All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

Réflexion 01: Tuerie virtuelle en Ré mineur

Parce qu’il est toujours bon de changer un peu sa routine blogguesque, tentons d’expérimenter un nouveau type de podcast ! Après les classiques Critiques vidéo et Let’s Play, le troisième essai se portera sur un exercice un peu plus… difficile.

Par le biais d’une vidéo n’excédant pas les 10 minutes, je tente de répondre à une question que personne ne se pose, sur un sujet volontairement « décalé/dont tout le monde se fout de base », en développant comme il se doit mon point de vue: une intro faisant office de mise au point sur le sujet, des exemples/contre-exemples (quand c’est possible), puis une tentative de réponse, avec la conclusion qui va avec. That’s all.

I know, c’est un peu délicat à expliquer/concevoir, mais l’idée de m’exprimer totalement sur un sujet un peu plus original que d’habitude, sans que ça soit une énième critique, me plaisait bien. Donc ça sera très… expérimental. Emission 1, donc émission… bêta. Merci de votre compréhension !

Réflexion #1:
La musique dans les FPS en multijoueurs, élément en voie de disparition ?

Guide de survie en solo, ou comment prendre son pied en solitaire en 2010…

Sonic Adventure 2: Nom propre, synonyme de Best Game Ever.
Expression crée le 23 Juin 2001.

Alors oui, je l’ai toujours dit, et je le redirais toujours, mais un bon multijoueurs se passe donc toujours en local, avant une expérience Online. Mais s’il y a bien une chose encore au dessus de tout ça, quelque chose d’encore plus fort dans le plaisir éprouvé face à un jeu vidéo, c’est bien l’expérience en solo. L’histoire l’a prouvé, les jeux vidéo les plus marquants ont toujours été ceux en solo. Les exemples ne manquent pas.

Une petite liste ?
Sur Dreamcast ? On retiendra Shenmue, Jet Set Radio et surtout Sonic Adventure 2, on ne se refait pas.
Sur PC ? Ce bon vieux Half-Life, toujours aussi intestable, ou même Deus Ex.
Sur GC ? Les Metroid sont roi, sans oublier cette bonne franchise qu’est Pikmin ou le sympathique Geist.
Sur N64 ? Ocarina of Time et Goldeneye en tête de liste, bien sûr.
Sur PS2 ? Les Metal Gear Solid, souvent décriés, mais toujours aussi passionnants à parcourir. Ou bien God of War, tant qu’à faire…

La liste serait bien longue, console par console… Mais les faits sont là !

Comme le Guide, c’est sur le cas X-Box 360 que je vais me pencher, voir si on peut tirer quelque chose de cette génération, selon mes expériences personnelles. Un choix forcément subjectif et limité. Mais soit, si ça peut permettre à certains de se lancer dans l’aventure…


Situation 1:

Friand de sensations, vous cherchez de l’action non-stop, un esprit arcade avec une touche de scoring qui vous rappellera ce bon vieux SEGA…Quelque chose d’intense et potentiellement rapidement prenant, quitte à surmonter une difficulté pas toujours très bien réglée ? Quelque chose qui demande rapidement du skill ?

Réponse 1:

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After Burner Climax

La crème de la crème de l’arcade à la maison, en quelque sorte.

J’étais sceptique au début, car vendre du jeu d’arcade pur souche sur console, ça a toujours été synonyme d’arnaque en règle, puisqu’à moins de s’amuser à scorer pendant des heures, on fait assez vite le tour, sans réelle but derrière (syndrome Crazy taxi 2 sur Dreamcast, ou comment se dire qu’on a payé 45€ dans un jeu dont on fait le tour en à peine 2h, sans forcément être supermotivé pour faire du scoring). Bon okay, on va me dire, ABC, ça reste un peu ça. Mais d’une part, c’est pas chère (800 MSPts, soit même pas 10€) donc la pilule passe bien mieux et le contenu est un peu plus consistant qu’un portage brut de l’arcade.

Outre la recherche de la performance pure, ABC propose une sorte de système de succès interne (en plus de ses succès propre à son format de jeu XBLA), permettant de débloquer pas mal de petit bonus plus ou moins intéressant, pour varier les plaisirs, quand on n’a pas envie de se prendre la tête. Du genre munition illimités, vitesse accrue… vous voyez le genre. Mais voilà un truc tout con (ça reste le coup de la carotte pour nous faire avancer) qui donne envie de s’investir (surtout qu’ils sont de plus en plus difficile à débloquer) pour pousser le jeu au max de ses possibilités, tout en s’amusant de temps en temps avec les bonus qu’on débloque. C’est même l’idéal pour faire découvrir le jeu à des amis, sans qu’ils ne soient trop frustrés par la difficulté du jeu !

Et puis, en dehors de ces histoires de contenu (honnête, donc), c’est surtout un putain de jeu qu’à pondu l’AM2 de SEGA qui nous est offert. Des sensations assez énormissimes, intenses (même si une partie ne dépasse pas les 10~15min), qui proposent un bon challenge assez progressif (donc super motivant), des graphismes sublimes (même avec le poids des années) et surtout un fun à chaque instant, même quand on se fait abattre, empêchant alors un run parfait. Foncer en zigzaguant entre les missiles ennemis puis leur rebalancer une salve de missile dans la tronche en retour, c’est quelque chose de simplement grisant et jouissif, qu’on se le dise. Une valeur sûre.

Réponse 2:

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Bayonetta

Je me suis déjà étalé à plusieurs reprise sur le jeu, vu que c’est un jeu (et peut être un personnage pour certain(e)s) qui me tient à coeur, vu que malgré d’évident défauts, il est devenu d’office un des meilleurs jeux de la 360 et tout bêtement un excellent Beat Them All pur jus, un des meilleurs représentants du genre, loin devant un DMC4 en demi-teinte. Rien que ça.

