, surtout dans le domaine de l’aviation.

Bingo, ça tombe bien : Jean découvre que Nadia, en plus de vouloir partir pour l’Afrique pour retrouver ses racines, est poursuivit par d’obscures personnes mal intentionnées cherchant à dérober le bijou que porte Nadia, une étrange pierre précieuse qui brille quand le danger rôde, tel Spiderman et son Spider-sens. L’occasion était trop belle : Jean embarque Nadia sur son prototype d’avion (pour rappel, nous sommes en 1889, l’avion n’existe pas encore officiellement) et vont tenter de rejoindre l’autre continent par tous les moyens. A partir de là commence leurs péripéties, entre rencontres étranges, exploration à travers le monde et révélation sur le passé de chacun.

Et c’est ça qui m’a rapidement plu dans cette série.

Cette aventure avec un grand A, ces références à des œuvres comme 20 000 lieux sous les mers ou même Moby-Dick ; cette ambiance « fin du 19ème/début du 20ème siècle » typique avec ces nombreuses inventions en tout genre, notamment  pour l’aviation et cette fameuse quête de l’homme qui veut dompter le ciel. C’est tellement peu courant de croiser ça dans le paysage audiovisuel que ça fait un bien fou, c’est une grosse bouffée d’air frais qu’offre la série après quelques épisodes pour se mettre dans le bain.

Les personnages ont de la gueule (le design 90’ a toujours autant de charme et techniquement, la série tient encore globalement la route, malgré ses quelques errances coréennes), on s’y attache toujours un peu pour X raisons parce que la Gainax a réussi à suffisamment bien les développer pour qu’ils soient tous utiles, intéressants, drôles et possèdent tous leur « moment de gloire » au moins une fois dans la série. Et mine de rien, c’est déjà un très bon point, ça donne toujours l’envie de suivre leurs aventures, de savoir où ils vont atterrir cette fois ci et par quel moyen ils vont s’en sortir.

Il est vrai qu’à première vue, on peut redouter un côté enfantin, un peu neuneu de la chose avec une aventure assez superficielle (surtout avec le postulat de base « Nadia & Jean contre les méchants qui les poursuivent ») mais … Nadia sait cultiver les moments forts en émotions. Sans verser dans le mélo non plus – le ton de la série restant globalement léger – la série aborde de nombreux thèmes assez matures en fait. La vie, la mort, la nature et l’impact de l’homme dessus, le sens des responsabilités et j’en passe ; tout est intelligemment développé pour apporter son lot de passage pas mal mémorable, qui dévoile une série plus adulte et un scénario plus complexe qu’il n’y paraît. Mais, justement…

La série n’a pas une construction parfaite. Preuve d’un premier essai encore hésitant, Nadia souffre d’un problème de rythme évident. Sans trop spoiler, j’ai surtout noté une grosse baisse de rythme (et de qualité, fatalement) pendant une dizaine d’épisode à partir de l’épisode 23. Baisse où il ne s’y passait pas grand-chose, où l’on changeait d’ambiance un peu trop radicalement après la grande réussite des épisodes précédents et de leur montée en puissance. Et accessoirement, Dieu que je déteste les épisodes chantants, ça devrait être proscrit dans les séries TV.

C’est encore plus flagrant quand on passe aux derniers épisodes, juste après cette baisse donc, qui remonte RAPIDEMENT (trop, à mes yeux, 5 épisodes après du vide pour tout conclure dans les normes, c’est trop peu) le niveau de la série à un stade presque épique. Ca prend une tournure intéressante, riche en rebondissements, en révélations et en scènes marquantes. Une bonne grosse montée en puissance qu’on n’avait pas vu depuis trop longtemps au sein de la série et c’est un peu ça le reproche que je peux lui faire : c’est quand même sacrément abrupte au niveau du rythme, on passe vraiment du tout au rien en peu d’épisode, l’intrigue a du mal à correctement se mettre en place.

