Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #4

Malheureusement, un peu comme prévu, Fear Itself n’est pas un grand crossover pour le moment, et ne risque pas de le devenir d’ici sa fin le mois prochain à l’heure où j’écris ses lignes – et malgré le fait que je parle du mois de Mars. Comme tenu de sa qualité assez aléatoire de manière globale, le fait que l’histoire principale et son développement sont parfois très lent, et que ça impacte forcément d’une façon ou d’une autre les séries annexes (j’y reviendrais le moment venu, mais c’est assez frappant passé un certain cap), je vais changer momentanément (probablement jusqu’à la fin de l’event) la façon de présenter l’article. J’avais tendance à vouloir en écrire un « minimum » pour éviter les critique en 3 lignes (même si certains le mériteraient) parce que je n’aime pas faire des articles « trop court » (C’est con, mais c’est comme ça) mais j’en viens à un point où il m’est définitivement impossible de pondre mes pavés habituels ! Bon, dans un sens, c’est pas plus mal, l’article du mois dernier était terriblement long, je l’avoue. Disons que cette série d’article me permettra de trouver la meilleure forme pour parler de ce genre de chose à l’avenir, même si ça ne sera pas systématiquement fait, ça dépendra… de ce qu’on aura en face, si ça vaut le coup (Et Avengers VS X-men semble mal parti, tant pis). Bonne lecture !

Alors, qu’a-t-on en ce mois de Mars (à la bourre, I know) ? Voici la checklist:

Fear Itself 5: Composé de Fear Itself #5 et la suite (Et fin) de la petite série de chapitre « The Worthy »
Marvel ICONS 14: Composé de New Avengers #15 et Invincible Iron-Man #507 
Marvel HEROES 14: Composé de Avengers #16 et Journey Into Mystery #626
Marvel STARS 14: Composé de Hulk #38 (Suite et Fin) et Thunderbolts #159 et #160 
Spiderman 146: Composé de Fear Itself : Spiderman #3 (Suite et Fin)
Deadpool 10: Composé de Fear Itself: Deadpool #2 et #3 (Suite et fin)
X-men 14: Composé du Uncanny X-men #542
Marvel KNIGHT 1: Composé de Ghost Riders #1


Petit diaporama des couvertures françaises, dont l’affreuse (alors que le reste est globalement sympa) du magazine Heroes et la génialissime du Deadpool, tellement référentielle que t’en chiales.


Commençons donc par Fear Itself 5: Que dire si ce n’est que ce ne sera une surprise pour personne si je souligne à nouveau la rythme terriblement mou du genou de l’histoire. Encore et toujours, il n’y a que 3/4 pages qui font réellement avancer les choses et le reste pour meubler. Et pourtant, quel meublage ! Rattrapant quelque peu le numéro précédent qui laissait un peu sur sa faim (sans faire forcément de miracle, eh), ce chapitre a le mérite d’être bien divertissant comme il faut, à défaut d’être particulièrement profond dans sa trame. On y admire un Immonen toujours aussi talentueux en mettant en scène de fort belle manière les combats de chocs entre Thor et les Dignes que sont la Chose et Hulk, Captain America et Sin ainsi que l’arrivée de la Forteresse volante du Serpent. On sent que tout s’accélère (trop tard, certes) mais c’est vraiment plaisant à lire et on aurait bêtement souhaité au moins ça pendant 7 tomes ! Du coup, on se demande comment Fraccion va boucler ça en 2 tomes… Pas grand chose de plus à signaler au niveau des « bonus », qui continue de nous raconter en bref l’histoire des Dignes restants, c’est toujours sympathique sans être inoubliable non plus, faute un concept limité qui manque d’intérêt sur le long terme aux côtés d’un récit assez creux.


Concernant New Avengers, il reste dans la bonne lignée de son prédécesseur ! C’est à dire qu’on sent que la série n’a pas grand chose à apporter au récit principal (et ça se comprend) mais compense par un esprit oldschool vraiment pas déplaisant, surtout en compagnie de Squirrel Girl ! C’est un personnage que je ne connais pas beaucoup, qui a ses fans, mais que j’aime quand même, rien que pour son côté décalé entre le « contexte » actuel et son design terriblement oldschool (Comprendre par là, le fait d’avoir donné une crédibilité, une histoire et un rôle (ici nounou pour les New Avengers !) à un personnage qui semble être plus un « personnage pour la déconne », vestige des années 90, qu’autre chose), design qui n’a pas tant évolué que ça finalement. C’est un personnage funky, qui trouve dans ce chapitre l’occasion de se battre contre Wolverine pour prouver que ce n’est pas une faible femme (Et c’est déjà un bon point !) et surtout, montrer toute sa dextérité et sa détermination en période de crise nazi. Ca fonctionne bien, c’est fun et rythmé, et c’est assez bien dessiné (Toujours Mike Deodato Jr au dessin): je valide !

Pour mon second chouchou Iron Man, on ressent un petit début de faiblesse, qui ne s’arrangera pas pour la suite, hélas. Si d’un côté, la suite des aventures de Rescue à Paris contre la Gargouille Grise reste toujours mouvementée et intéressante à suivre, et qu’on a envie de voir ce que Stark va nous pondre chez les Nordiques; on sent de manière générale qu’on cherche à gagner du temps pour coller temporellement le récit sur la saga principale à côté. Comprendre par là que le scénario s’étire pour ne pas trop avancer rapidement à coup de dialogues un peu redondant/répétitif/je tourne autour du pot, et d’un méchant temporaire surprise envers Iron-Man (Vu que ce dernier est sur le point de finir la construction des armes Asgardiennes et donc de finir la guerre, faut bien trouver un moyen de tenir encore 2 chapitres après celui là !) dont on sait qu’il ne fera pas long feu, mais ça permet de grappiller quelques pages… Histoire que la partie F.I d’Invincible Iron Man se termine en même temps que le dernier numéro de la saga en elle même. Dure loi du marketing…


Avengers aussi tombe dans une mauvaise période, mais en pire. Là où les précédents chapitres oscillaient entre le bon et l’excellent, on baisse d’un sacré cran cette fois-ci. C’est un argument qui reviendra beaucoup parti comme c’est, mais sur cette série, il n’y a plus rien à raconter concernant le Serpent et ses potes et ça se sent. Dans le fond, j’y ai passé un moment agréable, mais on sent très clairement du pur remplissage vis à vis de l’enjeu actuel. Une sombre histoire de base secrète nazi liée à Sin, pourquoi pas, mais dans les faits, on cherche encore le rapport et surtout l’intérêt de placer Steve Rogers au coeur d’un tel récit un peu HS, alors qu’il reste « au centre » dans la saga principale… Ce qui fait qu’on a du mal à placer celui ci, chronologiquement. Et Romita Jr est toujours aussi irrégulier, livrant un travail encore moins bon que d’habitude, avec des visages parfois affreux. Sérieux, il rematte un peu ses dessins avant de valider ?

