Dessinateurs, rassemblement !

Aujourd’hui, on va parler toujours un peu plus de comics, mais attendez, ne partez pas ! Pas de reviews pour le coup (j’avoue être en panne d’inspiration, alors que les lectures s’entassent un peu trop dans un coin de ma piaule, bonjour le paradoxe) mais un petit coup de projecteur sur une poignée d’élu de l’industrie des hommes en slip concernant un des principaux composants du genre: le dessin, évidemment. Comme ça, sans raison, je vais vous parler de mes artistes préférés, sujet d’article Ô combien classique et un peu facile, mais toujours sympa quand c’est bien fait. Mais je suis mal placé pour me juger, hein.

Il n’y a pas totalement d’ordre (On parle d’une esthétique, d’un style, d’un talent; ça peut difficilement se graduer quand on dépasse les 3 choix), c’est un peu balancé « au pif »… même si le dernier cité est un peu mon artiste préféré. Bien évidemment, pour la petite précision: quand je fais la mini liste des « travaux » du dessinateur en question, elle n’est pas forcément exhaustive, c’est plus ou moins ce que j’ai lu, compte lire, me viennent à l’esprit… 

Terry Dodson

Pour commencer, on va parler d’un cas un peu « spécial ». Dans le sens où je ne l’ai pas découvert de façon « régulière », à longtemps travailler sur une série de comics. Soit parce que je l’ai prise « trop tard » en route (et donc loupé le début de son taff), soit parce que les lois du marché sont impénétrables et qu’il avait juste signé pour un ou deux chapitres avant de se rebarrer ailleurs, histoire sans doute d’arrondir les fins de mois. Rien de plus rageant que de baver à chaque page et se rendre compte qu’au chapitre suivant, sentir la débandade.

Terry Dodson a pourtant un style dont je suis très rapidement devenu fan. Style qui dégage une certaine légèreté, qui ne sonne pas « mainstream » selon les séries avec un design qui se démarque bien de la masse. C’est souvent classe, bien coloré et bien dessiné (malgré quelques petites baisses de régime par moment). Bon okay, difficile de passer sous silence sa principale « spécialité », qu’on devine rapidement en tapant son nom sous Google Image: le monsieur est un spécialiste de la demoiselle aux formes généreuses, même si les hommes ont aussi droit à son superbe coup de crayon.

Mais il faut avant tout reconnaître qu’il sait dessiner la gente féminine mieux que quiconque, avec un charme dévastateur. Et pas en référence à ce qu’on pense ! Mais il arrive à faire dégager quelque chose rien que par le sourire et le regard ravageurs de ses héroïnes, à la fois Marvel, DC ou totalement originales (Pour des affiches, ou BD européennes); comme ça tout le monde est content. Evidemment, je vous conseil chaudement de suivre son Deviantart, histoire de se rincer les yeux de temps en temps, ça n’a jamais tué personne.


Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

–  Comme je l’ai dis, personnellement, je n’ai pas lu quelque chose de « durable » de sa part, ni même en grande quantité du coup. mais j’ai pu l’apercevoir dans quelques chapitres de la série Uncanny X-men, ou plus récemment, la série (très moyenne au passage) Defenders, toujours chez Marvel. Sinon, on le voit quand même régulièrement faire des couvertures alternatives pour pas mal de comics Marvel/DC. On se contente de ce qu’il y a…
– Il a donc aussi pondu, en duo avec le français Denis Pierre Fillipi la BD européenne en 2 tomes Songes, qui me fait de l’oeil depuis quelques temps, justement pour le plaisir de parcourir du Terry Dodson en long, en large et en travers. Si seulement je n’avais pas autant de mal avec les prix pratiqués pour du « Franco-belge »…

Alex Ross

Changement radical de style cette fois-ci, encore moins conventionnel et moins centré sur mesdames – sans pour autant être moins agréable – que Dodson,  on ne peut rester indifférent devant l’immensité du talent d’Alex Ross. Ce qui peut « choquer », ne pas plaire à tous ? Son hyper réalisme, avec des personnages terriblement détaillés, vivants et qui semblent « proches » de nous. Encore plus quand on s’attaque au monde des super héros et cette impression permanente que ça pourrait parfois se passer « dans notre monde », où une certaine crédibilité se fait ressentir.

Ca peut être assez paradoxal dans un genre qui cherche avant tout à s’éloigner un peu de la réalité, d’être « dans son monde », qui ne se soucis pas d’avoir cette « crédibilité » physique dans ses personnages; mais le résultat est détonnant, quasi unique et fonctionne du tonnerre. Sentiment encore plus renforcé par la colorisation, véritable peinture au sein d’une « simple » bande dessinée de mecs en slips parés à sauver le monde. A vrai dire, ce style de colorisation me paraît totalement indissociable du personnage, je n’arrive pas à concevoir – et ne veux pas voir ! – l’art d’Alex Ross avec une colorisation « informatique », forcément plus « froide »… ou n’importe quel autre type de colorisation.