D’ailleurs, en parlant de tout ça, quand on regarde cette série maintenant et surtout après avoir englouti Evangelion, on sent clairement les bases de celui-ci. Que ça soit dans la façon de traiter certains aspects des personnages ou la tournure que prend le scénario arrivé à un certain stade de la série, on sent clairement la future patte du studio… A noter tout de même une fin réussie dans le cas présent, loin du mindfuck sous acide d’un Evangelion. Guère originale, mais bien orchestrée, comme on la souhaitait secrètement au fur et à mesure des 38 épisodes précédents : Gainax fait dans le conventionnel, mais le fait franchement bien. On aurait aimé rester un peu plus longtemps avec Nadia et Jean, mais eh, relativisons un peu parce que dans le fond, je préfère ça au lieu de la surexploitation un peu honteuse d’Evangelion.

En parallèle à ça, série datant des années 90 oblige, la VF est franchement aléatoire. Ou plus simplement : on y retrouve des voix principales pas mauvaises en soit, plutôt bien joués  mais dès qu’on s’attaque aux personnages moins importants, c’est le grand festival du n’importe quoi. On se retrouve avec un comédien de doublage pour faire 10 personnages « non important » mais qu’on reconnaît au bout de 5 secondes et des voix stéréotypés complètement hors de propos pour des personnages quand même un minimum important. Au hasard… NEMO. Non, pas l’obscure personne précédemment cité (même si…), mais la VF du courageux capitaine prête sérieusement à rire. Une voix légèrement pincée du nez, très surjoué au point d’en devenir ridicule (Une sorte d’air « hautain » très cliché), j’en venais presque à me foutre de sa gueule une fois sa scène « clé » terminée, en l’imitant facilement. Bien que ce genre de soucis n’est pas un cas isolé (hélas), globalement, ça passe assez bien et on finit par s’y faire (même si ça ne s’améliore pas non plus mais ça a le mérite d’être pareil du début à la fin).

A noter, pour le fun qu’il y a un point commun entre ces 2 personnages :

Montrer »


(A gauche, le Capitaine Nemo de Nadia, à droite,
Lord Genome de Gurren Lagann)

Ils ont le même doubleur français et … Il est méconnaissable dans Gurren Lagann par rapport à son rôle dans Nadia. Comme quoi, 20 ans de carrière dans les pattes entre le doublage de ces 2 séries, ça a quand même du bon, tant le fossé est énorme.

Et puis, pour boucler cet aparté concernant la version française, un point qu’il me semble important de souligner : Nadia ne sortira sans doute jamais en DVD chez nous pour pleins de raisons. Elle existe pourtant au Japon et aux USA (Non censuré ?) mais ça semble très mal barré pour une sortie chez nous. Œuvre des années 90 oblige, comme pour la VF, elle a subit la vague de censure à la truelle lors de son arrivée chez nous : censure du sang, censure de maillots de bain, censure de sous entendu un peu dur pour les enfants de 10 ans ; le montage TV est un pur massacre comme on en voyait souvent à côté (Ah, Dragon Ball, St Seya et Ken le Survivant…). Mais…  Pour je ne sais quelle raison, un miracle est arrivé. Pour sa dernière diffusion à la TV (il me semble), Game One – la chaine qui aujourd’hui se résume à KikoololTV ou NarutoTV pour les intimes – veut marquer un « grand coup ». Le temps de 4 soirées fin Avril – début Mai 2001, la chaîne diffusera l’intégrale de la série Nadia en version… restaurée.

Toujours en VF mais pas de générique français (et c’est pas une grosse perte), réinsertion de TOUTES les scènes coupés avec VOST quand il le faut (même si passer de VF à VOST au sein d’un même épisode, ça fait bizarre), rectification des erreurs de montages (soit de la VF, soit de la VO même) et j’en passe ; c’est un véritable travail d’orfèvre que j’ai découvert récemment, un travail qui impose un respect monstre face à cette unique personne qui a passé à l’époque de nombreuses nuits blanches pour satisfaire les fans, et uniquement eux. Le résultat était juste là pour sa diffusion TV et n’a jamais été rediffusé depuis ni même repris pour une quelconque édition DVD. Et c’est ainsi que l’on peut découvrir Nadia aujourd’hui.

