Harem à collant

Bientôt 2 mois sans le moindre article, comment se fesse ? Allez savoir, entre la flemme habituelle, les vacances (qui n’en sont pas pour moi, vu que je travaille), la pile de comics non lu qui ne désemplit toujours pas et peut être même la chaleur (Ah, ça y est, le soleil est enfin arrivé qu’on voudrait déjà qu’il parte, franchement pas cool d’avoir envie de changer son t-shirt toutes les heures), on ne peut pas dire que l’occasion était bonne pour blogguer la conscience tranquille.

Histoire de se remettre tranquillement dans le bain, ressortons du placard un vieux concept de la blogosphère otak’ (parce que j’aime être en décalage avec tout le monde, la ponctualité c’est trop mainstream), mais à une sauce quelque peu différente (et plus en adéquation avec mes goûts actuels): l’anime harem personnalisé. Ou le « My First Anime Harem« , plus précis quand on cherche le template de ce qui va suivre sur Google. Concept tout con, mais ô combien rigolo: regrouper 8 personnages féminins (pas forcément ordonné) selon un thème précis (de base, l’animation jap’), afin de désigner ceux qu’on aimerait avoir… disons près de soi, dans son petit cercle, pour des raisons diverses et variées (Et parfois un peu plus physique et lubrique pour certains). Mais ça peut aussi s’apparenter à – plus bêtement – une sorte de liste de personnages préférés.

Mais comme taper dans les animes seraient trop facile (Et que dans l’immédiat, j’aurais du mal à constituer une liste étant donné que je me suis quasi-totalement désintéressé du milieu), j’irais dans 2 thèmes bien différents pour marquer le coup (même si je suis sûr que quelqu’un l’a sans doute déjà fait quelque part, en dehors des Simpsons). Je vous laisse admirer.

Petit mise en bouche avec un harem à 4 sélections, je screws un peu les règles, mais 4 suffisait amplement pour une telle sélection (puis le « vrai » vient après, promis) ! On va commencer par ces célébrités masculines issus d’Hollywood qui me font dangereusement pencher sur la balance, parce qu’ils sont beau gosse, qu’ils sont charismatiques, qu’ils ont une carrière formidable et qu’ils ont un truc qui les rendent si attachants !

Nous avons donc au programme:

                Bruce Willis : Parce que l’âge n’est pas une fatalité (Enfin, pas trop). Alors oui, il y a sans doute un peu de retouche ici et là et je n’aimerais sans doute pas le voir au petit matin la gueule encore enfarinée, mais à pourtant plus de 60 ans, Bruce Willis en impose encore et toujours, si ce n’est plus depuis qu’il a définitivement perdu ses cheveux, contrairement à ses confrères comme Stallone et Swcharzy, qui supportent mal le temps qui passe et les injections de botox. A marqué toute une génération de film d’action, films que l’on n’est pas près d’oublier, même quand il sera définitivement trop vieux pour ces conneries (et hélas, ça arrive de plus en plus vite). Mais ‘y a pas à dire, je crois que c’est mon mentor capillaire pour m’accompagner dans ma décrépitude, je serais comme Bruce Willis quand je serais plus gr… chauve.

                Hugh Jackman : Regard charmeur, coupe de cheveux impeccable (et enviable, eh), parfaitement sculpté, et carrière bien entamée, c’est véritablement l’homme idéal et polyvalent, capable de nous faire pousser des cris de fangirl à mon chauve et moi à chacune de ses apparitions. Wolverine de rêve dans la saga X-men et réussissant presque l’exploit de rendre passable un film comme X-men Origins : Wolverine rien que pour ses beaux yeux; danseur de talent dans la pub pour le Ice Tea en ayant toujours la classe et capable de vous arrachez une grosse poignée de larme dans le film The Foutain où il crève l’écran… Hugh Jackman est l’homme qu’on aimerait voir dans chaque film, interprétant chaque personnage (même les objets du décor), rien que pour savourer son charisme, sa prestance et ses multiples talents bien réels. Et pour être franc, j’ai acheté le DVD de Real Steel juste pour lui (après c’est peut être bien aussi, mais j’ai pas fait gaffe).

                Robert Dowey Jr : Comme beaucoup, Robert Dowey Jr arrive à aisément relever le niveau de films pas toujours mémorables (quoique pas mauvais dans le fond) de part l’énorme sympathie et sex-appeal qu’il dégage, tel que les 2 Sherlocks Holmes par exemple. Surtout qu’à côté, il interprète avec brio le rôle du célèbre milliardaire alcoolique Tony Stark dans la saga Iron Man et Avengers (dont il crève encore plus l’écran que ses camarades), limite on a l’impression que ses parents l’ont conçus pour ça vu à quel point il colle parfaitement au personnage. Je crois que c’est grâce à ce côté classieux, raffiné, « chic » comparé à d’autres qui lui donne sa « particularité » et qu’on ne peut que difficilement résister à son charme, fait d’autant plus impressionnant quand on sait que le playboy approche dangereusement des 50 ans. Puis forcément, pour ne rien gâcher, sa voix française lui va à ravir, je dirais même plus qu’elle est carrément sexuelle. Je pourrais presque m’envoyer en l’air sur sa voix en train de lire le dictionnaire. Carrément.

                Keenu Reaves : Mon chouchou, mon favori ! Un peu connu avant avec Speed, mais totalement révélé aux yeux de tous avec Matrix, Keanu Reeves possède un charme bien particulier. Déjà, il a la particularité de porter aussi bien les cheveux courts & une barbe parfaitement rasée qu’un total look Jesus, avec la bonne grosse barbe qui va avec, ce qui augmente considérablement son charisme à des niveaux probablement au dessus de 9000. Puis, mais c’est un peu triste dans un sens, c’est un peu l’homme qu’on a envie de réconforter dès qu’on le voit à cause de son air de chien battu presque constant, encore plus quand on sait que cet air triste est bien réel vu ce qu’il a vécu par le passé. On se souviendra des photos de lui mangeant un sandwish sur un banc public… Mais il en devient un homme presque touchant, dont on aimerait bien remonter le moral, autant qu’on le peut ! On se souviendra de l’opération « Cheer Up Keanu Days« , qui a réunit un paquet de personne dans le but de lui redonner le sourire avec des montages rigolos. On pourrait presque en conclure que  » Keanu Reeves is moe « …

Du coup, hélas, on a toujours l’impression qu’il est prédestiné à faire des rôles de gars silencieux et à moitié dépressif (Ce qui n’est pas faux dans le fond) parce qu’il a le « profil pour » (Aussi mauvais soit-il, le film Constantine est en partie sauvé par un Keanu « qui colle au personnage »). Mais rien que pour la rumeur (peut être démenti depuis, peu importe) de sa présence dans l’adaptation de l’anime Cowboy Bebop (en interprétant Spike surtout), j’ai envie d’y croire !

Forcément, vous commencez à me connaître (ou presque), je pouvais pas m’empêcher de passer le concept à la moulinette des comics ! Histoire de partir sur des bases équitables, j’ai sélectionné 4 femmes et 4 hommes, toujours sur ces critères de personnalités/beautés/charismes.

Donc au sommaire, j’ai à vous proposer:

                Abigail Brand : Bonjour je suis Joss Whedon, avant de foutre une claque à tout le monde avec Avengers, j’ai aussi crée une des meilleurs séries sur les X-men, Astonishing X-men. Brand est un personnage qui fût crée par la même occasion dans cette nouvelle série au milieu des années 2000 et qui a encore une certaine place aujourd’hui dans l’univers Marvel. Déjà, elle en impose d’office de part le rôle que lui a donné Joss Whedon: elle fait partie du S.W.O.R.D., l’organisation qui est – seulement – chargée de surveiller l’espace spatiale (ça se dit ?) autour de la Terre (Mais pas plus loin, il y a un raton laveur géant pour ça). Défense contre l’envahisseur, échange diplomatique entre les races intergalactiques qui voudraient rentrer en contact plus ou moins violemment avec la Terre, ce genre de chose, quoi. Déjà, rien que pour ça, ça la rend tellement badass que t’en chiales. Composé de 3 couleurs mais lui donnant paradoxalement un charme fou (le vert, c’est tellement cool… Enfin, peut être pas irl en fait, mais faudra tester), un côté mystérieux classique (voir cliché, j’avoue), mais la rendant tellement charismatique par la même occasion et son côté un peu décalé avec son histoire d’amour avec le Fauve (Oui, le machin bleu chez les X-men), voilà de quoi la rendre irrésistible.

                Clark Kent : Je n’en suis pas un grand fan à cause de son statut de personnage un peu « divin » (c’est du moins l’impression qu’il me laisse à chaque fois), au dessus de la masse, mais sa version dans le récit « Kingdom Come » m’a littéralement mis sous le charme d’un Clark Kent presque méconnaissable. Oui, oui, le gars torse nue en salopette dans un champ de blé, queue de cheval sur l’épaule et barbe & cheveux (à moitié) gris, c’est bien Clark Kent, ou Superman. Version alternative du personnage où celui ci vieillit un peu comme tout le monde (mais plus lentement quand même), c’est un peu pour le personnage l’occasion de devenir vraiment charismatique à mes yeux. Oui, je le répète, mais j’ai toujours eu du mal avec le côté « Brun trop parfait physiquement dans son beau costard cravate de journaliste ». Là, le voir vieilli, presque assagit (il vit seul dans son coin parce qu’il en a ras le bol de la nouvelle génération de super héros, c’était mieux avant), avec une coloration défaillante rend l’homme de demain tellement plus classe et beau gosse, limite (beaucoup) plus attachant par la même occasion. Mais je suppose que le dessin et le style inimitable d’Alex Ross y ait fortement pour quelque chose.

                Carol Denver : Alors elle, dans le fond, je la connais mal, mais ça doit être physique, je l’aime bien. Peut être un peu pour son histoire: vivant à une certaine époque dans l’ombre de son mentor, le Captain Marvel, c’est une femme qui tente – de nos jours, après le décès de ce dernier – de gagner ses lettres de noblesses auprès du monde qui l’entoure, car souvent reléguée au statut de « super héros de seconde zone »… même si elle fait partie des vengeurs. Et seconde zone aussi un peu même au niveau « comics », on ne peut pas dire que ça soit un personnage très important, ni très vendeur (Ce qui doit expliquer pourquoi Panini en France n’a quasiment jamais publié sa propre série de comics).  Pourtant, c’est une battante ! Et puis, c’est une bloggueuse ! (Si, si, dans certains comics, elle raconte ses aventures sur son blog). Bon point ça. Et puis… Elle porte une bien sympathique paire de talon qui en fera rêver plus d’un. Si ça c’est pas du super héros comme on les aime, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Okay, le costume est quand même très… sexiste ? Entre les talons (tellement pratique pour se bastonner), une partie basse du costume qui fait dans le minimaliste (tellement passe partout), difficile de ne pas avoir quelques aprioris sur le personnage devant une telle débauche super héroïque. Mais qu’importe ! Même si je ne suis pas très blonde, je dois avouer que c’est une des héroïnes Marvel avec le plus gros sex-appeal. Bon, ça dépend des dessinateurs, comme toujours… et du costume qu’elle porte, comme l’atteste sa récente nouvelle série, et son nouveau design légèrement naze. Pourquoi ? Pourquoi elle ?

                Namor : Dans la culture otak’, on parle souvent de « GAR », terme pour définir un représentant de la virilité ultime. S’il fallait trouver un équivalent dans le monde du comics, ça serait forcément Namor, mutant et roi de la cité sous marine, Atlantis. Comme le disait un grand poète qui aime passer son temps à faire des tournois d’animes lubriques, Namor est le véritable DSK de l’univers Marvel, et c’est ce qui le rend si… appréciable, si funky. Namor aime séduire – ou tente souvent dans le cas échant – les nombreuses femelles terriennes (Il aime faire du charme à Tornade (La X-men et femme de T’Challa, la Panthère Noire), mais aussi Emma Frost (Femme actuelle de Cyclope, le chef des X-men) tout comme Jane Storm, la fameuse Femme Invisible des Quatre Fantastiques, mariée avec Reed Richard, l’homme élastique de la bande) avec son regard perçant, son côté « obstiné et déterminé » et son air macho qui transpire par tous les pores de sa peau. En bonus, il n’hésite souvent pas à se montrer torse nue (pratique quand on se déplace en mer, mais faut bien exhiber sa musculature tant qu’à faire) et surtout avec son légendaire slip de bain qu’on ne présente plus, l’élément indispensable pour pécho chez Marvel. C’est un peu la cerise sur le gâteau d’un personnage dont la personnalité de connard prétentieux et de vile prédateur sexuel sont totalement assumés, et c’est un peu ça qui le rend si génial. Un peu le professeur ultime pour chopper la force tranquille.

