Podcasters Assemble #3

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Avec un bon gros mois de retard dans ce que nous avions prévu, on commence quand même 2013 avec notre 3ème podcast en grande partie dédié à quelques lectures récentes chez Marvel, malgré une petite touche de Batman, parce qu’on aime tous un peu Batman. Toujours avec Gemini en co-pilote.

Au programme, dans ce podcast qui dure pas loin d’1h40 au total :

Et comme toujours, la version Youtube pour le streaming:

Craquage de veste

Personnellement, j’ai toujours trouvé qu’il y a avait une sorte « d’avant et un après » Twilight dans la culture populaire. Je m’explique: je n’ai jamais vu la série de films Twilight, je ne compte pas le faire (ou alors avec beaucoup de vodka dans le sang) et je compte encore moins lire les bouquins à l’origine du bousin; j’ai déjà trop d’œuvres majeures à lire avant. Mais malgré tout, il faut avoir vécu longtemps dans une grotte (La Normandie, ça compte pas) pour ne pas s’être rendu compte que ça a eu un certain impact dans la production audiovisuelle, que ça soit en bien (Où ça ?) ou en mal, avec l’influence qu’on lui connait.

En mal ? Twilight est souvent réputé pour avoir quelque peu maltraité le mythe des vampires et des loup garous à cause d’histoires parait-il particulièrement mal écrites en soit, avec comme « base » une idylle ridicule entre l’héroïne lycéenne (La non expressive Kristen Stewart) et le vampire très ténébreux qui brille au soleil (Robert Pattinson, qui avait apparemment déclaré de façon plus ou moins direct qu’il n’avait jamais vraiment aimé tourner dans ces films). Sujet à beaucoup de moquerie (Souvent résumé à une saga pour « midinette »), le succès de la licence est désormais incontestable; elle se porte même plutôt bien jusqu’à maintenant, comme l’atteste la sortie imminente du cinquième opus (le 4.2, même principe qu’avec Harry Potter 7).

Forcément, succès oblige, la concurrence s’est empressé de reprendre les grandes ficelles pour avoir sa part du gâteau. Dans mon cas, dans les productions « fortement influencées- mais pas forcément similaires », je m’étais regardé la série True Blood, qui met en scène une histoire d’amour impossibru entre une humaine et un vampire. Bien sûr, je sais que dans les 2 cas, tout est adapté (librement) de romans, on ne peut pas parler de « copie » à proprement parler mais dans la forme, au fur et à mesure des saisons de True Blood, j’ai personnellement sentie une certaine volonté de toucher le public Twilight, pour mieux les prendre à revers. Car True Blood tape dans un style un peu plus… subversif. Parce qu’on parle quand même d’une série produite par HBO, réputé pour faire des séries qui ne font pas toujours dans la finesse, autant niveau violence que du sexe (Game of Thrones, j’écris ton nom). Ca ne revient en rien la qualité des dites séries évidemment, mais c’est un style… particulier. Et ça marchait particulièrement bien sur True Blood, où certaines scènes faisaient comme une sorte de doigt d’honneur à ce qui a bouleversé le marché quelques temps auparavant.

Récemment, une obscure personne m’a parlé d’une autre série un peu plus mineure par rapport aux autres du même genre, mais parait-il bien plus sympa qu’il n’y paraît. Car elle reconnaissait sans mal que les apparences n’étaient pas en faveur de ce qu’elle proposait réellement aux spectateurs, et qu’on sentait là encore une volonté de surfer sur cette fameuse vague. On m’a donc parlé de Teen Wolf. Yep, je sais, rien que le titre ne donne pas spécialement envie. Je vais donc expliquer pourquoi il est facile de cracher sur cette série, mais aussi pourquoi il serait idiot de s’arrêter à là au risque de louper une bonne série, bien plus surprenante qu’il n’y parait.

Série estampillée MTV, Teen Wolf est une série réadaptant très librement (et oui, toujours pour cette histoire de vague) le film du même nom des années 80 avec Micheal J. Fox. Un reboot pur et dur comme on aime si bien le faire ces dernières années, actuellement à deux saisons, avec une troisième prévue pour 2013. Lancé en Juin 2011 aux USA, elle nous raconte l’histoire de Scott, jeune lycéen en pleine adolescence comme il en existe des dizaines. Puis au cours d’une nuit en forêt avec son ami Stiles, Scott va se faire mordre par un loup garou (Surprise !) mais y survivra et, peu de temps après, découvrira qu’il est devenu à son tour un des leurs. Accompagné de Stiles et finalement du loup garou qui l’a mordu (!), il devra apprendre à maîtriser la bête qui est en lui en l’accordant avec sa vie scolaire, comme sentimentale. Evidemment, ça ne sera pas aussi facile et des menaces externes viendront rapidement se greffer au récit. Et c’est parti pour au moins une saison de 12 épisodes.

Je le sous entendais quelques lignes plus haut, mais Teen Wolf est effectivement une série dans laquelle il est difficile de rentrer, de regarder « sans trop se poser de questions ». Si je devais résumer cette première saison – et malgré des qualités évidentes que j’énoncerais après – en un seul mot, ça serait bien « cliché ». Teen Wolf parait de prime abord une série affreusement mal écrite. C’est parfois tellement grossier que j’ai l’impression que la série tend volontairement le bâton pour se faire battre. Il est vraiment facile de fustiger cette série, de la rabaisser et de passer rapidement à autre chose tant, parfois, on hésite à enchaîner les facepalms devant tant de soucis d’écriture. Principalement, les personnages sont très stéréotypés (autant physiquement (Tout le monde est beau, tout le monde est parfait, et on n’oublie pas les plans large sur la musculature des héros pour mesdames ) qu’au niveau de la personnalité) et les situations particulièrement téléphonées (L’identité du père de l’héroïne, ou tout simplement la rencontre entre le héros et sa copine qui le deviendra en un clin d’oeil tellement abusé, tell me your secrets, Scott), ce qui a donc pour conséquence logique de rentre la quasi-totalité de la saison très prévisible.

On devine facilement qui va finir avec qui pour les histoires d’amour adolescentes; qui est méchant, qui l’est un peu, mais pas trop et surtout comment va se développer cette histoire de loup garous, et tout ce qui gravite autour. Et pour ne rien arranger, on sent un certain manque de budget, avec des FX assez cheap régulièrement, que ça soit dans les versions « loup garous » de certains personnages (le héros est encore plus moche que d’habitude, dingue !) que dans de « bêtes » moment, comme ces passages à bord d’une voiture avec un fond (qui donne donc l’impression de réellement rouler) terriblement mal incrusté, nous ramenant aux heures les plus sombres de la post-production.

Pourtant, l’histoire se suit presque sans déplaisir. Malgré les clichés et de grosses têtes à claque comme le héros ou son rival « Monsieur le beau gosse ténébreux façon Twilight » (Non, je ne suis pas jaloux), l’histoire est un minimum accrocheuse dans la façon dont elle raconte les choses, développe son univers. Si le héros n’est pas intéressant en lui même (un grand classique), le reste de « sa bande » est suffisamment développé pour y trouver son compte. Souvent apprécié des fans parait-il, je comprends un peu mieux le succès de Stiles, le BFF de Scott, qui sort régulièrement des répliques assez tordantes et cinglantes. Il le dit lui même et c’est ce qui le rend si attachant « Je suis petit, gringalet, alors les sarcasmes sont ma seule défense » et c’est ce qui donne toute la saveur au personnage, et en devient même une des raisons principales pour laquelle j’ai continué jusqu’à la fin de la première saison. Si, si, j’assume. Mais même en dehors de ça, il y a quelques petites pointes de bonnes volontés, quelques fulgurances dans le scénario/la mise en scène/les dialogues pour ne pas lâcher l’affaire, comme l’atteste cet épisode très « film d’horreur », où nos héros se retrouvent enfermés dans un lycée en pleine nuit avec un loup garou en liberté. Grosse ficelle j’en conviens, mais toujours efficace, surtout au vu de l’écriture globale.

