Michael Bay dans les cordes

Attendez ! Je sais ce que vous vous dites à l’instant où vous avez vu l’image du dessus, ou celle à côté de ces lignes si vous êtes sur l’index du blog. « Transformers« . Pour la plupart des gens qui ne connaissent pas tellement la licence, Transformers c’est surtout un dessin animé issu des années 80 au design désormais ringard et kitshos, et probablement sans intérêt scénaristiquement. C’est aussi, plus récemment, une trilogie filmique à l’intérêt assez discutable par Michael Bay. Donc on a connu mieux comme « bonne image de marque », surtout quand on n’est pas américain et que ça ne fait logiquement pas vraiment parti de notre « culture populaire », nous, français.

Plus personnellement, ça se limite à quelques vagues souvenirs du dessin animé le matin sur M6 avant de partir à l’école, et surtout (mais que sans doute tout le monde a oublié), la série Beast Wars, la version animalière (exit les camions de pompier, et bonjour aux transformations en tigre) de la licence en CG toute moche de l’époque. Et j’avais kiffé en plus. Mais on va éviter de regarder ça de nos jours, autant en garder quelques souvenirs positifs. Là où je veux en venir, c’est que je vais vous parler d’un jeu dont il ne faut pas se fier à l’emballage, pas forcément le plus sexy qu’il soit. Et pourtant ! Et pourtant je vais vous parler d’un jeu terriblement réussi dans son genre – voir même très sérieusement supérieur à certains pseudos « ténors du genre », surprenant à bien des égards alors que je ne suis même pas fan (ni même familier dans le fond) de la licence. Je vais donc vous parler de Transformers: Guerre pour Cybertron (GPC) et pourquoi il faut lui donner sa chance.

Comment donner un peu envie en partant d’un tel postulat ? Les jeux Transformers sur cette génération se cantonnaient à de simples adaptations des films sous forme de GTA-like sauce Hasbro et… ça ne leurs réussissait pas trop. L’intention était bonne, mais le reste sans saveur. Du coup, qu’est-ce qu’on pouvait attendre d’un nouveau jeu Transformers sortant en 2010, soit entre les films Transformers 2 et 3 ? Pas grand chose à vrai dire. J’avais même eu confirmation récemment que la licence était définitivement mal vue par le biais d’une obscure personne qui, en me voyant lancer la démo de la suite de GPC (La Chute de Cybertron), se demandait (l’air moqueur) si on jouait le rôle de Shia Le Beouf. Mais je ne lui en veux pas, je comprends même sa réaction dans le fond ! Et pourtant ! Et pourtant Transformers: Guerre pour Cybertron n’a (étrangement ?) strictement aucun lien avec les films.

Transformers: GPC se veut être une relecture vidéoludique « plus sombre », modernisée des premières aventures des robots-jouets tel qu’on les a connu dans les années 80, de l’origine du conflit entre les Autobots et les Decepticons, de ce qui les a amené à squatter la Terre pour continuer tranquillou leur petite gueguerre personnelle (On pourrait éventuellement s’amuser à les placer « avant » les films partant de ce postulat, mais le lien s’arrête là). La totalité du jeu se déroulera alors sur Cybertron (sans déc’?), la planète Mère des Transformers. Oui, oui, pas d’humains dans les parages, même pas un tas de pixel pour représenter Megan Fox dans le tas, on restera bien encré dans des décors très « métalliques » et rien que pour ça, j’avais déjà envie de sortir la carte bleue.

Et pourtant ! Et po… oui bon bref, ce qui fait tout le sel du jeu, ce qui le rend si « surprenant » c’est bien son gameplay qui tire enfin correctement parti de ce que la licence peut offrir, dans une forme assez irréprochable. Exit les mondes ouverts, et bon retour parmi les bonnes bases du jeu d’action moderne: le Third Person Shooter. Non, non, oubliez définitivement les possibilités de monde relativement vaste pour se balader avec son jouet favoris, et dite bonjour à du jeu à l’ancienne (mais pas trop), en couloir (parce que couloir > open world), à l’action survitaminée et sans temps mort.

Car c’est bien là que le jeu va surprendre (toute proportion gardée, on restera quand même dans du TPS à licence dans l’absolu), car on y trouvera finalement un jeu qui mélange intelligemment des éléments d’antan avec tout ce que la « technique moderne » peut apporter. Mieux encore, on pourrait résumer simplement par le fait qu’High Moon Studio – pour le compte d’Activision en plus (!) –  a pris un malin plaisir à faire un gentil doigt d’honneur à tout un pan de la production « TPS/FPS » actuelle sur de nombreux points, et n’en fait donc pas un « clone générique de [insérer nom de licence du moment] avec un skin Transformers ».