Pour chipoter, je dirais que l’inconvénient d’une telle technique, c’est que ce que l’on gagne en beauté « pure », on le perd en dynamisme. Le résultat est d’une beauté, on perdrait presque 5 minutes par page pour analyser le soucis du détail, mais l’action paraît plus « molle » que les standards plus « classique ».  Mais au final, les 2 « visions » de la chose peuvent-ils réellement cohabiter ? Vous avez 3h.

Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

–  Bien qu’un poil moins bon d’espéré, je citerais avant tout (et c’est aussi parce que je n’ai lu que ça de lui, en travail « continu ») le très chouette Kingdom Come, dont j’avais chanté les louanges envers sa vision virile et classieuse de Superman dans mon article sur mes waïfu comics.
Marvels, que je n’ai pas lu, mais apparemment un indispensable, qui montrait déjà toute la puissance du bonhomme en 1994 !

 

Jim Lee

Comme je suis un débutant en terme de comics (mais ça commence à venir), je ne connaissais pas Jim Lee pas plus tard qu’il y a environ 6 mois, correspondant à la sortie du recueil VF de Justice League version 2011, où Jim Lee reprenait donc les rennes du titre relancé au numéro 1 lors de l’opération marketing « New 52 », pour relancer tout l’univers DC sur de nouvelles bases spécialement (ou presque) pour les débutants comme moi. Pour un titre aussi fort que Justice League (C’était le premier numéro à sortir sur les 52 au total, donc forcément…), il fallait absolument quelqu’un de talentueux derrière, quelqu’un qui pouvait faire du titre un fer de lance de cette nouvelle « collection ».

Et là, la claque. Une claque monumentale. Si on peut toujours reprocher 2/3 détails ici et là, c’est justement cette profusion de détail dans chaque case, cette richesse visuelle, ce dynamisme, cette perfection complètement dingue qui m’a mis sur le cul. Les premiers affrontements entre Batman et le Green Lantern, puis plus tard avec Superman sont toujours impressionnants et d’une beauté folle. Jim Lee arrive même à rendre Aquaman super badass ! Le genre de truc que je n’imaginais même pas il y a 6 mois. Le pire, c’est que le niveau ne faiblit pour le moment pas parmi les 6 chapitres qui compose ce tome 1 déjà d’anthologie, et que la suite a l’air du même acabit.

Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

–  Pas grand chose pour ma part, si ce n’est évidemment Justice League des New 52, le seul travail régulier que j’ai pu lire de lui. Mais je m’en souviendrais pour une excellente première fois.

Chris Bachalo

Après un artiste talentueux, mais plus « classique » dans son approche, retour à un dessinateur bien barré, qui a un style bien à lui, Chris Bachalo. Là encore, son style peut déplaire: c’est tellement stylisé que certains personnages ne ressemblent plus tellement à ce que l’on croise habituellement.  Je veux dire: Les poses un peu excentriques, les proportions pas toujours très « réalistes » (Même si on parle de comic-book), ses personnages hyper expressifs (Son Wolverine est toujours fabuleux quand il s’énerve !), ses dessins très riches en détail, en dynamisme… Parfois un poil trop, on arrive même à perdre légèrement le fil !

Mais c’est justement là sa grande force (Malgré tout), c’est une vraie bouffée d’air frais dans la masse avec son style très « punchy » et pourtant si maîtrisé, à quelques exceptions près. J’aime bien les styles plus « classiques » (mais tout aussi bien dessinés) quand même, mais ça fait du bien de temps en temps. Un parfait complément, en somme. Evidemment, suivre son actu sur son site directement rend plus beau et assure la réussite sociale.

Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

Wolverine and the X-men, son petit chef d’oeuvre actuel… quand il bosse dessus. Pas toujours régulier, mais il a su donner le coup d’envoi d’une excellente série jusque là et chaque chapitre estampillé Bachalo est un vrai régal.
– Quelques chapitres sur la série Avengers lors de Fear Itself; pas grand chose dans l’absolu, mais son dynamisme et son esthétique ont réussi à faire passer la pillule d’un arc mollasson.
– Prochainement sur la série Uncanny… quelque chose, on n’a pas encore le nom complet de la série en question, mais juste du teasing à base de « Uncanny », qui fait forcément penser à Uncanny X-men. Dans tous les cas, nouvelle série avec Chris Bachalo au dessin = vendu !  

