Stage Part II: la grande traversée du désert

Faire un stage, c’est très lucratif, très enrichissant pour sa vie professionnelle. Au contact avec l’entreprise, avec ses dirigeants, ses employés, rien de tel pour découvrir l’envers du décor qui nous entoure tous les jours selon les domaines. Comprendre comment ça marche, comment ça se déroule, comment on parvient à régler tel problème pour telle situation, c’est vraiment quelque chose d’intéressant. Et pour entrer dans la vie active juste après (le but principal quand même), ce n’est pas du luxe.

Du moins, sur le papier.

Septembre dernier se déroulait la rentrée de ma très probable dernière année scolaire, rien que ça. On ne dirait pas comme ça, mais ce genre de détail à une certaine importance pour moi. Bah ouais, fini de glander tous les soirs d’été en attendant l’année suivante, il faudra bientôt partir au front, chercher le boulot qui voudra bien de nous quelques temps pour pouvoir enfin partir de chez soi (même si ça a un charme indéniable dont il est quelque peu difficile de s’en détacher…).
Mais bon, ceci est une autre histoire…

Pour en revenir à nos moutons, Septembre est le début de ma dernière année scolaire. Ayant passé, à un poil de cul près, l’épreuve du BTS (j’ai encore du mal à l’heure actuelle à croire que j’ai pu réussir ça !), je tente, avec un peu de scepticisme, il est vrai, une troisième année. Pas un « BAC + 3 » mais l’équivalent. C’est clair que ça se vaudra peut être pas pour le futur patron qui m’embauchera (si tu me lis, « bisou ») mais « ça fera l’affaire ». N’étant pas forcément une flèche dans ce que je fais à l’origine, je me contenterai de ça. Ca ne veut pas forcément dire que ce choix est mauvais, mais il est au moins adapté à ce que je souhaite, ce que je cherche avant tout comme étude pour mon niveau.

Oui, en gros, j’avais peur de bosser tout de suite, donc j’ai repoussé l’échéance comme je pouvais.

Mais ce qui m’a surtout décidé à me lancer la dedans, c’est bien le stage. Ayant quelque doute à l’idée de se lancer dès Septembre dans la vie active (surtout que c’est un peu tard), j’ai préféré y aller « en douceur », en choisissant une année où on y retrouvera des cours, pour ne pas me dépayser et un stage en entreprise, pour m’insérer dans la vie active avec une couche de lubrifiant pour éviter la douleur.

Tout commençait très bien. La recherche de stage se fît quelques semaines après les résultats du BTS fraîchement obtenu, et la réponse positive dans un amas de vent et de réponses négatives toutes faite arriva juste avant la rentrée. As keikaku, donc. Là encore, tout roule comme sur des roulettes avec un entretien qui se déroule sans accroc.
Tuteur très cool : Check
Entretien dans une entreprise relativement connu avec plus de 50 employés : Check
Proximité de l’entreprise (histoire de pas se taper 1h d’aller/1h retour chaque jour, en priant pour éviter les bouchons) : Check
Et surtout :
Stage rémunéré : Triple Check

Bingo ! Tout est trop beau pour être vrai, mais c’est bien la réalité, je suis pris, rendez vous fin Septembre. Une paie, une formation et un billet potentiel pour se lancer plus tard, what else ?

Malheureusement, ça s’arrête là pour le bon côté des choses. Si je n’avais pas oublié un simple détail dans cette équation, le résultat aurait pu être positif. Ce détail ? La crise.

Au début, je me suis dit que ça ne changerait pas grand-chose à mon futur boulot de stagiaire (éventuellement un peu moins de travail, mais rien de bien grave), mais en fait, c’est encore pire que tout ce que je pouvais imaginer. L’effet est simple dans le cas de l’entreprise qui m’a embauché : moins d’activité de manière global, l’obligation d’avoir une journée de « Non-travail » forcée (et rémunéré, quand même), mais qui pousse tout de même certains secteurs à bosser l’équivalent de 5 jours de travail en 4, et ce, presque toutes les semaines. Peut être est-ce courant, mais moi je découvre un peu…

Au début, on se dit que ce n’est pas trop grave de ne pas trop bosser la première semaine : le tuteur nous a expliqué qu’il ne serait pas toujours présent pour nous, étant occupé à droite à gauche et même loin de l’entreprise. Pourquoi pas, autant commencer en douceur… Sauf qu’en fait, ça se complique légèrement, mais rapidement.

Un PC pour travailler ? Pas de soucis, j’ai le mien sous le bras ! Sauf que non, il faut utiliser un pc de chez eux pour bosser, avec leurs propres logiciels, son propre compte utilisateur et avoir une connexion au net. Attention, pas internet, mais un accès à un réseau intranet de l’entreprise, histoire de s’envoyer joyeusement des mails sous la pluie, Normandie oblige. Soit, je vais attendre. Disons qu’en plus de ça, je n’ai pas vraiment la possibilité de bosser : il me faut certains logiciels sur le fameux pc de l’entreprise, puis il faut m’entretenir avec un membre bien précis du bureau où je suis. Sauf que là encore, crise oblige apparemment, la personne est débordée. Impossibilité de se libérer ne serait-ce qu’une heure ou deux, tout le temps en réunion, parti on ne sait où, ou parti dans une autre ville de France, pour affaire. Et « I want you » et uniquement « you ».

Pas d’autre personnes qualifié pour, c’est la seule qui peut me faire avancer. Alors on a beau demander de nous réserver un peu de temps, il trouve toujours quelque chose pour retarder l’échéance chaque jour. Je le crois, bien sûr, et c’est normal. Mais ça ne m’arrange pas. Alors pendant facile 3/4 semaines (car pour enfoncer le clou, la commande de « mon » PC a mis plus de temps que prévu pour être validé, me retardant un peu plus.), on cherche à s’occuper comme on peut. Donc on attend, on mendia un peu de boulot à droite, à gauche (même récurer les chiottes
m’aurait suffit, car j’ai quand même gardé en tête que… c’était rémunéré) mais sans succès.