En vrac, on prend un grand plaisir à dessouder du robot parce que malgré les apparences, c’est un TPS hyper dynamique. Le système de « dash » (déplacement rapide dans une direction précise par la seule pression d’une touche) et surtout les transformations à la volée, en plein combats, apportent beaucoup au dynamisme des combats. Oh je sais, vous allez me dire que proposer des transformations en véhicules dans des… couloirs, c’est un choix étrange, là où l’open world semblait plus idéal. Et pourtant, malgré le fait qu’on aurait pu éventuellement avoir des zones de combat un peu plus grande, les transformations permettent avant tout de varier la façon d’appréhender les combats, sans perdre de vue l’essentiel de l’action. C’est tellement jouissif de débarquer dans une zone de combat en mode buggy pour finir par sauter dans la masse ennemie tout en se retransformant en robot bipède, et à commencer d’enchaîner les headshots… avant de repartir à nouveau en véhicule lors qu’un Transformers plus gros que soit débarque à son tour. Mieux encore, lorsqu’on contrôle un « transformers-avion » (avec la possibilité d’évoluer dans des niveaux un peu plus grand que d’habitude), le plaisir vient du fait de pouvoir, pour le fun, se transformer en Avion quand on veut et de survoler la zone ou de décamper à toute vitesse à coup de barrel-roll. Concept tout con, mais les gars derrière ce jeu ont compris ce que l’on cherchait en jouant à du Transformers. Et ça marche du tonnerre.

Mieux encore, le jeu aime donc aller à l’encontre de la concurrence. Une système de vie ? Pas commun, le jeu reprend le système de vie de… Resistance, le FPS sur PS3. On a connu mieux comme référence, mais c’est pourtant un des meilleurs système de santé qu’on a eu dans un TPS et pour preuve: la barre de vie est coupé en 4 morceaux, et cette même vie remontra seulement au maximum de la portion dans laquelle elle se trouve. En gros, au plus proche du game over, la vie remontera seulement à 25% maximum, la seule façon de « revenir à 100% » étant de dénicher les caisses de soin, comme à l’ancienne. Pourquoi n’a-t-on pas ce système de vie plus souvent ? Là encore, ça permet un gameplay plus dynamique, en évitant de rester dans son coin que toute la vie remonte, sans pour autant pénaliser le joueur qui aurait franchit un point de passage avec 3 points de vie et se retrouve bloqué à chaque chargement de sauvegarde dans un moment un peu chaud.

Un système de couverture ? Même pas ! Ca paraît peut être logique vu les colosses d’acier qu’on contrôle, mais il paraît que certains sites reprochent au jeu de ne pas en avoir. Pourquoi ? Ne pas avoir un tel système permet au contraire d’avoir un rythme de jeu toujours pêchu, puisqu’on ne peut pas se cacher constamment, à attendre minutieusement que l’ennemi lui aussi derrière son bloc sorte sa tête pour aligner le headshot. Le jeu pousse le joueur a aller dans la bataille, à bouger constamment, à utiliser ce qu’on lui offre et c’est, mine de rien, une bonne petite bouffée d’air frais vu la mouvance actuelle qui ont trop tendance à baser leur gameplay la dessus.

Ici, le combo « vie qui ne remonte pas » + pas de cover system + les transformations à la volée donnent une saveur particulière et assez grisante à un gameplay, dans l’absolu, assez traditionnel. On reste dans une progression linéaire, avec quelques scripts pour relancer la sauce, des caisses de munitions de temps en temps, des caisses de soins… tout en avançant vers « le point B » et ainsi de suite. Mais il le fait bien ! Et on ne peut décemment pas lui reprocher. C’est un peu l’équivalent mecha de RAGE, mon petit chouchou, en un peu moins bon quand même, mais dont la « simplicité » du gameplay/de la progression en deviens une force.  Et puis, comment ne pas remercier aussi les développeurs d’avoir pensé à intégrer des boss pour conclure chaque niveau ? Pas de QTE, une bonne vieille barre de vie à l’ancienne, une taille parfois immense et c’est parti pour trouver la méthode efficace pour lui gratter un peu de sa barre. Un plaisir simple, mais enfin retrouvé.