Journey Into Mystery reste toujours aussi beau (même si j’ai une nette préférence pour un style plus « net et précis » dans ses traits) mais j’ai toujours autant de mal à accrocher à cette série si particulière, si… distante de l’univers Marvel (C’est tout un pan de cet univers que je découvre (Divinité, l’Enfer et ce qui l’entoure, etc.), donc j’ai un peu de mal à cerner tout ce beau monde) et mon avis ne risque pas de changer d’ici là. On retrouve un chapitre très bavard, lourd en dialogues à la tournure bien léchée pour donner ce style « hautain » propre à un peuple de divinité, tout en restant un brin obscure dans son « but », son objectif vis à vis des évènements annexes. Néanmoins, sur la fin, ce même scénario commence enfin à prendre réellement forme (il aura pris son temps…) et à devenir limpide, et annonce quelque chose de concret – pour une fois, car c’était bien là le soucis avec cette série ! Et si ça part dans cette direction souhaité, ça pourrait devenir intéressant. Patience, encore une fois…


Entre le dernier article et celui ci, j’ai rattrapé mon retard avec d’anciens chapitres de la séries Hulk (et Incredible Hulk en parrallèle) et je dois reconnaître que ce sont des séries assez sympathiques dans ce que j’ai lu (grosso modo, la période Fall of the Hulks/World War Hulks), même si je ne porte pas bien haut dans mon coeur les personnages principaux. Mais comme on le dit si bien, « tout dépend du scénariste », la qualité/appréciation d’une série dépend avant tout de son écriture (et de son dessin quand même), rien n’est figé. Hélas, comme toujours dans les comics, les dessinateurs/scénaristes changent souvent d’un arc à un autre. Et ce que j’avais repéré le mois dernier s’est confirmé en relisant une grosse poignée de chapitre à la suite: Hulk est une série pas si mal, mais rapidement lourde lors qu’elle se penche sur les… méchants. C’est assez bizarre comme constatation, mais le récit devient pénible quand eux, ils se mettent à parler en termes scientifiques, de machinations au niveau mondial, des puissances supérieures, à quel point ils sont intelligents – alors que le fond de leur pensée, c’est juste « on va péter la gueule à Rulk« . Du coup, 2 chapitres seulement pour F.I, mais 2 chapitres centrés sur un MODOK, qui parle, encore et toujours, en fait des tonnes… ce qui alourdit le récit, malgré quelques jolies pages. Et pour une fois, ce n’est pas vraiment lié au crossover, c’est juste que depuis le changement de scénariste (Chapitre #27), on a perdu le côté « simple et bourrin » des précédents. Triste.

Triste, c’est aussi le terme qui me vient à l’esprit en repensant aux Thunderbolts, en les voyant eux aussi touchés par cette période de faiblesse scénaristique, leur faisant (momentanément j’espère) perdre le côté décompléxé de leurs aventures depuis que je les suis avec le chapitre #144 (Soit le Marvel STARS 1). Alors ce n’est pas mauvais dans le fond, mais là encore, le syndrome « je m’étale, car on m’a payé pour tenir encore 3 mois le temps que F.I se termine » prédomine. On a donc la suite et fin du très long chapitre 159 qui permettait d’avoir plusieurs points de vue sur le même évènement (Le RAFT est tout cassé, voyons comment ça se passe à l’intérieur) au sein de l’équipe des Thunderbolts (Pas hyper intéressant à première vue, ça posera sans doute quelques bases pour l’après F.I) et surtout le #160 dédié à la tentative de notre équipe d’anti-héros pour stopper le Fléau. Une tentative qui se soldera toujours par un échec, mais suffisamment bien rythmée pour être sympathique à lire, notamment via la trouvaille « graphique » de fin de chapitre, originale et bien trouvée. Fort heureusement, le chapitre suivant relève la barre et on commence à voir la lumière au bout du tunnel. Enfin !


Uncanny X-men continue son bonhomme de chemin et fait doucement mais sûrement avancer les choses, ce qui est plutôt une bonne chose vu la stagnation générale. C’est très sympa de voir les X-men donner tout ce qu’ils ont pour arrêter le Fléau, en passant par moults plans parfois sans queue ni tête (Bonjour je suis Magnéto et j’envoie un porte avion dans la gueule du Fléau, pour voir si ça le stoppe) mais qui foirent toujours lamentablement, les poussant finalement à passer au stade au dessus – et c’est là que ça devient intéressant. Car c’est avant tout cette partie du chapitre qui va impacter un personnage sur le long terme et conclut fort bien ce bon chapitre: la transformation de Colossus en Fléau. Pour stopper le Fléau originel, pas 36 solutions: ce dernier tirant ses pouvoirs à la base par Cittorak, un démon, Colossus et d’autres X-men vont donc… le voir en personne (tant qu’à faire) pour lui demander de changer d’hôte (vu que tout annuler est impossible). Et c’est Colossus qui va prendre le relais en obtenant ses pouvoirs (et son casque), afin de priver l’original d’une partie de sa force… Prometteur, en somme.

Deadpool, quant à lui, fini sur une bonne lancée, malgré un premier chapitre qui pouvait laisser un peu sur sa faim. Disons qu’une fois dans le bain, dans l’ambiance « délirante » de cette mini-série, on y passe un bon petit moment, bien fendard. Okay, ça n’apporte absolument rien au récit – pas de surprise – mais c’est fun et drôle. Des clins d’oeils amusants, autant visuellement (La rancoeur qu’à Deadpool envers Cable) qu’au niveau des dialogues (Les Beatles quand même ! Et même un peu de Claude François dans la VF, qualitay !), un Deadpool toujours aussi drôle et débile à la fois et surtout un dessin qui arrive définitivement à convaincre par sa qualité, plus qu’honorable. Trois chapitre, ça ne paye pas de mine, mais j’y ai pris pas mal de plaisir en fin de compte, aussi dispensable soit-il (Dans le sens où ça se lit bien, même sans avoir suivit grand chose à côté, bon point dans le fond !).


Spiderman aussi fini bien ! Je dirais même, il fini franchement bien. Suite logique et bien huilée de ce qui a été mis en place avant, ce chapitre oppose un Spiderman qui a à la fois la rage et la boule au ventre contre une Chose qui ne répond qu’à la folie destructrice du Serpent, s’attaquant cette fois-ci à un hôpital. Un chapitre bien mouvementé (Toujours cette dramatisation un peu exagérée pour symboliser la peur, mais qui fait toujours effet), avec un Spiderman qui continue de « souffrir pour mieux rebondir à coup de torgnole dans la gueule » comme on l’aime chez lui, mais cette fois-ci un peu plus au « coeur du sujet ». Ca fonctionne toujours aussi bien, même si on sent quand même qu’il ne fallait pas en faire un de plus, car aussi bon était cette mini-série, on en avait définitivement fait le tour… Comme quoi, faire des mini-séries, ça a définitivement du bon.

