Découvrons DC Comics avec… l’univers du Green Lantern

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un super héros de l’univers DC Comics qui ne m’a jamais vraiment attiré par le passé (Ce n’est pas le plus vendeur il faut dire), mais qui pourtant possède beaucoup de qualité, un univers particulièrement développé  et un très grand potentiel à de multiples niveaux : je parle bien sûr du Green Lantern, le héros tout de vert vêtu qui tient une place plutôt importante dans le DC Universe (moins aux yeux du grand public) au côté de ses potes Batman et Superman, et fait même parti de la Ligue de Justice. 

Je le concède, comme j’ai pu le dire, le héros n’est pas particulièrement vendeur et il est difficile d’en parler positivement sans subir des remarques sur son look un peu… particulier. C’est totalement le cas quand on y repense et qu’on prend un peu de recul. Clairement, Green Lantern et son univers, c’est quelque chose d’assez kitsh dans l’esprit, avec des couleurs parfois vives, limite fluos (les costumes des Green Lantern et leurs confrères d’autres couleurs) et aux designs parfois un peu folkloriques quand on commence à visiter les fins fonds de l’espace. Mais c’est en grande parti assumé.

Au travers de quelques lectures récentes, je vais vous expliquer par où commencer, pourquoi il faut lui donner sa chance, qu’il possède un grand potentiel et que cet univers mérite amplement sa place comme « pierre angulaire » de l’univers DC. Il faut savoir qu’il existe plusieurs Green Lantern « humains » qui travaillent sur la Terre – ils sont quatre, et on parfois chacun leurs séries de comics – et les récits qui vont suivre tourneront autour d’un seul, le principal Green Lantern de l’univers DC: Hal Jordan, qui est – historiquement – le 2ème Green Lantern, et le premier à avoir ce design qu’on connaît presque tous. Un peu perdu ? Voici un peu d’histoire:

Née en Septembre 1959, le Green Lantern version Hal Jordan fût crée pour relancer la franchise auprès des jeunes de l’époque, dans une période où les super héros n’avait plus franchement la cote. Afin de marquer davantage le coup, comme pour d’autre de ses héros comme Flash, DC Comics repart sur une base nouvelle et oublie (temporairement) la première vague de héros conçu dans les années 30 et 40. Ce Green lantern post seconde guerre mondiale n’a donc plus grand chose à voir avec le premier: ce dernier tirait ses pouvoirs de la magie, là où le second les tire d’une origine dite extraterrestre. 

Pour résumer, notre Hal Jordan, c’est un pilote de l’armée américaine, qui reçoit le pouvoir de l’anneau vert de la part d’un extraterrestre mourant (Abin Sur), un membre des Green Lantern, peu après son crash sur notre bonne vieille Terre. « Des » Green lantern ? Car Green Lantern n’est pas un nom de personnage, mais bien le nom représentant toute une corporation spatiale, chargée de veiller au bon fonctionnement de l’univers. Une police de l’espace, si vous préférez. Dirigés par des entités supérieures et immortelles, chaque secteur de l’univers est donc contrôlé par un ou plusieurs Green Lantern des différentes menaces qui arrivent un peu tous les jours, comics oblige. Me regardez pas comme ça, c’est du scénario des années 60, j’y peux rien ! Mais justement !

M’étant mis aux comics assez récemment, je n’avais qu’une vision assez limitée du personnage. Le côté « je cache mon identité avec un masque ridicule et riquiqui », sa couleur prédominante un peu criarde ou même l’apriori de base « Ohlala, il se bat avec une bague, qu’est-ce que c’est que cette idée ? C’est une gonzesse ou quoi ? »… Oui je sais, apriori, ça rime souvent avec connerie. Mais alors, vint un certain élément déclencheur… Comme pour beaucoup de licence en comics, mes premiers pas se font… au cinéma.

En 2011, sort l’adaptation de Green Lantern au cinéma et… ce n’était pas très bon. Bon, c’est sûr, on a connu mieux comme premier contact (même si le film n’est pas non plus catastrophique, c’est juste un film de super héros sans génie, sans saveur particulière), mais à défaut de m’avoir fait passer un excellent moment – n’est pas Joss Whedon qui veut – il m’aura au moins mis à jour concernant ce personnage si particulier de l’univers DC. Et il m’aura appris quelque chose, une chose que je ne voyais pas avant et qui m’a totalement donné envie de connaître le personnage: la nature de ses pouvoirs.

