Les roues de ma voiture font WUB, WUB, WUB

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point je galère à trouver une situation professionnelle stable depuis moins de 2 ans après la fin de mes études. Crise par là (et la perte du travail qui va avec, donc), entretien parfois positif mais finissant souvent sans la moindre réponse et longue période d’inactivités, on ne peut pas dire que la régularité soit mon fort. Mais peu importe, le passé est le passé, je ne suis pas là pour cracher sur Pôle Emploi (même si je suis sûr qu’il y a peut être assez de matière pour).

Récemment, j’ai retrouvé quelque chose (Tout est bien qui fini bien… pour le moment), mais comme souvent, ce n’est pas tout près de chez moi, habitant pourtant une grande ville proportionnellement à la région où je suis. Peu importe, ma récente acquisition d’une voiture (La première, je comprends mieux l’affection qui se développe naturellement avec) m’a permis de m’affranchir (même s’il y a des limites) de la notion de distance qui me bloquait par le passé, et c’est parti pour remplir le CV au 4 coins du mo… de la région.

Aujourd’hui, on va donc parler … Musique ! (Une première pour moi, chouette) Ou plus précisément, de ce que j’écoute régulièrement sur les (relativement) longues routes qui séparent mon doux foyer et l’enfer du travail, afin de faire passer le temps. Let’s rock !

Le Dubstep, c’est rigolo. A la mode depuis pas si longtemps que ça, pas mal démocratisé par les trailers de jeux vidéo qui usent et abusent de ce style musical définitivement électronique; le Dubstep est un genre qui me laisse encore… perplexe. Je ne sais pas si c’est une impression, mais c’est un genre qui arrive à me diviser assez radicalement d’une piste à une autre, pourtant elles même sur le même album de tel artiste.

C’est une conception somme toute assez particulière de la musique électronique (c’est l’impression que ça me donne, mais en même temps, je ne cache pas non plus ne pas avoir une grande culture dans ce domaine) et ça arrive – de ma faible expérience – à enchainer des pistes démentielles et addictives à des pistes complètement nazes, alors que j’ai juste fait « passer à la musique suivante ». Récemment, c’est donc – sans doute le plus connu et le plus décrié sur 9Gag – Skrillex que j’ai principalement découvert. Si certaines musiques me rebutent pas mal, j’avoue être tombé sous le charme sur certaines de ses pistes.

Tout d’abord, un peu « forcément » parce que c’est un milieu qui me branche toujours autant, ça a commencé avec ses musiques utilisées dans les trailers de jeux vidéo. Mais si, souvenez-vous, si vous êtes un tant soit peu amateur de FPS ! The Syndicate – qui est apparemment bien raté – avait eu en renfort des musiques de Skrillex en guise de fond sonore pour ses trailers (mais comme d’hab’, rien dans le jeu bien sûr), histoire de faire un peu parler de lui. Et ça a, ma foi, plutôt bien marché, avec le titre sobrement intitulé Syndicate, pêchu comme jamais, au rythme hypnotisant mais aussi terriblement court. J’en ressentirais presque une sensation de manque une fois les 2min29 écoulées.

S’en suit alors la vague engrangée, avec le premier remix par le groupe Digitalism, assez puissant en soit (ce côté pêchu de nouveau, mais pendant plus longtemps que l’original) et tout aussi – paradoxalement – abrutissant au niveau des sonorités, les basses s’en donnant à coeur joie. Mais c’est ce doux mélange qui rend la chose si savoureuse. Vint ensuite les pas aussi bons, mais tout même fort sympathique remix de remix par Flux Pavillon, Scattle ou même Nero. Pour revenir rapidement et en finir avec Skrillex, impossible pour ma part de passer outre l’excellente piste Bangarang (Feat. Sirah).

Son rythme effréné (On va seulement noter une petite pause sur la fin, le temps de respirer 30 secondes et de reprendre immédiatement par le refrain (?)), ses sonorités si particulières, cette pêche communicative, ses quelques rares paroles sans aucun sens… un tout qui en fait une musique que j’écoute très facilement en boucle, même chez soi, en écrivant un article par exemple. Comme maintenant tiens. Bon okay, je dois vous avouer que j’ai découvert cette musique aussi sur une vidéo d’un jeux vidéo. Mais pas un trailer… Non, ce truc. Je dois reconnaître que ça rend la vidéo encore plus fascinante, et je ne vois presque plus de la même façon les véhicules agricoles que je peux croiser sur la route de bon matin, à défaut de les faire avancer. Ou comment donner la pêche quand on roule à 30km/h.

Nero qui a aussi fait son Skrillex chez la concurrence ! Autre piste du personnage/groupe/programme Windows, Nero a fait sa petite pub avec le trailer du prometteur – je l’espère, le premier m’ayant un peu refroidi – Borderlands 2. Faut dire que ceux qui ont fait le trailer savent y faire pour rendre la chose accrocheuse. Un trailer rythmé, qui donne envie, tout en gardant à l’esprit qu’on a un énième dubstep en fond sonore, comme le veut la grande mode du moment et en jouant avec, comme l’atteste le retour de Clap Trap le robot dansant sur du Dubstep, et la promesse qu’il y aura 96.5% plus de WUB WUB (l’onomatopée qui symbolise le genre) en plus des milliards d’armes disponible. Tout un programme, sur une musique (Nero – Doomsday) toujours aussi jouissive, malgré un dernier tiers plus calme, tranchant bizarrement un peu avec le reste.

Bref, le Dubstep, c’est pas si mal, et le petit matin, à traverser les routes de campagne – parfois dans le brouillard – c’est limite encore plus efficace que 3 bonnes doses de café pour avoir la pêche. Mais attention à l’excès de vitesse dans la transe engendrée.

Maintenant que la brèche est ouverte, allons directement au cœur du sujet: quelques pistes issues directement du monde du jeu vidéo. On ne se refait pas.

Anamanaguchi – en plus d’avoir un nom imprononçable – est un groupe qui fait de base de la musique « originale » (Dans le sens où il n’y a pas de reprises) mais en… 8 Bits. Typiquement des sonorités vidéoludiques, purement électronique et fatalement… ayant un charme assez fou. Ici, c’est pour leur travail sur l’ost de Scott Pilgrim dont il est question. Buggué jusqu’à la moelle, mais paradoxalement tout aussi génial à jouer malgré tout, Scott Pilgrim vs The World (sur le XBLA et le PSN) ne serait pas le même jeu sans cette bande son du feu de Dieu, qui décuple l’ambiance rétro du titre, au delà de son pixel art de qualité dosée.

Une intro qui donne tout de suite le ton (Anthem), un premier niveau dégageant une atmosphère accueillante (Another Winter), idéal pour débuter dans le jeu; une pure ambiance asiatique sauce 8 bits (Maki Ya), des musiques de boss d’anthologie (Vegetable Rock, Gideon Wrath Part I & II ou Subboss Theme) et une poignée de thème en vrac eux aussi hyper pêchu (Dont mon préféré de toute l’OST, Rock Club sans pourtant oublier des pistes comme Rox 300 ou Technoman). Finalement, son plus gros (seul ?) défaut à ce niveau là, serait son côté… jeu vidéo, dans le sens où les musiques sont en boucle un peu trop rapidement (La plupart du temps une minute suffit avant de repartir en boucle…). Logique dans le fond (On est dans des niveaux qui se bouclent en 10/15 minutes), mais on aurait aimé savourer plus longtemps certaines pistes.

Que serait un post sur Geek Hill Zone sans une dose de hérisson bleu ? Mélangeant ce doux parfum de nostalgie et de modernisme dans ses instruments, l’ost de Sonic Generation me comble de bonheur, c’est certain. Comment ne pas rester insensible au remix Modern assez fantastique de Chemical Plant – presque méconnaissable avec du recul, mais tellement bon – de Sky Sanctuary ou du thème du Death Egg – le thème de l’affrontement contre Eggman lors de la fin de Sonic 2 ou même des deux reprises du fabuleux thème de Crisis City de Sonic 2006 (Tout est dit, tellement ce thème est puissant) ? Sans oublier un petit Planet Wisp, qui donne un peu plus de pêche et dégage un petit sentiment de liberté (Un peu comme le très bon remix « Classic » de City Escape), idéal en sortant de ville le soir après le taff, en finissant par traverser une grande zone boisée. Effet garanti. Et si je devais en citer une dernière, sans aucun doute le surprenant Super Sonic Racing, me donnant à lui seul l’envie d’installer une boule disco sous le retro et des spotlights colorés à la place des phares,  au vu du trip « Dance » qu’il dégage à lui seul.

Et puis, pour finir, tant qu’à faire dans les one shot musicaux, j’ai une affection toute particulière envers la musique du jeu Catherine, avec ces forts sympathiques reprises de musiques classiques, dont cette piste en particulier: l’Arlésienne, Seconde Suite ~Farandole~, thème qui – hélas – boucle un peu trop rapidement, mais dégage encore et toujours malgré les loops un petit souffle épique. Certes, il faut avoir fait le jeu et le niveau qui est lié à cette musique pour comprendre un peu sa portée, mais elle colle tellement bien à la sensation de progression, de montée des marches face à l’adversité que sur une autoroute bien chargée, à enchaîner les dépassements/slaloms entre les voitures, tout en évitant les appels de phare de certains parce qu’on ne roule pas assez vite pour eux, ça me semble être un choix tout naturel.

A côté, je ne refuse pas cette reprise du thème de Skyrim façon métal (même si bizarrement, la musique perd de son côté épique et culte sans le fameux speech du narrateur et du fameux Fus-Ro-Dah), ce remix techno d’une musique obscure mais très prenante d’un Castelvania GB – dont je dois la découverte à l’ami-retro Gemini; ou ce rap/dubstep endiablé dédié à Mortal Kombat, genre (et licence, tant qu’à faire) dont je ne suis pas spécialement friand à la base. Pipomantis, si tu me lis, merci d’avoir linké ça sur Twitter. En parlant d’homme, un autre me vient à l’esprit: Scylaax. Vous le ne connaissez sans doute pas et c’est normal, mais – en dehors de ses réflexions philosophiques parfois étranges sur Twitter – c’est un gars sympathique qui fait de la bonne musique, notamment quelques reprises de temps à autre de musiques de jeux vidéo à différentes sauces.

