GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

Rubrique
« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

Rubrique
« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

Rubrique
«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.

Parlons VF, ou comment décortiquer un sujet sensible…

Ah, la France ! Pays reconnu dans le monde pour sa réputation de peuple prétentieux mais aussi comme étant un pays particulièrement râleur, à se plaindre de tout et n’importe quoi. Et dans le domaine du doublage français, on en tient une sacrée couche, soyons honnête deux secondes. Source de débats enflammés un brin stérile sur les forums, le doublage français – que ce soit dans l’animation japonaise, les films, les séries, les jeux vidéo  – reste indéniablement une corde sensible tant le sujet est difficile à traiter de manière correcte. Car souvent, on retrouve beaucoup d’extrême, à savoir les fameux pro-VO, véritables ordures intolérantes, et les pro-VF, un peu trop renfermés dans leur bulle « lay francay, cay les meilleurs ». Des avis modérés ? C’est malheureusement trop rare.

Mais voilà, en creusant un peu parmi tout ça, on arrive à trouver des gens qui pensent juste, des gens qui veulent démontrer qu’on peut faire du doublage français de qualité, sans forcément accepter le moindre essai foireux sous prétexte que l’effort a été au moins fait.

« Parlons VF  » est un podcast vidéo mensuel (Enfin, on l’espère !) ayant pour but de parler du  doublage en France, de façon un minimum objective, avec un regard plutôt juste et suffisamment critique pour être crédible. On y retrouvera des interviews, un suivi de l’actualité « Sortie » de divers médias du moment avec une bonne dose d’infos sur la VF qui va avec, et l’élément principal de l’émission, les critiques. Critique non pas d’un film (ou tout autre média) en lui-même, mais uniquement tout ce qui englobe le doublage français: casting des voix, travail d’adaptation avec la société de doublage qui a travaillé dessus et anecdotes qui vont bien avec; pour finir sur un verdict: « est-ce que la VF vaut le coup d’être vue ? ».

Tout un programme !

L’émission est animée par un seul homme, Hugo Amizet, alias MisterFox, déjà responsable, entre autres, de la websérie Misterfox & Pikachu. C’est dans un tout autre registre qu’on le retrouve aujourd’hui, et c’est pas forcément un mal. Pas que j’aime pas ce qu’il fait, je ne les ai jamais regardé/entendu !

Alors au final, Parlons VF ou pas ?

Commençons d’abord par ce qui fâche: principalement, je lui reprocherais, parfois, un petit manque de consistance dans les critiques. Un ton un peu léger en quelque sorte, où l’on retrouve – sans doute, au dire d’Hugo lui-même – trop d’improvisation, chose multipliant les répétitions d’arguments (On a compris que le doublage/l’adaptation/le comédien était bon/pas bon !). Bien sûr, moyens du bord oblige, on retrouve aussi un son pas toujours optimal (Notamment dans l’interview de l’excellent Benoit Du Pac, où des sous titres n’auraient pas été du luxe), une image pas toujours très nette/stable et un « plateau » – lors des critiques – un peu trop minimaliste (Oui le blanc c’est bien mais c’est un peu triste !).

Mais au delà de ces défauts de jeunesse que je n’ai pas trouvé vraiment gênant au visionnage, et plus facilement pardonnable pour un début dans ce genre d’émission un brin ambitieuse; il en ressort surtout une émission extrêmement plaisante à regarder. Malgré les limitations techniques, le montage est suffisamment propre, réussi et rythmé pour éviter les longueurs et la lassitude, malgré la durée d’une émission (50min en moyenne !) et l’amateurisme qui en découle. Les critiques sont vraiment bien construites, avec par exemple des extraits pour mettre en avant des répliques « qui claquent », des comparaisons avec la VO pour mieux souligner le travail d’adaptation ou de brefs historiques – jamais ennuyeux – sur le passé linguistique de nos doubleurs préférés.

Il y a un vrai travail de documentation derrière pour nous en apprendre plus sur une des multiples branches du métier de comédien et les méthodes de doublage dans des cas particulier comme la VF de Inglorious Basterds, au programme de la première émission. Et d’ailleurs, les interviews (enfin, l’unique pour le moment, d’autres sont à prévoir si tout se passe comme prévu) sont un excellent point et permettent une nouvelle fois de voir l’envers du décors, en plus d’apporter un peu plus de diversité à l’émission.