Oui, on passe dans l’illégalité dans un sens (vu que les DVD n’existent pas et les rares VHS sont de toute façon issus de la version TV « charcutée » ) et d’un point de vue technique, on ne devra que se contenter que d’un « VHSRip » de ces 4 soirées (trouvable facilement en torrent donc) mais rien que pour saluer l’effort fournit par la chaîne il y a 10 ans de cela, ça vaut clairement le coup de mater la série en VF/VOST aléatoire. C’est un bien pour un mal. Mais à coup sûr un geste que je ne regrette pas. On peut d’ailleurs trouver un historique de tout ce travail de restauration assez unique sur le site officiel du monteur : http://www.fenarinarsa.com/nadia/

Au final, Nadia et le Secret de l’Eau Bleue est une série à laquelle on peut reprocher pas mal de chose, soyons honnête. En partie dû à son âge, forcément, mais aussi dans sa forme pure et dure, perfectible, sentant clairement les premiers pas difficiles d’un studio encore tout jeune. Mais force est de constater qu’il reste avant tout une série franchement plaisante, de part son thème exotique, qui fait du bien même aujourd’hui quand on voit les thèmes abordés dans les animes récents. Je ne parle pas, et donc ne remet pas en cause, forcément de la qualité de ces animes, mais plutôt d’un certain état d’esprit radicalement différent d’il y a 21 ans.

Logique me dira-t-on, mais je regrette que des animes tels que Nadia n’aient pas plus de descendants à l’heure actuelle. Ce côté « grande aventure », où l’on aime suivre nos jeunes (et moins jeunes) héros au travers d’un monde qui fait parfois rêver avec une certaine profondeur scénaristique, de bons personnages pas mal développés (dont pas grand monde n’est à jeter) ; c’est quand même bien rare. Sans doute pas inexistant, mais difficile d’en croiser maintenant.

Mais qu’à cela ne tienne, la série mérite encore d’être vu aujourd’hui. Parce qu’elle regorge encore de qualité et qu’il est toujours intéressant de voir l’évolution d’un studio d’animation japonaise. Mais un peu comme le disait l’homme bicolore concernant Six Feet Under : ne tardez pas trop quand même, la série commence franchement à vieillir.

Soul Eater: J’en reprendrai bien une tranche

Changeons un peu de registre ! Habituellement cantonné aux jeux vidéo, tentons cette fois-ci de décortiquer un anime relativement récent que j’ai pu visionner dans son intégralité dans la langue de Sarkozy. Vous l’aurez évidemment deviné, c’est bien Soul Eater qui passe sur le billard, après être passé dans le bilan 2010 ! Exercice un peu plus difficile, vu la longueur de la série et donc des différentes choses à aborder tout le long, tout en évitant d’en dire trop, sous risque de lasser et de « spoiler ».

A noter pour ceux qui serait méfiants quant à la vision de cette vidéo: elle ne spoile quasiment rien. Pour éviter au maximum que ça arrive, j’ai seulement utilisé les 9 premiers épisodes comme support visuel, là où l’histoire n’était pas encore vraiment lancé. On pourra toujours chipoter parce qu’on voit tel ou tel personnage en avance et tout, mais si on commence à partir dans cette voie là…

Cependant, même si c’est un peu moins funky sans les images (surtout pour les extraits d’épisodes) , j’ai fait une version en mp3 pour ceux qui voudraient écouter ça dans les transports (si vous avait un peu plus de 11min à griller…).

Ah, et pour ceux qui aurait la flemme d’écouter – too long, didn’t re…listen, lol -, mon avis en 2 mots: ça. tue. Voilà qui est dit.

Evangelion: Let the mindfuck begin…

Eh non ! Toi, visiteur paumé sur cet énième blog, qui pensait sans doute trouver via le titre de cet article un énième billet ventant – ou non – les mérites du remake Rebuild of Evangelion, encore tout frais dans les esprits des fans avec la sortie du 2ème film dans sa version 2.22, tu te trompes ! (Mais ça sera quand même référencé dans les moteurs de recherche, ça m’arrange. Et je vais même en profiter pour rajouter « Hentai Rei Ayanami », parce que vous n’imaginez même pas ce que peuvent taper les gens sur Google).

