L’histoire d’un Segasex au pays merveilleux des RPG…

A l’heure où tout le monde se marre – ou reste sceptique – devant les derniers trailers de Square-Enix avec son éternel running-gag (Versus XIII), sa suite prévisible que personne ne voulait (FFXIII-2) et l’opus portable qu’on avait tous oublié (Type-0), il est toujours de bon ton de se rappeler un peu ce qui nous a amené à côtoyer ce genre si répandu, mais si bancal de nos jours, le RPG. Japonais principalement dans le cas présent. Je reviendrais vite fait sur son cousin de l’Ouest, mais faut reconnaître que c’est via les coupes emo à cheveux longs que je me suis lancé dans le genre. Les premiers pas sont toujours difficiles, ouais.

Tout commence il y a fort longte… En fait non, c’est relativement récent. Comme, il faut le reconnaître, la plupart des gens (de mon âge, pour être plus précis), on a tous commencé sur… Final Fantasy 7. Premier vrai gros RPG grand public sorti dans notre belle contrée (pour les précédents, fallait se brosser ou importer en y jouant en anglais), il a su forcément s’imposer comme le dépucelage de luxe du genre à toute une génération. A tort ou à raison, je ne sais pas ; mais il n’empêche que je garderai toujours un excellent souvenir de ce jeu, malgré le recul que j’ai pu avoir en grandissant: une traduction française bancale (mais Ô combien indispensable, car je n’aurais jamais touché à un jeu à texte en anglais à même pas 12 ans), le ridicule des graphismes et ses personnages composés de sacs poubelles, les clichés finalement récurrents du genre avec, en première ligne, le côté emo-dark de Cloud & Sephiroth (mais à 12 ans, on kiffe, on va pas se leurrer) et j’en passe… Mais je crois que même 10 ans après, je me lasserai jamais de cette univers, de certains de ces personnages marquants (Ah, Tifa, la révélation oppai de ma vie), de ces quêtes annexes débiles mais tellement culte (Foutu chocobo et cet élevage très précis pour décrocher la version Or de la bête…) et de ces musiques inoubliables, malgré le coup de vieux du format MIDI.

Je crois même que je me le referais bien d’ici quelque temps, pour la forme, avec le futur patch de retraduction qui devrait pointer le bout de son nez cette année. Joie. Par contre, je préfère oublier tout espoir de voir un remake du jeu – surtout vu la tronche du Square actuel – et j’aimerai aussi oublier par la même occasion le viol de cette univers (qui se suffisait à lui-même) qui a suivit, avec FFAC (Oui j’ai le DVD derrière moi, mais avec le recul, j’ai envie de pleurer devant ce truc), Crisis Core, Dirge of Cerberus et tous les autres que je ne souhaite plus jamais me rappeler.

Et fatalement, quand on commence par FF7, on kiffe les FF (peut importe si on n’a pas fait les précédents, c’était THE jeu à la mode à l’époque) et c’est avec une certaine impatience que j’attendais le fameux … Final Fantasy 8 ! Surtout avec les pubs TV de l’époque (qui ont su me donner TRES envie), construites uniquement avec les CG du jeu (impossible de mettre la main dessus, hélas). Et là, la claque. Un peu le même principe que FF7 en terme de plaisir de jeu, mais …multiplié par 10. Je suis conscient que ce n’est pas au goût de tout le monde, mais je vais être honnête : Final Fantasy 8 est le meilleur RPG auquel j’ai pu jouer, et ce, encore à l’heure actuelle. Il dégage un tel charisme, un tel univers, une ost monstrueuse et malgré la  trame scénaristique qui partait vers un truc très fleur bleu (C’est quand même sur ce jeu que j’ai versé ma première larme vidéoludique, huhu), ça n’empêchait pas d’avoir des moments forts (Ah, l’attaque de Dolley), mémorables, épiques avec des personnages intéressants et attachants à la fois; sans oublier un bon système de combat malgré la facilité global du truc. Mais hé, Orbital !

Je me suis vraiment senti « transporté » (le terme est peut être fort, mais je ne trouve pas d’autres mots, hé) par ce que m’avait proposé FF8, le tout jouissant d’une très bonne traduction (« Divine comédie » ! On sent de suite la différence de budget avec FF7) pour ne rien gâcher. Je ne cacherais pas que je rêve secrètement d’un remake avec le moteur de FF13 (par exemple, c’est quand même le seul point positif du jeu) mais là encore, pour les mêmes raisons que pour FF7, je sais que ça n’arrivera pas. Et c’est peut être pas plus mal, car j’envisage mal un FF8 …doublé, par exemple.

Jamais 2 sans 3, Final Fantasy 9 venait achever le trio de luxe du rpg sur PSone grand public avec un certain brio. Adulé par d’obscures personnes, Final Fantasy 9 était un excellent jeu, qu’on se le dise. On sent toujours cette maîtrise made in Squaresoft de l’époque… mais j’ai quelque peu moins accroché. C’était super bon hein (Même sauce que les précédents quoi, la crème de la crème), mais le retour (dont je n’avais pas conscience à l’époque, paradoxalement) à un univers (et l’ambiance qui va avec) un peu « heroic fantasy » avec ses personnages à grosses têtes et à la virilité douteuse (Steiner, wtf ?); m’avaient quelque peu rebutés, notamment le trip simiesque de Zidane. Mais un très bon souvenir, forcément.