Jusqu’au bout de la saison, Teen Wolf s’est montré irrégulier dans un premier temps, mais avec tout de même suffisamment de bonnes volontés pour se finir convenablement et donner envie de lancer la saison 2. Et si ça aurait pu s’arrêter là – ou continuer comme ça, strictement de la même façon – mais c’était sans compter sur cette seconde saison qui montre une facette réellement inattendue de la série, une sorte de virage à 180°, et se révèle surtout excellente en tout point, là où la première arrivait « juste » à sauver les meubles mais pas trop.

A vrai dire, une fois la saison 2 digérée, j’ai du mal à comprendre un tel écart qualitatif. Dans le fond, tant mieux ! Mais je ne comprends tout de même pas trop ce qu’il s’est passé en interne pour un tel revirement, une telle montée en puissance. Je l’ai dit, la première saison tendait le bâton régulièrement, plongeait souvent la tête la première dans les clichés sans le moindre second degré derrière pour compenser. La seconde saison ? C’est tout l’inverse. Comme si la première avait été volontairement bâclé pour mettre très (trop ?) rapidement les éléments scénaristiques en place pour un second essai totalement transformé. C’est un peu l’effet « Je veux écrire une histoire, mais les principales idées que j’ai en tête ne concerne que le milieu de mon récit » et qu’on a envie de torcher un peu le début pour rapidement mettre en place ces idées. La plupart des détails qui n’avaient pas trouvé de réponse au début prennent désormais du sens et accentue la séparation avec « l’effet Twilight » du scénario. Teen Wolf a enfin son propre univers, sa propre mythologie (Pour le moment, pas de vampire en vue !).

Mieux encore, l’écriture fait donc un bond: les dialogues sonnent plus justes, les personnages mieux écrits et surtout davantage développés (chaque personnage « principal », tournant autour du héros, a droit à sa petite scène « clé » qui le met vraiment en valeur) et du coup, l’interprétation n’en est que meilleur. On sentait ce potentiel dans la saison 1, mais un potentiel « bridé ». Et du coup, soulagement général ! La série joue désormais énormément avec les clichés du genre. 

Comprendre par là que les scénaristes aiment tourner le spectateur (et même les personnages de leur propre série) en bourrique, en leur faisant croire des choses qui paraissent tellement évidentes, qu’on verrait dans n’importe quelle autre série, par des lignes de dialogues, par une certaine « façon de filmer »… pour au final mieux s’en jouer, le tourner en dérision, s’en moquer simplement. Et finalement, cerise logique sur le gâteau, c’est une saison où… on ne sait jamais vraiment où on va, mais dans le bon sens du  terme ! J’ai été souvent surpris, j’ai retrouvé l’effet « encore un épisode et j’arrête pour ce soir… Wait, déjà cette heure là ? » et ça fait un bien fou après une première saison qui te prémâché constamment la trame générale. Il en va sans dire que j’attends assez impatiemment la saison 3 qui semble mettre une nouvelle fois les bouchées doubles, avec pas moins de 24 épisodes au programme, là où chaque saisons n’en faisait que 12~13. Et franchement, j’imaginais pas dire ça quand j’ai vu les quelques images (voir les premiers épisodes) de cette série quand on m’en a parlé !

Après, pour modérer un peu plus mes propos, il faut tout de même remettre les choses « dans son contexte »: aussi bonne soit-elle, Teen Wolf reste une série quand même typé « adolescent » dans ses codes… et ce n’est pas péjoratif ! Mais il faut être un peu sensible/pas rebuté à tout ce qui touche le milieu scolaire et de suivre des histoires qui tournent quand même souvent autour d’amourettes entre jeunes adultes (avec ces moments de tendresses un peu niais, les déceptions de voir l’être aimé se tourner vers quelqu’un d’autres), découvrant par la même occasion que la vie c’est pas si facile et que les parents, c’est vraiment des cons. Mais passé ce stade (mon côté sentimentale m’a bien aidé, j’avoue), j’ai vraiment passé un très bon moment. Peut être est-elle considérée comme une série de seconde zone (Une série de série B, ça se dit ?), mais une seconde zone de qualité et c’est bien tout ce qui compte.

Réflexion 03: Vers la fin des plaisirs solitaires ?

Tiens, ça faisait longtemps. Fin novembre 2010, j’inaugurais un nouveau type de vidéo dans mes rangs: une « réflexion » sur le thème des jeux vidéo. Réflexion très sommaire/légère, j’en conviens, sur des sujets pas forcément très abordés de manière générale, découpé en 3 étapes: l’interrogation, les exemples et… la conclusion – logique – tentant d’apporter un début de réponse très personnel. Le mois d’après, je remettais le couvert avec la possibilité de prendre du plaisir sur de « mauvais » jeux.

Cette fois-ci, je m’attaque à une mode qui se répand de plus en plus: les mode multijoueurs à toutes les sauces, mettant potentiellement en danger les bonnes aventures solo.

L’histoire d’un Segasex dans le monde viril de la baston

Après avoir revisité ma mémoire dans le monde merveilleux des jeux de rôles (principalement japonais) et en avoir déduit que c’était mon truc, mais pas trop ; passons (de façon non-exhaustive) à ce genre si viril, si convivial entre amis mais aussi trop pointilleux au point que ça en devienne problématique : la baston. Le jeu de combat. L’échange de gnon dans la joie et la bonne humeur. Défouloir par excellence, c’est un genre de jeu qui m’a rapidement conquis pour son côté accessible (du moins à ses débuts) et le fun qu’il procure avec ses potes, à montrer qui à la plus grosse.

Un peu à la manière de FF7 côté RPG, c’est avec l’éternel gros classique qui tâche qui fait office d’ouverture dans le domaine. Mais si ! Tout le monde ou presque y a joué, limite c’est assez souvent le seul épisode auquel le grand public connait (ou cite en référence)… Je parle bien évidemment de Street Fighter 2 sur Super Nintendo (du cousin qui la possédait, moi c’était SEGA mon dada). Premier contact avec l’univers de Ryu et Ken, des pouvoirs prononcés avec les faibles capacités de la console qui nous faisait croire que Ryu disait « Areyouken » à chaque boule de feu… La claque. Pas beaucoup de perso certes, mais ils étaient suffisamment classieux pour marquer leur époque (Mais juste pour l’époque hein, maintenant c’est très kitsh…Mais c’est aussi ce qui fait le charme de la série).

Guile et sa coupe improbable ainsi que son fidèle peigne, Dalshim et son Yoga Fire, Chun-Li et ses cuisses de monstre… Je vais pas tous les faire, on les connait tous dans le fond et c’est ça qui rend le jeu si attrayant aux yeux de tout le monde, à mes yeux… malgré son gros coup de vieux. Parce que je me souviendrais aussi de ces douleurs aux doigts à force d’essayer de faire les quelques techniques de chaque personnages pour arracher la victoire à mon adversaire et qu’avec la manette SNES (comme avec les autres dans le fond), c’était une vraie torture, tellement l’ergonomie était… douteuse. Cette croix ! Faire des quarts de cercle, des « Z » sur cette croix était rapidement devenu un supplice avec le temps, mes premières cloques vidéoludiques devant sans doute venir de là. Mais qu’est-ce que c’était bon.

A cette époque, malgré tout, je n’ai pas touché à grand-chose d’autres. Il y a bien eu les jeux Dragon Ball Z ! Traduits avec les pieds, mous et affreusement rigides avec le temps ; c’était pourtant la grosse claque à l’époque, la grande classe que d’avoir un jeu qui reproduisait fidèlement l’anime qu’on chérissait tant à même pas 10 ans. Je ne compte plus les heures d’un dimanche après midi sous la pluie à jouer aux différents opus de la série, autant sur ma Megadrive que sur la SNES du cousin. Dans mes souvenirs, il y avait aussi cette série pas franchement apprécié pour ma part, dont sa popularité se résumait surtout à son côté provocateur et malsain, je parle bien sûr de Mortal Kombat.

