GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

Rubrique
« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

Rubrique
« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

Rubrique
«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.

Chibi Japan Expo, petit compte rendu d’une brêve journée…

Deuxième rendez vous incontournable après la Japan Expo de l’Otaku de base qui sommeil en chacun de nous, la Chibi Japan Expo, sorte de « Round 2 » de la JE d’été en période de froid intense, était l’occasion rêvé de se rattraper des précédentes éditions manquées pour diverses raisons, principalement financières…

Tout d’abord, la Chibi Japan Expo c’est quoi ? Comme l’indique la bannière honteusement pompée du site, c’est un festival où se regroupe tout ce que l’on peut réunir lié à la culture asiatique, de près ou de loin. Bouffe japonaise hors de prix, différents arts martiaux, manga & Japanimation dans les plus privilégiés, l’inévitable mais inépuisable source de fou rire et/ou d’admiration envers les célèbres Cosplayeurs … mais aussi tout ce qui peu toucher à la culture Geek : jeux vidéo comme les jeux arcade et les jeux musicaux comme le fameux Dance Dance Revolution et l’inévitable Rock Band mais aussi les grands classiques de la génération geek qui étaient présent à cette convention pour promouvoir leurs dernières créations : NerdZ, la Flander’s Compagny, Damned 6.2 et M. Poulpe de Mange Mon Geek.

Difficile de profiter du programme, à première vue chargé, de ces 3 jours de festival. Plutôt une journée dans mon cas, diverses occupations ont fait que les 2 jours restants sont passés à la trappe… Tant pis, il faudra en faire un maximum en peu de temps ! Et pourtant, je n’imaginais pas une seule seconde que la journée serait finalement si… courte.

Tout commence, of course, par l’arrivée devant l’expo. On sentait déjà avant qu’il y aurait pas mal de monde malgré le temps capricieux, vu les cosplayeurs qui se faisaient de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’on avançait dans le métro qui permettait de s’y rendre. Puis, comme c’était la première fois que je me rendais à cette convention, c’est avec surprise que je découvre le bâtiment qui sera la Chibi JE. Sorte, en apparence, d’entrepôt dont j’étais loin de me douter du contenu de la chose, après avoir fait une Japan Expo d’autrement (et logiquement) plus grande et ambitieuse. Malgré les premières impressions, force est de constater que le contenu assurait complètement.

Un premier étage remplit de « petits commerçants » en tout genre, qui proposaient un peu tout et n’importe quoi dans leurs étalages: manga et DVD neufs et d’occasions, posters, peluches, costumes typiquement Japonais ou très typé Visual Key pour les excentriques du coin, figurines, maquettes de Gundam et j’en passe. L’étage classique, mais qui fera le bonheur de ceux qui avaient longuement économisés pour se payer tout un tas de chose exprès pour l’occasion, malgré quelques prix franchement abusif (cf en particulier: la bouffe) …

Le 2ème étage était généralement réservé aux activités principales du salon. Une partie jeux vidéo donc, avec le stand Orgames qui faisait découvrir à tous la joie de DDR et des jeux musicaux tel que Rock Band dans les plus connu de part chez nous. Pas loin se trouvait les bornes d’arcade/jeux « arcade » sur consoles, remplis de jeux de baston (borne Street Fighter, stand Naruto/Smash Bros Brawl et j’en passe), de tirs (façon House of The Dead, comme l’atteste la « borne » House of the Dead 2&3 sur Wii), ou les fameux Shoot them up aka le jeu d’autiste par excellence.

On y trouvait aussi la zone des sports de combat asiatiques (Judo et compagnie se terminant en Do), une scène pour des cosplays,des ateliers de dessins au crayon et même à la tablette (Wacom faisait sa pub en somme !) et quelques activités typiquement japonaises, des petits jeux/concours et bien sûr le bistro pour boire/manger un coup de produit japonais.

Puis, pour finir, il existait aussi un « sous sol », où se trouvait la fameuse salle de concert. Grande salle, assez large avec une scène de taille raisonnable, avec un paquet de fauteuil, des lumières dans tout les sens etc. La salle servait aussi pour le grand défilé de cosplay prévu en milieu de journée… que l’on a pas pu voir en fait, pour cause de… surpopulation. Et là, les problèmes commencent.