Etant particulièrement à la ramasse en ce qui concerne la Japanim’, je n’avais donc jamais vu – du moins de manière sérieuse et pas 2/3 épisodes « comme ça vite fait en zappant » – Evangelion, la série originelle, celle qui dure 26 épisodes.

15 ans ! C’est le temps qu’il m’aura fallu pour rattraper mon retard. Mais qu’importe, c’est l’un des piliers du genre qui manquait principalement à ma culture Otak’, en plus des films Gundam 0079, visionné il y a un an de cela. 15 ans, c’est que ça tomberait relativement bien en plus, vu que l’histoire d’Evangelion commence du côté de Shinji, 15 ans après le terrible évènement, le Second Impact. Curieux parallèle involontaire, faut croire que, à défaut de m’appeler Manu, c’était peut être mon destin.

A vrai dire, j’ai du mal à savoir par quoi je vais commencer.

Je ne vais pas m’emmerder à faire l’habituel paragraphe « Mais de quoi ça parle, au cas où je n’aurais, moi lecteur, jamais entendu parler d’Eva ? », cet article sera potentiellement bardé de spoiler plus ou moins important (même si je ne vais pas m’amuser à retranscrire textuellement chaque épisode non plus), afin d’essayer de comprendre un peu pourquoi Evangelion a effectivement ce statut d’œuvre culte, c’est incontestable, et pourquoi le rush de fin m’aura fait enfiler un tube complet d’aspirine en une soirée. Tant pis si ça ne permet pas à certaines personnes de lire l’article, mais fallait que ça sorte, même si ça sera peut être un peu décousu, tellement il y a MASSE de chose à dire.

La première impression que laisse Evangelion quand on la débute (soit ~13 épisodes), c’est l’impression de voir autre chose que ce que les fans ont essayé de nous vendre. Evangelion est un anime de mecha qui débute de façon classique, loin de l’idée qu’on peut s’en faire. L’histoire est somme toute assez simple à suivre (mais très plaisante), les personnages sont plus ou moins développés (Shinji n’est pas si pleurnichard que ça d’ailleurs, ça m’étonne grandement vu sa « réputation » et Asuka est une grosse pute, c’est dit) et les phases d’action, bien qu’assez rare, jouissent d’une mise en scène maîtrisée, encore potable techniquement même aujourd’hui, malgré la réutilisation presque obligatoire de certains plans de temps en temps. Mais le fond reste léger.

Je m’attendais directement à une histoire très complexe, avec un background très riche, plein de passage gavé en émotion comme le laissait transparaitre les pavés de fanboy qu’on trouve sur la toile pour au final se retrouver avec… presque l’opposé.

Et pourtant ! Cette partie commence fichtrement bien quand même. J’ai trouvé l’univers intéressant, toujours à se demander qui sont ces foutus anges; j’ai bavé devant le physique de Misato, la qualité du design des mecha (je dois être le seul à avoir acheté à l’époque des figurines Evangelion sans même avoir vu la série, juste parce que le design pue la classe), du charisme et de la violence que l’EVA 01 dégage une fois entrée en mode Berserker . Et j’ai même constamment jubilé à chaque scène d’action – d’autant qu’assez rare en général – parfaitement orchestré par la Gainax, avec une bonne animation, une mise en scène abouti et une musique parfaitement adapté (Ah, le premier combat de l’EVA-01 ou le passage en « Mode Synchro » entre Asuka et Shinji, miam).

Bref, de quoi commencer sur les chapeaux de roue, comme on dit, pour se préparer en douceur à la suite. Mais ce n’est justement rien en comparaison avec cette suite. « Faute » à un scénario classique dans le fond, un développement scénaristique très long (sans que ça en devienne désagréable non plus, bien au contraire, mais certains épisodes font un peu « bouche trou », ou filler comme on dit dans le milieu) et un côté Sentaï « Oh, un ange débarque, vite, filons dans nos robots lui botter le cul ! » assumé (et plaisant, j’aime les sentaïs) mais surprenant par rapport à l’idée que je me faisais de la série.