Mais voyons le bon côté des choses : ayant mon propre PC sous la main, c’était l’occasion de rattraper le temps perdu dans divers domaines tout en étant payé, rien que ça. Le résultat est bien là : J’ai pu mater la fin de la saison 1 de Haruhi Suzumiya, entamer la série américaine Flashforward, continuer un projet de scantrad, rejouer des années après à l’Odyssée d’Abe, taper des articles pour relancer ce blog, me replonger dans les épisodes du sympathique Keroro Gunso, tenter de redessiner un peu, et occasionnellement, on tape son rapport de stage, qui risque d’être fort bien rempli… Tout pleins de chose, pas forcément en rapport avec ce que je faisais, mais au moins, c’était payé. Et être payé pour traduire un manga qui raconte l’histoire d’un mec qui se branle, ça n’a pas de prix. Enfin, si, mais c’est classe quand même.

Et à côté de ça, quand on obtient enfin l’aide de la personne en question, sans savoir pourquoi, il finit par nous donner autre chose, comme si on avait trop traîné avant, sans avoir la possibilité de commencer quoi que ce soit. On repart sur de nouvelles bases sans avoir terminé ou entamer le précédent, la vitesse à laquelle on m’a filé les restes du boulot des autres empêchent surtout de comprendre quoique ce soit : on sent que tout le monde est pressé, n’a pas toujours le temps de nous accorder quelques précieuses explications, pourquoi pas forcément inutile. On peut avancer, mais sans trop savoir où ça mène…

Soit, en gros, l’opposé d’un stage, où le tuteur (ou au moins quelqu’un d’autre) nous encadre un peu, nous aide, nous montre comment ça marche, nous… montre un peu comment rentrer dans la vie active. On est loin de la réalité finalement. J’ai du me tromper de pilule en fait…

Ah, et mon tuteur dans tout ça, alors ? Pas là. Mais pas qu’un peu. S’il avait bien précisé qu’il ne serait pas toujours, j’étais loin de penser que, parfois, je le voyais seulement 2 fois en 2 semaines, par tranches de 10 min. Je comprends qu’il soit surchargé de boulot et qu’il devait parfois partir à l’autre bout du monde (quelle a été ma surprise quand, un matin, je demande où il se trouvait… pour avoir comme réponse qu’il était parti une semaine en Inde pour le boulot !), mais alors, pourquoi m’avoir pris ?

Avait-il besoin de remplir un quelconque quota de stagiaire par an pour l’entreprise ? Avait-il pitié de moi en me disait que je serai en entreprise, donc que je pouvais continuer mes études ? N’aurait-il pas été possible d’assigner quelqu’un d’autre à ma personne, au lieu de me laisser moisir dans un coin, à attendre la fin de chaque journée ?

La logique de ce tuteur m’échappe toujours un peu, même 7 semaines après.

C’est un peu comme la fois où, grâce au jour férié du 11 Novembre, la quasi-totalité de l’entreprise en avait « profité » pour faire le pont, histoire de bosser le Lundi et le Mardi précédent le 11 Novembre, pour reprendre le Lundi d’après. Sympa, surtout quand on voit que tous les autres stagiaires profitent bien évidemment du pont, soit parce que tout leur service fait le pont, ou que tout bêtement, comme l’indique la loi, le tuteur n’est pas là donc le stagiaire fait de même. Donc pour moi, j’avais les yeux qui brillaient à l’idée de se retrouver en Week end de 5 jours (quitte à rien foutre, autant le faire chez soi).

Sauf que, dans un premier temps, mon tuteur m’annonce l’horrible nouvelle : « Moi [Le tuteur, donc] je ne bosse pas Jeudi et Vendredi de toute façon, je suis en congé, mais toi tu viens quand même ! ».
OK.

Heureusement que j’ai eu l’éclair de génie de me renseigner ailleurs, pour me rendre compte de l’abus de pouvoir dont mon tuteur profitait, sans forcément s’en rendre compte sur moi. Erreur de sa part rapidement corrigé par les personnes qui s’occupent de la gestion des stagiaires de l’entreprise, j’ai pu repartir chez moi soulagé. Mais avec du recul, ce tuteur n’avait décidément aucun sens.

C’est un peu comme ça que je résumerai ce stage, jusqu’à aujourd’hui : un foutoir pas possible où rien n’a de sens, aucune logique. Un encadrement inexistant, une organisation désastreuse pour une absence de travail concret, voilà de quoi remplir efficacement mon CV, et mon futur rapport de stage de fin d’année. Joie !

A l’heure où j’écris ses lignes, je serai mort d’ennui sur le point de finir ce stage, avant de retourner en cours. L’affaire n’est pas close, puisqu’on reprend les mêmes et on recommence en Mai prochain. Mais d’ici là, l’entreprise aura le temps de se remettre sur pied et de retrouver la motivation de s’occuper d’un stagiaire. Au moins un de plus.

He ho he ho, je souffre au boulot…

N’est-il pas courant et finalement presque normal d’avoir souvent l’impression d’avoir fait le mauvais choix, tel une pilule mal choisie qui définirait notre avenir ? Force est de constater que cela s’applique un peu partout, dans n’importe quel domaine, sans exception. Et quand ça arrive au niveau des études post-Bac, c’est dans une situation assez délicate qu’on se retrouve finalement … Qui n’a jamais ressenti cette sensation assez particulière d’être « étranger » au domaine dans lequel on travaille ? Cette sensation qui nous rappelle, nous fait comprendre qu’on n’a pas grand chose à faire ici même et que quelque part, une meilleure voie, un domaine plus approprié n’attend que nous ?

Certes, il arrive aussi que ça soit quelque chose de passager, que cela ne durera qu’un temps, avant de se rendre compte que finalement tout va bien… Mais là encore, combien de temps faut-il subir les effets d’un désintéressement régulier des études pratiquées ? Manque de bol, il a fallu que ça soit mon tour de boire la tasse…

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour comprendre la chose, mais c’était un peu (beaucoup) en retard… Pourtant, je sentais légèrement venir le coup lorsqu’on nous refuse notre premier choix d’orientation post-bac, pour diverses raisons plus ou moins bidons. Manque de bol, ce qui nous branchait le plus venait de nous passer sous le nez… Tant pis, il reste la 2ème solution ! A défaut de faire du dessin pur et dur comme je l’aime secrètement, c’est alors que je me rabats sur le dessin typé industriel… Lors des présentations peu de temps avant le bac, les hommes-sandwich du CPI (ndlr: dessin industriel, vous suivez ?) ont été particulièrement convaincant ! Bon, on allait pas dessiner la Joconde, ni des gens nus (Dommage :niais:), mais on allait quand même faire du dessin et du dessin utile. Autant joindre l’utile à l’agréable, non ?