                Squirrel Girl : Voici un personnage qu’une obscure personne n’aurait pas démérité dans un probable classement similaire. Issue d’une époque où les comics n’avaient décidément aucune limite au grand n’importe quoi, Squirrel Girl (la « fille écureuil », appelée officiellement Ecureuillette en VF) est un personnage fascinant, qui a su se faire un petite place dans l’univers Marvel au fils du temps, au delà du simple caméo dans une case pour le lulz, un peu comme Howard the Duck. Véritable force de la nature qui a pu terrasser à plusieurs reprises des personnages comme Fatalis, Thanos, Deadpool ou même Wolverine (Sans compter quelques nazis dans Fear Itself), Squirrel Girl est un personnage qui fout la pêche à sa façon. Toujours souriante, dynamique, et constamment décalée avec le monde qui l’entoure (N’empêche, une rouquine avec une queue géante d’écureuil, ça ne court définitivement pas les rues, mais c’est fun), elle attire forcément (et rapidement) la sympathie, autant auprès des lecteurs que des personnages de l’univers Marvel. Du coup, justement, elle est désormais la nourrice officielle de l’équipe des New Avengers (Une équipe alternative aux Avengers classique), futur potentiel MILF ! (Il en fallait bien une, tant qu’à faire)

                Oliver Queen : Ou plus connu sous le nom de Green Arrow, l’équivalent DC Comics de Hawkeye de chez Marvel pour faire simple pour ceux qui n’auraient vu qu’Avengers. La encore, un personnage que je connais mal. Mais le peu que j’en ai vu de lui m’a bien convaincu du potentiel « Charisme » du personnage: un look délicieusement kitsch (et voulu forcément) à la Robin des Bois (même si sa version avec capuche passe mieux du coup, c’est celle qu’on aura dans la future série TV), tout en vert, un masque qui cache juste ce qu’il faut et une moustache divinement portée (J’en connais un qui devrait avoir la même) et surtout ce petit côté un peu charmeur sur les bords, qui a du mal à prendre les choses au sérieux et apportant donc un peu d’humour et de second degré (en plus de son décalage « visuel » et de ses capacités « ridicules » (Ca me fait toujours marrer un archer dans un monde où des hommes peuvent voler et tirer des lasers par les yeux)) dans des aventures aux conséquences pourtant dramatiques. Et puis, c’est le meilleur pote de Hal Jordan, le Green Lantern, ça ne peut donc qu’être un bon gars. Surtout quand il apporte le meilleur passage de la saga Green Lantern Rebirth à lui tout seul.

                Selina Kyle : Féline dans tous les sens du terme (aussi câline que violente en un clin d’oeil, putain de chat), sachant très bien tirer profit de son physique avantageux, un peu dominatrice par ci par là et assumant pleinement sa relation charnelle particulière avec Batman, Selina Kyle vend du rêve à chaque page que je découvre de sa nouvelle série (et première que je lis) de comics, issus des New 52 pour les connaisseurs. Bon, il faut dire aussi que, physiquement parlant, le personnage gagne énormément en charisme et en sensualité sous le trait de Guillem March, un trait tout bonnement divin et parfait, même si très… masculin dans son approche. Mais pour un personnage tel que Catwoman, était-ce un mauvais choix ? Loin d’être creux, le récit jouit d’ailleurs d’un très bon rythme, un développement intéressant (autant au niveau du personnage que du background de l’héroïne) et quelques passages mémorables; pour la parenthèse (En gros, achète !). En plus, elle saura contenter presque tout le monde: en plus de la version de base, en brune, elle aime aussi prendre l’apparence d’une bien jolie blonde tout comme d’une superbe rousse pour parvenir à ses fins. Alors, convaincu(e) ? Au passage, même si elle aurait pu aller encore plus loin dans le personnage, Anne Hataway s’en sort drôlement bien, et fait une bonne Catwoman à l’écran. C’est peut être le seul souvenir positif que je garde de TDKR.

                Frank Castle : Là encore, comme avec Clark Kent (comme ça, les 2 écuries sont concernées), ce n’est pas un personnage dont je suis particulièrement fan. Pas que le concept ne me plait pas, mais… il me parle difficilement, le design n’aidant pas (pas qu’il soit mauvais, mais physiquement, ça ne me fait ni chaud, ni froid). Et pourtant ! Je ne sais pas si ça va durer, mais encore une fois, la règle universelle qui démontre qu’un homme est toujours mieux avec une barbe s’applique de nouveau sur le Punisher nouveau. Nouveau, car c’est dans sa nouvelle (et très sympathique) série commencée en 2011 (et qui est commencé depuis le mois d’Avril en VF) qu’il change, suite à un rude combat, de look. Et paf, d’un coup on passe d’un personnage pas forcément générique, mais qui n’avait rien de spécial (même si là encore, ça dépend aussi du dessinateur) à une explosion de charisme malgré le « cliché » du look en lui même. Je ne serais pas étonné s’il y avait volontairement une inspiration « Snake Plissken » derrière (le rapprochement est en tout cas évident), mais peu importe une fois de plus, ça colle terriblement bien au personnage (Never forget). J’espère secrètement que ça va devenir son nouveau look de référence, ça me donnera une raison supplémentaire de suivre ses aventures…

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D’ailleurs, si toi, lecteur passager, tu as aussi pondu quelque chose de similaire, ça m’intéresse… Car je serais curieux de lire ça, surtout si ça touche les mêmes domaines que moi. Et si tu ne l’as pas fait, mais que le concept t’as plu, n’hésite pas à te lancer aussi ! Sinon, Keanu sera toujours triste. Et toi même tu sais que tu n’aimes pas voir Neo triste.

Les roues de ma voiture font WUB, WUB, WUB

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point je galère à trouver une situation professionnelle stable depuis moins de 2 ans après la fin de mes études. Crise par là (et la perte du travail qui va avec, donc), entretien parfois positif mais finissant souvent sans la moindre réponse et longue période d’inactivités, on ne peut pas dire que la régularité soit mon fort. Mais peu importe, le passé est le passé, je ne suis pas là pour cracher sur Pôle Emploi (même si je suis sûr qu’il y a peut être assez de matière pour).

Récemment, j’ai retrouvé quelque chose (Tout est bien qui fini bien… pour le moment), mais comme souvent, ce n’est pas tout près de chez moi, habitant pourtant une grande ville proportionnellement à la région où je suis. Peu importe, ma récente acquisition d’une voiture (La première, je comprends mieux l’affection qui se développe naturellement avec) m’a permis de m’affranchir (même s’il y a des limites) de la notion de distance qui me bloquait par le passé, et c’est parti pour remplir le CV au 4 coins du mo… de la région.

Aujourd’hui, on va donc parler … Musique ! (Une première pour moi, chouette) Ou plus précisément, de ce que j’écoute régulièrement sur les (relativement) longues routes qui séparent mon doux foyer et l’enfer du travail, afin de faire passer le temps. Let’s rock !

Le Dubstep, c’est rigolo. A la mode depuis pas si longtemps que ça, pas mal démocratisé par les trailers de jeux vidéo qui usent et abusent de ce style musical définitivement électronique; le Dubstep est un genre qui me laisse encore… perplexe. Je ne sais pas si c’est une impression, mais c’est un genre qui arrive à me diviser assez radicalement d’une piste à une autre, pourtant elles même sur le même album de tel artiste.

C’est une conception somme toute assez particulière de la musique électronique (c’est l’impression que ça me donne, mais en même temps, je ne cache pas non plus ne pas avoir une grande culture dans ce domaine) et ça arrive – de ma faible expérience – à enchainer des pistes démentielles et addictives à des pistes complètement nazes, alors que j’ai juste fait « passer à la musique suivante ». Récemment, c’est donc – sans doute le plus connu et le plus décrié sur 9Gag – Skrillex que j’ai principalement découvert. Si certaines musiques me rebutent pas mal, j’avoue être tombé sous le charme sur certaines de ses pistes.

Tout d’abord, un peu « forcément » parce que c’est un milieu qui me branche toujours autant, ça a commencé avec ses musiques utilisées dans les trailers de jeux vidéo. Mais si, souvenez-vous, si vous êtes un tant soit peu amateur de FPS ! The Syndicate – qui est apparemment bien raté – avait eu en renfort des musiques de Skrillex en guise de fond sonore pour ses trailers (mais comme d’hab’, rien dans le jeu bien sûr), histoire de faire un peu parler de lui. Et ça a, ma foi, plutôt bien marché, avec le titre sobrement intitulé Syndicate, pêchu comme jamais, au rythme hypnotisant mais aussi terriblement court. J’en ressentirais presque une sensation de manque une fois les 2min29 écoulées.

S’en suit alors la vague engrangée, avec le premier remix par le groupe Digitalism, assez puissant en soit (ce côté pêchu de nouveau, mais pendant plus longtemps que l’original) et tout aussi – paradoxalement – abrutissant au niveau des sonorités, les basses s’en donnant à coeur joie. Mais c’est ce doux mélange qui rend la chose si savoureuse. Vint ensuite les pas aussi bons, mais tout même fort sympathique remix de remix par Flux Pavillon, Scattle ou même Nero. Pour revenir rapidement et en finir avec Skrillex, impossible pour ma part de passer outre l’excellente piste Bangarang (Feat. Sirah).

Son rythme effréné (On va seulement noter une petite pause sur la fin, le temps de respirer 30 secondes et de reprendre immédiatement par le refrain (?)), ses sonorités si particulières, cette pêche communicative, ses quelques rares paroles sans aucun sens… un tout qui en fait une musique que j’écoute très facilement en boucle, même chez soi, en écrivant un article par exemple. Comme maintenant tiens. Bon okay, je dois vous avouer que j’ai découvert cette musique aussi sur une vidéo d’un jeux vidéo. Mais pas un trailer… Non, ce truc. Je dois reconnaître que ça rend la vidéo encore plus fascinante, et je ne vois presque plus de la même façon les véhicules agricoles que je peux croiser sur la route de bon matin, à défaut de les faire avancer. Ou comment donner la pêche quand on roule à 30km/h.

Nero qui a aussi fait son Skrillex chez la concurrence ! Autre piste du personnage/groupe/programme Windows, Nero a fait sa petite pub avec le trailer du prometteur – je l’espère, le premier m’ayant un peu refroidi – Borderlands 2. Faut dire que ceux qui ont fait le trailer savent y faire pour rendre la chose accrocheuse. Un trailer rythmé, qui donne envie, tout en gardant à l’esprit qu’on a un énième dubstep en fond sonore, comme le veut la grande mode du moment et en jouant avec, comme l’atteste le retour de Clap Trap le robot dansant sur du Dubstep, et la promesse qu’il y aura 96.5% plus de WUB WUB (l’onomatopée qui symbolise le genre) en plus des milliards d’armes disponible. Tout un programme, sur une musique (Nero – Doomsday) toujours aussi jouissive, malgré un dernier tiers plus calme, tranchant bizarrement un peu avec le reste.

Bref, le Dubstep, c’est pas si mal, et le petit matin, à traverser les routes de campagne – parfois dans le brouillard – c’est limite encore plus efficace que 3 bonnes doses de café pour avoir la pêche. Mais attention à l’excès de vitesse dans la transe engendrée.

Maintenant que la brèche est ouverte, allons directement au cœur du sujet: quelques pistes issues directement du monde du jeu vidéo. On ne se refait pas.

Anamanaguchi – en plus d’avoir un nom imprononçable – est un groupe qui fait de base de la musique « originale » (Dans le sens où il n’y a pas de reprises) mais en… 8 Bits. Typiquement des sonorités vidéoludiques, purement électronique et fatalement… ayant un charme assez fou. Ici, c’est pour leur travail sur l’ost de Scott Pilgrim dont il est question. Buggué jusqu’à la moelle, mais paradoxalement tout aussi génial à jouer malgré tout, Scott Pilgrim vs The World (sur le XBLA et le PSN) ne serait pas le même jeu sans cette bande son du feu de Dieu, qui décuple l’ambiance rétro du titre, au delà de son pixel art de qualité dosée.

Une intro qui donne tout de suite le ton (Anthem), un premier niveau dégageant une atmosphère accueillante (Another Winter), idéal pour débuter dans le jeu; une pure ambiance asiatique sauce 8 bits (Maki Ya), des musiques de boss d’anthologie (Vegetable Rock, Gideon Wrath Part I & II ou Subboss Theme) et une poignée de thème en vrac eux aussi hyper pêchu (Dont mon préféré de toute l’OST, Rock Club sans pourtant oublier des pistes comme Rox 300 ou Technoman). Finalement, son plus gros (seul ?) défaut à ce niveau là, serait son côté… jeu vidéo, dans le sens où les musiques sont en boucle un peu trop rapidement (La plupart du temps une minute suffit avant de repartir en boucle…). Logique dans le fond (On est dans des niveaux qui se bouclent en 10/15 minutes), mais on aurait aimé savourer plus longtemps certaines pistes.

Que serait un post sur Geek Hill Zone sans une dose de hérisson bleu ? Mélangeant ce doux parfum de nostalgie et de modernisme dans ses instruments, l’ost de Sonic Generation me comble de bonheur, c’est certain. Comment ne pas rester insensible au remix Modern assez fantastique de Chemical Plant – presque méconnaissable avec du recul, mais tellement bon – de Sky Sanctuary ou du thème du Death Egg – le thème de l’affrontement contre Eggman lors de la fin de Sonic 2 ou même des deux reprises du fabuleux thème de Crisis City de Sonic 2006 (Tout est dit, tellement ce thème est puissant) ? Sans oublier un petit Planet Wisp, qui donne un peu plus de pêche et dégage un petit sentiment de liberté (Un peu comme le très bon remix « Classic » de City Escape), idéal en sortant de ville le soir après le taff, en finissant par traverser une grande zone boisée. Effet garanti. Et si je devais en citer une dernière, sans aucun doute le surprenant Super Sonic Racing, me donnant à lui seul l’envie d’installer une boule disco sous le retro et des spotlights colorés à la place des phares,  au vu du trip « Dance » qu’il dégage à lui seul.

