Welcome to the Green Fantern Corps

Dans mon entourage proche, parmi ceux qui me suivent sur Twitter, beaucoup auront rapidement compris que – depuis ma découverte du monde des comics – j’aimais énormément l’univers de Green Lantern, la franchise toute verte en provenance de DC Comics. Au point d’en faire un article sur ce même blog afin de donner des pistes de lecture pour le lecteur débutant et curieux de découvrir cet univers singulier mais franchement passionnant.

Evidemment, facile de deviner aussi à quel point j’étais content en découvrant que DC Comics était en train de diffuser une série animée basée sur Green Lantern, inscrit dans la « gamme » des The Animated Series (Batman, Superman, ainsi que les dérivés Batman Beyond et Justice League) chers à Bruce Timm et même toujours produit par ce dernier. Mais aussi surpris. Rappelons le: malgré sa présence dans l’équipe principale de l’univers DC (Justice League), l’importance qu’a eu son univers dans la continuité principale des comics (Les sagas Emerald Twilight, Blackest Night/Brightest Day), c’est un perso/une licence qui ne plait pas tellement au grand public. Peut être est-ce dût à son contexte « cosmique » (Le grand public préférant sans doute quelque chose de plus terre à terre, littéralement), à son esthétique kitsh (mais souvent assumée) ou son concept trop perché (Lorsqu’un Green Lantern porte son anneau, il est habillé d’une tenue verte fluo et peut littéralement matérialiser tout ce qui lui vient à l’esprit par le pouvoir de la volonté).

Mais voilà, nous sommes en 2011, et Cartoon Network va prendre le risque en entamant la diffusion d’une série entièrement dédiée au héros fan de la Saint-Patrick, entièrement en CGI qui plus est, vu que c’est à la mode ces derniers temps (Le gros succès de The Clone Wars et ses 5 saisons expliquant sans doute cela) au sein de son programme « DC Nation » qui diffusa en parallèle la série Young Justice (entre autre), sorte de Justice League adolescent. Et nous revoilà en Mars 2013, la série s’est terminée depuis deux petites semaines au moment où j’écris ces lignes, après 26 épisodes et aucune seconde saison en vue faute de succès des jouets qui régissent la pérennité d’une série TV pour enfant aux US. Triste. Mais qu’importe, j’en suis ressorti totalement conquis pour ce qui est devenue une véritable et excellente surprise (Malgré mon attrait pour l’univers, j’y suis allé à reculons au départ, ne m’attendant pas à grand chose parce que lol série en CGI = caca). Forcément, il fallait que j’en parle.

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Pour rappel, Green Lantern: The Animated Series nous raconte directement l’histoire d’Hal Jordan, le « principal » Green Lantern qui s’occupe de la Terre et de ses environs, et faisant parti du Corps des Green Lantern, une « police de l’espace ».  Accompagné de son coéquipier Kilowog (Le grand gaillard à tête de bulldog), ils devront faire face à une nouvelle menace, la première apparition des Red Lantern, l’équivalent… rouge des Green Lantern. De plus en plus nombreux et qui sèment, comme tout bon gros méchant qui se respecte, la destruction sur leur passage, rêve de conquête et semble même chercher vengeance envers les Gardiens de l’Univers, les instances supérieurs aux GL.

S’en suit une sorte de road trip au sein de l’univers cosmique de DC Comics afin de comprendre les origines de cette menace et la façon de les contrer; auquel s’ajoutera deux personnages principaux: Razer, un Red Lantern qui cherche – sans l’avouer – la rédemption et Aya, une IA qui appartient aux GL et ayant pris forme humaine pour mieux accompagner nos héros. Et apporter une touche féminine, évidemment. Et c’est tout, voilà le roster de base.

Directement, parce la grande force première de la série, ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est vraiment la facilité avec laquelle on rentre dans l’univers du Green Lantern de manière générale et par extension, de la série TV. Pas de pré-requis demandés tels qu’avoir lu quelques comics pour avoir la base ou tout simplement une série TV précédente qui aurait déjà expliqué le concept/personnage. Non, tout est fait pour accueillir le novice en grande douceur, présenter ce concept sous son meilleur jour et en solo, sans pour autant passer par ce passage particulièrement lourd des origines. Mais si, vous savez… la vie du héros avant la découverte des pouvoirs/objets magiques, ses premiers pas hésitants… Ici, fuck that shit. Hal Jordan est déjà un Green Lantern confirmé, il fait régulièrement des missions; on part de suite dans un univers qui a déjà des choses derrière lui de manière implicite, mais qui vous accompagne et vous propose de le découvrir les bras grands ouverts une bière à la main.

