Podcasters Assemble #3

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Avec un bon gros mois de retard dans ce que nous avions prévu, on commence quand même 2013 avec notre 3ème podcast en grande partie dédié à quelques lectures récentes chez Marvel, malgré une petite touche de Batman, parce qu’on aime tous un peu Batman. Toujours avec Gemini en co-pilote.

Au programme, dans ce podcast qui dure pas loin d’1h40 au total :

Et comme toujours, la version Youtube pour le streaming:

Découvrons DC Comics avec… The Dark Knight Returns

Pour être franc, je ressens toujours une certaine crainte envers une oeuvre « ancienne » qu’on aura tendance à plébisciter, comme une oeuvre « culte », « fondatrice », immanquable. Pourquoi ? Parce que qui dit « ancienne » dit surtout, pour moi, « j’arrive après la bataille » et que je redoute souvent de ne pas savoir apprécier l’oeuvre en question à sa juste valeur, de passer à côté du truc. Je ne remets donc pas en cause sa qualité propre, mais  bien ma capacité à l’apprécier X années plus tard. Dans les comics, dont c’est le sujet aujourd’hui, c’est assez flagrant dans la mesure où certaines choses propres au genre ont beaucoup évolué en quelques décennies, rendant de plus en plus difficile la lecture de vieux ouvrages. Narration, profondeur du scénario, découpage, dessin… J’en avais parlé il y a quelques temps avec ma lecture du DC Comics Anthologie sorti chez Urban et ses nombreux récits intéressants sur le papier, mais finalement assez plats et ayant réellement perdu de leur saveur, leur intérêt 30 à 50 ans après. Certes, il y a le contre exemple… qui confirme la règle.

Watchmen a été une bonne claque. Même si je l’ai lu – sans doute – sans réellement comprendre toute la profondeur du récit, son grand âge (1985) ne m’a finalement pas tant rebuté: le dessin est vieillot mais reste regardable et le scénario à base de déconstruction du mythe du super héros fonctionnait encore très bien aujourd’hui. Le découpage et la narration non « conventionnels » par rapport aux comics du genre « mainstream » (Le fameux « 9 cases ») aidant sans doute beaucoup, j’imagine. J’en viens donc naturellement à une autre oeuvre emblématique de la même décennie, un « immanquable » quand on aime le personnage m’a-t-on dit, de part sa grande qualité globale et son auto-suffisance vis à vis de son univers. Aujourd’hui, parlons de The Dark Knight Returns.

Nous sommes en 1986. Afin de clore une certaine époque dite « révolue » pour l’industrie des comics mainstream de super-héros, il fallait « passer à autre chose ». Il fallait faire monter le média à un stade supérieur, lui montrer qu’il pouvait développer une certaine richesse vis à vis des autres arts, montrer qu’on pouvait écrire quelque chose d’adulte avec des gars qui s’habillaient en slip pour sauver le monde. Et puis, d’une certaine manière, afin « d’accompagner » le reboot de l’univers DC de 1985 (Crisis on Infinite Earths, qui remettait à zéro 50 ans (déjà !) de continuité en annihilant un peu (mais pas pour longtemps) le concept casse gueule des terres parallèles); The Dark Knight Returns finissait à sa manière les 50 ans de Batman, avec une sorte de « chant du signe » du personnage, avant d’avoir son pseudo reboot quelques années après avec Batman Year One, qu’on peut définitivement prendre comme le nouveau point d’entrée dans cet univers. Evidemment, il est toujours utile de préciser que, au delà des acronymes identiques, Rises n’a strictement aucun rapport avec Returns.

Au commande, Frank Miller, autant dans le scénario, que dans le dessin. Ça vous dit forcément quelque chose… Artiste controversé pour ses avis politiques, il a réalisé quelques travaux plus connus du grand public grâce (Encore et toujours) aux adaptations cinés comme 300 par Zack Snyder ou l’excellent Sin City. Et plus récemment avec Terreur Sainte, comics de super-héros dans lequel un pseudo « clone » de Batman part affronter les méchants terroristes d’Al-Quaïda (Et dont ce faux Batman devait être le vrai à l’origine, mais DC Comics ayant refusé tout lien avec son héros fétiche pour ne pas salir son image). Autant dire de suite qu’on a droit à une patte graphique et scénaristique somme toute assez… particulière (Sombre, violente, barrée), pas toujours parfaite, mais tout de même maîtrisé et surtout très intéressante, dont on ne l’imaginait pas forcément applicable à Batman tel qu’on le connaît dans notre culture populaire.