Et pour finir, j’aurai aimé apprécier Ghost Rider en passant à « l’original », surtout après une série de films catastrophiques comme « premier contact » avec son univers, mais les premiers chapitres de sa nouvelle série partent sur une piste bancale. En fait, on retrouve un peu les mêmes défauts que dans le 2ème film: une esthétique/technique pas si dégueulasse que ça, mais surtout un fond pas franchement passionnant. Cette nouvelle série commençait par un chapitre #0 (Hors F.I, mais dans le même magazine) sympathique, car partant dans une optique « second degré » (De l’humour, notamment à base d’auto-dérision envers le Ghost Rider et le monde des Super Héros), et c’était prometteur. Puis par la suite, case crossover oblige, on retombe dans un scénario qui se prend trop au sérieux, qui part de nouveau en sucette avec l’histoire du changement du protagoniste principal (on passe à une femme Ghost Rider !) avec un énième trip mystique un peu lourd. Bon, c’est pas aussi mauvais que les films, mais je comprends limite un peu mieux – si ça continue dans cette voie là par la suite – pourquoi la série s’est arrêtée après même pas 10 numéros aux US dans mes souvenirs.



L’étau se resserre ! On sent clairement que la fin se rapproche à grand pas et qu’une bonne partie des séries termine donc leur cycle: en conséquence, le mois prochain sera encore plus calme – En dehors des 3 magazines principaux (Heroes/Stars et Icons), on a quasiment fait le tour des ties-ins – ce qui n’est pas forcément un mal. Certes, on sent aussi par la même occasion les limites du concept et si l’ensemble se veut plus « homogène » que le mois précédent (Ouf !), il y a forcément moins de « coup d’éclat » dans le lot. J’avais déjà eu un petit avant goût de ce que pouvait donner un crossover dans son ensemble avec Civil War avec ses nombreux ties-in à la qualité variable mais globalement corrects, mais quand on part ici d’une base encore plus creuse, ça ne fait décidément pas de miracle dans ses à-cotés…

Marvel, Comics & co: Deadpool, Zombie et Guerre Civile

Bon, les histoires avec les jeunes filles qui finissent par s’entretuer, c’est bien, mais les supers héros de mon enfance gardent toujours une belle place dans mon coeur. Continuant sur ma lancée précédente pour découvrir le monde fabuleux de Marvel, voici une deuxième fournée d’avis sur une petite poignée de comics aux formats divers, et pour tous les goûts.

Deadpool Collectif 2 et 3
(Want You to Want Me Part 1 et 2 (Tome 2) + Part 3 et 4 (Tome 3))

Dans cette aventure, Deadpool veut devenir.. un X-men !

Bon, déjà il faut savoir que cette histoire s’insère dans la « grande continuité Marvel », à un moment où, si j’ai bien capté, les mutants ne sont plus vraiment accueillis les bras ouverts sur le territoire américain. Cyclope, qui dirige les X-men, prend la décision de quitter le pays tout en restant à proximité dans une forteresse, remplaçant un peu l’école de Charles Xavier… en attendant mieux.

C’est donc en profitant de cette occasion que Deadpool, entré dans une période de doute sur son utilité en ce bas monde, va tenter de rejoindre la bande. Forcément, avec sa réputation sulfureuse qu’on lui connait bien, c’est vraiment pas gagné… Mais il va se servir des quelques soucis liés aux X-Men qui ont mené à leurs expulsions pour tenter de prouver sa valeur. Enfin, il va essayer…

Après un premier tome médiocre (aie ce dessin tout miteux, aie ce scénario osef total), le choix de Panini se révèle être nettement plus judicieux avec une histoire un peu plus ambitieuse, parce qu’elle s’étale sur 2 magazines (Parce que mine de rien, 100 pages en tout, ça passe super vite) et que ça va permettre de se développer un minimum.

Et ça vaut le coup ! Le début est quelque peu poussif, c’est vrai. Disons que c’est un peu long à se mettre en place (le fait que Deadpool tilt enfin que son avenir, c’est chez les X-Men que ça se passe) mais une fois lancé, on prend pas mal son pied. Deadpool est intelligent quand il le faut, sort des répliques franchement drôles (Et du coup, chapeau à la VF et son magnifique jeu de mot avec Guillaume Tell) et se retrouve parfois dans des situations cocasses, pour notre plus grand plaisir (J’envierais presque Deadpool lors de son passage à l’hôtel avec la séduisante Domino…).

En fait, à la première lecture, le scénario ne semble pas avoir énormément de sens, on a du mal à savoir où notre héros veut en venir, pourquoi il fait telles ou telles choses… Mais une fois arrivée  à la fin, une fois l’explication, le « twist » (léger, n’exagérons pas non plus) balancé, tout prend son sens, et du coup, on se dit que c’était plutôt bien amené, la relecture des chapitres précédents prend d’un coup tout son sens. Du plaisir à retardement en somme, mais qui vaut le coup, dans tous les sens du terme.

Et puis, Deadpool qui chante du Renaud avant de tenter une grande opération, c’est quand même la classe. Merci la traduction française (sérieusement).

Deadpool Collectif 4 et 5
(Whatever a Spider Can: Part 1 et 2 (Tome 4) et Part 3
+ Do Idiots Dream of Electric Stupidity ? (Tome 5))

Dans la première histoire, décomposé en 3 parties (un numéro et demi en somme) Deadpool s’incruste en plein New York pour venir prêter main forte à Spiderman, sans que ce dernier n’ait vraiment son mot à dire.

Pourquoi une telle décision ? Selon la rumeur, un tueur à gage s’est pointé lui aussi à New York, histoire de régler quelques affaires dont… Deadpool, forcément. Ce dernier étant un peu lâche, c’est aussi pour ça qu’il va voir Spiderman. Le petit soucis dans tout ça c’est que ce tueur à gage n’est ni plus ni moins qu’un… singe ! Hit-Monkey de son petit (sur)nom, est un professionnel en la matière, il fournit toujours un travail propre, sans bavure et ne rate jamais sa cible. Sauf que pour le coup, avec Deadpool en face, ça risque d’être un peu plus compliqué…

Histoire courte oblige j’ai envie de dire, ça n’ira jamais bien loin, mais l’essentiel est là et on passe un bon moment. Le tandem Deadpool/Spiderman fonctionne bien: Deadpool fait toujours autant le con, Spiderman enchaine les facepalms mais finit toujours par lui prêter main forte et le duo réussi finalement par bien s’entendre, surtout quand la vie de l’un d’eux est en jeu. Enfin, surtout celle de Spiderman, vu que Deadpool est presque invincible… Et ce dernier montre toujours à quel point il peut avoir des idées de génie pour se sortir du pétrin.

Du coup, on ne s’y emmerde pas, il se passe toujours quelque chose, pas de soucis de rythme… Mais reste quand même une fin bien expédié, façon « Oups, j’avais pas vu qu’il restait 3 pages, VITE TORCHONS LE SCRIPT » maiiiiiiis, c’était un brin prévisible vu le format. Pas grave le charisme d’Hit-Monkey m’a largement suffit pour passer un bon moment. Et limite je me laisserais bien tenter par ses comics d’origine, même si non édité en France…

Concernant la 2ème histoire, je n’ai pas spécialement accroché. Deadpool part un peu loin des grandes villes, au nord de la Géorgie et se retrouve dans un petit coin paumé où, comme part hasard, il tombera sur une bande de malfrat qui s’amusent à dévaliser les bus qui passeraient dans le coin. Et forcément, Deadpool se rend compte rapidement que ces mêmes malfrats sont en fait les flics du coin… Il va donc en découdre, directement à la source où il s’amusera par la même occasion à endosser le rôle de Sheriff. Et c’est tout.