Par la passé, j’avais bien aimé celle de Undersea and Bombs de Megaman 4, mais celle qui m’intéresse dans l’immédiat, c’est son revamp de Fighting In the Street qui m’a captivé, et la raison est bien simple: Street of Rage. Reprendre un des thèmes les plus connus de la licence était sans doute un pari risqué, pouvant dénaturer l’original, mais le résultat est tout simplement d’excellente facture. Revamp ? Rien à voir avec le groupe japonais vénéré par le divin chauve, c’est simplement le nom donné à une réinterprétation d’une musique, avec de nouveaux « instruments » de musique. Et étant donné que Street of Rage est une licence qui n’a hélas pas fait long feu, et donc, que les remix officiels et autre exploitation de la licence ne sont pas légion, c’est une excellente et légitime raison de dépoussiérer le mythe. Et ça me donne presque envie de me garer en ville après le boulot et d’aller tabasser de la racaille par paquet de dix, en choppant les pommes de l’épicier du coin pour rester en forme.

Côté animation japonaise, il me vient une série assez atypique à l’esprit, mais à la bande originale assez terrible. Panty and Stocking with Gaterbelt, une des dernières productions du studio Gainax (Evangelion, pour n’en citer qu’un – ça permet de cerner tout de suite le niveau du studio), était un anime certes, irrégulier de mon point de vue, mais avec une patte indéniablement originale et assumée. La bande son se devait d’être dans la même veine… Si je pourrais citer les fameux thèmes de transformation des héroïnes et des antagonistes principaux (les excellents Fly Away et le I Want You), je préfère mettre sous la lumière des musiques moins connues, mais finalement toutes aussi bonnes que ses grandes sœurs devenues trop mainstream – comprendre par là que je les ai un peu trop écouté, l’overdose s’est faite ressentir.

Je retiens surtout des pistes comme D City Rock feat. Debra Zeer, la piste rock qui avait fait son petit effet à l’époque de son passage télévisée (C’est littéralement un clip parodiant MTV et de nombreux groupe de musiques célèbres, et non une simple musique d’accompagnement); les répétitives – mais au rythme accrocheur – Ghost Town, ainsi que les Cherryboy Riot I & Part II et surtout, ma préférée du lot: le Corset Theme, dans le pur esprit des thèmes de transformations cités plus haut (Après, j’avoue ne pas me souvenir de son passage dans l’anime). Un thème absolument grisant, qui te donne des ailes, te donne envie de taper du pied et en rythme sur le volant… Sauf dans les virages. C’est dangereux les enfants, ne faites pas ça en voiture. Mais en ligne droite, ça peut se tenter. Par contre, contrairement à ce que je disais plus haut, le remix Dubstep de Fly Away qui se trouve dans le Worst Album refoule légèrement, c’est vraiment du dubstep sans aucun punch et fatalement assez chiant à écouter. Dommage, sur le papier, ça me vendait du rêve.

Finissons cette section anime par une musique qui me tient assez à coeur, malgré son évident côté provocateur: Das Engelandlied, un des génériques de fin de la série d’OAV Hellsing. Oui, ne le répétez à personne, mais il semble que j’écoute secrètement des chants nazis dans ma voiture. Mais, sans doute en parallèle à la vidéo qui accompagne cette musique (qui se veut totalement second degré bien sûr), elle dégage un charme certain – la langue allemande n’y étant tout simplement pas étrangère, sa sonorité si particulière me fascine totalement.

Un peu d’humain dans tout ça ? Qu’à cela ne tienne: au vu de la route que je fais parfois, il me semble tout indiqué que la joie et la bonne humeur communicative (et la qualité sonore en déca de certains, en parlant de communication #taclegratuit ) de certaines émissions du site Badgeek conviennent totalement à une rentrée tranquillou en fin de semaine, sur les autoroutes parfois un brin déserte. C’est surtout les émissions Ca Va Trancher et Erikadi qui ont capté mon attention et qui ont définitivement gagné un auditeur régulier de plus. Même en retirant le facteur « ya des keupins qui y participent, trop cool de les entendre », ce sont deux excellentes émissions, qui se complètent assez bien (Débat, coup de coeur, décorticage de l’actu, chronique en free-style et j’en passe), jamais lassantes, misogynes et indécentes; ils tiennent toujours autant sur la durée (et ce n’est pas donné à tout le monde) et le tout servit par une équipe efficace, qui te fout une banane monstre, tellement les vannes et les jeux de mot vaseux s’enchaînent à un rythme assez fou – sans jamais être lourd. Et Emmanuel – Fuckin’ – Bonami est passé chez eux, et rien que pour ça: respect, j’en avais presque la larme à l’œil tellement ça m’a fait plaisir de le réentendre. Et je sais que je ne suis pas le seul.

Dans tous les cas, de quoi finir (ou recommencer) une semaine avec le sourire.

School Days, Bloody School Days

Bon, je veux bien faire l’effort de jouer à des Visuals Novels comme celui là ou Narcissu (même si le principe est inadapté à une lecture intensive, mais merci Kawa Soft quand même, j’ai passé un bon moment) mais à partir du moment où on sombre dans des histoires typées harem pour finir sur une succession de plan cul, ça ne m’intéresse paaaaas franchement. Du coup, malgré tout, quand on m’a parlé de cet anime qui avait une certaine réputation dans le milieu (Motivation +1), tiré d’un Eroge (ces VN orienté cul, donc) mais sans les scènes H (+ 2), le tout étalé sur 12 épisodes (+3), il n’en fallait pas plus pour tenter le coup.

Aujourd’hui, c’est donc le sulfureux School Days qui passera sur le grill.

Petite précision: Il est, à mes yeux, assez difficile de parler de la série, de sa « réputation » acquise après qu’elle soit terminé au japon sans évoquer sa structure, le contenu de certains passages voir même la finalité qui joue un rôle un peu important. En général, je m’efforce de ne pas spoiler histoire de donner un peu plus envie à un « nouveau venu » qui passerait dans le coin, mais là, c’est un peu un cas de force majeur. Un peu comme Evangelion à l’époque. Je vais pas non plus détailler chaque épisode, mais…Faudra parler de certains points clés.

Les premiers pas dans School Days ne sont pas franchement … rassurant, motivant. Enfin, disons qu’on semble être tombé sur un énième anime un peu cul cul la praline où le héros doit choisir entre 2 nanas comme élu de son calbute cœur. C’est vrai que ça commence comme ça. Et puis, pour être franc, le design pue un peu, c’est générique au possible, le charisme est aux abonnés absents et certains personnages se ressemblent… Du coup j’étais un peu paumé au début parce que je ne connaissais pas encore leurs noms par coeur. A vrai dire, même après 12 épisodes, je ne les connais toujours pas par coeur, parce qu’on a du mal à s’attacher à eux… Et pour en rajouter une couche, durant cette première grosse partie, le fan service est aussi un peu puant: le moins prétexte suffit à montrer un peu de culotte et de décolté, le tout de façon très… artificiel. Ca arrive vraiment quand on ne l’attend pas, genre OUPS, QUOTA DE FANSERVICE CHAUD DEVANT. Du coup, c’est encore plus désagréable qu’à l’accoutumé.

Donc ouais, aux premiers abords, School Days ressemble à un énième anime avec un triangle amoureux: Itô, le mec, veut sortir avec Kotonoha, la seule fille bien formée de la classe. Hélas, il est un peu naze en séduction et se fera aider par sa copine Sekai (et le fera plutôt bien) même si hein, vous l’aurez déjà deviné, développe quand même un petit quelque chose envers Itô. Jusque là, tout va bien. On voit ce petit nouveau couple se développer, passer de bons moments ensemble…

Puis petit à petit, ça commence à dégénérer.

Îto commence à avoir envie de changer de copine, parce qu’en fait Kotonoha n’est pas si bien que ça (elle ne couche au premier soir la bougresse). Pire encore, au lieu de voir une autre fille random dans la classe, il ira taper dans sa voisine de classe, Sekai. Mais là, on ne parle pas juste de sentiments culcul, on va un peu plus loin que ça puisqu’on va carrément aborder la sexualité. Une des forces de l’anime, même si elle montre rapidement ses limites, c’est d’aborder des thèmes comme l’adultère, le fait que chacun peut être une vraie girouette en amour. On ne se contente plus de s’échanger des bisous, on passe à l’étape au dessus. Et ce parti pris, même si ça fera défaut par la suite, est intéressant, apporte un côté un peu « malsain ». Et c’est même pas mal amené en plus.

Cela se met doucement en place, on sent petit à petit la « pression » monter dans ce trio (le désintérêt du héros, son insistance envers Sekai pour coucher avec), les rôles s’inversent jusqu’au moment où les relations semblent atteindre un seuil de non retour, avec quelques scènes franchement sympathiques (En terme de rythme, de mise en scène, d’impact) comme celle où Îto va définitivement rejoindre Sekai sous la pluie, assumant son attirance envers elle. La scène n’est pas « jolie », on n’est pas content pour Îto, c’est en fait le contraire. A partir de ce moment là (à peu près, mais ça marque une étape à mes yeux), Îto confirme mes premières impressions: c’est un bel enculé de service. En parallèle, alors qu’elle nous semble niaise et creuse, on aurait presque de la pitié pour Kotonoha qui va, par la suite, refuser de voir la vérité, de partir sur autre chose. Commence alors une longue descente au enfer…

…Descente aux Enfer qui touche aussi l’anime. C’est un peu le début de la fin. Globalement, je découpe School Days en 3 parties. Et clairement, cette « seconde partie » gâche pas mal l’histoire dans son ensemble. La raison ? L’anime reprend alors une structure propre aux Eroge (logique) en retombant grassement dans le harem pur jus.