Après, il y en avait un paquet d’autres sur le même support (ou chez les voisins/consoles précédentes), mais globalement, c’était inaccessible à l’époque (« A pas la console », import, jeu en anglais etc.) et même plusieurs années après, je n’ai pas eu la motivation suffisante pour en faire certains. J’ai lâché en cours FF6, Chrono Trigger, Valkyrie Profile ou même le peu connu Super Robot Taisen F sur Saturn, pourtant objectivement bon, maiiiiiis, il y a quelque chose qui a fait que j’ai pas tenu très longtemps. Ouais, j’aurais du les faire à leur sortie en fait. Vieillir ne leur a pas fait que du bien, surtout en les entamant 10 ans après. Tant pis ! Et par rapport à mon pseudo, non je n’ai jamais eu envie de faire les Phantasy Star, leur apparente austérité et… l’anglais m’ont définitivement bloqué psychologiquement.

Côté portable, pas grand chose à signaler. De base, c’est vraiment pas ma tasse de thé alors du RPG sur portable… De mémoire, je n’ai fait sérieusement que … Pokemon, comme tous les enfants de mon âge à l’époque. Système basique mais hyper efficace et principe de la collectionnïte aiguë qui te fait jouer SANS CESSE jusqu’à que tu ais le pokemon 76 du Pokedex; ont fait la clé du succès qu’on lui connait aujourd’hui. J’ai commencé avec les versions Rouge et Bleu, puis passé à la Jaune… Avant d’enchaîner avec la génération suivante avec Or et Argent. Re-tuerie, des pokémons qui ont de la gueule, un intérêt renouvelé, c’est reparti pour un compteur de temps à 3 chiffres. Hélas, ça s’est arrêté aussitôt avec l’arrivé de la génération d’après. Plus. Jamais. Ca.

Je n’arrive pas à comprendre comment on a pu arriver à massacrer une telle licence avec une succession de design de plus en plus mauvais, épisode en épisode. Un petit Point Culture pour la route, ça fait pas de mal. Je n’aborderai pas la toute dernière génération, qui dépasse tout ce que je pouvais imaginer en termes de ridicule et d’absence totale d’imagination. Triste, je resterais donc jusqu’à ma mort avec mes versions Or et Argent à faire leveler tous mes pokémons au niveau 100.

Ensuite, je suis passé à la Dreamcast. Eh bien… Rien. Ou presque. J’y reviendrais plus tard, mais c’est avec la superior version GC que je me suis fait le fabuleux Skies of Arcadia. Mais là, parlons de celui qui est à l’origine de tout, ou presque… Phantasy Star Online ! Ce qui est assez paradoxal, c’est que j’ai passé un paquet d’heure sur la version la plus… naze, en quelque sorte, de la licence. PSO Version 2 était donc mon seul (Action)RPG sur Dreamcast. Naze car elle ne possédait aucun multijoueurs local (merci la fabuleuse version GC et son splitscreen à 4 !) et que je ne pouvais/voulais pas jouer en ligne, trouvant (et même à l’heure actuelle) l’idée de payer un abonnement supplémentaire en plus du jeu de base (payé au prix fort) pour jouer en ligne, incroyablement débile.

Mais qu’importe ! A moi les explorations de grottes seul dans mon coin avec mon Mecha ne pouvant pas utiliser la magie, à latter du monstre à la chaîne pour atteindre le niveau 200, à perdre face aux boss parce qu’on m’appelait pour manger et que l’on ne pouvait pas mettre le jeu en pause (MÊME EN SOLO !?) ni même sauvegarder en plein « donjon » obligeant de tout finir d’une traite… Mais quel pied ! Avec le recul, c’était rigide, hyper répétitif, mais de la … bonne répétition. Les musiques, la patte graphique, la course à l’armement ; rien de tel pour y passer des heures sans se lasser. Et quand je vois la grosse déception que j’ai eu avec Phantasy Star Universe, qui partait plutôt bien dans le fond sans jamais y aller… à fond, je regrette de pas retrouver un jeu du genre aussi simple d’accès, fun et addictif de nos jours.

On passe donc sur la GC, avant de revenir sur la PS2. En speed, c’est d’une part Final Fantasy Cristal Chronicles : Un bon gros « pfffff ». Comment peut-on foirer un tel potentiel ? Acheter obligatoirement des GBA pour jouer en multi, qui a eu cette idée à la con ? Sérieusement ? Je crois que ça suffit en soit pour mesurer l’ampleur du désastre. C’est beau mais c’est tout. La relève de PSO ? Non, trois fois non. Ensuite, on a eu Baten kaitos. Inachevé, car aussi beau soit-il, aussi agréable soit-il à écouter… J’ai pas pu accrocher plus que ça. Faute, en grande partie, à son système de combat basé sur le hasard du pouvoir des cartes. Parait que le 2 corrigeait ça, mais hein, Nintendo, fallait le sortir chez nous ! Et puis, le design des personnages et l’esthétique globale du truc ne m’ont jamais emballé. Tant pis². Et je zappe aussi Tales of Symphonia, avec son bon système de combat mais le reste, non, vraiment non. Coleeeeeette !