Donc oui, rien à voir avec la suite, qui prend une toute autre tournure. Plus violente, plus sombre, bardé de référence, un scénario qui décolle enfin… Une tournure intéressante, partiellement excellente mais difficile à suivre.

Achtung, nazi en vue !

Ah les références religieuses ! Gros trip complètement intégré à la série; la Bible et autres références au Créateur arrivent en masse par la suite – même si quelque peu esquissé au début – et ce, jusqu’à la fin. L’entité Lilith retenue dans la NERV, les « Anges », le nom Evangelion en rapport avec Eve/l’évangile, les explosions en forme de croix funéraire, la Lance de Longin… C’est intéressant, le parallèle avec les histoires d’Adam, de Dieu et j’en passe sont parfois bien trouvées, mais dans le fond, j’ai eu l’impression (je veux bien croire le contraire) que c’était plus pour donner un pseudo double sens de lecture bonus que d’être un véritable élément scénaristique (Après, comprendre les références avec Wikipédia sous le coude entre 2 épisodes, c’est sympa aussi).

Cette surabondance de référence biblique accompagne aussi le développement du scénario, qui prend énormément d’ampleur, d’épaisseur (plus ou moins « acceptable », ça dépend de chacun), des retournements de situations, des complots à toutes les sauces (le groupe SEELE, j’ai pas tout capté…), des morts en pagaille (Ah, Kaji, je t’aimais bien) pour arriver à des moments prenant. Même si parfois, on sent qu’ils n’ont pas eu les couilles d’aller jusqu’au bout…

Un petit exemple : l’épisode 18 est absolument brillant… Jusqu’à que les dix dernières secondes gâchent un peu tout. On nous dévoile que le Fourth Children est Tôji, un ami de Shinji. Celui-ci ne le sait pas encore. Tôji prend contrôle de l’EVA-03, mais en perd rapidement le contrôle, puisque possédée par un Ange. S’en suit alors un combat particulièrement violent, sanglant où Shinji, se retenant de tuer un EVA pilotée par un humain, assiste par la suite impuissant à son massacre lorsque l’EVA-01 est de nouveau contrôlée par une IA possédant la personnalité de Rei, la Dummy Plug. Le combat s’achève sur la destruction de l’Entry Plug, de la propre main de l’EVA-01, ne laissant que très peu de chance à son pilote de survivre… Et il a fallu qu’il ait cette chance !

Ce n’est pas grand-chose, mais faire un Shinji partiellement coupable de la mort de son ami sans qu’il le sache, ça aurait été très fort émotionnellement, et aurait bien perturbé notre héros. Au lieu de ça, il a fallu que ça finisse un peu mieux que ça, avec un Tôji quasi flambant neuf, mais un Shinji quand même traumatisé. Dommage, car c’est malgré tout un des meilleurs épisodes de la série.

Et puis en dehors de ça, comment ne pas aborder la, tant redoutée, fin de la série, en particulier ses 2 derniers épisodes sous acide. Je crois que je ne suis jamais autant resté perplexe devant la fin d’une série. 2h après l’épisode 26 bouclé, j’étais encore en train de repenser à ça, à essayer de comprendre ce que j’ai vu. Je crois que c’est peine perdu.

Si à partir de l’épisode 21, l’histoire se complique donc davantage comme dit précédemment (Le plan de Gendô, les révélations/flashbacks à propos de la NERV, le groupe SEELE et son apparence assez… particulière (SOUND ONLY) ), elle n’en reste pas moins encore un tant soi peu compréhensible. Les grandes lignes, quoi.