La recette du succès ? Outre le fait que l’héroïne soit une des plus sexy qui existe dans le jeu vidéo, c’est aussi, et surtout, un Beat Them All survitaminé, qui va très loin dans les délires typiquement japonais pour offrir au joueur une expérience assez…inoubliable. Je n’ai pas envie de partir dans une critique branlette, mais il faut reconnaitre que le talent de Platinium Game se ressent vraiment jusqu’à la dernière seconde du crédit de fin, avec un nombre de passages cultes, que ça soit passages jouables ou simples cinématiques badass, potentiellement au dessus de 9000. En terme d’intensité, le jeu vise très haut, avec un gameplay dynamique, féroce, sans réel défaut et surtout très complet, assurant une bonne marge de progression. Après quelques heures de jeu, vous verrez, on fait des trucs de ouf. Malheureusement, ça veut tellement aller loin que parfois, ça se foire. Un peu.

Ce que je lui reprocherais vraiment, c’est qu’il suit trop le moule des Beat them All récent, initié par Devil may Cry 1 (et relancé par God of War). Vous savez, ce moule où la progression dans un jeu du genre – genre où le but est de progresser en tabassant tout ce qui bouge – passe forcément par des passages « couloirs » (Où on ne croise personne, histoire de profiter du décor inutilement) et des passages plate-forme, en général complètement loupé. Ca casse le rythme, pourtant assez intense dans le fond, et l’empêche de parfaitement briller. Car aussi surprenant soit-il, God Hand reste mon Beat préféré, encore un bon cran au dessus de Bayonetta.


Situation 2:
Mais dans le fond, vous sentez qu’il manque quelque chose. Quelque chose que vous connaissiez par le passé et que vous avez du mal à retrouver de nos jours. pas de doute possible, vous éprouvez de la nostalgie. Difficile sur cette génération de retrouver tout ce qui nous faisait vibrer il y a 10/15 ans, les genres évoluent, les joueurs aussi. Mais parfois, en creusant un peu, on tombe quand même sur certains titres qui renouent avec des genres peu exploités de nos jours et qui, à défaut d’y aller à 100%, sentent bon l’odeur de poussière de la nostalgie, avec des mécanismes oldschool souvent dépassés (Difficulté abusive, élément de gameplay « à l’ancienne »), mais conservant un charme fort appréciable. De temps en temps, un petit retour vers le passé, ça ne fait pas de mal.
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Sonic Unleashed

Que serait un article de Geek Hill Zone sans une dose de Sonic ? Si tout n’est pas rose dans Sonic Unleashed, il n’en reste pas moins un titre franchement appréciable, voir même bien fun quand on prend la peine de creuser un peu le gameplay qui ne demande qu’à être maîtrisé. Bon forcément, autant le dire de suite, ça n’a strictement rien à voir avec les précédents, Sonic 3D oblige, SEGA partant une nouvelle fois avec une nouvelle formule, formule plutôt intéressante dans le fond.

D’un côté, on retrouve Sonic à l’état pur dans des niveaux qui vont à 100 à l’heure et pour peu qu’on s’accroche à la recette – que j’ai toujours un peu de mal à gober – de Sonic Rush (aka une action très centrée sur la vitesse (et donc très peu plate forme), qui joue beaucoup sur les réflexes (le skill, comme disent les jeunes) du joueur), on obtient quelque chose de pas mauvais du tout, bien qu’assez frustrante par défaut, puisque se basant par la même occasion sur le principe archi éculé du Die & Try un brin poussif (Ou comment vous obliger à apprendre presque par coeur les niveaux pour progresser). Mais il n’empêche pas que certains niveaux sont excellents à jouer, comme à regarder, avec de bonnes sensations à la clé. L’honneur est sauf.

De l’autre, on retrouve la partie que je préfère le plus, celle qui est la plus « user friendly » avec une souplesse bien plus appréciable que la frustration quasi-constante de la partie Sonic: le Sonic-Garou. Si l’idée est elle même porte à débat, force est de constater que le résultat, bien que mettant un peu trop de temps à démarrer, est franchement bon et nous refait découvrir la plate forme, la vraie, comme on les aime. C’est à dire sans sombrer dans cette mode que je n’aime guère, celle des mondes pseudos ouvert, avec collectionnites d’objets en tout genre pour progresser (Banjo/Mario, en gros). Non je n’ai rien contre ces jeux là bien sûr, mais c’est une recette que je trouve aussi un peu trop poussive.

Je préfère de loin une bonne vieille progression linéaire à base de niveau où on part du point A pour aller au point B, en enchainant les phases de plate forme nécessitant doigté et maitrise pour pas tomber dans le vide. Et là encore, force est de constater que ça marche bien.

Même les phases de beat them all sont bonnes ! Au début c’est basique, sans saveur, mais au fur et à mesure que l’on avance, que Sonic garou s’améliore et apprends de nouveau coups, tout devient vraiment plaisant à jouer, sans non plus se résumer à un clone de Dynasty Warrior. Il faut esquiver, parer, et sortir les combos au bon moment. Et entre 2 bonnes phases de plate forme à l’ancienne, ça fait vraiment du bien.

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Lost Odyssey

Pour être franc, au départ, je trouvais ce jeu ridicule. J’étais à moitié mort de rire en voyant la tronche du design quelque peu chelou, c’était pas très beau et ça sentait le classicisme jusqu’au bout. Et puis, j’ai fini par mettre la main dessus, parce qu’il faut bien abuser de ces connaissances qui achètent le moindre gros jeu pour rester dans le coup tous les mois. Et là, la claque.

Si les défauts restaient quand même bien là (Pas toujours très beau, et ça rame), c’est véritablement l’univers, le scénario et son background qui m’ont happé dans l’aventure de Kaim Argonar. En fait, c’est bien simple, c’est vraiment ce petit vent de nostalgie qui entoure ce jeu qui me l’a vraiment fait apprécier, me rappelant la douce époque de mes premiers RPG, avec FF7/8/9. Une recette classique mais efficace, qui a fait ses preuves par le passé (C’est aussi pour ça que j’avais surkiffé Skies of Arcadia à l’époque, c’était « la Grande Aventure » !) et qui marche toujours autant aujourd’hui. Quoi de mieux qu’une aventure prenante, épique, avec quelques passages cultes, des musiques somptueuses, un système de combat complet de carré et des personnages attachants ? Finalement, partant d’un mauvais pied, Lost Odyssey est rapidement devenu une de mes meilleurs expériences dans le domaine du RPG.