Et puis, pour finir, tant qu’à faire dans les one shot musicaux, j’ai une affection toute particulière envers la musique du jeu Catherine, avec ces forts sympathiques reprises de musiques classiques, dont cette piste en particulier: l’Arlésienne, Seconde Suite ~Farandole~, thème qui – hélas – boucle un peu trop rapidement, mais dégage encore et toujours malgré les loops un petit souffle épique. Certes, il faut avoir fait le jeu et le niveau qui est lié à cette musique pour comprendre un peu sa portée, mais elle colle tellement bien à la sensation de progression, de montée des marches face à l’adversité que sur une autoroute bien chargée, à enchaîner les dépassements/slaloms entre les voitures, tout en évitant les appels de phare de certains parce qu’on ne roule pas assez vite pour eux, ça me semble être un choix tout naturel.

A côté, je ne refuse pas cette reprise du thème de Skyrim façon métal (même si bizarrement, la musique perd de son côté épique et culte sans le fameux speech du narrateur et du fameux Fus-Ro-Dah), ce remix techno d’une musique obscure mais très prenante d’un Castelvania GB – dont je dois la découverte à l’ami-retro Gemini; ou ce rap/dubstep endiablé dédié à Mortal Kombat, genre (et licence, tant qu’à faire) dont je ne suis pas spécialement friand à la base. Pipomantis, si tu me lis, merci d’avoir linké ça sur Twitter. En parlant d’homme, un autre me vient à l’esprit: Scylaax. Vous le ne connaissez sans doute pas et c’est normal, mais – en dehors de ses réflexions philosophiques parfois étranges sur Twitter – c’est un gars sympathique qui fait de la bonne musique, notamment quelques reprises de temps à autre de musiques de jeux vidéo à différentes sauces.

Par la passé, j’avais bien aimé celle de Undersea and Bombs de Megaman 4, mais celle qui m’intéresse dans l’immédiat, c’est son revamp de Fighting In the Street qui m’a captivé, et la raison est bien simple: Street of Rage. Reprendre un des thèmes les plus connus de la licence était sans doute un pari risqué, pouvant dénaturer l’original, mais le résultat est tout simplement d’excellente facture. Revamp ? Rien à voir avec le groupe japonais vénéré par le divin chauve, c’est simplement le nom donné à une réinterprétation d’une musique, avec de nouveaux « instruments » de musique. Et étant donné que Street of Rage est une licence qui n’a hélas pas fait long feu, et donc, que les remix officiels et autre exploitation de la licence ne sont pas légion, c’est une excellente et légitime raison de dépoussiérer le mythe. Et ça me donne presque envie de me garer en ville après le boulot et d’aller tabasser de la racaille par paquet de dix, en choppant les pommes de l’épicier du coin pour rester en forme.

Côté animation japonaise, il me vient une série assez atypique à l’esprit, mais à la bande originale assez terrible. Panty and Stocking with Gaterbelt, une des dernières productions du studio Gainax (Evangelion, pour n’en citer qu’un – ça permet de cerner tout de suite le niveau du studio), était un anime certes, irrégulier de mon point de vue, mais avec une patte indéniablement originale et assumée. La bande son se devait d’être dans la même veine… Si je pourrais citer les fameux thèmes de transformation des héroïnes et des antagonistes principaux (les excellents Fly Away et le I Want You), je préfère mettre sous la lumière des musiques moins connues, mais finalement toutes aussi bonnes que ses grandes sœurs devenues trop mainstream – comprendre par là que je les ai un peu trop écouté, l’overdose s’est faite ressentir.

Je retiens surtout des pistes comme D City Rock feat. Debra Zeer, la piste rock qui avait fait son petit effet à l’époque de son passage télévisée (C’est littéralement un clip parodiant MTV et de nombreux groupe de musiques célèbres, et non une simple musique d’accompagnement); les répétitives – mais au rythme accrocheur – Ghost Town, ainsi que les Cherryboy Riot I & Part II et surtout, ma préférée du lot: le Corset Theme, dans le pur esprit des thèmes de transformations cités plus haut (Après, j’avoue ne pas me souvenir de son passage dans l’anime). Un thème absolument grisant, qui te donne des ailes, te donne envie de taper du pied et en rythme sur le volant… Sauf dans les virages. C’est dangereux les enfants, ne faites pas ça en voiture. Mais en ligne droite, ça peut se tenter. Par contre, contrairement à ce que je disais plus haut, le remix Dubstep de Fly Away qui se trouve dans le Worst Album refoule légèrement, c’est vraiment du dubstep sans aucun punch et fatalement assez chiant à écouter. Dommage, sur le papier, ça me vendait du rêve.

Finissons cette section anime par une musique qui me tient assez à coeur, malgré son évident côté provocateur: Das Engelandlied, un des génériques de fin de la série d’OAV Hellsing. Oui, ne le répétez à personne, mais il semble que j’écoute secrètement des chants nazis dans ma voiture. Mais, sans doute en parallèle à la vidéo qui accompagne cette musique (qui se veut totalement second degré bien sûr), elle dégage un charme certain – la langue allemande n’y étant tout simplement pas étrangère, sa sonorité si particulière me fascine totalement.

Un peu d’humain dans tout ça ? Qu’à cela ne tienne: au vu de la route que je fais parfois, il me semble tout indiqué que la joie et la bonne humeur communicative (et la qualité sonore en déca de certains, en parlant de communication #taclegratuit ) de certaines émissions du site Badgeek conviennent totalement à une rentrée tranquillou en fin de semaine, sur les autoroutes parfois un brin déserte. C’est surtout les émissions Ca Va Trancher et Erikadi qui ont capté mon attention et qui ont définitivement gagné un auditeur régulier de plus. Même en retirant le facteur « ya des keupins qui y participent, trop cool de les entendre », ce sont deux excellentes émissions, qui se complètent assez bien (Débat, coup de coeur, décorticage de l’actu, chronique en free-style et j’en passe), jamais lassantes, misogynes et indécentes; ils tiennent toujours autant sur la durée (et ce n’est pas donné à tout le monde) et le tout servit par une équipe efficace, qui te fout une banane monstre, tellement les vannes et les jeux de mot vaseux s’enchaînent à un rythme assez fou – sans jamais être lourd. Et Emmanuel – Fuckin’ – Bonami est passé chez eux, et rien que pour ça: respect, j’en avais presque la larme à l’œil tellement ça m’a fait plaisir de le réentendre. Et je sais que je ne suis pas le seul.

Dans tous les cas, de quoi finir (ou recommencer) une semaine avec le sourire.

GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

WTF did I just watch ? Nothing, it’s japanese.

Définition du mot Anxiogène : qui suscite l’anxiété (trouble émotif caractérisé par un état de malaise, d’agitation, de doute et d’insécurité).

Moi, devant certains animes.

J’aime l’animation japonaise. Certes, je reste modéré à ce niveau: je n’en consomme que très peu, les fansubs se résument éventuellement aux quelques grosses séries « du moment » ou (surtout) au « grosses licences tout court/qui font parler d’elle » (avec parfois quelques mois de retard, quand je trouve le temps et l’envie). Mais j’aime bien, il y a toujours cette différence de culture entre ce que l’on nous sert en Occident et ce qui provient du pays des sushis, qui me branche en grande partie. Parce que je sais que j’y trouverais quelque chose de vraiment différent, une autre vision en quelque sorte. Des thèmes peu abordés par chez nous ou du moins, pas de la même manière…

Mais parfois, cette différence se fait trop sentir et j’en ressors…gêné ! Embarrassé, surpris, poker face, tout ce que vous voulez, mais le temps d’une poignée de seconde, j’avais un peu honte de regarder l’anime en question, je me sentais limite pas à l’aise. Ca ne vous ait jamais arrivé ? Je vous explique.

Vous suivez un anime dont vous savez plus ou moins ce que vous allez obtenir en retour: un scénario de tel calibre, des personnages fouillés, une bonne dose d’humour, le respect de tel univers, un scénario mature/sérieux jusqu’au bout et j’en passe. Jusque là, tout se passe bien, tout se déroule exactement comme prévu, sans accroc. Et là, c’est le drame. Le temps d’une scène, le temps d’une poignée de seconde donc, voir de minute (mais jamais de façon définitive), l’anime en question prend une drôle de tournure. Oh, rien de bien méchant ! (Tout ceci n’est pas à prendre au sérieux dans le fond) Mais voilà, alors qu’on commençait à prendre son aise, ses marques… On nous montre une nouvelle facette qu’on aurait bien aimé ne pas découvrir.

Un changement d’ambiance, de ton (qui devient trop léger pour le coup); du fan service surprise qui tâche, des scènes qui semblent sorties de nulles part, ne semblant servir strictement à rien si ce n’est déranger… Tout un tas de petits détails qui, en arrivant au mauvais moment donnent parfois un petit frisson de honte. Le genre de moment où je me dis très franchement : « Mais qu’est-ce que c’était que ce truc que je viens de mater ? Pourquoi a-t-on balancé ce truc de façon si … random ? »

C’est… étrange comme sensation. J’exagère ? Peut être bien, mais moi, quand je mate un anime qui me semblait carré, pas trop caricatural, sérieux dans son déroulement et blablabla, je m’attends pas à des pétages de câbles/virages à 90 de la part des créateurs ou je ne quels responsables de la scène incriminée. Pire même et c’est le plus difficile pour ma part, c’est de faire profiter telles ou telles séries à des personnes non familière avec l’animation japonaise et qui aurait, éventuellement, quelques aprioris dessus. On se dit que telle série serait pas mal pour la mettre dans le bain, sans qu’on l’ait vu nous même auparavant (autant profiter du plaisir de la découverte à 2), parce qu’on en a entendu du bien, que le synopsis qu’on nous a raconté/qu’on a lu ici et là était prometteur et quasiment garanti sans japoniaiserie.

En soit, c’est le cas, on se trompe rarement malgré tout. Mais on ressentirait presque une double gène. La notre et celle de l’autre personne qui est avec nous, et qui ne risque pas franchement de changer d’avis sur les vilaines manies de la japanim’. Oh, après, qu’on soit bien d’accord: ce genre de détail ne changera pas la qualité propre de l’anime en question, puisque que le côté « dérangeant » n’est qu’une partie très mineur de l’œuvre (et c’est ce qui le rend si gênant dans le fond, car le contraste avec le reste est parfois violent).

Pour être un peu plus parlant, dans mon cas, voilà quelques exemples, malgré le fait que je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le domaine. Rien de bien nouveau dans le fond, c’est loin d’être la première (et dernière) fois que ça arrive, mais quand on mate des animes tous les 36 du mois, ça fait toujours son petit effet, surtout en duo. Attention, ça peut spoiler quelque peu, mais c’est juste pour resituer la scène/personnage en question, rien de bien méchant (normalement !).

Le cas Umineko no naku Koro Ni

Umineko est un univers que j’apprécie relativement bien. Je n’ai pas lu le VN (et je ne pense pas avoir le courage pour), je me suis principalement contenté de l’adaptation (bancal, paraît-il) en anime de la première partie (l’Arc Question, qui précède l’Arc Réponse, logique !) pour suivre tant bien que mal les pérégrinations de ce cher Battler, héros bien sapé de l’aventure. C’était globalement sympa: une ambiance malsaine, oppressante où chaque personnage tente plus ou moins de survivre, le tout baignant dans une bonne dose de fantastique. J’aime, malgré l’histoire qui se barre rapidement en sucette. Globalement, le design est plutôt bon et ne sombre pas trop dans le n’importe quoi… enfin presque.

Passé un certain stade, de nouveaux personnages font leurs apparitions et… disons que ça tranche un peu BEAUCOUP avec le reste du groupe. Béatrice, la « grand méchante » d’Umineko, fait souvent appel à des « hommes boucs ». Ils sont grands, imposants, carrés; ça accentue bien le côté malsain et peu rassurant de l’œuvre. Mais à côté de ça…

Ca commence de façon gentillet avec les 7 sœurs du purgatoire. 7 personnages féminins qui représentent les 7 péchés capitaux ? Très bonne idée ! Sauf que le design est… comment dire… Un peu décalé ? Retrouvé 7 nanas légèrement dévêtues m’a surpris et pas forcément dans le bon sens du terme. Pas choqué, mais ça commence à être douteux… Fallait vraiment, en terme de design, passer par la case Culotte apparente du cahier des charges de la japanim’ ? Sérieusement ?

J’aurais (éventuellement) davantage apprécié un design différent selon les péchés (que ça soit en terme de physique ou de costume), pour mieux (autant que possible) les symboliser… D’autant que pour accompagner un tel design, on se coltine une scène (Episode 21, gare au spoil) où l’on retrouve l’éternel côté nunuche féminin typiquement japonais. Embarrassant. Mais j’étais loin de me douter de la suite !

Parce que ça, ça peut encore passer. Mais un peu plus tard, on arrive réellement dans un virage à 90. Je veux dire, que Béatrice soit une MILF en robe/jupe par moment, qu’elle invoque des hommes-boucs pour combattre, ça ne me pose aucun soucis: ça reste, toutes proportions gardées, « cohérent » visuellement parlant. Alors pourquoi, après avoir commencés avec les sœurs du purgatoire, on passe aux… Bunny Girl ? Oui, des filles avec des oreilles de lapins. Je suis franchement pas fan de ce truc en général et encore moins dans une œuvre comme Umineko, où tout se passait à « peu près bien ».

Les Siesta, de leur petit nom, m’ont fait ressentir ce petit frisson de la honte, où l’on se dit que cette scène n’a pas sa place (tout comme sa variante un peu plus tard dans la série), qu’on n’aimerait pas que quelqu’un nous voit mater un truc pareil. Ca tranche radicalement avec le reste, c’est d’un ridicule (Sérieux, leur « super attaque », flat what !? ), c’est… une autre culture, faut croire. Et la série en rajoute une couche peu après – cf même lien Youtube précédent – avec l’arrivée de Gaap, personnage un peu plus charmeur, mais dont l’aspect fan service dénote toujours autant avec le reste. C’est pas tous les jours qu’on voit des robes fendues sur le côté… Et une coupe pareil.