Donc sur ces bases plutôt motivantes (même si le côté industriel ne me fait pas spécialement trémousser le bambou), avec un Bac en poche, je me suis donc lancé dedans, espérant que tout irait pour le mieux, puisque le dessin était avec moi.

Cruelle désillusion !

En fait, ça n’avait finalement pas grand chose à voir avec ce que l’on nous a promis. Paperasse, paperasse et toujours paperasse, tel est le mot qui définit au mieux ce genre d’étude. Exit le dessin et bienvenue dans le merveilleux monde de la théorie. Bien sûr, on se doutait qu’on allait en avoir, « faut être lucide un minimum… mais quand même, force et de constater qu’au fur et à mesure que les mois passèrent durant la première année de BTS, la donne ne changea presque pas d’un iota. Quelques dessins par ci par là, mais submergés par des tonnes de cours tous aussi… passionnant les uns que les autres. Bien sûr que ça fait partie de nos études, mais c’est un brin décourageant à force. Pas spécialement motivé par cette surdose de boulot et de cours, on relâche petit à petit la soupape de sécurité et on finit par se dire… « Mais qu’est-ce que je fous là au juste ? »

Aie, c’est quand même un peu tard pour se dire qu’on a pris le mauvais chemin. Pourtant, on essaie de se motiver en se disant que ça ne durera pas « longtemps »,
le temps de… 2 longues années. Cela paraît tellement court et atrocement long à la fois…

Puis vient l’heure du stage, sorte de page publicitaire entre 2 années d’études pour promouvoir les bienfaits de la filière choisit et nous remotiver pour l’année suivante. Objectif réussi ! Ou presque… En fait, c’est en entreprise qu’on se rend compte du fossé assez monumental qu’il y a entre les cours et le milieu professionnel. Ca semble parfois évident, mais se retrouver avec des matières en moins, des matières que l’on a déjà jugé comme inutile dans notre cursus, ça fait un bien fou. Et puis, forcément, se retrouver avec des tonnes de paperasses en moins, des cours à ne plus retenir par coeur pour l’obtention d’une triste note, ça fait …bizarre dans un premier temps et ça soulage par la suite. Se sentir réellement impliqué dans son travail en voyant directement les conséquences d’une réussite ou d’un échec, c’est quand même carrément plus motivant pour la suite que n’importe quelles bonnes notes dans son bulletin, qu’on se le dise. C’est donc après un mois et demi de stage fort plaisant qu’on repart sur les sentiers du BTS, avec une certaine motivation qu’on avait pas souvent croisé, à nos côtés…

Jusqu’à la fameuse rentrée de la 2ème année de BTS.

Finalement, le stage n’aura pas changé grand chose. On retrouve les mêmes habitudes de l’an dernier mais multiplié par 2 cette fois ci (puisqu’avec les cours de cette année, il faut revoir et réutiliser régulièrement ceux de l’année précédente), avec en plus un rapport de stage à réaliser, puis une réalisation de projet et sans oublier les fameux examens de fin d’année, histoire d’enfoncer le clou avec un revival du Bac puissance 2, lui aussi. Comme dit précédemment, la différence est finalement trop grande entre un stage et les études, définitivement trop éloigné de ce que peut légitimement proposer mon BTS une fois dans la vie active.

On peut toujours essayer de se rassurer avec les vacances pour éventuellement essayer de souffler un peu et repartir de plus belle, mais quand on a un putain de poil dans la main, c’est tout de suite plus difficile de relancer la machine après 1 semaine et demi d’abstention scolaire. Alors on prie M. Motivation de nous filer un bon gros coup de pouce pour se débarrasser de la flemme et on essaye de repartir dans le droit chemin … du moins jusqu’aux prochaines vacances, d’ici Noël.

Believe !

Back to school… again ?

Bientôt un mois. Un mois que la rentrée m’est revenue dans les dents tel un boomrang qu’on aurait lancé loin et qu’on aurait oublié qu’il reviendra. Oui je me sens inspiré là !

Après avoir bossé au mois d’Août (cf article précédent), ce n’est que quelques jours après (seulement 4 quand même, pour un étudiant flemmard comme moi, c’est pas assez…) que j’ai repris sans concession les cours. Je sais pas pourquoi on reprend aussi tôt, mais le retour à la réalité a été assez difficile…

Parce que ‘y a pas à dire, la rentrée, même passé 20 ans, c’est toujours aussi … rébarbatif !

On aura beau prendre de l’âge, prendre de la connaissance et tout le tintouin, faire la rentrée au lycée, même après avoir passé la terrifiante épreuve du Bac, ça change pas grand chose à avant, à l’époque où on était encore jeune. Les horaires restent sensiblement les mêmes qu’auparavant, les élèves et les gens qu’on supporte pas trop aussi, les cours reviennent très rapidement au premier plan pour mon plus grand plaisir… ou presque.

Le premier jour fût violent ! Déjà, il fallait se réadapter aux horaires scolaires. Et là, ça commence bien… Pas facile de se remotiver pour se lever bien plus tôt qu’en temps « normal » (genre 12h ù_ù ) et s’armer de courage pour revenir dans cet endroit qu’on espérait bien fort ne pas revoir, le lycée tant adoré. Faut dire, après un mois et demi de stage à la campagne à partir de la mi-Mai puis 2 mois de « vacances » dont un à trier du caca, on fait vite de l’oublier. Sauf que quand la rentrée pointe son nez, on se dit que le temps passe décidément trop vite…

Le pire, c’est que la première journée est généralement la plus courte, car « spéciale » rentrée. Mais en fait, ça change pas grand chose, on a vraiment la flemme de se bouger pour justement, parler à moitié dans le vent pour doucement se remettre dans le bain… Et c’était bien le cas ! Finalement, rien ne change à ce niveau là. On parle toujours du programme de l’année (on l’a compris, il faut bosser !), on récolte les 36 papiers administratifs, on remplit une énième fois les papiers qui nous décrivent pour les quelques professeurs qui nous auraient déjà oubliés (on est si pénible que ça qu’il faut nous oublier ?). Bon, ça occupe quand même 2 heures, mais c’est déjà de trop… Bon c’est pas grave, ça veut dire que c’est bientôt l’heure de manger !