Salvador Larocca

Il arrive souvent que l’on n’arrive vraiment pas à comprendre les critiques de certains, vis à vis de certaines choses. J’veux dire: ce qui est critiqué n’est sans doute pas parfait à vos yeux, mais vous y trouvez suffisamment de qualité pour en ressortir un sentiment positif. Et, sur certains points, on se dit qu’il est difficile d’en redire quelque chose, parce qu’il y a un « minimum objectif » à nos yeux. Et pourtant, ici et là, les critiques fusent, vous plongeant dans une incompréhension certaine. Pourquoi tant de haine ?

Salvador Larocca fait parti de ces artistes étrangement mal aimés à ce que je lis mais qui possède pourtant un style des plus agréables que je connaisse, un style bien personnel et reconnaissable entre mille. Un style quelque peu réaliste, très « net » (On sent bien sûr le côté dessin purement « informatisé »); souvent précis et bien dessiné, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Je n’ai lu que la série Invincible Iron Man (Sur laquelle il a officié de très nombreuses années accompagné du scénariste qui divise Matt Fraction), mais il m’a toujours laissé une bonne impression: peut être que ça passerait mal sur d’autres séries (imaginons, Thor par exemple, et son côté mystique/naturel), mais appliqué à un récit typé techno-thriller, avec tout ce que ça implique (Niveau technologique, j’entends), ça donne un résultat superbe. Des armures rutilantes, un Tony Stark à la fois charmeur, humain et tiraillé par ses démons intérieurs (Que serait un héros Marvel sans qu’il se fasse régulièrement pourrir ?); le tout accompagné par une coloration « pétante », donnant beaucoup de vie à l’ensemble, je tombe irrémédiablement sous le charme.

On pourra toujours chipoter sur le rendu des « sourires » des personnages à cause du style réaliste, mais ça reste mineur à mes yeux. En fait, là où ça peut réellement clocher, là où parfois les critiques sont justifiées, c’est à la fois dans l’abus de temps en temps de flou pour « représenter l’action » et que le coloriste entre en jeu et foire parfois ses aplats de couleurs. On se retrouve avec un ombrage un peu dégueulasse sur le visage des personnages, posé n’importe comment; et le côté « colorisation informatique » ressort un peu trop, du coup. Mais ça ne pèse pas lourd dans la balance..

Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

Invincible Iron Man, dont le premier volume librairie du run de Fraction/Larocca est sorti récemment en VF aux éditions Panini Comics. Et 300 pages de Larocca, bordel, quel bonheur mes amis. On le retrouvera lors du reboot Marvel Now pour la série Cable & X-Force, et ça s’annonce techniquement plutôt pas mal, comme d’hab.
– Plus vieille, et que je n’ai pas lu, il est aussi connu pour son run sur X-Treme X-men. Si ça ressort un jour en librairie, je veux bien me laisser tenter rien que pour le plaisir de mater du Larocca…

John Romita Jr.

Alors lui, d’une certaine manière, c’est un peu « tout l’inverse ». John Romita Jr. est un « ancien », qui a un paquet d’année derrière lui (Sachant que le Senior faisait aussi du comics dans les années 60, c’est une affaire de famille) et certains diront qu’il a fait son temps. Peut être n’est-ce pas faux. Car son style peut rebuter, clairement. Il est très… particulier, et, sans doute dû à sa longue carrière, il est surtout irrégulier.

Particulier, parce que le style du Romita n’est pas fait pour être « beau ». Ca peut sembler bizarre comme argument alors que je parle de mes dessinateurs favoris dans l’industrie du comics, mais force est de constater que sa façon de dessiner ne peut pas donner quelque chose de vraiment « joli ». Ces personnages peuvent avoir de l’allure (j’y reviendrais), mais jamais je ne me suis dit « Tel personnage pue le charisme, la beauté (dans le cas d’une femme par exemple) sous les traits de Romita ». Jamais le trait n’est « parfait », jamais on ne restera bouche bée devant la beauté « pure » d’une planche tel qu’on peut l’être devant le travail d’un Alex Ross par exemple. Alors pourquoi ? Pourquoi j’apprécie son style ? Pourquoi je le défendrais toujours ? John Romita Jr. est un artiste qui arrive, malgré ses imperfections et son style bâtard, à insuffler à la fois beaucoup de dynamisme dans ses planches et à rendre certains passages « vivants ».

Je m’explique. Longtemps habitués aux mangas de ma jeunesse, le passage au comics a été « difficile »: l’action est souvent molle, très statique, de part l’habituelle absence de traits dynamiques qu’on retrouve dans l’école d’en face. A contrario, c’est souvent très beau, et/ou la coloration apporte de vrai plus dans l’ambiance dégagée par certaines histoires. A défaut d’être beau, le style de Romita arrive souvent à bien retranscrire la violence des coups lors d’actions musclées, à faire ressentir une certaine intensité, donner du mouvement à un type de production souvent « figé ». Mieux encore, accompagné d’un bon coloriste, il arrive à bien retranscrire l’aspect crade, sombre de certaines licences, cf son travail sur Kick Ass avec son aspect gore très représenté.