Pour l’occasion, il y a quelques mois, j’avais réalisé un podcast, consultable ici même:
http://www.youtube.com/watch?v=M-CFhDv4D4Y

Réponse 3:

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Dead Rising

Autre coup de coeur dans cette sélection, Dead Rising est un peu mon chouchou, le grand favori, celui que j’aime tant parce qu’il dégage quelque chose de puissant, de charismatique, de prenant. Véritable défouloir géant opposant notre héros à de centaines de zombies simultanément (!) Dead Rising est surtout un putain de jeu nous faisant vivre un excellent trip survival/beat them all oldschool dans un univers qui respire l’hommage appuyé à toute la production de film de zombie de ces 30 dernières années.

Oldschool, parce que c’est un jeu exigeant. Oui, on meurt facilement, oui, obtenir la meilleure fin du jeu est impossible dès le départ, il faut obligatoirement passer par de cuisants échecs se finissant sur une mauvaise fin pour progresser, améliorer son personnage et enfin avoir quelque chose de solide et polyvalent entre les pattes. Oui, le principe du jeu est basé sur la répétition « pure », puisqu’en recommençant le jeu après une mauvais fin, on garde ses niveaux, nous permettant enfin de retenter à nouveau de finir toutes les missions de l’histoire principale dans le temps imparti qu’il nous est donné.

So what ?

Il en résulte alors un jeu tout simplement génial. C’est ce stress lié à la deadline qui est foutrement bon, où il faudra alors gérer son inventaire avec tout l’armement qui nous tombe sous la main (même un parasol, ça fera l’affaire), gérer son « planning » (Que faire ? Sauver le survivant A à l’Est ou le B à l’Ouest, sachant que je ne pourrais pas sauver les 2 si je suis en retard ne serait-ce que de 5min ?) et tout simplement savoir survivre dans ce milieu hostile infesté de zombies en tout genre.

Coup de génie pour ma part en provenance de Capcom, Dead Rising est l’une des meilleurs licence à avoir vue le jour sur cette génération. Donc forcément, j’attends la suite avec pas mal d’impatience…


Situation 3:
Mais tout de même, toujours à la pointe de la technologie, vous aimez quand un jeu exploite un tant soi peu les possibilités de son support, histoire d’offrir quelque chose d’un peu moins semblable à ce qui se faisait sur la génération précédente. Ou tout du moins, un jeu qui porte le concept un peu plus loin que d’habitude, avec encore plus d’interaction et d’immersion qu’auparavant, parce qu’il y a plus de patate sous le capot.

Réponse unique:

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Red Dead Redemption

Les GTA-Like et moi, ça n’a jamais été le grand amour. Bon okay, à 3 mètres de moi se trouve GTA 3 et Vice City – le Meilleur. GTA. Toujours. – dans leurs boites en version PC. Mais soit, avec le recul, le temps et la prise d’âge, je me rends compte que ce « genre » tournait rapidement en rond. S’il y a une certaine puissance immersive avec la possibilité de faire un peu ce que l’on veut, d’aller où on veut; c’est surtout le manque de consistance au coeur du gameplay qui dérange. Un côté un peu « superficiel » parce que « ça veut toucher à tout ».

Dans les faits, Red Dead Redemption est un GTA pur souche. Pas de chichi entre nous, la formule reste strictement la même, la construction du gameplay est identique, seul … le skin change, en quelque sorte. Mais woh, c’est nettement, mais alors nettement au dessus de GTA 4. Tout parait tellement plus… maîtrisé.

Nettement plus beau et costaud techniquement car jamais un univers de Far West n’aurait été aussi bien retranscrit en jeu vidéo. Mise en scène au poil, acting et animation crédible, étendu vaste sans le moindre chargement (sauf pour raison scénaristique) avec une bonne fluidité dans l’ensemble et une absence de flou à la GTA 4; Rockstar montre encore une fois son talent pour donner vie à un univers composé de polygones. Toujours un plaisir de galoper avec son cheval, crinière au vent, lors d’un couché de soleil pendant qu’une diligence se promène dans le sens inverse sur votre droite et que quelques chevaux sauvages se balladent tranquillement sur la gauche. Il y a un sens du détail assez incroyable, malgré les limitations du support (une fois l’effet de surprise passé, certains évènements sont en fait plus scriptés qu’on ne le pense…).

Et puis, RDR c’est aussi un jeu particulièrement prenant. S’il souffre toujours un peu des mêmes défauts que GTA4 dans le fond (Répétitivité des missions pour « meubler », manque de mise en scène des passages « Action », donc des gunfights moins intenses que dans un vrai TPS), il est suffisamment varié dans ses possibilités pour que ça passe tout seul, comme papa dans maman. Beaucoup de contenu, une ambiance du tonnerre, beaucoup de chose à faire (malgré la répétition), on finit toujours par varier les plaisirs entre 2 missions. Pourtant, je n’ai jamais été fan de far west, mais là, j’accroche, et pas qu’un peu.

Et pourtant, avec un terrain de jeu moins propice à de multitudes de possibilités (c’est quand même un désert !), j’étais un peu sceptique au départ… Comme quoi, ne jamais se fier à l’emballage ou aux précédents jeux du studio en question.


Situation 4:
Malgré tout, vous aimez aussi prendre des risques. Dans le monde merveilleux des jeux vidéo, ça sous entend surtout que vous aimez les jeux qui osent un peu aller plus loin que les classiques du genre, qui tentent un peu de changer la formule ou d’en proposer des nouvelles, malgré le fait que le gameplay ne soit pas aussi abouti qu’un blockbuster du genre. Mais qu’importe, l’essentiel est de ressortir de cette expérience avec la satisfaction d’avoir vécu quelque chose de différent.