Pas de souvenir mémorable si ce n’est son gameplay encore plus rigide que la concurrence (faut le faire) et son mauvais goût global dégoulinant…Dans le fond, ça m’avait justement intrigué à l’époque parce qu’on bravait les interdits en y jouant, les parents refusant généralement qu’on joue à des jeux si violents… Et que c’est « à cause » d’eux que j’ai forcé ma mère à m’accompagner pour aller voir les différents films. Maman, si tu me lis, désolé de t’avoir infligée ça (Mais c’était parce que je kiffais bien Sub Zero !). Le reste de la série ne m’a jamais attirée, et même les opus récents (« Vs DC Comic » et le prochain qui va sortie, le 9) qui semblent se montrer un peu plus « ambitieux » (tout est relatif), ne m’attirent absolument pas, il y a une philosophie dans cette série qui fait que je n’adhère pas

Plus tard, c’était donc le passage inévitable pour tout gamin de l’époque : la Playstation. Histoire de rester dans le même esprit que le paragraphe précédent, revenons à nouveau sur… les jeux DBZ. Impossible de les manquer. Et pourtant ! Avec du recul, ce sont effectivement des jeux auquel j’ai presque honte d’avouer que je les ai aimé. Maintenant c’est clair, c’est plus ou moins de la daube mais à l’époque, rebelotte, j’ai surkiffé ma race. Dragon Ball Z Final Bout ! Ultimate Battle 22 ! Bah oui, du moment qu’on peut s’éclater la gueule à coup de kaméha, moi ça m’allait à l’époque.

L’un était dans une 3D exécrable, vraiment laide ; le jeu était affreusement lent, pas dynamique et surtout, même si à l’époque on était encore trop jeune pour l’admettre, il y avait des personnages de DBGT. Ah, ce boss de fin, Baby Vegeta, dont l’intérêt vidéoludique m’échappe encore en y repensant. L’autre, j’ai moins de souvenir avec du recul, mais je me souviens surtout d’un aspect graphique pas vraiment agréable : une sorte de mix bâtard entre décors 3D et personnages en 2D toute pixélisée. Atroce.

A côté de ça, la grande révélation sur cette console, la licence que beaucoup ont aimé tout en la reniant aussitôt une fois passé sur PS2 (jusqu’à – encore – aujourd’hui), je parle bien sûr de Tekken. Tout commence avec Tekken 2. Ses personnages kitshs, ses combats à 2 à l’heure mais qui à l’époque avait un certain punch ! Avec le 3, c’était la consécration : pouvoir se battre avec un tronc d’arbre vivant (Mokujin), des dinosaures (Rex et Gon) contre des ours, des pandas, des scientifiques ruskovs alcoolique tout en s’éclatant à côté avec le mode Volley Ball et Beat Them All, c’était un vrai plaisir.  Et même aujourd’hui, un tel contenu, un tel « amour du travail bien fait » en peaufinant son jeu comme il le faudrait obligatoirement ; font que ça restera un vrai bon souvenir. Même si, comme pour beaucoup de jeux PS1, je vais soigneusement éviter d’y rejouer, histoire de garder mes souvenirs intacts… Et ce n’est pas une série que je déteste dans le fond de toute façon, mais je m’en suis pas mal désintéressé par la suite et j’ai franchement du mal à m’y remettre.

En fait, la série que j’apprécie vraiment le plus, même avec du recul, même avec le poids des années, c’est bien la saga Soul Calibur. Eh ouais, j’omets volontairement Soul Edge sur PS1 parce que j’y ai pas joué. C’est avec la Dreamcast que j’ai pris ma plus grosse baffe en terme de baston : splendide, accessible, fun et technique à la fois, des personnages qui dégagent un charisme presque palpable (Kilik ! Sophitia ! Nightmare ! Siegfried !), un mode solo complet et passionnant et des bonus à foison ; il n’en fallait pas moins pour s’imposer d’office comme un indispensable – excellent – jeu sur le support, voir même tout court. Et qu’est-ce que j’étais bon avec Nightmare, personne ne me résistait.

Toujours sur Dreamcast, dans un style pas mal différent, je retiendrais aussi et surtout Power Stone 2 (Le 1 moins, il faisait plutôt office de bêta, de démo du 2). Probablement un des rares jeux dont j’espère un portage XBLA un jour ou l’autre, pour y rejouer dans de bonnes conditions avec une console qui marche ENFIN. Parce que se foutre sur la gueule à 4 en prenant n’importe quels objets qui nous passaient sous la main (Cocktail Molotov ! Bâton magique de San Gôku ! Lance Flamme ! Graine de Bambou !) tout en récupérant des émeraudes permettant de se transformer « façon Sonic », c’était du FUN à l’état pur. Pas super profond, pas super équilibré, mais on y revenait sans cesse, parce qu’aucune partie ne se ressemblait. Et quand j’ai pu y rejouer à l’Epitanime 2010, le bonheur était intact, mes souvenirs ne m’avaient donc pas biaisé : Power Stone est une tuerie intemporelle.

Et paf, une fois le changement de support effectué, nouvelle claque dans la tronche : Soul Calibur 2. Encore plus beau, plus complet et toujours aussi profond et jouable, merci le pad GC. Pas grand-chose à dire si ce n’est que même si le premier restait un cran au dessus dans mon cœur, le 2 l’explosait bien comme il faut, la formule marchait toujours autant (comme l’attestait mes 70h de jeu effectuées en une semaine chrono, allez savoir pourquoi ça m’avait marqué). Et puis surtout, grâce à ce jeu, j’ai pu régler un conflit familial qui n’avait que trop longtemps duré. En finir une bonne fois pour toute avec cette obscure personne cité au début qui m’avait fait découvrir ce genre avec SF2 sur SNES. Lui était du côté Nintendo, moi du côté SEGA. Il était franchement imbattable à Super Smash Bros Melee avec Link sur Gamecube, moi de même sur Soul Calibur avec Nightmare sur Dreamcast. Et paf, coup du destin : Link se retrouve jouable dans Soul Calibur 2.  S’en suit alors un long match en 5 manches gagnantes, tendu comme jamais…

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5-4 pour Link.

Parce que oui, en parlant baston, comment ne pas aborder la saga Smash Bros ? Alors que l’opus 64, joué uniquement en émulation et faisait office de grosse bêta avec son aspect ultra dépouillé de contenu, la suite Melee mettait la barre de KALITAY tellement haute que la suite a réussi à décevoir, malgré qu’elle soit supérieure en tout point (Je ne parle pas que de la présence de Sonic, hein, je vous vois venir). Parce que SSBM, c’est un roster énorme et varié (et un Link cheaté, bâtard), tellement de contenu que t’en chiales rien  qu’à l’idée du temps que tu vas passer à tout débloquer, une prise en main simple et efficace permettant à tout le monde de jouer, sans oublier l’essentiel : un replay value infini. Impossible de se lasser du jeu, tel Power Stone 2 en son temps. La recette parfaite d’un jeu pas loin du sans faute… Même si dans l’absolu, je vois pas trop ce que l’on pouvait reprocher au jeu. A ranger à côté de Soul Calibur dans les meilleurs souvenirs du genre.