Toujours dans cette volonté de bien faire, le jeu se permet même de ne pas insister trop longuement sur le scénario avec finalement assez peu de cinématique (que ça soit en CG ou faites avec le moteur de jeu), la grande partie de la narration se fait en plein jeu, sans interruption (N’est-ce pas, Max ?). C’est pas forcément nouveau et/ou rare, mais c’est une preuve supplémentaire de la bonne volonté des développeurs de faire un jeu bien pensé, surtout qu’en soit le scénario n’est pas follement passionnant, mais si comme moi on découvre l’univers des Transformers et qu’on a quelques atomes crochus avec le genre « mecha », ça se suit plutôt bien et nous fait découvrir un background intéressant, chose presque insoupçonnée.

Je pense aussi, comme cerise sur le gâteau, de la direction artistique de grande qualité (et une partie graphique plus qu’honnête, avec un UE3 efficace sur du metal), avec une volonté (toujours) de varier un peu les décors alors que nous sommes pourtant sur une planète tout en métal (Donc, certes, avec une grande proportion de « gris » dans l’absolu). Entre la ville principale qui surprend parfois par son gigantisme et sa structure, au entrailles de la  planète et de sa faune local composé de limaces géantes mécaniques tout en passant par les prisons Decepticons voir même par… l’espace !, Transformers GPC surprend par sa variété alors que ça semblait plutôt mal barré. Le tout accompagné d’une mise en scène solide, parfois impressionnante (cf les boss) donnant lieu à des passages complètements épiques; on ressort parfois un peu avec les étoiles dans les yeux, à se dire « Not Bad » parce qu’autant de moyen mis en oeuvre, de « passion » (oui, j’ose) pour un bête jeu à licence sur des jouets tout pourrave, ça force le respect.

Bien sûr, tout n’est pas rose (ou gris) non plus dans le monde d’Optimus Prime. Des petites choses à reprocher dans le fond: le jeu est limite trop rythmé. A la manière d’un Vanquish qui tape lui aussi dans l’action à 200 à l’heure, le jeu en devient presque éprouvant. Pas forcément lassant, mais c’est tellement bourrin, l’action est tellement incessante malgré les petites subtilités de gameplay qu’une fois un niveau fini (une bonne heure par niveau, et il y en a 10), on a « besoin » de faire une pause, de souffler un peu. Pas un gros défaut, mais j’aurais peut être aimé un rythme un poil moins soutenu et un poil plus de variété, de passage un peu plus calme (à développer le background ?). Mais le support d’origine ne doit pas aider aussi…

Et l’autre défaut qui en ressort principalement, c’est la présence d’un coop. Je ne suis pas contre ! Mais à partir du moment où tu proposes du coop sans penser à le faire en local, c’est forcément pénalisant pour le joueur solo/offline, qui n’aura pas 36 alternatives. Ca se traduit par le fait que l’on est toujours accompagné de 2 bots quand on joue seul, et donc un coop jusqu’à 3. Les bots ne sont pas cons, ils font même bien leurs boulots. Le soucis ? Vu qu’ils sont immortels (et ce n’est pas plus mal), le principe des classes de personnages à choisir entre les joueurs avant chaque mission (Le trio habituel Soldat/Scientifique/Medic) devient… caduque. A quoi bon prendre soit même un gars qui peut soigner ses potes, créer un bouclier pour arrêter les balles temporairement, alors que les bots qui nous accompagnent n’ont rien à craindre ? Pire encore, même si ce n’est pas dramatique, les boss, aussi jouissif parfois soient-ils, sont pensés pour être affronté à 3 et du coup, la barre de vie est un peu…. longue en solo.

Je terminerai rapidement par un défaut « classique » de ce genre de jeu tout de même: le mode multi. En soit, il est fun, le côté « Battlefield » (Utilisation des véhicules en plein combat, système de classe, XP) est très accrocheur, le level design bien pensé pour tirer parti de chaque catégorie de Transformers… Non le soucis vient que j’arrive après la guerre, et que le passage des DLC (plutôt copieux en plus) ont légèrement flingué la communauté online, du moins sur 360. Pas qu’il n’y a plus personne, mais voir qu’on ne peut plus accéder à une grosse majorité des parties parce qu’on n’a pas les derniers DLC (qui rajoutent pas loin de 10 maps + 10 personnages), c’est un peu rageant. Hélas, La Chute de Cybertron n’y échappera pas avec des DLC dès la sortie du jeu, condamnant très probablement le multijoueurs sur le long terme.

Mais, malgré tout, ce n’est franchement 3 fois rien face au plaisir que j’ai éprouvé tout au long de la campagne solo, car c’est bien elle qui m’intéressait. L’ambiance est excellente (la VF est très réussie d’ailleurs), le background plus captivant qu’il n’y paraît, la progression est fluide, le gameplay particulièrement efficace et cette volonté de ne pas vouloir coller aux standards du genre le rend terriblement sympathique. Certains diront que j’en fais des tonnes pour un bête jeu à licence, mais il est tellement surprenant vis à vis de ces concurrents directs, fait du jeu vidéo sans trop de tares « modernes » qu’il fallait que j’en fasse un pavé ici même. Mission accomplie !