Ici, subtilement au détour de quelques dialogues savamment placés, on vous rappellera tout ce qu’il faut savoir sur le concept, les origines des pouvoirs du héros et son entourage cosmique. La série est un excellent point d’entrée qui n’oublie pas non plus le fan qui pourrait n’y voir qu’un produit dérivé facile et qui n’exploite pas la richesse de l’oeuvre originale (et Dieu seul sait qu’avec le passage du scénariste Geoff Johns sur le comics depuis 2004, cette richesse ne semble pas avoir de limite). Red Lantern, Blue Lantern, Star Sapphire, Sinestro, Mogo, Anti-Monitor, The Book of Oa; des noms qui ne diront rien à ceux qui découvre la licence, mais qui – au travers de l’intrigue principale, d’un simple épisode voir d’un petit clin d’oeil dans le décor – provoquent toujours cette petite étincelle dans les yeux du fan averti (que je suis rapidement devenu). Arriver à mettre en place des intrigues (voir personnages) inédites, tout en respectant avec amour l’original, pour satisfaire tout le monde (Les fans seront aux anges, les nouveaux découvriront un univers insoupçonné et passionnant) en 26 épisodes, un véritable tour de force.

D’autant plus qu’à côté, toujours pour continuer le parallèle avec le matériel originel, la série se paie le luxe d’avoir une très jolie esthétique malgré la 3D, et même un chara design plus séduisant que le comics ! Héritant directement du trait 3Difié de Bruce Timm – qui avait déjà rendu attractif l’univers de Batman (Voir Superman) contrairement à la sombre période des comics de super-héros dans les années 90 – le design affiche toujours cette simplicité dans les formes, ce côté épuré, mais devient en contre parti tellement plus agréable. Des personnages plus… agréable à l’oeil, qui dégagent bien plus de sympathie et d’attachement (Chaselon !), moins typés « comics mainstream » avec les défauts/clichés qui vont avec (Le côté « hyper musclé », trop sombre/torturé avec les tronches de constipés qui vont avec). Même les « nouveautés » de la série TV par rapport au comics (comme l’ajout du personnage de Razer, totalement inédit) sont particulièrement réussis et donneraient furieusement envie d’être intégrés plus officiellement aux comics pour les voir prospérer quelques années de plus.

Et surtout, l’animation dépote. L’ambiance « cosmique » est particulièrement bien retranscrite. Même si le tout pourra rebuter au départ pour quelqu’un de non habitué aux séries en CG et au genre super-héroïque (Lol, on dirait du sous-Pixar), le visuel gagne en efficacité à chaque épisode. Que ça soit dans le rendu de l’immensité de l’espace et de ce qui le compose, des combats spatiaux (et pas juste 2 vaisseaux qui se font piou-piou dessus, hein), des effets de lumières propres aux Green Lantern et de leurs potes de couleur; l’ensemble en jette réellement.

Couplé à une animation sans faille, avec des personnages qui ont de chouettes mimiques/sont expressifs comme jamais et à une mise en scène classieuse, on finit carrément par impressionné devant une telle maîtrise et débauche pour un simple dessin animé pour enfant. Et c’est là qu’on se dit que la 3D n’a pas un mauvais fond, surtout quand à côté, je regardais l’anime Jojo’s Bizarre Adventures, sympathique dans le fond, mais désastreux dans la forme avec un rythme particulièrement lent, et surtout techniquement bien défaillant avec une animation médiocre et des dessins irréguliers. Beaucoup de scènes de GLTAS auraient perdu de leur impact s’ils avaient eu le même traitement (il suffit de voir aussi Young Justice, tout en 2D, qui montre aussi vite ses limites).

Justement, parlons « impact », allons dans l’autre sens et parlons du fond cette fois-ci. Ce qui est épatant avec cette série, c’est définitivement sa qualité d’écriture. Bien sûr, certains me diront que ce n’est finalement pas si étonnant quand on appartient au Timmverse (Et c’est vrai, après tout), mais la force de GLTAS est aussi de se démarquer de ses cousins justement, en plus de la concurrence, avec une formule quelque peu… différente.

GLTAS arrive admirablement bien à conjuguer une série à destination des plus jeunes avec les « obligations » qui vont avec (Le côté édulcoré, pas de sang, etc.), tout en permettant au « plus vieux » de la regarder sans se sentir insultés/exclus par la façon dont sont traités les personnages et l’intrigue. Il y a cette simplicité dans la trame générale qui le rend accessible (mais de façon agréable, pour plaire à tous), mais dont de multiples petits détails (surtout dans les relations entre certains personnages, les conséquences de certaines actions) sont seulement compréhensibles qu’en ayant une certaine « maturité », un certain âge. Ça y est, le mot est lâché, « Maturité ».