Sinon en vrac sur le même support/générations voisines (parce que ça pourrait être encore très long), je garde quelques souvenirs plutôt agréables de Battle Stadium D.O.N, le clone de Smash Bros avec les personnages de One Piece/Naruto et DBZ. Pas aussi bien peaufiné que l’original, les défauts sautaient aux yeux mais c’était fun, les univers assez bien respectés et se faire du Naruto contre Luffy pendant que Cell tabasse Garaa, ça n’a aucun putain de prix. A côté de ça, pendant qu’on parle des adaptations de manga, je garderai un super bon souvenir de Naruto Gekitô Ninja Taisen 3, jeu de baston light par rapport aux ténors du genre mais extrêmement fun à plusieurs et hyper fidèle, un vrai bonheur pour le fan que je suis. Eh oui. Et dire que c’est après cet épisode que la série a commencé sa longue descente aux enfers avec les opus Wii à rallonge qui n’évoluent pas…Tant pis.

En parallèle, il y avait les très moyens Bleach GC et Wii, joli mais mou (GC) et absolument pas profond et équilibré (GC & Wii). Les opus DS sont sympa mais sans plus, le clone de Smash Bros sur PS2 étant assez mauvais. Il y a du mieux avec les Jumps Superstars, clone 2D sur DS de Smash Bros, franchement bon (Ce roster de malade ! Cet aspect BD !), malgré l’évidente absence de localisation française. Ah, les joies de découvrir un jeu avec les FAQs – fraîchement imprimées expliquant les menus – sur les genoux… La belle époque. Et puis forcément, il y a eu les jeux DBZ, véritable tradition dans mon parcours vidéoludiques, avec cette fois ci, de vrais bons jeux, qui font honneur à cette licence. Budokai 3 ! Tenkaishi 3 ! De grosses tueries, chacun ayant leurs propres façons d’appréhender la saga pour des plaisirs complémentaires, même si la formule Tenkaishi a quelque peu ma faveur.

La GC m’aura donné aussi l’occasion de rattraper mon retard avec la découverte du jeu arcade Sonic The Fighter… Oui mais en fait non, c’était pas utile, c’est pas franchement terrible. Je vais pas m’étendre sur le sujet, Youtube en parlera sans doute mieux que moi.

Et là, vous allez me dire : « Minute papillon, et la 2D dans tous ça ? T’as pas l’impression d’avoir oublié des jeux dans le lot ? ».

En fait, c’est simple : la 2D c’est pas tellement mon truc. La baston 2D, c’est une tout autre philosophie que la baston 3D. Ca ne se joue pas du tout de la même façon. La 2D c’est quelque chose de très nerveux, très rapide en général, où on y retrouve en général la foire au combo (aérien dans la plupart des cas) à rallonge, où pour y réaliser la majorité des coups de base, il faut faire des manipulations pas franchement évidente à faire au pad (croix ou joystick), l’idée étant principalement pensé pour un stick arcade. Et dieu sait que je mettrais pas + de 50€ dans une manette inutilisable en dehors des jeux « typé arcade ».

La baston 3D, c’est nettement plus posé, plus calme, plus… lisible et globalement, malgré une « technicité » qui n’a rien à envier à la 2D, une jouabilité très abordable. Dans ce que j’ai fait tout du moins, je cherchais pas tellement à foutre un gros combo qui tâche, celui qui empêche l’adversaire de toucher sa manette pendant 15 secondes ; mais plutôt d’apprendre les « bons coups » (aka pas forcément des combos, juste savoir que telle manip’ de base fait tel coup) et les sortir au bon moment selon la situation.

Néanmoins, la 2D a son charme et n’est évidemment pas dénuée de qualité, bien au contraire. Mais c’est une philosophie plus difficile à appréhender…

En vrac, j’ai tâté et apprécié des jeux comme KOF 97 (le pad Saturn s’en sortant mieux que le pad SNES/MD) même si le design SNKesque m’enchante pas des masses (bon okay, Maï me plait bien, OKAY, NE ME JUGEZ PAS). Mais le gameplay était bon. S’en suit alors Capcom vs SNK 2 sur GC, pas super jouable mais au roster assez bandant, il faut l’admettre. Mais pas jouable, again, empêchant alors de s’y amuser correctement… Je n’oublie pas la case « obligatoire » pour sa culture avec Street Fighter 3.3, dont je reconnais sans mal sa grande qualité (Et puis Q, best perso ever) mais dont l’aspect technique du gameplay réservé à une certaine élite ne m’aura pas convaincu de persévérer.

Car dans le fond, c‘est ça qui me gène avec la 2D, c’est qu’elle semble tellement destinée à une élite parée à s’entraîner des heures dans son coin à sortir des combos de ouf malade. Et les débutants dans tout ça ? Pourquoi la 2D a toujours cette approche élitiste de la chose ? Pourquoi dans la baston 2D, on ne peut pas faire un simple combo en appuyant plusieurs fois sur la même touche, quand on ne touche pas justement l’ennemi ? Je sais pas si quelqu’un voit ce que je veux dire, cette frustration de rater l’adversaire parce que notre coup n’a pas la portée suffisante (ça arrive) et que dans la précipitation, on se retrouve à taper dans le vide à 30cm de l’adversaire, en tapotant la même touche…

Un entre-deux ? Rare mais ça doit exister. Enfin, j’ai peut être trouvé quelque chose qui me conviendrait en fin d’article…

Côté licence qui font plaisir à voir en jeux vidéo, je garde aussi un très bon souvenir de l’adaptation d’Arc System Work de Hokuto no Ken. Manga pas aussi bon que je l’espérais à l’époque où je l’avais chroniqué, mais diablement jouissif par moment, c’est cette jouissance finement retranscrite qui m’a beaucoup plu, avec un gameplay au petit oignon, comme d’habitude avec ASW… Parce que, dans le même esprit, je garde aussi un (très) bon souvenir des Guilty Gear (merci le XX Reload sur PC) et de son fameux Faust et plus récemment BlazeBlue Continuum Shift. Relativement abordable, personnages clichés mais charismatique, bande-son qui déchire et visuel impeccable, la recette ASW fait toujours mouche, même avec BBCS sur console HD (même s’il m’a quelque peu gonflé sur certains points).

D’ailleurs, revenons un peu sur mes premiers amours : la 3D, mais sur console HD. Pas grand-chose à signaler, la démo de Soul Calibur 4 m’a fait bonne impression sans pour  autant me donner l’envie de sauter sur le jeu complet. A côté de ça, dans les vrais achats, il y a le fameux Virtua Fighter 5. Premier contact avec la série et sans doute le dernier… Parce que trop exigeant. Mais en détail, tout est expliqué dans cet article. Mais cherchant surtout à m’amuser sur un jeu de baston, VF5 loupe de coche. A côté de ça, la bonne surprise vient surtout de DOA4, après avoir vite fait tâté du 2 sur PS2. Frustrant quand on joue seul avec une IA réglée avec les pieds, c’est en multi-joueurs qu’il explose véritablement, surtout à 4. Mais le guide en parle mieux que moi… Mais un excellent jeu, jouable pour tous, à sortir dans vos soirées entre pote, assurément !

Le dernier jeu en date est « fatalement » Marvel vs Capcom 3, dont le hype n’a pas arrêté d’augmenter au fils des mois… A tel point que je ne pouvais qu’être déçu de certains aspects une fois la galette dans la console. Mais… Mais… Ca y est, je pense avoir trouvé mon compromis entre 2D et 3D. Je commence à trouver mes marques, à être quelque peu réconcilié avec le genre. J’éprouve un plaisir énorme en jouant, et ça, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

Mais ça, j’y reviendrais sans doute la prochaine fois dans un podcast qui lui sera entièrement dédié…

 

Réflexion 01: Tuerie virtuelle en Ré mineur

Parce qu’il est toujours bon de changer un peu sa routine blogguesque, tentons d’expérimenter un nouveau type de podcast ! Après les classiques Critiques vidéo et Let’s Play, le troisième essai se portera sur un exercice un peu plus… difficile.