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Mirror’s Edge

Mirror’s Edge est un jeu couillu. Couillu parce que ce n’est pas un énième FPS où il faut défourailler tout ce qui bouge, dans un univers très sombre et violent.
Couillu parce qu’il mélange 2 genre différent: le fps et la plate forme. Tout avait pour faire un genre plutôt novateur, presque ultime… Sauf qu’il a quelque peu manqué d’ambition. Ou de temps, j’sais pas, mais il manque un je ne sais quoi, qui aurait pu le faire rentrer dans une autre catégorie.

Le principal problème de Mirror’s Edge, c’est son déroulement bien trop scripté, forcé. S’il faut reconnaitre que la partie escalade, en elle même, est franchement bonne et qu’on s’éclate bien à grimper presque partout en vue FPS foutrement immersive, il faut aussi reconnaitre qu’on pouvait s’attendre à mieux, à plus poussé. C’était peut être trop demander, mais proposer une progression linéaire, dans laquelle on ne trouve en général qu’un seul et unique chemin indiqué en gros par des éléments du décors mis en place comme ça, comme de par hasard; c’est assez décevant compte tenu du potentiel énorme que pouvait donner le gameplay. Un gameplay qui aurait pu permettre une certaine liberté d’action (je demande pas non plus de l’open world, hein), alors qu’au final, on progresse dans un large couloir.

Mais n’empêche que Mirror’s Edge est un vraiment bon trip, visuellement novateur avec son lot de couleurs un brin flashy mais qui fait franchement du bien par là où ça passe, et propose des sensations plutôt inédites dans le genre, rendant la progression des plus agréable. Il faudra certes surmonter une difficulté basée sur l’échec et au final, un jeu un peu trop guidé, mais il en ressort surtout une expérience nouvelle, parfois grisante, qu’on aimerait bien voir plus souvent.

Et ça tombe bien, vu qu’un deuxième épisode est logiquement prévu. Allez, cette fois-ci, c’est la bonne !

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The Darkness

Probablement celui qui a le pire gameplay des quatre. Et pourtant, il est dans cette liste, donc il mérite d’être joué ! Oui, The Darkness à un gameplay vraiment bancal, pour ne pas dire pire. Les sensations de tirs sont plutôt mauvaises, le héros est particulièrement lourd à contrôler, les pouvoirs des ténèbres (sisi !) sont mal exploités et dans tout ça, on meurt très vite (A cause d’une IA aux yeux bioniques), ce qui entraînent un lot de passages frustrants pour pas grand chose lui aussi au dessus de 9000.

Mais alors, pour tout le reste, on frôle le sans faute. The Darkness, c’est l’adaptation d’un comic du même nom (que je ne connais pas) et dispose donc d’un scénario béton, violent et malsain. Mieux que ça, FPS oblige, la puissance immersive du genre est savoureusement exploitée pour offrir une ambiance tout juste divine et quelques scènes bien senties. Ou comment se sentir vraiment impliqué quand on assiste à certains passages « chocs » en vue à la première personne.

Mélangez le tout avec d’excellentes musiques, un doublage US sans faute et un aspect visuel encore honnête de nos jours; vous obtiendrez un jeu vraiment prenant… mais à jouer uniquement pour son aspect scénaristique. Car le gameplay étant ce qu’il est, il est vraiment difficile de passer outre, tellement il est raté.

Mais en creusant un peu, on dégote une sacrée pépite…

Réponse 3:

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Condemned

Lui, vraiment, j’adore son ambiance résolument malsaine, flippante, bien crade; où il y fait toujours bien sombre, avec des monstres bizarres et des clochards en rutes qui nous attaquent en sortant d’un coin, encore une fois, sombre du niveau, dans notre dos. D’une certaine manière, c’est un peu comme Dead Rising, c’est cette notion de stress permanent, ne sachant jamais sur quoi tomber au détour d’un couloir ou même d’une porte, qui donne un peu toute la saveur au jeu. Mais, s’il se retrouve là, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…

J’en avais déjà parlé, en quelque sorte, avec le 2ème opus, dans un ancien article, avec son côté « très lourd » dans la jouabilité, rendant la progression plus pénible que prévue. Encore une fois, au risque de me répéter, le héros se déplace à 2 l’heure, se bloque dans le décor pour pas grand chose et meurt très rapidement, sans trop avoir la possibilité de fuir convenablement, occasionnant quelques frustrations pas franchement agréable. Certains me diront que ça ajoute un aspect réaliste à la chose et que par le passé, Resident Evil ou Silent Hill le faisait déjà, et ça n’empêchait pas d’être de bons jeux. Sauf que Condemned est encore plus pénible à contrôler et à jouer que ces survivals. Si, si, c’est possible ! Et c’est bien dommage, car il manquait pas grand chose pour un vrai grand jeu…

Malheureusement, la suite, pourtant dans le même esprit, est justement trop similaire à son prédécesseur: là où je pouvais lui pardonner ces quelques errances dans le gameplay, la suite enfonce littéralement le clou et finit vraiment par gâcher le moindre plaisir éprouvé en jouant. Deux épisodes et déjà un épisode de trop

Réponse 4:

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Zeno Clash

Zeno Clash est une étrangeté comme on aimerait en avoir plus souvent. Dispo pour une bouchée de pain (14€ à sa sortie sur le XBLA, me semble qu’il en vaut plus que 10 maintenant), Zeno Clash est un FPS plutôt original, qui mise sur une expérience visuelle avant tout.

Pas que dans ce cas précis, le gameplay soit fondamentalement mauvais ou vraiment bancal (juste un peu trop limité en soit), mais le jeu est tellement court et les mécaniques de jeu tournent tellement rapidement en rond, qu’on en arrive à un point où, une fois la fin atteinte en même pas 5h de jeu (ce qui reste honnête tout de même), on se dit qu’on a fait une grosse démo, un gros tutorial. Le syndrome Portal ? C’est exactement ça.

Mais il faut savoir passer au dessus de ça (parce que ce n’est pas rédhibitoire pour autant) et partir dans un voyage assez dépaysant et plutôt prenant, dans un univers rarement vu dans un jeu vidéo. Ce qui n’est pas si mal après plus de 15 ans de jeu vidéo pour ma part. Le design est étrange, le scénario intriguant (et sans forcément spoiler, mais pour prévenir quand même: le scénario n’a pas de vraie fin… en attendant une hypothétique suite) et malgré sa répétitivité, le jeu reste toujours plaisant à jouer, avec des combats au corps à corps en vue interne (l’axe principal du gameplay) particulièrement jouissif, où les échanges de poing bien virils fusent dans tous les sens.