Elément important pour un super héros, le Green Lantern  possède probablement un des meilleurs pouvoirs que j’ai pu voir jusque là, et je pèse mes mots. Pour ainsi dire, il me vend du rêve ! Plus fort qu’une super vitesse, plus fort que le pouvoir de voler, plus fort qu’une bat carte de crédit; je parle bien sûr de son anneau tout vert, là, qui lui confère le pouvoir de la volonté. Ca paraît pompeux dit comme ça (Et encore, je vous épargne la liste des significations des autres couleurs), mais en pratique, c’est assez géant. En fait, il peut tout simplement matérialiser tout ce qui lui passe par l’esprit pour se battre, ou simplement l’aider dans sa tâche. Pour le fun, il pourra te faire apparaître une main géante pour arrêter un avion en plein vol. En combat singulier ? Si l’envie (et la volonté, on a compris) lui prends, un Green lantern peut faire apparaître une épée, une masse géante, voir même une bonne grosse machine gun des familles ! On peut reprocher pleins de chose au film, mais pas le fait d’avoir démontrer un minimum le potentiel du personnage, car ça donnait envie d’en savoir plus.

Hélas, comme souvent avec les grosses séries de comics, prendre le train en marche est assez ardu. Pas impossible non plus (sinon je n’écrirais pas cet article), mais il va falloir s’accrocher un peu, persévérer voir même, montrer un peu de … volonté ! Oui, elle était facile. Mais c’est vrai ! Et ça vaut clairement le coup, j’ai parfois lu des passages complètement dingues autant visuellement qu’au niveau de ce qu’il s’y passe, m’amenant à une certaine conclusion, pour ceux qui connaissent: parfois, l’univers du Green Lantern est presque l’équivalent d’un bon Gurren Lagann dans l’animation japonaise, avec cette culture de l’action démesurée, totalement over the top, qui semble toujours vouloir aller plus loin. Au moins, on ne peut pas lui reprocher de ne pas exploiter correctement le pouvoir de ses héros !

Pour se faire, voici une petite frise chronologique sous spoiler à ma sauce des quelques bouquins dispo en France (La publication a toujours été assez confidentielle chez nous, pas assez vendeur encore une fois) que j’ai pu lire (il en manque 2/3 mais négligeables à mes yeux et vous aurez ici ce que l’on risque souvent de vous conseiller); expliquant un peu comme aborder tout ça. Je vous donne mon avis (et explications si nécessaire) sur la plupart juste après.

Show »

Tout d’abord, commençons par la dernière (et peut être la plus difficile à appréhender) publication concernant le Green Lantern chez Panini, Green Lantern Rebirth.

Dans les faits, Renaissance est une bonne histoire. Pour comprendre un peu son emplacement dans la chronologie DC Comics, il faut revenir en 1994 avec le crossover Zero Hour. Alors, je vais être très synthétique, allons à l’essentiel (parce que c’est déjà assez chaud à suivre comme ça, hein): Hal Jordan, possédé par une puissante entité maléfique, est devenu le grand méchant de l’univers DC (Il a même rasé sa ville natale dans sa folie, le ouf). Tout ceci se terminait par le sacrifice de notre héros (En se suicidant dans le soleil, parait-il), le faisant disparaître durant quelques années. Mais comme les mythes ne meurent jamais, mais se réinventent, il réapparu dans une pseudo forme … fantomatique, en 1999. Cherchez pas à comprendre, les comics, la drogue, toussa. « Renaissance » ou « Rebirth » en VO, est donc la saga censée ressusciter une bonne fois pour toute Hal Jordan et lui faire reprendre sa place de Green Lantern number one. Suite à cette résurrection – à cette saga – une nouvelle série Green lantern est alors crée, repartant au sacro saint numéro 1. Enfin, vous savez compris comment ça marchait là.

Vous y voyez plus claire ? Là où je veux en venir, c’est que cette saga, certes importante, certes bien faite… N’est pas la plus accessible. On peut quand même comprendre l’essentiel de ce qu’il s’y passe, mais il manque tout de même pas mal d’information, notamment concernant les nombreux personnages qui y apparaissent, leurs rôles et lien avec le héros, pour totalement la savourer. Car on se trouve réellement dans la fin d’un cycle, d’une époque… un cycle qui a mis un peu plus de 10 ans à se terminer, passant par 3 grandes étapes, avant de repartir de plus belle.