Par le biais d’une vidéo n’excédant pas les 10 minutes, je tente de répondre à une question que personne ne se pose, sur un sujet volontairement « décalé/dont tout le monde se fout de base », en développant comme il se doit mon point de vue: une intro faisant office de mise au point sur le sujet, des exemples/contre-exemples (quand c’est possible), puis une tentative de réponse, avec la conclusion qui va avec. That’s all.

I know, c’est un peu délicat à expliquer/concevoir, mais l’idée de m’exprimer totalement sur un sujet un peu plus original que d’habitude, sans que ça soit une énième critique, me plaisait bien. Donc ça sera très… expérimental. Emission 1, donc émission… bêta. Merci de votre compréhension !

Réflexion #1:
La musique dans les FPS en multijoueurs, élément en voie de disparition ?

Team Fortress 2 fait de beaux émules pour pas cher !

Le dématérialisé, c’est pas si mal en fait. Outre le fait que ça soit le titre d’une de mes listes de rangement sur Sens Critique, c’est surtout une vérité qui ne cesse de s’affirmer de jour en jour: à partir du moment où les développeurs peuvent développer et diffuser des jeux à petit budget sur une plate forme de téléchargement comme le Xbox Live Arcade, avec une liberté bien plus grande que dans le cas d’un jeu « en boite »; c’est alors la porte ouverte à… tout et n’importe quoi, il est vrai. Mais aussi à de nombreuses perles qui peuvent oser des choses qu’on n’aurait jamais vu en boite à 70€ (Splosion Man ?) ou plus simplement, des jeux qui vont à l’essentiel en le faisant bien, tout en sachant rester conscient qu’ils n’ont pas les moyens de rivaliser avec les plus grands. Ca tombe, Monday Night Combat fait parti de cette dernière catégorie et c’est définitivement une excellente surprise de plus.

Bon okay, je sais. Vous avez vu les images du jeu. Vous avez vu les trailers « cinématiques ». Et là, les gens de bon goût diront:

But wait… On dirait Team Fortress 2 !

C’est un fait, la patte graphique de MNC est très inspiré de TF2, parce que c’est techniquement low cost mais que ça rend quand même foutrement bien. Et alors ? Le problème, c’est que la masse va croire à une vulgaire repompe de TF2, n’y portant alors qu’un intérêt somme tout assez relatif.

« On dirait TF2, mouais bof ».
« Ah, le ripp-off de TF2 ? Ca me branche pas trop. Je testerais si j’y pense mais bon, je joue plutôt à ce genre de jeu sur PC. »
(La personne se reconnaîtra)

Monde de merde.

Comment vous convaincre de l’essayer, au moins la démo ?
Parce que si les bases sont communes aux 2 jeux, MNC est suffisamment différent tout en étant aussi accrocheur pour valoir sérieusement le coup. Décortiquons un peu la bête.

J’ai pas envie de faire un bête résumé des points positifs/négatifs en détaillant le jeu comme un bête test. Allons à l’essentiel, ce qui plait tant et fait qu’il mérite un peu de notre attention de gamers gavés à TF2. Le gameplay.

Dans les grandes lignes, on dirait du TF2. Monday Night Combat est un TPS totalement arcade (pas de localisation des dégâts, en dehors de la tête pour le Sniper), speed et nerveux; se jouant donc avec un système de classe (6 pour être exact) pour mieux diversifier l’action, le tout dans des arènes pas bien grandes mais foutrement bien pensées.  Jusque là, on navigue en terrain connu. Ce qui fait la différence et c’est ce que j’apprécie vraiment, c’est ce mélange light d’éléments issus de la fameuse mode des « Defence Tower », du STR (un petit peu hein !) et du FPS multi tel qu’on le connait si bien.

Defense Tower, parce que peut se construire des tourelles sur des emplacements prévus à cet effet pour défendre ses potes ou sa base de l’équipe adverse. Alors on choisit soigneusement ce que l’on va construire, selon l’argent dont on dispose (qu’on gagne en faisant des frags, cela va de soit) et selon la situation. Tourelle longue portée ? Tourelle courte portée ? Tourelle de défense « de zone » ? A vous de choisir.

Un zeste de STR, parce qu’avec ce même argent, en plus de se retrouver à 12 sur le terrain à s’entretuer avec un grand sourire, on pourra même « invoquer » une poignée de robot pour nous soutenir dans notre tâche d’élimination de la base ennemi. A vous de choisir, encore une fois, en piochant dans votre porte feuille virtuel, si vous allez construire une tourelle, crée une vague d’unité de soutien pour percer la défense adverse ou économiser pour upgrader votre personnage ?

Et c’est finalement là où MNC montre sa grande force: la richesse de son gameplay. On ne s’emmerde jamais, on a toujours quelque chose à faire de ses dix doigts en pleine mélée. Défendre sa base, améliorer son personnage via un système d’upgrade (Arme plus puissante, plus rapide etc.), emmener son armée à la victoire et défendre ses potes en exploitant correctement les possibilités de sa classe de prédilection, ce n’est peut être pas follement original mais bordel. Ca marche du tonnerre, c’est addictif, on y revient toujours avec le sourire parce que chaque partie ne ressemble à aucune autres. C’est vraiment un jeu où l’expression « Jeu en équipe » prend tout son sens, où ça représente vraiment la clé de la victoire.

Alors certes, vous allez me dire (Chiant comme vous êtes) que dans le fond, du teamplay, des classes, même avec l’histoire des bots de soutiens, ça ne fait pas tout, on retrouve l’essentiel de tout ça un peu partout maintenant (Battlefield say Hi). Ce n’est pas fondamentalement faux, mais, surtout sur console de salon, là où MNC a fait mouche pour ma part, c’est parce qu’il est fun, demande du skill tout en étant absolument pas prise de tête. C’est arcade à 200%, l’ambiance typé « Sport du Futur » est suffisamment réussie et peu exploitée pour que ça marche, on se fait pas chier avec un pseudo réalisme parfois un brin relou (Oui, j’ai envie de courir sans m’épuiser bordel !), de destruction du décors, d’ironsight, de véhicules ou je ne sais quoi en provenance des standards actuels du FPS/TPS.

On revient clairement à quelque chose de plus simple dans les grandes lignes, qui va direct à l’essentiel (le skill, le jeu en équipe). L’esprit TF2 dans un sens, ou plus vieux et pas forcément identique, mais tellement bon (et marquant pour ma part, si vous préférez) et simple dans son approche: Quake 3. C’est pas que les features réalistes et compagnies, j’aime pas, mais avoir un peu de diversités, ça fait plaisir.

Et ON PEUT JOUER A 2 EN ECRAN PARTAGE !!§!. Hallelujah, c’est le summum quoi, jouer avec son pote dans un jeu typé TF2, c’est le pied intégral ! Toujours un plaisir de voir des développeurs penser à notre côté social. A coup sûr dans l’édition 2011 du Guide de Survie.

Bon allez, si l’on devait chipoter: ce n’est pas toujours très bien optimisé (Ca laggue un peu et ça rame parfois au plus fort de l’action, dommage pour un jeu en ligne…), c’est un peu bordélique (surtout quand on débute, on a souvent les fesses en feu le temps de tout comprendre !) et on fait un peu vite le tour des modes de jeu proposés (J’ai surtout parlé du mode en 6 vs 6, il existe un mode proche du Tower Defense jusqu’à 4 en coop (première partie de la vidéo, le Blitz). Assez sympa dans le fond, mais on y reviendra pas souvent, hélas.) et des maps (Là par contre, on y revient avec plaisir mais bon, on a tendance à avoir rapidement la même exigence qu’un jeu « de salon » alors forcément…) mais c’est tellement dérisoire face au plaisir éprouvé après quelques bonnes parties, victoire ou non à la clé…

Faites moi ce plaisir et testez la démo, si la comparaison avec TF2 et que jouer sur console ne vous rebute pas. En tout cas, sans même forcément atteindre le même niveau de perfection d’un TF2, moi j’y retourne sans sourciller.