J’espère que la suite (« Chiru »), si elle est adaptée un jour, sera moins gratinée à ce niveau là.

Le cas Higurashi no naku Koro Ni

Contrairement à Umineko, Higurashi fût une excellente surprise. Le scénario était grave prenant, assez compréhensible (même s’il manque la partie « Réponse » mais ça a un minimum de sens contrairement à Umineko sans cette 2nde partie), une très bonne ambiance qui alterne calme et gaîté avec des passages bien trashs/glauque comme je les aime.

Mais justement, dans ces passages calmes, il y a eu des moments qui m’ont… perturbés. Pour rappeler grosso merdo les faits pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre, disons qu’il y a le héros, Keiishi, et plusieurs nanas qui l’accompagne, dont 2…très jeunes. Au début, ça commence doucement dans le WTF avec une autre fille, Shion, qui bosse dans un petit restaurant. Rien d’anormal, si ce n’est l’accoutrement…particulier.  Bon, okayyyyy. Disons que c’est à peu près normal dans le milieu (enfin, je me suis fait une raison), même si ça commence à faire un peu tâche (parce que c’est GRAVE ridicule cet espèce de contraste avec le reste de « l’univers », même principe que les Siesta d’Umineko) dans un récit qui alterne aussi facilement entre tranche de vie classique et passage glauque/fantastique. Un peu plus tard, elle hérite d’une variante – qui en rajoute une couche dans le ridicule – où elle se retrouve en mini-short avec une queue de chat. Mouais. Mais s’il n’y avait que ça !

Vint le tour d’une des petites filles de 10 ans de porter le premier costume, mais à sa taille forcément. Eh, pourquoi pas, faut bien gagner sa croûte apparemment dans le village d’Hinamizawa ! Mais le frisson est apparu après, quand le héros, voyant la superbe tenue de la petite fille, s’est senti irrémédiablement attiré par elle. Pas juste un « elle est mignonne », mais cette espèce d’attitude un peu perverse dans le regard, genre I’M GONNA VIOLATE YOU. Le costume « sexy », déjà ridicule sur Shion (mais qui « passe » parce qu’elle a le bon âge et les formes pour), devient presque anxiogène (on y vient) sur une gamine de 10 ans. Ca ne va pas, ça fait fan service un peu forcé… et couplé aux personnages qui entourent la jeune fille à ce moment, devenus hystériques en la voyant « si jolie » et voulant l’embarquer chez eux; ça donne une scène vraiment dérangeante et exaspérante à la fois. Un peu lourdingue, en somme. Pourquoi un tel craquage ?

Comme dit plus haut, il reste encore la partie « Réponse », adapté (contrairement à Umineko) en anime sous le nom Higurashi no Naku Koro Ni kai, bouclant ainsi l’histoire une bonne fois pour toute. J’espère qu’ils calmeront sur cet aspect là… Et à côté de ça, il y a eu des OAVs apparemment assez dispensable, dont le dernier en date se résume surtout à du fan service sexy bien gras. Là c’est clair: non merci, j’ai déjà donné !

Le cas Code Geass/CG:R2

Code Geass est une bonne série. Du moins, la saison 1 était des plus sympathiques, la saison 2 moins, mais restait tout à fait regardable: des complots rondement menés avec pas mal d’action (Avec des mechas, donc joie), pleins de rebondissements plus ou moins crédibles, des personnages charismatiques (Ah, Kallen) et tout et tout. Mais, peut être Clamp oblige, l’anime a de drôles d’habitudes.

C’est très aléatoire, mais c’est aussi ça qui surprend aux premiers abords: ces fameux passages douteux arrivent quand ils veulent, sans prévenir. Limite, une fois qu’on a compris que c’est en partie une marque de fabrique de la série, on les attend un peu au tournant, on les redoute, on se dit que ça va peut être pas tarder à arriver et on sert les fesses.

Alors que tout semble être sérieux dans cet anime, avec de gros complots politiques, des morts et tout (et c’est quand même surtout ça, pas de méprise), Code Geass se laisse parfois aller. On y retrouve donc une CC (fanart, mais le costume de base est là, et il n’a rien de spécial) qui s’habille un peu n’importe comment d’un épisode à un autre (Et hop, bonjour la version gothic lolita), la même personne prenant des poses très évocatrice en étant courtement vêtue de temps en temps (voir même mets ses atouts en gros plans face à la caméra dans la R2) voir de même pour tout un tas d’autres personnages féminins, qui n’hésiteront pas à se dévêtir de façon encore random pour n’importe quelle raison scénaristique, crédible (lol) ou non (Souvent ! Une fête scolaire où les filles doivent attraper le chapeau du héros pour sortir avec ? Mettons nous en petite tenue pour le charmer!). Kallen (entre autre) finie souvent dans des positions suggestives à son tour, porte des costumes de lapines elle aussi (voir première illustration) et ses atouts féminins sont parfois joliment soulignés. Je dis pas non (c’est ma préféré, j’avoue) mais… ça n’a pas trop sa place dans un tel récit, personnellement.

Pire encore ! Comment ne pas souligner LA scène qui dérange, celle qu’on n’aimerait, de nouveau, pas mater en présence de quelqu’un extérieur à tout ça. Dans Code Geass, il y a une fille légèrement dérangée. Rien de bien grave dans le fond, ce sont des choses qui arrivent. Sauf qu’en plein milieu d’un épisode, on a ça, sans prévenir par un petit mot:
http://www.youtube.com/watch?v=ezwhZC4R-eI

Là, une fois n’est pas coutume, un gif résumera parfaitement ma pensée:

 (A noter que dans la VF, ils ont tenu à rajouter des petits gémissements, au cas où on n’aurait pas ASSEZ compris ce qu’il s’y passait)

J’ai donc de ce fait régulièrement fait mon Spock en voyant cette avalanche aléatoire de passage n’ayant rien à foutre dans une telle série (et qui arrivent et repartent comme si de rien n’était), surtout dans la saison 2 (R2) qui semble vouloir atteindre un nouveau palier, alors que la saison 1 restait…raisonnable.

J’aurais pu parler aussi de Queen’s Blade, mais là c’est un cas relativement extrême et voulu dès le départ, donc ça compte pas. Disons que là, le frisson de la honte ne m’a pas quitté du début jusqu’à la fin de la saison 1.

Du coup, je serais très curieux de savoir quels autres animes pourraient potentiellement rentrer dans cette « catégorie », quelque soit le genre. Histoire de voir à quel point on peut trancher avec le cœur d’une série (ou tout autre format). Des idées ?

All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

L’histoire d’un Segasex dans l’univers scripté du FPS

Finalement, ça sera une (probable) série d’article, distillée un peu quand je veux, que je vais tenter de mettre en place. Pour ceux qui prennent le train en marche, je fais référence à ces articles où, blog oblige, je raconte ma vie mon parcours vidéoludique parce qu’il est toujours de bon ton de se rappeler de ce qui a forgé notre culture jeu vidéo, aussi pompeux que ça puisse paraître. Ici, la baston et là – le premier – sur les ErrPayGay. Pour le coup, passons cette fois-ci sur un genre qui aime faire parler de lui. Souvent en mal, hélas, par les têtes bien pensantes de la télévision pour décrire le MAL : le FPS.

Pour le coup, je dois dire que c’est assez difficile de revenir sur les débuts, c’est assez… flou. Enfin, surtout pour classer ça dans un ordre strictement chronologique (Quand j’y ai joué, pas quand c’est sorti, nuance). Faisons simple ! Sans chercher à donner un ordre précis (à moins qu’un Wolfeintein soit passé dans le coin sur un obscure PC de quelqu’un de ma famille, mais mon cerveau n’arrive pas à mettre le doigt dessus), mes premiers ébats virils étaient sur… Medal of Honor et Goldeneye, parce que je suis sympa et que je suis pour l’égalité des sexes supports. Ah, Medal of Honor ! Avant que ça devienne une mauvaise série/licence oubliée de tous, c’était un FPS qui avait mis globalement tout le monde d’accord à sa sortie.

Du FPS hollywoodien sur PS1, on y croyait pas ! Et pourtant, le résultat, malgré la puissance vite limitée de la console dépotait pas mal : à la manière d’un Half-Life (j’y reviendrais, je l’ai découvert peu après), là où la concurrence préférait rester sur la formule DooM (Labyrinthe + Clé de couleur), MoH tente le script et le spectaculaire. Des missions enfin misent en scène, un scénario accrocheur pour l’époque (Eh, la Seconde Guerre Mondiale, ça inspire, forcément), des cinématiques tirés de vrais vidéo de la guerre ; tout était réuni pour un cocktail explosif. Infiltration, duel enragé contre un char allemand à coup de grenade et de bazooka, nettoyage à coup de Sniper, éradication de la vermine canine allemande… j’en garde un excellent souvenir, de même pour sa suite, toujours dans le même ton (la surprise en moins) et donc toujours réussite… Mais je vais quand même éviter de gâcher ce bon souvenir en y rejouant de nos jours, parce que je sais d’ores et déjà que le jeu a sans doute maaaaaaal vieillit (gameplay mou ? Visuellement infâme ?). Un remake ? J’aimerai, mais je crois que c’est définitivement mort. RIP MoH, je t’aimais bien.

Pour Goldeneye, c’était évidemment pour son multijoueur. Okay, la campagne solo était excellente, pas de doute la dessus mais c’était pour le multi qu’on y jouait. Jouer à 4 en écran partagé enfin ! Mes premiers pas dans ce mode de jeu si jouissif que je me tue à défendre à notre époque misant tout sur le Online ! Evidemment, je ne peux oublier ces niveaux d’anthologie que tout le monde voudrait dans n’importe quel FPS : Facility, Complex, Bunker, Temple et j’en passe. C’est d’ailleurs eux qu’on retrouve presque systématiquement dans n’importe quel autre FPS console/PC quand on peut créer ses niveaux, preuve qu’ils ont bien marqué leur époque. Puis justement, Goldeneye, c’était, le « MoH de la 64  » en quelque sorte : pas qu’il y ait réellement de ressemblance mais on découvrait enfin les joies du FPS scénarisé et d’un gameplay moins… bourrin qu’à l’accoutumé. Et surtout pensé pour la manette ! Bien qu’étrange, le pad 64 faisait des merveilles sur ce jeu. Ca y est, l’éternel débat avait fait ses premiers pas…

Sur le même support, je garde un bon souvenir de Quake 2, plus classique dans son approche solo (même si prenante, l’ambiance cradingue était géniale et flippante à la fois) et bien fun en multijoueurs. C’était plus… rigide certes, plus basique dans son gameplay mais eh, après des heures à se la jouer minutieux dans Goldeneye à coup de mine à proximité et à tenter le Headshot, fallait bien trouver une alternative qui ne demande pas trop de neurone. Toujours sur le même support et c’était inévitable, il y a bien eu Perfect Dark. J’en avais touché 2 mots ici pour dire qu’il pouvait encore valoir le coup de nos jours mais aussi j’en ai longuement parlé de vive voix ici même pour dire que pour moi, c’est mort aujourd’hui. Il a vieillit et pas qu’un peu.

Un peu plus tard, après avoir squatté la 64 du cousin, je suis passé à la DC. Hélas, un peu à l’image de la ludothèque de la console en général, les FPS se faisaient rare sur le support. Faut dire, avec un tel pad – qui pouvait quand même convenir pour les autres genres – le FPS sur DC était très mal barré. Je me souviens avoir découvert la licence Rainbow Six avec le portage un peu foiré de Rogue Spear, la simulation militaire bien pointilleuse avant que ça ne devienne n’importe quoi (Coucou Vegas, coucou Ghost Recon). Bah ouais, un jeu PC avec pleins de possibilités de tactique en cours de jeu avec le pad toupourri de la DC ? Hérésie ! Et pourtant, j’y ai passé pas mal de temps. C’était prenant (même si ça ramait), vraiment tactique (Bon, ça ramait) et je passais de longues minutes dans les menus précédant une mission pour mettre mon subtil keikaku à l’œuvre (OK, ça ramait A MORT). Heureusement pour moi, j’ai découvert quelques temps plus tard la version PC et j’ai un peu redécouvert le jeu. J’y reviendrais.

A côté de ça, il y avait bien eu ce FPS exclusif à la DC, pensé à l’origine pour l’arcade… Mais oui, Outtrigger ! Personne ne s’en souvient ? Normal, c’était de la merde. Mais le vrai FPS de la Dreamcast, celui avec des couilles d’acier, celui qui te montrait à l’époque qu’elle en avait dans le bide la petite, c’était bien… le portage ultra réussi de Quake 3. Ouais, c’était aussi la famine à l’époque. Abordé dans ce podcast pour sa partie musicale marquante pour ma part, Quake 3 l’était tout autant pour… tout le reste. Okay, fini la campagne scénarisé, on vire carrément dans du 99% multijoueurs. Ca m’avait fait un peu chier parce que j’aurais aimé un trip supplémentaire dans l’esprit de Q2, mais… J’ai pris mon pied comme jamais. Jouable à 4 en écran partagé (fuck yeah, toussa), j’ai passé de nombreuses heures à gentiment étriper mes keupins dans un festival sanglant du plus bel effet. Et là, au moins, j’ai retrouvé avec joie (et plus de souplesse dans le gameplay) l’esprit de Quake 2. Beau rattrapage aux branches, iD Software.

