Niaiserie Overdose, Act 1

Je savais que les japonais étaient friand et grands producteurs de dessins animés bien niais limite débilisant de toute une génération d‘adolescentes attardés, mais je pensais être tombé si bas dans les méandres de la « niaiserie »… On m’avait pourtant prévenu ! Mais, armé de mon courage et d’une semaine loin de la civilisation, je me suis décidé d’entamer la série « Kanon 2006 », remake de la série du même nom sans le 2006. Et bien, pour une fois, j’aurais peut être dû m’abstenir…

Un jour, j’ai eu l’irrémédiable envie de mater un anime « super niais », avec son lot d’histoires d’amour impossible, de larmes, de cris et j’en passe. Oui, je sais, mais je vous rassure, ça ne me prend pas souvent. Encore heureux. Après quelques recherches et demandes sur divers forums, on me conseil de manière générale l’anime « Kanon 2006″. Très bon selon les différentes critiques, soit, donc hey, who know ? On va essayer pour voir, ils ont sûrement raison ! Hop, direction Mononoke-BT et je pompe sans vergogne les 5 premiers épisodes…

Mais alors là, quelques épisodes plus tard, que mon – supposé – seuil de tolérance à la niaiserie est dépassé de toute part. Pire encore, plus fort que la niaiserie, c’est carrément la débilité des personnages féminins qui en ressort grandement. Puis la niaiserie, forcément, ainsi que les divers clichés plus ou moins insupportable récurrent à ce genre de production, rendent le tout parfois très indigeste… Explication.

Commençons déjà par le scénario de cette fabuleuse histoire romantico-sexiste : Aizawa Yuuichi est de retour dans sa ville natale après 7 ans d’absence. Il décide d’y revenir en emménageant chez Akiko, sa tante qui vit avec sa fille, Nayuki, donc sa cousine. Mais COMME PAR HASARD, il a tout oublié de son passé. Il y a peut être une explication par la suite, mais c’est un peu gros à ingurgiter dès le départ… Bref, on a un type à moitié amnésique qui habite chez sa cousine dont leur relation est relativement ambiguë (enfin, surtout du côté de la cousine, comme par hasard), qui va retourner en cours avec elle. Et là, chose qu’on avait pas du tout deviné, le héros va vite se retrouver entouré de charmantes jeunes filles dont il ne connaîtra pas l’identité dès le départ, mais, comme par hasard (ça en fait beaucoup, je trouve), celles ci le reconnaîtront de suite. Le gars débarque après 7 ans d’absence, perd la mémoire, mais tout le monde, coté fille forcément, le reconnaît sans mal. Classique !

Mine de rien, ça gonfle un peu. Encore et toujours cet espèce de « harem » qu’on retrouve toujours dans les manga pseudo romantiques… Enfin, généralement, c’est souvent un triangle amoureux qu’on retrouve, mais là, c’est l’orgie, oupresque. Disons que partie comme c’est, on se demanderait presque quelle fille ne va pas succomber à son charme dans les prochains épisodes… Quel veinard celui là quand même. Mais je me trompe peut être !

Et pourtant, dans Kanon 2006, les filles sont irritantes à un point parfois surprenant. Débile, niaise, irritante, voilà comment on peut les définir. Celle de Kanon 2006, hein ! C’est pas une généralité pour la gente féminine… A la limite, le coté niais peut passer, mais leurs débilités m’insupportent au plus haut point. Toutes les filles que le héros rencontre sont affreusement connes. Même la mère de la cousine, sorte de droguée marchant à 2 à l’heure, donne des pulsions meurtrières à chaque instants, dû en partie à sa voix langoureuse, qui colle pas toujours bien avec le personnage (on dirait plutôt une voix de chaudasse dans un hent… BREF). Que ça soit dans la gestuelle, les expressions, le comportement général, toute les filles tapent rapidement sur le système, et donnent envie, si on les avait devant soi, de leur foutre un High Kick dans la tête. Mais vraiment.

D’ailleurs, là aussi, ça énerve, c’est bien le doublage. Pas que ça soit mal doublé, c’est toujours parfait comme d’habitude, mais le coté niais et irritant est terriblement accentué par les voix aiguës des personnages féminins. Je parles pas japonais, c’est peut être des voix « standards » pour les filles de cet âge, mais je trouve ça désagréable. Pour une fois, je penses que je prendrais plus de plaisir à écouter la version US voire même Française de l’anime, s’il y en a une un jour, que la VO.

Toujours pour déplaire, je ne peux pas m’empêcher de cracher légèrement sur le design de cet anime. Enfin, tout n’est pas mauvais, bien au contraire, mais je peux vraiment pas supporter le design des personnages féminins (oui, encore eux). Ces yeux bordel ! C’est quoi cette manie, cette tendance à foutre des yeux énormes, qui tomberaient presque du visage ? C’est moche, mais vraiment. Horrible, et malgré quelques bons points (décors, animation, dessins de manière générale d’un bon niveau), le design globale de l’anime ne respire pas vraiment l’originalité à plein nez. C’est vrai, c’est pas forcément une tare en soi, mais ça renforce plus ou moins involontairement le coté « un anime niais parmi la masse »…

D’autant plus que les clichés fusent de toute part ! Et oui, on évite pas le lot habituel de cliché inhérent à ce genre d’anime. Entre les personnalités bien distinctes entre filles (La « garçon manquée », la débile qui accompagne la « ténébreuse » qui dit rien de la journée, la sportive, l’amie de l’héroïne qui est toujours là pour la protéger, la gamine etc.), les situations habituelles (« Oups, je t’ai surprise à poil ! Je suis désolé ! ») ou même ce genre de petites phrases anodines mais pourtant « blasantes », tellement elles sont clichées (Quand la fille dit au héros « oh, tu n’as pas froid comme ça ? ». Le héros porte le gros manteau mais la fille lui demande ça, alors qu’elle est (et elles le sont toutes là bas) en minijupe ras les fesses en plein hivers, avec de gros flocons de neiges toutes les 5 minutes. Cool ! En soit je suis pas contre (vivement le retour des uniformes en France) mais en l’état, ça accentue, encore et toujours, le coté débile de l’anime.

Finalement, avec 5 épisodes sous la main – c’est peu – mais je ne sais pas encore si je vais tenir bien longtemps… Non, mais sérieusement, aussi niais, stupide, insipide question originalité, ça me rebute carrément. Je voulais juste un anime avec une histoire à l’eau de rose, mais là, c’est trop pour moi. Un truc « crédible« , c’est trop demander ?

Je crois d’ailleurs que je vais me remater Tengen Toppa Gurren Lagann, j’ai besoin d’un anime bien viril là, ça va me requinquer !

Pour se donner une petite idée sur la tronche de cet anime, voilà un petit extrait (c’est juste un prétexte bidon, en fait, pour essayer le système de vidéo en streaming):