Après, ça n’empêche pas d’y trouver de grandes qualités pour les plus motivés: c’est déjà un récit bien construit (mais dense) avec une vraie montée en puissance dans son scénario et dans l’action. Passé un certain stade, l’histoire met littéralement la seconde, devient plus limpide pour le novice et le plaisir de lecture se fait terriblement sentir tant on découvre un super héros au potentiel jusque là insoupçonné, mais jubilatoire. Le dessin n’est d’ailleurs pas en reste, avec un trait précis, richement détaillé et une coloration superbe; mettant encore plus en avant les scènes de bravoure typique des comics de super héros.

Et le récit n’en manque pas, tout comme – malgré tout – des moments calmes pour se poser efficacement avant de repartir au combat: c’est du pur comics de super héros, mais c’est ce que l’on aime ici. Et puis, ça permet même de découvrir un petit peu plus l’univers DC, ce qu’il y a tout autour du Green Lantern, avec les apparitions de la Ligue de Justice, et de leurs relations avec Hal Jordan (dont un Batman peu sympathique envers ce dernier et un Green Arrow plus utile et badass qu’il n’y paraît.) Une lecture recommandée dans le fond… mais pas tout de suite. Ca reste quand même une étape importante, oui, mais allez-y avec un peu de bouteille Green Lanternesque quand même avant.

No Fear

Là, on rentre dans le « vif » du sujet, ce que je considère comme une valeur sûr et surtout le point d’entrée idéal, au cas où vous ne l’auriez pas compris via ma frise: Geoff Johns présente Green Lantern, « Sans Peur », de son petit nom en France aux éditions Urban Comics. Geoff Johns est un scénariste américain travaillant principalement pour DC Comics, qui a énormément contribué à l’univers DC de ces dernières années. Et dans notre cas, on lui a surtout demandé de reprendre en main la série Green Lantern, avec le parcours décrit plus haut en mettant en place la mini-série « Renaissance » suivi du redémarrage. C’est ici que notre aventure commence… Et je dois dire que ce fût une très agréable surprise.

Je dois reconnaître que c’est un redémarrage de grande classe, qui caresse réellement le novice dans le sens du poil et lui permet de découvrir cet univers sans aucun soucis. Tout est un minimum expliqué au lecteur (Même les origines nous sont rappelés en quelques pages !), on apprend rapidement qui est qui dans l’entourage d’Hal Jordan pour bien replacer le contexte, sans non plus passer plusieurs chapitres à poser les bases (un minimum quand même, mais pas trop), et à attendre patiemment qu’on passe à l’action. Alors oui, sachez-le, on ne fait pas totalement table rase du passé… Mais c’est suffisamment subtil pour ne pas avoir l’impression qu’on nous fout une pancarte « Eh, okay, on est dans le #1 là, mais n’oublie pas de lire ce qui s’est passé avant ! » en pleine milieu de la lecture (et les petites pages explicatives d’Urban sont un bonus très appréciable !).

C’est justement le point fort de ce premier tome: un excellent dosage de tout ce qu’il faut pour rentrer dans cet univers sans laisser le fan de longue date sur le carreau, et forcément un bon rythme de croisière. Alors oui, ça reste avant tout du comics « pur jus », avec les valeurs qui accompagnent naturellement ce genre de héros, des ennemis typique de ce genre de production, comme le terrifiant Homme Requin ! Ca ne vole pas extrêmement haut dans l’absolu, mais c’est franchement efficace. On alterne très vite entre les scènes d’actions où le Green Lantern laissera libre court à son imagination débordante, offrant quelques passages excellents, tout comme des moments qui développent suffisamment et intelligemment bien le scénario et les relations entre les personnages (Surtout pour Hal qui a du mal à se remettre dans la peau d’un Green Lantern), pour quand même faire avancer les choses.

Le seul bémol qui me vient à l’esprit, c’est la partie dessin. Un trait globalement bon, une bonne mise en page, mais l’irrégularité dans le trait de certains dessinateurs, voir même les changements de ces derniers effectués un peu en cours de route (malheureusement une habitude dans le milieu) gâchent un peu le plaisir de lecture (on est un peu perdant au change par moment). Rien de bien dramatique dans l’absolu, mais on aura aimé quelque chose de plus… homogène. Mais à part ça, ce premier tome signe un quasi sans faute pour peu qu’on aime le genre super héroïque « de base ». Et d’ailleurs, le second tome est sorti !