Et puis, outre la version GC de PSO, c’est donc Skies of Arcadia qui m’a emballé comme jamais. Une grande aventure, un vrai dépaysement, des personnages énormément attachants, des musiques fort sympathiques… ! On sent qu’on n’avait pas le même niveau de maîtrise, la même ambition qu’un FF de l’ère PS1, mais dieu que c’était bon. Cette sensation de liberté, cette exploration poussée (Jamais réussi à trouver cette (dans mes souvenirs) foutue tortue invisible qui se déplaçait sur toute la carte, m’empêchant de dégoter l’arme ultime de Vyse), cette aventure avec un grand A en somme (Phrase bateau mais tellement vraie…). Des arguments largement suffisant pour le placer dans mon top 5 RPG, malgré… ses combats. Pas mauvais dans l’absolu (système de combat assez solide) mais Dieu que c’était mou. Même les combats aériens n’étaient pas plus palpitants que ça… Paradoxale pour un RPG au tour par tour ? Pas tellement, j’ai rapidement compris que ce n’était pas pour le gameplay se limitant à bouger un curseur dans un menu que je jouais à ce genre là, mais bien pour le reste.

Ce qui est quelque peu l’opposé de … Final Fantasy X. On y revient encore à FF. Voulant rattraper mon retard, j’entame le jeu il y a 3 ans de cela. Et depuis… jamais fini. Aucune motivation ne m’a poussé à le finir. Les personnages insupportables, les scènes ridicules, le 50Hz, les couloirs à peine dissimulés, la lourdeur du Blitzball et le scénario m’ont rapidement fait décrocher. Pourtant, je n’avais pas un nombre d’heure très élevé, mais il semblerait que ça m’ait suffit à m’en dégouter. Et je pourrais de nouveau m’y remettre, mais reprendre une partie soit à 0 ou celle en cours 4 ans après, c’est pas franchement évident. D’autant plus que l’écriture de cet article me fait penser que j’avais aussi acheté FFX-2 en même temps que le premier (pensant l’apprécier autant que les précédents). Ahahaha… Merde, le con.

Toujours sur le même support, je me suis laissé tenter par Persona 3, le fort taux de hype sur le net m’ayant fatalement convaincu. Finalement, « Pffff » bis.  Malgré une bonne ambiance visuelle et sonore et une certaine originalité, Persona 3 m’aura laissé particulièrement … perplexe. Du tour par tour tronqué avec l’impossibilité de contrôler autre chose que le héros, une liberté fortement réduite dans les phases d’exploration de Jour comme de Nuit (ce qui ont fait le jeu comprendrons, les passages au lycée sont nettement moins passionnants que je ne l’espérais) et, fatalement, un rythme plutôt mou du genou en retour ont fait entre autre (J’ai eu du mal à rentrer dans le scénario par exemple), que le jeu m’a rapidement lassé. Donc KO par abandon. Mais au moins, il m’aura laissé un bon souvenir sur un point précis : Junpei ! Comprenne qui pourra.

Oh et puis, tant pis, essayons aussi Persona 4 tant qu’à faire. Et là ! Joie ! Révélation ! C’est nettement mieux et plus sympa à jouer que Persona 3 ! Un meilleur rythme (Malgré les 5 premières heures à tapoter X, embarrassant), une ost toujours aussi bonne et agréable, des lunettes à foisons, des combats enfin jouable dans leur intégralité et une histoire bien plus accrocheuse malgré, à contrario, son côté très « stéréotypé » à première vue (Mais c’était peut être ça la clé du succès). « Première vue » seulement, car je n’ai pas pu aller jusqu’au bout là encore. Finalement, malgré un enrobage vraiment sympathique, c’est finalement à cause de cette formule « Lycée/donjon » que je n’adhère pas plus que ça : la partie lycée (comme pour Persona 3) est bien trop dirigiste, ne dure pas assez longtemps pour être vraiment intéressante à jouer et la partie Donjon est… trop répétitive. Logique diront certains, mais suivre un bête enchaînement de salles, d’étage en étage avec ce même décor, pour tabasser le boss; ce n’est définitivement pas ma tasse de thé et suffisant pour me faire grinder pendant 70h.

Cela dit, bien que n’étant pas un RPG, j’attends avec impatience Catherine, qui s’annonce fort prometteur.

Et vint alors la 360. Car côté PS3, rien à signaler : je ne la possède pas et les rares rpg dispos dessus ne m’attirent pas tant que ça pour me décider à la prendre, si ce n’est Demon Soul, plutôt intriguant. Mais joie ! Le 2 est prévu sur 360, l’erreur sera spirituellement corrigé ! Ah, Valkyria Chronicles ? J’ai fait une overdose de ces clichés japonais en termes de scénario et de design, donc… Non. Et accessoirement, SEGA n’a pas jugé bon de le traduire. C’est à se demander à quoi ça sert de sortir les jeux chez nous dans ce cas là…

Hélas, pas grand-chose de vraiment mieux à se mettre sous la dent sur 360 : Vesperia ? Pitié non, j’ai déjà donné et le design me file des boutons. Eternal Sonata ? La démo m’a suffit : c’est beau, c’est fun à jouer mais l’univers…mhhh, non, vraiment, non. The Last Remnant ou Infinite Undiscovery ? L’univers et les personnages ont l’air tellement fade que j’ai même pas voulu essayer. Blue Dragoon ? Toujours pas, malgré l’admiration que je voue à Toriyama. Star Ocean 4 ? Jamais tenté les précédents, mais le mauvais goût en terme de design (certains diront que c’est propre à la culture nippone, ce qui n’est objectivement pas faux) qui s’en dégage m’empêche de m’en approcher à moins de 5m. Et puis, « content » de savoir que je ne suis pas le seul, j’en ai un peu marre de jouer des gamins en culotte courte partant sauver le monde après leur bol de cornflakes.