Le héros devient subitement le centre d’attention de n’importe quelles filles – ou presque – et finit même par se taper la plupart des prétendantes sans sourciller, les faisant presque passer pour de grosses chaudasses. Du coup, on abandonne le trio d’amoureux, on abandonne cette « montée » dans le drame pour un truc qui à le cul entre 2 chaises: on garde un côté un peu malsain, le malaise provoqué par le choix d’Îto (Donc une ambiance volontairement un peu lourde), mais de l’autre côté, le héros change de partenaire comme de chemises sans vraiment broncher, avec une « légèreté » qui dérange, qui fait tâche. On ne sait plus trop sur quel pied danser, on ne sait pas trop où on va, c’est lourd, on n’y croit pas une seule seconde, on se désintéresse de l’histoire… On sent définitivement trop que c’est un eroge à l’origine et ça lui fait défaut. Vraiment défaut.

Du coup, la suite des évènements qui bouclent la série vont bien trop vite pour se mettre en place correctement: Les petits bouts de scénarios développés à côté n’aboutissent pas forcément de la façon dont on souhaiterait (Le coup des vidéos dans l’infirmerie et de l’humiliation qui s’en suit, qui montre la facette « négative » d’une bonne ambiance entre élève auraient pu aboutir sur quelque chose d’intéressant… Peut être est-ce que le VN est plus complet à ce sujet ?). Et puis, forcément, le retour au triangle amoureux Îto-Sekai-Kotonoha (les autres disparaissent « comme par magie ») parait un peu trop abrupte et tout ce qui mènera à la fin de la série déboule du coup trop rapidement (même si ça tient un minimum debout, mais ça fait « condensé »), parce qu’il fallait rentrer dans le moule des 12 épisodes.

Et merde, quelle fin !

Je m’y attendais un peu. Ce virage à 90 fût sacrément violent, dans tous les sens du terme. Comment ne pas rester insensible à une exécution bien violente du héros, d’une décapitation, d’un éventrage et d’une balade en bateau ? Comment a-t-on pu en arriver à là ? L’idée en soit n’est pas mauvaise, ça a du bon de rentrer un peu dans le lard parfois, mais elle arrive tellement rapidement que ça donne l’impression que c’est…un peu trop gratuit. Ca débarque tellement comme ça dans la seconde partie du dernier épisode que j’ai eu l’impression que c’était une manière un peu trop facile de mettre à terme l’histoire parce qu’on ne savait plus où aller avec le peu de temps qu’il restait. Plus c’est gros mieux ça passe, c’est comme ça qu’on dit, hein ?

Cela dit, au final, c’est un peu ce que l’on attendait secrètement de cet anime, surtout en la mattant en 2011. Parce que soyons un peu réaliste: si aujourd’hui on veut s’intéresser à School Days, à se pencher dessus; c’est bien parce qu’on est conscient, qu’on a entendu ici et là qu’il y a un quelque chose qui ne tourne pas rond (dans le sens « ambiance qui ne colle pas avec la première impression ») dans cette série (ou ce VN je suppose). Ca avait probablement fait son petit effet à l’époque, mais maintenant, on mattera avant tout School Days pour son côté glauque/macabre qui s’en dégage constamment.

A partir de ce point, j’ai senti comme 2 façons de voir la série, 2 façons de la juger.

Dans un premier temps, je vois une série avec un bon potentiel, mais trop limité par son support d’origine. Du coup, l’anime est probablement une adaptation honnête/réussie mais j’aurais aimé qu’il s’en écarte davantage pour faire gagner le tout en crédibilité. Parce que bon, pour résumer ce que j’ai dit plus haut, oui, on a du mal à y croire. Héros creux et tête à claque, passage « harem » sans intérêt et final torché en 2 épisodes, je suis quelque peu resté sur ma faim. Pas mauvais, il y a de bonnes choses, mais l’adaptation aurait dût s’éloigner encore plus de l’original.

De l’autre côté, si on « accepte » ce côté harem/sur-stéréotypé (ses origines, en gros), on peut y voir – et c’est du coup un point de vue aussi intéressant quand même – une certaine satire du genre vidéoludique qui lui a donné naissance. Alors qu’en général, le but de ce genre de « jeu », c’est juste de suivre l’histoire en sautant tout ce qui bouge, le tout se finissant dans la joie et la bonne humeur, School Days montre un peu le revers de la médaille à se comporter comme un enfoiré. On développe de la pitié pour les « victimes » du héros (Toujours désagréable de se faire engrosser par un gars qui se barre juste après vers une autre), un sentiment de haine envers ce dernier, on le voit souffrir petit à petit (en y tirant un certain plaisir, j’avoue) jusqu’à en arriver à un véritable drame à tous les niveaux. C’est surprenant et pas si mauvais que ça.

Une série moyenne, fatalement, mais qui valait quand même le coup. Toute fois, attention à ne pas regarder l’OAV spin of par curiosité, sous peine de s’infliger un gigantesque étron dans les yeux. Oui, je parle de celui où on reprend les personnages de l’anime et qu’on en fait un simili OAV de magical Girl. Si si, magical girl. WTF did I just watch ?

Prend donc une banane pour te forger l’esprit

Oh oui, j’aime le thème du voyage temporel ! Point de départ d’innombrables théories en tout genre et un des gros fantasmes de l’être humain avec l’immortalité, l’idée même de voyager dans le temps me vendra toujours autant de rêve. Univers alternatifs, boucle temporelle où tout est défini à l’avance, paradoxe temporel et j’en passe, les possibilités scénaristiques dans une oeuvre de fiction sont infinies et donnent parfois lieu à des trucs assez géniaux. La trilogie Retour vers le Futur, l’interprétation au sens propre du Paradoxe du grand père dans Futurama, les clins d’oeil aux opus précédents dans MGS3 et son fameux « Time paradox ! » (en vrac et en bref); les exemples ne manquent clairement pas et ne sont pas prêt de manquer. Par contre, IRL, il semblerait qu’un début de réponse a été trouvé pour permettre tout ça: C’est pas vraiment pour tout de suite, voir jamais. Du coup, je vais devoir reporter ma partie de Time Splitters 2 avec Hitler que j’avais prévue pour 2036.

En partant de tout ça, Steins; Gate m’a pas mal intéressé: outre tout ce qui peut concerner les différents personnages et ce qui les entourent, c’est vraiment le thème principal du voyage temporel qui m’a, à lui seul, convaincu de m’intéresser à cette licence. Issue d’un VN visuellement superbe avec un style bien à lui, l’adaptation en anime tient sur 24 épisodes (ouf, de quoi développer un minimum tout ça) et le tout est orchestré par le studio White Fox, assez inconnu au bataillon (Enfin, pour ma part…) et Wikipédia semble un peu confirmer pourquoi: très peu d’oeuvre à leur actif. Du coup, adapter un VN comme Steins Gate était peut être un gros projet pour eux. Ce qui expliquerait 2/3 petits pépins…

Pour en revenir à nos bananes, Steins Gate nous conte l’histoire de Rintaro Okabe, alias Okarin (ou Kyōma Hōōin aussi mais c’est franchement moche à prononcer), jeune scientifique fougueux tout juste majeur, qui passe le plus clair de son temps dans son petit labo improvisé dans son appartement (situé au dessus d’une vieille boutique vendant des téléviseurs) à bidouiller toutes sortes d’inventions, pensant révolutionner un jour la face du monde. Il est accompagné de Daru, le stéréotype de l’otaku un peu obèse sur les bords et toujours à l’affût de caser un sous entendu un peu gras, Mayuri l’amie d’enfance du héros qui n’a d’yeux que pour lui, Ruka la… enfin, le trap de la bande qui ressemble comme 2 gouttes d’eau à une nana; et le tout sera rejoint, entre autre, par Makise Kurisu, une jeune scientifique elle aussi tout juste adulte, un brin tsundere envers le héros d’ailleurs.

Sans rentrer dans les détails, tout part du fait qu’Okarin et sa bande arrivent à créer ne machine non pas à remonter le temps, mais à envoyer des SMS dans le passé grâce à un téléphone connecté à un … micro-onde. C’est déjà un bon début. Et dès qu’on touche au passé, on en subit les conséquences, surtout quand une grosse organisation traîne dans le coin.

Bon, le concept est pas mal bandant, les personnages ne sont pas trop nombreux et le scénario a suffisamment de place pour se développer mais il y a quelque chose qui m’a dérangé assez rapidement… Ouais, je vais directement tailler dans le gras pour virer ce qui ne va pas. Les personnages sont un peu trop stéréotypés, à tous les niveaux. En soit, c’est le dada de la plupart des animes, mais là… ce n’est pas « subtil », ça ne semble pas aller avec le reste. Alors que l’univers et l’ambiance ne s’y prête pas forcément, il a fallu coller à ce fantomatique cahier des charges otaku en nous proposant, en plus de ce qui est précisé plus haut, la grande timide mystérieuse, la nana déguisée en chat et j’en passe, avec la personnalité qui va avec. Oh, si ça peut en rassurer les 2/3 qui liront l’article, on arrive à s’y attacher un minimum et il n’y a rien qui pourrait vraiment rentrer dans la catégorie des anxiogènes (même si on s’en serait bien passé par moment)…

Parce que la grande force de Steins Gate, c’est bien son scénario solide et celui ci a tout de même l’intelligence d’éviter de nous balancer ces clichés à la tronche toutes les 5 minutes. C’est à dire que tôt ou tard, l’histoire, basée sur les voyages temporels rappelons le, trouvera un moyen de contourner ce « problème » de façon subtile et bien trouvée, pour le coup. Ca ne pardonne pas tout, mais eh, c’est bien d’être conscient d’un soucis et de limiter la casse.