La première, comme dit plus haut, est consacré à Benoit du Pac, doubleur de Léo dans Charmed, Shadow dans Sonic X ou tout bêtement, et plus connu, Eikichi Onizuka de GTO. Et cette interview nous montre à quel point il a aimé ce personnage, qu’il s’était vraiment investi dans son rôle (Comment ça, pour peu qu’on soit objectif, on l’avait déjà remarqué ?) et s’est révélé très communicatif. Et ce gars dégage un charisme fou en bonus, pour ne rien gâcher.

Au final, on ne pourra donc que saluer cette excellente initiative, trop rare dans le monde des web-émissions et pourtant si prometteuse (vous l’aurez compris). C’est tout le bien que je lui souhaite, et je vous invite donc à suivre l’affaire sur le Twitter officiel de l’émission pour les plus branchés d’entre vous, ou aller sur le site. Et bien sûr, profitez-en pour mater les 2 premières émissions !

Geek Hill Zone: vay 2 !

Il était temps ! Après des mois à souffrir chez Over-Blog à chaque nouvel article parce que la mise en page pue, parce que le design pue, parce que les limitations techniques empêchant les conneries genre Twitter sur les cotés puent vraiment; il fallait que je réagisse au plus vite, sous peine de devoir abandonner le blogging.

Oui, carrément, mais quand on voit qu’on veut essayer de faire un truc « bien », propre, et carré et qu’Over-Blog m’en empêche sans sourciller, ça a de quoi démotiver.

Et c’est là qu’intervient le divin WordPress. S’il le bougre n’est pas facile à dompter (It’s over 9000…plug-in !?) quand on pousse un peu les possibilités de design, les résultats sont … impressionnants. Enfin pour quelqu’un qui a toujours été limité pendant 2 ans, je peux vous assurer que ça fait un choc. Malgré une longue période de configuration, tout est là afin d’offrir un blog, je l’espère, plutôt complet, agréable à parcourir avec un design qui ressemble à quelque chose (même si tout n’est pas définitif, mais l’essentiel est là) et une meilleure mise en avant de mes projets personnels (podcast) !

Pour les intéressés, il existe donc un moyen de récupérer ses articles et ses commentaires sous WordPress, car comme certains le savent, ce n’est pas une méthode officielle, Over-blog ayant (encore une fois) eu l’intelligence de désactiver l’exportation de blog officielle. Il a fallut passer par un programme externe (dispo ici même) et qui dit programme amateur, dit, évidemment, exportation non parfaite.

C’est là, la partie la plus pénible du boulot de migration: si les articles et commentaires sont bien là (ouf !), on y retrouve un paquet de petites « erreurs » au niveau de la mise en page et au niveau de la configuration de certains aspects. Pour ma part, j’ai repéré:
– Le texte et les images perdent leurs mises en forme (centré/à gauche/à droite) mais tout ce qui est Gras/italique/souligné et compagnie restent, en général.
– Certaines fonctions, déjà réalisés par bidouilles sous OB, merdent aussi sous WordPress, comme la fonction spoiler de mes articles « Guide du JV« . Heureusement, après correction, les plug-in de WP permettant de faire des balises spoilers comme sur les forums nous facilitent neeeeeettement la tâche…
– Avec un thème comme le mien (Arthemia version française), les miniatures que vous apercevez ne se font pas de façon automatique, mais manuellement…
– Les commentaires sont bloqués par défaut, il faut les réactiver un par un…
– Et chaque article est signé non plus par l’auteur d’origine (Pso, dans mon cas) mais par… Admin. A remodifier soit-même, donc.

Donc quand on a 40 articles à tout casser, ça peut se faire (moyennant 4/5 jours de boulot, en prenant compte le design) mais quand on a plus de 300 articles, c’est déjà plus délicat… A moins de s’y prendre à 10 admins, non stop pendant 7 jours. Désolé mec, t’es condamné !

Donc, sans vouloir passer pour une feignasse, si vous croisez un bug, un soucis de mise en page ou que sais-je encore (ou simplement dire ce qui va/va pas), n’hésitez pas à poster un petit commentaire, ça m’aidera beaucoup à faire avancer les choses. Et Dieu seul sait que j’aimerais. N’est-ce pas, SEGA ?