La surpopulation, parlons-en. On se doutait qu’il y avait avoir du monde là bas, les organisateurs se doutaient que pour ce 2ème essai, avec l’impact des autres Japan Expo durant l’été, les visiteurs allaient pas refuser cette session de rattrapage… Mais là, ça devenait un peu imbuvable à force. Du peuple par centaines, repartit un peu partout, sans interruption. Des escaliers, des escalators constamment remplis, quelque soit le moment de la journée… Ça laisse toujours cette sensation désagréable d’être serré, tassé et constamment poussé au cul si on s’arrête 2 secondes. Je ne parle pas des files d’attentes juste interminables pour jouer/faire un truc qui dure pas plus de 10 minutes…

L’exemple le plus marquant qui revient en tête, c’est bien le défilé de Cosplay. On voulait y aller genre 20/30 min avant le commencement, histoire d’avoir naïvement, des bonnes places… Que nenni ! La file d’attente fût gigantesque (et je pèse mes mots), à tel point que la file d’attente allait très loin… pour au final être « coupé » par un vigile, car la salle était… remplit à ras bord. Pourtant, il en restait du monde derrière… Et tout le reste de la Chibi était comme ça… Des files immenses pour aller manger aux bars, pour accéder à chaque activités, voir même magasins…

Magasins, d’ailleurs, qui n’avaient presque pas eu « l’intelligence » (après, peut être il y avait eu des raisons qui justifierait le tout) de disposer de système pour carte bancaire ! Quelle idée de ne pas pouvoir payer par CB, avec tout ce beau monde, prêt à craquer le porte feuille pour une figurine d’héroïne de manga avec son 95D en résine ? Grossière erreur, d’autant plus regrettable que la chose est très discrètement indiquée à l’extérieur du bâtiment (sur une petite pancarte) et que si on fait l’erreur de rentrer sans monnaie… il sera impossible de sortir tirer de l’argent et de revenir dans la Chibi, toutes sorties étant … définitive. Super.

C’est finalement, ces 2 petits (mais Ô combien importante, mine de rien) détails qui ont flingués la journée. Le programme, même sans être à fond dans le japon et la culture geek, était pourtant alléchant. Des concerts de J-Pop Girl un brin excentrique (vive les voix hyper aiguës des demoiselles), des tournoi DDR, des dédicaces de série douteuse comme « La Flander’s Compagny » (j’ai rien contre eux, mais c’est quand même pas génial comme série) et autres activités Otaku-esque. Mais le combo surpopulation + impossibilité de payer soi même (un comble !) + la chaleur ambiante (alors qu’on se les gelait dehors) a eu raison de moi et de ceux qui m’accompagnaient.

Résultat, même pas arrivé au 2/3 de la Chibi, une décision s’est imposé d’office : il fallait partir, afin de finir la journée dans les rues de Paris… Ça fait toujours un peu « bizarre » de partir après avoir payé son billet pour la journée, mais il le fallait, on aurait décidément pas tenu très longtemps.

Malgré tout, je dirais que cette Chibi fût quand même positive ! (et oui, quand même…)

On y retrouvait un contenu appréciable et complet, les cosplay étaient plutôt bon pour certains, agréable à l’oeil comme ces Bunny Girl tiré de l’anime Suzumiya Haruhi, un bon programme et tout et tout, mais le succès finalement trop important du salon m’a un peu refroidit. Ceci dit, une choseest sûr, de ce fait, la prochaine édition, avec la JE de l’été 2009, risque une nouvelle fois de mettre les bouchées doubles … Et là, ça pourrait devenir carrément sympa si tout le monde
arrive à voir le défilé de cosplay…

Niaiserie Overdose, Act 1

Je savais que les japonais étaient friand et grands producteurs de dessins animés bien niais limite débilisant de toute une génération d‘adolescentes attardés, mais je pensais être tombé si bas dans les méandres de la « niaiserie »… On m’avait pourtant prévenu ! Mais, armé de mon courage et d’une semaine loin de la civilisation, je me suis décidé d’entamer la série « Kanon 2006 », remake de la série du même nom sans le 2006. Et bien, pour une fois, j’aurais peut être dû m’abstenir…

Un jour, j’ai eu l’irrémédiable envie de mater un anime « super niais », avec son lot d’histoires d’amour impossible, de larmes, de cris et j’en passe. Oui, je sais, mais je vous rassure, ça ne me prend pas souvent. Encore heureux. Après quelques recherches et demandes sur divers forums, on me conseil de manière générale l’anime « Kanon 2006″. Très bon selon les différentes critiques, soit, donc hey, who know ? On va essayer pour voir, ils ont sûrement raison ! Hop, direction Mononoke-BT et je pompe sans vergogne les 5 premiers épisodes…

Mais alors là, quelques épisodes plus tard, que mon – supposé – seuil de tolérance à la niaiserie est dépassé de toute part. Pire encore, plus fort que la niaiserie, c’est carrément la débilité des personnages féminins qui en ressort grandement. Puis la niaiserie, forcément, ainsi que les divers clichés plus ou moins insupportable récurrent à ce genre de production, rendent le tout parfois très indigeste… Explication.