Cette histoire courte (forcément, vu qu’il prend la moitié d’un bouquin, donc 25 pages grand max) n’a pas le temps de s’installer et du coup, pas le temps de devenir intéressante. Tout passe trop vite, vraiment trop vite: Deadpool comprend rapidement qui est qui, localise en moins de 2 les méchants, leur règle leur compte en 2 pages et repart pour de nouvelle aventure. On sent bien qu’en dehors de ses qualités/défauts propres, la longueur a permis à Panini (l’éditeur Français) de combler le demi-tome rapidement, pour enchainer sur autre chose dans le prochain numéro…

Reste un joli dessin, assez différent de la précédente histoire, mais très bien maitrisé. Mais ça fait peu.

Deadpool Corps Tome 2
(A-Pool-Calypse Now )

Déception. Ô Cruelle déception que ce 2ème tome !

J’avais mis pas mal d’espoir en lui après un premier sympathique au possible malgré son dernier chapitre cataclysmique. J’espérais retrouver tout le potentiel que je pouvais palper dans le premier tome. Rappelez-vous: Une entité cosmique demande à Deadpool de… sauver l’univers, rien que ça. Pour ça, on lui demande aussi, parce que seul ça va être dur, d’aller chercher ses « doubles », ou plutôt équivalents dans les dimensions parallèles, au nombre de 4 membres. Sa version femelle, une tête volante, une version enfant et… un chien délabré.

Dans ce 2ème tome, on passe donc enfin à l’essentiel, la mission pour laquelle tout ce beau monde a été convié: détruire le grand méchant qui menace l’univers. Dans leur beau vaisseau, l’équipe va donc de planète en planète pour se renseigner ici et là pour savoir où se trouve la chose à abattre… Ce qui occasionnera bien sûr de nombreuses rencontres, et pas forcément dans le bon sens du terme. le voyage va être mouvementé.

Et dieu que c’est raté, dieu que je suis dégoûté de m’être retrouvé face à un beau gâchis. Bon, je grossis le trait, tout n’est pas à jeter non plus mais ils sont passés à côté de quelque chose et c’est bien dommage.

D’une part, le scénario est lourd. Simple dans les grandes lignes, inutilement lourd et pas passionnant dans les faits. Le problème vient qu’on nous promet rapidement beaucoup de chose, une certaine démesure, parce eh, c’est Deadpool ! Et finalement, on se retrouve à attendre sans cesse que les chapitres défilent rapidement, où Deadpool fera des rencontres dont on n’a rien à cirer à travers l’espace, pour espérer tomber sur l’essentiel, ce pourquoi on a sorti la CB. Et surtout, parce que ça va un peu de pair, le design des personnages autres que la D-Team est franchement médiocre.

En fait, chaque personnage rencontré est plus laid que jamais, n’inspirant alors jamais la notion de charisme. C’est peut être juste une question d’appréciation, mais j’aime encore et toujours du mal avec le design de ces E.T presque typique des années 80: tout jaune, tout vert fluo, des tentacules par ci, des multibras par là et j’en passe: c’est peut être voulu, mais je n’ai pas trop accroché.

Le style de l’auteur n’est pourtant pas mauvais, techniquement il est même plutôt très bon. Mais de manière générale, on ressent une certaine absence d’inspiration, comme si la seule idée que voulez mettre en avant le comic c’était la D-team contre le gros méchant de l’univers et que le reste n’était qu’un bête remplissage. Je dois pas être bien loin de la vérité.

Il y a bien quelques passages drôles (mais vite fait), intéressant d’un point de vue scénaristique ou même de « potentiel » en terme d’humour ou d’action débridée made in Deadpool. Sauf que non, ça ne passe définitivement pas. En fait, dans le fond, le comic est pleins de bonnes idées, de bonnes intentions, mais l’exécution y est ratée.

Les scènes d’actions sont souvent risibles (ou alors, c’est moi qui n’adhère pas à la façon dont sont traités les combats dans les comics), l’humour pas toujours drôle ou tout simplement: chaque passages prometteurs durent 3 pages maximum, alors qu’une bonne vingtaine, vu la narration rapide propre aux comics, n’auraient pas été de trop. Du coup, on finit toujours un peu sur la béquille à s’attendre mont et merveilles de la part de Deadpool, pour finir sur pas grand chose de bien palpitant. J’ai parfois souris, certaines références sont rigolotes, mais citer Star Wars ne suffit pas à prendre totalement son pied. Puis, pour ceux qui l’ont lu: tout ça pour ça ? Sérieusement ?

Un tome 3 ? Le dernier pour clôturer cette « trilogie » ? Je tenterais peut être mais ça m’a quand même pas mal refroidi.

Marvel Zombies
La Famine 

Dans le fond, je suis conscient de la réputation qu’à ce comic dans « le milieu ». Apparemment ce n’est pas fameux, pas si bon qu’espéré, surtout au vu du concept. Et quel concept ! Très en vogue ces derniers temps dans le monde vidéoludique, les Zombies s’attaquent désormais (enfin, à l’époque de sa sortie) à l’univers Marvel. Je dois reconnaître que  mélanger deux « styles » aussi différents que sont les zombies et les supers héros en collants est aussi intriguant que casse gueule.

Casse-gueule parce que le genre zombie est un genre, à mes yeux, où l’on peut rapidement dans le grand n’importe quoi. Je n’ai pas une grande expérience dans le domaine, c’est vrai, mais disons qu’à mes yeux, il est tout de même très tentant de sombrer dans l’envie la plus primaire de foutre du massacre à la pelle au lieu d’un vrai scénario, d’un vrai fond, comme cache misère. Ca peut être sympathique dans un premier temps, mais ça ne fait évidemment pas tout.

Mais intriguant malgré tout parce que c’est Marvel. Les super héros, un univers unique, une histoire qui s’étale sur un nombre dingue de numéro, d’années, d’histoires parallèles et j’en passe, il n’en fallait pas plus pour tenter la chose. Car s’imaginer une bonne partie des super héros/vilains emblématique de la marque en mode Zombie,  ça me donne forcément envie qu’on me prenne mon argent, là, tout de suite.

Et pour le moment, ça commence pas si mal que ça… à un détails près.

J’aurais dû m’en douter, Marvel oblige j’ai envie de dire, mais je pensais naïvement que cette série était…indépendante de tout autre univers. Que nenni ! D’entrée de jeu, même si le bouquin porte la mention de « numéro 1 », c’est… une suite. Un petit résumé se trouve au début pour resituer un peu le truc, toujours sympathique de penser à ceux qui ont loupé le train comme moi, mais un brin relou quand même. Mais les soucis de continuité, c’est ce que j’avais expliqué dans mon premier article dédié aux lectures comics.