Green Lantern Showcase: War of The Green Lantern

Paf, bond dans le temps de quelques années, et nous voilà en 2010 du point de vue éditorial de DC Comics, avec le dernier crossover entre les séries Green Lantern, crossover qui mettra en place quelques conflits internes au sein des GL et de leurs supérieurs, sans oublier une pincée de menace ennemie qui va profiter de l’occasion pour s’incruster. Classique, mais toujours aussi efficace.

A défaut d’avoir énormément de choix, il peut constituer aussi un certain point d’entrée dans cet univers, néanmoins de manière un peu plus violente et direct, mais bordel, qu’est-ce que ça valait le coup ! Si certains points du scénario me paraissent toujours obscures à la relecture (malgré les nombreuses notes (encore et toujours) d’Urban qui nous permettent d’en apprendre beaucoup sur l’univers de GL), c’est véritablement l’arc qu’il vous faut pour vous convaincre du potentiel monstrueux de la licence en terme d’action débridée (Si le titre n’était pas assez explicite…), de passages totalement fous, faisant passer le bouquin précédent pour un gentil somnifère.

Certes, quelques idées de scénarios pourraient en faire tiquer certains, mais pour peu que le côté kitsh de la licence ne gêne pas trop et qu’on cherche – on va pas se voiler la face – un comics peut être mainstream et brainless, mais bourrés de testostérone propre au genre, ça fonctionne totalement (Et ça fait du bien de temps en temps). Oui parfois ça fait un peu sentaï sur les bords avec toutes ces transformations, ces couleurs un peu fluo, ces monstres belliqueux de partout dans l’espace, mais c’est ça qui est bon !

Une lecture chaudement recommandée, forcément.

Green Lantern – Sinestro (New 52)

Alors attention, si le récit est effectivement excellent à mes yeux (Un scénario très cool, de l’action très Green lanternesque et un dessin superbe, le combo des gagnants), il n’est pas si accessible qu’on pourrait le croire ! Comme je l’ai expliqué avant, DC Comics a effectué un reboot de son univers via l’opération « New 52« . Sauf que pour certaines séries du catalogue DC, c’est… légèrement passé à la trappe. Pourquoi ? Comment ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ? La raison m’est étrangère, mais il faut savoir que pour l’univers Green Lantern, pas grand chose n’a redémarré, surtout concernant la série principale Green Lantern, ici chroniqué.

Sinestro, nom du premier arc en 6 chapitres de cette série, prend place directement après la fin de la Guerre des Green Lantern, ni plus, ni moins. Alors oui, pour atténuer mon jugement, on peut comprendre assez facilement les grandes lignes de cet arc, un peu comme pour n’importe comics j’ai envie de dire. Mais on « perd quelque chose » au passage, on perd un peu de sens dans les relations entre les personnages et notamment entre le héros et son mentor et à la fois ennemi de toujours, Sinestro, l’homme à la magnifique moustache, avec qui il se voit contraint de faire équipe pour l’aider à faire une mission ingrate… et non sans risque.

A mes yeux, à défaut de lire le « Geoff Johns présente » comme la meilleure porte d’entrée, je ne saurais conseiller éventuellement la lecture conjointe des 2 Showcases comme « premiers pas musclés », puis d’enchainer avec le premier tome des nouvelles aventures d’Hal Jordan. Avec ça, tel un Passe-Partout, vous aurez désormais suffisamment de clés en main pour tenter l’aventure…

Et pour le moment, c’est une aventure que je ne regrette pas d’avoir entamé !

L’histoire d’un Segasex dans le monde viril de la baston

Après avoir revisité ma mémoire dans le monde merveilleux des jeux de rôles (principalement japonais) et en avoir déduit que c’était mon truc, mais pas trop ; passons (de façon non-exhaustive) à ce genre si viril, si convivial entre amis mais aussi trop pointilleux au point que ça en devienne problématique : la baston. Le jeu de combat. L’échange de gnon dans la joie et la bonne humeur. Défouloir par excellence, c’est un genre de jeu qui m’a rapidement conquis pour son côté accessible (du moins à ses débuts) et le fun qu’il procure avec ses potes, à montrer qui à la plus grosse.