Il y avait bien FF13, mais je préfère me référencer à ce vieil article, finalement identique à mon avis final sur le jeu, au lieu de m’étaler davantage dessus. Puis tout le monde l’a fait au final, donc rien d’étonnant. Donc désolé, mais les projets basés sur FF maintenant, c’est vraiment le dernier de mes soucis. Merde, une page se tourne en fait… Finalement, par la même occasion, c’est donc par défaut mais aussi parce qu’il déborde de qualité quand même, que Lost Odyssey s’impose comme l’un des RPG majeurs de cette gen. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans l’articlé cité plus tôt et aussi dans le guide de survie en solo, pour de plus amples détails. Mais si vous avez l’occasion de vous pencher dessus, n’hésitez pas ! A contrario, hélas, le prochain projet du studio (The Last Story) ne me fait ni-chaud, ni-froid.

Pour ne pas léser l’autre côté de la force : les RPG occidentaux ne m’ont pas spécialement plus passionné dans ma vie de joueur. En vrac : les univers qui tournent trop autour de l’heroic fantasy ne me passionnent pas et ça représente facilement les 3/4 des RPG occidentaux donc forcément… De près comme de loin dans le genre, j’ai apprécié Diablo à l’époque (Parce que maintenant, le gameplay a mal vieillit), les démos de Gothic 4 et Divitiny 2 m’ont fait pouffer de rire devant l’atrocité de la chose et le retard en terme de game design qui n’avait rien à envier avec celui des Japs’.  The Witcher (Ou éventuellement un Dragon Age) ne m’attire pas même si je ne doute point des qualités du titre pour le coup et je n’ai jamais osé tenter un Baldur’s Gate pour ne citer que les références du genre. Côté space opera, rien à signaler si ce n’est que j’ai diablement envie de tenter l’aventure Mass Effect (si j’arrive à chopper la version complète du 1 en français), l’univers m’intéresse davantage que le reste, même si la démo du 2 démontre assez bien l’aspect RPG quasi inexistant… Mais qu’importe, ça respire le jeu classe, bien branlé et fait avec amour ! Et malgré tout le bien qu’on peut en dire, variable selon les épisodes, je n’ai jamais fait le moindre Fallout et j’ai peur que pour les premiers, ce soit trop tard.


(Histoire de rééquilibrer)

Vous l’aurez vite compris : le RPG c’est pas trop ma tasse de thé dans l’absolu, même si un RPG (Jap) avec un background solide et une histoire qui tient la route, je dis pas non ! Et surtout des bons personnages en bonus par pitié. En fait, non, OBLIGATOIREMENT de bons personnages, sinon, poubelle.

Sur ce, je repars prier pour un remake de FF8.

He ho he ho, je souffre au boulot…

N’est-il pas courant et finalement presque normal d’avoir souvent l’impression d’avoir fait le mauvais choix, tel une pilule mal choisie qui définirait notre avenir ? Force est de constater que cela s’applique un peu partout, dans n’importe quel domaine, sans exception. Et quand ça arrive au niveau des études post-Bac, c’est dans une situation assez délicate qu’on se retrouve finalement … Qui n’a jamais ressenti cette sensation assez particulière d’être « étranger » au domaine dans lequel on travaille ? Cette sensation qui nous rappelle, nous fait comprendre qu’on n’a pas grand chose à faire ici même et que quelque part, une meilleure voie, un domaine plus approprié n’attend que nous ?

Certes, il arrive aussi que ça soit quelque chose de passager, que cela ne durera qu’un temps, avant de se rendre compte que finalement tout va bien… Mais là encore, combien de temps faut-il subir les effets d’un désintéressement régulier des études pratiquées ? Manque de bol, il a fallu que ça soit mon tour de boire la tasse…

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour comprendre la chose, mais c’était un peu (beaucoup) en retard… Pourtant, je sentais légèrement venir le coup lorsqu’on nous refuse notre premier choix d’orientation post-bac, pour diverses raisons plus ou moins bidons. Manque de bol, ce qui nous branchait le plus venait de nous passer sous le nez… Tant pis, il reste la 2ème solution ! A défaut de faire du dessin pur et dur comme je l’aime secrètement, c’est alors que je me rabats sur le dessin typé industriel… Lors des présentations peu de temps avant le bac, les hommes-sandwich du CPI (ndlr: dessin industriel, vous suivez ?) ont été particulièrement convaincant ! Bon, on allait pas dessiner la Joconde, ni des gens nus (Dommage :niais:), mais on allait quand même faire du dessin et du dessin utile. Autant joindre l’utile à l’agréable, non ?

Donc sur ces bases plutôt motivantes (même si le côté industriel ne me fait pas spécialement trémousser le bambou), avec un Bac en poche, je me suis donc lancé dedans, espérant que tout irait pour le mieux, puisque le dessin était avec moi.

Cruelle désillusion !