Dans les grandes lignes, The Dark Knight Returns, c’est un Bruce Wayne qui approche doucement mais sûrement de la soixantaine et qui a abandonné le costume de Batman depuis 10 ans. D’un côté, malgré le contexte de la guerre froide, les super-héros n’ont officiellement plus le droit de continuer leurs activités et de l’autre, Bruce Wayne fût quelque peu brisé par la mort de Jason Todd, le second Robin dans la chronologie officielle. Pourtant, depuis quelques temps, Gotham City sombre jour après jour dans la criminalité, notamment avec l’apparition d’une bande de plus en plus imposante qui se font appeler « les Mutants » (Mais qui n’ont rien aucuns « pouvoirs »). Règlement de compte, agressions en pleine rue, voir meurtres totalement gratuits, la terreur prospère et la police locale se trouve rapidement impuissante, malgré la présence du charismatique mais vieillissant commissaire Gordon. Finalement lassé de s’être mis au placard, et pour quelques autres raisons, Bruce Wayne retrouve le goût de la justice et décide de reprendre le costume de Batman malgré son âge pour redresser Gotham et imposer sa loi. Hélas, ça ne sera pas au goût de tout le monde, notamment vis à vis des conséquences de ce grand retour sur la population, et certaines mesures seront prises pour stopper l’homme chauve souris.

The Dark Knight Returns est un récit adulte et sombre – comme on peut forcément l’attendre d’un Batman – mais sans fioritures, sans excentricités issues de l’Âge d’Argent; glauque et violent. Mais c’est surtout un récit qui tourne autour d’un Bruce Wayne – l’homme, et non le super-héros – vieillit, encore plus mentalement perturbé à la fois par la mort de ses parents dans les années 40 (dont la vision lui revient constamment et l’obsède) et de celle de Robin; qui se pose sans cesse des questions sur lui-même, le tout dans un Gotham crasseux et pourri jusqu’à la moelle. Si notre Batman aura ses quelques moments de gloire, de « classe » et trouvera un certain réconfort avec sa rencontre avec la jeune Carrie qui lui voue un culte; c’est avant tout un récit qui met le héros dans une position « délicate », où il n’est plus vraiment aimé, où il n’est plus tellement dans la course malgré sa soif de justice presque pathologique et se montre prêt à tout pour ses convictions… quitte à se retourner contre ses propres amis, ou à adopter la mentalité de ce qu’il combattait par la passé (On ne sait pas tellement si ce qu’il fait est vraiment bon dans le fond, vu que c’est régler « la violence par la violence »).

Miller oblige j’imagine, le récit va toujours plus loin dans la démesure au fil des chapitres et les quelques idées couillues (surtout en se remettant dans le contexte de 1986) sont plutôt surprenantes – mais réussies, apportant quelques choses au récit – pour une production qu’on imagine souvent pour les jeunes/superficielle (Ou mainstream, si on préfère). Il y a un certain « double sens » de lecture dût à ce contexte qui ne le rend pas si accessible de prime abord… Mais c’est un peu ça qui rend l’écriture très bonne, clairement au dessus du lot. Sa réputation n’est pas volée ! Les personnages sont suffisamment développés pour être intéressants (avec un Joker terrifiant), les réflexions intérieures de Bruce tout comme les dialogues sonnent souvent juste et l’histoire monte progressivement vers un final explosif – malgré quelques petits soucis de narration ici et là.

En effet, elle se fait parfois un peu trop verbeuse, cherchant peut être à « trop en faire » et fini même par desservir un peu l’histoire, avec quelques passages un brin longuet où l’on sent que l’on essaie de « gagner un peu de temps ». Peut être est-ce là encore le poids des années qui biaise mon jugement, avec ses 4 chapitres (seulement !) qui composent l’histoire, mais des chapitres excédant… les 40 pages, là où aujourd’hui, on tombe régulièrement à 20 (et que j’en ai fatalement pris l’habitude), il n’y a pas cette même « gestion du rythme ». Décalage temporel, tout ça.

Sombre toutefois, mais Batman n’oublie pas non plus « ses origines », son passé. Pas que j’ai envie de taper sur l’autre TDKR, mais ce Batman n’oublie pas qu’il est le Batman des comics, et n’oublie donc pas « l’univers » qui l’entoure, sous prétexte d’une histoire hors continuité et plus adulte que d’habitude. Ainsi, à ma grand surprise, il est fort appréciable de trouver la présence de plusieurs personnages emblématiques (En nombre limité tout de même) de son univers à la fois « propre » (Le Joker, Double Face) et partagé avec l’univers DC (Superman et autres références à la Ligue de Justice), afin qu’ils apportent chacun leur pierre à l’édifice d’un Batman vieillissant, l’accompagnant peu à peu dans sa déchéance. Le récit n’en restera pas moins centré sur Batman, mais ça permet de construire un background intéressant – puisque replacé en contexte de guerre froide – au sein d’un univers assez familier – mais tout de même auto-suffisant comme dit plus haut, tout à fait accessible pour le néophyte à 2/3 détails près.

Finalement, la plus grosse difficulté pour rentrer totalement dans le récit, c’est à mes yeux le dessin. Il n’est pas forcément devenu moche – certaines planches sont superbes (L’ambiance poisseuse de Gotham est presque palpable), il n’a pas « simplement » vieillit comme pourrait l’être celui de Watchmen, il est juste… spécial et irrégulier par nature. Certaines planches surprennent par leur sens du détail, quand d’autres ne semblent pas mériter des mêmes soins, souffrent d’un découpage un peu trop chargé (Les quelques passages « TV » par exemple, et leurs multiples petites cases) ou que l’action ne semble pas toujours très claire. Parfois, quelques cases bien placées supplémentaires auraient bien aidé la narration… Ce n’est pas systématique (et dramatique dans l’absolu), mais il faut savoir où est-ce que l’on met les pieds. 26 ans après, quand même.