Malgré tout, pour en revenir au deuxième point que j’avais énoncé plus haut: c’est un artiste irrégulier. Beaucoup demandé dans cette industrie, on sent très clairement, parfois,  son absence de volonté, un manque de temps flagrant pour peaufiner proprement son travail. Les traits deviennent très hésitants, les détails manquent de page en page pour finir parfois dans une bouillie de coup de crayon presque génantes pour le lecteur. On sent qu’il est bon, on sent/sait qu’il a du talent, mais c’est toujours un peu triste de le voir de moins en moins arriver à suivre le rythme…

Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

Kick Ass 1 et 2, de Mark Millar (forcément) où l’on voit un peu plus sa capacité à fournir du travail de qualité quand on lui laisse du temps.
– Le run de Mark Millar (Encore !) sur Wolverine, dans la saga « Ennemi d’état« . Sorti récemment en VF, 300 pages pour 16€. Un régal, autant au niveau du scénario (Millar oblige) et un Romita au top (à quelques imperfections près), what else ?
World War Hulk, où comment symboliser au mieux ce que je tente de décrire juste avant: oui, c’est bourrin, c’est du Hulk, mais un Hulk qui a une patate monstre, une démesure totale… avec pourtant un vrai fond. Une belle réussite.
– Sur Captain America tout récemment, là encore pour le reboot Marvel Now. Et ça s’annonce aussi bien, avec une coloration au poil.

Olivier Coipel

Le top tier. Le divin chauve. Et français aussi ! C’est un peu le comble d’un tel classement que de choisir un dessinateur français bossant désormais dans l’industrie des comics. Mais c’est totalement mérité et on lui pardonnera sans mal de nous avoir un peu « quitté ». Parce qu’il faut l’admettre, l’univers Marvel n’a jamais aussi beau que sous son trait !

En fait, c’est bien simple, à très peu de chose près, son dessin est juste parfait. Mais j’insiste vraiment. Un dessin si juste et précis, un design qui ne sombre jamais dans le mauvais goût où n’importe quel personnage dégage une classe folle (Son Thor, imposant et majestueux), un charme irrésistible (La jeune Jean Grey dans All New X-men), du détail à profusion mais toujours lisible et appliqué (House of M et ses impressionnantes splash pages); c’est juste indécent tant il met une rouste à tous ses confrères US.

Evidemment, on comprendra qu’une telle beauté à un prix, avec un rythme de parution parfois long ou un changement de dessinateur en cours de route, le temps de quelques chapitres, avant de repartir de plus belle (Thor en 2007). Mais comme un bon comics se savoure toujours plus avec un dessin de qualité, l’attente est amplement justifiable. Et du coup, on comprend d’autant plus la quasi hystérie lorsqu’on nous annonce qu’Olivier sera sur tel projet ou simplement la joie de le voir dessiner une « simple » couverture, quelque soit la série en question. La French Touch, assurément.

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Série/Oeuvre dans laquelle on peut admirer son talent:

House of M parce que ça déchire en soit, et j’en avais parlé ici même. Pour faire simple, entre House of M (2004/5) et ses derniers travaux, on sent qu’il ne cesse de progresser et c’est franchement impressionnant à voir.
Thor, lors de son reboot en 2007 (Que je n’ai pas (encore) lu), ou quelques années plus tard en 2011 lors des premiers numéros de la nouvelle série The Mighty Thor (Matt Fraction au scénario) où, pardonnez moi l’expression, il continue toujours d’envoyer du pâté.
Avengers Vs X-men, qui commence ce mois-ci en VF, dans certains chapitres. J’attends de voir, mais je prépare déjà mes caleçons de rechange.
– Et Siege, que je n’ai pas lu non plus, mais qui me donne une envie supplémentaire de me procurer la ressortie récente en librairie en VF.

Ils auraient pu avoir leur place ici, à 7 choix près:
Steve McNiven, pour son excellent taff sur Civil War, avec son style réaliste mais impeccable.
Guillem March, qui a su donner la forme parfaite à la série controversée Catwoman de 2011.
Humberto Ramos, pour son style « jeune », frais, cartoon et terriblement dynamique sur la série The Amazing Spiderman.
– Joe Madureira
, pour une « variante » d’Humerto Ramos, dont on retrouve sensiblement les mêmes qualités, sur la série Avenging Spiderman en 2011.
Gabriele Dell’Otto, dans le même esprit qu’Alex Ross: un aspect très « peinture », souvent magnifique et font parfois passer certains comics pour un peu plus qu’une simple série mainstream de super héros (Cf Secret War chez Marvel).
Stuart Immonen, pour avoir en partie sauvé Fear Itself du naufrage.
– Et pour finir l’article, J. H. Williams III, qui en plus d’avoir un nom composé qui fait super classe, fait aussi un boulot d’enfer sur Batwoman et (parfois) Batman, cf l’image du dessus.