Sauf que… sauf que l’effectif scolaire augmente sans cesse chaque année et qu’on se retrouve derrière une immense file d’attente en quelques minutes seulement. C’est sans compter la taille ridicule (le mot est faible) de la cantine en elle même qui empêche de vraiment avancer comme on le devrait… Parce que bon, faudrait peut être leur dire qu’on se les gèle même en septembre et qu’en soit, on a qu’une heure avant de reprendre les cours de l’aprèm’ ! M’enfin, depuis le temps que je traîne dans ce lycée, je crois pas que ça risque de changer.

Puis au delà de tout ça, il reste bien la classe. Non, non, j’irais pas à dire que cay de la merde mais bon, ça arrive parfois, cette sensation de ne pas être à sa place. Cette sensation de ne trouver personne qui nous ressemble exactement, qui colle un peu à nos goût… Surtout quand c’est quasiment la même que l’an dernier, on aurait aimé avoir de nouvelles têtes.

Bon, ça empêche pas de faire copain copain, oeuf corse, mais quand même. Surtout quand on a la désagréable surprise de retrouver le pot de colle par excellence, le mec pas trop aimé en général qui nous suit parce qu’on est trop gentil envers lui. Oui, je sais, c’est pas très sympa envers lui… Mais il le cherche ! Vous savez, ce genre de personne un poil lourde qui parle tout le temps (mais VRAIMENT tout le temps, à toujours essayer de trouver un sujet conversations là où on en veut pas…), fait des trucs bizarres, fait son intéressant… Oui, oui, je sais… mais c’est comme ça. On y peut rien, il s’attire les foudres des autres camarades de classe, même les quelques rares nouveaux ont rapidement compris qu’il serait lourd… Bref, tant pis pour lui.

C’est sans compter sur la reprise directos des cours, qui feraient presque semblant d’oublier qu’on vient juste de rentrer de cours. Et oui, on rentre à peine qu’on ne perd pas une seule seconde pour continuer ce que l’on avait arrêter en dernier quelques mois plus tôt. Le pire étant bien sûr ces quelques profs qui, au fil des jours, nous redemandent constamment de puiser quelques données de cours dans ceux de l’an dernier. OK, je sais, si on a bien travaillé, on est censé s’en souvenir, mais quand même, faudrait pas non plus se ramener en cours avec les fiches de l’an dernier… Surtout quand certains profs n’hésitent pas à nous donner un gentil petit contrôle avec une partie récente, et une autre qui date du même mois mais de l’an dernier… Bref, ça va être sportif cette année.

Et pourtant, c’est pas fini !

Parce que, qui dit stage 2 mois plus tôt , dit aussi rapport de stage en retour. Surtout que j’ai eu la brillante déduction que si le rapport allait être étudié en Janvier, il fallait le rendre peu avant… Finalement, je me suis bien planté, il faut le rendre avant la toussaint, cool. Et là, panique à bord du BounGeek Express ! Deux mois, ça semble long, mais c’est finalement terriblement court pour faire un rapport de stage allant de 20 à 30 pages maxi. 30 pages à remplir avec un résumé des plus détaillés de ce que l’on a fait en stage.  Je respire un grand coup, je me dis que c’est jouable… sauf que les ennuis arrivent.

C’est tout bête, j’ai eu le malheur de ne pas prendre de note durant le stage ! En fait, j’ai fais des trucs soit trop basique, soit tellement chiant que j’ai complètement zappé d’en prendre des notes. Bon là, je me dis qu’avec les documents que je devrais logiquement récupérer concernant le stage, ça devrait le faire en tartinant un peu…

Et bah non, la logique ayant décidée de m’abandonner ! La raison ? L’impossibilité de récupérer la plupart des documents, pour cause de soit disant « close confidentiel ». En gros, la société qui fournissait du boulot pour mon stage a décidée qu’ils ne devaient rien laisser filtrer, pour éviter toute fuite de leurs projets top secret… Mouais, ça m’aide pas.

J’ai bien essayé de moyenner un petit truc, mais je n’ai eu que les miettes… Mais qu’importe ! Je ferais sans. Enfin, je vais essayer… En fait, je me rends compte petit à petit qu’écrire un rapport, c’est la meilleure façon d’apprendre à remplir des pages et des pages avec… du vide.

Ecriture large, police d’écriture grande mais pas trop, interligne sur 1,5,  on saute pleins de ligne pour gagner de la place, TOUT les moyens sont bon pour augmenter le nombre de page. Côté explication, on n’hésite pas à en dire – presque – 3 tonnes pour pas grand chose, histoire de gagner encore de la place. Définition presque inutile, grandes images disposées en plein milieu d’un paragraphe pour faire jolie, tel est la manière la plus simple de remplir l’objectif.

C’est pas forcément très réglo, mais il semble que ça marche. Alors pour le moment, je galère toujours, mais qui sait, avec un peu de motivation et de ruse de sioux, ça pourrait le faire…

What else ?

This summer, we work in Hell !

Je savais que cette histoire ne sentait pas bon. Je savais que j’allais en chier. Je savais que malgré la paie en fin de mois, j’allais avoir l’envie régulière de tout plaquer. J’en suis revenu, en entier, mais je peux désormais l’annoncer officiellement: travailler dans une blanchisserie d’hôpital,c’est vraiment le Worst Boulot Ever.