Passage obligatoire: Bilan de 2009

Comme une bonne partie des blogs qui pullulent sur la blogosphère, il était presque incontournable de faire un article « spécial fête », spécial « nouvelle année » ou même spécial « J’ai plus d’idée pour meubler mon blog ».

Pour faire original, ou presque, mais surtout parce que j’en ai l’envie, je vais tenter de faire ma remise des Oscars, version Geek Hill Zone, de ce que j’ai pu tâter/lire/visionner, que ça date réellement de 2009 ou non. Appelons-là, les GHZ Awards, à prononcer GéHacheZed Euhwarde. Classe, non ?

Place à la cérémonie…


Rubrique
« Cinéma »

Catégorie « Je n’ai pas eu la même gaule qu’avec Jurassik Park, mais presque », je décerne l’Oscar à … Watchmen.

On ne se refait pas, mais je tenais à le souligner, Watchmen m’a aussi mis une claque dans la tronche. Certes, ce ne fût pas instantané : il m’a fallu digérer la première vision, puis revoir le film une seconde fois au calme avec un bon Divx pour réaliser la claque que je venais de me prendre (et une 3ème fois pour la route, pour Madame qui n’a pas su savourer ce film. Monstre !).

Bien sûr, et je suis le premier à la reconnaître, il y a pleins de défauts par ci par là, mais l’univers est terriblement accrocheur, change tellement des autres super héros avec un scénario bien ficelé et des personnages tellement charismatiques que, forcément, Watchmen est rentré dans mon cœur direct. Mine de rien, ce n’est pas donné à tout le monde.

A deux doigts de l’Oscar :
Rien.

Catégorie
« Je n’ai pas compris comment on en est arrivé à là, j’ai du rêver », je désigne d’office l’incroyable… Dragon Ball Evolution.

Je n’ai jamais été réfractaire à l’idée d’un film et les premières images, bien que pas forcément bandante, ne m’ont pas refroidit définitivement. Bah non, parce que dans l’absolu, je suis ouvert à tout « ajout », toute « touche perso » à l’univers de Toriyama. Tant qu’on y trouve des clins d’œil, un scénario dans la même veine et surtout des bastons qui arrache, je veux bien que Gôku se foute du gel sur les cheveux pour donner un aspect « crédible ». Sauf que non, 3 fois non. C’est juste incompréhensible. On part d’une base disons « correct » qui aurait pu largement s’améliorer (ils avaient le temps devant eux) mais rien n’a été fait.

On a l’impression très désagréable qu’il y a eu un changement de dernière minute dans la direction du film, qu’un mec est venu et a dit à tout le monde « bon les gars, laissez tomber le film, bou(â)clé moi ça, faut sortir ça pour le premier Avril 2009 et après on se prend un café ». Tout est foireux. Ils avaient les moyens de faire un truc franchement bon, on nous a promis moult chose en rapport avec le manga pour n’aboutir que sur du vent. Je ne comprendrais jamais ce qu’il s’est passé, et j’en suis le premier dégoûté. Affligeant.

A deux doigts de l’Oscar :
The Spirit, Lucky Luke


Rubrique
« Japanimation et Manga »

Catégorie « Giga Trique Breaker » : Onani Master Kurosawa, bien sûr.

Je n’en dirais pas beaucoup plus que le vieux billet, si ce n’est que, accompagné de mon bras droit Nemo et de ma jambe gauche Zoneur (pas de lien, bien fait pour lui), nous comptons bien traduire dans notre belle langue si souvent massacrée, le manga. Notre premier scantrad, que d’émotion en somme…

Le site: http://nonametrad.wordpress.com

13 Chapitres sont traduits à l’heure actuelle, sur les 31 qui composent le manga. On va tenter d’arriver jusqu’au bout malgré tout et si ça peut faire sortir certaines personnes de leurs Shonens de merde, notre objectif sera amplement remplit !

A deux doigts de l’Oscar :
Yu-gi-oh The Abridged Series (Pas vraiment un « vrai » anime, mais un excellent détournement, subbé en français, svp.), Hellsing Ultimate (pour l’instant…).

Catégorie
« Montagne Russe », Narutron.

Ouais, je l’aime toujours un peu celui là, premier manga lu en scan oblige sans doute… Mais quand même, je ne sais pas si c’est parce que l’auteur est à court d’idée, ou s’il subit une quelconque pression éditoriale dans les fesses, mais il n’arrête pas d’enchaîner les passages « sympa », avec des morts, et/ou des rebondissements de bon goût pour enchainer, presque immédiatement, avec de la merde, pure et dure, comme s’il fallait absolument tout gâcher, parce qu’il avait peur que ça soit bien.