En parlant de casse, difficile aussi de ne pas être déçu par l’aspect technique de l’ensemble. Rien de vraiment honteux dans l’absolu mais, peut être est-ce directement en rapport avec le studio qui est derrière tout ça, ça ne …casse pas des briques non plus. Le chara-design reste bon dans l’absolu (j’ai même un peu tendance à le préférer à celui du VN) mais le reste ne rend pas vraiment honneur au style graphique de l’original. On revient finalement à un visuel assez classique d’anime standard, avec en contre partie une qualité de dessin assez variable, une animation assez basique, limite animée avec 3 bouts de ficelles et sans oublier une mise en scène très… fixe, probablement dût à ses origines de Visual Novel. Mais ça rend toujours moyen, ça fait un peu flemmard. A voir avec la récente annonce du film si un peu plus de budget pourrait éventuellement corriger le tir.

Donc ouaip, pas de surprise, on mate Steins Gate surtout pour son scénario. Sans vraiment spoiler, parce que ça se met en place assez rapidement, une de ces grandes forces est d’utiliser la légende urbaine moderne qu’est John Titor. Mais oui, souvenez-vous: c’est une soit disant personne venu du futur (2036 pour être précis) qui a commencé à poster sur un forum des évènements censés se produire dans l’avenir. Rien n’a été confirmé à ce jour, forcément, mais le personnage passionne. Il passionne à un tel point qu’il fait donc parti intégrante de l’histoire de Steins Gate: on y retrouve les grandes lignes de son histoire « présumée vraie » pour apporter une certaine crédibilité à l’anime: c’est même impressionnant de voir à quel point le (les?) scénariste derrière tout ça à su greffer un univers bien à lui, une vraie trame narrative tout autour de cette légende, pour donner naissance à un résultat terriblement accrocheur.

Néanmoins, il est de bon ton de préciser que c’est un anime lent. Certes, rien d’aussi horriblement lent comparé à un certain Kaiji, mais il ne faut pas s’attendre à être tout de suite « à fond » dans l’histoire, notamment avec son premier épisode sans queue ni tête à première vue. En fait, l’anime aime prendre son temps à développer les choses, mettre en place la suite des événements… mais eh, pas trop non plus et surtout on ne s’y ennui jamais (Enfin, perso… mais c’est déjà bon signe). Si, si, je vous jure, ça a beau, parfois, ressembler à un peu de « tranche de vie » avec la vie quotidienne du groupe de scientifique au rabais, il s’y passe quand même toujours un petit quelque chose, un petit détail qui donne envie de voir la suite.

C’est assez passionnant de suivre ce petit groupe dans cette course contre le temps à base de SMS, malgré quelques facilités scénaristiques ici et là. Pas des facilités « mauvaises » en soit, juste du (un poil trop) classique mais tout de même efficace. Mais quand on s’attaque au principe du voyage dans le temps, j’ai envie de dire « normal » et dans un sens, on attend de voir – justement – comment le récit en question va s’approprier les codes du genre (L’effet papillon, la fatalité, etc.).

Le scénario avance donc doucement mais sûrement avec de bons twists et passages forts quand il le faut, relançant souvent avec brio l’intrigue. Mais que l’on ne s’y méprend pas: ce n’est pas non plus un « anime à twist », qui se repose la dessus tel un Lost avec du moe pour accrocher le spectateur. Disons qu’il y a vraiment une belle montée en puissance tout le long de ces 24 épisodes, un récit riche et prenant qui sait nous récompenser comme il se doit, au bon moment. Il y a bien quelques incohérences et trous scénaristiques ici et là (Le VN résout peut être ce problème) mais rien de bien dramatique dans le fond, l’anime m’a justement surpris en restant globalement cohérent et compréhensible du début jusqu’à la fin. Une vraie fin. Joie.

Et quand bien même il ne se repose pas uniquement sur le twist, il faudra tout de même aller jusqu’au bout de l’aventure pour pleinement la savourer, où tous les bouts de scénarios finiront par se recoller entre eux et qu’on se dira « Nom de Zeus, le scénario a tenu debout du début à la fin ! » pour que la boucle (temporelle) soit bouclée. Bien joué, Okarin.

El Psy Congroo !

(Ouais, fallait la faire, alors hein, pouet)

The soul Reaver is moe.

Moi, y succomber ? Je pensais pas que ça arriverait. Ah, ce fameux « Cancer » au sein de la blogosphère otak’ ! K-on est une série qui a longuement fait parler d’elle, toutes proportions gardées. Mais ouais, la série s’est fait une jolie petite réputation un peu partout. Ses raisons ? Un énième (en apparence) anime « Tranche de vie », avec des filles (et uniquement des filles), toutes gentilles, toutes mignonnes (« Moe » quoi) qui font (vaguement) de la musique et en mangeant (souvent) des gâteaux en buvant du thé. That’s all ? Bah ouais, rien de plus, rien de moins.

Son succès est tel que la série possède une forte fan base, ainsi qu’une bonne partie de haters, comme tout gros succès qui se respecte: « Cancer » parce que son succès a de nouveau prolongé le phénomène Moe/Anime « tranche de vie » qui touche la japanimation depuis quelques années, semble-t-il. Et certains n’aimant pas trop ça, la série se fait régulièrement basher la dessus.

C’est vrai qu’à première vue, K-On ! ne rassure pas des masses, ne pousse pas à l’envie de mater. Le concept semble limité, tout semble n’être qu’un prétexte à une bonne dose de niaiserie moe avec un vague thème musical en fond.

…Bon okay, c’est un peu ça. Si, si, j’ai aimé la série, mais je vais pas vous mentir, elle ne vole pas très haut. Mais, j’y reviendrais, ça ne l’empêche pas d’avoir pas mal de qualités en contrepartie. Vous pensiez que ça parlerait principalement de musique ? Pas exactement. On suit les pérégrinations de nos 4 jeunes filles dans leurs vies à l’école, chez elles, à raconter tout et n’importe quoi autour d’un peu de thé et parfois… à faire un peu de musique ! L’entrainement n’est pas vraiment mis en avant et à pour conséquence direct de rendre la progression du skill de chacune guère crédible: comment Yui, la guitariste qui débute justement au début de la série, fait-elle pour être aussi douée en même pas un an, alors qu’on a franchement l’impression qu’elle n’en glande pas une ? Aucune idée, mais je m’en fou, l’aspect musical n’est clairement qu’un bonus dans une mare de thé.

Un bonus de luxe quand même ! Sans être donc au centre de tout, la musique accompagne quand même bien K-On dans ces grandes lignes. Les filles découvrent les joies d’écrire leurs propres textes, qui peuvent paraître ridicule avec des paroles niaises (pas facile d’être profond à leur âge), à tenter de les interpréter au travers de quelques répétitions ici et là pour finalement nous récompenser de notre attente (parce qu’on pensait être un peu là pour ça) par quelques passages « sur scène », où leur talent durement acquis explose enfin. Jusqu’au bout (de la saison du moins), la musique restera effectivement un bonus de luxe. Elle nous accompagne à petite dose (quelques riffs de guitare par ci, en fond sonore, quelques chansons par là pour conclure une petite histoire), mais j’ai kiffé cet aspect finalement, c’est vraiment agréable. Même les génériques de début et de fin sont très agréable à l’écoute ! Si, si, même celui de fin, qui n’est pas une musique mièvre comme à l’accoutumé. Amazing ! (Et puis, c’est grâce à lui que j’ai réalisé le sketch d’ouverture de l’AMV Enfer, donc ça a forcément une petite place dans mon coeur).

K-on est un anime « simple ». Tranche de vie pure et dure avec tout de même une bonne dose d’humour qui fonctionne sans en faire des tonnes (certains gags sont franchement drôles), des personnages attachants… mais rien d’extraordinaire, d’innovant en y repensant, ça pourrait être le cas de n’importe quel anime. Mais ça marche franchement pas mal pour ma part, parce qu’il y a des petits aspects qui changent un peu la donne face à la concurrence. En fait, la « grande force » de K-on ! (Ou tout du moins, sans que ça aille très loin, ce qui le rend agréable tout le long), c’est qu’il sait rester « humble » à tous les niveaux. Comprendre par là que l’anime n’a aucune prétention à l’origine (Ou alors, j’ai rien vu), ne pète pas plus haut que son cul, ne se la joue pas à aucun moment (du moins la saison 1, je crois les doigts pour que la deuxième le reste aussi). Le scénario ne volera jamais loin, et on le sait dès le départ, pas (trop) de surprise. Ca parle de filles qui veulent faire de la musique tout en mangeant des gâteaux ? Eh bien c’est ce que l’on aura durant toute la saison, ni plus, ni moins. K-On !, un anime où on sait clairement à quoi on a affaire, tout en le faisant bien.

Mieux encore, j’ai été agréablement surpris en voyant que la série savait esquiver les gros poncifs des autres productions du genre. Oh, je m’emballe pas, mais disons plus simplement que la série aurait pu facilement tomber dans quelques gros clichés (les mauvais, j’entends) et briser un peu la sympathie que je commençais à développer pour elle.

Je veux dire, lorsque Mio trébuche sur scène (après avoir jouée avec le reste du groupe), il y a ce fameux passage où elle se rend compte juste après que sa culotte est aux yeux de toute la salle. Je m’attendais quelque peu à voir l’habituel gros plan sur son sous vêtement, paré à sortir mon fulguro facepalm et … finalement, l’anime a eu l’intelligence de la montrer de façon détournée. C’est à dire qu’au moment où la « caméra » allait la montrer, on a subtilement l’image d’un bol de riz blanc à rayure bleu à la place. C’est évidemment pour symboliser la culotte, autant niveau forme que du coloris. Mais ça contourne « habilement » (même si ce n’est qu’un détail) le principe du panty-shot.