This is merda

On me l’avait bien dit que pour travailler la dedans, il fallait avoir le coeur solide. Et je confirme aussi. Jamais, en 21 ans, je n’ai vu autant de linges sales aussi … crade, dégueulasse, presque vomitif; à trier pour les biens fait des hôpitaux voisins. Evidemment, j’étais au courant que j’allais voir du popo, de l’urine et j’en passe, mais en vrai, devant soi, avec l’odeur qui remonte par les narines (merci la blanchisserie de ne pas fournir de masque), ça nous fait comprendre qu’on était loin de s’attendre à tout ça, à ce point là.

Suffit de s’imaginer qu’on commence à déplier un grand drap, pour être surpris par une forte odeur, suivi de la découverte presque macabre d’une énorme tâche de merde à l’intérieur; pour s’en rendre compte. Pire encore, le bout d’excrèment qui se colle au tapis roulant, pour finir étalé sur 2m, puisque le tapis tourne sur lui même. Tout simplement abominable sur le coup, traumatisant les jours suivants.

Bien évidemment, on ne compte plus, à force de persuation et en les jettant directement dès qu’ils dégagent une trop forte odeur, les trouzemilles blouses soit disantes blanches à la base, qui arrivent à moitié jaune pisse, ou rouge sang (comme dans Pokémon, faut tous les collectionner), les vestes de pyjamas recouvertes de merde (Eh, mais faut leur dire que quand ya plus de papier, faut pas utiliser ses vêtements !), sans compter les différents objets qu’on peut trouver à l’intérieur.

Couches encore sale, bout de seringue, paquet de cigarettes, ciseaux, couteaux, montre, stylo, bout de pain, tout y passe. Parfois, on flippe en se disant qu’on va finir par ce couper et chopper une saloperie. Plus souvent, on essaie de ne pas y penser et ça passe tout seul, ou presque. Heureusement, les gens de là bas sont plutôt sympa dans l’ensemble, car on sent bien qu’ils s’y font chier, mais qu’ils n’ont pas d’autre solution. Alors on s’y habitue, on plaisante, on discute… Et ça fait 40 ans que ça dure pour certains. Terrifiant. Ok, on s’y habitue et ça passe, mais de là à faire ça toute sa vie, non. Passer 8h par jour à trier du linges plein de merde, limite à compter les minutes pour faire passer le temps, c’est vraiment pas possible.

En plus, le comble dans tout ça, c’est qu’en dehors du linge sale, tout le reste est aussi crade. Poussières. Et pas qu’un peu. Jamais vu autant de poussière au m². Le pire, c’est que ça s’entasse partout, même là où ça devrait pas… Comme dans le ventilateur. Pratique… Le pire étant les jours où il faut nettoyer et virer le max de poussière, où comment le gland qui s’occupe du dépoussièrage avec un tuyau à air, en fout tellement partout qu’on se croirais en hiver, avec la neige qui tombe… Sauf que c’est pas de la neige, et c’est nettement moins agréable. Ne parlons pas non plus des toilettes dans un état lamentable, où quand le besoin se fait sentir, il faut traverser tout l’établissement et aller dans les toilettes de l’autre sexe pour avoir un endroit décent.

Pas assez fort mon fils

Mais le tri, ce n’est pas tout ce qu’il y avait à faire. Parfois, il y avait aussi le déchargement des sacs de mer… linges sales par camion, de façon régulière. Moins pénible point de vue olfactif (merci l’extérieur et les sacs fermés en général), mais très nettement plus physique. Porter, à bout de bras ou presque, des sacs qui pèsent pas loin de 10kg, c’est loin d’être parfaitement évident aux premiers abords. Dès les premiers jours, à 7h du mat’, c’est assez violent comme méthode de réveil. On a constemment l’impression que nos bras vont tomber, s’arracher sous le poids du sac. Et pourtant, il faut bien le faire, et pendant, parfois, très longtemps, tellement l’organisation au sein de la blanchisserie est bordélique et que les retards dans le planning se font nombreux.

Pire encore, quand il faut se déplacer sur place, dans les hôpitaux pour aller chercher les sacs, les charger dans le camion, repartir à la blanchisserie et les décharger à nouveau. Sauf que rien que le chargement sur place est une horreur : entre les salles où sont conditionnés les sacs de linges sont extrêmement bien chauffé, à tel point qu’on croirait rentrer dans un sona. Puis c’est sans compter les scas qui s’ouvrent en chemin, nous faisant perdre un temps précieux, les salles surchargés de sacs, obligeant à faire de multiple aller-retour pour tout vider. Au bout de 2 semaines à transporter des sacs, on se sent tout cassé de partout, souffrant affreusement un peu partout par les efforts qu’on a fait.

Mais les faits sont là, tout est enfin fini. Fini le ramassage de sac qui aurait de toute manière finit en ramassage de bras; finit le triage de caca dans la poussière en regardant l’heure, le chèque est encaissé, l’endroit est quitté. On abandonne sa tenue, celle que l’on change uniquement le lundi (merci pour l’hygiène au bout de 3/4 jours) et ses gants pourris par 4 semaines d’utilisation (pas assez de budgets pour changer régulièrement ?), on repart tranquillement chez soi et on passe à autre chose…

Stage 3 : Lonely Soul

Déjà 3 petites semaines de passé, la moitié du voyage en somme… Comme le temps passe vite ! Mais bon, dans un sens, je vais pas m’en plaindre, ça m’arrange. Après un terrifiant appel du Pape, la semaine est repartie comme chaque semaine, de manière quasi-identique.

Le boulot, toujours le boulot. Pas spécialement plus difficile, mais la routine qui s’installe commence à se faire ressentir et il faut parfois se forcer, oublier qu’on a affreusement mal au crâne et continuer à cliquer comme un taré. Le pire étant de lire des plans géants, avec des informations minuscules, pour au final, modéliser une plaque de métal ressemblant plus à du gruyère avec des trous un peu partout. Passionnant.