Un peu à la manière de FF7 côté RPG, c’est avec l’éternel gros classique qui tâche qui fait office d’ouverture dans le domaine. Mais si ! Tout le monde ou presque y a joué, limite c’est assez souvent le seul épisode auquel le grand public connait (ou cite en référence)… Je parle bien évidemment de Street Fighter 2 sur Super Nintendo (du cousin qui la possédait, moi c’était SEGA mon dada). Premier contact avec l’univers de Ryu et Ken, des pouvoirs prononcés avec les faibles capacités de la console qui nous faisait croire que Ryu disait « Areyouken » à chaque boule de feu… La claque. Pas beaucoup de perso certes, mais ils étaient suffisamment classieux pour marquer leur époque (Mais juste pour l’époque hein, maintenant c’est très kitsh…Mais c’est aussi ce qui fait le charme de la série).

Guile et sa coupe improbable ainsi que son fidèle peigne, Dalshim et son Yoga Fire, Chun-Li et ses cuisses de monstre… Je vais pas tous les faire, on les connait tous dans le fond et c’est ça qui rend le jeu si attrayant aux yeux de tout le monde, à mes yeux… malgré son gros coup de vieux. Parce que je me souviendrais aussi de ces douleurs aux doigts à force d’essayer de faire les quelques techniques de chaque personnages pour arracher la victoire à mon adversaire et qu’avec la manette SNES (comme avec les autres dans le fond), c’était une vraie torture, tellement l’ergonomie était… douteuse. Cette croix ! Faire des quarts de cercle, des « Z » sur cette croix était rapidement devenu un supplice avec le temps, mes premières cloques vidéoludiques devant sans doute venir de là. Mais qu’est-ce que c’était bon.

A cette époque, malgré tout, je n’ai pas touché à grand-chose d’autres. Il y a bien eu les jeux Dragon Ball Z ! Traduits avec les pieds, mous et affreusement rigides avec le temps ; c’était pourtant la grosse claque à l’époque, la grande classe que d’avoir un jeu qui reproduisait fidèlement l’anime qu’on chérissait tant à même pas 10 ans. Je ne compte plus les heures d’un dimanche après midi sous la pluie à jouer aux différents opus de la série, autant sur ma Megadrive que sur la SNES du cousin. Dans mes souvenirs, il y avait aussi cette série pas franchement apprécié pour ma part, dont sa popularité se résumait surtout à son côté provocateur et malsain, je parle bien sûr de Mortal Kombat.

Pas de souvenir mémorable si ce n’est son gameplay encore plus rigide que la concurrence (faut le faire) et son mauvais goût global dégoulinant…Dans le fond, ça m’avait justement intrigué à l’époque parce qu’on bravait les interdits en y jouant, les parents refusant généralement qu’on joue à des jeux si violents… Et que c’est « à cause » d’eux que j’ai forcé ma mère à m’accompagner pour aller voir les différents films. Maman, si tu me lis, désolé de t’avoir infligée ça (Mais c’était parce que je kiffais bien Sub Zero !). Le reste de la série ne m’a jamais attirée, et même les opus récents (« Vs DC Comic » et le prochain qui va sortie, le 9) qui semblent se montrer un peu plus « ambitieux » (tout est relatif), ne m’attirent absolument pas, il y a une philosophie dans cette série qui fait que je n’adhère pas

Plus tard, c’était donc le passage inévitable pour tout gamin de l’époque : la Playstation. Histoire de rester dans le même esprit que le paragraphe précédent, revenons à nouveau sur… les jeux DBZ. Impossible de les manquer. Et pourtant ! Avec du recul, ce sont effectivement des jeux auquel j’ai presque honte d’avouer que je les ai aimé. Maintenant c’est clair, c’est plus ou moins de la daube mais à l’époque, rebelotte, j’ai surkiffé ma race. Dragon Ball Z Final Bout ! Ultimate Battle 22 ! Bah oui, du moment qu’on peut s’éclater la gueule à coup de kaméha, moi ça m’allait à l’époque.

L’un était dans une 3D exécrable, vraiment laide ; le jeu était affreusement lent, pas dynamique et surtout, même si à l’époque on était encore trop jeune pour l’admettre, il y avait des personnages de DBGT. Ah, ce boss de fin, Baby Vegeta, dont l’intérêt vidéoludique m’échappe encore en y repensant. L’autre, j’ai moins de souvenir avec du recul, mais je me souviens surtout d’un aspect graphique pas vraiment agréable : une sorte de mix bâtard entre décors 3D et personnages en 2D toute pixélisée. Atroce.

