Réflexion 03: Vers la fin des plaisirs solitaires ?

Tiens, ça faisait longtemps. Fin novembre 2010, j’inaugurais un nouveau type de vidéo dans mes rangs: une « réflexion » sur le thème des jeux vidéo. Réflexion très sommaire/légère, j’en conviens, sur des sujets pas forcément très abordés de manière générale, découpé en 3 étapes: l’interrogation, les exemples et… la conclusion – logique – tentant d’apporter un début de réponse très personnel. Le mois d’après, je remettais le couvert avec la possibilité de prendre du plaisir sur de « mauvais » jeux.

Cette fois-ci, je m’attaque à une mode qui se répand de plus en plus: les mode multijoueurs à toutes les sauces, mettant potentiellement en danger les bonnes aventures solo.

Réflexion 01: Tuerie virtuelle en Ré mineur

Parce qu’il est toujours bon de changer un peu sa routine blogguesque, tentons d’expérimenter un nouveau type de podcast ! Après les classiques Critiques vidéo et Let’s Play, le troisième essai se portera sur un exercice un peu plus… difficile.

Par le biais d’une vidéo n’excédant pas les 10 minutes, je tente de répondre à une question que personne ne se pose, sur un sujet volontairement « décalé/dont tout le monde se fout de base », en développant comme il se doit mon point de vue: une intro faisant office de mise au point sur le sujet, des exemples/contre-exemples (quand c’est possible), puis une tentative de réponse, avec la conclusion qui va avec. That’s all.

I know, c’est un peu délicat à expliquer/concevoir, mais l’idée de m’exprimer totalement sur un sujet un peu plus original que d’habitude, sans que ça soit une énième critique, me plaisait bien. Donc ça sera très… expérimental. Emission 1, donc émission… bêta. Merci de votre compréhension !

Réflexion #1:
La musique dans les FPS en multijoueurs, élément en voie de disparition ?

Team Fortress 2 fait de beaux émules pour pas cher !

Le dématérialisé, c’est pas si mal en fait. Outre le fait que ça soit le titre d’une de mes listes de rangement sur Sens Critique, c’est surtout une vérité qui ne cesse de s’affirmer de jour en jour: à partir du moment où les développeurs peuvent développer et diffuser des jeux à petit budget sur une plate forme de téléchargement comme le Xbox Live Arcade, avec une liberté bien plus grande que dans le cas d’un jeu « en boite »; c’est alors la porte ouverte à… tout et n’importe quoi, il est vrai. Mais aussi à de nombreuses perles qui peuvent oser des choses qu’on n’aurait jamais vu en boite à 70€ (Splosion Man ?) ou plus simplement, des jeux qui vont à l’essentiel en le faisant bien, tout en sachant rester conscient qu’ils n’ont pas les moyens de rivaliser avec les plus grands. Ca tombe, Monday Night Combat fait parti de cette dernière catégorie et c’est définitivement une excellente surprise de plus.

Bon okay, je sais. Vous avez vu les images du jeu. Vous avez vu les trailers « cinématiques ». Et là, les gens de bon goût diront:

But wait… On dirait Team Fortress 2 !

C’est un fait, la patte graphique de MNC est très inspiré de TF2, parce que c’est techniquement low cost mais que ça rend quand même foutrement bien. Et alors ? Le problème, c’est que la masse va croire à une vulgaire repompe de TF2, n’y portant alors qu’un intérêt somme tout assez relatif.

« On dirait TF2, mouais bof ».
« Ah, le ripp-off de TF2 ? Ca me branche pas trop. Je testerais si j’y pense mais bon, je joue plutôt à ce genre de jeu sur PC. »
(La personne se reconnaîtra)

Monde de merde.

Comment vous convaincre de l’essayer, au moins la démo ?
Parce que si les bases sont communes aux 2 jeux, MNC est suffisamment différent tout en étant aussi accrocheur pour valoir sérieusement le coup. Décortiquons un peu la bête.

J’ai pas envie de faire un bête résumé des points positifs/négatifs en détaillant le jeu comme un bête test. Allons à l’essentiel, ce qui plait tant et fait qu’il mérite un peu de notre attention de gamers gavés à TF2. Le gameplay.

Dans les grandes lignes, on dirait du TF2. Monday Night Combat est un TPS totalement arcade (pas de localisation des dégâts, en dehors de la tête pour le Sniper), speed et nerveux; se jouant donc avec un système de classe (6 pour être exact) pour mieux diversifier l’action, le tout dans des arènes pas bien grandes mais foutrement bien pensées.  Jusque là, on navigue en terrain connu. Ce qui fait la différence et c’est ce que j’apprécie vraiment, c’est ce mélange light d’éléments issus de la fameuse mode des « Defence Tower », du STR (un petit peu hein !) et du FPS multi tel qu’on le connait si bien.