C’est pas spécialement la guitare qui va me changer les idées, tellement je suis découragé par la difficulté de la chose. A peine ai-je enfourché ma guitare que j’ai déjà envie de me pendre avec ses 6 cordes, tellement j’arrive à rien. Il faut être sacrément motivé pour en faire et ne pas lâcher prise rapidement…

Alors dans ces moments là, on fouille son disque dur à la recherche de la vidéo qui nous fera passer le temps… Scrubs Saison 2 m’attendait gentiment sur le bureau et c’est en 4 jours que j’ai tout englouti. Et encore, j’aurais bien passé ce chiffre en “2”, mais j’ai du retenir mes ardeurs pour pouvoir tenir toute la semaine. Mais quel pied ! Scrubs est vriament une série géniale, et cette saison 2 le prouve une fois de plus… Pas un seul épisode de mauvais, de chiant, d’ennuyeux, non, tout est bon dans cette saison ! Bon, JD couche toujours autant avec tout ce qui lui tombe sous la main, mais le reste est toujours aussi tordant. Et puis Jordan et son bébé… C’est la plus jolie des mamans :niais: Mon coté MILF qui ressort…

Puis une fois fini, j’enchaine avec la vision du film Team América, la comédie satirique des auteurs de la série culte, South Park. Vraiment sympa ce film, un peu gore inutilement, mais l’univers, l’histoire, les personnages sont tellement déjantés qu’on oublie rapidement ce petit détail.

Dans un autre registre, Anthony Kavanah, l’humouriste canadien a aussi égayé ma soirée avec un de ses vieux spectacles, mais toujours aussi hilarant. Foutage de gueule des séries télévisées, de l’actualité (enfin, de l’époque), de la vie de tout les jours, tout y passe sans temps mort. Culte de bout en bout, voilà comment je pourrais définir le spectacle en lui même.

Culte, clairement, mais…“C’est normal madame, faut pas s’inquièter !

Puis, à court d’idée, je relance ma bonne vieille PS2 et son Persona 3 que j’avais quelque peu délaissé depuis le temps… Toujours aussi chiant ! Je comprends toujours pas son succès auprès des joueurs, tellement on s’emmerde. Coté Combat, ça n’évolue presque pas en 5 heures de jeu, c’est toujours aussi limité avec des ennemis qui n’évoluent presque pas… Puis surtout, les musiques
sont insipides. Dans le Tartarus, on a une sorte de musique d’ascenseur complètement à coté de la plaque, qui plombe sérieusement l’ambiance déjà pas folichonne…

Puis, coté lycée, c’est le drame aussi.

Pas que ça soit l’élément central du jeu, mais clairement, c’est pour le moment assez peu exploité. Evidemment, ca se limite qu’à un Dating Sim du pauvre et c’est un peu domage d’en rester à là. Il aurait fallu pousser le concept à fond, au point où on en est. Là, on enchaîne les journées trop rapidement… J’aurais bien aimé aller de cours en cours, parler plus librement à chaque élève et essayer d’améliorer ses liens sociaux (surtout avec les demoiselles :niais: Surtout qu’après 5 heures de jeu, je découvre enfin la première binoclarde de ce lycée de merde ! Ca va chauffer pour ses fesses).

Et puis, avec mon super niveau d’anglais, je calle que la moitié de ce qui se dit… Super, quand le blabla prend 70% du jeu. Mais bon ! Je continue quand même.

Plus que 3 semaines à tirer !

Stage 2 : The Forgotten Place

Après un week end à prier Dieu le père de faire en sorte que ces 2 jours ne s’arrêtent jamais, le retour à la réalité se fait difficilement et on se voit vite forcer de replonger tête baissée dans le boulot…

Mais soit ! Le boulot est relativement tranquille, encore une fois. Ca se corse un peu plus, ça demande un peu plus de boulot en sommes, mais j’arrive à y survivre. D’autant plus qu’on sent, parfois (pour ne pas dire souvent), que mon tuteur n’a pas grand chose à me donner. “Fait ci, fait cela !” et 2 petites heures après, quand je l’apelle pour voir mon boulot, il me dit, en toute innocence, que je n’aurais pas dû faire ça, que c’etait inutile. Alors que c’est lui qui me dit quoi faire… Tant pis, le boulot aura le mérite de pas me faire suer.

Par contre… mine de rien, rester le cul vissé sur sa chaise pendant 4h30 – Pause – 2h30 pendant 5 jours d’affilés, c’est pas toujours facile pour le « mental« . Oui, ce n’est pas difficile en soi, mais supporter un écran à 20 cm (CMB *Joke*) de ses yeux, avec le fond bleu du logiciel sur lequel on travaille, avec un affichage dégeulasse (Bonjour l’aliasing* qui fatigue vraiment les yeux (et j’exagère pas) couplé à la puissance démesurée que demande le logiciel, provoquant d’innombrable ralentissements, bugs graphiques et j’en passe), c’est pas forcément bon pour la forme, maux de crâne en premier.

* Aliasing = Crénélage en “vrai” français. En gros, sur une surface 3D logiquement lisse, il apparaît un “effet d’escalier”, un truc très désagréable à l’oeil quand c’est très prononcé.

Je n’ai déjà pas une forme olympique (moi qui complexe déjà sur mes cernes zombiesques… ça risque pas de s’arranger), mais bon, on s’y fait. Les gens d’ici ont l’air de s’y être fait à force, et ce, malgré quelques énervements quand un logiciel marche une fois sur 2, ou qu’il faut tout refaire parce qu’on le demande en urgence. Pas sûr que sur le long terme, ce genre de boulot me plairait…

Mais bon, en tant que bon geek ninja à mes heures perdues, j’ai réussi à utiliser incognito le net de l’entreprise, quand le boulot se faisait moins “pesant”. Mine de rien, ça fait toujours plaisir de recevoir quelques mails pendant qu’on bosse. Manquerait plus que mes Mp3 pour se changer les idées, au lieu de supporter quelques blagues lourdes et surtout les sifflements de quelques employés qui s’emmerdent encore plus que moi pendant 7h de suite.

En dehors de ça, la semaine fut parfois un peu “mouvementée”, enfin, vite fait, mais vu le reste, c’est déjà mieux.

Ah ! La Normandie que j’aime tant ! Toi et ta flotte habituelle, vous m’aviez manquée ! Après une semaine sous le soleil, il fallait bien alterner un peu, histoire de respecter les quotas. Et pas qu’un peu ! Partir au boulot en voiture, mais sous la pluie, c’est forcément annonciateur d’une bonne journée ! Ou pas.