A côté de ça, la grande révélation sur cette console, la licence que beaucoup ont aimé tout en la reniant aussitôt une fois passé sur PS2 (jusqu’à – encore – aujourd’hui), je parle bien sûr de Tekken. Tout commence avec Tekken 2. Ses personnages kitshs, ses combats à 2 à l’heure mais qui à l’époque avait un certain punch ! Avec le 3, c’était la consécration : pouvoir se battre avec un tronc d’arbre vivant (Mokujin), des dinosaures (Rex et Gon) contre des ours, des pandas, des scientifiques ruskovs alcoolique tout en s’éclatant à côté avec le mode Volley Ball et Beat Them All, c’était un vrai plaisir.  Et même aujourd’hui, un tel contenu, un tel « amour du travail bien fait » en peaufinant son jeu comme il le faudrait obligatoirement ; font que ça restera un vrai bon souvenir. Même si, comme pour beaucoup de jeux PS1, je vais soigneusement éviter d’y rejouer, histoire de garder mes souvenirs intacts… Et ce n’est pas une série que je déteste dans le fond de toute façon, mais je m’en suis pas mal désintéressé par la suite et j’ai franchement du mal à m’y remettre.

En fait, la série que j’apprécie vraiment le plus, même avec du recul, même avec le poids des années, c’est bien la saga Soul Calibur. Eh ouais, j’omets volontairement Soul Edge sur PS1 parce que j’y ai pas joué. C’est avec la Dreamcast que j’ai pris ma plus grosse baffe en terme de baston : splendide, accessible, fun et technique à la fois, des personnages qui dégagent un charisme presque palpable (Kilik ! Sophitia ! Nightmare ! Siegfried !), un mode solo complet et passionnant et des bonus à foison ; il n’en fallait pas moins pour s’imposer d’office comme un indispensable – excellent – jeu sur le support, voir même tout court. Et qu’est-ce que j’étais bon avec Nightmare, personne ne me résistait.

Toujours sur Dreamcast, dans un style pas mal différent, je retiendrais aussi et surtout Power Stone 2 (Le 1 moins, il faisait plutôt office de bêta, de démo du 2). Probablement un des rares jeux dont j’espère un portage XBLA un jour ou l’autre, pour y rejouer dans de bonnes conditions avec une console qui marche ENFIN. Parce que se foutre sur la gueule à 4 en prenant n’importe quels objets qui nous passaient sous la main (Cocktail Molotov ! Bâton magique de San Gôku ! Lance Flamme ! Graine de Bambou !) tout en récupérant des émeraudes permettant de se transformer « façon Sonic », c’était du FUN à l’état pur. Pas super profond, pas super équilibré, mais on y revenait sans cesse, parce qu’aucune partie ne se ressemblait. Et quand j’ai pu y rejouer à l’Epitanime 2010, le bonheur était intact, mes souvenirs ne m’avaient donc pas biaisé : Power Stone est une tuerie intemporelle.

Et paf, une fois le changement de support effectué, nouvelle claque dans la tronche : Soul Calibur 2. Encore plus beau, plus complet et toujours aussi profond et jouable, merci le pad GC. Pas grand-chose à dire si ce n’est que même si le premier restait un cran au dessus dans mon cœur, le 2 l’explosait bien comme il faut, la formule marchait toujours autant (comme l’attestait mes 70h de jeu effectuées en une semaine chrono, allez savoir pourquoi ça m’avait marqué). Et puis surtout, grâce à ce jeu, j’ai pu régler un conflit familial qui n’avait que trop longtemps duré. En finir une bonne fois pour toute avec cette obscure personne cité au début qui m’avait fait découvrir ce genre avec SF2 sur SNES. Lui était du côté Nintendo, moi du côté SEGA. Il était franchement imbattable à Super Smash Bros Melee avec Link sur Gamecube, moi de même sur Soul Calibur avec Nightmare sur Dreamcast. Et paf, coup du destin : Link se retrouve jouable dans Soul Calibur 2.  S’en suit alors un long match en 5 manches gagnantes, tendu comme jamais…

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5-4 pour Link.