Defense Tower, parce que peut se construire des tourelles sur des emplacements prévus à cet effet pour défendre ses potes ou sa base de l’équipe adverse. Alors on choisit soigneusement ce que l’on va construire, selon l’argent dont on dispose (qu’on gagne en faisant des frags, cela va de soit) et selon la situation. Tourelle longue portée ? Tourelle courte portée ? Tourelle de défense « de zone » ? A vous de choisir.

Un zeste de STR, parce qu’avec ce même argent, en plus de se retrouver à 12 sur le terrain à s’entretuer avec un grand sourire, on pourra même « invoquer » une poignée de robot pour nous soutenir dans notre tâche d’élimination de la base ennemi. A vous de choisir, encore une fois, en piochant dans votre porte feuille virtuel, si vous allez construire une tourelle, crée une vague d’unité de soutien pour percer la défense adverse ou économiser pour upgrader votre personnage ?

Et c’est finalement là où MNC montre sa grande force: la richesse de son gameplay. On ne s’emmerde jamais, on a toujours quelque chose à faire de ses dix doigts en pleine mélée. Défendre sa base, améliorer son personnage via un système d’upgrade (Arme plus puissante, plus rapide etc.), emmener son armée à la victoire et défendre ses potes en exploitant correctement les possibilités de sa classe de prédilection, ce n’est peut être pas follement original mais bordel. Ca marche du tonnerre, c’est addictif, on y revient toujours avec le sourire parce que chaque partie ne ressemble à aucune autres. C’est vraiment un jeu où l’expression « Jeu en équipe » prend tout son sens, où ça représente vraiment la clé de la victoire.

Alors certes, vous allez me dire (Chiant comme vous êtes) que dans le fond, du teamplay, des classes, même avec l’histoire des bots de soutiens, ça ne fait pas tout, on retrouve l’essentiel de tout ça un peu partout maintenant (Battlefield say Hi). Ce n’est pas fondamentalement faux, mais, surtout sur console de salon, là où MNC a fait mouche pour ma part, c’est parce qu’il est fun, demande du skill tout en étant absolument pas prise de tête. C’est arcade à 200%, l’ambiance typé « Sport du Futur » est suffisamment réussie et peu exploitée pour que ça marche, on se fait pas chier avec un pseudo réalisme parfois un brin relou (Oui, j’ai envie de courir sans m’épuiser bordel !), de destruction du décors, d’ironsight, de véhicules ou je ne sais quoi en provenance des standards actuels du FPS/TPS.

On revient clairement à quelque chose de plus simple dans les grandes lignes, qui va direct à l’essentiel (le skill, le jeu en équipe). L’esprit TF2 dans un sens, ou plus vieux et pas forcément identique, mais tellement bon (et marquant pour ma part, si vous préférez) et simple dans son approche: Quake 3. C’est pas que les features réalistes et compagnies, j’aime pas, mais avoir un peu de diversités, ça fait plaisir.

Et ON PEUT JOUER A 2 EN ECRAN PARTAGE !!§!. Hallelujah, c’est le summum quoi, jouer avec son pote dans un jeu typé TF2, c’est le pied intégral ! Toujours un plaisir de voir des développeurs penser à notre côté social. A coup sûr dans l’édition 2011 du Guide de Survie.

Bon allez, si l’on devait chipoter: ce n’est pas toujours très bien optimisé (Ca laggue un peu et ça rame parfois au plus fort de l’action, dommage pour un jeu en ligne…), c’est un peu bordélique (surtout quand on débute, on a souvent les fesses en feu le temps de tout comprendre !) et on fait un peu vite le tour des modes de jeu proposés (J’ai surtout parlé du mode en 6 vs 6, il existe un mode proche du Tower Defense jusqu’à 4 en coop (première partie de la vidéo, le Blitz). Assez sympa dans le fond, mais on y reviendra pas souvent, hélas.) et des maps (Là par contre, on y revient avec plaisir mais bon, on a tendance à avoir rapidement la même exigence qu’un jeu « de salon » alors forcément…) mais c’est tellement dérisoire face au plaisir éprouvé après quelques bonnes parties, victoire ou non à la clé…

Faites moi ce plaisir et testez la démo, si la comparaison avec TF2 et que jouer sur console ne vous rebute pas. En tout cas, sans même forcément atteindre le même niveau de perfection d’un TF2, moi j’y retourne sans sourciller.

Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

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Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

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Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

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Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

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Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

Réponse unique:

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Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

Réponse multiple:

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Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

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SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

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Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

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Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

Réponse:

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Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?