Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

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Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

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Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

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Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

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Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

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Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

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Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

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SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

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Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

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Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

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Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?

Faisons un tir groupé !

Parfois, il arrive qu’on manque quelque peu d’inspiration et tout simplement parce qu’on a envie d’exprimer tout un tas de choses qui ne mériterait pas un article complet. Rien de tel qu’un petit article pelle mêle pour condenser quelques semaines d’inactivités !

Côté Jeux Vidéo

Petit mot sur Bayo, en attendant un éventuel article plus long, avec plus de pavé, plus de jeu de mot perrave et de strip pas drôle. Après 4 semaines d’attente insoutenable, la pression était à son compte. Énorme attente au compteur concernant la qualité du jeu, c’est une fois torché en First Run en 13h30 que j’en ressors… bien satisfait quand même, mais légèrement déçu.

Encore une fois, cette tendance à vouloir diversifier le genre Beat Them All me gonfle au plus au point. Des énigmes bidons, des phases plate forme perraves et des passages à vide, soit disant pour aller avec le scénario. Pourquoi il a fallu que Bayonetta soit de cette espèce ? Était-ce trop demander que d’avoir un pur Beat sur-vitaminé comme God Hand, qui lui, va direct à l’essentiel ?

Certains diront que je chipote, mais les faits sont pourtant bien là: le rythme s’en retrouve hâché. Un peu trop de cinématiques (même si la plupart sont bien marrantes ou épiques) et tout pleins de passages superflus plombent les combats de temps en temps, empêchant finalement d’exploiter en continu le système de combat. On en voudrait toujours plus, mais le scénario et les passages « hors combat » sont trop souvent là pour nous stopper dans notre folie meurtrière.

Pourtant, il y a de très bonne chose ! Même si le jeu est assez bordélique (on s’y fait) le système de combat est un pur plaisir et chaque combat est toujours aussi prenant. Vif et nerveux, le gameplay positionne d’emblée Bayonetta comme l’un des meilleurs Beat 3D de cette gen, et même en général: jamais on aura vu un système de combat si souple (God Hand, tu me suis ?), si varié, si accessible, si nerveux et jubilatoire à la fois. A ce niveau là, pas grand chose à reprocher, si ce n’est une difficulté en dent de scie, avec un Die and Try préhistorique un brin lourdingue.

Malgré ces petits défauts, Bayonetta est vraiment très bon jeu, qui se fait diablement plaisir avec les codes du genre, pour finir en beauté dans son dernier tier absolument mythique, qu’on finit non pas sans embûche, mais pour une fois, avec un grand, grand sourire. La fin de Bayonetta est ce que la fin de Matrix 3 est pour le cinéma, ou celle de Gurren Lagann pour l’animation Japonaise: un grand n’importe quoi terriblement bandant. Rien que ça.

A côté de ça, Borderland me fait chier. En solo, certe, mais il m’emmerde. Vendu pour ma part comme un PSO Ep I & II version FPS/Hack’n’slashBorderland provoque irrémédiablement l’ennui au bout de quelques heures. En fait, c’est bien simple: on se sent seul et l’univers qui nous entoure est terriblement vide.

Pourtant, tout commence bien !

C’est beau, avec un cell shading du plus bel effet et une fluidité au top (enfin, presque, mais 90% du temps, ça bronche jamais). Le gameplay est bien calibré pour le pad, c’est un réel plaisir de fragger du monstre avec un gameplay aussi bien branlé. Une grosse dose de FPS, un peu de RPG… Que de demander d’autres ?

Bah un truc qui motive. Hack’n’Slash dans l’âme, Borderlands se veut terriblement répétitif, basé sur la quête des armes, de la course à la puissance. Donc en soit, comme PSO à son époque, qui malgré la répétition, qui m’a permis de perdre un paquet d’heure de jeu sans s’en rendre compte avec son côté hyper addictif… Eh bien, ici, c’est plus difficile.