Je ne compte plus les fois où des personnages meurent, puis ressuscitent grâce à une ristourne scénaristique bas de gammes low cost (Pain, si tu me lis : Enculé). Je ne compte plus où un personnage s’est retrouvé en détresse pendant un combat, pour qu’au final, l’auteur décide d’annihiler tout suspense, tout signe de faiblesse de son personnage favori, en lui inventant une technique ultime sortie d’on ne sait où. Sasuke, meurt stp, MEURT BORDEL DE MERDE.

A deux doigts de l’Oscar
: Keroro Gunso, Hellsing (Manga)


Catégorie
« Oui mais en fait non, remballe ta série perrave » : Haruhi Suzumiya.

Faisons le point : Haruhi ne m’a pas emballé. En fait, je trolle, mais ce n’est pas « mauvais » pour autant, juste qu’il m’est passé complètement au dessus de la tête. Toujours partant pour de nouvelles expériences, le concept du « Slice of life » si présent dans Haruhi m’a complètement gonflé. Sous prétexte d’un scénario inutilement alambiqué (Hihi, mettons les épisodes dans le désordre ! Concept en bois, puisque n’apportant rien de plus, même pas un scénario « alternatif », « juste » une obligation pour le spectateur de remettre soit même les épisodes dans le bon ordre, grâce aux indices laissés en fin d’épisode. Super.A quand la même pour DBZ, qu’on rigole ?), on se retrouve avec des épisodes guère passionnant (Ah, l’épisode du radiateur…), pas toujours drôle et qui prend un malin plaisir à annihiler tout développement scénaristique en 1 épisode.

Pas mal, pour une première saison qui compte 14 épisodes. Et je ne regarderai pas la suite non plus, au vu du foutage de gueule général dont il est question, même de part les fans.

A deux doigts de l’Oscar :
Queen’s Blade

Rubrique
« Jeux Vidéo »

(Contrairement au montage, ce n’est pas une photo de ma TV, mais le coeur y est quand même)

Catégorie « Ils me cassent les burnes à faire que des jeux en Coop, mais ça poutre quand même » : Resident Evil 5.

Avec une série qui s’est embourbé dans un jour sans fin en resservant toujours la même sauce de RE1 à RE CV, ça m’a quand même bien fait plaisir que ça change un peu de bord. RE4 d’abord, puis RE5 cette année. Ah, RE5, centre de toutes les polémiques et de l’indignation de certains fans hardcore ! Peu importe la jouabilité à l’ancienne, l’action qui a le cul entre 2 chaises à cause de la jouabilité justement, RE5 en coop en local, c’est juste la meilleure chose qui soit arrivée à la série, quitte à prendre définitivement le virage « Action » de RE4.

Même si j’ai eu du mal au début, le gameplay me plait toujours et apporte finalement un peu « sa touche perso » lui permettant de se différencier de la masse. Certaines nouveautés sont certes grossière (le système de couverture ridicule et « scripté »), mais faire un « RE4 à 2 », c’est pas mal jouissif. On se sauve les miches au dernier moment, on partage scrupuleusement son inventaire, on tente de survivre aux vagues d’ennemis… Le pari de foutre du multijoueur à RE était risqué (même si pas nouveau) pour RE5 et l’absence d’un vrai mode solo (C’est-à-dire, sans une IA stupide pour nous accompagner) se fit sentir, mais le résultat est bien là : c’est juste un excellent jeu en Coop. Un mix pas dégueux de l’efficacité d’un L4D et de l’esprit des vieux RE, en somme.

A deux doigts de l’Oscar : Left 4 Dead

Catégorie
« Si les serveurs sont toujours opérationnels dans 10 ans et qu’on est 16 à penser pareil, j’y jouerai encore et toujours » : Team Fortress 2, sur 360.

Une version au rabais, dont Valve se moque éperdument en se foutant de sa gueule en sortant des micro-updates tous les 6 mois, mais… qui me fait passer d’excellentes heures de jeu, pad en main, depuis 1 an. Oui, ce n’est pas joli joli, ni parfaitement fluide et stable, mais Dieu que c’est bon. 9 Classes, 9 façon de jouer, des tonnes de situations EPIC, une direction artistique qui déboîte, tels sont les éléments. Assurément LE jeu (le seul ?) que je reprendrai volontiers sur PC, quand je serais riche pour le changer, et passer à la phase 2. Mais en attendant, cette version me suffira amplement pour me faire patienter.