Les personnages sont un minimum travaillé, leurs dialogues sont bien écrits et sonnent souvent justes, loin du ton parfois trop clichés/premier degré du genre. Les relations entre certains, l’évolution qui va avec, paraissent crédible et on y croit un minimum, sans trouver ça trop niais, trop artificiel ou trop en décalage avec le reste. La série sait alterner intelligemment l’humour, l’action over the top propre à la licence, le développement de l’histoire (Seulement deux arcs de 13 épisodes environ) et des personnages avec un rythme sans faille, sans que l’ennui s’installe. Et elle arrive même à surprendre avec des scènes qui prennent le spectateur à revers, tant on ne s’y attendait dans une telle production. Maturité, assurément.

C’est assez rare pour être souligné, mais du fait de cette écriture étonnamment maîtrisée et adulte pour un « vulgaire dessin animée pour enfant », je me suis terriblement attaché à cette poignée de personnages de fictions, au point d’en ressentir une certaine empathie pour certains, voir même, yep, de verser ma petite larme devant mon MKV. C’est vraiment une série dans laquelle on s’attache vite, on a envie de suivre les aventures de notre petit groupe de héros à travers l’espace pour repousser l’armée rouge.

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Car c’est aussi là sa différence avec les autres séries du Timmverse, voir des autres séries du genre: on ne dirait pas vraiment une série de super-héros. On ne retrouve pas l’aspect « solo » d’un Batman/Superman TAS, ni à contrario ce côté fourre-tout et encyclopédique d’un Justice League. C’est con à dire, je suis peut être le seul à le penser, mais à sa manière, j’ai eu l’impression de mater un anime, un shônen dans sa forme. On y suit un groupe de 4 personnages avec les relations qui se développent entre eux et qui ont une certaine importance au sein du récit principal; une aventure où ils vont « voyager », faire des rencontres, des amis, des ennemis. C’est vraiment une conception différente, mais une conception réussie du genre. Du coup, la série est pas mal complémentaire avec  Young Justice, plus classique, mais aussi très bonne dans sa branche. Un groupe plus restreint, auquel viendra éventuellement se greffer quelques personnages supplémentaires (Saint Walker !), mais jamais de façon définitive. L’attachement n’en est que meilleur. Et les drames que plus douloureux.

La série est loin d’être parfaite pour autant. Si la série est bien rythmée donc, il n’empêche que c’est une série qui met un certain temps à décoller, à montrer son potentiel, avec parfois pas mal d’épisodes « fillers » qui servent « juste » à développer l’univers, sans rapport direct avec le scénario. Pas qu’ils soient mauvais donc ! Plus précisément, je suis même quasiment sûr que certains auraient pris de l’importance si… la série avait marché, et donc continué. C’est encore plus flagrant (et frustrant) quand on connait le comics et qu’on voit des éléments mineurs à première vue, mais qui ont du sens pour le fan et le laissait entrevoir d’énormes possibilités de suite. Qui n’arriveront… jamais.

Il n’empêche que c’était globalement très bon. Une première partie « juste » sympathique mais une seconde qui met définitivement les bouchées doubles et finira même par vous faire rager envers Cartoon Network une fois le 25ème épisode fini. Une musique présente mais pas trop, qui fait bien son taff, une technique impeccable, des personnages attachants, de l’humour qui fait mouche, un univers respectueux de ses origines, qui a son propre style. Et un vrai boulot d’écriture derrière, ce qui est trop rare de nos jours pour la bouder. Même si elle est finie à tout jamais.

Allez, sait-on jamais: en Juillet, débarquera la nouvelle série Batman (oui, encore), Beware The Batman, une série elle aussi en 3D pour l’occasion. Peut être y verra-t-on un épisode où un Green Lantern débarquera à Gotham City aider Batman et ça sera… Hal Jordan, tout juste revenu sur Terre après l’épisode 25 de sa propre série. Yep, je rêve beaucoup. Je finis, et je repars me rouler par terre en pleurant pour avoir une vraie suite crédible. Damn you, CN.