En fait, ça n’avait finalement pas grand chose à voir avec ce que l’on nous a promis. Paperasse, paperasse et toujours paperasse, tel est le mot qui définit au mieux ce genre d’étude. Exit le dessin et bienvenue dans le merveilleux monde de la théorie. Bien sûr, on se doutait qu’on allait en avoir, « faut être lucide un minimum… mais quand même, force et de constater qu’au fur et à mesure que les mois passèrent durant la première année de BTS, la donne ne changea presque pas d’un iota. Quelques dessins par ci par là, mais submergés par des tonnes de cours tous aussi… passionnant les uns que les autres. Bien sûr que ça fait partie de nos études, mais c’est un brin décourageant à force. Pas spécialement motivé par cette surdose de boulot et de cours, on relâche petit à petit la soupape de sécurité et on finit par se dire… « Mais qu’est-ce que je fous là au juste ? »

Aie, c’est quand même un peu tard pour se dire qu’on a pris le mauvais chemin. Pourtant, on essaie de se motiver en se disant que ça ne durera pas « longtemps »,
le temps de… 2 longues années. Cela paraît tellement court et atrocement long à la fois…

Puis vient l’heure du stage, sorte de page publicitaire entre 2 années d’études pour promouvoir les bienfaits de la filière choisit et nous remotiver pour l’année suivante. Objectif réussi ! Ou presque… En fait, c’est en entreprise qu’on se rend compte du fossé assez monumental qu’il y a entre les cours et le milieu professionnel. Ca semble parfois évident, mais se retrouver avec des matières en moins, des matières que l’on a déjà jugé comme inutile dans notre cursus, ça fait un bien fou. Et puis, forcément, se retrouver avec des tonnes de paperasses en moins, des cours à ne plus retenir par coeur pour l’obtention d’une triste note, ça fait …bizarre dans un premier temps et ça soulage par la suite. Se sentir réellement impliqué dans son travail en voyant directement les conséquences d’une réussite ou d’un échec, c’est quand même carrément plus motivant pour la suite que n’importe quelles bonnes notes dans son bulletin, qu’on se le dise. C’est donc après un mois et demi de stage fort plaisant qu’on repart sur les sentiers du BTS, avec une certaine motivation qu’on avait pas souvent croisé, à nos côtés…

Jusqu’à la fameuse rentrée de la 2ème année de BTS.

Finalement, le stage n’aura pas changé grand chose. On retrouve les mêmes habitudes de l’an dernier mais multiplié par 2 cette fois ci (puisqu’avec les cours de cette année, il faut revoir et réutiliser régulièrement ceux de l’année précédente), avec en plus un rapport de stage à réaliser, puis une réalisation de projet et sans oublier les fameux examens de fin d’année, histoire d’enfoncer le clou avec un revival du Bac puissance 2, lui aussi. Comme dit précédemment, la différence est finalement trop grande entre un stage et les études, définitivement trop éloigné de ce que peut légitimement proposer mon BTS une fois dans la vie active.

On peut toujours essayer de se rassurer avec les vacances pour éventuellement essayer de souffler un peu et repartir de plus belle, mais quand on a un putain de poil dans la main, c’est tout de suite plus difficile de relancer la machine après 1 semaine et demi d’abstention scolaire. Alors on prie M. Motivation de nous filer un bon gros coup de pouce pour se débarrasser de la flemme et on essaye de repartir dans le droit chemin … du moins jusqu’aux prochaines vacances, d’ici Noël.

Believe !

Back to school… again ?

Bientôt un mois. Un mois que la rentrée m’est revenue dans les dents tel un boomrang qu’on aurait lancé loin et qu’on aurait oublié qu’il reviendra. Oui je me sens inspiré là !

Après avoir bossé au mois d’Août (cf article précédent), ce n’est que quelques jours après (seulement 4 quand même, pour un étudiant flemmard comme moi, c’est pas assez…) que j’ai repris sans concession les cours. Je sais pas pourquoi on reprend aussi tôt, mais le retour à la réalité a été assez difficile…

Parce que ‘y a pas à dire, la rentrée, même passé 20 ans, c’est toujours aussi … rébarbatif !

On aura beau prendre de l’âge, prendre de la connaissance et tout le tintouin, faire la rentrée au lycée, même après avoir passé la terrifiante épreuve du Bac, ça change pas grand chose à avant, à l’époque où on était encore jeune. Les horaires restent sensiblement les mêmes qu’auparavant, les élèves et les gens qu’on supporte pas trop aussi, les cours reviennent très rapidement au premier plan pour mon plus grand plaisir… ou presque.

Le premier jour fût violent ! Déjà, il fallait se réadapter aux horaires scolaires. Et là, ça commence bien… Pas facile de se remotiver pour se lever bien plus tôt qu’en temps « normal » (genre 12h ù_ù ) et s’armer de courage pour revenir dans cet endroit qu’on espérait bien fort ne pas revoir, le lycée tant adoré. Faut dire, après un mois et demi de stage à la campagne à partir de la mi-Mai puis 2 mois de « vacances » dont un à trier du caca, on fait vite de l’oublier. Sauf que quand la rentrée pointe son nez, on se dit que le temps passe décidément trop vite…

Le pire, c’est que la première journée est généralement la plus courte, car « spéciale » rentrée. Mais en fait, ça change pas grand chose, on a vraiment la flemme de se bouger pour justement, parler à moitié dans le vent pour doucement se remettre dans le bain… Et c’était bien le cas ! Finalement, rien ne change à ce niveau là. On parle toujours du programme de l’année (on l’a compris, il faut bosser !), on récolte les 36 papiers administratifs, on remplit une énième fois les papiers qui nous décrivent pour les quelques professeurs qui nous auraient déjà oubliés (on est si pénible que ça qu’il faut nous oublier ?). Bon, ça occupe quand même 2 heures, mais c’est déjà de trop… Bon c’est pas grave, ça veut dire que c’est bientôt l’heure de manger !