Tout ça pour dire, même si ça ne parait pas grand chose dit comme ça, que c’est une des différentes (et intelligentes) manières qu’à l’anime d’esquiver ces mauvais travers (Et Dieu que le nombre de perche est élevé). C’est malin (si, si, j’insiste, même pour toi le hater qui lit ses lignes), ce n’est jamais lourd (On a beau avoir les inévitables passages « Habille toi en chat » ou « Comparons la taille de nos poitrines », ils n’insistent jamais longtemps dessus), ça rend la vision vachement agréable, ça permet d’avoir le sourire tout le long de la saison… ou presque !

Ce n’est pas parfait, et c’est la dessus qu’on pourrait en rajouter des tonnes pour descendre la série: il ne s’y passe pas grand chose dans le fond. Pourtant, j’accroche à la globalité, mais parfois, le rythme est tellement lent et les « intrigues » (Oui bon, je sais… appelons ça comme ça) ne sont pas toutes des plus passionnantes. En fait, je pense que c’est aussi (surtout ?) une question d’affinité avec les personnages: ils sont bien stéréotypés et font qu’on a tous, plus ou moins, une préférence ici et là. Du coup, quand la série à tendance à trop se centrer sur un perso qu’on aime moins (Au hasard, Azusa, die bitch), on aimerait bien passer rapidement à autre chose… Parce que dans ces moments là, la lenteur générale devient carrément pesante. Mais ces petits désagréments valent le coup d’être surmontés, car comme un film Marvel, c’est en allant jusqu’au bout, générique compris, qu’on savoure pleinement la chose.

K-on !, en gros, c’est frais, rafraichissement, comme un jeu Wii mais sans l’arrière goût. Alors oui, avec du recul, c’est prendre du plaisir en matant un anime destiné principalement aux filles, on va pas se leurrer… Et alors ? C’est un petit plaisir coupable, on peut le voir comme ça… Je compare avec un tout autre registre (encore que), mais j’avoue que plus jeune, je kiffais Totally Spies. Tu sais que c’est pas vraiment fait pour ton âge, ni ton sexe et que t’as un peu honte de regarder ça quand tes parents sont présents à cause de ces 2 facteurs, mais tu kiffes. Sauf que là, Yui n’est pas habillée toute en latex moulant. Mais tu kiffes quand même.

Mais je rassure quand les 3 du fond, ça reste une vraie bonne série dans tous les cas. C’est simple, pas prise de tête, pas si niais que ça malgré le sujet/contexte (je vous jure que c’est vrai, me regardez pas comme ça), plutôt drôle (Humour sobre, qui fait souvent mouche) et donc accrocheur, pas mal foutu techniquement (malgré quelques ratés dans l’animation pendant les passages sur scènes, mais eh, série Tv oblige, fallait pas trop en demander) et musicalement bien sympathique, une bonne surprise à ce niveau là. Ca ne va pas plus loin que ça, ce n’est clairement pas excellent, mais il remplit parfaitement son contrat: divertir, faire passer un bon moment après une journée de boulot un brin abrutissante. C’est tout ce que je voulais.

Ah, et en bonus et pour conclure, la VF assure méchamment. Sujet à quelques petits débats sans importance sur la traduction de certains termes propres aux fans de la VO, le constat global est sans appel: c’est une réussite. C’est agréable, enjouée, il n’y a pas vraiment de fausse note (l’expression tombe bien) dans ces 12 (et 2 OAVs) qui composent la saison 1 de K-on ! . La voix de Mio peut éventuellement paraître en déca des autres, mais l’interprétation sonne malgré tout très juste. Jamais on ne sentira qu’un comédien ne surjoue, ne colle pas avec le perso interprété et les textes ne donnent quant à eux jamais l’impression d’avoir mal été adaptés. La VO sera peut être toujours mieux mais au moins, la VF est un excellent palliatif, surtout quand on a du mal avec les voix féminines japonaises, parfois irritantes. Pompompidou !

All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

Kaiji S1: un léger Zawa de trop

Alors que certains s’extasient déjà sur l’actuelle saison 2, c’est avec la première que je viens de découvrir l’univers de Kaiji, l’ultime survivant. Plébiscité un peu partout sur la toile, j’ai été happé par la puissance du hype ! L’anime anti-moe par excellence qu’ils disaient ! Une sombre histoire d’un loser au chômage et endetté qui voudrait bien changer sa vie et décide d’y remédier en participant à d’obscures jeux organisés par la mafia locale (en espérant que je ne suivrais pas le même chemin) ! De la tension, de l’intensité, des rebondissements dans une série qui met « bêtement » en scène des jeux d’argent ? Banco ! Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Et je dois reconnaître que ça tient plutôt bien la route même si…

Bon, forcément, on ne peut évidemment pas zapper un point assez crucial quand on découvre Kaiji, un point qui peut faire débat quand on le regarde avec quelqu’un et qui peut même empêcher certaines personnes de sauter le pas : le design. Kaiji, l’anime, est laid. Très laid. Pas que ça soit « mal » dessiné en soit, mais le design est spécial, on va dire. Les personnages sont anguleux au possible, difformes et sont généralement assez …repoussant pour la plupart des gens. Et encore, je suis « content » d’avoir découvert l’univers de Kaiji par le biais de la version anime, vu que l’original, le manga débuté en 1996, semble encore pire à ce niveau là, vu que c’est – à contrario – vraiment pas super bien dessiné (du moins à ses débuts). Enfin, on sent que le trait est encore grave hésitant, que l’auteur ne maîtrise pas toujours certaines expressions. Mais soit, c’est l’anime qui nous intéresse.

On s’y fait. Les débuts sont difficiles, on reste perplexe devant un héros aussi… particulier, physiquement parlant. Coupe de cheveux très 80’, menton et nez en pique, habit un peu kitsh à notre époque… Puis ce n’est pas le seul, toutes les formes géométriques y passent, tout le monde y a le droit, sans exception. Ca choque, surtout dans une période remplie de choses kawai à souhait. Mais on s’y fait, surtout qu’outre ce design si particulier, le reste assure quand même pas mal. Pondu par le studio Madhouse (ce qui est plutôt signe de qualité en général, malgré mes maigres bases en cultures Anime), le résultat compense, à mes yeux, largement le design rebutant. Tout est très propre, sans grosse bavure, correctement animé et dessiné ; on sent qu’on y a mis un minimum de moyen et ça fait grandement plaisir, même pour un anime de 2007.

Mais passons à l’essentiel. Les jeux d’argent. « L’action ». L’intensité. Si Kaiji dégage une telle aura quand on parle de lui dans le milieu, c’est qu’il y a une bonne raison. Justifiée en parti pour ma part, assurément. Kaiji est un anime assez intense. Alors qu’on pourrait légèrement le prendre au second degré quand on connaît le pitch de base, on est assez rapidement rattrapé par la réalité : Kaiji est un anime qui prend régulièrement aux tripes. Le terme est peut être un peu fort, mais à mes yeux, globalement, j’ai vraiment eu droit à une histoire très prenante, avec beaucoup de moments forts… et quelques lourdeurs. J’y reviendrais.

Je me suis pris d’affection pour ce loser anguleux et j’avais envie de le suivre. Kaiji est humain après tout : il tente sa chance dans des jeux d’argent – légèrement douteux où tous les coups sont permis – car complètement désespéré de sa situation sociale, sait se montrer intelligent et posé… tout en faisant parfois des erreurs voir carrément des bourdes aux lourdes conséquences. Il se fera aussi facilement berner à cause de sa soif continuelle d’argent…et on se dit qu’on aurait parfois fait pareil que lui. C’est vraiment la grande force de l’anime : nous rapprocher de Kaiji, nous mettre à ses côtés pour mieux ressentir la pression qu’il endure. On le soutiendrait presque dans sa quête d’argent pour redorer son triste blason, on a envie de le voir progresser et de passer à l’étape suivante avec lui. Le personnage est plutôt approfondit et ça marche.

D’autant plus que Madhouse arrive vraiment à instaurer de l’intensité dans… pas grand chose, en apparence. On pourra trouver ça un peu ridicule avec du recul et/ou aux premiers abords, mais c’est assez grisant de voir Kaiji et les autres personnes dans la même galère que lui parier, au sens propre comme au figuré dans un sens, leur propre vie dans des jeux de hasard. J’ai aimé les voir monter des stratégies plus ou moins farfelues et risquées pour s’en sortir et donner tout ce qu’ils ont en eux parce qu’ils y croient à mort… malgré un facteur Hasard inévitable ; et les voir réagir par la joie ou une tristesse infinie en guise de conséquence à leurs actes. C’est cet aspect qui m’a beaucoup séduit, d’autant plus que la bande son accompagne franchement bien l’action. J’aurais du mal à expliquer concrètement pourquoi (Moi et la musique ça fait 2), mais autant écouter quelques morceaux pour comprendre de suite ce que je ressens.

Pire encore, et meilleur pour le spectateur, à partir d’un certain point, l’aventure n’hésite pas à prendre définitivement une tournure glauque. Ca m’a rappelé Saw (Comprenne qui pourra) même si je suis bien conscient que Kaiji lui est antérieur dans sa version papier. Mais ce côté juste malsain, avec des jeux qui prennent une tournure inattendue, ça surprend agréablement et ça change de ce que l’on a l’habitude de voir. Disons qu’avec le pitch de base, je m’attendais vraiment pas à ça et c’est pas plus mal, je redemanderai presque. Tout n’est pas rose dans le monde de Kaiji, on l’avait deviné, mais pas à un tel point…

Mais il y a une faille dans cette apparente réussite. Kaiji a une mise en scène plutôt réussie et efficace, oui, mais hélas un peu trop lourde quand même à la longue. Si dans les grandes lignes du scénario (Disons que si on prend chaque « point clé » de l’histoire), j’accroche grave et ça marche, il faut quand même admettre que Madhouse en a fait un peu trop, tout un pataquès pour pas grand-chose, afin de mettre en scène de simples jeux d’argent. Au début, ça fait sourire, puis ça devient prenant… Jusqu’à que la formule s’use à vitesse grand V et finisse par lasser voir même agacer. Pas trop, mais tout de même notable quand on veut s’attaquer à cet anime.