Craquage de veste

Personnellement, j’ai toujours trouvé qu’il y a avait une sorte « d’avant et un après » Twilight dans la culture populaire. Je m’explique: je n’ai jamais vu la série de films Twilight, je ne compte pas le faire (ou alors avec beaucoup de vodka dans le sang) et je compte encore moins lire les bouquins à l’origine du bousin; j’ai déjà trop d’œuvres majeures à lire avant. Mais malgré tout, il faut avoir vécu longtemps dans une grotte (La Normandie, ça compte pas) pour ne pas s’être rendu compte que ça a eu un certain impact dans la production audiovisuelle, que ça soit en bien (Où ça ?) ou en mal, avec l’influence qu’on lui connait.

En mal ? Twilight est souvent réputé pour avoir quelque peu maltraité le mythe des vampires et des loup garous à cause d’histoires parait-il particulièrement mal écrites en soit, avec comme « base » une idylle ridicule entre l’héroïne lycéenne (La non expressive Kristen Stewart) et le vampire très ténébreux qui brille au soleil (Robert Pattinson, qui avait apparemment déclaré de façon plus ou moins direct qu’il n’avait jamais vraiment aimé tourner dans ces films). Sujet à beaucoup de moquerie (Souvent résumé à une saga pour « midinette »), le succès de la licence est désormais incontestable; elle se porte même plutôt bien jusqu’à maintenant, comme l’atteste la sortie imminente du cinquième opus (le 4.2, même principe qu’avec Harry Potter 7).

Forcément, succès oblige, la concurrence s’est empressé de reprendre les grandes ficelles pour avoir sa part du gâteau. Dans mon cas, dans les productions « fortement influencées- mais pas forcément similaires », je m’étais regardé la série True Blood, qui met en scène une histoire d’amour impossibru entre une humaine et un vampire. Bien sûr, je sais que dans les 2 cas, tout est adapté (librement) de romans, on ne peut pas parler de « copie » à proprement parler mais dans la forme, au fur et à mesure des saisons de True Blood, j’ai personnellement sentie une certaine volonté de toucher le public Twilight, pour mieux les prendre à revers. Car True Blood tape dans un style un peu plus… subversif. Parce qu’on parle quand même d’une série produite par HBO, réputé pour faire des séries qui ne font pas toujours dans la finesse, autant niveau violence que du sexe (Game of Thrones, j’écris ton nom). Ca ne revient en rien la qualité des dites séries évidemment, mais c’est un style… particulier. Et ça marchait particulièrement bien sur True Blood, où certaines scènes faisaient comme une sorte de doigt d’honneur à ce qui a bouleversé le marché quelques temps auparavant.

Récemment, une obscure personne m’a parlé d’une autre série un peu plus mineure par rapport aux autres du même genre, mais parait-il bien plus sympa qu’il n’y paraît. Car elle reconnaissait sans mal que les apparences n’étaient pas en faveur de ce qu’elle proposait réellement aux spectateurs, et qu’on sentait là encore une volonté de surfer sur cette fameuse vague. On m’a donc parlé de Teen Wolf. Yep, je sais, rien que le titre ne donne pas spécialement envie. Je vais donc expliquer pourquoi il est facile de cracher sur cette série, mais aussi pourquoi il serait idiot de s’arrêter à là au risque de louper une bonne série, bien plus surprenante qu’il n’y parait.

Série estampillée MTV, Teen Wolf est une série réadaptant très librement (et oui, toujours pour cette histoire de vague) le film du même nom des années 80 avec Micheal J. Fox. Un reboot pur et dur comme on aime si bien le faire ces dernières années, actuellement à deux saisons, avec une troisième prévue pour 2013. Lancé en Juin 2011 aux USA, elle nous raconte l’histoire de Scott, jeune lycéen en pleine adolescence comme il en existe des dizaines. Puis au cours d’une nuit en forêt avec son ami Stiles, Scott va se faire mordre par un loup garou (Surprise !) mais y survivra et, peu de temps après, découvrira qu’il est devenu à son tour un des leurs. Accompagné de Stiles et finalement du loup garou qui l’a mordu (!), il devra apprendre à maîtriser la bête qui est en lui en l’accordant avec sa vie scolaire, comme sentimentale. Evidemment, ça ne sera pas aussi facile et des menaces externes viendront rapidement se greffer au récit. Et c’est parti pour au moins une saison de 12 épisodes.