Pour en revenir à Marvel Zombies, pour résumer: Les 4 Fantastiques de « notre » monde se sont retrouvé dans une autre dimension blabla sur une Terre alternative où un virus venu de l’espace a transformé tous les mutants en zombies. Du coup, ces derniers – qui comptent les grandes figures de Marvel donc, comme Iron Man, Wolverine, Hulk, Spiderman et bien d’autres – déciment la population terrestre et… crèvent la dalle fatalement. Toujours à la recherche de nourriture (vu qu’ils ne restent plus beaucoup de monde sur Terre), ils tentent tant bien que mal de résister à leur pulsions (ils sont conscient de ce qu’ils sont devenu malgré tout) et évitent de s’entretuer entre mutant. Du coup, les 4 Fantastiques sont réussis à fuir grâce au Magnéto de cette planète, non zombifié. Ce dernier est activement recherché par les mutants zombis, parce que laisser partir de la bouffe, ce n’est pas très très sympa.

En fait, la grande force de ce premier tome (en attendant de voir comment la suite se dégrade, paraît-il), c’est bien le côté gore/survie jouissif, propre au genre Zombie qui émanent de cette aventure en terre hostile. Les mutants sont devenus de véritables montres, ils en sont conscient mais ont toujours cette faim insatiable qui  les poussent à commettre des actes irréparables: tuer ceux qui empêcheraient untel de manger, voir, dans les cas extrêmes, s’adonner au cannibalisme. Embêtant quand certains essaient quand même d’améliorer la situation, voire éventuellement de trouver un antidote (même si le mal est déjà fait).

Il y a un ton résolument pessimiste qui se dégage de ce premier tome (et en même temps, c’est un bon point pour un truc de zombies) et je dois reconnaître qu’on prendrait presque un malin plaisir à suivre les aventures de cette bande de mutants affamés qui n’hésiteront pas à se frotter à de puissantes forces propre à l’univers Marvel (Salut Galactus), « juste » parce qu’ils crèvent la dalle; pendant que d’autres héros tentent de survivre à côté. Deux points de vue en quelque sorte, ce qui permet de varier un peu le scénario, parce qu’on finirait quand même par se lasser de ce jeu de massacre… Enfin, si ça se trouve, c’est justement ça qui cloche après. Nous verrons bien.

Et puis, dans tous les cas, le dessin a de la gueule. C’est crade, violent, gore tout en étant bien dessiné, l’ambiance « tout est dévasté, tout espoir est vain » est plutôt bien retranscrite. Seules les couvertures sont assez moyennes à mes yeux: le dessin en lui même est très bon, les idées pour mettre en scène ce mélange de zombie et de super héros sont bonnes mais pourquoi cet espèce de flou tout moche ? Pas un vrai flou à proprement parler, mais on a cette sensation que ce n’est pas net… Ou peut être est-ce dû à l’absence de contour. Enfin, c’est pour chipoter, l’ensemble est réussi.

Donc toujours conscient que c’est par la suite que ça se gâte, ce premier tome m’a plutôt bien plu et… je suis fou, je suis riche, j’ai que ça à faire: je tenterais la suite ! Ne serait-ce que pour lire le passage avec Howard le Canard, personnage Marvel qui m’intrigue au plus haut point. Ca sera toujours ça de pris pour prendre connaissance du personnage. Puis la fin du tome 1 intrigue aussi forcément.

Civil War, tome 1

J’en avais fait part, toujours, dans l’article « Comic » précédent, mais Civil War me faisait peur. Peur parce que je savais que je m’attelais à du gros morceau, du bel ouvrage, mais du gros pavé made in Marvel, et que je craignais d’être largué toutes les 5 minutes par tant de références, des références partout. Puis, en partie dû à une obscure personne, j’ai pu acquérir de façon accéléré un cours de rattrapage pour piger les bases qui servent au scénario de l’arc « Civil War ». En parallèle, j’ai aussi réussi à me convaincre de sauter le pas, parce que je ne voulais pas laisser passer un si gros morceau, j’avais trop l’impression de rater quelque chose… d’immanquable.

Peut être que mon amateurisme en terme de comic aidant, mais j’ai énormément apprécié Civil War, assurément la meilleure pioche de cette sélection du jour. Je n’irais peut être pas dire que j’ai pris une claque, maiiiiis… le plaisir était grand. Un récit passionnant, assurément.

Alors oui, clairement, quand on connait mal l’univers Marvel, on se sent un peu paumé ici et là. Des personnages inconnus au bataillon (Et je ne parle pas que du Typographe, je te vois venir toi là bas !), des références à des évènements dont on n’a pas spécialement entendu parler et j’en passe, il faut se faire une raison: des passages Marvel-World/Wikipédia sont fortement recommandés pendant la lecture (donc des « pauses » à prévoir) si on s’intéresse un minimum au background. Et Dieu sait qu’il est riche. Et ce n’est pas à voir comme une corvée ! Au contraire.

Dans un sens, oui, c’est un poil frustrant de ne pas avoir pu découvrir telles ou telles choses par soi-même, dans les comics d’origine. Mais peu importe, ça reste avant tout très gratifiant et passionnant de compléter sa culture Marvelesque et de voir le tout « s’imbriquer » avec Civil War, comprendre un peu les origines de certains personnages et ce qui les unissent à d’autres. Ca ne résout pas tous les points un peu obscures du scénario, mais globalement, ça passe quand même bien mieux. Il faut voir ça comme un bon cours de rattrapage (encore).

A côté de ça, la grande force du comic est de développer un aspect politique (probablement) inédit (Ou plutôt très rare) dans le milieu relativement poussé. Les supers héros, suite à un accident (un combat de mutant en pleine ville) qui a tué des centaines de personnes dont pleins d’enfants, se voient confronté à un choix. Pour résumer, l’état décide de mettre en place une loi pour les super héros les « forçant », justement, à se soumettre à l’état: le statut de Super Héros devient « un métier » à proprement parlé avec les avantages qui vont avec, mais en contre partie, ils devront révéler leur identité secrète jusqu’alors, puis être surveillé, encadré voir même devoir passer des tests pour jauger leurs puissances et définir ou non s’ils sont trop dangereux pour la société… D’un côté Iron-man est pour à 100%, là où un Captain America refuse obstinément d’y céder. Du coup, 2 groupes se forment, avec ces 2 super-héros comme représentant. S’en suit alors des tensions entre les 2 clans, les échangent verbaux fusent et qui vont même parfois jusqu’à l’affrontement (vu que ceux qui refusent de coopérer finissent dans une super-prison), versant le sang et les larmes par la même occasion.

Donc ouais, le récit est franchement captivant. Parce que l’aspect politique n’est jamais lourd – au contraire, coupler ça avec un tel univers passe franchement bien et donne beaucoup de crédibilité à l’ensemble – il s’y passe toujours quelque chose (Certains super héros doutent dans leurs choix, les amitiés/liens se font et se défont, des alliances se montent en secret) et que « réunion de supers héros/vilains oblige », on assiste à un joli défilé du casting de la marque. Alors ouais, parfois ça ne ressemble pas à grand chose (c’est quoi ce Hulk avec des cheveux blonds ? Ces persos fluos ? Ces clones/sous versions de mutants connus ? Ces costumes ridicules ?), mais en même temps… C’est ça le charme Marvel j’ai envie de dire.