Ô Rage, Ô ID Software, Ô … qu’il est bon ton FPS en fait


Parce que RAGE, c’est aussi un peu de féminité. Et de mini-short.

Toujours un peu de critique vidéo, je continue cette fois-ci dans la lignée de Portal 2 avec un autre FPS, mais nettement moins conceptuel et plus proche de ses ancêtres (Normal, ya un lien de parenté cette fois-ci), le bien nommée RAGE. Pour une fois, on peut fermer quelque peu ses yeux sur le scénario qui ne va jamais très loin mais en contre partie, on peut profiter d’un des meilleurs FPS sorti durant ses 5 dernières années. C’est certes « basique » sur pas mal de point, c’est tellement bon à jouer que j’en redemande sans problème. D’ailleurs, dès que j’ai finis d’écrire cet article, je fonce terminer ma 3ème partie.

Cette fois-ci, je ne sais pas si ça se ressent un peu, j’ai essayé d’y mettre un peu plus de « passion dans mes arguments ». De moins voir le côté négatif (car on pourrait chipoter sur pas mal de choses), et de laisser plus souvent libre court à cette passion, à mettre en avant tous les points positifs du jeu et simplement le fait que le jeu est fun à jouer et « rien de plus ». C’est déjà beaucoup et c’est une notion qu’on oublierait presque de nos jours, vu comment les JV, c’est serious business.

Au pire, détaillons un peu pour ceux qui veulent savoir sur ce que j’ai effleuré/omis dans cet critique, ne voulant pas faire une vidéo interminable (c’est ma critique la plus longue d’ailleurs, je sors le champomy) et inintéressante en m’attardant trop sur des détails:

Dans les Moins, je pourrais insister:

  • Sur la fin, qui est effectivement naze. Ce n’est pas que le dernier « tier » du jeu n’est pas bon à jouer, bien au contraire ! C’est juste qu’on en veut plus, toujours plus et que le jeu aurait pu monter encore d’un cran (déjà assez élevé) dans l’intensité/l’aspect épique de l’action pour pondre une fin d’anthologie. Plus de boss ? Encore de nouveaux types d’ennemis ? Je ne sais pas trop, mais pour le moment, la fin est quand même très abrupte, je m’attendais à encore un peu de niveau et pouf, que dalle. Enfin, si, le générique de fin.
  • En partant de cette fin étrangement tronquée (DLC ?), certains éléments de gameplay (les objets à fabriquer principalement) arrivent trop tard dans le jeu pour qu’on puisse vraiment les utiliser correctement. Pas un grand problème dans l’absolu, mais ça suit la logique du « on en voudrait encore plus, toujours plus »; car les gadgets à créer sont vraiment fun à utiliser. Mais pas assez d’occasions pour.
  • Pas de multi local dans la partie Véhicule du Multijoueurs, ce qui est assez con de la part d’ID pour le coup (alors qu’ils y ont pensé pour le Coop) parce que ça s’y prêtait forcément bien vu le style de jeu et le nombre de participant dans tous les cas (5 max, donc…). Mais bon, c’est un reproche qu’on peut faire à beaucoup de jeux actuels, hélas.
  • Encore et toujours cette quête, pardonnez moi, de merde, avec objets à trouver à travers tout le jeu. Dans le fond, ça irait si on pouvait les trouver quand on veut, histoire de « prendre son temps » pour fouiller (vu que la carte n’est pas très grande, c’est pas trop chiant, contrairement à ces histoires de pigeons). Sauf que dans RAGE, si on veut faire le 100% (Donc toutes les quêtes finies) et qu’on loupe un objet avant certains « script », pouf c’est mort, la partie est flinguée.
  • Une VF excellente ! … mais sans doute limité par un budget peu conséquent. Les comédiens sont très bon, jouent bien leur rôle mais je dois facilement compter quelque chose comme 7/8 comédiens pour doubler une grosse vingtaine de personnages dans le jeu, PNJ compris bien sûr. Donc du coup, pas mal de répétition. Bien faite, mais des répétitions de voix…
  • Le jeu est franchement long pour un FPS, mais j’aurais pas craché sur une « ville » supplémentaire, ou une construction un peu différente; certaines parties de la carte étant « mal exploité/étrangement vide ». Pour ceux qui ont tâté le jeu, la zone glacière en fait partie, par exemple…