Je le sous entendais quelques lignes plus haut, mais Teen Wolf est effectivement une série dans laquelle il est difficile de rentrer, de regarder « sans trop se poser de questions ». Si je devais résumer cette première saison – et malgré des qualités évidentes que j’énoncerais après – en un seul mot, ça serait bien « cliché ». Teen Wolf parait de prime abord une série affreusement mal écrite. C’est parfois tellement grossier que j’ai l’impression que la série tend volontairement le bâton pour se faire battre. Il est vraiment facile de fustiger cette série, de la rabaisser et de passer rapidement à autre chose tant, parfois, on hésite à enchaîner les facepalms devant tant de soucis d’écriture. Principalement, les personnages sont très stéréotypés (autant physiquement (Tout le monde est beau, tout le monde est parfait, et on n’oublie pas les plans large sur la musculature des héros pour mesdames ) qu’au niveau de la personnalité) et les situations particulièrement téléphonées (L’identité du père de l’héroïne, ou tout simplement la rencontre entre le héros et sa copine qui le deviendra en un clin d’oeil tellement abusé, tell me your secrets, Scott), ce qui a donc pour conséquence logique de rentre la quasi-totalité de la saison très prévisible.

On devine facilement qui va finir avec qui pour les histoires d’amour adolescentes; qui est méchant, qui l’est un peu, mais pas trop et surtout comment va se développer cette histoire de loup garous, et tout ce qui gravite autour. Et pour ne rien arranger, on sent un certain manque de budget, avec des FX assez cheap régulièrement, que ça soit dans les versions « loup garous » de certains personnages (le héros est encore plus moche que d’habitude, dingue !) que dans de « bêtes » moment, comme ces passages à bord d’une voiture avec un fond (qui donne donc l’impression de réellement rouler) terriblement mal incrusté, nous ramenant aux heures les plus sombres de la post-production.

Pourtant, l’histoire se suit presque sans déplaisir. Malgré les clichés et de grosses têtes à claque comme le héros ou son rival « Monsieur le beau gosse ténébreux façon Twilight » (Non, je ne suis pas jaloux), l’histoire est un minimum accrocheuse dans la façon dont elle raconte les choses, développe son univers. Si le héros n’est pas intéressant en lui même (un grand classique), le reste de « sa bande » est suffisamment développé pour y trouver son compte. Souvent apprécié des fans parait-il, je comprends un peu mieux le succès de Stiles, le BFF de Scott, qui sort régulièrement des répliques assez tordantes et cinglantes. Il le dit lui même et c’est ce qui le rend si attachant « Je suis petit, gringalet, alors les sarcasmes sont ma seule défense » et c’est ce qui donne toute la saveur au personnage, et en devient même une des raisons principales pour laquelle j’ai continué jusqu’à la fin de la première saison. Si, si, j’assume. Mais même en dehors de ça, il y a quelques petites pointes de bonnes volontés, quelques fulgurances dans le scénario/la mise en scène/les dialogues pour ne pas lâcher l’affaire, comme l’atteste cet épisode très « film d’horreur », où nos héros se retrouvent enfermés dans un lycée en pleine nuit avec un loup garou en liberté. Grosse ficelle j’en conviens, mais toujours efficace, surtout au vu de l’écriture globale.

Jusqu’au bout de la saison, Teen Wolf s’est montré irrégulier dans un premier temps, mais avec tout de même suffisamment de bonnes volontés pour se finir convenablement et donner envie de lancer la saison 2. Et si ça aurait pu s’arrêter là – ou continuer comme ça, strictement de la même façon – mais c’était sans compter sur cette seconde saison qui montre une facette réellement inattendue de la série, une sorte de virage à 180°, et se révèle surtout excellente en tout point, là où la première arrivait « juste » à sauver les meubles mais pas trop.

A vrai dire, une fois la saison 2 digérée, j’ai du mal à comprendre un tel écart qualitatif. Dans le fond, tant mieux ! Mais je ne comprends tout de même pas trop ce qu’il s’est passé en interne pour un tel revirement, une telle montée en puissance. Je l’ai dit, la première saison tendait le bâton régulièrement, plongeait souvent la tête la première dans les clichés sans le moindre second degré derrière pour compenser. La seconde saison ? C’est tout l’inverse. Comme si la première avait été volontairement bâclé pour mettre très (trop ?) rapidement les éléments scénaristiques en place pour un second essai totalement transformé. C’est un peu l’effet « Je veux écrire une histoire, mais les principales idées que j’ai en tête ne concerne que le milieu de mon récit » et qu’on a envie de torcher un peu le début pour rapidement mettre en place ces idées. La plupart des détails qui n’avaient pas trouvé de réponse au début prennent désormais du sens et accentue la séparation avec « l’effet Twilight » du scénario. Teen Wolf a enfin son propre univers, sa propre mythologie (Pour le moment, pas de vampire en vue !).