Mais à partir de l’épisode 24, avec l’apparition éclaire de Kaoru le dernier Ange, tout s’enchaine. Le plan secret de Gendô s’active et là, c’est la débandade. Le passage le plus étrange de la série. Celui où l’on ne comprend plus grand-chose, où tout s’enchaîne sans laisser au spectateur le temps de tout réorganiser dans sa tête, devenu un lendemain d’Hiroshima en quelques instants. Succession d’image fixe, dessins crayonnés, interrogatoire des personnages principaux de la série par on ne sait qui, sans comprendre la raison de ce passage, des flashbacks, des hallucinations à base de « What if » décrivant des univers parallèles…

C’était trop pour moi. Je n’ai pas spécialement apprécié, accroché à ces épisodes, très – trop – denses (enfin, le dernier tiers de la série est globalement très dense en info/développement scénaristique) et passablement longuets/répétitifs. Et puis surtout, le problème principal, c’est que cette fin est frustrante. Parce que ça finit « sans prévenir », sans vraiment répondre à nos questions, sans vraiment terminer l’histoire et parce que ça finit sur une scène tellement hallucinante qu’elle parait complètement hors sujet, en décalage total avec le reste de nos attentes. Certains diront que c’est une force.

Je ne dis pas que j’aurais absolument voulu un vulgaire combat comme n’importe quel Shônen de baston, genre Eva VS Réincarnation de Dieu (Quoique, soyons fou, pour le fun, façon Gurren Lagann), mais un truc un peu plus terre à terre sans être trop simpliste aurait fait l’affaire.

Un mal de crâne ?

Après, tant pis pour les réponses. Je sais que pour la plupart des questions, je n’aurais jamais la réponse (Bon okay, je vais sans doute aller voir quelques théories de fan, pour le fun) et que dans le fond, je m’en tamponne légèrement. Disons que je prends la série telle qu’elle est, sans chercher à la disséquer, à débattre sur la portée psychologique du bousin. Ce genre de truc me passe au dessus du crâne.

Et je sais qu’End of Evangelion n’arrangera rien (même si le visionnage est prévu) et que les Rebuild ne sont qu’un reboot (Visionnage prévu aussi, mais là, j’ai d’autres raisons qui me poussent à les regarder).

Oh, tout ça pour dire que ça n’en reste pas moins une excellente série. Bien qu’imparfaite par ci par là, j’ai globalement pris mon pied, le scénario est quand même sacrément bien construit (tant pis pour ce qui restera flou) et les personnages, tout comme les mechas, ont un sacré charisme à revendre, ce qui n’est pas donné dans le domaine de l’animation japonaise.

Mais bon sang, cette fin…

Oh mein Gott, ein Artikel über die Nazis!

Que ça soit dans le trio infernal (pour généraliser légèrement) qu’est le Manga/Les Jeux vidéo et le cinéma (et tout ce que ça peut englober), il y a toujours eu cette source presque inépuisable, celle dont on s’inspire souvent sans vergogne, malgré ses origines franchement douteuses : les Nazis.

Grand fléau de notre siècle précédent, les nazis ont pourtant tellement marqué les esprits qu’ils sont devenus – en dehors de l’aspect historique – la représentation quasi symbolique du mal absolu, au même côté de l’Enfer, dans un sens. Mettre en scène les nazis, c’est toujours dans le but de représenter le « grand méchant » de l’histoire, et jamais l’inverse (sauf, éventuellement, dans les productions pro-nazis, mais là, c’est un autre registre…). Et c’est alors qu’en exploitant cette triste période de notre histoire qu’on a «crée» (enfin, développé à notre sauce) un univers, un background assez… fascinant je dois dire. C’est assez difficile à expliquer, mais même en tenant compte des atrocités faites à droite à gauche pendant la WW2, les nazis sont une source infinie d’idées en tout genre. Et je dois admettre que j’adore ça. Les exemples ne manquent pas en plus.

D’un côté, on a l’aspect légèrement satirique, caricatural du « mythe » qui est exploité à droite à gauche : il suffit de voir la représentation d’Hitler dans Inglorious Bastards, sorte de pitre à la moustache carrée, pour s’en convaincre. On abandonne le côté réaliste/historique pour se tourner vers une farce mettant en scène des super héros improvisés contre le grand méchant à moustache et son empire. On le vulgarise, on le ridiculise. Dans le même genre d’idée, même si je ne l’ai pas vu, il y a Dead Snow, avec des norvégiens qui passent des vacances à la montagne et qui se retrouvent nez à nez avec des nazis zombies. Le film doit être…amusant. Enfin, c’est une preuve qu’on exploite le mythe avec un second degré déconcertant.