Bref, une agréable surprise malgré un gameplay qui tourne un peu en rond et une fin… inachevée; et disposant en plus d’un petit mode coop annexe sympathoche, dont j’ai parlé dans la première partie du Guide.


Situation 5:
Malgré tout, et c’est tout a fait normal, parfois, on cherche quelque chose de carré: pas forcément innovant, mais du jeu efficace – mais de qualité quand même ! – dans lequel on sait pertinemment que l’investissement ne sera jamais raté, pour peu qu’on apprécie un tant soi peu le genre, parce que les développeurs ont suffisamment mis du leur pour nous faire vivre une aventure plaisante de bout en bout. Enfin, pour la plupart, certains auront toujours un mot à redire…

Réponse 1:

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The Orange Box

Bingo, c’est encore un coup de coeur. La Orange Box est un peu le prototype de compile ultime tant elle regorge de qualité de part les 5 jeux qui la composent.

D’une part parce que Half-Life 2… Bah c’est Half-Life 2. Il n’est pourtant pas sans défaut dans le fond (rythme irrégulier, entre autres) mais dispose d’un univers ultra accrocheur avec un scénario prenant, une mise en scène particulièrement efficace malgré son âge (2004 !), des gunfights agréable et déborde d’idée à chaque instant, pour renouveler sans cesse l’expérience de jeu. Les 2 extensions ne sont pas en reste et proposent chacune d’elles au moins un passage fort, culte, qui nous rappellent bien qu’on a affaire à la suite d’un des meilleurs FPS de tous les temps, Half-Life. Ah certes, peut être qu’il manque un petit quelque chose pour l’égaler, mais dans les faits, ces 3 « épisodes » restent incontestablement au dessus de la masse de FPS sortis depuis le temps. Et c’est déjà pas si mal.

Et outre la partie multijoueurs avec Team Fortress 2 que je vénère, Portal aurait pu – séparément – être dans la catégorie « Expérience » (Trop court et gameplay pas assez exploité); mais en tant que tel, il est juste le bonus de luxe qui vient achever cette compile avec brio (du bonus comme ça, j’en veux tous les jours) et confirme donc son statut de « jeu » culte.

Disposant d’une durée de vie immense et d’expériences de jeu diverses et variées et globalement réussites, le tout disponible pour une bouchée de pain chez n’importe quels magasins, que demander de plus ? Indispensable, donc.

Réponse 2:

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Dead Space

Sorti un peu de nulle part, Dead Space est un de ces jeux qui, à mes yeux, font partis de la crème de cette génération. Bon, c’est forcément subjectif, mais j’ai résolument passé un excellent moment devant ce bijou de maitrise du début jusqu’à la fin. Mais attention, Dead Space n’est pas à prendre pour ce qu’il n’est pas ! Dans la forme, et d’un point de vue marketing, il ressemble à s’y méprendre à un survival horror, avec une ambiance oppressante, des monstres, un vaisseau perdu dans l’espace et un héros solitaire, qui ne parle presque jamais.

Et pourtant, malgré des débuts douloureux et un peu flippant, le jeu n’a plus grand chose à voir avec ça. Plus proche du TPS à la Resident Evil 4 que d’un Silent Hill en apesanteur, Dead Space est très tourné action et les mécaniques de jeu sensés nous faire peur tournent rapidement en rond et en deviennent fatalement prévisible. Mais qu’importe, puisque c’est l’action soutenu couplé à l’ambiance visuelle et sonore (frôlant la perfection) qui prime sur tout le reste. C’est vraiment un gros shooter avec un rythme un peu plus posé façon RE4, encore, qu’un survival ou il faut compter ses munitions, résoudre des énigmes et fuir régulièrement devant l’ennemi un brin trop envahissant.

Mais c’est ça qui est bon, c’est progresser dans cette ambiance exquise, faire face à l’ennemi dans un milieu trop peu exploité dans le jeu vidéo et tout ce que ça peut impliquer (apesanteur, passage sans oxygène, brèche etc.) et se battre pour survivre grâce à un système de jeu particulièrement violent et donc jubilatoire, à base de démembrement poussé (Soldier of Fortune, si tu m’entends). Parce qu’Isaac (J’adore ce nom, mon fils l’aura à coup sûr), c’est quand même une grosse brute qui ose frapper des monstres 2 fois plus gros que lui et n’hésite pas à les finir à coup de pompes spatiales une fois à terre. La classe, quoi.

Comme Dead Rising, j’attends la suite avec beaucoup d’impatience, mais aussi beaucoup de peur.

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Gears of War 1 & 2

Badass, débile, bourrin et jouissif, c’est les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour définir au mieux les épisodes de Gears of War, en attendant le troisième épisode qui ne risque pas de changer la donne. Véritable ôde aux gros films d’action qui tâchent des 80′ et 90′, le plaisir vient en partie de cet esprit à l’ancienne, qui se traduit par des répliques bien connes et drôles, des personnages bien stéréotypés comme on les aime avec un second degré parfaitement assumé.

Et bien que jouable en coopération, comme j’ai pu le signaler dans l’autre guide, Gears of War reste globalement un plaisir à jouer en solo. Parce que GeOW, c’est de l’action bien virile, pleine de testostérones, comme on aime en avoir de temps en temps, avec son lot de scènes de bravoure bien grasses; la formule marche au poil même seul dans son clic-clac. Mieux encore, en terme d’intensité, de diversité et d’action tout court, Gears of War 2 met une véritable branlée à son prédécesseur et propose alors une campagne encore plus épique (sans mauvais jeu de mot, mais il le fallait) pour s’imposer d’office comme un des meilleurs TPS de sa génération.

Pour une nouvelle licence, c’est quand même un bel exploit.