Kaiji joue beaucoup sur la répétition dans sa mise en scène : notre héros décrit en long, en large et en travers ce qu’il vit, son ressenti et sa façon d’aborder les choses (Parfois avec de belles métaphores imagées, c’est concept)  puis le narrateur ne va pas hésiter à en rajouter une couche en résumant la situation qu’on vient tout juste de voir… Sans oublier le point de vue de l’adversaire dans certains cas, quelques flashbacks inutiles et surtout cette volonté d’étaler à mort le récit en faisant passer une poignée de secondes (Du récit) en de longues et interminables minutes (Réelles), ne serait-ce que pour montrer un personnage poser une carte. Une putain de carte, limite si c’est pas étalé sur 2 épisodes complets.

Au début, comme je l’ai dit, ça passe. Mais arrivé au dernier arc scénaristique de cette première saison, pour être franc, j’avais envie de dire « Bon, fermez-là et jouez ! J’en ai un peu ras le bol de vos monologues interminables toutes les 5 minutes justes pour poser une putain de carte ! ». Dans le fond, j’accrochais toujours, mais on sentait que c’était poussif (J’ai un éclair de génie ! Comprenne qui pourra bis), que c’était pour rallonger artificiellement l’anime et arriver au chiffre standard de 26 épisodes. Tellement poussif que je suis sûr qu’on pourrait presque faire un Kaiji Kai en 13 épisodes, tout en gardant un minimum d’intensité.

… Et je dois reconnaître que ça me fait un peu douter pour la suite.

Est-ce que la saison 2 suit la même logique au niveau de la mise en scène ? Non parce que, force est de constater que le reste est un quasi sans faute malgré tout: ce n’est pas manichéen, Kaiji fait des erreurs et ne ressort pas systématiquement victorieux, on ne s’ennuie pas malgré les lourdeurs, l’OST déboite gentiment sa race, techniquement ça tient très bien la route et certains rebondissements valent leur pesant de cacahuètes. Mais passé l’effet de surprise, j’ai peur que la suite soit de plus en plus… indigeste, répétitive, leeeeeente et finalement lassante. On verra bien d’ici là quand cette saison sera bouclée.

Les animes du printemps (mais pas trop) – custom selection

Parce qu’un bon vieux pot pourri vaut mieux que plusieurs articles remplis de vide, et histoire de continuer sur ma lancée malgré ma non-sélection par total-manga (2012 sera la bonne !), passons en revu ces quelques animes visionnés récemment pour combler le vide occasionné par cette loooongue recherche du boulot (faut bien s’occuper). Pas forcément ceux qu’on attend à proprement parler d’un article parlant des « animes du printemps », mais plutôt ces animes que j’ai loupé à l’époque parce que je n’étais soi pas né/trop jeune, soit pas encore à fond dans le trip « Anime », ascendant fansub pour certains. Et comme on le dit si bien : il n’est jamais trop tard pour rattraper son retard.

Cobra (1983):

Motivé par les élucubrations facebookienne d’une obscure personne et l’apparition toute récente de l’affiche promotionnelle pour un éventuel film (vu que rien n’est vraiment confirmé), c’est presque 30 ans plus tard que je découvre la célèbre série Cobra, avec son héro beau gosse blondinet inspiré de notre bébel national de l’époque, dans un univers space opera décalé et légèrement coquin.

Eh bien, même si le postulat de base était alléchant, et malgré quelques bons moments assurés, ces presque 30 ans ne lui ont pas fait tant de bien que ça. Je ne parlerai évidemment pas de technique pure, ça serait trop facile (J’dis ça, mais il reste très honorable pour un anime de cette époque), mais pour le reste. L’univers est sympathique, original. Le héros est original lui aussi, il a la classe en toute circonstance et change un peu de ce que l’on a l’habitude de voir ! Mais le reste est, à mes yeux, peut être un peu trop empreint de l’esprit « 80’ ». Logique me dira-t-on !

Mais je sous entends qu’il y a un côté kitsh évident de nos jours. Parfois rigolo à ses dépends (Ah, les pious pious que font les vaisseaux quand ils s’affrontent, ou les supers ordinateurs de l’espace qui fonctionnent avec… des similis VHS en guise de « carte mémoire ») mais qui m’empêche justement de vraiment accrocher, de prendre ça au sérieux quand il le faut. J’ai du mal avec le côté « sexy » où Cobra trouve des jolies filles à moitié nue partout là où il va (d’autant plus qu’elles se ressemblent toutes, au bout d’un moment, ça devient ridicule) et j’ai du mal avec le côté « Random » de l’univers.

Que ça soit dans les personnages où l’on croise tout et n’importe quoi (des canards géants ? Des épées qui parlent ?) ou dans les lieux/situations (Des amazones dans la neige ? Un génie comme celui d’Alladin ? Du Foot US de l’espace ?), je compte plus ces moments où je me suis senti larguer, où j’ai décroché petit à petit parce que j’avais du mal à suivre.

Et forcément, ça grossi fatalement le côté kitsh, la VF est paaaaas terrible. Le héros a vraiment une bonne voix (et je comprends que les fans la réclament pour doubler la récente série Cobra en France) mais le reste est trop symptomatiques des voix habituelles de doublage des années 80/90 : 5/6 voix grands max réemployées un paquet de fois pour faire les personnages « Osef » du fond, des voix pas super impliquées (les 3 sœurs, sérieusement ?) et/ou trop caricaturales. Rien de tel pour continuer à flinguer l’immersion.

En fait, j’ai beau l’avoir descendu en quelques lignes, ce n’est pas pour dire que c’est mauvais, au contraire. C’est surtout que c’est vraiment difficile de juger correctement un tel anime de nos jours… Disons que je regrette de pas l’avoir vu plus tôt. Foutus parents.

Madoka (2011)

Mais OUI ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’avais envie de le voir, mais j’étais un peu sceptique parce que je me méfie toujours un peu de ce qui marche, le hype du moment quoi. Intrigué, mais redoutant un énième anime moe saupoudré de magical girl, j’en suis ressorti grandement surpris et dans le bon sens du terme.

Bon, mettons carte sur table, c’est un argument qui reviendra souvent au cours de ce billet (et j’assume) et je sais que je ne suis pas le seul à le penser, mais 13 épisodes pour une série (12 dans le cas présent) n’est clairement pas suffisant pour vraiment laisser l’histoire s’installer, développer les personnages comme il se doit et tout ce qui va avec. Madoka souffre de ce problème là et c’est ce qui l’empêche d’atteindre l’excellence.

Les personnages ne sont pas bien profonds, on a du mal à s’y attacher, puisque terriblement éphémère (et c’est d’autant plus vrai dans cette série). Presque les 3/4 de la série servent d’introduction à cet univers et même si cette intro fût bonne (quand même), intéressante et motivante pour la suite, une intro reste une intro. En grossissant le trait, disons qu’au moment où ça décolle, la série se termine déjà… Ca laisse un beau sentiment de frustration de voir un plaisir grandissant coupé en plein élan.

Parce que bon, faut reconnaître que ce fût globalement une bien bonne série ! L’idée de faire du magical girl de façon plus sombre (sans tomber dans les mauvais travers), avec un traitement plus… crédible on va dire (Où, pour une fois, obtenir des pouvoirs d’un petit personnage venu de nulle part a de réelles conséquences pas toujours positives) était une excellente idée et force est de constater que le contrat est plutôt bien remplit. Avoir des supers pouvoirs quand on a 12 ans, ce n’est plus aussi cool et rigolo que dans Card Captor Sakura

Et j’ai grandement apprécié cet ensemble, donc. D’autant plus que visuellement, ça dépote pas mal ! Ce mélange entre animation classique de bonne facture et décors & monstres en « papier » pour bien marquer la différence entre les 2 mondes, est une excellente idée et rend franchement bien à l’écran, un régal. Alors ouais le design inspire pas la confiance (Pas fan des têtes élargies, mais on s’y fait), mais le résultat était vraiment pas mal, pas si mièvre/neuneu/whatever que je le pensais. Une vraie bonne surprise, qui aurait mérité un développement plus long (mais pas trop).

Trapèze (2009)

Celui là, je suis resté assez perplexe devant chaque épisode.

Visuellement, j’ai adoré. Ce festival de couleur, ce mélange qui alterne animation classique, personnages en carton, animaux et vrais acteurs de façon complètement aléatoire (Ah, l’infirmière !), ça a un charme fou et ça fait « du bien » vis-à-vis des autres animes. Rien que pour ça, je ne peux pas détester l’anime, ça rend la vision de cet anime agréable, limite …relaxant.

Puis les multiples personnalités du psychiatre sont tellement funs, drôles; on ne sait jamais sur quoi on va tomber et/ou comment il va réagir face à ses patients… Ouais « il », parce que, je suis désolé, on dirait une NANA et j’ai grave été refroidi quand j’ai entendu la voix très virile ( « ;_; » pour la peine, parce que CA MÉRITE UN SMILEY). Et certaines musiques sont vraiment cool, en comptant même l’opening que j’ai écouté systématiquement à chaque épisode, preuve de qualité.

Après, le problème c’est que ça se finit trop vite. On enchaîne tout ça au rythme d’une maladie par épisode (Pour rappel, on y parle d’un psychiatre et de sa façon – particulière – de résoudre les problèmes de ses patients) en se demandant jusqu’où ça va nous mener. On avance, on voit que les différentes histoires se résoudre et s’entrecouper ici et là mais une fois arrivé au générique de fin du dernier épisode, j’ai juste lâché un « C’est… tout ? ».

Ca n’abouti pas forcément sur quelque chose de concret, tous les délires sont purement visuels, aucun n’a d’explication scénaristique. Après je conçois que ça soit un style, mais je dois reconnaître que j’ai du mal à finir sur quelque chose qui n’a pas de réelle fin, sans la moindre explication. A moins qu’une suite existe sous une autre forme ?