Sauf que… sauf que l’effectif scolaire augmente sans cesse chaque année et qu’on se retrouve derrière une immense file d’attente en quelques minutes seulement. C’est sans compter la taille ridicule (le mot est faible) de la cantine en elle même qui empêche de vraiment avancer comme on le devrait… Parce que bon, faudrait peut être leur dire qu’on se les gèle même en septembre et qu’en soit, on a qu’une heure avant de reprendre les cours de l’aprèm’ ! M’enfin, depuis le temps que je traîne dans ce lycée, je crois pas que ça risque de changer.

Puis au delà de tout ça, il reste bien la classe. Non, non, j’irais pas à dire que cay de la merde mais bon, ça arrive parfois, cette sensation de ne pas être à sa place. Cette sensation de ne trouver personne qui nous ressemble exactement, qui colle un peu à nos goût… Surtout quand c’est quasiment la même que l’an dernier, on aurait aimé avoir de nouvelles têtes.

Bon, ça empêche pas de faire copain copain, oeuf corse, mais quand même. Surtout quand on a la désagréable surprise de retrouver le pot de colle par excellence, le mec pas trop aimé en général qui nous suit parce qu’on est trop gentil envers lui. Oui, je sais, c’est pas très sympa envers lui… Mais il le cherche ! Vous savez, ce genre de personne un poil lourde qui parle tout le temps (mais VRAIMENT tout le temps, à toujours essayer de trouver un sujet conversations là où on en veut pas…), fait des trucs bizarres, fait son intéressant… Oui, oui, je sais… mais c’est comme ça. On y peut rien, il s’attire les foudres des autres camarades de classe, même les quelques rares nouveaux ont rapidement compris qu’il serait lourd… Bref, tant pis pour lui.

C’est sans compter sur la reprise directos des cours, qui feraient presque semblant d’oublier qu’on vient juste de rentrer de cours. Et oui, on rentre à peine qu’on ne perd pas une seule seconde pour continuer ce que l’on avait arrêter en dernier quelques mois plus tôt. Le pire étant bien sûr ces quelques profs qui, au fil des jours, nous redemandent constamment de puiser quelques données de cours dans ceux de l’an dernier. OK, je sais, si on a bien travaillé, on est censé s’en souvenir, mais quand même, faudrait pas non plus se ramener en cours avec les fiches de l’an dernier… Surtout quand certains profs n’hésitent pas à nous donner un gentil petit contrôle avec une partie récente, et une autre qui date du même mois mais de l’an dernier… Bref, ça va être sportif cette année.

Et pourtant, c’est pas fini !

Parce que, qui dit stage 2 mois plus tôt , dit aussi rapport de stage en retour. Surtout que j’ai eu la brillante déduction que si le rapport allait être étudié en Janvier, il fallait le rendre peu avant… Finalement, je me suis bien planté, il faut le rendre avant la toussaint, cool. Et là, panique à bord du BounGeek Express ! Deux mois, ça semble long, mais c’est finalement terriblement court pour faire un rapport de stage allant de 20 à 30 pages maxi. 30 pages à remplir avec un résumé des plus détaillés de ce que l’on a fait en stage.  Je respire un grand coup, je me dis que c’est jouable… sauf que les ennuis arrivent.

C’est tout bête, j’ai eu le malheur de ne pas prendre de note durant le stage ! En fait, j’ai fais des trucs soit trop basique, soit tellement chiant que j’ai complètement zappé d’en prendre des notes. Bon là, je me dis qu’avec les documents que je devrais logiquement récupérer concernant le stage, ça devrait le faire en tartinant un peu…

Et bah non, la logique ayant décidée de m’abandonner ! La raison ? L’impossibilité de récupérer la plupart des documents, pour cause de soit disant « close confidentiel ». En gros, la société qui fournissait du boulot pour mon stage a décidée qu’ils ne devaient rien laisser filtrer, pour éviter toute fuite de leurs projets top secret… Mouais, ça m’aide pas.

J’ai bien essayé de moyenner un petit truc, mais je n’ai eu que les miettes… Mais qu’importe ! Je ferais sans. Enfin, je vais essayer… En fait, je me rends compte petit à petit qu’écrire un rapport, c’est la meilleure façon d’apprendre à remplir des pages et des pages avec… du vide.

Ecriture large, police d’écriture grande mais pas trop, interligne sur 1,5,  on saute pleins de ligne pour gagner de la place, TOUT les moyens sont bon pour augmenter le nombre de page. Côté explication, on n’hésite pas à en dire – presque – 3 tonnes pour pas grand chose, histoire de gagner encore de la place. Définition presque inutile, grandes images disposées en plein milieu d’un paragraphe pour faire jolie, tel est la manière la plus simple de remplir l’objectif.

C’est pas forcément très réglo, mais il semble que ça marche. Alors pour le moment, je galère toujours, mais qui sait, avec un peu de motivation et de ruse de sioux, ça pourrait le faire…

What else ?

Stage 2 : The Forgotten Place

Après un week end à prier Dieu le père de faire en sorte que ces 2 jours ne s’arrêtent jamais, le retour à la réalité se fait difficilement et on se voit vite forcer de replonger tête baissée dans le boulot…

Mais soit ! Le boulot est relativement tranquille, encore une fois. Ca se corse un peu plus, ça demande un peu plus de boulot en sommes, mais j’arrive à y survivre. D’autant plus qu’on sent, parfois (pour ne pas dire souvent), que mon tuteur n’a pas grand chose à me donner. “Fait ci, fait cela !” et 2 petites heures après, quand je l’apelle pour voir mon boulot, il me dit, en toute innocence, que je n’aurais pas dû faire ça, que c’etait inutile. Alors que c’est lui qui me dit quoi faire… Tant pis, le boulot aura le mérite de pas me faire suer.