Ce deuxième Guide est donc fini, avec une liste évidemment incomplète, mais qui pourrait toujours donner quelques idées d’achats en période creuse… Quoi, c’est pas beau de rêver ? En tout cas, comme je le redoutais dans la première partie, j’espère aussi sincèrement que le solo continuera de prospérer en dépit du Online et de sa propagation telle une ombre un brin menaçante… Raison de plus pour attendre des (j’espère !) futures perles comme Rage, Bulletstorm, un éventuel HL 3 ou toutes autres suites de licences que l’on adule tant.

Et vous dans tout ça, avez-vous des expériences solo sur consoles next-gen significatives qui pourraient rentrer dans ces catégories ?

Faisons un tir groupé !

Parfois, il arrive qu’on manque quelque peu d’inspiration et tout simplement parce qu’on a envie d’exprimer tout un tas de choses qui ne mériterait pas un article complet. Rien de tel qu’un petit article pelle mêle pour condenser quelques semaines d’inactivités !

Côté Jeux Vidéo

Petit mot sur Bayo, en attendant un éventuel article plus long, avec plus de pavé, plus de jeu de mot perrave et de strip pas drôle. Après 4 semaines d’attente insoutenable, la pression était à son compte. Énorme attente au compteur concernant la qualité du jeu, c’est une fois torché en First Run en 13h30 que j’en ressors… bien satisfait quand même, mais légèrement déçu.

Encore une fois, cette tendance à vouloir diversifier le genre Beat Them All me gonfle au plus au point. Des énigmes bidons, des phases plate forme perraves et des passages à vide, soit disant pour aller avec le scénario. Pourquoi il a fallu que Bayonetta soit de cette espèce ? Était-ce trop demander que d’avoir un pur Beat sur-vitaminé comme God Hand, qui lui, va direct à l’essentiel ?

Certains diront que je chipote, mais les faits sont pourtant bien là: le rythme s’en retrouve hâché. Un peu trop de cinématiques (même si la plupart sont bien marrantes ou épiques) et tout pleins de passages superflus plombent les combats de temps en temps, empêchant finalement d’exploiter en continu le système de combat. On en voudrait toujours plus, mais le scénario et les passages « hors combat » sont trop souvent là pour nous stopper dans notre folie meurtrière.

Pourtant, il y a de très bonne chose ! Même si le jeu est assez bordélique (on s’y fait) le système de combat est un pur plaisir et chaque combat est toujours aussi prenant. Vif et nerveux, le gameplay positionne d’emblée Bayonetta comme l’un des meilleurs Beat 3D de cette gen, et même en général: jamais on aura vu un système de combat si souple (God Hand, tu me suis ?), si varié, si accessible, si nerveux et jubilatoire à la fois. A ce niveau là, pas grand chose à reprocher, si ce n’est une difficulté en dent de scie, avec un Die and Try préhistorique un brin lourdingue.

Malgré ces petits défauts, Bayonetta est vraiment très bon jeu, qui se fait diablement plaisir avec les codes du genre, pour finir en beauté dans son dernier tier absolument mythique, qu’on finit non pas sans embûche, mais pour une fois, avec un grand, grand sourire. La fin de Bayonetta est ce que la fin de Matrix 3 est pour le cinéma, ou celle de Gurren Lagann pour l’animation Japonaise: un grand n’importe quoi terriblement bandant. Rien que ça.

A côté de ça, Borderland me fait chier. En solo, certe, mais il m’emmerde. Vendu pour ma part comme un PSO Ep I & II version FPS/Hack’n’slashBorderland provoque irrémédiablement l’ennui au bout de quelques heures. En fait, c’est bien simple: on se sent seul et l’univers qui nous entoure est terriblement vide.

Pourtant, tout commence bien !

C’est beau, avec un cell shading du plus bel effet et une fluidité au top (enfin, presque, mais 90% du temps, ça bronche jamais). Le gameplay est bien calibré pour le pad, c’est un réel plaisir de fragger du monstre avec un gameplay aussi bien branlé. Une grosse dose de FPS, un peu de RPG… Que de demander d’autres ?

Bah un truc qui motive. Hack’n’Slash dans l’âme, Borderlands se veut terriblement répétitif, basé sur la quête des armes, de la course à la puissance. Donc en soit, comme PSO à son époque, qui malgré la répétition, qui m’a permis de perdre un paquet d’heure de jeu sans s’en rendre compte avec son côté hyper addictif… Eh bien, ici, c’est plus difficile.

L’air de jeu est vaste, comme le veut la tradition des FPS modernes. Tradition qui m’emmerde au plus haut point: ok, la puissance des consoles next gen nous fait des airs de jeu vaste, mais faut-il encore savoir les remplir intelligemment ! Le problème de Borderland, c’est que le contenu est creux et/ou vide. Peu voir pas de PNJ (un comble pour le côté RPG), donc quasiment pas de « village », des kilomètres de terrain désertique aussi bien au sens propre (vue que c’est une ambiance à la Mad Max) que figuré (il n’y a presque rien à y faire, les missions sont ennuyeuses au possible (Va tuer 20 monstres pour récupérer 20 bouteilles de Whisky, lol) et donc non motivantes pour nous faire parcourir tous ces kilomètres de vide, même si on les fait en voiture ou en téléporteur par la suite.

Belle déception… en solo. En soit, je vois le potentiel se profiler et je sais que c’est surtout en multi qu’il se savoure, tel un L4D avec de l’XP, et je sens que rien qu’à 2 en écran partagé, ça peut être très bon. Le peu que j’ai pu tester à plusieurs m’avait bien plus emballé que le solo. Mais moi qui m’attendait quand même à voir un PSO en vue FPS plaisant en solo, je tombe de haut.

La bonne surprise du jour, c’est Darksiders. Du moins, la démo sortie récemment. De base, j’apprécie le concept même des Zelda (Village, donjon, progression en récupérant des objets qui débloquent de nouveaux passages etc.), mais l’univers ne m’a jamais plus attiré que ça (Si ce n’est l’excellent Majora’s Mask et le sympathique mais lourdingue Wind Waker). A côté de ça, il y avait eu l’excellent Soul Reaver, bien que basé davantage sur les donjons.