A mes yeux, Civil War, malgré ses références par dizaines nécessitant un bon effort personnel (ou un très bon compte en banque) pour tout comprendre, est un indispensable quand on veut pleinement se lancer dans l’univers Marvel. Certes, reste à voir la suite pour confirmer cette bonne impression, mais je le sens bien. D’autant plus que le dessin frôle (vraiment) la perfection (Je parle de la première partie (« Civil War »), la seconde est gérée par un autre dessinateur qui se débrouille très bien mais…c’est un autre style quoi), je n’ai jamais vu un truc aussi beau dans un comic jusqu’à Civil War. Une claque à tous les niveaux en somme. Ouais, finalement, une claque.

Par contre, pour le coup, je ne remercie pas la version française (et sans doute la VO par la même occasion) pour le titre du tome 3, un spoiler dont je me serais bien passé.

 

All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

Mar-veeeeel, ton univers incompréhensiiiiible…

Ca fait longtemps que j’aimerai me lancer pleinement dans l’univers si riche, si dense, si… infini qu’est l’univers MARVEL. Mais hélas, difficile de s’y retrouver. Entre séries qui perdurent depuis plusieurs dizaines d’années et qui s’entrecroisent avec d’autres, les reboots incessants et spins of de toute part sans oublier la parution française aléatoire; difficile de s’insérer dans ce joyeux bordel sans perdre un minimum le néophyte en quête de super héros (Je pense que je vais devoir sérieusement mettre une croix sur Civil War et tout ce qui l’entoure, c’est définitivement hors de ma portée). Un néophyte comme moi, qui s’est toujours intéressé à cette branche de la BD, mais sans jamais oser y aller, préférant se contenter des « produits dérivés » tels que les JV, films et autres adaptations en tout genre.  Ce ne sont pas les « meilleurs versions » ni les originaux, mais c’est facile à suivre dût à leur format imposé et au public visé et pour se mettre doucement dans le bain, c’est juste ce qu’il faut, à défaut de mieux.

Mais même en procédant comme ça, c’est frustrant. Frustrant parce que si on veut un « produit dérivé », il faut avoir du potentiel commercial. Quand on a envie de découvrir un personnage plutôt obscure, force est de constater qu’on est sacrément mal lotie, surtout en France : Comme moi, vous avez joué à Marvel vs Capcom 3 et vous avez été intrigué par le personnage de Modok ? N’espérer pas le retrouver dans un quelconque produit dérivé mettant en scène son histoire, ce n’est fatalement pas assez vendeur pour le mettre en avant. Et surtout, bonne chance pour retrouver ses aventures en comic, je ne suis même pas sûr que ça existe en France. Ou alors, comme une bonne partie des comics sorties chez nous : c’est sortie sous forme de magazine (bi)mensuel il y a 10 ans et plus, le genre de truc difficilement trouvable de nos jours.

Alors la solution est simple, pour les noobs : ne pas viser « trop haut » (vouloir lire les gros classiques qui tâchent) et essayer de profiter du vaste univers qu’est Marvel. Spin of, reboot, One-Shot, tels sont les mots clés à retenir dans votre recherche pour satisfaire votre envie de super-collant. Ca fait quand même référence à quelques anciennes aventures qui ne seront plus jamais disponibles, voir qui ne l’ont jamais été chez nous ? Il suffit de prendre son courage à 2 mains (parce que sinon, on ne lit presque RIEN) et d’aller fouiner Wikipédia et surtout Marvel-World, la gigantesque encyclopédie de cet univers, incroyablement riche et intégralement en français. Okay, on n’aura quand même pas lu la BD en elle-même, mais on ne sera pas totalement largué et ce n’est déjà pas si mal.

Petit compte rendu de mes premiers pas (Eh oui, il n’est jamais trop tard, surtout ayant toujours eu un gros penchant Manga, ça n’aide pas) dans l’univers de Marvel…

Spiderman Noir T1 & 2

J’ouvre le bal avec un super héros que j’apprécie, même si … comme avec un peu tout le monde, je le connais mal. Mais disons que j’ai grave kiffé le dessin animé du début des 90’ et les 2 premiers films m’ont bien plu, surtout le premier. Le 3ème ? Pas vu, mais apparemment c’est pas une grosse perte.

Pour rappel, le concept de la série Noir est simple : transposer l’univers Marvel à l’époque des années 30, soit peu avant la seconde guerre mondiale, toujours d’actualité dans cet univers alternatif. Pour Spiderman, on retrouve toujours un Peter Parker voulant devenir journaliste mais en partie, cette fois-ci, pour mettre à l’amende le gros caïd du coin, qui règne en maître sur la ville. D’autant qu’il est, SURPRISE, potentiellement responsable de la mort de son oncle, comme dans l’original.

Mais là où est tout l’intérêt de la chose, c’est de transposer finalement les grandes lignes de l’univers de Spiderman dans un monde très… sombre, noir (Forcément !), à l’ambiance très « Polar», assurément. Les années 30 sont superbement retranscrites et on prend un vrai plaisir à suivre Spiderman régler ses compte chez les mafieux, le rythme étant bien réglé et le scénario efficace. L’ambiance est excellente, visuellement le comic en jette pas mal aussi, notamment les variantes du costume de Spiderman, classieuse à souhait.

Evidemment, il fallait un peu s’en douter et ce n’est pas un défaut en soit, mais on ne retrouve pas exactement les personnages de l’univers de Spiderman (Marvel) exactement tel qu’on les connait, bêtement replacé dans le contexte des années 30. Comprendre par là qu’il ne faut pas s’étonner de ne pas recroiser un Dr. Octopus armé de multiples bras tel qu’on le connait, ou un Sandman malléable comme dans Spiderman 3. Justement, pour l’exemple, « Sandman » est un personnage juste « reconnu » pour sa force brute, vu qu’il est surnommé « Le marchand de Sable ». Mais pour le coup, c’est justement un grand plaisir de les croiser et de voir de quelle manière leurs histoires vont être remaniées pour coller à cette nouvelle ambiance. Et puis, il y a des nazis !

En somme, Spiderman Noir fait bien son boulot. La série n’est pas fini, j’attends impatiemment la suite car les bases sont très bonnes (ambiance, respect de l’univers d’origine) mais si j’avais un « défaut », quelque chose à lui reprocher, ça serait juste d’être finalement assez classique dans son déroulement. On reconnait de suite la touche Spiderman, mais j’aurais peut être souhaité un petit peu plus que ça, un peu plus de…folie ? A voir dans les prochains tomes.

Iron Man Noir T1

Parce que Spiderman Noir m’a donc convaincu du potentiel de transposer tout ces univers dans les années 30 featuring Nazi, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’essayer une autre variante de cette collection.

J’ai bien aimé les films Iron Man. Pas extraordinaire, pas du grand cinéma, mais c’était bien réalisé, bien « fun » pour du film de super héros et Robert Dowey Jr. dégage une classe monstrueuse : c’est décidé, Iron Man Noir dans mes fesses. D’autant plus qu’on m’annonce que ce voyage dans le temps transforme notre bon vieux Tony Stark en Indiana Jones improvisé au temps des nazis, à la veille de la seconde guerre mondiale. Comment y résister ?