Par contre… mine de rien, rester le cul vissé sur sa chaise pendant 4h30 – Pause – 2h30 pendant 5 jours d’affilés, c’est pas toujours facile pour le « mental« . Oui, ce n’est pas difficile en soi, mais supporter un écran à 20 cm (CMB *Joke*) de ses yeux, avec le fond bleu du logiciel sur lequel on travaille, avec un affichage dégeulasse (Bonjour l’aliasing* qui fatigue vraiment les yeux (et j’exagère pas) couplé à la puissance démesurée que demande le logiciel, provoquant d’innombrable ralentissements, bugs graphiques et j’en passe), c’est pas forcément bon pour la forme, maux de crâne en premier.

* Aliasing = Crénélage en “vrai” français. En gros, sur une surface 3D logiquement lisse, il apparaît un “effet d’escalier”, un truc très désagréable à l’oeil quand c’est très prononcé.

Je n’ai déjà pas une forme olympique (moi qui complexe déjà sur mes cernes zombiesques… ça risque pas de s’arranger), mais bon, on s’y fait. Les gens d’ici ont l’air de s’y être fait à force, et ce, malgré quelques énervements quand un logiciel marche une fois sur 2, ou qu’il faut tout refaire parce qu’on le demande en urgence. Pas sûr que sur le long terme, ce genre de boulot me plairait…

Mais bon, en tant que bon geek ninja à mes heures perdues, j’ai réussi à utiliser incognito le net de l’entreprise, quand le boulot se faisait moins “pesant”. Mine de rien, ça fait toujours plaisir de recevoir quelques mails pendant qu’on bosse. Manquerait plus que mes Mp3 pour se changer les idées, au lieu de supporter quelques blagues lourdes et surtout les sifflements de quelques employés qui s’emmerdent encore plus que moi pendant 7h de suite.

En dehors de ça, la semaine fut parfois un peu “mouvementée”, enfin, vite fait, mais vu le reste, c’est déjà mieux.

Ah ! La Normandie que j’aime tant ! Toi et ta flotte habituelle, vous m’aviez manquée ! Après une semaine sous le soleil, il fallait bien alterner un peu, histoire de respecter les quotas. Et pas qu’un peu ! Partir au boulot en voiture, mais sous la pluie, c’est forcément annonciateur d’une bonne journée ! Ou pas.

Le pire, c’est quand on rentre, mais qu’on a pas forcément la voiture sous la main (ça arrive, c’est pas la mienne) et qu’on pensait à fond que le temps moyennement engageant mais sec allait se maintenir jusqu’a la fin du boulot…

Que nenni ! Rentrer chez soi, en costard et sans parapluie ou avec, mais celui de grand-mère (C’est à dire rouge avec des motifs roses), ça, c’est vraiment la classe normande. Non mesdames, vous n’aurez pas de photo de moi dans cette situation, je tiens à garder ma dignité.

D’ailleurs, je prendrais bien quelques photos du coin, c’est parfois jolie sous la pluie… Bon ça reste la campagne, mais ça a parfois son charme.

Mais en dehors de ça, une fois au sec, on reprend avec entrain la guitare ! … Plus pour très longtemps. Difficile, c’est un peu le premier mot qui me vient à l’esprit. Bien sûr que ça ne se fera pas en 3 jours ! Mais… c’est quand même vachement décourageant. Voir qu’on arrive pas à faire de simple accords, parce que les doigts ont du mal à s’écarter correctement et finissent en sang après 2/3 mouvements rapide ou voir qu’on est rapidement perdu quand on doit changer de note en 1,235434 sec pour respecter le tempo est quelque chose de très… déprimant, enfin, façon de parler, mais l’idée est là. Alors en attendant que le dieu Guitaresque vienne chez moi me filer un coup de pouce, je …. gratte dans le vent. J’improvise, j’essaie de reproduire une mélodie que j’aime bien (mais quelle idée de vouloir retranscrire du piano à la guitare aussi… Je me surprendrais toujours.) mais c’est pas une solution miracle, mais ça détend. Un peu, jusqu’à voir qu’il reste 10 min avant d’aller dormir suffisemment tôt pour bien se reposer pour le lendemain.

Puis, pour varier un peu entre 2 séances de “je me prends pour une rockstar et ma guitare finit toujours par la fenêtre”, je me suis décidé, en fouillant mon disque dur à la recherche d’un film por…. sympa; de rematter quelques épisodes des séries TV. Scrubs et Sliders se baladaient dans le coin et je n’ai pas résisté à l’envie de matter tout ce que j’avais. J’y reviendrais sans doute plus tard, mais ces 2 séries m’ont confortées dans l’idée que c’était quand même mieux avant, niveau série TV. Une idée toute bête, mais génial et on obtient une série culte.

Mais bon, rien ne vaut son petit chez soi quand même… Les vaches, les chevaux, les poulets dans la rue, c’est rigolo, mais ça va bien 5 minutes.

Suck My Geek

Oh oh oh oh, quel titre original ! Sous cet éclair d’inventivité, j’ai eu une soudaine envie de faire le point sur certaines choses. Etre un geek est une chose, mais faut-il encore savoir l’assumer et surtout le vivre dans la vie de tout les jours. Et pourtant ! Pas simple quand ce genre de culture est en partie mal vu dans la société…

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un Geek ? A quoi se réfère la culture Geek ?