Harem à collant

Bientôt 2 mois sans le moindre article, comment se fesse ? Allez savoir, entre la flemme habituelle, les vacances (qui n’en sont pas pour moi, vu que je travaille), la pile de comics non lu qui ne désemplit toujours pas et peut être même la chaleur (Ah, ça y est, le soleil est enfin arrivé qu’on voudrait déjà qu’il parte, franchement pas cool d’avoir envie de changer son t-shirt toutes les heures), on ne peut pas dire que l’occasion était bonne pour blogguer la conscience tranquille.

Histoire de se remettre tranquillement dans le bain, ressortons du placard un vieux concept de la blogosphère otak’ (parce que j’aime être en décalage avec tout le monde, la ponctualité c’est trop mainstream), mais à une sauce quelque peu différente (et plus en adéquation avec mes goûts actuels): l’anime harem personnalisé. Ou le « My First Anime Harem« , plus précis quand on cherche le template de ce qui va suivre sur Google. Concept tout con, mais ô combien rigolo: regrouper 8 personnages féminins (pas forcément ordonné) selon un thème précis (de base, l’animation jap’), afin de désigner ceux qu’on aimerait avoir… disons près de soi, dans son petit cercle, pour des raisons diverses et variées (Et parfois un peu plus physique et lubrique pour certains). Mais ça peut aussi s’apparenter à – plus bêtement – une sorte de liste de personnages préférés.

Mais comme taper dans les animes seraient trop facile (Et que dans l’immédiat, j’aurais du mal à constituer une liste étant donné que je me suis quasi-totalement désintéressé du milieu), j’irais dans 2 thèmes bien différents pour marquer le coup (même si je suis sûr que quelqu’un l’a sans doute déjà fait quelque part, en dehors des Simpsons). Je vous laisse admirer.

Petit mise en bouche avec un harem à 4 sélections, je screws un peu les règles, mais 4 suffisait amplement pour une telle sélection (puis le « vrai » vient après, promis) ! On va commencer par ces célébrités masculines issus d’Hollywood qui me font dangereusement pencher sur la balance, parce qu’ils sont beau gosse, qu’ils sont charismatiques, qu’ils ont une carrière formidable et qu’ils ont un truc qui les rendent si attachants !

Nous avons donc au programme:

                Bruce Willis : Parce que l’âge n’est pas une fatalité (Enfin, pas trop). Alors oui, il y a sans doute un peu de retouche ici et là et je n’aimerais sans doute pas le voir au petit matin la gueule encore enfarinée, mais à pourtant plus de 60 ans, Bruce Willis en impose encore et toujours, si ce n’est plus depuis qu’il a définitivement perdu ses cheveux, contrairement à ses confrères comme Stallone et Swcharzy, qui supportent mal le temps qui passe et les injections de botox. A marqué toute une génération de film d’action, films que l’on n’est pas près d’oublier, même quand il sera définitivement trop vieux pour ces conneries (et hélas, ça arrive de plus en plus vite). Mais ‘y a pas à dire, je crois que c’est mon mentor capillaire pour m’accompagner dans ma décrépitude, je serais comme Bruce Willis quand je serais plus gr… chauve.

                Hugh Jackman : Regard charmeur, coupe de cheveux impeccable (et enviable, eh), parfaitement sculpté, et carrière bien entamée, c’est véritablement l’homme idéal et polyvalent, capable de nous faire pousser des cris de fangirl à mon chauve et moi à chacune de ses apparitions. Wolverine de rêve dans la saga X-men et réussissant presque l’exploit de rendre passable un film comme X-men Origins : Wolverine rien que pour ses beaux yeux; danseur de talent dans la pub pour le Ice Tea en ayant toujours la classe et capable de vous arrachez une grosse poignée de larme dans le film The Foutain où il crève l’écran… Hugh Jackman est l’homme qu’on aimerait voir dans chaque film, interprétant chaque personnage (même les objets du décor), rien que pour savourer son charisme, sa prestance et ses multiples talents bien réels. Et pour être franc, j’ai acheté le DVD de Real Steel juste pour lui (après c’est peut être bien aussi, mais j’ai pas fait gaffe).