L’air de jeu est vaste, comme le veut la tradition des FPS modernes. Tradition qui m’emmerde au plus haut point: ok, la puissance des consoles next gen nous fait des airs de jeu vaste, mais faut-il encore savoir les remplir intelligemment ! Le problème de Borderland, c’est que le contenu est creux et/ou vide. Peu voir pas de PNJ (un comble pour le côté RPG), donc quasiment pas de « village », des kilomètres de terrain désertique aussi bien au sens propre (vue que c’est une ambiance à la Mad Max) que figuré (il n’y a presque rien à y faire, les missions sont ennuyeuses au possible (Va tuer 20 monstres pour récupérer 20 bouteilles de Whisky, lol) et donc non motivantes pour nous faire parcourir tous ces kilomètres de vide, même si on les fait en voiture ou en téléporteur par la suite.

Belle déception… en solo. En soit, je vois le potentiel se profiler et je sais que c’est surtout en multi qu’il se savoure, tel un L4D avec de l’XP, et je sens que rien qu’à 2 en écran partagé, ça peut être très bon. Le peu que j’ai pu tester à plusieurs m’avait bien plus emballé que le solo. Mais moi qui m’attendait quand même à voir un PSO en vue FPS plaisant en solo, je tombe de haut.

La bonne surprise du jour, c’est Darksiders. Du moins, la démo sortie récemment. De base, j’apprécie le concept même des Zelda (Village, donjon, progression en récupérant des objets qui débloquent de nouveaux passages etc.), mais l’univers ne m’a jamais plus attiré que ça (Si ce n’est l’excellent Majora’s Mask et le sympathique mais lourdingue Wind Waker). A côté de ça, il y avait eu l’excellent Soul Reaver, bien que basé davantage sur les donjons.

Darksiders, c’est un peu le mélange des 2. Ou le maxi best of plus si on veut. Ce n’est pas jolie jolie et le design typé WoW en rebutera plus d’un, mais le reste est vraiment solide: alors qu’on pouvait craindre un mauvais clone de la sauce Zelda, la démo montre un résultat tout a fait réussi. On y retrouve les énigmes qui accompagnent la progression, les nombreux ennemis qui débarquent, des boss, des bonus et des objets à récupérer un peu partout dans des coffres qui nous feront débloquer de nouveau passage… Avec un certains talent.

Ce n’est pas pour cracher bêtement sur la licence Zelda, mais ça fait aussi diablement plaisir d’avoir un héros bien souple, bien agile, sans saut automatique tout en sachant de battre réellement avec des combats bien jouissif (mais assez répétitif, c’est le genre qui veut ça) tout en gardant le progression « typique » de ce genre de jeu au premier plan, pour ne pas en faire un pot pourri brouillon à la Brutal Legend. C’est vrai que certains points font vraiment Zelda (La caméra durant le lock, les coffres, les énigmes), mais, peut être sans atteindre ses ancêtres, Darksiders semble particulièrement bien bâti, d’autant plus qu’on n’a vu qu’une petite partie relativement linéaire du jeu, en attendant les grandes étendues avec balades avec le cheval de Guerre, le héros du jeu… On y croit, surtout quand il sera à 20€.

Côté Japanim’

Umineko, suite et fin (?).

La 2ème partie de la première saison est définitivement… décevante. En fait, le problème, c’est que tout devient d’une part trop dense. On nous balance un paquet d’info, de twist, de boobs, de personnages (dont certains frôlant le mauvais goût japoniaisant) en une poignée d’épisodes, qu’on peine à suivre correctement.

Bon, à la base, je sais que c’est un peu la même chose dans le Visual Novel, mais en bien moins prononcé, puisque le VN est bien plus riche en détail scénaristique (Ou comment l’anime peut condenser genre 15h de lecture en 2h de Show TV). Donc certaines choses ont été zappées purement et simplement dans l’adaptation TV, rendant certains passages assez difficile à comprendre puisque, parfois, faisant des références a des évènements uniquement abordé dans le Visual Novel ! Pire encore, mais à prendre au conditionnel, l’anime n’a pas vraiment marché (ce que semble indiquer les ventes de DVD), donc pas de sous, donc pas de suite (Disponible en VN et toujours pas fini, Chiru, qui est censé tout mettre au point en expliquant tout, façon MGS4).