« Bonk !»

A deux doigts de l’Oscar :
Left 4 Dead, mais à 4 ou 8 (Le 2 bientôt aussi, parti comme c’est).

Rubrique
« J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout »

Catégorie
« Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Le joueur du Grenier.

Découvert par hasard par une tierce personneJoueur du Grenier est un clone fort réussi de l’Angry Video Game/Nintendo Nerd américain. N’arrivant pas à apprécier ce dernier à cause de l’étrange dialecte dont il utilise pour communiquer, c’est avec plaisir que j’ai accueilli le JdG (j’ai la flemme). Mais cela ne veut pas dire qu’il est là par défaut, car la concurrence est quasi-inexistante. C’est parce qu’il est vraiment bon.

Si notre bonhomme « surjoue » un peu, le reste est nickel : on évite le syndrome « Je me filme devant ma webcam à 15€ », il y a de vrais moyens derrière/une certaine « ambition », les textes sont recherchés et les blagues/les passages cultes fusent (Lord of the Dance !), sans jamais être lourd. Une recette pas nouvelle, mais qui fait bien plaisir, surtout quand on est régulièrement dépité par l’absence d’équivalent français à toutes ces bonnes choses anglaises. Allez, d’ici 10 ans, on atteindra peut être le niveau actuel US.

Et parce que je suis sympa, j’ai même crée sa page Facebook.

A deux doigts de l’Oscar :
Netvibes (En fait non, mais j’avais pas d’idée).

Catégorie
« Musique dont j’hésite à mettre en réveil matin » : Pas grand-chose à dire si ce n’est que « Knight of the Wind » de Sonic and the Black Knight.

Je n’ai pas touché au jeu (après l’étron qu’est The Secret Ring, je ne suis pas près d’acheter un autre Sonic sur Wii), mais la musique est juste divine. Pas loin d’approcher le fabuleux « Live and Learn » de Sonic Adventure 2, et c’est déjà pas si mal.

A deux doigts de l’Oscar : Something Missing, de MiCHI. Oui, du Jap alors que je n’aime pas ça mais BAYONETTAAAAAA. Rah, je veux ce putain de jeu !

Catégorie « Chose que j’ai oublié de faire il y a des mois, voir années, mais dont je viens de me souvenir en faisant le ménage » : Lire les romans « Blade Runner » et « Je suis une légende« , achetés à l’époque sur un coup de tête.

A vrai dire, si j’aime écrire (blog, mes pavés sur certains forums et mon certain attachement au respect de la langue française) je n’ai jamais été très porté par la « lecture pure et dure« . Manquant sans doute de temps et de motivation dans ces très longs récits, mais souvent passionnants (le dernier remonte à Harry Potter 3, avant la sortie des films quand même, c’est dire), il n’en reste pas moins des oeuvres que j’aimerai vraiment lire, l’univers m’attirant pas mal (Blade Runner) et ayant aimé l’adaptation en film (Je suis une légende) surtout quand on sait que l’original est meilleur. Allez, au prochain voyage en train, j’en entame au moins un…

A deux doigts de l’Oscar : J’ai pas retrouvé le reste dans mon bordel…

Bonus Track
« Résolution 2010: la liste de l’impossible »

1) Du 720p: Avoir une TV HD en gros. Ouais, dans l’absolu, ça me gonfle un peu de changer de TV, mais ma bonne vieille 33cm qui est là depuis plus de 10 ans, bien que toujours opérationnelle, commence à sentir le moisi et la génération « HD » (enfin, à moitié) m’y pousse toujours un peu plus chaque jour. Foutu marketing.
2) Mettre à jour mon blog plus régulièrement: finalement, j’arrive à faire 2/3 trucs sympa dessus, et ça m’a permis de me remettre au dessin. Rien de bien extraordinaire comme vous pouvez le constater, mais ça me plaît bien et je m’entraîne avec cette foutu tablette graphique. Rendez-vous en 2011 pour voir s’il y a du progrès.