                Robert Dowey Jr : Comme beaucoup, Robert Dowey Jr arrive à aisément relever le niveau de films pas toujours mémorables (quoique pas mauvais dans le fond) de part l’énorme sympathie et sex-appeal qu’il dégage, tel que les 2 Sherlocks Holmes par exemple. Surtout qu’à côté, il interprète avec brio le rôle du célèbre milliardaire alcoolique Tony Stark dans la saga Iron Man et Avengers (dont il crève encore plus l’écran que ses camarades), limite on a l’impression que ses parents l’ont conçus pour ça vu à quel point il colle parfaitement au personnage. Je crois que c’est grâce à ce côté classieux, raffiné, « chic » comparé à d’autres qui lui donne sa « particularité » et qu’on ne peut que difficilement résister à son charme, fait d’autant plus impressionnant quand on sait que le playboy approche dangereusement des 50 ans. Puis forcément, pour ne rien gâcher, sa voix française lui va à ravir, je dirais même plus qu’elle est carrément sexuelle. Je pourrais presque m’envoyer en l’air sur sa voix en train de lire le dictionnaire. Carrément.

                Keenu Reaves : Mon chouchou, mon favori ! Un peu connu avant avec Speed, mais totalement révélé aux yeux de tous avec Matrix, Keanu Reeves possède un charme bien particulier. Déjà, il a la particularité de porter aussi bien les cheveux courts & une barbe parfaitement rasée qu’un total look Jesus, avec la bonne grosse barbe qui va avec, ce qui augmente considérablement son charisme à des niveaux probablement au dessus de 9000. Puis, mais c’est un peu triste dans un sens, c’est un peu l’homme qu’on a envie de réconforter dès qu’on le voit à cause de son air de chien battu presque constant, encore plus quand on sait que cet air triste est bien réel vu ce qu’il a vécu par le passé. On se souviendra des photos de lui mangeant un sandwish sur un banc public… Mais il en devient un homme presque touchant, dont on aimerait bien remonter le moral, autant qu’on le peut ! On se souviendra de l’opération « Cheer Up Keanu Days« , qui a réunit un paquet de personne dans le but de lui redonner le sourire avec des montages rigolos. On pourrait presque en conclure que  » Keanu Reeves is moe « …

Du coup, hélas, on a toujours l’impression qu’il est prédestiné à faire des rôles de gars silencieux et à moitié dépressif (Ce qui n’est pas faux dans le fond) parce qu’il a le « profil pour » (Aussi mauvais soit-il, le film Constantine est en partie sauvé par un Keanu « qui colle au personnage »). Mais rien que pour la rumeur (peut être démenti depuis, peu importe) de sa présence dans l’adaptation de l’anime Cowboy Bebop (en interprétant Spike surtout), j’ai envie d’y croire !

Forcément, vous commencez à me connaître (ou presque), je pouvais pas m’empêcher de passer le concept à la moulinette des comics ! Histoire de partir sur des bases équitables, j’ai sélectionné 4 femmes et 4 hommes, toujours sur ces critères de personnalités/beautés/charismes.

Donc au sommaire, j’ai à vous proposer:

                Abigail Brand : Bonjour je suis Joss Whedon, avant de foutre une claque à tout le monde avec Avengers, j’ai aussi crée une des meilleurs séries sur les X-men, Astonishing X-men. Brand est un personnage qui fût crée par la même occasion dans cette nouvelle série au milieu des années 2000 et qui a encore une certaine place aujourd’hui dans l’univers Marvel. Déjà, elle en impose d’office de part le rôle que lui a donné Joss Whedon: elle fait partie du S.W.O.R.D., l’organisation qui est – seulement – chargée de surveiller l’espace spatiale (ça se dit ?) autour de la Terre (Mais pas plus loin, il y a un raton laveur géant pour ça). Défense contre l’envahisseur, échange diplomatique entre les races intergalactiques qui voudraient rentrer en contact plus ou moins violemment avec la Terre, ce genre de chose, quoi. Déjà, rien que pour ça, ça la rend tellement badass que t’en chiales. Composé de 3 couleurs mais lui donnant paradoxalement un charme fou (le vert, c’est tellement cool… Enfin, peut être pas irl en fait, mais faudra tester), un côté mystérieux classique (voir cliché, j’avoue), mais la rendant tellement charismatique par la même occasion et son côté un peu décalé avec son histoire d’amour avec le Fauve (Oui, le machin bleu chez les X-men), voilà de quoi la rendre irrésistible.