Dans les Plus, je pourrais aussi signaler (parce que j’ai quand même pas mal centré ma critique dessus):

  • Une jouabilité parfaite: truc tout bête mais au pad 360, c’est juste parfait. Une gestion des sticks parfaite (Réactivité) rendant la jouabilité très agréable. Et mine de rien, pour une raison que j’ignore, beaucoup de FPS console n’ont pas systématiquement un réglage idéal à ce niveau là. Et forcément, pour un FPS, c’est un peu méga essentiel.
  • Le jeu est un poil facile, mais en même temps, il a le mérite d’être très bien dosé à mes yeux. Même dans la difficulté max, le jeu reste abordable et non un truc d’autiste où il faut apprendre l’emplacement/le script des déplacements par coeur des ennemis  pour espérer s’en sortir. Merci ID.
  • Du coup, la rejouabilité est plutôt bonne, c’est vraiment un jeu dont on y revient avec beaucoup de plaisir, même en coop malgré sa durée de vie de 3h. Et là encore, ce n’est pas si souvent que ça que ça arrive dans un FPS (avant tout solo), vu les orientations multi qu’ils prennent habituellement…
Dans tous les cas, achetez RAGE, c’est bien ça qu’il faut avant tout retenir.

Oh, regarde, c’est la pleine lune


C’est comme le Port-Salut, c’est marqué dessus, le fanart vient d’ici.

Après L.A Noire, c’est au tour de Portal 2, toujours sur le même support, de passer à la moulinette à Podcast. Une aventure assez unique, bien que loin d’être imparfaite. Mais une belle aventure qu’on aimerait quand même voir plus souvent. Et puis, c’est jouable à 2 sur le même écran, c’est donc forcément une très bonne chose !

Côté conception, j’ai tenté d’apporter 2/3 réglages pour mieux présenter la chose: principalement l’apport des titres « de paragraphe » après chaque extrait, pour résumer en quelques mots ce qui va suivre, le tout accompagné par des répliques de Wheatley « légèrement » en rapport aussi. Puis, sans que ça soit indispensable, j’ai rajouté quelques images ici et là pour rendre un peu plus agréable (ou non) la vision de la vidéo. C’est pas la première fois que je fais ça, mais je trouve l’idée sympathique, à voir si je peux rester constant à ce niveau là.

Ah, et je me suis rendu compte trop tard qu’on ne pouvait pas faire de lien cliquable vers un site autre que Youtube sur… Youtube. Oui, à la fin de la vidéo, là. Enfin, tant pis, j’assume l’entièrement responsabilité de cet échec et je … ferais gaffe la prochaine fois !

Allez, la prochaine, ça sera le micro !

Cole Phelps ne voit pas LA vie en rose…

Après une pause pas forcément volontaire, on prend les mêmes et on recommence ! Cette fois-ci, c’est L.A Noire qui passe sur le grill, dans sa version 360. Une bonne expérience mais malheureusement blindée de défauts en tout genre qui empêche le titre d’atteindre les hautes sphères vidéoludiques. Mais peu importe, ça valait quand même (un peu) le coup d’y jouer, rien que pour l’ambiance extra !

Quelques pépins auditifs, I know, mais promis, je réglerais ça en changeant de micro très prochainement (on y croit). Et c’est en HD maintenant ! (j’en connais un qui sera content)

It’s MAHVEL, baby !

Vu l’allure à laquelle j’avançais (ou vu comment la flemme me dominait), je pensais ne jamais sortir cette vidéo, même si je l’avais « annoncé » dans un des précédents articles. Mais question de principe oblige… Surtout quand il faut parler d’un petit coup de coeur maison dans le jeu vidéo, parce qu’un peu de pub ne fait pas de mal, même si le jeu n’en avait pas spécialement besoin.

Mais à GHZ, on est comme ça, on aime les choses et on veut le faire savoir !

Et comme d’hab, une version audio au cas où.

GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

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« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

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« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

Rubrique
«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.

Enfin du bon désherbant capillaire !

La période oldschool dans le jeu vidéo, ce n’est définitivement plus ma tasse de thé. Difficulté artificielle à base d’apprentissage forcé du level design d’un niveau (ce qui comprend les patterns et emplacements des ennemis) sans la moindre courbe de progression, pour éviter de crever au bout de 5 minutes sur un niveau qui en dure 20, sans le moindre checkpoint ou point de sauvegarde.

Certains apprécieront et appelleront ça l’essence du gaming, moi j’appellerais ça une fausse excuse. Parce qu’à l’époque, on faisait avec les moyens du bord, qu’on pouvait tout se permettre car tout était à inventer et que par la même occasion, on ne savait pas vraiment gérer la difficulté, absence de sauvegarde et durée de vie ultra réduite oblige. Fallait bien trouver un moyen de transformer les 1h de jeu en plusieurs semaines d’acharnement sadomasochiste.