Le pire, c’est quand on rentre, mais qu’on a pas forcément la voiture sous la main (ça arrive, c’est pas la mienne) et qu’on pensait à fond que le temps moyennement engageant mais sec allait se maintenir jusqu’a la fin du boulot…

Que nenni ! Rentrer chez soi, en costard et sans parapluie ou avec, mais celui de grand-mère (C’est à dire rouge avec des motifs roses), ça, c’est vraiment la classe normande. Non mesdames, vous n’aurez pas de photo de moi dans cette situation, je tiens à garder ma dignité.

D’ailleurs, je prendrais bien quelques photos du coin, c’est parfois jolie sous la pluie… Bon ça reste la campagne, mais ça a parfois son charme.

Mais en dehors de ça, une fois au sec, on reprend avec entrain la guitare ! … Plus pour très longtemps. Difficile, c’est un peu le premier mot qui me vient à l’esprit. Bien sûr que ça ne se fera pas en 3 jours ! Mais… c’est quand même vachement décourageant. Voir qu’on arrive pas à faire de simple accords, parce que les doigts ont du mal à s’écarter correctement et finissent en sang après 2/3 mouvements rapide ou voir qu’on est rapidement perdu quand on doit changer de note en 1,235434 sec pour respecter le tempo est quelque chose de très… déprimant, enfin, façon de parler, mais l’idée est là. Alors en attendant que le dieu Guitaresque vienne chez moi me filer un coup de pouce, je …. gratte dans le vent. J’improvise, j’essaie de reproduire une mélodie que j’aime bien (mais quelle idée de vouloir retranscrire du piano à la guitare aussi… Je me surprendrais toujours.) mais c’est pas une solution miracle, mais ça détend. Un peu, jusqu’à voir qu’il reste 10 min avant d’aller dormir suffisemment tôt pour bien se reposer pour le lendemain.

Puis, pour varier un peu entre 2 séances de “je me prends pour une rockstar et ma guitare finit toujours par la fenêtre”, je me suis décidé, en fouillant mon disque dur à la recherche d’un film por…. sympa; de rematter quelques épisodes des séries TV. Scrubs et Sliders se baladaient dans le coin et je n’ai pas résisté à l’envie de matter tout ce que j’avais. J’y reviendrais sans doute plus tard, mais ces 2 séries m’ont confortées dans l’idée que c’était quand même mieux avant, niveau série TV. Une idée toute bête, mais génial et on obtient une série culte.

Mais bon, rien ne vaut son petit chez soi quand même… Les vaches, les chevaux, les poulets dans la rue, c’est rigolo, mais ça va bien 5 minutes.

Suck My Geek

Oh oh oh oh, quel titre original ! Sous cet éclair d’inventivité, j’ai eu une soudaine envie de faire le point sur certaines choses. Etre un geek est une chose, mais faut-il encore savoir l’assumer et surtout le vivre dans la vie de tout les jours. Et pourtant ! Pas simple quand ce genre de culture est en partie mal vu dans la société…

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un Geek ? A quoi se réfère la culture Geek ?

La définition basique, qui vient le plus souvent à l’esprit des gens découvrant ce genre de personne, est simple. Un Geek est une personne qui s’y connait beaucoup en informatique. A la base, ouais. Mais depuis, le terme a évolué, prit un autre sens, ou du moins, ratisse plus large dans ses domaines d’activités. Enfin, personnellement, c’est comme ça que je vois les choses, que j’interprète le phénomène. Peut être pas le sens exact qu’il devrait avoir, mais c’est comme ça que je vois le Geek moderne de 2008.

Nourrit par la génération Internet, le Geek moderne ne se limite plus à l’informatique pur et dur. L’exemple est par ailleurs très simple à comprendre. Moi même, si Internet est devenu quelque chose d’essentiel dans la vie de tout les jours et même au boulot; je ne connais presque rien dans le domaine informatique. Evidemment, au fur et à mesure du temps qui passe, on apprend forcément quelques trucs par ci par là, histoire de les ressortir et montrer qu’on a la plus grosse (…) connaissance dans le domaine. Mais je suis loin d’être un remake de Bill Gates…

Internet est rapidement devenu un endroit où l’on trouve de tout, où chaque passions peut se voir assouvir, élargir, partagées dans tous les sens du terme. Le Geek moderne aime Internet et par extension, aime parcourir les forums de discussions, les sites spécialisés, les blogs racontants la vie d’un inconnu ou tout simplement les messageries instantanés, pour garder le contact avec ses proches, ses ami(e)s parfois dissimulés dans le monde entier.

Bon, ça, okay, mais ça veut dire que n’importe qui est un geek dès qu’on est sur le net ?

Oui et non. Plus précisément, un geek régit à des codes simples. Ces centres d’intérêt sont bien distincts, tranchés avec les gens « normaux« . Enfin, c’est comme ça qu’on nous catalogue aujourd’hui…

Généralement, j’associs la culture geek à ce qui concerne les principaux médias que l’on a connu il y a un peu moins de 20 ans. L’émergence des jeux vidéo, l’ informatique et l’explosion d’internet il y a moins de 10 ans mais aussi l’arrivé de l’animation japonaise et de ses manga (et tout ce qui en découle) et j’en passe. Le Geek est forcément lié à un de ces domaines. Bref, c’est un passionné dans ces différents domaines.

Oki doki mec, mais tu veux en venir à où au juste ? J’ai un train à prendre à 19h20 là…

J’y arrive, étron. Effectivement, difficile d’assumer ce statut quand on voit certaines réactions vis à vis de nos activités de prédilection. L’impression d’être pris pour un débile, un extraterrestre, une personne bizarre qui doit sans doute avoir des problèmes sexuélo-socialo-monomaniaque, ou de ne jamais être pris au sérieux. Comment faire comprendre qu’il n’y a rien de sale à aimer les jeux vidéo, d’y passer du temps?

Comment faire comprendre que l’on peut regarder des animes de temps en temps sans se prendre pour son héros favori dans la vraie vie ? Comment expliquer qu’on aime aussi dialoguer sur msn, par exemple, pour le coté « libre », à tout instant, du service ? Comment faire comprendre qu’on aime écrire pleins de choses dont tout le monde se fout ? Etc.