Enfin, rien n’a été annoncé (donc on peut garder espoir d’avoir un dénouement), mais c’est mal barré. Et puis, quand on sait que l’adaptation a coupé pleins de choses, ça laisse un arrière goût de gâchis, parce que le studio a eu les yeux plus gros que le ventre en adaptant de manière trop légère et trop raccourci un VN très riche, et que, justement, on ne pourra probablement pas avoir de vrai fin. Dans l’absolu, c’est surtout ça qui me gène, la suite semble compromis et en tant que tel, Umineko est un anime pas mauvais dans le fond, mais trop dense pour qu’on puisse vraiment s’en satisfaire. Pour faire simple, mater 26 épisodes sans comprendre ne serait-ce qu’un tier de ce qu’il se passe, ça m’emmerde. Ça serait comme passer 20H ennuyeuses sur un RPG dans un amas de couloir avant que ça décolle enfin. Le genre de truc impensab…OH WAIT.

Prochain sur la liste, en attendant une hypothétique suite (je prie chaque soir pour revoir la mini jupe de Béatrice !), je jetterai mon dévolu sur Baccano, qui attise lui aussi ma curiosité, réputation oblige.

Côté Cinéma

J’annonce officiellement que je reprends confiance dans le cinéma français !

Non pas que j’ai vu le Baltringue dernièrement, mais plutôt les 2 films basés sur Mesrine, le grand méchant loup des années 70 de notre belle France. Perplexe mais intrigué, Mesrine est finalement une grosse surprise dans cet amas de film français qui ne cessent, malgré eux, de ternir la réputation de la French Touch. Bien que très long (Difficile de se contenter que d’un seul film, donc mieux vaut se prévoir 2 soirées d’affilés pour en profiter), Mesrine est un thriller basé sur une histoire vraie d’une efficacité redoutable.

Ici, la French touch, justement, fonctionne très bien: tout y est sobre, sans trop de fioriture. La mise en scène est efficace sans jamais plonger dans le simili blockbuster, le rythme est soutenu, sans temps mort et même si on connaît la fin en avance par le biais même de l’intro du film, on est véritablement pris dedans, on suit les aventures de Mesrine, ce Robin des Bois français, avec beaucoup d’intérêt.

On s’y attacherait presque, tellement il respire parfois la classe (intelligent, gentleman & grand coeur) on souffrirait presque pour lui tant il a vécu des moments horribles (très bien rendu dans le film) et on comprend en partie la raison de ses actes. Forcément, il fallait que l’acteur qui joue Mesrine soit au top, puisqu’il porte à lui seul tout l’intérêt des 2 films. Bien que ne connaissant pas grand chose du bonhomme, Vincent Cassel est un excellent choix. Toujours juste, énormément impliqué dans le personnage, il apporte à lui seul LA bonne raison de regarder Mesrine. Les autres acteurs ne sont pas en reste, mais paraissent tellement secondaire à côté de ce Cassel surprenant. C’est que ça serait bien la première fois que je vais m’acheter 2 films français en même temps ! De quoi être fier, pour une fois, de sa patrie… Des surprises comme on aimerait en voir plus souvent.

Prochain sur la liste: La Horde. Un registre différent, mais qui j’espère arrivera à me convaincre toujours un peu plus… Le cinéma français en a bien besoin.

En parallèle à tout ça…

Comme il faut bien promotionner un peu de temps en temps, mon projet initial de traduire un manga (mon premier scantrad, youhou) accompagné du père Nemo et du petit Zoneur, porte un peu plus ses fruits chaque jour. D’ici ce week end, 19 chapitres de Onani Master Kurosawa ont été traduit. Le site fait son petit bonhomme de chemin et permet un peu plus chaque jour de faire connaître cet excellent manga au public français. C’est pas pour faire de l’auto fellation, mais c’est pour votre culture personnelle et celle de vos proches, vous me remercierez un jour !

C’était Pso, en direct du panneau d’admin, à essayer de faire un truc potable avec cette DAUBE D’OVERBLOG (edit Sept 2010: ahah pwned OB !). Fallait que ça sorte, mais l’interface est un brin lourdingue. Ça reste une bonne plate forme de blogging, mais ça manque encore d’ergonomie…