3) Me remettre au DDR: Eh oui, je fais du DDR, avec un vrai tapis ! Sauf que la motivation a vite baissé et que je l’ai un peu délaissé rapidement, surtout avec les reprises de cours et le fait d’avoir une vie sociale. Pas facile de faire du DDR dans une chambre au 2ème étage d’une petite maison, c’est quelque peu…Bruyant.

4) Refaire un peu de sport: Je n’ai jamais aimé ça et ça ne risque pas de changer. Mais le syndrome ventre à bière commence à légèrement me courir sur le système. Pas grand chose à faire, juste quelques efforts, outre alimentaire, pour réduire un peu tout ça. Mais ma flemme légendaire n’arrange rien. A associer avec le point du dessus, éventuellement.

5) Chercher du boulot: NOOOOOOON. Ce que je redoutais le plus arrive bientôt. Trouver du boulot, surmonter ses lacunes pour poser ses couilles devant le patron et essayer d’être le bon coup à tirer. Pas simple, mais j’y crois. Enfin, presque, ça va devoir attendre Septembre minimum.

6) Se remettre à jour niveau film/série/anime: Presque impossible dans les faits, il y a juste une certaine liste de films, séries TV et Anime dont il faut absolument que j’y jette un oeil, depuis le temps. Ne serait-ce que pour éviter de mourir inculte. Y-a du boulot.

7) Arrêter de se lancer dans de nouvelles séries en DVD/Manga pour ne jamais les finir: en rangeant ma piaule, je me suis rendu compte que j’avais un tas de série non terminé, et que je ne finirai jamais non plus. Bleach, Eye Shield 21, FMA… Achetés sur des coups de tête, c’est avec le poids des années que je me rends compte du gaspillage que j’ai commis, en craquant à l’époque dans ma période Otaku. Pour la peine, je n’achèterai plus de nouvelles séries, mais m’efforcerais de finir celles en cours. Récemment, c’est Hellsing qui en a fait les frais avec le tome 9 et 10, genre plus d’un an après le 8, classe.

8) Faire avancer les projets perso: Outre la traduction de OMK, il existe une mystérieuse liste de projet qui me tiennent à coeur, même s’ils pourrissent au fond de ma cave. Projets à peine imaginés, légèrement entamés ou en attente de matos, je me dis qu’un jour, il faudrait que je m’y remette et pas qu’un peu.

9) Finir Marcus… Bien que facilement réalisable, je n’ai toujours pas trouvé le courage ni l’envie de passer des heures avec Adobe Audition pour faire ce fichu montage qui traine depuis des mois. Avant 2011, promis…


10) Respecter cette liste: Bah ouais…

…Et c’est sur ces bonnes paroles que je conclu ce top. Peut être trop long ou trop court pour certains, à vous de voir.

Bonne année 2010 à ceux qui passeront dans le coin !

Oh mein Gott, ein Artikel über die Nazis!

Que ça soit dans le trio infernal (pour généraliser légèrement) qu’est le Manga/Les Jeux vidéo et le cinéma (et tout ce que ça peut englober), il y a toujours eu cette source presque inépuisable, celle dont on s’inspire souvent sans vergogne, malgré ses origines franchement douteuses : les Nazis.

Grand fléau de notre siècle précédent, les nazis ont pourtant tellement marqué les esprits qu’ils sont devenus – en dehors de l’aspect historique – la représentation quasi symbolique du mal absolu, au même côté de l’Enfer, dans un sens. Mettre en scène les nazis, c’est toujours dans le but de représenter le « grand méchant » de l’histoire, et jamais l’inverse (sauf, éventuellement, dans les productions pro-nazis, mais là, c’est un autre registre…). Et c’est alors qu’en exploitant cette triste période de notre histoire qu’on a «crée» (enfin, développé à notre sauce) un univers, un background assez… fascinant je dois dire. C’est assez difficile à expliquer, mais même en tenant compte des atrocités faites à droite à gauche pendant la WW2, les nazis sont une source infinie d’idées en tout genre. Et je dois admettre que j’adore ça. Les exemples ne manquent pas en plus.