Il faut reconnaître que l’histoire tient sur un ticket de métro. Tony Stark, grand aventurier qui raconte ses exploits dans les magazines « Marvels » (ahah) histoire de vendre du rêve pour faire oublier à la populace les prémices de la guerre, part à la recherche d’Atlantis, la cité engloutie. En route, il croisera des méchants nazis qui veulent à tout prix récupérer les informations de cette cité perdu et de ce qu’elle contient pour assouvir leur soif de dominatioooooooon du monde. That’s all ? Oui.

Et faut admettre que ça marche assez bien !  Le coté aventure à la Indiana Jones – qui est très juste au passage – est très plaisant : Tony Stark reste toujours l’homme séducteur, l’homme qui prend sans cesse des risques, défie avec classe ses ennemis ; l’inventeur hors pair qui te crée des armures de combats même dans les années 30, tel qu’on l’a connu par ses aventures classiques. Même le côté Iron Man pur (En armure quoi) fait plaisir : là on retourne à quelque chose de plus conventionnel, d’assez basique (Baston et gros moments de bravoure) mais eh, tabasser du nazis en armure de combat steampunk, c’est toujours avec plaisir, j’en redemanderai presque ! D’autant plus que pour ne rien gâcher, le dessin est fort joli, c’est détaillé et le design assure (même si ma préférence va aux dessins de l’armure de Stark (délicieusement retro) que des humains à proprement parler (mais qui ont de la gueule)).

Du tout bon ?

En fait, le problème – comic oblige je dirais dans un sens – tout va très vite. Bien trop vite même. C’est tellement condensé – sans être forcément désagréable – que tout s’enchaine sans qu’on ait le temps de vraiment s’installer au sein de l’histoire. Dans un sens, c’est bien, on ne s’ennui pas une seule seconde que ça soit l’aspect « Indiana Jones » que la partie Iron Man chez les nazis – bien qu’expédié en quelques pages. Mais, justement, pour le coup, ça donne aussi la sensation qu’il n’y a pas de profondeur au récit. S’attacher aux personnages ? Impossible, ça va bien trop vite. Développer le background des personnages, voir même juste du héros ? Trop peu de page pour se faire, pas le temps, faut que ça avance.

Pour le coup, je ne sais pas s’il y aura une suite, je ne me suis pas renseigné. Disons que le récit à un début et une fin, et pourrait très bien se finir la dessus, c’est « déjà ça ». Mais ça serait gâcher un bon potentiel… Car qu’on se le dise, c’était bien plaisant ! Ca fait office de bonne intro à cette vision alternative du héros, ça sent bon l’aventure et Iron Man casse la gueule à des nazis… malgré un certain manque de consistance évident.

Deadpool

On passe désormais à un personnage que j’aime beaucoup, mais, paradoxalement, que je connais très peu. On entend parler de lui à droite à gauche avec son apparition honteuse dans le film X-Men Wolverine ou sa première apparition dans la licence Marvel vs Capcom avec le troisième opus. Mais si on a envie de le connaître, c’est bien pour sa personnalité particulière ! On l’aime parce qu’il est légèrement timbré sur les bords car ayant survécu à une expérience ratée qui cherchait à lui donner le même facteur régénérant de Wolverine… Et surtout que, lié au point précédent, les différents auteurs se sont mis d’accord sur un aspect assez essentiel au personnage : le 4ème mur. Cette « technique » scénaristique qui permet au personnage de la fiction en question d’être conscient qu’il n’est pas réel et nous le fait savoir régulièrement.

Deadpool est « conscient » qu’il est dans une BD (ou dans un jeu vidéo pour Marvel vs Capcom 3) et s’en amuse régulièrement. Il va commenter l’action comme s’il était à la place du lecteur, lancera quelques blagues pour « nous » tout en faisant des comparaisons de sa situation avec un peu tout et n’importe quoi propre à notre culture pop’.

Donc, début Mars, Panini Comics passe la seconde : l’année 2011 sera sous le signe de Deadpool. Je n’ai pas le planning exact sous les yeux, mais pour le moment, en l’espace de 6 mois, 5 comics différents sont sortis chez nous et quand on sait à quoi point la distribution est chaotique en France, c’est presque un miracle. Petit passage en revu de ces comics – à un près – que je ne pouvais pas louper, gros fanboy en devenir que je suis.

Deadpool Collectif T1
(Wave of Mutilation, Part 1 & 2)

Hélas, soyons direct, ce numéro là est plutôt mauvais. Dans le fond, la base était bonne, propice à pleins de moments fendards tout en plaçant 2/3 blagues bien senties. Cette base ? Les PIRATES. Deadpool, sur un coup de tête, décide de se lancer dans une vie de pirate. Il s’achète un vieux rafiot et part à l’aventure avec son vieux compagnon Bob. Inévitablement, il finira par croiser d’autres « pirates » (Ou mercenaires des mers, mais aucune différence pour Deadpool) et les ennuis vont commencer blablabla.

Déjà ce qui choque et nous fait dire que ça commence mal, c’est le dessin. C’est assez laid. C’est mal dessiné. Des personnages comme Deadpool passent à peu près car ils ont des combinaisons, des costumes qui limitent le niveau de détails mais d’autres personnages à côté (Humains « classiques » on va dire) s’en tirent affreusement mal. On dirait un travail inachevé, les ombres sont faites n’importe comment, tout est très anguleux, c’est vraiment, vraiment pas très agréable à regarder…

Il n’y a pas grand-chose à dire dessus pour être franc. Outre le dessin, même le récit n’est pas génial. Le début est sympathique, oui. On sent un certain potentiel (comme toujours avec Deadpool) mais c’est toujours très mal exploité. L’humour ne fait pas vraiment mouche, les répliques sont un peu nazes et l’histoire n’est guère passionnante. On arrive à la fin, Deadpool s’est débarrassé des méchants pirates en même pas 50 pages, tout ça pour finir sur un « c’est tout ? ».

Heureusement que ça ne m’a pas couté plus de 4€, bien que j’attends le numéro 2 avec une certaine impatience, vu qu’au moins, les auteurs/scénaristes changent à chaque numéro. J’ai confiance !

Deadpool Corps, le club des cinq T1
(Prelude to Deadpool Corps)

Cinq Deadpool pour le prix d’un ? Le concept vend un peu du rêve.

Deadpool, celui qu’on aime tant. Miss Deadpool, la version gonflée aux boobs et à la Pony Tail, Kidpool, la version 10 ans du héros, encore plus incontrôlable que l’original. Dogpool, une version canine du pauvre… et Headpool, la version… tronquée on va dire, du mercenaire.

Pour une raison encore inconnue mais parait-il très importante (laissez moi deviner : sauver le monde ?), Deadpool part dans les dimensions respectives de chaque personnages (Pour les non habitués comme moi, parait que le principe des dimensions est limite banal chez Marvel) pour réunir toute sa bande. Rien que ça.