Mais par miracle, il arrive que certains développeurs aient quelque peu compris le problème, voir même, aient réussi à proposer un entre deux entre modernité et difficulté oldschool, histoire de satisfaire un maximum de monde. Et ma foi, Super Meat Boy marche franchement bien dans une telle optique.

A l’origine un vulgaire jeu Flash, Super Meat Boy est devenu un jeu XBLA (dans un premier temps) tout en restant un jeu de plate forme 2D (dans tous les sens du terme) profondément sadique, vicelard, putassier, dans lequel le but est de sauver Bondage Girl – enlevée par l’infâme Dr. Fœtus – la petite copine de Meat Boy, le héros du jeu. Rien que ça. S’en suit alors une succession de – très – court niveau à l’ancienne (On commence le niveau et il faut rejoindre la dulcinée en question), dans lesquels on retrouvera une multitude de piège allant de la scie circulaire à de la lave qui grimpe continuellement, des piques bien aiguisés, des lance-missiles à tête chercheuses et j’en passe ; avec un soupçon de boss géant pour achever le tout.

La conséquence de tout ça ? Le jeu est extrêmement difficile, tout en étant extrêmement basique dans ses mécaniques de jeu. Mais le pire, c’est qu’on en redemande, parce que c’est aussi extrêmement efficace.

Basique, parce qu’au final, à quelques variantes près, le seul bouton que vous utiliserez – ou du moins la seule action réellement possible – c’est… sauter. Du mono-bouton, ou presque. On saute, on esquive les ennemis, les pièges ; on récupère des clés en plein vol pour enclencher certains mécanismes ; on re-saute au dessus d’un immense vide en prenant appui sur un mur et on trace une ultime fois jusqu’à la fin du niveau où notre dulcinée nous attend. Sportif mine de rien.

Difficile, parce que le degré d’exigence en terme de précision est plutôt élevé. Soyons honnête, pour se conditionner devant la quasi-totalité des niveaux du jeu : vos premiers essais ne seront que de misérables échecs, finissant généralement dans le vide ou dans les pièges – méticuleusement placés là où on ne les attend pas – le tout accompagné de bonnes giclées de sang, en provenance direct de notre héros en guise de papier peint. Les développeurs ont même poussé le vice en faisant en sorte que les traces de sang ne disparaissent pas d’un essai à un autre, s’accumulant alors jusqu’à temps qu’on termine le niveau. Pire encore, lors du replay final – après l’accomplissement d’un niveau donc – les ~20 dernières tentatives sont enregistrées et superposées pour un festival de suicide de Kirby ensanglantés, pour ne voir qu’un seul survivant arriver jusqu’au bout. C’est à la fois humiliant et fascinant. Mais oui, on aime toujours.

Efficace, car tout le jeu est construit de façon à accrocher le joueur et, malgré sa difficulté hors norme dans tous les cas, à limiter au maximum sa frustration. Ca ne paie pas de mine comme ça, mais les développeurs ont eu quelques idées franchement bien vues. Si la difficulté passe super bien, c’est parce que tout va très, très vite ; les niveaux étant terriblement courts. On a à peine le temps de mourir… qu’une seconde après, on est déjà reparti sur les chapeaux de roue, à retenter ce qui nous semblait infaisable, la rage aux lèvres. Pas de temps de chargement (Ou alors, ce sont les « 1 seconde » dont je parlais), une mort n’entrainera jamais de Game Over, de retour au menu principal, de chargement et de retour à la case départ niveau progression. Les niveaux n’excédant jamais la minute en terme de longueur, on n’aurait presque jamais le temps de souffler, de détester un niveau, de pester réellement contre lui. On recommence une partie en un clin d’œil – sauvegarde entre chaque niveau aidant – la souffrance ne dépassant jamais la minute. Même si parfois, on a l’impression de vivre la minute la plus longue de notre existence, vu comment elle est éprouvante.

Finalement, et c’est assez paradoxal j’en conviendrai, son plus gros défaut – à mes yeux – et d’avoir une jouabilité trop… précise. Comprendre par là qu’il y a tellement de paramètres à prendre en compte lors d’un saut, d’un enchainement de saut en esquivant moult pièges que … même en maitrisant le gameplay et en connaissant le niveau par cœur, il est quasi-impossible de faire 2 fois la même action au même moment.