Mieux encore, l’écriture fait donc un bond: les dialogues sonnent plus justes, les personnages mieux écrits et surtout davantage développés (chaque personnage « principal », tournant autour du héros, a droit à sa petite scène « clé » qui le met vraiment en valeur) et du coup, l’interprétation n’en est que meilleur. On sentait ce potentiel dans la saison 1, mais un potentiel « bridé ». Et du coup, soulagement général ! La série joue désormais énormément avec les clichés du genre. 

Comprendre par là que les scénaristes aiment tourner le spectateur (et même les personnages de leur propre série) en bourrique, en leur faisant croire des choses qui paraissent tellement évidentes, qu’on verrait dans n’importe quelle autre série, par des lignes de dialogues, par une certaine « façon de filmer »… pour au final mieux s’en jouer, le tourner en dérision, s’en moquer simplement. Et finalement, cerise logique sur le gâteau, c’est une saison où… on ne sait jamais vraiment où on va, mais dans le bon sens du  terme ! J’ai été souvent surpris, j’ai retrouvé l’effet « encore un épisode et j’arrête pour ce soir… Wait, déjà cette heure là ? » et ça fait un bien fou après une première saison qui te prémâché constamment la trame générale. Il en va sans dire que j’attends assez impatiemment la saison 3 qui semble mettre une nouvelle fois les bouchées doubles, avec pas moins de 24 épisodes au programme, là où chaque saisons n’en faisait que 12~13. Et franchement, j’imaginais pas dire ça quand j’ai vu les quelques images (voir les premiers épisodes) de cette série quand on m’en a parlé !

Après, pour modérer un peu plus mes propos, il faut tout de même remettre les choses « dans son contexte »: aussi bonne soit-elle, Teen Wolf reste une série quand même typé « adolescent » dans ses codes… et ce n’est pas péjoratif ! Mais il faut être un peu sensible/pas rebuté à tout ce qui touche le milieu scolaire et de suivre des histoires qui tournent quand même souvent autour d’amourettes entre jeunes adultes (avec ces moments de tendresses un peu niais, les déceptions de voir l’être aimé se tourner vers quelqu’un d’autres), découvrant par la même occasion que la vie c’est pas si facile et que les parents, c’est vraiment des cons. Mais passé ce stade (mon côté sentimentale m’a bien aidé, j’avoue), j’ai vraiment passé un très bon moment. Peut être est-elle considérée comme une série de seconde zone (Une série de série B, ça se dit ?), mais une seconde zone de qualité et c’est bien tout ce qui compte.

Six Feet Under: à 2 pas du Paradis

Changeons à nouveau un peu d’air dans cette huitième critique vidéo avec non pas un énième jeu-vidéo ni un énième manga/anime mais, afin d’explorer un milieu encore nouveau pour ma part, le monde de la série TV. Et pas n’importe laquelle !

Fort de son succès, poussé par d’obscures personnes ici et là, c’est Six Feet Under qui a le droit à son petit podcast garanti sans spoil. Une série de haut vol (malgré certains aspects m’ayant déçu), qui mérite plutôt bien la réputation qu’elle a. En tout cas, pour ma part, il y aura un avant et un après Six Feet Under. Et c’est déjà pas si mal.

Je dois reconnaître que l’exercice est quand même un peu plus difficile que les autres, les grandes envolées lyriques (que l’on croise sur le net, en particulier à l’encontre de cette série) à base de grandes tirades et de métaphores en tout genre pour souligner la puissance du scénario, la richesse des personnages et j’en passe, ce n’est définitivement pas ma tasse de thé. Et éviter les spoils n’aident pas, ça aurait été l’occasion rêvée de bien s’étaler mais j’ai voulu rendre ça accessible au plus grand nombre…

Et en bonus, si besoin est, une version audio est disponible ici.

Parlons VF, ou comment décortiquer un sujet sensible…

Ah, la France ! Pays reconnu dans le monde pour sa réputation de peuple prétentieux mais aussi comme étant un pays particulièrement râleur, à se plaindre de tout et n’importe quoi. Et dans le domaine du doublage français, on en tient une sacrée couche, soyons honnête deux secondes. Source de débats enflammés un brin stérile sur les forums, le doublage français – que ce soit dans l’animation japonaise, les films, les séries, les jeux vidéo  – reste indéniablement une corde sensible tant le sujet est difficile à traiter de manière correcte. Car souvent, on retrouve beaucoup d’extrême, à savoir les fameux pro-VO, véritables ordures intolérantes, et les pro-VF, un peu trop renfermés dans leur bulle « lay francay, cay les meilleurs ». Des avis modérés ? C’est malheureusement trop rare.