D’un côté, on a l’aspect légèrement satirique, caricatural du « mythe » qui est exploité à droite à gauche : il suffit de voir la représentation d’Hitler dans Inglorious Bastards, sorte de pitre à la moustache carrée, pour s’en convaincre. On abandonne le côté réaliste/historique pour se tourner vers une farce mettant en scène des super héros improvisés contre le grand méchant à moustache et son empire. On le vulgarise, on le ridiculise. Dans le même genre d’idée, même si je ne l’ai pas vu, il y a Dead Snow, avec des norvégiens qui passent des vacances à la montagne et qui se retrouvent nez à nez avec des nazis zombies. Le film doit être…amusant. Enfin, c’est une preuve qu’on exploite le mythe avec un second degré déconcertant.

De l’autre, et c’est ce qui me fascine le plus dans cette « exploitation », c’est (et surtout celui là) ce côté « mystique ». On le sait malheureusement bien, mais le côté « secte » des nazis ; couplé aux expériences parfois horrible qu’ils ont commis sur les êtres humains et les animaux, ça donne forcément un paquet d’idée à tous le monde. Qui ne se souvient pas d’un des boss de Wolfensein qui n’était ni plus ni moins qu’Hitler dans une super armure équipée de Gatling ? Pire encore, les créatures et armes crées par les nazis dans les opus suivant (Return to Castle Wolfenstein et Wolfenstein tout court sur PC/PS360) : le Tesla Gun, l’arme crachant de l’électricité ; l’amulette qui permet de voyager entre les dimensions, les invocations de démons, squelettes, fantômes sous les ordres du 3ème Reich. Un peu comme le manga Hellsing (et son adaptation en Anime, Hellsing Ultimate) qui met en scène la montée du 4ème Reich (ou renaissance du 3ème, si on veut) par un des derniers Nazis, 50 ans après la fin de la WW2. 50 ans qui lui ont permis de se créer une armée de zombies, de goules, de vampires, de loups garous à ses bottes. Sans compter le fait qu’il n’est lui-même plus un être humain, grâce au talent d’un de ses subalternes !

Dans ce même registre, on y trouve aussi Iron Sky, film à moitié amateur pas encore sortie, qui met en scène le retour des Nazis 60 ans après la guerre … en provenance de la Lune ! Et comment ne pas oublier les Nazis d’Indiana Jones, à la recherche du Graal…

Ce côté « Conquête du monde par les moyens les plus fous », c’est ce que j’aime.

Alors oui, le sujet est parfois sensible (Godwin am here) et je ne me lasse pas des confusions entre le symbole nazi avec celui d’origine, la Svastika (On se souviendra des longs débats sur les forums d’otaku sur la justification de ce symbole sur certains personnages de manga comme Naruto (Neiji), One Pièce (Portas D. Ace) et Bleach par exemple (la technique du « Bankai », qui en Japonais, s’écrit en partie avec le symbole de la Svastika, l’opposé de la croix gammée, vous suivez ?)) mais Dieu que c’est bon. Je crois qu’avec les zombies et les extraterrestres, on a la meilleure source d’inspiration pour faire l’ennemi numéro 1.

D’une manière générale, c’est aussi cette façon de revisiter l’histoire qui me fascine (histoire que ceux qui lisent ça ne pensent pas que je suis moi-même nazi …), un peu comme dans Watchmen qui revisite la guerre froide (Oui Watchmen, j’y tiens. D’ailleurs vivement le remake avec Rorschach le juif à la cagoule contre l’armée d’Hitler !). J’ai toujours un faible pour les médias qui mettent en scène un scénario « alternatif », un « Et si ça s’était passé comme ça…». D’ailleurs, j’avais bien aimé le scénario de Command and Conquer : Alerte Rouge ; où les gentils avaient crée une machine à remonter le temps pour retourner dans le passé et tuer Hitler. C’estd’ailleurs pour ça que je garde un œil sur le sympathique – à première vue d’après les retours des joueurs – The Saboteur dans lequel on joue un Irlandais parti se venger des Nazis, pendant la WW2, dans notre belle France façon caricaturale et en noir et blanc style Sin City. Classe.

Ce qui me fait penser que le « mythe » va probablement durer encore un bon bout de temps : je ne serai alors pas étonné de retrouver dans une vingtaine d’année, des films (nouveau ou remake) mettant en scène des nazis (D’ailleurs, ça manque de scénario « Nazis dans le futur »…) dans toutes sortes de situations, alors que la WW2 ne sera qu’un lointain passé, les survivants actuels de cette guerre alors tous décédés depuis longtemps et que les jours fériés liés à cette guerre auront probablement disparu. Et moi, je serais toujours là pour les savourer.