Guide de survie entre amis, ou comment rester social en 2010…


Oula, attention, pavé en vue !

Que les choses soient bien claires : jouer avec ses amis, sur le même écran, c’est devenu purement et simplement un luxe en 2010, délaissés de toute part par des développeurs soient pris de flémingite aiguë, soit dans l’impossibilité de satisfaire une demande pourtant évidente par le biais d’un quelconque obstacle technologique. Mais les faits sont là, jouer entre amis, c’est de plus en plus rare et potentiellement en phase de disparaître, à profit du fameux Online qui se développent un peu partout. Proposer un aspect communautaire, regrouper un maximum de joueurs dans une même partie pour « plus de fun » et j’en passe; tant de chose qui tente de nous faire passer du côté obscur du gaming.

Mais non, nous ne céderons pas. On aura beau me dire ce que l’on veut sur le Online et d’éventuel avantage (c’est évident qu’il y en ait, certes) pour certains jeux mais les faits sont là : jouer Online, ça ne remplacera jamais le jeu à plusieurs en local.

Imaginez que vous prépariez une soirée/journée entre amis tournant autour du jeu vidéo. Une bonne grosse session bien grasse à se détruire le cerveau pendant 4 à 10h de jeu quasi non stop (le temps de faire le plein de chips/Coca Zéro/Doliprane), tout genre confondu.

Pour faire dans l’actualité, prenez :
– Une grosse TVHD 107cm
– Une 360 pas encore rodée
– Quatre manettes (+ le lot de piles)
– Et une pléthore de jeux, parés à être fumés pendant des heures

Pour cet article, on va prendre ce matos là comme référence.

Mais pour mieux faire un choix, adaptons-le au profil de vos invités qui composent votre équipe.


Situation numéro 1: le Joueur de passage.

Joueur occasionnel, sans tomber dans l’excès, il est l’exemple même du joueur lambda qu’on croisera régulièrement sur son chemin. Trop occupé à réussir ses études ou à sortir en boite un jeudi soir histoire de finir dans le caniveau avec 3g d’alcool dans le sang pour jouer plus régulièrement, mais aimant quand même ça depuis longtemps, parfois son enfance. Il n’a juste pas forcément le même sens des priorités que vous. Il est capable de jouer à un peu près tout, mais à toujours du mal à tout assimiler. Dans ce genre de cas, la première chose à faire est de sortir…

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Halo 3

On aura beau dire ce que l’on voudra, mais Halo 3 reste en partie l’un des FPS les plus accessibles de la console. Son rythme lent (TROP lent à mon goût), son gameplay tout en mollesse et en aide à la visée lui assure une introduction en douceur dans le monde du FPS. Pour ma part, malgré une certaine aisance dans les contrôles, la saga Halo a finit par m’emmerder profondément, avec un gameplay qui a du mal à bouger, qui manque de pêche surtout 10 ans après le premier Halo et des centaines de FPS entre 2.

De la coopération ? La grande nouveauté de cet épisode, c’est de proposer la fameuse coopération à 4. Malheureusement (c’était trop beau pour être vrai), l’écran partagé se limite uniquement à 2 joueurs. Je ne sais pas si c’est pour une raison de limitation de moteur, mais ne pas pouvoir se faire la campagne à 4 dans le canapé, pad en main, c’est un manque qui se fait cruellement ressentir. Parce qu’on se le dise, que ça soit en coopération ou en compétition, ce qui est plaisant dans Halo, c’est l’utilisation simple mais efficace des véhicules, permettant toute sorte de situations bien drôle, gameplay pour assisté ou non. Reste un Coop sympathique, mais plus « par défaut », parce qu’on le parcours à 2.

Côté compétition, on sent clairement, et ce depuis le premier opus, que le local est là par défaut, parce qu’il en faut un, tellement il semble mal adapté. Quatre joueur sur le même écran, sur des maps pour 8~16 joueurs, réduisant à néant la possibilité de se marrer avec les véhicules ? Halo 3 (et Halo en général) l’a fait. Guère intéressant par défaut, avec des maps trop grandes et aucuns bots pour meubler le vide. L’ennui est proche. Seul moyen de palier ce défaut, et comme dans beaucoup d’autres jeux sur 360, jouer Online en même temps… Mais quand on trimbale sa 360 chez un pote qui n’a pas le net, ça le fait moyen.

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Splosion Man

Splosion Man fait parti de ces jeux sortis de nulle part, qui coûtent une broutille (même pas 10€ dans notre cas) et qui se révèle être un indispensable. Ici, point de compétition, mais de la coopération pure et dure, comme on les aime. Et surtout, profitable à 4 sans devoir casquer pour un abonnement Gold ! Et c’est décidément sa grande force, en plus de proposer un gameplay diablement intelligent.

Plate-former typé Oldschool avec une plastique kitsch mais assumée, Splosion Man met en avant un personnage ayant la faculté de se faire exploser pour pouvoir rebondir sur les murs, les obstacles et même ses propres coéquipiers, afin d’atteindre la sortie du niveau. Ca parait simple… Et ça l’est. Et c’est même tout ce qu’il y a à dire sur le gameplay. Pensé pour être joué aussi bien à 2 qu’à 3 voir même à 4 (les mécanismes s’adaptant au nombre de joueurs), la magie opère à merveille tout en permettant à tout le monde d’y jouer, joueur débutant comme confirmé.

Pas forcément très long dans l’absolu, on y revient pourtant sans problème au moindre changement de joueurs, histoire de relancer une énième fois la sauce avec un plaisir intact. Un peu comme Left 4 Dead mais dans un univers enfantin (encore que…), c’est vraiment le jeu où tout peut arriver, fou rire, coup de pute comme enchainement de facepalm face à l’incompétence de ses alliés.

Le Coop à son meilleur.


Situation numéro 2: Le Gamer.

Des hardcore gamers purs souches. Vous savez, ceux qui jouent à 1) tout se qui peut sortir 2) ou au moins aux gros jeux du moment, quitte – parfois – à ne jouer qu’à ça. Le genre de personne qui peut, à peu près, s’adapter à n’importe quel jeu, parce qu’il a de la bouteille. Que doit-on sortir pour satisfaire leurs pulsions vidéoludiques ?

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Left 4 Dead

Oui c’est moche, oui le contenu est famélique, mais bordel. C’est juste l’un des meilleurs Coop que j’ai pu faire à ce jour. Pour ceux du fond qui viennent de se réveiller, L4D c’est du défouraillage de zombie en coopération comme on en fait plus, réalisé par ces branles mous de Valve, fusion improbable entre la stupidité et le génie.

D’une fluidité quasi sans faille et d’un gameplay en béton armé parfaitement coulé dans le moule de la console, le mode 2J en écran partagé est un pur bonheur, tant il assure et décuple les sensations de jeu. On ne passera pas son temps à scruter ses alliés et à gueuler dans le micro comme un goret pour savoir où ils sont dans le jeu en ligne, mais on savourera pleinement les parties en sachant où se trouve son pote en scrutant son écran, en coordonnant ses attaques sans subir les affres d’un micro Microsoft complètement à la ramasse et on triomphera main dans la main de la menace ennemi dans un grand éclat de rire et de rage mélangés.

Là encore, L4D pêche surtout par l’absence, quelque soit le mode de jeu, d’un mode 4 joueurs. C’est d’autant plus dommage que c’était vraiment la chose qu’il fallait le plus, tant le coopératif à 4 se révèle parfaitement branlé, avec des vraies interactions entre les joueurs, où chaque joueurs se sent utile. Un peu plus onéreux, mais encore plus ultime : jouer en LAN (Au pire, en Live) avec 2 TV, 2 consoles. Orgasmique.