Et pourtant, malgré les préjugés, les apparences, je vais bien socialement, je me porte bien pour le moment. Mais ça n’a pas l’air de changer grand chose. Si les choses vont bien en temps normal, tout ce complique une fois qu’on doit parler de ce que l’on aime, apprécie. Ah, l’ouverture d’esprit… Un concept parfois bien flou. Cette difficulté de parler avec quelqu’un issu d’un autre « univers » sans savoir si elle sera réceptive, compréhensive; par peur de se faire directement rejeter, d’être mal vu, d’être incompris (…) se fait parfois trop envahissante.

Certains détails peuvent passer, mais d’autres sont plus difficile à assumer, et pourtant si anodin !

Avouer sans conteste à certaines personnes qu’on aime beaucoup jouer au jeux vidéo, qu’on écoute de la musique de jeu vidéo (A l’heure où j’écris l’article, l’ost de Lost Odyssey tourne en boucle, cf extrait dans la radio à coté), et qu’on en possède même des CD de bande originale, ainsi que la même chose coté Animation Jap’; qu’on glande sur le net à tel point qu’on connait en partie l’humour « Internet/4channesque » que personne ne comprendra (Pedobear ? Kézako ?) et toutes les expressions qui peuvent y être liés; n’est pas toujours chose facile. Entre autres.

En soit, ça ne me gène pas, forcément. Ce ne sont que des passions, des goûts, des passe-temps parmi tant d’autres… Mais ce n’est pas forcément le cas pour tout le monde. Sans doute par peur d’être, à leur tour, mal vu des autres. Et mine de rien, c’est fou le nombre de personne qui seront rebutés par ce genre de détails, alors que c’était le cas contraire juste avant d’en parler.

Il suffit de voir les médias qui en parlent comme si les geek étaient des phénomènes de foire. On comprend alors pourquoi il y a toujours un problème… Les jeux vidéo rendent violents, les manga rendent débiles et immatures et internet rend associal ! Elle est belle l’ouverture d’esprit…

Bref, sur ce, je repars à la campagne, sans le net, isolé de tous. Et pour un Geek, c’est chiant ! On a pas forcément envie de déranger les gens sur leurs portables/téléphones chaque soir pour causer de tout et de rien… C’est dans ces moments là que MSN est bien pratique. Et quand on a pas le numéro de la personne, c’est encore plus compréhensible…

End of The Year : Stage 1

Après des mois de recherches intenses, souvent infructueuses, voilà que je dégote in extremis un stage pour boucler cette première année casse gueule en BTS CPI.
Enfin ! Je me sentais soulagé. Sauf que…

Il a fallut que ce stage se trouve dans le trou du cul du monde, en pleine campagne… Soit ! De la famille habite là-bas (merci grand mère, je serais perdu sans toi !), je vais squatter un peu et essayer de boucler l’année en beauté, et surtout rapidement… 6 semaines à tenir en gros. Bon, c’est pas non plus la pure campagne, avec ses vaches tout les 2 pas et ses fermiers malodorants qui roulent en tracteurs… Non, ya juste des chevaux à la place des vaches.

Petit compte rendu de cette première semaine …

Il n’a pas fallu très longtemps pour rapidement retrouver mes marques et ne pas se sentir trop largué… Le concept est simple ! On pose son cul derrière son PC, on clique dans tout les sens pendant 7 heures et on rentre chez soi manger et dormir un bon coup, histoire d’être prêt pour le lendemain. Et j’exagères à peine. Evidemment, ça demande quand même du boulot mine de rien, il faut réfléchir constamment (très difficile pour moi), et éviter de s’endormir sur le clavier entre 2 clics et une photocopie.

Finalement, la première semaine est passée comme une lettre à la Poste, tellement le temps passait vite… Concevoir les plans d’une seule pièce pour l’envoyer à la production, quand on débute dans le métier, peut prendre beaucoup de temps. Vis à vis des autres employés, je suis sans doute très lent, mais j’y peux rien, j’apprends autant que je peux pour aller plus vite… Mais j’avance au moins ! Même si ça ne fait qu’une semaine (Dieu seul sait ce que me réserve l’avenir), même si ce n’est qu’un stage, j’avais quand même très “peur” de ne rien savoir faire, vu le déroulement des cours durant l’année… Mais heureusement que le boulot est relativement accessible et, surtout, que les gens sont sympa là bas.

Outre la jolie secrétaire dont j’attends de réparer sa photocopieuse avec impatience, le reste de la “bande”, qui sont avec moi dans la section “glandage sur PC”, est vraiment très agréable, même si ça varie au sein de l’équipe. Globalement, tout le monde s’entend bien, fait passer le temps en sortant 10 blagues et vannes à la minute (même si ça tombe parfois dans la beauferie) et n’hésite pas à donner un coup de main aux stagiaires… Je suis, pour le moment, sauvé ! Enfin, si ça reste comme ça pendant les 6 semaines de mon stage, c’est du tout bon.

Par contre, le soir… Woh, qu’est-ce que je me fais chier !

Bon, j’exagère, mais paumé au milieu de la campagne sans le net, mine de rien, ça gonfle un peu. Surtout quand on aimerait au moins être sur MSN pour pas perdre le contact avec certaines personnes… Puis perdre le fil d’un forum ou de l’actualité de tel sujet, c’est frustrant ! Dur dur la vie de geek. Tant pis, faut attendre le week end pour rentrer en ville à peine 2 jours… Punaise, 2 jours ! Ca fait vraiment peu de en profiter pour faire quelques trucs…

Alors en attendant, on joue à la PS2 (Yeah, j’ai entamé Zone of Enders et Persona 3, 2 belles merdes dont je reviendrais dessus très bientôt), on mate des animes bien débiles (Voir prochain article), on fait 2/3 conneries sur le PC comme écrire des articles bidons pour un blog bidon en préparation, on mange, on se lave, on dort… Et puis c’est tout. La semaine prochaine, je reprends l’entrainement à la guitare, kwel, ça me changera un peu.

Bref, vivement que tout cela soit fini, je sature déjà…