La définition basique, qui vient le plus souvent à l’esprit des gens découvrant ce genre de personne, est simple. Un Geek est une personne qui s’y connait beaucoup en informatique. A la base, ouais. Mais depuis, le terme a évolué, prit un autre sens, ou du moins, ratisse plus large dans ses domaines d’activités. Enfin, personnellement, c’est comme ça que je vois les choses, que j’interprète le phénomène. Peut être pas le sens exact qu’il devrait avoir, mais c’est comme ça que je vois le Geek moderne de 2008.

Nourrit par la génération Internet, le Geek moderne ne se limite plus à l’informatique pur et dur. L’exemple est par ailleurs très simple à comprendre. Moi même, si Internet est devenu quelque chose d’essentiel dans la vie de tout les jours et même au boulot; je ne connais presque rien dans le domaine informatique. Evidemment, au fur et à mesure du temps qui passe, on apprend forcément quelques trucs par ci par là, histoire de les ressortir et montrer qu’on a la plus grosse (…) connaissance dans le domaine. Mais je suis loin d’être un remake de Bill Gates…

Internet est rapidement devenu un endroit où l’on trouve de tout, où chaque passions peut se voir assouvir, élargir, partagées dans tous les sens du terme. Le Geek moderne aime Internet et par extension, aime parcourir les forums de discussions, les sites spécialisés, les blogs racontants la vie d’un inconnu ou tout simplement les messageries instantanés, pour garder le contact avec ses proches, ses ami(e)s parfois dissimulés dans le monde entier.

Bon, ça, okay, mais ça veut dire que n’importe qui est un geek dès qu’on est sur le net ?

Oui et non. Plus précisément, un geek régit à des codes simples. Ces centres d’intérêt sont bien distincts, tranchés avec les gens « normaux« . Enfin, c’est comme ça qu’on nous catalogue aujourd’hui…

Généralement, j’associs la culture geek à ce qui concerne les principaux médias que l’on a connu il y a un peu moins de 20 ans. L’émergence des jeux vidéo, l’ informatique et l’explosion d’internet il y a moins de 10 ans mais aussi l’arrivé de l’animation japonaise et de ses manga (et tout ce qui en découle) et j’en passe. Le Geek est forcément lié à un de ces domaines. Bref, c’est un passionné dans ces différents domaines.

Oki doki mec, mais tu veux en venir à où au juste ? J’ai un train à prendre à 19h20 là…

J’y arrive, étron. Effectivement, difficile d’assumer ce statut quand on voit certaines réactions vis à vis de nos activités de prédilection. L’impression d’être pris pour un débile, un extraterrestre, une personne bizarre qui doit sans doute avoir des problèmes sexuélo-socialo-monomaniaque, ou de ne jamais être pris au sérieux. Comment faire comprendre qu’il n’y a rien de sale à aimer les jeux vidéo, d’y passer du temps?

Comment faire comprendre que l’on peut regarder des animes de temps en temps sans se prendre pour son héros favori dans la vraie vie ? Comment expliquer qu’on aime aussi dialoguer sur msn, par exemple, pour le coté « libre », à tout instant, du service ? Comment faire comprendre qu’on aime écrire pleins de choses dont tout le monde se fout ? Etc.

Et pourtant, malgré les préjugés, les apparences, je vais bien socialement, je me porte bien pour le moment. Mais ça n’a pas l’air de changer grand chose. Si les choses vont bien en temps normal, tout ce complique une fois qu’on doit parler de ce que l’on aime, apprécie. Ah, l’ouverture d’esprit… Un concept parfois bien flou. Cette difficulté de parler avec quelqu’un issu d’un autre « univers » sans savoir si elle sera réceptive, compréhensive; par peur de se faire directement rejeter, d’être mal vu, d’être incompris (…) se fait parfois trop envahissante.

Certains détails peuvent passer, mais d’autres sont plus difficile à assumer, et pourtant si anodin !

Avouer sans conteste à certaines personnes qu’on aime beaucoup jouer au jeux vidéo, qu’on écoute de la musique de jeu vidéo (A l’heure où j’écris l’article, l’ost de Lost Odyssey tourne en boucle, cf extrait dans la radio à coté), et qu’on en possède même des CD de bande originale, ainsi que la même chose coté Animation Jap’; qu’on glande sur le net à tel point qu’on connait en partie l’humour « Internet/4channesque » que personne ne comprendra (Pedobear ? Kézako ?) et toutes les expressions qui peuvent y être liés; n’est pas toujours chose facile. Entre autres.

En soit, ça ne me gène pas, forcément. Ce ne sont que des passions, des goûts, des passe-temps parmi tant d’autres… Mais ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Sans doute par peur d’être, à leur tour, mal vu des autres. Et mine de rien, c’est fou le nombre de personne qui seront rebutés par ce genre de détails, alors que c’était le cas contraire juste avant d’en parler.

Il suffit de voir les médias qui en parlent comme si les geek étaient des phénomènes de foire. On comprend alors pourquoi il y a toujours un problème… Les jeux vidéo rendent violents, les manga rendent débiles et immatures et internet rend associal ! Elle est belle l’ouverture d’esprit…

Bref, sur ce, je repars à la campagne, sans le net, isolé de tous. Et pour un Geek, c’est chiant ! On a pas forcément envie de déranger les gens sur leurs portables/téléphones chaque soir pour causer de tout et de rien… C’est dans ces moments là que MSN est bien pratique. Et quand on a pas le numéro de la personne, c’est encore plus compréhensible…