Il est donc toujours possible de jouer en ligne tout en étant en écran partagé (chose se révélant indispensable pour profiter pleinement de l’excellent mode Versus, mode inutile quand on n’est que 2 joueurs) mais on aurait aimé que les développeurs se soient un peu plus bougé le cul. Valve quoi.

Quoi qu’il en soit, même à 2, les PCistes auront beau me convaincre que L4D PC, cay mieux et plus complet, je n’en démordrais pas et je ne lâcherais pas ma manette de si tôt.

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Call Of Duty: Modern Warfare 2

Ah, Call of Duty ! Modern Warfare ! La licence qu’on aime tabasser par de multiples arguments parce qu’elle cartonne partout dans le monde ! Personnellement, la série ne me fait ni chaud ni froid, si ce n’est le 4 en solo qui m’a un peu (beaucoup en fait) gonflé, avec son idéologie US un peu douteuse, ses scripts à foison (Le respawn ennemi, FUUUUUU !) et… son générique de fin bien ridicule.

Cependant, il y a bien une chose qu’on ne peut pas vraiment lui reprocher : l’excellence de son mode multi-joueurs. Ya pas à chier, IW est un as en ce qui concerne l’aspect multi de leur bébé, avec un contenu solide, un gameplay au poil lui aussi adapté avec brio au pad lui assurant un replay-value presque infinie (ty ward, lolol). Malheureusement, c’est surtout Online que ça se ressent. Si on se contente du bon vieux multi-joueurs local tant apprécié comme à l’époque, l’intérêt tombe en flèche. Ce n’est pas Halo 3 non plus, mais encore une fois, ça donne une impression d’ajout à la va-vite histoire de se donner bonne conscience. D’un côté, il y a le multi en compétitif, jouable à 4 comme à la grande époque, mais qui fonctionne comme Halo : pas de bot, des maps parfois bien grande et des modes de jeux pas adaptés à un si faible nombre de joueurs.

Et pourtant ! Sorte de CS des temps modernes, MW2 marche (presque) à merveille même dans cette configuration et son gameplay si jouissif, vif et nerveux donnent une saveur Hardcore franchement appréciable à ces joutes entre amis; amis avertis toute fois, sous peine de frustration immédiate. Evidemment, pour y parvenir, il faut faire un gros effort : celui de faire le tri dans les options de jeu (mode, map) pour trouver ce qui conviendra le mieux à cet effectif réduit. Cela dit, le comble dans tout ça, c’est l’impossibilité de faire un LAN ou du Live dans cette configuration comme Halo 3. C’est le monde à l’envers … Mais ça reste beau, fluide, intense et complet. What else ?

Un mode Coop tiens. Peut être par soucis de gestions des scripts, le Coop est un mode séparé du Solo où l’on retrouvera des décors de ce dernier avec des objectifs plus… simples, primaires, sans histoire et de mise en scène derrière. Du genre, des objectifs qui donnent l’impression de faire « un vrai Coop dans une vraie histoire», mais qu’en fait, non. Décevant dans un sens, mais tout aussi prenant au final, le Coop de MW2 est une vraie bonne surprise bien appréciable. Pas excessivement long, mais avec du challenge pour bien mettre en avant le très bon gameplay de la série sur des IA de moule. Classe.


Situation numéro 3: Le Nostalgique.

Un peu le lourd de service, à se plaindre continuellement qu’on ne fait plus aussi bien qu’avant, que « cay mieux avant » (ahah, ils sont drôles), il y a toujours une solution à leur problème: leur ressortir un de leurs vieux jeux préférés, sur lesquelles ils peuvent se toucher le haricot en glorifiant une époque révolue. Dans ce genre de situation, le jeu a sortir pour coller à leurs goûts:

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Perfect Dark

Ressorti sur le service du XBLA (comme Splosion Man donc) dans une version à moitié refaite (sinon, ça serait en boite à 70€), en HD, en 60 FPS (encore que, c’est pas encore ça) avec 10 fois plus de polygones. La classe, quand même.

Outre l’aspect graphique qui subit un dépoussiérage fort appréciable (même si ça restera toujours vieillot pour n’importe qui, les animations n’ont pas bougé non plus), c’est aussi la possibilité de retrouver le mode multi-joueurs toujours aussi complet de la licence, celui qui, dans ma jeunesse, m’aura fait passer un nombre incalculable d’heure ! Ah, les armes par paquets de 10 avec des modes secondaires loufoques (le Sniper alien qui tire à travers les murs !), la possibilité de rajouter 8 bots quand on joue à 4 pour faire des parties à 12 participants, un mode Coopération et un mode Ennemie, où le second joueur jouera le rôle des ennemis pour empêcher de faire avancer l’héroïne contrôlé par le joueur 1.

Sauf que maintenant, la situation a quelque peu changé. En fait, le problème de PD64, c’est que maintenant, le jeu a vieilli. Soyons honnête 2 secondes : quand on a vu passer 10 ans de FPS après PD64, difficile de revenir à un gameplay qui semblent tout d’un coup un peu bancal et avec un level design d’un autre âge. Je ne remets pas en cause la qualité initiale du jeu, mais il est difficile de contenter tous le monde avec ce Perfect Dark de nos jours, tant il sent la poussière sur certains aspects. Le gros déséquilibre dans l’IA ennemi (soit totalement débile, soit en God – 2 balles et t’as perdue 75% de ta vie, tu peux recommencer la mission – Mode) en coopération ou celui des armes dans la partie Compétition causant de nombreuses frustrations pour ceux qui débutent, sans oublier l’écran de mort absolument pénible à la longue. Mais ma foi, quand on a connu l’original et qu’on sait donc à quoi s’attendre, ça a son charme.

Lapton Gun/Farsight/Occulteur/Proximity Mine/Elvis/Facility, Go ! Comprenne qui pourra.

Mais quand même, qu’on se le dise, quitte à jouer dans le rétro en essayant de convaincre tout le monde, ressortez Time Splitters 2 et 3, bien meilleurs que PD64 sur la majorité des points.


Situation numéro 4: L’amant improvisé.

Parfois, il arrive que vos amis partent en pleine soirée sauf un ou que vous vous retrouviez avec un seul invité sur les 3 que vous aviez invité, pour d’obscures raisons. Ça arrive. Se retrouver à 2, en tête à tête… L’occasion est trop bonne pour tenter un Coop ! Outre les jeux décrit précédemment le proposant, un petit topo s’impose pour résumer une poignée de jeu à ressortir sans modération pour quelques soirées intimes autour d’une manette, spécialement en duo, malgré certains modes compétitif pas franchement bandant.

Réponse multiple:

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Gears of War, Army of Two, Borderland… Et Zeno Clash

Sans être forcément débordant d’originalité et sans atteindre l’efficacité divine d’un L4D ou d’un RE5 dont j’ai déjà parlé des qualités dans mon article du nouvel an, difficile de ne pas conseiller les 2 Gears of War, avec leurs ambiances très typés « Film d’action des 80’/90’ » avec son lot de répliques cultes bien viriles, d’actions musclées efficaces (Ah, le système de couverture) et de passages aussi variés que possible, rendant la progression vraiment plaisante. Un très bon moment, en somme.

Un cran en dessous, mais les Army of Two 1 et 2 peuvent faire l’affaire. Un esprit proche de Gears (ça y ressemble BEAUCOUP), avec un peu plus de possibilité (mais vite fait alors), mais… quand même loin du talent d’Epic. Un divertissement honnête, comme on en voit un peu partout sur cette gen dans le genre TPS. C’est déjà pas si mal.