Et puis, portage de jeu PC oblige et obtention d’un PC familial, je passe dans ma petite période FPS PC. Outre les sessions de rattrapage avec les versions d’origine de quelques jeux cités auparavant, il était temps de découvrir l’un des meilleurs FPS de l’histoire, même de nos jours pour le coup : Half-Life. Le messie ! Il était là ! Certes, avec un petit décalage mais quelle putain de claque. Du script « avec un grand S » mais qu’est-ce que ça tuait. Ca avait encore beaucoup de gueule graphiquement  l’époque, ça en foutait donc pleins les yeux ; on se pignolait (à juste titre) sur l’IA poussée, l’univers était génial, le scénario semblait complexe (chose rare dans le jeu vidéo) et on enchaînait les passages culte en continu (Les crabes ! Xen ! Les militaires !). Il en va s’en dire que j’attends de pied ferme le remake amateur sous le moteur de HL2.

Half-Life oblige, j’ai eu ma période CS ! Counter Strike ! Les joies des LAN entre potes, des patchs à répétition, des mods dans tous les sens pour rajouter trouzemilles options à la con ! De_Dust ! CS_Italy ! Les joies du mapping ! Finir un round au couteau ! Se prendre du headshot sorti de nulle part ! Balancer des grenades n’importe comment, juste pour faire chier l’équipe adverse, quel souvenir impérissable <3

Peu après, Je redécouvrais les joies de Medal of Honor : Débarquement Allié. LE DEBARQUEMENT, T’ENTENDS ? Oui, s’il n’y a bien qu’une mission à retenir (même si elle fait presque pitié de nos jours), c’est bien celle là. Hallucinant pour l’époque, couillu (parce qu’avec du recul, c’est presque dérangeant de rendre fun un évènement aussi terrible), là encore la licence avait probablement atteint son chant du signe avant de crever comme une merde dans les suites fades et sans intérêt et l’ultime reboot qui sert à RIEN. Oui, je suis dèg. Et il y avait aussi le premier COD, dans le même esprit, du script, des nazis, de l’iron sight, toussa. C’était sympa mais moins marquant.

Sinon en vrac PC : Turok, c’est de la merde, Carnivores Cityscape c’est de la merde aussi (oui, j’aime jouer à des jeux que personne connaît),Trespasser pfffferreff je serais vulgaire (Le Joueur du Grenier vous le recommande) ; en bref, toujours se méfier quand on voit des dinos dans du JV et qu’on commence à baver dessus. J’ai aussi grave kiffé les Jedi Knight (2 et 3 dans le cas présent) parce que j’ai toujours rêvé d’être un Jedi. Duke Nukem 3D est assez sympa, même si pour le coup (fait très tard), la formule des cartes de couleur pour progresser m’a bien lourdé. Et Postal c’est naze (c’est bien d’être provoquant mais le reste tient pas la route).

Côté console, mon premier amour, Halo a été une bien bonne surprise. Si aujourd’hui, la licence n’a plus aucun intérêt à mes yeux (la formule vieillit mal), le premier opus aura toujours une petite place dans mon cœur. Une aura particulière, un gameplay en béton, les premiers pas vers du FPS semi-ouvert, du coop et un multijoueurs efficace… Mais comme d’autres jeux, je ne préfère pas y rejouer de si tôt, je ne veux pas ruiner mes souvenirs de jeuneeeeeesse. Mais de toute façon, ce n’est rien face à lui.

J’ai quand même croisé le Messie du FPS console. Le jeu qui en impose, qui met n’importe quel concurrent à l’amende. J’en parle souvent quand j’aborde mes meilleurs souvenirs multijoueurs et je le redirais toujours : Time Splitters 2 (et le Futur Perfect à une échelle moindre, mais échelle quand même) est une grosse tuerie. Rien n’est à jeter. Dans les 2 cas : prenez une campagne solo prenante, drôle et intense ; un jeu fluide, joli et hyper maniable et couplez le tout à un multijoueurs, certes « prioritaire » mais complet. Genre hyper complet. Armes, maps, personnages, modes de jeu et j’en passe ; couplez donc ça avec le reste et on obtient un jeu assez… ultime. Je ne pense pas trouver quelque chose d’aussi fun de nos jours, ce n’est humainement pas possible, vu que le multijoueurs local est en voie de disparition. Tant pis, j’y jouerais encore dans 10 ans grâce aux joies de l’émulation !

Nettement moins réussi, flamboyant et j’en passe, je garde un bon souvenir de Geist, l’exclu GC qui a mis trop de temps à sortir. C’était original, et même si l’aspect FPS était bancal voir mauvais en solo, le reste était foutrement prenant : s’amuser à posséder des objets pour faire peur aux autres et permettre de les posséder par la suite une fois « affaiblit », c’était assez grisant. Bon souvenir donc, avec un multijoueurs pas si mal, même si maintenant, il ne vaut pas grand-chose. Mais esquiver des roquettes en contrôlant un lapin, quel pied !

Deuxième vrac : Grosse claque graphique, gameplay efficace mais pas innovant pour un sous et… globalement passé inaperçu, ça vous dit rien ? Black, bien sûr ! C’était affreusement générique mais c’était vraiment bon à jouer et c’était une grosse prouesse technologique pour de la PS2. Et Turok Evolution, c’était de la merde (même si j’ai UN PEU kiffé, j’avoue, mais erreur de jeunesse, toussa), hélas. Moche, lent, mou, pas super passionnant à jouer et multi bancal : poubelle.

La génération « HD » est quant à elle pas mal gratiné dans les faits, mais le genre ayant du mal à se renouveler, j’en ai fait rapidement le tour. Déjà abordé ici même, l’Orange Box est indispensable, blablabla et The Darkness mérite le coup d’œil, malgré un gameplay en bois. Halo ? Non merci, déjà dit plus haut, je n’y accroche plus du tout, pas faute d’avoir retenté avec Halo 3 (le solo est une horreur) et Reach (qui tourne définitivement en boucle sans jamais briller). Left 4 Dead ? Piqûre de rappel ici, un bon coup de cœur (enfin, le 1 surtout). Condemned ? Un bon potentiel mais un gameplay frustrant dont le paroxysme est atteint avec le 2, insupportable.

Les COD ? J’ai repris la licence avec le 4. Pas terrible : gameplay trop frustrant (RESPAAAAAAWN) et pas mal de petits détails qui ont flingué l’immersion ; malgré une maniabilité putain de parfaite. Le 5 est meilleur, même si toujours frustrant parce que mal scripté/IA débile. Mais ya pleins de bons moments ! Le 6 est over the top, mais ça, je l’ai dit dans le lien précédant. Grosse claque quoi. Quant au 7, si ce n’est le multi qui est ‘achement bien branlé dans ce que j’ai pu jouer, je n’ai pas pu toucher au reste (le solo quoi). Paraît qu’elle est pas dégueux et qu’ils ont enfin compris comme ça fonctionnait pour « faire une bonne campagne solo ».

En parallèle à la 360, Goldeneye Wii fût une… bonne surprise. Eh oui. C’est laid et ça rame, mais le reste tient la route : c’est rythmé, bien scripté, plusieurs approches possible d’une même situation et la relecture du film (et non du jeu) est… intéressante. Moderne, donc loin de l’original, mais intéressante. En fait, le problème c’est de le comparer avec l’opus 64. Certes, c’est forcément « volontaire » d’un  point de vue marketing, mais pour le coup, faut essayer de jouer le jeu et de se laisser… porter par la vague. Bon, par contre, 64 ou non, le multi est pas terrible, voir mauvais, à oublier rapidement. Mais le solo était… surprenant.

Le FPS est un genre qui évolue vite, très vite… jusqu’au point où il stagne méchamment rapidement quand même, j’ai tendance à être limite très exigeant pour les jeux récents, tellement ils se ressembleeeeent tous (Difficile de se démarquer faut dire, on a un peu tout fait). Mais qu’importe ! Je compte bien profiter de l’obtention prochaine d’un PC un peu plus récent pour rattraper mon retard sur les nombreuses perles du genre que j’ai dû louper ces 10 dernières années. Crysis 1 et 2, Far Cry 1 et 2, tous les mods de HL2 et ses potes, Stalker et bien sûr TF2 (pour ne citer que l’essentiel) ; une vie ne suffira sans doute pas pour pleinement en profiter. Mais les week ends suffiront !

L’histoire d’un Segasex dans le monde viril de la baston

Après avoir revisité ma mémoire dans le monde merveilleux des jeux de rôles (principalement japonais) et en avoir déduit que c’était mon truc, mais pas trop ; passons (de façon non-exhaustive) à ce genre si viril, si convivial entre amis mais aussi trop pointilleux au point que ça en devienne problématique : la baston. Le jeu de combat. L’échange de gnon dans la joie et la bonne humeur. Défouloir par excellence, c’est un genre de jeu qui m’a rapidement conquis pour son côté accessible (du moins à ses débuts) et le fun qu’il procure avec ses potes, à montrer qui à la plus grosse.

Un peu à la manière de FF7 côté RPG, c’est avec l’éternel gros classique qui tâche qui fait office d’ouverture dans le domaine. Mais si ! Tout le monde ou presque y a joué, limite c’est assez souvent le seul épisode auquel le grand public connait (ou cite en référence)… Je parle bien évidemment de Street Fighter 2 sur Super Nintendo (du cousin qui la possédait, moi c’était SEGA mon dada). Premier contact avec l’univers de Ryu et Ken, des pouvoirs prononcés avec les faibles capacités de la console qui nous faisait croire que Ryu disait « Areyouken » à chaque boule de feu… La claque. Pas beaucoup de perso certes, mais ils étaient suffisamment classieux pour marquer leur époque (Mais juste pour l’époque hein, maintenant c’est très kitsh…Mais c’est aussi ce qui fait le charme de la série).

Guile et sa coupe improbable ainsi que son fidèle peigne, Dalshim et son Yoga Fire, Chun-Li et ses cuisses de monstre… Je vais pas tous les faire, on les connait tous dans le fond et c’est ça qui rend le jeu si attrayant aux yeux de tout le monde, à mes yeux… malgré son gros coup de vieux. Parce que je me souviendrais aussi de ces douleurs aux doigts à force d’essayer de faire les quelques techniques de chaque personnages pour arracher la victoire à mon adversaire et qu’avec la manette SNES (comme avec les autres dans le fond), c’était une vraie torture, tellement l’ergonomie était… douteuse. Cette croix ! Faire des quarts de cercle, des « Z » sur cette croix était rapidement devenu un supplice avec le temps, mes premières cloques vidéoludiques devant sans doute venir de là. Mais qu’est-ce que c’était bon.

A cette époque, malgré tout, je n’ai pas touché à grand-chose d’autres. Il y a bien eu les jeux Dragon Ball Z ! Traduits avec les pieds, mous et affreusement rigides avec le temps ; c’était pourtant la grosse claque à l’époque, la grande classe que d’avoir un jeu qui reproduisait fidèlement l’anime qu’on chérissait tant à même pas 10 ans. Je ne compte plus les heures d’un dimanche après midi sous la pluie à jouer aux différents opus de la série, autant sur ma Megadrive que sur la SNES du cousin. Dans mes souvenirs, il y avait aussi cette série pas franchement apprécié pour ma part, dont sa popularité se résumait surtout à son côté provocateur et malsain, je parle bien sûr de Mortal Kombat.

Pas de souvenir mémorable si ce n’est son gameplay encore plus rigide que la concurrence (faut le faire) et son mauvais goût global dégoulinant…Dans le fond, ça m’avait justement intrigué à l’époque parce qu’on bravait les interdits en y jouant, les parents refusant généralement qu’on joue à des jeux si violents… Et que c’est « à cause » d’eux que j’ai forcé ma mère à m’accompagner pour aller voir les différents films. Maman, si tu me lis, désolé de t’avoir infligée ça (Mais c’était parce que je kiffais bien Sub Zero !). Le reste de la série ne m’a jamais attirée, et même les opus récents (« Vs DC Comic » et le prochain qui va sortie, le 9) qui semblent se montrer un peu plus « ambitieux » (tout est relatif), ne m’attirent absolument pas, il y a une philosophie dans cette série qui fait que je n’adhère pas

Plus tard, c’était donc le passage inévitable pour tout gamin de l’époque : la Playstation. Histoire de rester dans le même esprit que le paragraphe précédent, revenons à nouveau sur… les jeux DBZ. Impossible de les manquer. Et pourtant ! Avec du recul, ce sont effectivement des jeux auquel j’ai presque honte d’avouer que je les ai aimé. Maintenant c’est clair, c’est plus ou moins de la daube mais à l’époque, rebelotte, j’ai surkiffé ma race. Dragon Ball Z Final Bout ! Ultimate Battle 22 ! Bah oui, du moment qu’on peut s’éclater la gueule à coup de kaméha, moi ça m’allait à l’époque.

L’un était dans une 3D exécrable, vraiment laide ; le jeu était affreusement lent, pas dynamique et surtout, même si à l’époque on était encore trop jeune pour l’admettre, il y avait des personnages de DBGT. Ah, ce boss de fin, Baby Vegeta, dont l’intérêt vidéoludique m’échappe encore en y repensant. L’autre, j’ai moins de souvenir avec du recul, mais je me souviens surtout d’un aspect graphique pas vraiment agréable : une sorte de mix bâtard entre décors 3D et personnages en 2D toute pixélisée. Atroce.