Dans tous les cas, The Dark Knight Returns fût donc un très bon comics jusqu’au bout et une approche plutôt originale pour ma part du personnage. Peut être pas le chef d’oeuvre absolu auquel je pouvais m’attendre – faute peut être à mon jeune âge qui n’a pas pu en profiter à l’époque – mais qui conserve tout de même une certaine aura et un scénario toujours accrocheur et percutant malgré son âge (La Miller Touch, en somme) et ses quelques maladresses. Un immanquable quand même ? Absolument, je comprends mieux pourquoi il fait parti des « piliers » de l’histoire de Batou… malgré une édition française par Urban Comics de très grande classe – certes, rien à redire dans l’absolu – mais fatalement très onéreuse pour le moment (Seule la version avec le DVD/BR est disponible pour 28€, la version low-cost arrivera en Mars prochain).

Un petit mot pour parler aussi de l’adaptation animée, au passage:

Dans la même veine que la plupart des nombreuses adaptations de grands arcs de DC Comics, The Dark Knight Returns est plutôt réussi… dans sa première partie pour le moment. Pour une fois, l’histoire a été découpé en 2 films d’1h20 chacun, et seulement le premier est disponible à l’heure actuelle. Evidemment, précisons tout de même que si l’histoire suit celle du comics dans ses grandes lignes, la séparation en 2 films n’en fait pas une adaptation « copiée-collée » pour autant: l’essentiel est là, et les nombreux changements/rajouts sont plutôt bien vus dans l’ensemble et rattrapent même parfois les quelques « problèmes » de l’original (Les scènes d’action trop courtes et pas toujours limpide du comics passent particulièrement bien à l’écran).

Certes, on perd certains aspects intéressants en échange (les monologues de Bruce, qui développait énormément la psychologie du personnage; l’ensemble globalement « édulcoré ») et la réalisation – globalement bonne quand même – aurait pu mériter un peu plus de soin (une animation de qualité comme dans Batman/Superman Apokalypse aurait été un plus) pour qu’elle fasse un peu moins « épisode de série TV » … mais l’ensemble est tout même convaincant et annonce un final sous les meilleurs auspices, surtout quand on repense au comics, et sa seconde partie pas mal surprenante. D’autant plus que pour le coup, le design si spécial de Miller est plutôt bien respecté, contrairement à Batman Year One qui avait repris plutôt celui de la série TV des années 90 (Mais c’est bien aussi). Et comme souvent avec la Warner, la version française assure vraiment bien, avec un Batman limite plus charismatique en VF avec sa voix rocailleuse si particulière, mais si hypnotisante; et on retrouve à nouveau avec plaisir les comédiens de doublage habituel pour Gordon et Alfred. Banco !

Podcasters Assemble #2 : Spéciale New 52

Aujourd’hui, toujours avec Gemini et moi-même, podcast spécialement dédié à notre seconde vague personnelle de lecture des titres comics issus de la vaste opération marketing qu’est le New 52, ou le redémarrage de l’univers DC pour accueillir un tout nouveau public !

Au programme, dans ce podcast qui dure pas loin de 2h au complet :

Et comme toujours, la version Youtube pour le streaming:

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

Top 7: Sonic et ses essais foireux…

Parce qu’il est toujours bon de se remémorer ses propres erreurs du passé pour mieux rebondir par la suite, je me suis dit que ça ne serait pas du luxe de faire la même chose dans le milieu du jeu-vidéo. Ceux qui me connaissent savent à quel point je vénère ce hérisson has-been qu’est Sonic.

Passage à la 3D difficile (même le joueur du grenier le dit !), licence qui se cherche encore et toujours en tentant de multiples concepts pas toujours bien trouvés, même à l’heure de la sortie de Sonic Colors sur Wii; Sonic reste malgré tout la saga que je porte tout près dans mon coeur.

Rien de tel qu’un avis objectif de quelqu’un qui a suivit le bestiau depuis tout petit, sur ce que la licence a su lui offrir de pire et essayer de comprendre un peu plus la raison d’une telle succession d’échec. Le tout sous la forme d’un Top 7, classement on ne peut plus classique. Pourquoi 7 ? Parce qu’il y a 7 Chaos emeralds dans Sonic ! Eh ouais, on ne se refait pas.


J’ai encore quelques progrès à faire en terme de montage (Je reconnais que je ne savais pas quoi mettre en « image de fond », sachant que pour certains jeux, je préférais éviter le plein écran, pour garder vos yeux sains et sauf), mais mon faible matos m’empêche de viser trop haut.

En attendant, je ne saurais vous conseiller de vous jeter sur Sonic Colors, très bonne surprise de cette fin d’année et véritable soulagement pour le fan ! Eh oui, Colors n’est pas dans le classement, si ça peut en rassurer certains…