Darksiders, c’est un peu le mélange des 2. Ou le maxi best of plus si on veut. Ce n’est pas jolie jolie et le design typé WoW en rebutera plus d’un, mais le reste est vraiment solide: alors qu’on pouvait craindre un mauvais clone de la sauce Zelda, la démo montre un résultat tout a fait réussi. On y retrouve les énigmes qui accompagnent la progression, les nombreux ennemis qui débarquent, des boss, des bonus et des objets à récupérer un peu partout dans des coffres qui nous feront débloquer de nouveau passage… Avec un certains talent.

Ce n’est pas pour cracher bêtement sur la licence Zelda, mais ça fait aussi diablement plaisir d’avoir un héros bien souple, bien agile, sans saut automatique tout en sachant de battre réellement avec des combats bien jouissif (mais assez répétitif, c’est le genre qui veut ça) tout en gardant le progression « typique » de ce genre de jeu au premier plan, pour ne pas en faire un pot pourri brouillon à la Brutal Legend. C’est vrai que certains points font vraiment Zelda (La caméra durant le lock, les coffres, les énigmes), mais, peut être sans atteindre ses ancêtres, Darksiders semble particulièrement bien bâti, d’autant plus qu’on n’a vu qu’une petite partie relativement linéaire du jeu, en attendant les grandes étendues avec balades avec le cheval de Guerre, le héros du jeu… On y croit, surtout quand il sera à 20€.

Côté Japanim’

Umineko, suite et fin (?).

La 2ème partie de la première saison est définitivement… décevante. En fait, le problème, c’est que tout devient d’une part trop dense. On nous balance un paquet d’info, de twist, de boobs, de personnages (dont certains frôlant le mauvais goût japoniaisant) en une poignée d’épisodes, qu’on peine à suivre correctement.

Bon, à la base, je sais que c’est un peu la même chose dans le Visual Novel, mais en bien moins prononcé, puisque le VN est bien plus riche en détail scénaristique (Ou comment l’anime peut condenser genre 15h de lecture en 2h de Show TV). Donc certaines choses ont été zappées purement et simplement dans l’adaptation TV, rendant certains passages assez difficile à comprendre puisque, parfois, faisant des références a des évènements uniquement abordé dans le Visual Novel ! Pire encore, mais à prendre au conditionnel, l’anime n’a pas vraiment marché (ce que semble indiquer les ventes de DVD), donc pas de sous, donc pas de suite (Disponible en VN et toujours pas fini, Chiru, qui est censé tout mettre au point en expliquant tout, façon MGS4).

Enfin, rien n’a été annoncé (donc on peut garder espoir d’avoir un dénouement), mais c’est mal barré. Et puis, quand on sait que l’adaptation a coupé pleins de choses, ça laisse un arrière goût de gâchis, parce que le studio a eu les yeux plus gros que le ventre en adaptant de manière trop légère et trop raccourci un VN très riche, et que, justement, on ne pourra probablement pas avoir de vrai fin. Dans l’absolu, c’est surtout ça qui me gène, la suite semble compromis et en tant que tel, Umineko est un anime pas mauvais dans le fond, mais trop dense pour qu’on puisse vraiment s’en satisfaire. Pour faire simple, mater 26 épisodes sans comprendre ne serait-ce qu’un tier de ce qu’il se passe, ça m’emmerde. Ça serait comme passer 20H ennuyeuses sur un RPG dans un amas de couloir avant que ça décolle enfin. Le genre de truc impensab…OH WAIT.

Prochain sur la liste, en attendant une hypothétique suite (je prie chaque soir pour revoir la mini jupe de Béatrice !), je jetterai mon dévolu sur Baccano, qui attise lui aussi ma curiosité, réputation oblige.

Côté Cinéma

J’annonce officiellement que je reprends confiance dans le cinéma français !

Non pas que j’ai vu le Baltringue dernièrement, mais plutôt les 2 films basés sur Mesrine, le grand méchant loup des années 70 de notre belle France. Perplexe mais intrigué, Mesrine est finalement une grosse surprise dans cet amas de film français qui ne cessent, malgré eux, de ternir la réputation de la French Touch. Bien que très long (Difficile de se contenter que d’un seul film, donc mieux vaut se prévoir 2 soirées d’affilés pour en profiter), Mesrine est un thriller basé sur une histoire vraie d’une efficacité redoutable.

Ici, la French touch, justement, fonctionne très bien: tout y est sobre, sans trop de fioriture. La mise en scène est efficace sans jamais plonger dans le simili blockbuster, le rythme est soutenu, sans temps mort et même si on connaît la fin en avance par le biais même de l’intro du film, on est véritablement pris dedans, on suit les aventures de Mesrine, ce Robin des Bois français, avec beaucoup d’intérêt.

On s’y attacherait presque, tellement il respire parfois la classe (intelligent, gentleman & grand coeur) on souffrirait presque pour lui tant il a vécu des moments horribles (très bien rendu dans le film) et on comprend en partie la raison de ses actes. Forcément, il fallait que l’acteur qui joue Mesrine soit au top, puisqu’il porte à lui seul tout l’intérêt des 2 films. Bien que ne connaissant pas grand chose du bonhomme, Vincent Cassel est un excellent choix. Toujours juste, énormément impliqué dans le personnage, il apporte à lui seul LA bonne raison de regarder Mesrine. Les autres acteurs ne sont pas en reste, mais paraissent tellement secondaire à côté de ce Cassel surprenant. C’est que ça serait bien la première fois que je vais m’acheter 2 films français en même temps ! De quoi être fier, pour une fois, de sa patrie… Des surprises comme on aimerait en voir plus souvent.

Prochain sur la liste: La Horde. Un registre différent, mais qui j’espère arrivera à me convaincre toujours un peu plus… Le cinéma français en a bien besoin.