Mais voilà, en creusant un peu parmi tout ça, on arrive à trouver des gens qui pensent juste, des gens qui veulent démontrer qu’on peut faire du doublage français de qualité, sans forcément accepter le moindre essai foireux sous prétexte que l’effort a été au moins fait.

« Parlons VF  » est un podcast vidéo mensuel (Enfin, on l’espère !) ayant pour but de parler du  doublage en France, de façon un minimum objective, avec un regard plutôt juste et suffisamment critique pour être crédible. On y retrouvera des interviews, un suivi de l’actualité « Sortie » de divers médias du moment avec une bonne dose d’infos sur la VF qui va avec, et l’élément principal de l’émission, les critiques. Critique non pas d’un film (ou tout autre média) en lui-même, mais uniquement tout ce qui englobe le doublage français: casting des voix, travail d’adaptation avec la société de doublage qui a travaillé dessus et anecdotes qui vont bien avec; pour finir sur un verdict: « est-ce que la VF vaut le coup d’être vue ? ».

Tout un programme !

L’émission est animée par un seul homme, Hugo Amizet, alias MisterFox, déjà responsable, entre autres, de la websérie Misterfox & Pikachu. C’est dans un tout autre registre qu’on le retrouve aujourd’hui, et c’est pas forcément un mal. Pas que j’aime pas ce qu’il fait, je ne les ai jamais regardé/entendu !

Alors au final, Parlons VF ou pas ?

Commençons d’abord par ce qui fâche: principalement, je lui reprocherais, parfois, un petit manque de consistance dans les critiques. Un ton un peu léger en quelque sorte, où l’on retrouve – sans doute, au dire d’Hugo lui-même – trop d’improvisation, chose multipliant les répétitions d’arguments (On a compris que le doublage/l’adaptation/le comédien était bon/pas bon !). Bien sûr, moyens du bord oblige, on retrouve aussi un son pas toujours optimal (Notamment dans l’interview de l’excellent Benoit Du Pac, où des sous titres n’auraient pas été du luxe), une image pas toujours très nette/stable et un « plateau » – lors des critiques – un peu trop minimaliste (Oui le blanc c’est bien mais c’est un peu triste !).

Mais au delà de ces défauts de jeunesse que je n’ai pas trouvé vraiment gênant au visionnage, et plus facilement pardonnable pour un début dans ce genre d’émission un brin ambitieuse; il en ressort surtout une émission extrêmement plaisante à regarder. Malgré les limitations techniques, le montage est suffisamment propre, réussi et rythmé pour éviter les longueurs et la lassitude, malgré la durée d’une émission (50min en moyenne !) et l’amateurisme qui en découle. Les critiques sont vraiment bien construites, avec par exemple des extraits pour mettre en avant des répliques « qui claquent », des comparaisons avec la VO pour mieux souligner le travail d’adaptation ou de brefs historiques – jamais ennuyeux – sur le passé linguistique de nos doubleurs préférés.

Il y a un vrai travail de documentation derrière pour nous en apprendre plus sur une des multiples branches du métier de comédien et les méthodes de doublage dans des cas particulier comme la VF de Inglorious Basterds, au programme de la première émission. Et d’ailleurs, les interviews (enfin, l’unique pour le moment, d’autres sont à prévoir si tout se passe comme prévu) sont un excellent point et permettent une nouvelle fois de voir l’envers du décors, en plus d’apporter un peu plus de diversité à l’émission.

La première, comme dit plus haut, est consacré à Benoit du Pac, doubleur de Léo dans Charmed, Shadow dans Sonic X ou tout bêtement, et plus connu, Eikichi Onizuka de GTO. Et cette interview nous montre à quel point il a aimé ce personnage, qu’il s’était vraiment investi dans son rôle (Comment ça, pour peu qu’on soit objectif, on l’avait déjà remarqué ?) et s’est révélé très communicatif. Et ce gars dégage un charisme fou en bonus, pour ne rien gâcher.

Au final, on ne pourra donc que saluer cette excellente initiative, trop rare dans le monde des web-émissions et pourtant si prometteuse (vous l’aurez compris). C’est tout le bien que je lui souhaite, et je vous invite donc à suivre l’affaire sur le Twitter officiel de l’émission pour les plus branchés d’entre vous, ou aller sur le site. Et bien sûr, profitez-en pour mater les 2 premières émissions !

I’m not superman, but I can slide between the dimensions

Le premier qui dit que mon titre il est pourri, je lui fou mon poing dans la gueule. Même s’il a pas forcément tort…

Bref.