Fan de Phantasy Star Online, il est vrai que la coopération dans Borderlands (abordé pour sa partie Solo dans cet article), ça a du bon. Farmer comme un porc à 2 pour devenir le meilleur dresseur tireur, trouver la meilleur arme, botter des culs dans un univers à la Mad Max, se balader en voiture, le tout en vue FPS… Des choses toutes bêtes qui rendent enfin Borderlands supportable, contrairement à son solo un brin soporifique. C’est franchement sympa à plusieurs, mais c’est encore un jeu taillé pour le multi en ligne. Le local est bon, mais ne montre pas l’étendu de la puissance de son gameplay… Je commence à avoir l’habitude en fait.

A contrario, le mode Coop bonus de Zeno Clash se révèle amusant, mais terriblement court et finalement assez anecdotique. Ceux qui s’attendaient à faire l’histoire à 2 seront forcément déçus, puis que ça ne sera qu’une succession de combats en arène. 8 arènes pour être précis. 1h30 de jeu à tout casser. Une impression de bâclé ? Un peu oui, on sent clairement, encore une fois, que c’est un mode rajouté à la va-vite pour coller avec la mode actuelle. Pourtant, un beat them all jouissif en vue FPS qui rappelle ce bon vieux Street of Rage dans un univers complètement barré, ça partait plutôt pas mal. Mais ça finit un peu trop vite quand même.


Situation numéro 5: Le Pacifique.

Vous savez, le gars qui ne supporte pas les tueries virtuelles, parce que c’est trop débilisant à la longue, et préfère quelque chose de plus « original », de plus coloré ou du moins, sans armes à feu à tout bout de champs. C’est un peu le nostalgique des temps modernes en fait, c’est le second relou de service. A ce genre de personne, il y a bien évidemment d’autres horizons à explorer ! Dans le tas, de tête, je vois…

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SEGA Superstars Tennis

Outre le très bon Sonic & SEGA All-Star Racing dont j’ai suffisamment parlé ici même, c’est le trop peu connu mais fort sympathique Sega Superstars Tennis qu’il faut sortir en soirée ! Dans la veine d’un Mario tennis couplé à un Virtua Tennis, le jeu ne propose pas dans l’absolu du neuf. Du classique, de l’efficace, un univers toujours aussi prenant (Mais Samba de Janeiro bon sang ! Cette ambiance hors norme !), des mini jeux jouable à plusieurs et une beauté technique fort appréciable.

Si bien sûr le genre est moins passe partout que la course ou la baston et qu’il faudra parfois pousser les gens à y jouer en dehors des remarques « lol, un jeu de tennis j’aime pas » (un peu comme SEGA Racing et son « lol c’est Mario kart en fait, cay nul ») il n’en reste pas moins une valeur sûre en multi-joueurs, histoire de se changer les idées entre 2 tueries virtuelles.

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Dead or Alive 4

Toujours pour varier un peu les soirées, il reste toujours le domaine par excellence capable à lui seul, en général, d’attirer tout le monde, joueur confirmé comme novice absolu. Le bourre-pif. La baston. Ce genre où le novice pourra appuyer sur tous les boutons pour s’en sortir et avoir l’impression de maitriser (bon pour le moral) tout comme l’expérimenté pour sortir son sexe virtuel en réalisant des super combos irréalisable par le commun des mortels, histoire d’assurer le spectacle (bon pour son moral aussi).

D’un côté, j’ai bien un VF5 à vous proposer, mais j’en ai longuement parlé dans l’article de mes regrettables achats. On peut s’y amuser quand même un peu, mais pour une fois, l’accessibilité n’est pas de mise. De l’autre côté, comment ne pas mentionner Dead or Alive 4, jeu de baston idéal pour combler tout le monde ? Si l’esthétique sexy (décolleté, culotte, boobs en pagaille et jambes fines alléchantes) et l’ambiance 2nd degré totalement assumée (les costumes secondaires complètement loufoques) du titre peuvent faire sourire (Et ce qui n’est pas de trop pour bien mettre l’ambiance dans le fond), le titre se révèle être finalement une excellente surprise en terme de fun en multi-joueurs. Pourquoi ?

Parce que jouer à 4 dans un jeu de baston « classique » (comprendre par là = pas un clone de Smash bros ou Power Stone, le mode 4J reste un 1 VS 1 dans la forme) ce n’est définitivement pas donné (et ce n’est pas propre à cette génération, rare sont les jeux à le proposer en général) et qu’en profiter avec un gameplay très solide (histoire de s’affranchir (et donc de varier le plaisir) de la confusion propre aux bastons typé Smash Bros parfois repoussante pour le novice) et un univers qui à son charme (ma foi, tabasser une catcheuse brésilienne avec un assassin ruskov en tenue de plongée, je prends !), ça n’a pas de prix. C’est fun, c’est nerveux, c’est technique et accessible à la fois, on se marre régulièrement de la violence de certains coups après un enchaînement de combo improvisé à l’aide de son coéquipier. Moi, ça me va. ‘Y a pas à dire, ne pas se prendre la tête avec la technicité d’un jeu de baston (SF4, si tu m’entends), ça fait du bien de temps en temps.

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Guitar Hero & Rock band

Pour finir ce beau pavé, difficile de ne pas aborder les jeux de rythme, et surtout la paire qui orne les rayons depuis facile 2 ans. Particulièrement onéreux, mais pas chiche en sensation, les Rock Band et Guitar Hero font toujours leurs petits effets en soirée. C’est vrai que sur le coup, réunir 2 amis, les mettre à la gratte tous le 2 et s’occuper de la partie chant avec le micro perrave de Microsoft pour s’égosiller sur du Metallica, ça a un sacré charme… et ça fait bien rire les copains d’à côté qui n’osent pas se mettre à notre place. Les instruments en plastoc’ attisent la curiosité, la playlist séduit la majorité, on se marre toujours en voyant les performances orales de certains et les musiques en Difficile/Expert font toujours bonnes impressions auprès des novices qui sont impressionnés de voir autant de note à l’écran… Que demander de plus ? Prier que tout le monde
accroche.

Personnellement, le genre m’a rapidement gavé : n’accrochant finalement pas (le temps d’arriver au mode Difficile) au gameplay des 2 jeux (trop basé sur des partitions à tout prix fidèle à la musique de base, rendant leurs exécutions particulièrement redondantes, répétitives et ennuyeuses en s’étalant sur 5min de chanson qui paraissent sans fin), ni au nouveauté au fils des épisodes (la batterie ne m’aura jamais autant emmerdé, même à niveau moyen), ni à la playlist des 2 oscillants trop souvent dans le « grand n’importe quoi du moment qu’on peut y caser du chant, de la guitare et de la batterie » ; j’ai rapidement lâché l’affaire.

A vrai dire, je préfère largement son ancêtre japonais, Guitar Freak, bien plus basé sur le gameplay pur et dur (musiques moins longues, moins réaliste niveau partition mais qui compense par un gameplay plus nerveux, qui va directement à l’essentiel), tout en n’étant jamais lassant. Après les choix musicaux sont parfois douteux là encore, mais ça passe définitivement mieux…


Situation numéro 6 : Le Casual.

Et pour finir, vos amis ont découvert le jeu vidéo avec la Wii ? Ils espèrent retrouver la fraîcheur d’un Wiisport, le fun d’un Wiimusic allié à la technicité d’un Punch-Out sur la console concurrente ? Voilà ce que l’on peut leur sortir dans ce genre de situation:

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Plop !


‘Ya pas à dire, il y a encore du boulot à faire sur cette gen. Les développeurs s’y intéressent de moins en moins, c’est encore moins possible qu’avant avec ces moteurs 3D encore plus poussés, offrants des espaces encore plus ouverts mais fatalement quasi impossible à réaliser à plusieurs sur le même écran à cause des limitations des consoles… Je veux bien les croire, mais c’est bien triste. J’ai du mal à croire que l’avenir est dans le Online, même si on semble bien parti dans cette direction.

Et vous, comment vous voyez l’avenir à ce niveau là ?