En tout cas, c’était clairement pas désagréable. Juste… étrange.

Niea_7 (2000)

J’aurais aimé y croire à cet anime ! J’aurais aimé l’apprécier à sa juste valeur ! Mais en fait, non.

Avec 13 épisodes – encore – je ne pouvais de toute façon pas en attendre grand-chose. La première moitié est sympathique : une histoire d’aliens vivant avec les humains, de la tranche de vie, des petites histoires, et pas mal d’humour avec son lot de personnages atypiques, c’était ma foi une recette qui pouvait marcher.

Ca n’irait sans doute pas bien loin, mais ça aurait fait son boulot : passer un bon petit moment, d’autant plus que la VF est un vrai régal, gros plus pour l’appréciation globale. Et c’était le cas ! Si je dois garder un bon souvenir, c’est pour cette partie, où j’ai apprécié la vie des différents personnages avec un humour qui faisait souvent mouche, il y avait une vraie bonne humeur qui s’en dégageait. Mais…

Puis vint la seconde partie, où il ne s’y passe rien. Mais genre rien du tout. Au début, on commence à nous teaser sur un éventuel développement scénaristique sorti de nulle part, histoire de passer aux choses sérieuses. Soit. On perd en humour, tout devient sérieux, mais pourquoi pas, si ça abouti sur quelque chose ! Eh bin non. J’arrive à la fin du dernier épisode et… Rien. Il ne s’est rien passé.

Le développement qu’on pensait important n’a abouti sur rien du tout, il est tout bêtement passé à la trappe, comme s’il y avait eu un changement de dernière minute lors de la conception des épisodes. J’ai eu cette sale impression d’être en fait arrivé à la fin de la saison 1 (Sans même un cliffhanger à se mettre sous la dent), prêt à enchainer sur la saison 2… qui n‘existe pas. Et n’existera jamais.

Un bien beau gâchis, ouais.

Baccano (2007)

En parlant déception, Baccano ! se pose là. Enfin, en soit, c’était pas mauvais du tout, mais il manquait quelque chose pour vraiment me convaincre…

Dans les grandes lignes, cette série avait tout pour me plaire : un opening qui déchire légèrement, que je n’hésitais pas à matter à chaque épisode (alors qu’en général, je finis par les zapper). Visuellement, la grande classe. Le chara-design est bon, les persos débordent de charisme, l’esthétique globale est réussie ; le tout soutenu par une technique très convenable pour un anime TV. De plus, l’histoire est intéressante, à base (sans trop spoiler) de quêtes pour l’immortalité.

Hélas, 2 détails m’ont un peu bloqué psychologiquement. Avec un tel défilé de personnage et aussi peu d’épisodes, difficile de s’attendre à un vrai gros développement à ce niveau là. La plupart des personnages sont diablement creux et on peine à s’attacher à eux. La plupart sont à peine effleurés par le scénario, ils ont à peine leur heure de gloire qu’on passe déjà à autre chose, à quelqu’un d’autre. A contrario, d’autres personnages mis en avant pour le scénario sont insupportables, comme Miria et Isaac. Sérieusement, ils m’ont rapidement tapé sur les nerfs, le côté excentrique est rapidement devenu imbuvable passé 5 minutes avec eux.

Et puis, tout bêtement, je n’ai pas spécialement accroché à cette histoire volontairement mélangé tel un puzzle géant fraîchement sorti de sa boite. Je n’ai pas bien saisi l’intérêt d’une telle démarche, vu qu’à mes yeux, elle n’apportait pas grand-chose au récit. Certains appellent ça du génie, moi j’ai juste trouvé ça confus de toute part, alors qu’une narration classique aurait très bien pu avoir sa place (ce n’est pas comme si l’histoire dans ses grandes lignes était compliquée, d’où mon incompréhension). Là j’ai eu du mal à m’y retrouver, en étant sans cesse coupé par une autre part de l’histoire au moment où ça commençait à devenir intéressant. Un concept qui m’échappe, probablement…

Néanmoins, je pense me pencher un de ces 4 sur Durarara, paraît que c’est meilleur tout en ayant un petit lien avec Baccano. Pourquoi pas.

Akira (1988)

Bien décidé à rattraper mes nombreux retards, Akira était forcément en tête de liste. Je dois reconnaître que … je ne m’attendais pas à ça, à nouveau.

D’un côté, la claque technique. Difficile de croire que c’est… si vieux. 1988. Que ça soit en terme de qualité du dessin en toutes circonstances ou de l’animation soignée à chaque instant (de la synchro labiale dans un anime ? Sérieusement ?), Akira est véritablement un sans faute sur toute la ligne, un vrai régal pour les yeux, même 20 ans après. Ce n’est évident pas juste, mais après une telle claque, j’ai encore plus de mal (je suis déjà difficile de base, j’avoue) à juger correctement l’animation d’un anime récent. Je veux dire, comment en 20 ans, on n’arrive pas à faire quelque chose d’à peu près fluide, même sur un anime lambda ? Déjà que j’avais du mal de base avec le passage du concert d’Haruhi soit disant « bien animé », là je crois que c’est même plus la peine de me convaincre.

Et en plus, pour ne rien gâcher, la version française envoie du lourd ! Avec, pour ne citer que quelques exemples,  Pierre Hatet (voix de Doc dans Retour vers le Futur) et Alexandre Gillet (Voix de Sonic dans Sonic X, mais eh, ça c’est personnel mais ça touche forcément !) dans le rôle de Tetsuo, ça ne pouvait que cartonner. Hâte de voir la tronche de la nouvelle VF prévue dans le Blu-Ray (l’intérêt, quand même ?).

Après, concernant le film en lui-même, il est… atypique. Pas grand-chose à lui reprocher dans les grandes lignes, sincèrement (je vais pas me retenir parce que je m’attaque à un monstre de l’animation japonaise). Outre la technique pure, c’est maîtrisé en terme de mise en scène, de rythme, d’intensité; on ne s’y ennui pas une seule seconde, l’univers est passionnant et blablabla. Mais ce scénario obscure au possible, c’est … troublant. Et ce final… très ouvert ?

Possible. Néanmoins, j’aurais aimé, vu le postulat de base, être accompagné un peu plus longtemps pour essayer de comprendre un peu plus les tribulations de Kaneda et ses potes. C’est d’autant plus frustrant de finir sur un film « ouvert » quand on sait que le manga d’origine est plus complet, mais genre la moitié seulement de l’œuvre a été adapté en film. J’ai envie de dire, simplement, WTF ? Pourquoi ne s’être arrêté qu’à la moitié ?

Mais je vais faire court : c’était une bonne introduction bourrée de passages cultes tout en restant visuellement impeccable et impressionnant, clairement, mais maintenant, passons aux choses sérieuses : je me mets au manga dès que possible. D’ailleurs…Version couleur ou noir et blanc ?

Gainax et le Secret d’une Bonne Série

Vingt et un ans.

C’est le nombre d’année qu’il m’aura fallu pour découvrir enfin le premier anime d’un studio ayant une renommée qu’on ne présente plus de nos jours. Gainax. Evangelion, Gurren lagann, Kare Kano, Fuli Culi Panty and Stocking, forcément ! Et j’en passe. Studio que tout le monde, connaissant un minimum le monde de l’animation japonaise, a forcément entendu parler au moins une fois dans sa vie. Pour son style particulier, pour ses œuvres singulières, sortant un peu de la masse, reconnaissables entre mille. C’est donc un peu en partant de cet état de fait et poussé aux fesses par les mérites d’une obscure personne que j’ai décidé de colmater ma culture japanim’ avec Nadia et le Secret de L’eau Bleue, première série tv du studio. Et force est de constater que ce voyage dans le temps de 21 ans aura été fort agréable, malgré un coup de vieux prévisible et inévitable.

Nadia et le Secret de l’Eau Bleue, c’est l’histoire de Jean, un jeune inventeur français (Et ça fait plaisir !) en tout genre qui rencontre Nadia, une jolie jeune fille mais esclave d’un cirque au cœur de notre ville représentative aux yeux du reste du monde : Paris. Nadia n’a qu’une seule envie : découvrir ses vrais parents, puisqu’orpheline et prisonnière du cirque. Quant à Jean, il souhaiterait explorer le monde grâce à ses inventions, surtout dans le domaine de l’aviation.

Bingo, ça tombe bien : Jean découvre que Nadia, en plus de vouloir partir pour l’Afrique pour retrouver ses racines, est poursuivit par d’obscures personnes mal intentionnées cherchant à dérober le bijou que porte Nadia, une étrange pierre précieuse qui brille quand le danger rôde, tel Spiderman et son Spider-sens. L’occasion était trop belle : Jean embarque Nadia sur son prototype d’avion (pour rappel, nous sommes en 1889, l’avion n’existe pas encore officiellement) et vont tenter de rejoindre l’autre continent par tous les moyens. A partir de là commence leurs péripéties, entre rencontres étranges, exploration à travers le monde et révélation sur le passé de chacun.

Et c’est ça qui m’a rapidement plu dans cette série.

Cette aventure avec un grand A, ces références à des œuvres comme 20 000 lieux sous les mers ou même Moby-Dick ; cette ambiance « fin du 19ème/début du 20ème siècle » typique avec ces nombreuses inventions en tout genre, notamment  pour l’aviation et cette fameuse quête de l’homme qui veut dompter le ciel. C’est tellement peu courant de croiser ça dans le paysage audiovisuel que ça fait un bien fou, c’est une grosse bouffée d’air frais qu’offre la série après quelques épisodes pour se mettre dans le bain.

Les personnages ont de la gueule (le design 90’ a toujours autant de charme et techniquement, la série tient encore globalement la route, malgré ses quelques errances coréennes), on s’y attache toujours un peu pour X raisons parce que la Gainax a réussi à suffisamment bien les développer pour qu’ils soient tous utiles, intéressants, drôles et possèdent tous leur « moment de gloire » au moins une fois dans la série. Et mine de rien, c’est déjà un très bon point, ça donne toujours l’envie de suivre leurs aventures, de savoir où ils vont atterrir cette fois ci et par quel moyen ils vont s’en sortir.