A côté de ça, la grande révélation sur cette console, la licence que beaucoup ont aimé tout en la reniant aussitôt une fois passé sur PS2 (jusqu’à – encore – aujourd’hui), je parle bien sûr de Tekken. Tout commence avec Tekken 2. Ses personnages kitshs, ses combats à 2 à l’heure mais qui à l’époque avait un certain punch ! Avec le 3, c’était la consécration : pouvoir se battre avec un tronc d’arbre vivant (Mokujin), des dinosaures (Rex et Gon) contre des ours, des pandas, des scientifiques ruskovs alcoolique tout en s’éclatant à côté avec le mode Volley Ball et Beat Them All, c’était un vrai plaisir.  Et même aujourd’hui, un tel contenu, un tel « amour du travail bien fait » en peaufinant son jeu comme il le faudrait obligatoirement ; font que ça restera un vrai bon souvenir. Même si, comme pour beaucoup de jeux PS1, je vais soigneusement éviter d’y rejouer, histoire de garder mes souvenirs intacts… Et ce n’est pas une série que je déteste dans le fond de toute façon, mais je m’en suis pas mal désintéressé par la suite et j’ai franchement du mal à m’y remettre.

En fait, la série que j’apprécie vraiment le plus, même avec du recul, même avec le poids des années, c’est bien la saga Soul Calibur. Eh ouais, j’omets volontairement Soul Edge sur PS1 parce que j’y ai pas joué. C’est avec la Dreamcast que j’ai pris ma plus grosse baffe en terme de baston : splendide, accessible, fun et technique à la fois, des personnages qui dégagent un charisme presque palpable (Kilik ! Sophitia ! Nightmare ! Siegfried !), un mode solo complet et passionnant et des bonus à foison ; il n’en fallait pas moins pour s’imposer d’office comme un indispensable – excellent – jeu sur le support, voir même tout court. Et qu’est-ce que j’étais bon avec Nightmare, personne ne me résistait.

Toujours sur Dreamcast, dans un style pas mal différent, je retiendrais aussi et surtout Power Stone 2 (Le 1 moins, il faisait plutôt office de bêta, de démo du 2). Probablement un des rares jeux dont j’espère un portage XBLA un jour ou l’autre, pour y rejouer dans de bonnes conditions avec une console qui marche ENFIN. Parce que se foutre sur la gueule à 4 en prenant n’importe quels objets qui nous passaient sous la main (Cocktail Molotov ! Bâton magique de San Gôku ! Lance Flamme ! Graine de Bambou !) tout en récupérant des émeraudes permettant de se transformer « façon Sonic », c’était du FUN à l’état pur. Pas super profond, pas super équilibré, mais on y revenait sans cesse, parce qu’aucune partie ne se ressemblait. Et quand j’ai pu y rejouer à l’Epitanime 2010, le bonheur était intact, mes souvenirs ne m’avaient donc pas biaisé : Power Stone est une tuerie intemporelle.

Et paf, une fois le changement de support effectué, nouvelle claque dans la tronche : Soul Calibur 2. Encore plus beau, plus complet et toujours aussi profond et jouable, merci le pad GC. Pas grand-chose à dire si ce n’est que même si le premier restait un cran au dessus dans mon cœur, le 2 l’explosait bien comme il faut, la formule marchait toujours autant (comme l’attestait mes 70h de jeu effectuées en une semaine chrono, allez savoir pourquoi ça m’avait marqué). Et puis surtout, grâce à ce jeu, j’ai pu régler un conflit familial qui n’avait que trop longtemps duré. En finir une bonne fois pour toute avec cette obscure personne cité au début qui m’avait fait découvrir ce genre avec SF2 sur SNES. Lui était du côté Nintendo, moi du côté SEGA. Il était franchement imbattable à Super Smash Bros Melee avec Link sur Gamecube, moi de même sur Soul Calibur avec Nightmare sur Dreamcast. Et paf, coup du destin : Link se retrouve jouable dans Soul Calibur 2.  S’en suit alors un long match en 5 manches gagnantes, tendu comme jamais…

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5-4 pour Link.

Parce que oui, en parlant baston, comment ne pas aborder la saga Smash Bros ? Alors que l’opus 64, joué uniquement en émulation et faisait office de grosse bêta avec son aspect ultra dépouillé de contenu, la suite Melee mettait la barre de KALITAY tellement haute que la suite a réussi à décevoir, malgré qu’elle soit supérieure en tout point (Je ne parle pas que de la présence de Sonic, hein, je vous vois venir). Parce que SSBM, c’est un roster énorme et varié (et un Link cheaté, bâtard), tellement de contenu que t’en chiales rien  qu’à l’idée du temps que tu vas passer à tout débloquer, une prise en main simple et efficace permettant à tout le monde de jouer, sans oublier l’essentiel : un replay value infini. Impossible de se lasser du jeu, tel Power Stone 2 en son temps. La recette parfaite d’un jeu pas loin du sans faute… Même si dans l’absolu, je vois pas trop ce que l’on pouvait reprocher au jeu. A ranger à côté de Soul Calibur dans les meilleurs souvenirs du genre.

Sinon en vrac sur le même support/générations voisines (parce que ça pourrait être encore très long), je garde quelques souvenirs plutôt agréables de Battle Stadium D.O.N, le clone de Smash Bros avec les personnages de One Piece/Naruto et DBZ. Pas aussi bien peaufiné que l’original, les défauts sautaient aux yeux mais c’était fun, les univers assez bien respectés et se faire du Naruto contre Luffy pendant que Cell tabasse Garaa, ça n’a aucun putain de prix. A côté de ça, pendant qu’on parle des adaptations de manga, je garderai un super bon souvenir de Naruto Gekitô Ninja Taisen 3, jeu de baston light par rapport aux ténors du genre mais extrêmement fun à plusieurs et hyper fidèle, un vrai bonheur pour le fan que je suis. Eh oui. Et dire que c’est après cet épisode que la série a commencé sa longue descente aux enfers avec les opus Wii à rallonge qui n’évoluent pas…Tant pis.

En parallèle, il y avait les très moyens Bleach GC et Wii, joli mais mou (GC) et absolument pas profond et équilibré (GC & Wii). Les opus DS sont sympa mais sans plus, le clone de Smash Bros sur PS2 étant assez mauvais. Il y a du mieux avec les Jumps Superstars, clone 2D sur DS de Smash Bros, franchement bon (Ce roster de malade ! Cet aspect BD !), malgré l’évidente absence de localisation française. Ah, les joies de découvrir un jeu avec les FAQs – fraîchement imprimées expliquant les menus – sur les genoux… La belle époque. Et puis forcément, il y a eu les jeux DBZ, véritable tradition dans mon parcours vidéoludiques, avec cette fois ci, de vrais bons jeux, qui font honneur à cette licence. Budokai 3 ! Tenkaishi 3 ! De grosses tueries, chacun ayant leurs propres façons d’appréhender la saga pour des plaisirs complémentaires, même si la formule Tenkaishi a quelque peu ma faveur.

La GC m’aura donné aussi l’occasion de rattraper mon retard avec la découverte du jeu arcade Sonic The Fighter… Oui mais en fait non, c’était pas utile, c’est pas franchement terrible. Je vais pas m’étendre sur le sujet, Youtube en parlera sans doute mieux que moi.

Et là, vous allez me dire : « Minute papillon, et la 2D dans tous ça ? T’as pas l’impression d’avoir oublié des jeux dans le lot ? ».

En fait, c’est simple : la 2D c’est pas tellement mon truc. La baston 2D, c’est une tout autre philosophie que la baston 3D. Ca ne se joue pas du tout de la même façon. La 2D c’est quelque chose de très nerveux, très rapide en général, où on y retrouve en général la foire au combo (aérien dans la plupart des cas) à rallonge, où pour y réaliser la majorité des coups de base, il faut faire des manipulations pas franchement évidente à faire au pad (croix ou joystick), l’idée étant principalement pensé pour un stick arcade. Et dieu sait que je mettrais pas + de 50€ dans une manette inutilisable en dehors des jeux « typé arcade ».

La baston 3D, c’est nettement plus posé, plus calme, plus… lisible et globalement, malgré une « technicité » qui n’a rien à envier à la 2D, une jouabilité très abordable. Dans ce que j’ai fait tout du moins, je cherchais pas tellement à foutre un gros combo qui tâche, celui qui empêche l’adversaire de toucher sa manette pendant 15 secondes ; mais plutôt d’apprendre les « bons coups » (aka pas forcément des combos, juste savoir que telle manip’ de base fait tel coup) et les sortir au bon moment selon la situation.

Néanmoins, la 2D a son charme et n’est évidemment pas dénuée de qualité, bien au contraire. Mais c’est une philosophie plus difficile à appréhender…

En vrac, j’ai tâté et apprécié des jeux comme KOF 97 (le pad Saturn s’en sortant mieux que le pad SNES/MD) même si le design SNKesque m’enchante pas des masses (bon okay, Maï me plait bien, OKAY, NE ME JUGEZ PAS). Mais le gameplay était bon. S’en suit alors Capcom vs SNK 2 sur GC, pas super jouable mais au roster assez bandant, il faut l’admettre. Mais pas jouable, again, empêchant alors de s’y amuser correctement… Je n’oublie pas la case « obligatoire » pour sa culture avec Street Fighter 3.3, dont je reconnais sans mal sa grande qualité (Et puis Q, best perso ever) mais dont l’aspect technique du gameplay réservé à une certaine élite ne m’aura pas convaincu de persévérer.

Car dans le fond, c‘est ça qui me gène avec la 2D, c’est qu’elle semble tellement destinée à une élite parée à s’entraîner des heures dans son coin à sortir des combos de ouf malade. Et les débutants dans tout ça ? Pourquoi la 2D a toujours cette approche élitiste de la chose ? Pourquoi dans la baston 2D, on ne peut pas faire un simple combo en appuyant plusieurs fois sur la même touche, quand on ne touche pas justement l’ennemi ? Je sais pas si quelqu’un voit ce que je veux dire, cette frustration de rater l’adversaire parce que notre coup n’a pas la portée suffisante (ça arrive) et que dans la précipitation, on se retrouve à taper dans le vide à 30cm de l’adversaire, en tapotant la même touche…

Un entre-deux ? Rare mais ça doit exister. Enfin, j’ai peut être trouvé quelque chose qui me conviendrait en fin d’article…

Côté licence qui font plaisir à voir en jeux vidéo, je garde aussi un très bon souvenir de l’adaptation d’Arc System Work de Hokuto no Ken. Manga pas aussi bon que je l’espérais à l’époque où je l’avais chroniqué, mais diablement jouissif par moment, c’est cette jouissance finement retranscrite qui m’a beaucoup plu, avec un gameplay au petit oignon, comme d’habitude avec ASW… Parce que, dans le même esprit, je garde aussi un (très) bon souvenir des Guilty Gear (merci le XX Reload sur PC) et de son fameux Faust et plus récemment BlazeBlue Continuum Shift. Relativement abordable, personnages clichés mais charismatique, bande-son qui déchire et visuel impeccable, la recette ASW fait toujours mouche, même avec BBCS sur console HD (même s’il m’a quelque peu gonflé sur certains points).

D’ailleurs, revenons un peu sur mes premiers amours : la 3D, mais sur console HD. Pas grand-chose à signaler, la démo de Soul Calibur 4 m’a fait bonne impression sans pour  autant me donner l’envie de sauter sur le jeu complet. A côté de ça, dans les vrais achats, il y a le fameux Virtua Fighter 5. Premier contact avec la série et sans doute le dernier… Parce que trop exigeant. Mais en détail, tout est expliqué dans cet article. Mais cherchant surtout à m’amuser sur un jeu de baston, VF5 loupe de coche. A côté de ça, la bonne surprise vient surtout de DOA4, après avoir vite fait tâté du 2 sur PS2. Frustrant quand on joue seul avec une IA réglée avec les pieds, c’est en multi-joueurs qu’il explose véritablement, surtout à 4. Mais le guide en parle mieux que moi… Mais un excellent jeu, jouable pour tous, à sortir dans vos soirées entre pote, assurément !

Le dernier jeu en date est « fatalement » Marvel vs Capcom 3, dont le hype n’a pas arrêté d’augmenter au fils des mois… A tel point que je ne pouvais qu’être déçu de certains aspects une fois la galette dans la console. Mais… Mais… Ca y est, je pense avoir trouvé mon compromis entre 2D et 3D. Je commence à trouver mes marques, à être quelque peu réconcilié avec le genre. J’éprouve un plaisir énorme en jouant, et ça, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

Mais ça, j’y reviendrais sans doute la prochaine fois dans un podcast qui lui sera entièrement dédié…

 

L’histoire d’un Segasex au pays merveilleux des RPG…

A l’heure où tout le monde se marre – ou reste sceptique – devant les derniers trailers de Square-Enix avec son éternel running-gag (Versus XIII), sa suite prévisible que personne ne voulait (FFXIII-2) et l’opus portable qu’on avait tous oublié (Type-0), il est toujours de bon ton de se rappeler un peu ce qui nous a amené à côtoyer ce genre si répandu, mais si bancal de nos jours, le RPG. Japonais principalement dans le cas présent. Je reviendrais vite fait sur son cousin de l’Ouest, mais faut reconnaître que c’est via les coupes emo à cheveux longs que je me suis lancé dans le genre. Les premiers pas sont toujours difficiles, ouais.