Ah, les séries de notre adolescence, ce n’est décidement plus la même chose qu’aujourd’hui, ou le degré de série aussi culte qu’avant a fortement baissé. Décidément, je garde toujours un très bon souvenir de la série Sliders, qui a bercé ma jeunesse chaque début du samedi après midi…

Oui, cette série où l’on suivait les aventures de nos “Glisseurs” à travers les dimensions, les mondes parallèles et se délecter de chaque nouvel épisode, nous réservant son lot de surprise, avec le talent des scénaristes pour nous inventer des mondes plus surprenant que jamais. Bien sur, vu les quelques saisons qui font la série, la qualité peut parfois osciller, mais sur le moment, ne possédant et n’ayant visionné que les 4 premiers épisodes, c’est toujours aussi excellent !

C’est toujours très intéressant de voir les multiples variations de dimensions que peuvent nous offrir les scénaristes… Alors parfois, on tombe un peu dans le caricatural (Cf l’épisode : “Le Monde selon Lénine” où de nos jours, l’URSS a conquis les États-Unis), un peu dans le prévisible à 2 km (L’épisode : “La fin du monde ”, où une comète fonce sur la Terre, mais que nos héros vont arrêter en envoyant un missille nucléaire, dont la découverte était légèrement “téléphoné”) mais ce ne sont que des détails, j’ai pris un grand plaisir à suivre les aventures de Quinn Mallory, Wade , Rembrandt et le professeur Arthuro !

Ce que j’apprécie le plus, c’est les clins d’oeil entre chaque dimension, à la Terre “initiale” qu’on connu nos héros… Assez marrant de voir le même personnage dans un rôle totalement différent qu’on lui a connu, ou savoir dans une autre dimension ce qu’aurait donné une solution, un choix différent.

Le truc vraiment dommage, c’est qu’un paquet de monde est passé à la trappe… Oui, le problème récurrent, c’est qu’à chaque fin/début d’épisode, on voit notre petit groupe dans un monde pendant 5 min, et ils partent aussitôt… Et parfois, ça aurait mérité un bon développement (épisode 1, à la fin, Quinn tombe sur un monde qui croyait être le bon, mais… son père, normalement mort, est encore en vie. Que se passera-t-il ? Comment va-t-il réagir ? On ne le saura jamais… Fin de l’épisode, super.)

Sur ce, il faut absolument que je trouve la suite, mais les recherches me donnent difficilement des résultats convaincants…

Mais une fois fini, il fallait bien continuer sur ma lancé avec le récent, mais très bon Scrubs !

S’il y a bien une série qui donne la “pèche”, redonne le moral, c’est bien celle ci ! Difficile pourtant de faire une série dans un milieu comme l’hopital et tout ce que ça peut impliquer (cf la série Urgence, pour le coté sérieux/réaliste). Et pourtant ! J’avais la première saison sous la main, et le parcours a été sans faute… Un humour qui fait toujours mouche (Merci JD et ses “hallucinations”), des personnages attachants, aux personnalités bien tranchés et des situations toujours variées, pour ne pas s’ennuyer un seul instant.

Alors oui, on pourra justement peut être reprocher certaines relations entre les personnages un peu cliché/tarabiscoté (dans le sens où c’est prévisible/tiré par les cheveux), surtout dans les histoires d’amour au sein de l’établissement (“oui je t’aime aussi, couchons ensemble dès le premier soir ! Oups, j’ai aussi couché avec la feme de mon mentor, désolé !”), d’autant plus que, point de vue mec, les personnages féminins sont tous bien choisies… Sacré JD, il a une sacrée chance pour un nouvel interne (Petit coup de coeur envers Christa Miller aka Jordan Sullivan, l’ex-femme de Cox, vraiment manifique dans cette saison 1, malgré ses 40 ans ! ).

Mais ce n’est qu’un petit détail pas vraiment génant, l’essentiel de la série réside bien dans son humour sans faille. Quel plaisir de suivre les périples de JD et de son ami Turc, ses ami(e)s Carla, Elliot et tout le personnel de l’hopital, comme Cox, Bob Kelso et j’en passe. Ca part des fois dans tout les sens ( sans tomber dans le lourdingue) ou prend quelques fois une allure dramatique pas forcément déplaisante, sans forcément tomber là aussi dans le caricatural.

Bon, saison 1 fini (un régal), j’enchaine avec la 2 dans la semaine, j’espère que le niveau reste toujours au top… Plus que 5 saisons à matter, on y croit à mort !