                Clark Kent : Je n’en suis pas un grand fan à cause de son statut de personnage un peu « divin » (c’est du moins l’impression qu’il me laisse à chaque fois), au dessus de la masse, mais sa version dans le récit « Kingdom Come » m’a littéralement mis sous le charme d’un Clark Kent presque méconnaissable. Oui, oui, le gars torse nue en salopette dans un champ de blé, queue de cheval sur l’épaule et barbe & cheveux (à moitié) gris, c’est bien Clark Kent, ou Superman. Version alternative du personnage où celui ci vieillit un peu comme tout le monde (mais plus lentement quand même), c’est un peu pour le personnage l’occasion de devenir vraiment charismatique à mes yeux. Oui, je le répète, mais j’ai toujours eu du mal avec le côté « Brun trop parfait physiquement dans son beau costard cravate de journaliste ». Là, le voir vieilli, presque assagit (il vit seul dans son coin parce qu’il en a ras le bol de la nouvelle génération de super héros, c’était mieux avant), avec une coloration défaillante rend l’homme de demain tellement plus classe et beau gosse, limite (beaucoup) plus attachant par la même occasion. Mais je suppose que le dessin et le style inimitable d’Alex Ross y ait fortement pour quelque chose.

                Carol Denver : Alors elle, dans le fond, je la connais mal, mais ça doit être physique, je l’aime bien. Peut être un peu pour son histoire: vivant à une certaine époque dans l’ombre de son mentor, le Captain Marvel, c’est une femme qui tente – de nos jours, après le décès de ce dernier – de gagner ses lettres de noblesses auprès du monde qui l’entoure, car souvent reléguée au statut de « super héros de seconde zone »… même si elle fait partie des vengeurs. Et seconde zone aussi un peu même au niveau « comics », on ne peut pas dire que ça soit un personnage très important, ni très vendeur (Ce qui doit expliquer pourquoi Panini en France n’a quasiment jamais publié sa propre série de comics).  Pourtant, c’est une battante ! Et puis, c’est une bloggueuse ! (Si, si, dans certains comics, elle raconte ses aventures sur son blog). Bon point ça. Et puis… Elle porte une bien sympathique paire de talon qui en fera rêver plus d’un. Si ça c’est pas du super héros comme on les aime, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Okay, le costume est quand même très… sexiste ? Entre les talons (tellement pratique pour se bastonner), une partie basse du costume qui fait dans le minimaliste (tellement passe partout), difficile de ne pas avoir quelques aprioris sur le personnage devant une telle débauche super héroïque. Mais qu’importe ! Même si je ne suis pas très blonde, je dois avouer que c’est une des héroïnes Marvel avec le plus gros sex-appeal. Bon, ça dépend des dessinateurs, comme toujours… et du costume qu’elle porte, comme l’atteste sa récente nouvelle série, et son nouveau design légèrement naze. Pourquoi ? Pourquoi elle ?

                Namor : Dans la culture otak’, on parle souvent de « GAR », terme pour définir un représentant de la virilité ultime. S’il fallait trouver un équivalent dans le monde du comics, ça serait forcément Namor, mutant et roi de la cité sous marine, Atlantis. Comme le disait un grand poète qui aime passer son temps à faire des tournois d’animes lubriques, Namor est le véritable DSK de l’univers Marvel, et c’est ce qui le rend si… appréciable, si funky. Namor aime séduire – ou tente souvent dans le cas échant – les nombreuses femelles terriennes (Il aime faire du charme à Tornade (La X-men et femme de T’Challa, la Panthère Noire), mais aussi Emma Frost (Femme actuelle de Cyclope, le chef des X-men) tout comme Jane Storm, la fameuse Femme Invisible des Quatre Fantastiques, mariée avec Reed Richard, l’homme élastique de la bande) avec son regard perçant, son côté « obstiné et déterminé » et son air macho qui transpire par tous les pores de sa peau. En bonus, il n’hésite souvent pas à se montrer torse nue (pratique quand on se déplace en mer, mais faut bien exhiber sa musculature tant qu’à faire) et surtout avec son légendaire slip de bain qu’on ne présente plus, l’élément indispensable pour pécho chez Marvel. C’est un peu la cerise sur le gâteau d’un personnage dont la personnalité de connard prétentieux et de vile prédateur sexuel sont totalement assumés, et c’est un peu ça qui le rend si génial. Un peu le professeur ultime pour chopper la force tranquille.

                Squirrel Girl : Voici un personnage qu’une obscure personne n’aurait pas démérité dans un probable classement similaire. Issue d’une époque où les comics n’avaient décidément aucune limite au grand n’importe quoi, Squirrel Girl (la « fille écureuil », appelée officiellement Ecureuillette en VF) est un personnage fascinant, qui a su se faire un petite place dans l’univers Marvel au fils du temps, au delà du simple caméo dans une case pour le lulz, un peu comme Howard the Duck. Véritable force de la nature qui a pu terrasser à plusieurs reprises des personnages comme Fatalis, Thanos, Deadpool ou même Wolverine (Sans compter quelques nazis dans Fear Itself), Squirrel Girl est un personnage qui fout la pêche à sa façon. Toujours souriante, dynamique, et constamment décalée avec le monde qui l’entoure (N’empêche, une rouquine avec une queue géante d’écureuil, ça ne court définitivement pas les rues, mais c’est fun), elle attire forcément (et rapidement) la sympathie, autant auprès des lecteurs que des personnages de l’univers Marvel. Du coup, justement, elle est désormais la nourrice officielle de l’équipe des New Avengers (Une équipe alternative aux Avengers classique), futur potentiel MILF ! (Il en fallait bien une, tant qu’à faire)