Sauter plus ou moins haut en maintenant plus ou moins le bouton de saut … tout en dosant la vitesse du personnage avec le stick droit ainsi qu’avec une gâchette pour sprinter… pour juste tenter d’atteindre le mur d’en face à un endroit très précis… sans se prendre un missile LE TOUT en esquivant dans un ultime répit une scie circulaire juste sous nos pieds… Oui, on peut le dire, ça relève parfois du miracle. Surtout dans certains niveaux très avancés.

Un Splosion Man était exigeant/difficile, avec tout de même un minimum de marge pour pas trop se la jouer hardcore. A ce niveau là, Super Meat Boy est absolument impitoyable. Si pendant une grosse – quand même, n’ayez pas peur – partie du jeu, ça ne reste pas tellement gênant, sur la fin on en vient vraiment à s’arracher les ultimes cheveux qu’il pouvait nous rester sur le crâne tellement les déplacements du personnage doivent être hyper précis, sous peine d’enchaîner une trentaine de mort à la suite, sans vraiment avancer. Il faut quand même savoir un minimum où on met les pieds…

Mais au final, malgré cette sueur dégoulinante de nos mains et de notre front, on y revient sans cesse, telle une véritable drogue, parce que le concept est con comme la lune, qu’on comprend tout de suite ce qu’il faut faire et que ça va tellement vite qu’on n’a pas envie (pas le temps ?) d’abandonner avant de finir le niveau en cours. Et des niveaux, il y en a un paquet, le jeu étant particulièrement généreux à ce niveau là. A l’époque de sa sortie, 9€ pour 300 niveaux avec en prime du DLC gratos à venir, c’est définitivement l’affaire du siècle. Et même maintenant, où le prix sur 360 est repassé à 14€, il les vaut clairement.

Et encore, je n’ai pas abordé les autres points positifs… En vrac, Super Meat Boy, c’est un univers attachant malgré son côté « gentiment gore » avec une patte graphique très flash mais pas trop, coloré, qui se renouvelle sans cesse. Rien de tel pour éviter la monotonie quand on enchaîne des dizaines de niveau à la suite, tellement c’est addictif. Les musiques sont excellentes, dynamisent l’action de fort belle manière et insufflent même parfois une dimension épique à nos tentatives de survivre en milieu hostile !

Et surtout, c’est bourré d’humour con-con (mais qui fait toujours mouche) et de références aux jeux vidéo comme on les aime tant. Ne soyez pas surpris de croiser en personnage jouable le héros de Braid, celui de la série Bit Trip et autres références du jeu indépendant (Sans parler des personnages exclusifs à la version PC qui sort dans une semaine, comme le héros de VVVVVV, Minecraft ou le crabe de Half-life, ça donnerait presque envie de craquer à nouveau…).

Si comme moi, vous êtes fâché avec les anciens jeux de plate forme hardcore de votre jeunesse parce que vous êtes définitivement trop vieux pour ces conneries mais que le genre vous manque quand même terriblement (Et ça se comprend), Super Meat Boy est hautement recommandé. Oui, même s’il y a des chances que vous ne finissiez jamais le jeu.

Et je m’excuse pour ceux qui seraient tombés sur l’ébauche de cet article il y a quelques heures de cela (Mon erreur s’étant FORCEMENT encré dans certains agrégateurs, fuck), suite à une fourberie signée WordPress qui met en ligne un BROUILLON. Promis, il sera puni comme il se doit.

Top 7: Sonic et ses essais foireux…

Parce qu’il est toujours bon de se remémorer ses propres erreurs du passé pour mieux rebondir par la suite, je me suis dit que ça ne serait pas du luxe de faire la même chose dans le milieu du jeu-vidéo. Ceux qui me connaissent savent à quel point je vénère ce hérisson has-been qu’est Sonic.

Passage à la 3D difficile (même le joueur du grenier le dit !), licence qui se cherche encore et toujours en tentant de multiples concepts pas toujours bien trouvés, même à l’heure de la sortie de Sonic Colors sur Wii; Sonic reste malgré tout la saga que je porte tout près dans mon coeur.

Rien de tel qu’un avis objectif de quelqu’un qui a suivit le bestiau depuis tout petit, sur ce que la licence a su lui offrir de pire et essayer de comprendre un peu plus la raison d’une telle succession d’échec. Le tout sous la forme d’un Top 7, classement on ne peut plus classique. Pourquoi 7 ? Parce qu’il y a 7 Chaos emeralds dans Sonic ! Eh ouais, on ne se refait pas.


J’ai encore quelques progrès à faire en terme de montage (Je reconnais que je ne savais pas quoi mettre en « image de fond », sachant que pour certains jeux, je préférais éviter le plein écran, pour garder vos yeux sains et sauf), mais mon faible matos m’empêche de viser trop haut.