Tout commence il y a fort longte… En fait non, c’est relativement récent. Comme, il faut le reconnaître, la plupart des gens (de mon âge, pour être plus précis), on a tous commencé sur… Final Fantasy 7. Premier vrai gros RPG grand public sorti dans notre belle contrée (pour les précédents, fallait se brosser ou importer en y jouant en anglais), il a su forcément s’imposer comme le dépucelage de luxe du genre à toute une génération. A tort ou à raison, je ne sais pas ; mais il n’empêche que je garderai toujours un excellent souvenir de ce jeu, malgré le recul que j’ai pu avoir en grandissant: une traduction française bancale (mais Ô combien indispensable, car je n’aurais jamais touché à un jeu à texte en anglais à même pas 12 ans), le ridicule des graphismes et ses personnages composés de sacs poubelles, les clichés finalement récurrents du genre avec, en première ligne, le côté emo-dark de Cloud & Sephiroth (mais à 12 ans, on kiffe, on va pas se leurrer) et j’en passe… Mais je crois que même 10 ans après, je me lasserai jamais de cette univers, de certains de ces personnages marquants (Ah, Tifa, la révélation oppai de ma vie), de ces quêtes annexes débiles mais tellement culte (Foutu chocobo et cet élevage très précis pour décrocher la version Or de la bête…) et de ces musiques inoubliables, malgré le coup de vieux du format MIDI.

Je crois même que je me le referais bien d’ici quelque temps, pour la forme, avec le futur patch de retraduction qui devrait pointer le bout de son nez cette année. Joie. Par contre, je préfère oublier tout espoir de voir un remake du jeu – surtout vu la tronche du Square actuel – et j’aimerai aussi oublier par la même occasion le viol de cette univers (qui se suffisait à lui-même) qui a suivit, avec FFAC (Oui j’ai le DVD derrière moi, mais avec le recul, j’ai envie de pleurer devant ce truc), Crisis Core, Dirge of Cerberus et tous les autres que je ne souhaite plus jamais me rappeler.

Et fatalement, quand on commence par FF7, on kiffe les FF (peut importe si on n’a pas fait les précédents, c’était THE jeu à la mode à l’époque) et c’est avec une certaine impatience que j’attendais le fameux … Final Fantasy 8 ! Surtout avec les pubs TV de l’époque (qui ont su me donner TRES envie), construites uniquement avec les CG du jeu (impossible de mettre la main dessus, hélas). Et là, la claque. Un peu le même principe que FF7 en terme de plaisir de jeu, mais …multiplié par 10. Je suis conscient que ce n’est pas au goût de tout le monde, mais je vais être honnête : Final Fantasy 8 est le meilleur RPG auquel j’ai pu jouer, et ce, encore à l’heure actuelle. Il dégage un tel charisme, un tel univers, une ost monstrueuse et malgré la  trame scénaristique qui partait vers un truc très fleur bleu (C’est quand même sur ce jeu que j’ai versé ma première larme vidéoludique, huhu), ça n’empêchait pas d’avoir des moments forts (Ah, l’attaque de Dolley), mémorables, épiques avec des personnages intéressants et attachants à la fois; sans oublier un bon système de combat malgré la facilité global du truc. Mais hé, Orbital !

Je me suis vraiment senti « transporté » (le terme est peut être fort, mais je ne trouve pas d’autres mots, hé) par ce que m’avait proposé FF8, le tout jouissant d’une très bonne traduction (« Divine comédie » ! On sent de suite la différence de budget avec FF7) pour ne rien gâcher. Je ne cacherais pas que je rêve secrètement d’un remake avec le moteur de FF13 (par exemple, c’est quand même le seul point positif du jeu) mais là encore, pour les mêmes raisons que pour FF7, je sais que ça n’arrivera pas. Et c’est peut être pas plus mal, car j’envisage mal un FF8 …doublé, par exemple.

Jamais 2 sans 3, Final Fantasy 9 venait achever le trio de luxe du rpg sur PSone grand public avec un certain brio. Adulé par d’obscures personnes, Final Fantasy 9 était un excellent jeu, qu’on se le dise. On sent toujours cette maîtrise made in Squaresoft de l’époque… mais j’ai quelque peu moins accroché. C’était super bon hein (Même sauce que les précédents quoi, la crème de la crème), mais le retour (dont je n’avais pas conscience à l’époque, paradoxalement) à un univers (et l’ambiance qui va avec) un peu « heroic fantasy » avec ses personnages à grosses têtes et à la virilité douteuse (Steiner, wtf ?); m’avaient quelque peu rebutés, notamment le trip simiesque de Zidane. Mais un très bon souvenir, forcément.

Après, il y en avait un paquet d’autres sur le même support (ou chez les voisins/consoles précédentes), mais globalement, c’était inaccessible à l’époque (« A pas la console », import, jeu en anglais etc.) et même plusieurs années après, je n’ai pas eu la motivation suffisante pour en faire certains. J’ai lâché en cours FF6, Chrono Trigger, Valkyrie Profile ou même le peu connu Super Robot Taisen F sur Saturn, pourtant objectivement bon, maiiiiiis, il y a quelque chose qui a fait que j’ai pas tenu très longtemps. Ouais, j’aurais du les faire à leur sortie en fait. Vieillir ne leur a pas fait que du bien, surtout en les entamant 10 ans après. Tant pis ! Et par rapport à mon pseudo, non je n’ai jamais eu envie de faire les Phantasy Star, leur apparente austérité et… l’anglais m’ont définitivement bloqué psychologiquement.

Côté portable, pas grand chose à signaler. De base, c’est vraiment pas ma tasse de thé alors du RPG sur portable… De mémoire, je n’ai fait sérieusement que … Pokemon, comme tous les enfants de mon âge à l’époque. Système basique mais hyper efficace et principe de la collectionnïte aiguë qui te fait jouer SANS CESSE jusqu’à que tu ais le pokemon 76 du Pokedex; ont fait la clé du succès qu’on lui connait aujourd’hui. J’ai commencé avec les versions Rouge et Bleu, puis passé à la Jaune… Avant d’enchaîner avec la génération suivante avec Or et Argent. Re-tuerie, des pokémons qui ont de la gueule, un intérêt renouvelé, c’est reparti pour un compteur de temps à 3 chiffres. Hélas, ça s’est arrêté aussitôt avec l’arrivé de la génération d’après. Plus. Jamais. Ca.

Je n’arrive pas à comprendre comment on a pu arriver à massacrer une telle licence avec une succession de design de plus en plus mauvais, épisode en épisode. Un petit Point Culture pour la route, ça fait pas de mal. Je n’aborderai pas la toute dernière génération, qui dépasse tout ce que je pouvais imaginer en termes de ridicule et d’absence totale d’imagination. Triste, je resterais donc jusqu’à ma mort avec mes versions Or et Argent à faire leveler tous mes pokémons au niveau 100.

Ensuite, je suis passé à la Dreamcast. Eh bien… Rien. Ou presque. J’y reviendrais plus tard, mais c’est avec la superior version GC que je me suis fait le fabuleux Skies of Arcadia. Mais là, parlons de celui qui est à l’origine de tout, ou presque… Phantasy Star Online ! Ce qui est assez paradoxal, c’est que j’ai passé un paquet d’heure sur la version la plus… naze, en quelque sorte, de la licence. PSO Version 2 était donc mon seul (Action)RPG sur Dreamcast. Naze car elle ne possédait aucun multijoueurs local (merci la fabuleuse version GC et son splitscreen à 4 !) et que je ne pouvais/voulais pas jouer en ligne, trouvant (et même à l’heure actuelle) l’idée de payer un abonnement supplémentaire en plus du jeu de base (payé au prix fort) pour jouer en ligne, incroyablement débile.

Mais qu’importe ! A moi les explorations de grottes seul dans mon coin avec mon Mecha ne pouvant pas utiliser la magie, à latter du monstre à la chaîne pour atteindre le niveau 200, à perdre face aux boss parce qu’on m’appelait pour manger et que l’on ne pouvait pas mettre le jeu en pause (MÊME EN SOLO !?) ni même sauvegarder en plein « donjon » obligeant de tout finir d’une traite… Mais quel pied ! Avec le recul, c’était rigide, hyper répétitif, mais de la … bonne répétition. Les musiques, la patte graphique, la course à l’armement ; rien de tel pour y passer des heures sans se lasser. Et quand je vois la grosse déception que j’ai eu avec Phantasy Star Universe, qui partait plutôt bien dans le fond sans jamais y aller… à fond, je regrette de pas retrouver un jeu du genre aussi simple d’accès, fun et addictif de nos jours.

On passe donc sur la GC, avant de revenir sur la PS2. En speed, c’est d’une part Final Fantasy Cristal Chronicles : Un bon gros « pfffff ». Comment peut-on foirer un tel potentiel ? Acheter obligatoirement des GBA pour jouer en multi, qui a eu cette idée à la con ? Sérieusement ? Je crois que ça suffit en soit pour mesurer l’ampleur du désastre. C’est beau mais c’est tout. La relève de PSO ? Non, trois fois non. Ensuite, on a eu Baten kaitos. Inachevé, car aussi beau soit-il, aussi agréable soit-il à écouter… J’ai pas pu accrocher plus que ça. Faute, en grande partie, à son système de combat basé sur le hasard du pouvoir des cartes. Parait que le 2 corrigeait ça, mais hein, Nintendo, fallait le sortir chez nous ! Et puis, le design des personnages et l’esthétique globale du truc ne m’ont jamais emballé. Tant pis². Et je zappe aussi Tales of Symphonia, avec son bon système de combat mais le reste, non, vraiment non. Coleeeeeette !

Et puis, outre la version GC de PSO, c’est donc Skies of Arcadia qui m’a emballé comme jamais. Une grande aventure, un vrai dépaysement, des personnages énormément attachants, des musiques fort sympathiques… ! On sent qu’on n’avait pas le même niveau de maîtrise, la même ambition qu’un FF de l’ère PS1, mais dieu que c’était bon. Cette sensation de liberté, cette exploration poussée (Jamais réussi à trouver cette (dans mes souvenirs) foutue tortue invisible qui se déplaçait sur toute la carte, m’empêchant de dégoter l’arme ultime de Vyse), cette aventure avec un grand A en somme (Phrase bateau mais tellement vraie…). Des arguments largement suffisant pour le placer dans mon top 5 RPG, malgré… ses combats. Pas mauvais dans l’absolu (système de combat assez solide) mais Dieu que c’était mou. Même les combats aériens n’étaient pas plus palpitants que ça… Paradoxale pour un RPG au tour par tour ? Pas tellement, j’ai rapidement compris que ce n’était pas pour le gameplay se limitant à bouger un curseur dans un menu que je jouais à ce genre là, mais bien pour le reste.

Ce qui est quelque peu l’opposé de … Final Fantasy X. On y revient encore à FF. Voulant rattraper mon retard, j’entame le jeu il y a 3 ans de cela. Et depuis… jamais fini. Aucune motivation ne m’a poussé à le finir. Les personnages insupportables, les scènes ridicules, le 50Hz, les couloirs à peine dissimulés, la lourdeur du Blitzball et le scénario m’ont rapidement fait décrocher. Pourtant, je n’avais pas un nombre d’heure très élevé, mais il semblerait que ça m’ait suffit à m’en dégouter. Et je pourrais de nouveau m’y remettre, mais reprendre une partie soit à 0 ou celle en cours 4 ans après, c’est pas franchement évident. D’autant plus que l’écriture de cet article me fait penser que j’avais aussi acheté FFX-2 en même temps que le premier (pensant l’apprécier autant que les précédents). Ahahaha… Merde, le con.

Toujours sur le même support, je me suis laissé tenter par Persona 3, le fort taux de hype sur le net m’ayant fatalement convaincu. Finalement, « Pffff » bis.  Malgré une bonne ambiance visuelle et sonore et une certaine originalité, Persona 3 m’aura laissé particulièrement … perplexe. Du tour par tour tronqué avec l’impossibilité de contrôler autre chose que le héros, une liberté fortement réduite dans les phases d’exploration de Jour comme de Nuit (ce qui ont fait le jeu comprendrons, les passages au lycée sont nettement moins passionnants que je ne l’espérais) et, fatalement, un rythme plutôt mou du genou en retour ont fait entre autre (J’ai eu du mal à rentrer dans le scénario par exemple), que le jeu m’a rapidement lassé. Donc KO par abandon. Mais au moins, il m’aura laissé un bon souvenir sur un point précis : Junpei ! Comprenne qui pourra.

Oh et puis, tant pis, essayons aussi Persona 4 tant qu’à faire. Et là ! Joie ! Révélation ! C’est nettement mieux et plus sympa à jouer que Persona 3 ! Un meilleur rythme (Malgré les 5 premières heures à tapoter X, embarrassant), une ost toujours aussi bonne et agréable, des lunettes à foisons, des combats enfin jouable dans leur intégralité et une histoire bien plus accrocheuse malgré, à contrario, son côté très « stéréotypé » à première vue (Mais c’était peut être ça la clé du succès). « Première vue » seulement, car je n’ai pas pu aller jusqu’au bout là encore. Finalement, malgré un enrobage vraiment sympathique, c’est finalement à cause de cette formule « Lycée/donjon » que je n’adhère pas plus que ça : la partie lycée (comme pour Persona 3) est bien trop dirigiste, ne dure pas assez longtemps pour être vraiment intéressante à jouer et la partie Donjon est… trop répétitive. Logique diront certains, mais suivre un bête enchaînement de salles, d’étage en étage avec ce même décor, pour tabasser le boss; ce n’est définitivement pas ma tasse de thé et suffisant pour me faire grinder pendant 70h.

Cela dit, bien que n’étant pas un RPG, j’attends avec impatience Catherine, qui s’annonce fort prometteur.