                Oliver Queen : Ou plus connu sous le nom de Green Arrow, l’équivalent DC Comics de Hawkeye de chez Marvel pour faire simple pour ceux qui n’auraient vu qu’Avengers. La encore, un personnage que je connais mal. Mais le peu que j’en ai vu de lui m’a bien convaincu du potentiel « Charisme » du personnage: un look délicieusement kitsch (et voulu forcément) à la Robin des Bois (même si sa version avec capuche passe mieux du coup, c’est celle qu’on aura dans la future série TV), tout en vert, un masque qui cache juste ce qu’il faut et une moustache divinement portée (J’en connais un qui devrait avoir la même) et surtout ce petit côté un peu charmeur sur les bords, qui a du mal à prendre les choses au sérieux et apportant donc un peu d’humour et de second degré (en plus de son décalage « visuel » et de ses capacités « ridicules » (Ca me fait toujours marrer un archer dans un monde où des hommes peuvent voler et tirer des lasers par les yeux)) dans des aventures aux conséquences pourtant dramatiques. Et puis, c’est le meilleur pote de Hal Jordan, le Green Lantern, ça ne peut donc qu’être un bon gars. Surtout quand il apporte le meilleur passage de la saga Green Lantern Rebirth à lui tout seul.

                Selina Kyle : Féline dans tous les sens du terme (aussi câline que violente en un clin d’oeil, putain de chat), sachant très bien tirer profit de son physique avantageux, un peu dominatrice par ci par là et assumant pleinement sa relation charnelle particulière avec Batman, Selina Kyle vend du rêve à chaque page que je découvre de sa nouvelle série (et première que je lis) de comics, issus des New 52 pour les connaisseurs. Bon, il faut dire aussi que, physiquement parlant, le personnage gagne énormément en charisme et en sensualité sous le trait de Guillem March, un trait tout bonnement divin et parfait, même si très… masculin dans son approche. Mais pour un personnage tel que Catwoman, était-ce un mauvais choix ? Loin d’être creux, le récit jouit d’ailleurs d’un très bon rythme, un développement intéressant (autant au niveau du personnage que du background de l’héroïne) et quelques passages mémorables; pour la parenthèse (En gros, achète !). En plus, elle saura contenter presque tout le monde: en plus de la version de base, en brune, elle aime aussi prendre l’apparence d’une bien jolie blonde tout comme d’une superbe rousse pour parvenir à ses fins. Alors, convaincu(e) ? Au passage, même si elle aurait pu aller encore plus loin dans le personnage, Anne Hataway s’en sort drôlement bien, et fait une bonne Catwoman à l’écran. C’est peut être le seul souvenir positif que je garde de TDKR.

                Frank Castle : Là encore, comme avec Clark Kent (comme ça, les 2 écuries sont concernées), ce n’est pas un personnage dont je suis particulièrement fan. Pas que le concept ne me plait pas, mais… il me parle difficilement, le design n’aidant pas (pas qu’il soit mauvais, mais physiquement, ça ne me fait ni chaud, ni froid). Et pourtant ! Je ne sais pas si ça va durer, mais encore une fois, la règle universelle qui démontre qu’un homme est toujours mieux avec une barbe s’applique de nouveau sur le Punisher nouveau. Nouveau, car c’est dans sa nouvelle (et très sympathique) série commencée en 2011 (et qui est commencé depuis le mois d’Avril en VF) qu’il change, suite à un rude combat, de look. Et paf, d’un coup on passe d’un personnage pas forcément générique, mais qui n’avait rien de spécial (même si là encore, ça dépend aussi du dessinateur) à une explosion de charisme malgré le « cliché » du look en lui même. Je ne serais pas étonné s’il y avait volontairement une inspiration « Snake Plissken » derrière (le rapprochement est en tout cas évident), mais peu importe une fois de plus, ça colle terriblement bien au personnage (Never forget). J’espère secrètement que ça va devenir son nouveau look de référence, ça me donnera une raison supplémentaire de suivre ses aventures…

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D’ailleurs, si toi, lecteur passager, tu as aussi pondu quelque chose de similaire, ça m’intéresse… Car je serais curieux de lire ça, surtout si ça touche les mêmes domaines que moi. Et si tu ne l’as pas fait, mais que le concept t’as plu, n’hésite pas à te lancer aussi ! Sinon, Keanu sera toujours triste. Et toi même tu sais que tu n’aimes pas voir Neo triste.