De l’autre, et c’est ce qui me fascine le plus dans cette « exploitation », c’est (et surtout celui là) ce côté « mystique ». On le sait malheureusement bien, mais le côté « secte » des nazis ; couplé aux expériences parfois horrible qu’ils ont commis sur les êtres humains et les animaux, ça donne forcément un paquet d’idée à tous le monde. Qui ne se souvient pas d’un des boss de Wolfensein qui n’était ni plus ni moins qu’Hitler dans une super armure équipée de Gatling ? Pire encore, les créatures et armes crées par les nazis dans les opus suivant (Return to Castle Wolfenstein et Wolfenstein tout court sur PC/PS360) : le Tesla Gun, l’arme crachant de l’électricité ; l’amulette qui permet de voyager entre les dimensions, les invocations de démons, squelettes, fantômes sous les ordres du 3ème Reich. Un peu comme le manga Hellsing (et son adaptation en Anime, Hellsing Ultimate) qui met en scène la montée du 4ème Reich (ou renaissance du 3ème, si on veut) par un des derniers Nazis, 50 ans après la fin de la WW2. 50 ans qui lui ont permis de se créer une armée de zombies, de goules, de vampires, de loups garous à ses bottes. Sans compter le fait qu’il n’est lui-même plus un être humain, grâce au talent d’un de ses subalternes !

Dans ce même registre, on y trouve aussi Iron Sky, film à moitié amateur pas encore sortie, qui met en scène le retour des Nazis 60 ans après la guerre … en provenance de la Lune ! Et comment ne pas oublier les Nazis d’Indiana Jones, à la recherche du Graal…

Ce côté « Conquête du monde par les moyens les plus fous », c’est ce que j’aime.

Alors oui, le sujet est parfois sensible (Godwin am here) et je ne me lasse pas des confusions entre le symbole nazi avec celui d’origine, la Svastika (On se souviendra des longs débats sur les forums d’otaku sur la justification de ce symbole sur certains personnages de manga comme Naruto (Neiji), One Pièce (Portas D. Ace) et Bleach par exemple (la technique du « Bankai », qui en Japonais, s’écrit en partie avec le symbole de la Svastika, l’opposé de la croix gammée, vous suivez ?)) mais Dieu que c’est bon. Je crois qu’avec les zombies et les extraterrestres, on a la meilleure source d’inspiration pour faire l’ennemi numéro 1.

D’une manière générale, c’est aussi cette façon de revisiter l’histoire qui me fascine (histoire que ceux qui lisent ça ne pensent pas que je suis moi-même nazi …), un peu comme dans Watchmen qui revisite la guerre froide (Oui Watchmen, j’y tiens. D’ailleurs vivement le remake avec Rorschach le juif à la cagoule contre l’armée d’Hitler !). J’ai toujours un faible pour les médias qui mettent en scène un scénario « alternatif », un « Et si ça s’était passé comme ça…». D’ailleurs, j’avais bien aimé le scénario de Command and Conquer : Alerte Rouge ; où les gentils avaient crée une machine à remonter le temps pour retourner dans le passé et tuer Hitler. C’estd’ailleurs pour ça que je garde un œil sur le sympathique – à première vue d’après les retours des joueurs – The Saboteur dans lequel on joue un Irlandais parti se venger des Nazis, pendant la WW2, dans notre belle France façon caricaturale et en noir et blanc style Sin City. Classe.

Ce qui me fait penser que le « mythe » va probablement durer encore un bon bout de temps : je ne serai alors pas étonné de retrouver dans une vingtaine d’année, des films (nouveau ou remake) mettant en scène des nazis (D’ailleurs, ça manque de scénario « Nazis dans le futur »…) dans toutes sortes de situations, alors que la WW2 ne sera qu’un lointain passé, les survivants actuels de cette guerre alors tous décédés depuis longtemps et que les jours fériés liés à cette guerre auront probablement disparu. Et moi, je serais toujours là pour les savourer.