Commençons déjà par le scénario de cette fabuleuse histoire romantico-sexiste : Aizawa Yuuichi est de retour dans sa ville natale après 7 ans d’absence. Il décide d’y revenir en emménageant chez Akiko, sa tante qui vit avec sa fille, Nayuki, donc sa cousine. Mais COMME PAR HASARD, il a tout oublié de son passé. Il y a peut être une explication par la suite, mais c’est un peu gros à ingurgiter dès le départ… Bref, on a un type à moitié amnésique qui habite chez sa cousine dont leur relation est relativement ambiguë (enfin, surtout du côté de la cousine, comme par hasard), qui va retourner en cours avec elle. Et là, chose qu’on avait pas du tout deviné, le héros va vite se retrouver entouré de charmantes jeunes filles dont il ne connaîtra pas l’identité dès le départ, mais, comme par hasard (ça en fait beaucoup, je trouve), celles ci le reconnaîtront de suite. Le gars débarque après 7 ans d’absence, perd la mémoire, mais tout le monde, coté fille forcément, le reconnaît sans mal. Classique !

Mine de rien, ça gonfle un peu. Encore et toujours cet espèce de « harem » qu’on retrouve toujours dans les manga pseudo romantiques… Enfin, généralement, c’est souvent un triangle amoureux qu’on retrouve, mais là, c’est l’orgie, oupresque. Disons que partie comme c’est, on se demanderait presque quelle fille ne va pas succomber à son charme dans les prochains épisodes… Quel veinard celui là quand même. Mais je me trompe peut être !

Et pourtant, dans Kanon 2006, les filles sont irritantes à un point parfois surprenant. Débile, niaise, irritante, voilà comment on peut les définir. Celle de Kanon 2006, hein ! C’est pas une généralité pour la gente féminine… A la limite, le coté niais peut passer, mais leurs débilités m’insupportent au plus haut point. Toutes les filles que le héros rencontre sont affreusement connes. Même la mère de la cousine, sorte de droguée marchant à 2 à l’heure, donne des pulsions meurtrières à chaque instants, dû en partie à sa voix langoureuse, qui colle pas toujours bien avec le personnage (on dirait plutôt une voix de chaudasse dans un hent… BREF). Que ça soit dans la gestuelle, les expressions, le comportement général, toute les filles tapent rapidement sur le système, et donnent envie, si on les avait devant soi, de leur foutre un High Kick dans la tête. Mais vraiment.

D’ailleurs, là aussi, ça énerve, c’est bien le doublage. Pas que ça soit mal doublé, c’est toujours parfait comme d’habitude, mais le coté niais et irritant est terriblement accentué par les voix aiguës des personnages féminins. Je parles pas japonais, c’est peut être des voix « standards » pour les filles de cet âge, mais je trouve ça désagréable. Pour une fois, je penses que je prendrais plus de plaisir à écouter la version US voire même Française de l’anime, s’il y en a une un jour, que la VO.

Toujours pour déplaire, je ne peux pas m’empêcher de cracher légèrement sur le design de cet anime. Enfin, tout n’est pas mauvais, bien au contraire, mais je peux vraiment pas supporter le design des personnages féminins (oui, encore eux). Ces yeux bordel ! C’est quoi cette manie, cette tendance à foutre des yeux énormes, qui tomberaient presque du visage ? C’est moche, mais vraiment. Horrible, et malgré quelques bons points (décors, animation, dessins de manière générale d’un bon niveau), le design globale de l’anime ne respire pas vraiment l’originalité à plein nez. C’est vrai, c’est pas forcément une tare en soi, mais ça renforce plus ou moins involontairement le coté « un anime niais parmi la masse »…

D’autant plus que les clichés fusent de toute part ! Et oui, on évite pas le lot habituel de cliché inhérent à ce genre d’anime. Entre les personnalités bien distinctes entre filles (La « garçon manquée », la débile qui accompagne la « ténébreuse » qui dit rien de la journée, la sportive, l’amie de l’héroïne qui est toujours là pour la protéger, la gamine etc.), les situations habituelles (« Oups, je t’ai surprise à poil ! Je suis désolé ! ») ou même ce genre de petites phrases anodines mais pourtant « blasantes », tellement elles sont clichées (Quand la fille dit au héros « oh, tu n’as pas froid comme ça ? ». Le héros porte le gros manteau mais la fille lui demande ça, alors qu’elle est (et elles le sont toutes là bas) en minijupe ras les fesses en plein hivers, avec de gros flocons de neiges toutes les 5 minutes. Cool ! En soit je suis pas contre (vivement le retour des uniformes en France) mais en l’état, ça accentue, encore et toujours, le coté débile de l’anime.

Finalement, avec 5 épisodes sous la main – c’est peu – mais je ne sais pas encore si je vais tenir bien longtemps… Non, mais sérieusement, aussi niais, stupide, insipide question originalité, ça me rebute carrément. Je voulais juste un anime avec une histoire à l’eau de rose, mais là, c’est trop pour moi. Un truc « crédible« , c’est trop demander ?

Je crois d’ailleurs que je vais me remater Tengen Toppa Gurren Lagann, j’ai besoin d’un anime bien viril là, ça va me requinquer !

Pour se donner une petite idée sur la tronche de cet anime, voilà un petit extrait (c’est juste un prétexte bidon, en fait, pour essayer le système de vidéo en streaming):