L’idée principale est que chaque chapitre, correspond au recrutement des différents membres de l’équipe (5 donc, le dernier étant la réunion finale avant le début de la vraie mission). 5 chapitres, qui seront réalisés par un dessinateur différent, multipliant alors les styles de dessins et l’ambiance qu’il s’en dégage. On alterne donc régulièrement entre passage très serious business (Le premier chapitre avec le General America et Miss Deadpool) et le grand n’importe quoi volontairement fendard : Je dois reconnaître que voir l’institut du professeur Xavier en mode « garderie » d’enfant (vu que c’est là qu’on y trouve Kidpool, mais aussi la version Kidz de Wolverine, Cyclope et compagnie) était particulièrement drôle.

Quant au dernier chapitre, j’y reviendrai plus tard…

Problème principal de cette itération aux multiples facettes: l’avoir sortie, tout en étant conscient qu’il manque des numéros consacrés à Deadpool dans la parution française. J’ai beau avoir plutôt apprécié le bouquin dans sa globalité (j’y reviendrais aussi), ce n’est pas très intelligent de sortir un comic qui fait souvent référence à un autre comic jamais sorti chez nous. Ce qui fait qu’on est un peu perdu… L’exemple le plus probant reste tout simplement le premier chapitre, qui met directement en place des personnages apparemment déjà connu, mais dont, pour nous pauvre français, reste un mystère presque complet. Marvel World, je t’invoque !

…Mais le pire, c’est que la traduction française en est consciente.

Pour faire simple : à l’origine, lors de certains dialogues, la VO n’hésite pas à placer dans une petite case annexe à quel numéro/comic, le personnage/dialogue en question fait référence, histoire de placer à peu près la chronologie de l’œuvre. Problème, comme dit avant, certains numéros mentionnés dans cette VF ne sont jamais sortis chez nous… Alors que faire ?

Un peu à la manière d’un troll subtilement placé, les traducteurs se sont amusés à « en rajouter », à commenter ces petites annotations. Ou, pour citer un exemple concret, Headpool (la tête volante) nous raconte qu’il a vu Deadpool dans la dimension Zombi :

–  « La dernière fois, je t’ai vu dans la dimension Zombi* »
Case annexe : « *Cette histoire, c’est dans une série pas encore publiée en France… Alors vous avez le droit de râler.»

Rien d’extraordinaire en soit, mais ça m’a fait quelque peu marrer. Un peu jaune dans un sens, mais vaut mieux en rire qu’autre chose… Parce que le reste de la VF tient franchement bien la route ! Okay, certains changements de références en feront rager plus d’un (Je suppose, mais ça doit être pareil que dans le milieu de la Japanim’), mais, dans l’optique de garder le même « impact » humoristique en français, c’est quelque peu nécessaire, même si ça fait bizarre de voir apparaitre le nom d’un célèbre groupe de musique français des années 80 dans un comic tout récent…

Et puis, il y a ce fameux dernier chapitre. En fait, je crois que c’est à cause de lui que je n’arrive pas à être totalement emballé. Comment peut-on l’être en même temps ? Incompréhensible scénaristiquement et surtout… surtout…n’ayons pas peur des mots, dégueulasse graphiquement. Alors que, malgré les styles différents, les précédents chapitres étaient agréable à l’œil (surtout celui de Headpool, superbe), ce dernier est un véritable doigt d’honneur aux règles du bon goût, histoire de boucler le tome sur les chapeaux de roue. Troll volontaire ? Je me pose sérieusement la question.

J’aurais aimé poster une image de ce chapitre, mais c’est difficile d’en trouver une correcte. Etonnant ? Disons que, pour visualiser le truc, ce n’est pas du dessin classique qu’on retrouve, mais de la CG. De l’image de synthèse. Pour. DE. LA. BD ?

Permettez-moi, je reviens.

Je disais donc. C’est affreux. L’excellent design des personnages, même si variable, mis en place juste avant est ruiné en quelques pages. Les CG sont d’un niveau pitoyable et nous font revenir facilement 15 ans en arrière, à l’époque des CG bas de gamme, torché, sans aucun respect pour le lecteur. Je n’arrive décidément pas à comprendre un tel choix. Comment ça a pu passer ?

Malgré tout, Deadpool Corps reste sympathique. Ces petits soucis de compréhensions et ce dernier chapitre dégueulasse gâche quand même le plaisir de la lecture, mais on y passe un bon moment. C’est parfois très drôle, varié, le concept est prenant et le dessin est parfois magnifique… Disons que, là encore, c’est une intro correcte, dont tout le potentiel prendra tout son intérêt dans le tome 2, qu’on espère avoir rapidement ici.

Et si possible, sortez les précédents numéros chez nous, ça serait sympa.

Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson
(Deadpool : Wade Wilson’s War)

Encore du Deadpool ? Oui, mais pour l’occasion, je laisse le meilleur pour la fin, assurément.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est un comic qui revisite encore une fois l’histoire du célèbre mercenaire, mais sous forme de One Shot. Pas de lien avec d’autres comics à proprement parlé, on peut y aller sans risque… Même si c’est toujours intéressant de regarder qui est qui, dans les personnages cités, quand même propre à l’univers Marvel.

On y retrouve un Deadpool comme on les aime, au meilleur de sa forme je serais tenté de dire (surtout après les 2 précédentes lectures) : Humour, beaucoup d’action, des phrases percutantes, des références bien senties, la totale en gros.

Deadpool est au tribunal, étant accusé, avec ses comparses, d’avoir tués un paquet d’innocent. S’en suit alors une série de flash back un peu dans le désordre où, petit à petit, la version des faits de chacun semble quelque peu incohérente entre elles. Qui a raison, qui a tort ?

Au fur et à mesure de l’histoire, Deadpool nous raconte son passé, ses liens avec ses camarades de jeux,  sa version des faits concernant ce massacre d’innocent et ce qui les aurait poussé à faire ça. Toujours aussi conscient qu’il est dans une BD, il prend un malin plaisir à se jouer de nous. Nous raconte-t-il la vérité ou nous mène-t-il en bateau ? C’est finalement ça qui fait qu’on aime ce comic : Un Deadpool qui ne perd jamais le Nord même devant la justice, une histoire volontairement touffue, où s’entremêle vrai et faux flashback pour mieux semer la confusion jusqu’au grand final et surtout, en bonus, une bonne dose de 4ème mur brisé à grand coup de savate comme je les aime.

Il y a un vrai talent dans l’écriture (et dans la traduction par la même occasion, chapeau) pour rendre le personnage accessible à nous, les débutants en Marvel et toujours aussi irrésistible et fidèle à ses principes. Les références et les gags s’enchainent sans que ça paraisse ajouté à la va vite pour remplir un quelconque cahier des charge, on sourit voir rigole franchement des pitreries du mercenaire amoché.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est assurément le meilleur comic dédié au personnage paru cette année. Ce n’était peut être pas bien difficile vu la concurrence (et ce n’est pas totalement faux) mais ce qui est sûr, c’est qu’il est bourré de qualité et passe très bien auprès d’un néophyte comme moi. Une vraie bonne surprise que j’aurais finalement peut être aimé voir prolongé sur un 2ème tome (du moins, en terme de qualité d’écriture, j’en veux plus souvent) mais eh, c’est déjà pas si mal qu’il remplisse très bien son rôle.

Adjugé vendu : Deadpool a obtenu un fan de plus.