En parallèle à tout ça…

Comme il faut bien promotionner un peu de temps en temps, mon projet initial de traduire un manga (mon premier scantrad, youhou) accompagné du père Nemo et du petit Zoneur, porte un peu plus ses fruits chaque jour. D’ici ce week end, 19 chapitres de Onani Master Kurosawa ont été traduit. Le site fait son petit bonhomme de chemin et permet un peu plus chaque jour de faire connaître cet excellent manga au public français. C’est pas pour faire de l’auto fellation, mais c’est pour votre culture personnelle et celle de vos proches, vous me remercierez un jour !

C’était Pso, en direct du panneau d’admin, à essayer de faire un truc potable avec cette DAUBE D’OVERBLOG (edit Sept 2010: ahah pwned OB !). Fallait que ça sorte, mais l’interface est un brin lourdingue. Ça reste une bonne plate forme de blogging, mais ça manque encore d’ergonomie…

Bayonetta, ou la preuve que les lunettes 3D, ça fait de l’effet.

Récemment disponible sur PS3 et 360 (celle-ci pour ma part), la démo de Bayonetta ne m’aura pas laissé indifférent. Et pas qu’un peu d’ailleurs. Évidemment, elle avait tout pour plaire cette cochonne de Bayonetta ! Puisant au fin fond des pulsions masculines, le studio Platinium Games, sous la botte de maître SEGA, a su trouver le détail qui tue, l’élément novateur, celui qui va mettre tout le monde d’accord quant au fait que leur jeu est une tuerie: contrôler une biatch à lunette qui prend des poses aguicheuses toutes les 5 minutes.

Soyons sérieux 2 secondes. Malgré ce que l’on peut en penser, ça passe bien, très bien même. Je ne dis pas ça parce qu’ils ont touché une corde sensible dans mon fort intérieur. Mais finalement, quitte à faire de l’héroïne sexy, autant y aller à fond sans tomber dans la vulgarité et sans oublier d’essayer de faire passer ça correctement avec le reste du jeu sans que ça fasse tâche. En fait, c’est bien simple, l’héroïne est à l’image de l’ambiance qui ressort du jeu (du moins, de la démo), c’est à dire: déjanté.

Le charme a fonctionné tout de suite sur moi, il est vrai. Disons qu’en gros, comment résister à une héroïne armée de pistolets sur les talons, de flingues ou de sabre dans les mains, qui pulvérise ses ennemis en invocant une guillotine, une tombe ou un monstre géant tout en se déshabillant subtilement sous nos yeux pendant qu’on smashe le bouton X pour booster la puissance de l’attaque ?

Comment résister au fait que seule Bayonetta arrive à battre des ennemis en effectuant un Pole Dance du plus bel effet autour de la lance récupéré sur son adversaire ?

Comment résister à cette héroïne qui, en faisant une provocation, bouge son popotin en disant un très charmant « Do you want to touch me » ?

Platinium Games sont des génies, qu’on se le dise.

C’est ça qui bute dans Bayonetta, c’est cet aspect décomplexé, sans limite (vivement que je teste les passages en moto où Bayo’ allume la sienne en faisant un doigt d’honneur !) qui m’a plongé dans un gros défouloir sorti de nulle part, vu que j’en attendai pas grand chose. Parce qu’à la base, je suis resté méfiant. God of War 2 sur PS2 m’a gonflé, pour diverses raisons. DMC 4, plus récemment, m’a aussi gonflé (merci la 2ème partie du jeu) même si c’était mon premier DMC. Donc… Pour un beat’em all de ce calibre, j’avais quelque doute (et j’en ai toujours un peu) mais la démo m’a bien rassuré. Surtout qu’elle a confirmé ce que j’espérais secrètement depuis le début: Bayonetta est LE God Hand HD.

God Hand fût un gros coup de coeur dans la génération précédente, même si ce n’est pas un jeu forcément très connu. Mais seul les vrais connaissent. C’était hyper complet en terme de gameplay, l’univers était accrocheur, c’était long, difficile avec une bonne dose d’humour. Sans forcément retrouver tout ça à l’identique chez Bayo’ (c’est un trip légèrement différent), j’ai ressenti tout simplement le plaisir d’un God Hand. Celui qui me fait penser que je suis en train de jouer à un bon jeu fun, complet et donc jamais lassant, avec une ambiance qui me plait vraiment, contrairement aux autres beat cités plus tôt.

Trancher de l’anges maléfiques est absolument jubilatoire, d’autant plus que les combos sont nombreux, je n’ai pas cessé de tester les tonnes de combo tout aussi dévastateur et varié que propose le jeu ! Même si on peut toujours agir de la même façon (il n’y a que le mode Normal de dispo dans la démo (je ne compte volontairement pas le mode Facile Auto, forcément…), donc rien de bien Hardcore pour l’instant) en bourrinant, on peut quand même se faire plaisir en variant sa façon de combattre, surtout avec les médailles à décrocher à la fin.

Au chapitre des regrets, c’est pas forcément une claque graphique. Pas moche, ça tourne au poil, ça aliase pas des masses mais on est loin des gros standards du genre. Les japs, encore une fois, à la rue sur cette génération… J’exagère, mais c’est presque ça, surtout quand on voit la qualité du portage PS3 fait par SEGA de Bayonetta. Enfin osef, je prendrai direct la version 360.

Autre petite zone d’ombre: la clarté de l’action. Si le niveau de la ville pseudo fantôme reste relativement lisible, le niveau « Falling Clock Tower » est un bordel sans nom. Impressionnant visuellement parce qu’il y a du monde, ça pète de partout et tout et tout, mais… là où ça cloche, c’est que c’est tellement le bordel qu’on a du mal à s’y repérer. On voit vaguement le cul de l’héroïne dans cette orgie sanglante, entouré de 4/5 Anges qui nous attaquent, d’un serpent géant qui vole au dessus de nous et les différents éléments du décors qui changent au fur et à mesure qu’on avance dans le niveau. On verra bien, mais ça pourrait peut être gâcher un peu le plaisir si ça se répand sur tout le jeu.

Non, non, non, ce n’est pas possible ! Ils ne peuvent pas le foirer !

Tout est globalement trop bon pour rater un tel bijou, en compagnie de la plus ravissante des héroïnes de JV (rien que ça), donc je veux y croire. De toute, comme on le dit dans le milieu: Day One dans mes fesses.