Parce que oui, en parlant baston, comment ne pas aborder la saga Smash Bros ? Alors que l’opus 64, joué uniquement en émulation et faisait office de grosse bêta avec son aspect ultra dépouillé de contenu, la suite Melee mettait la barre de KALITAY tellement haute que la suite a réussi à décevoir, malgré qu’elle soit supérieure en tout point (Je ne parle pas que de la présence de Sonic, hein, je vous vois venir). Parce que SSBM, c’est un roster énorme et varié (et un Link cheaté, bâtard), tellement de contenu que t’en chiales rien  qu’à l’idée du temps que tu vas passer à tout débloquer, une prise en main simple et efficace permettant à tout le monde de jouer, sans oublier l’essentiel : un replay value infini. Impossible de se lasser du jeu, tel Power Stone 2 en son temps. La recette parfaite d’un jeu pas loin du sans faute… Même si dans l’absolu, je vois pas trop ce que l’on pouvait reprocher au jeu. A ranger à côté de Soul Calibur dans les meilleurs souvenirs du genre.

Sinon en vrac sur le même support/générations voisines (parce que ça pourrait être encore très long), je garde quelques souvenirs plutôt agréables de Battle Stadium D.O.N, le clone de Smash Bros avec les personnages de One Piece/Naruto et DBZ. Pas aussi bien peaufiné que l’original, les défauts sautaient aux yeux mais c’était fun, les univers assez bien respectés et se faire du Naruto contre Luffy pendant que Cell tabasse Garaa, ça n’a aucun putain de prix. A côté de ça, pendant qu’on parle des adaptations de manga, je garderai un super bon souvenir de Naruto Gekitô Ninja Taisen 3, jeu de baston light par rapport aux ténors du genre mais extrêmement fun à plusieurs et hyper fidèle, un vrai bonheur pour le fan que je suis. Eh oui. Et dire que c’est après cet épisode que la série a commencé sa longue descente aux enfers avec les opus Wii à rallonge qui n’évoluent pas…Tant pis.

En parallèle, il y avait les très moyens Bleach GC et Wii, joli mais mou (GC) et absolument pas profond et équilibré (GC & Wii). Les opus DS sont sympa mais sans plus, le clone de Smash Bros sur PS2 étant assez mauvais. Il y a du mieux avec les Jumps Superstars, clone 2D sur DS de Smash Bros, franchement bon (Ce roster de malade ! Cet aspect BD !), malgré l’évidente absence de localisation française. Ah, les joies de découvrir un jeu avec les FAQs – fraîchement imprimées expliquant les menus – sur les genoux… La belle époque. Et puis forcément, il y a eu les jeux DBZ, véritable tradition dans mon parcours vidéoludiques, avec cette fois ci, de vrais bons jeux, qui font honneur à cette licence. Budokai 3 ! Tenkaishi 3 ! De grosses tueries, chacun ayant leurs propres façons d’appréhender la saga pour des plaisirs complémentaires, même si la formule Tenkaishi a quelque peu ma faveur.

La GC m’aura donné aussi l’occasion de rattraper mon retard avec la découverte du jeu arcade Sonic The Fighter… Oui mais en fait non, c’était pas utile, c’est pas franchement terrible. Je vais pas m’étendre sur le sujet, Youtube en parlera sans doute mieux que moi.

Et là, vous allez me dire : « Minute papillon, et la 2D dans tous ça ? T’as pas l’impression d’avoir oublié des jeux dans le lot ? ».

En fait, c’est simple : la 2D c’est pas tellement mon truc. La baston 2D, c’est une tout autre philosophie que la baston 3D. Ca ne se joue pas du tout de la même façon. La 2D c’est quelque chose de très nerveux, très rapide en général, où on y retrouve en général la foire au combo (aérien dans la plupart des cas) à rallonge, où pour y réaliser la majorité des coups de base, il faut faire des manipulations pas franchement évidente à faire au pad (croix ou joystick), l’idée étant principalement pensé pour un stick arcade. Et dieu sait que je mettrais pas + de 50€ dans une manette inutilisable en dehors des jeux « typé arcade ».

La baston 3D, c’est nettement plus posé, plus calme, plus… lisible et globalement, malgré une « technicité » qui n’a rien à envier à la 2D, une jouabilité très abordable. Dans ce que j’ai fait tout du moins, je cherchais pas tellement à foutre un gros combo qui tâche, celui qui empêche l’adversaire de toucher sa manette pendant 15 secondes ; mais plutôt d’apprendre les « bons coups » (aka pas forcément des combos, juste savoir que telle manip’ de base fait tel coup) et les sortir au bon moment selon la situation.