En attendant, je ne saurais vous conseiller de vous jeter sur Sonic Colors, très bonne surprise de cette fin d’année et véritable soulagement pour le fan ! Eh oui, Colors n’est pas dans le classement, si ça peut en rassurer certains…

Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

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Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

Réponse 2:

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Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

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Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

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Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

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Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

Réponse multiple:

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Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

Réponse 1:

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SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

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Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

Réponse 3:

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Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

Réponse:

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Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?

Entre chiffre maudit et joyau perdu…

Et on remet le couvert concernant les critiques tout en vidéo sur Youtube avec le 2ème essai que j’espère être bien plus convaincant, consacré cette fois-ci à ce petit bijou – malheureusement trop méconnu – qu’est Lost Odyssey, uniquement sur 360.

L’idée de faire la review de ce jeu qui commence à dater légèrement est venu après avoir fait le premier DVD (en attendant la suite, ne l’ayant pas acheté, faut pas pousser non plus) de Final Fantasy 13, sur 360. Le constat est assez simple: Final Fantasy 13 est couillu dans un sens pour partir dans une voie complètement différente de son prédécesseur (FF12) et même de ses ancêtres (Ah, la sainte trinité FF7/8/9), mais foire, à mon sens, le coche pour devenir une régression, voir presque une insulte au genre RPG Japonais. Certes, c’est un genre qui évolue peu par nature, et certains apprécierons cette prise de risque, mais les changements sont tellement… à côté de la plaque qu’ils ne me font dire qu’une chose: FF13 porte bien son numéro.

Ici, Square-Enix a tout simplement décidé, peut être lors d’une soirée trop arrosé, de virer ce qui faisait le charme de la série et du genre en lui même. Vous aimiez vous balader en ville ? Vous aimiez contrôler toute votre équipe en combat pour monter la plus habile des stratégies ? Vous aimiez vous balader sur la carte du monde et découvrir les îlots cachés gardant aux yeux de tous de dangereux boss cachés ?

Final Fantasy 13 s’en moque et les éradiquent sans sourciller !

La fameuse progression dite « en couloir » n’était pas une exagération. Durant les 8h du premier DVD, le scénario n’a tout simplement pas progressé (ou presque, mais c’est de façon très anecdotique), je n’ai fait qu’enchaîner:
– Les combats (Se limitant malheureusement à contrôler qu’un seul personnage et ayant un système de combat tellement assisté que j’ai passé les 3/4 de mon temps à faire LB (Changer de « formation » selon la situation) et A à répétition (Pour sélectionner l’attaque automatique) avec quelques variantes pour aller chercher une potion. Mais. Rien. De. Plus.).
– Les cinématiques (nombreuses, n’apportant pas grand chose et cassant souvent le rythme, puisque souvent sans grand intérêt).
– Les couloirs… vides.

Tu ne le sais pas encore, mais tu as déjà envie de la baffer.

En soit, les couloirs ne me gênent pas tant que ça… Le problème, c’est qu’il n’y a rien à faire dedans, c’est d’un vide assez effrayant. En fait, c’est surtout parce qu’on voit les ennemis sur le chemin, ce qui permet de les combattre ou non. Ce qui en découle, c’est qu’on va donc parcourir des couloirs où l’on ne pourra parler avec personne, où on y trouvera que des coffres rarement intéressant et quelques ennemis par ci par là qu’on pourra esquiver la moitié du temps… Si éventuellement, les combats étaient aléatoires, ça pimenterait la progression avec la peur de tomber sur tout et n’importe quoi à 3 mètres d’un point de sauvegarde… Mais là, avec la possibilité d’anticiper les combats, on flingue un rythme déjà pas bien palpitant.

L’ensemble (malgré tout !) n’est pas si désagréable que ça (Ah ça oui, les graphismes sont beau…), mais laisse un arrière goût dans la bouche en attendant la suite: celui du gâchis. Ce sentiment qui nous fait dire que ça ne s’améliorera pas (ou très peu) et qu’on sait pertinemment que les premières impressions sont déjà les bonnes. Le pire étant cette soit disant « liberté » promise au bout de 20h… qui n’est qu’en fait, et ça ne sera pas un gros spoil de ma part, qu’un bête Monster Hunter-like version RPG. Une grande plaine avec de jolis monstres qui se baladent partout dont les seuls missions annexes que l’on pourra réaliser auront pour but… de les éliminer. Passionnant !

Je continuerais probablement ce FF13, mais je ne me fais pas trop d’illusion quant à un éventuel regain d’intérêt.