Il est vrai qu’à première vue, on peut redouter un côté enfantin, un peu neuneu de la chose avec une aventure assez superficielle (surtout avec le postulat de base « Nadia & Jean contre les méchants qui les poursuivent ») mais … Nadia sait cultiver les moments forts en émotions. Sans verser dans le mélo non plus – le ton de la série restant globalement léger – la série aborde de nombreux thèmes assez matures en fait. La vie, la mort, la nature et l’impact de l’homme dessus, le sens des responsabilités et j’en passe ; tout est intelligemment développé pour apporter son lot de passage pas mal mémorable, qui dévoile une série plus adulte et un scénario plus complexe qu’il n’y paraît. Mais, justement…

La série n’a pas une construction parfaite. Preuve d’un premier essai encore hésitant, Nadia souffre d’un problème de rythme évident. Sans trop spoiler, j’ai surtout noté une grosse baisse de rythme (et de qualité, fatalement) pendant une dizaine d’épisode à partir de l’épisode 23. Baisse où il ne s’y passait pas grand-chose, où l’on changeait d’ambiance un peu trop radicalement après la grande réussite des épisodes précédents et de leur montée en puissance. Et accessoirement, Dieu que je déteste les épisodes chantants, ça devrait être proscrit dans les séries TV.

C’est encore plus flagrant quand on passe aux derniers épisodes, juste après cette baisse donc, qui remonte RAPIDEMENT (trop, à mes yeux, 5 épisodes après du vide pour tout conclure dans les normes, c’est trop peu) le niveau de la série à un stade presque épique. Ca prend une tournure intéressante, riche en rebondissements, en révélations et en scènes marquantes. Une bonne grosse montée en puissance qu’on n’avait pas vu depuis trop longtemps au sein de la série et c’est un peu ça le reproche que je peux lui faire : c’est quand même sacrément abrupte au niveau du rythme, on passe vraiment du tout au rien en peu d’épisode, l’intrigue a du mal à correctement se mettre en place.

D’ailleurs, en parlant de tout ça, quand on regarde cette série maintenant et surtout après avoir englouti Evangelion, on sent clairement les bases de celui-ci. Que ça soit dans la façon de traiter certains aspects des personnages ou la tournure que prend le scénario arrivé à un certain stade de la série, on sent clairement la future patte du studio… A noter tout de même une fin réussie dans le cas présent, loin du mindfuck sous acide d’un Evangelion. Guère originale, mais bien orchestrée, comme on la souhaitait secrètement au fur et à mesure des 38 épisodes précédents : Gainax fait dans le conventionnel, mais le fait franchement bien. On aurait aimé rester un peu plus longtemps avec Nadia et Jean, mais eh, relativisons un peu parce que dans le fond, je préfère ça au lieu de la surexploitation un peu honteuse d’Evangelion.

En parallèle à ça, série datant des années 90 oblige, la VF est franchement aléatoire. Ou plus simplement : on y retrouve des voix principales pas mauvaises en soit, plutôt bien joués  mais dès qu’on s’attaque aux personnages moins importants, c’est le grand festival du n’importe quoi. On se retrouve avec un comédien de doublage pour faire 10 personnages « non important » mais qu’on reconnaît au bout de 5 secondes et des voix stéréotypés complètement hors de propos pour des personnages quand même un minimum important. Au hasard… NEMO. Non, pas l’obscure personne précédemment cité (même si…), mais la VF du courageux capitaine prête sérieusement à rire. Une voix légèrement pincée du nez, très surjoué au point d’en devenir ridicule (Une sorte d’air « hautain » très cliché), j’en venais presque à me foutre de sa gueule une fois sa scène « clé » terminée, en l’imitant facilement. Bien que ce genre de soucis n’est pas un cas isolé (hélas), globalement, ça passe assez bien et on finit par s’y faire (même si ça ne s’améliore pas non plus mais ça a le mérite d’être pareil du début à la fin).

A noter, pour le fun qu’il y a un point commun entre ces 2 personnages :

Montrer »


(A gauche, le Capitaine Nemo de Nadia, à droite,
Lord Genome de Gurren Lagann)

Ils ont le même doubleur français et … Il est méconnaissable dans Gurren Lagann par rapport à son rôle dans Nadia. Comme quoi, 20 ans de carrière dans les pattes entre le doublage de ces 2 séries, ça a quand même du bon, tant le fossé est énorme.

Et puis, pour boucler cet aparté concernant la version française, un point qu’il me semble important de souligner : Nadia ne sortira sans doute jamais en DVD chez nous pour pleins de raisons. Elle existe pourtant au Japon et aux USA (Non censuré ?) mais ça semble très mal barré pour une sortie chez nous. Œuvre des années 90 oblige, comme pour la VF, elle a subit la vague de censure à la truelle lors de son arrivée chez nous : censure du sang, censure de maillots de bain, censure de sous entendu un peu dur pour les enfants de 10 ans ; le montage TV est un pur massacre comme on en voyait souvent à côté (Ah, Dragon Ball, St Seya et Ken le Survivant…). Mais…  Pour je ne sais quelle raison, un miracle est arrivé. Pour sa dernière diffusion à la TV (il me semble), Game One – la chaine qui aujourd’hui se résume à KikoololTV ou NarutoTV pour les intimes – veut marquer un « grand coup ». Le temps de 4 soirées fin Avril – début Mai 2001, la chaîne diffusera l’intégrale de la série Nadia en version… restaurée.

Toujours en VF mais pas de générique français (et c’est pas une grosse perte), réinsertion de TOUTES les scènes coupés avec VOST quand il le faut (même si passer de VF à VOST au sein d’un même épisode, ça fait bizarre), rectification des erreurs de montages (soit de la VF, soit de la VO même) et j’en passe ; c’est un véritable travail d’orfèvre que j’ai découvert récemment, un travail qui impose un respect monstre face à cette unique personne qui a passé à l’époque de nombreuses nuits blanches pour satisfaire les fans, et uniquement eux. Le résultat était juste là pour sa diffusion TV et n’a jamais été rediffusé depuis ni même repris pour une quelconque édition DVD. Et c’est ainsi que l’on peut découvrir Nadia aujourd’hui.

Oui, on passe dans l’illégalité dans un sens (vu que les DVD n’existent pas et les rares VHS sont de toute façon issus de la version TV « charcutée » ) et d’un point de vue technique, on ne devra que se contenter que d’un « VHSRip » de ces 4 soirées (trouvable facilement en torrent donc) mais rien que pour saluer l’effort fournit par la chaîne il y a 10 ans de cela, ça vaut clairement le coup de mater la série en VF/VOST aléatoire. C’est un bien pour un mal. Mais à coup sûr un geste que je ne regrette pas. On peut d’ailleurs trouver un historique de tout ce travail de restauration assez unique sur le site officiel du monteur : http://www.fenarinarsa.com/nadia/

Au final, Nadia et le Secret de l’Eau Bleue est une série à laquelle on peut reprocher pas mal de chose, soyons honnête. En partie dû à son âge, forcément, mais aussi dans sa forme pure et dure, perfectible, sentant clairement les premiers pas difficiles d’un studio encore tout jeune. Mais force est de constater qu’il reste avant tout une série franchement plaisante, de part son thème exotique, qui fait du bien même aujourd’hui quand on voit les thèmes abordés dans les animes récents. Je ne parle pas, et donc ne remet pas en cause, forcément de la qualité de ces animes, mais plutôt d’un certain état d’esprit radicalement différent d’il y a 21 ans.

Logique me dira-t-on, mais je regrette que des animes tels que Nadia n’aient pas plus de descendants à l’heure actuelle. Ce côté « grande aventure », où l’on aime suivre nos jeunes (et moins jeunes) héros au travers d’un monde qui fait parfois rêver avec une certaine profondeur scénaristique, de bons personnages pas mal développés (dont pas grand monde n’est à jeter) ; c’est quand même bien rare. Sans doute pas inexistant, mais difficile d’en croiser maintenant.

Mais qu’à cela ne tienne, la série mérite encore d’être vu aujourd’hui. Parce qu’elle regorge encore de qualité et qu’il est toujours intéressant de voir l’évolution d’un studio d’animation japonaise. Mais un peu comme le disait l’homme bicolore concernant Six Feet Under : ne tardez pas trop quand même, la série commence franchement à vieillir.

Soul Eater: J’en reprendrai bien une tranche

Changeons un peu de registre ! Habituellement cantonné aux jeux vidéo, tentons cette fois-ci de décortiquer un anime relativement récent que j’ai pu visionner dans son intégralité dans la langue de Sarkozy. Vous l’aurez évidemment deviné, c’est bien Soul Eater qui passe sur le billard, après être passé dans le bilan 2010 ! Exercice un peu plus difficile, vu la longueur de la série et donc des différentes choses à aborder tout le long, tout en évitant d’en dire trop, sous risque de lasser et de « spoiler ».

A noter pour ceux qui serait méfiants quant à la vision de cette vidéo: elle ne spoile quasiment rien. Pour éviter au maximum que ça arrive, j’ai seulement utilisé les 9 premiers épisodes comme support visuel, là où l’histoire n’était pas encore vraiment lancé. On pourra toujours chipoter parce qu’on voit tel ou tel personnage en avance et tout, mais si on commence à partir dans cette voie là…

Cependant, même si c’est un peu moins funky sans les images (surtout pour les extraits d’épisodes) , j’ai fait une version en mp3 pour ceux qui voudraient écouter ça dans les transports (si vous avait un peu plus de 11min à griller…).

Ah, et pour ceux qui aurait la flemme d’écouter – too long, didn’t re…listen, lol -, mon avis en 2 mots: ça. tue. Voilà qui est dit.

GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

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« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

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« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

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«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.