Néanmoins, la 2D a son charme et n’est évidemment pas dénuée de qualité, bien au contraire. Mais c’est une philosophie plus difficile à appréhender…

En vrac, j’ai tâté et apprécié des jeux comme KOF 97 (le pad Saturn s’en sortant mieux que le pad SNES/MD) même si le design SNKesque m’enchante pas des masses (bon okay, Maï me plait bien, OKAY, NE ME JUGEZ PAS). Mais le gameplay était bon. S’en suit alors Capcom vs SNK 2 sur GC, pas super jouable mais au roster assez bandant, il faut l’admettre. Mais pas jouable, again, empêchant alors de s’y amuser correctement… Je n’oublie pas la case « obligatoire » pour sa culture avec Street Fighter 3.3, dont je reconnais sans mal sa grande qualité (Et puis Q, best perso ever) mais dont l’aspect technique du gameplay réservé à une certaine élite ne m’aura pas convaincu de persévérer.

Car dans le fond, c‘est ça qui me gène avec la 2D, c’est qu’elle semble tellement destinée à une élite parée à s’entraîner des heures dans son coin à sortir des combos de ouf malade. Et les débutants dans tout ça ? Pourquoi la 2D a toujours cette approche élitiste de la chose ? Pourquoi dans la baston 2D, on ne peut pas faire un simple combo en appuyant plusieurs fois sur la même touche, quand on ne touche pas justement l’ennemi ? Je sais pas si quelqu’un voit ce que je veux dire, cette frustration de rater l’adversaire parce que notre coup n’a pas la portée suffisante (ça arrive) et que dans la précipitation, on se retrouve à taper dans le vide à 30cm de l’adversaire, en tapotant la même touche…

Un entre-deux ? Rare mais ça doit exister. Enfin, j’ai peut être trouvé quelque chose qui me conviendrait en fin d’article…

Côté licence qui font plaisir à voir en jeux vidéo, je garde aussi un très bon souvenir de l’adaptation d’Arc System Work de Hokuto no Ken. Manga pas aussi bon que je l’espérais à l’époque où je l’avais chroniqué, mais diablement jouissif par moment, c’est cette jouissance finement retranscrite qui m’a beaucoup plu, avec un gameplay au petit oignon, comme d’habitude avec ASW… Parce que, dans le même esprit, je garde aussi un (très) bon souvenir des Guilty Gear (merci le XX Reload sur PC) et de son fameux Faust et plus récemment BlazeBlue Continuum Shift. Relativement abordable, personnages clichés mais charismatique, bande-son qui déchire et visuel impeccable, la recette ASW fait toujours mouche, même avec BBCS sur console HD (même s’il m’a quelque peu gonflé sur certains points).

D’ailleurs, revenons un peu sur mes premiers amours : la 3D, mais sur console HD. Pas grand-chose à signaler, la démo de Soul Calibur 4 m’a fait bonne impression sans pour  autant me donner l’envie de sauter sur le jeu complet. A côté de ça, dans les vrais achats, il y a le fameux Virtua Fighter 5. Premier contact avec la série et sans doute le dernier… Parce que trop exigeant. Mais en détail, tout est expliqué dans cet article. Mais cherchant surtout à m’amuser sur un jeu de baston, VF5 loupe de coche. A côté de ça, la bonne surprise vient surtout de DOA4, après avoir vite fait tâté du 2 sur PS2. Frustrant quand on joue seul avec une IA réglée avec les pieds, c’est en multi-joueurs qu’il explose véritablement, surtout à 4. Mais le guide en parle mieux que moi… Mais un excellent jeu, jouable pour tous, à sortir dans vos soirées entre pote, assurément !

Le dernier jeu en date est « fatalement » Marvel vs Capcom 3, dont le hype n’a pas arrêté d’augmenter au fils des mois… A tel point que je ne pouvais qu’être déçu de certains aspects une fois la galette dans la console. Mais… Mais… Ca y est, je pense avoir trouvé mon compromis entre 2D et 3D. Je commence à trouver mes marques, à être quelque peu réconcilié avec le genre. J’éprouve un plaisir énorme en jouant, et ça, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

Mais ça, j’y reviendrais sans doute la prochaine fois dans un podcast qui lui sera entièrement dédié…