Et vint alors la 360. Car côté PS3, rien à signaler : je ne la possède pas et les rares rpg dispos dessus ne m’attirent pas tant que ça pour me décider à la prendre, si ce n’est Demon Soul, plutôt intriguant. Mais joie ! Le 2 est prévu sur 360, l’erreur sera spirituellement corrigé ! Ah, Valkyria Chronicles ? J’ai fait une overdose de ces clichés japonais en termes de scénario et de design, donc… Non. Et accessoirement, SEGA n’a pas jugé bon de le traduire. C’est à se demander à quoi ça sert de sortir les jeux chez nous dans ce cas là…

Hélas, pas grand-chose de vraiment mieux à se mettre sous la dent sur 360 : Vesperia ? Pitié non, j’ai déjà donné et le design me file des boutons. Eternal Sonata ? La démo m’a suffit : c’est beau, c’est fun à jouer mais l’univers…mhhh, non, vraiment, non. The Last Remnant ou Infinite Undiscovery ? L’univers et les personnages ont l’air tellement fade que j’ai même pas voulu essayer. Blue Dragoon ? Toujours pas, malgré l’admiration que je voue à Toriyama. Star Ocean 4 ? Jamais tenté les précédents, mais le mauvais goût en terme de design (certains diront que c’est propre à la culture nippone, ce qui n’est objectivement pas faux) qui s’en dégage m’empêche de m’en approcher à moins de 5m. Et puis, « content » de savoir que je ne suis pas le seul, j’en ai un peu marre de jouer des gamins en culotte courte partant sauver le monde après leur bol de cornflakes.

Il y avait bien FF13, mais je préfère me référencer à ce vieil article, finalement identique à mon avis final sur le jeu, au lieu de m’étaler davantage dessus. Puis tout le monde l’a fait au final, donc rien d’étonnant. Donc désolé, mais les projets basés sur FF maintenant, c’est vraiment le dernier de mes soucis. Merde, une page se tourne en fait… Finalement, par la même occasion, c’est donc par défaut mais aussi parce qu’il déborde de qualité quand même, que Lost Odyssey s’impose comme l’un des RPG majeurs de cette gen. J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans l’articlé cité plus tôt et aussi dans le guide de survie en solo, pour de plus amples détails. Mais si vous avez l’occasion de vous pencher dessus, n’hésitez pas ! A contrario, hélas, le prochain projet du studio (The Last Story) ne me fait ni-chaud, ni-froid.

Pour ne pas léser l’autre côté de la force : les RPG occidentaux ne m’ont pas spécialement plus passionné dans ma vie de joueur. En vrac : les univers qui tournent trop autour de l’heroic fantasy ne me passionnent pas et ça représente facilement les 3/4 des RPG occidentaux donc forcément… De près comme de loin dans le genre, j’ai apprécié Diablo à l’époque (Parce que maintenant, le gameplay a mal vieillit), les démos de Gothic 4 et Divitiny 2 m’ont fait pouffer de rire devant l’atrocité de la chose et le retard en terme de game design qui n’avait rien à envier avec celui des Japs’.  The Witcher (Ou éventuellement un Dragon Age) ne m’attire pas même si je ne doute point des qualités du titre pour le coup et je n’ai jamais osé tenter un Baldur’s Gate pour ne citer que les références du genre. Côté space opera, rien à signaler si ce n’est que j’ai diablement envie de tenter l’aventure Mass Effect (si j’arrive à chopper la version complète du 1 en français), l’univers m’intéresse davantage que le reste, même si la démo du 2 démontre assez bien l’aspect RPG quasi inexistant… Mais qu’importe, ça respire le jeu classe, bien branlé et fait avec amour ! Et malgré tout le bien qu’on peut en dire, variable selon les épisodes, je n’ai jamais fait le moindre Fallout et j’ai peur que pour les premiers, ce soit trop tard.


(Histoire de rééquilibrer)

Vous l’aurez vite compris : le RPG c’est pas trop ma tasse de thé dans l’absolu, même si un RPG (Jap) avec un background solide et une histoire qui tient la route, je dis pas non ! Et surtout des bons personnages en bonus par pitié. En fait, non, OBLIGATOIREMENT de bons personnages, sinon, poubelle.

Sur ce, je repars prier pour un remake de FF8.

GHZ Awards: Bilan 2010

Histoire de continuer sur ma lancée avec celui de 2009 quand je tentais de (re)lancer définitivement mon blog; passage obligatoire par la case « Best-of », « bilan » ou ce que vous voulez pour conclure comme il se doit cette folle année qu’est 2010, avec une pseudo remise des prix très personnelle. Enfilez votre plus beau smoking, et passons en revue ce qui m’a plus ou moins marqué en 2010 ! (même si certains ne datent pas réellement de 2010, mais peu importe).

Rubrique
« Cinéma »

Catégorie  » La bande annonce m’a vendu du rêve, comme d’hab’, mais le résultat n’est aussi bon que prévu, hélas… « , je décerne l’Oscar à … The Expendables.

‘Ya pas à dire, retrouver dans un même film quelques grandes figures du cinéma d’action américain à la fois bourrin, débile et viril des années 80-90; ça a un fort potentiel de Win probablement bien au dessus de 9000. Hélas, l’ambition d’un tel projet ne pouvait satisfaire pleinement quelqu’un comme moi, tellement j’en attendais une grosse grosse tuerie.

D’une part parce que le casting ne semble pas vraiment correspondre à l’idée de base qu’on se faisait tous (à tort ?) du film: bien que je n’ai rien contre eux, retrouver Jet Lee, Dolph Lundgren, Steve Austin et les 2/3 du fond que j’ai oublié, ce n’est pas tellement ce que j’appellerais un casting de rêve. Je veux dire, soyons honnête 2 secondes: quand on nous met en personnage principal Stallone, épaulé de l’acteur qui joue dans Crank 1 et 2, tout en croisant Schwarzenegger (Foutu nom de barbare) et Bruce Willis… On VEUT retrouver ce petit groupe – et pas les autres, malgré les quelques bonnes scènes qu’ils peuvent apporter – à l’écran pendant 2 heures à flinguer du méchant pas beau comme à la bonne époque, en balançant des répliques concon/badass entrecoupé de scènes cultes.

Et puis, c’est un peu trop centré sur Stallone et son histoire d’amour à la con… Bref, un casting pas si bandant que ça et des caméos rigolo qu’on aurait volontiers échangé contre de vraies scènes. Allez, ça sera peut être la bonne pour le 2ème opus…

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, L’Agence tout risque, Inception.

Catégorie  » Par contre, lui, malgré que ça soit une suite d’une suite, m’a vendu du rêve par camion. Et j’en redemanderai volontiers ! « , je décerne l’Oscar à… Toy Story 3.

Toy Story et moi, ça a toujours été une longue histoire d’amour. A la manière de Jurassik Park, Toy Story premier du nom est le meilleur film d’animation de tous les temps, le genre de film que je regarderai encore dans 10 ans pour mon bon plaisir, voir même pour éduquer mes enfants, pendant que Maman finira la vaisselle.

Eh bien, rebelote comme on dit, Toy Story 3 persiste et signe et nous livre alors l’ultime épisode de la trilogie avec un brio que seul Pixar pouvait se targuer de posséder; malgré les déceptions de Là-Haut et Wall-E juste avant. Toujours drôle, sans être lourd, pensé intelligemment pour convenir à la fois aux enfants comme aux adultes en jouant énormément sur la nostalgie du premier épisode sorti il y a 15 ans de cela – quand même – (J’ai vraiment ressenti un coup de vieux en y repensant, c’était …étrange), avec son lot de scène vraiment mémorables dont je me souviendrais encore dans quelques années. C’était un moment MAGIQUE que j’ai passé au ciné, le genre de truc qui m’arrive presque jamais. Un véritable retour en enfance. La marque des grands films, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Rien. NEVER.

Rubrique
« Japanimation et Manga »

Catégorie  » J’avais d’énormes a priori dessus, mais c’est finalement tellement bon que je vais me flageller pour avoir douté  » : A ma grand surprise, je nomme… Soul Eater.

Largement plébiscité par une obscure personne aimant passer son temps sur des jeux un brin masochistes, Soul Eater fait partie de ces bonnes surprises alors que je m’attendais à un énième Shonen tout juste gerbant. Car avec l’âge, les shonens de baston, avec tous les clichés qu’on y retrouve (Pouvoir de l’amitié, les Power-up, le fanservice et j’en passe), ça me gonfle. Naruto est chiant à cause de ça, malgré la sympathie qu’il arrive à conserver et Bleach a fini à la poubelle à cause de ça. Merci Aizen.

Mais Soul Eater est malin, Soul Eater est un anime « intelligent ». Bon, on ne s’emballe pas: ça reste un shonen avant tout, un anime adapté du manga éponyme en 51 épisodes avec une fin, parait-il, un peu bâclée (je m’en rapproche, donc on verra bien). Mais à côté de ça,  il n’en reste pas moins une série bourré de qualité, qui arrive à prendre le genre dans le bon sens du terme et à en contourner habillement les clichés. Les personnages sont tous attachants, chacun à sensiblement le même « temps de parole » (finalement, l’héroïne n’est pas tant héroïne que ça et c’est pas plus mal), pas de dark-émo à la Sasuke, pas d’entrainement qui durent 10 plombes, beaucoup (beaucoup) d’humour même là où l’on ne s’y attend pas et du fanservice (dans le sens, éléments visuels capable de remplir le corps caverneux) pas trop envahissant, sans être déplaisant.

Et cerise sur le gâteau: la VF est de très bonne facture. On pourrait peut être faire un poil mieux, mais même sans connaître la VO, ça respire le travail bien fait: de bonnes voix, enjouées, drôles quand il le faut ; des répliques qui sonnent justes, bien adaptées avec une excellente synchro’ labiale et même les rares passages chantés sont réussis:

A sa manière (« Peu » d’épisodes, techniquement convaincant, excellent rythme, doublage béton et qualité narrative constante), ça me rappelle la première série FMA. Gage de qualité, assurément.

A deux doigts de l’Oscar : Higurashi (Ou Hinamizawa, le Village Maudit), même si on n’aura jamais la suite officiellement.

Catégorie  » A contrario, je m’attendais à du lourd et finalement… Sympa mais pas trop  » : J’appelle à la barre… Panty & Stocking, with Gaterbelt.

Quand on s’appelle Gainax, ça génère forcément du hype, une certaine impatience parce qu’on a vu des oeuvres assez unique de la part du studio comme Evangelion, ou Gurren Lagann, pour ne citer que ça. Alors quand en plus, on nous promet un style graphique très inspiré des Super nanas (entre autre) mais dans un registre trash/tendancieux/expérimental typiquement japonais, alors FORCEMENT, ça donne ENVIE.

Hélas, et c’est assez paradoxale de dire ça, mais c’est ce côté là qui est à la fois son plus gros défaut et sa plus grosse qualité. A trop vouloir en faire des tonnes en mélangeant des références typiquement occidentales avec une très légère trame scénaristique en toile de fond, mixés avec des changements de style graphique/d’animation d’un épisode à un autre; on en arrive à un résultat très aléatoire, telle une roulette russe chez les jaunes.

On ne sait jamais sur quel pied danser en fait. Parfois, le scénario veut se développer et le fait bien. On s’attend naturellement à la suite à l’épisode d’après pour finalement voir que Gainax s’en branle, et passe à autre chose. Pareil pour certains délires/clins d’oeil ultra plaisant au visionnage (et c’est ce qui fait quand même que l’anime reste bon, avec quelques passages vraiment mémorables, drôles et jouissifs), mais tellement qu’on aimerait que ça reste un peu, que ça dure quelques épisodes de plus… Pour, là encore, n’aboutir que sur du vent. C’est évidemment voulu, c’est le style Gainax qui veut ça mais… Au bout de 13 épisodes, on en viendrait presque à se demander « Tout ça pour ça? ». Et le comble, c’est que techniquement, c’est vraiment pas jolie jolie, la qualité du dessin et de l’animation est franchement trop variable pour convaincre…

Mais cela dit, je me la rematerai avec plaisir si elle débarque un jour en VF dans notre beau pays.

A deux doigts de l’Oscar : Scott Pilgrim, le comic… Oui bon, je savais pas trop où le caser, ça fera l’affaire ! Plus de détails ici.

Rubrique
« Jeux Vidéo »

Catégorie  » Parce que les jeux en solo resteront toujours ma priorité et que le Online, ça craint  » : je remercie gracieusement… Call of Duty: Modern Warfare 2 et sa campagne solo d’exception.

Déjà abordé dans mon Guide de Survie en multi pour sa partie multijoueurs franchement réussie (mais ça, c’est un secret pour personne), c’est dans sa partie solo que j’ai pu enfin découvrir la « seconde » partie du jeu. Et bon sang, quelle partie !

Infinite Ward a réussi le tour de force de corriger la majeure partie des défauts qui rendait COD4 si mauvais en solo: quasiment plus de respawn ennemis pour progresser, un jeu moins scripté globalement (mais toujours un peu, hein, on reste dans un FPS spectacle avant tout), une IA pas si conne que ça (minimum syndical, quoi), une mise en scène qui arrache, dynamique à souhait et immersive comme il se doit (Ah, le passage dans l’espace !) … le tout sans avoir le moindre soucis de rythme et de variété dans les décors, en enchaînant les passages cultes (SPOIL: Guile’s Theme !), tout en restant avant tout jouable et non une cinématique interactive façon Heavy Rain.

C’est désormais confirmé pour ma part: la qualité de MW2 n’est plus à prouver. C’est d’autant plus drôle, désormais, de voir les arguments des haters qui crachaient sur le jeu bien avant sa sortie (et encore à l’heure actuelle, dès qu’on prononce les mots « Call of Duty ») et de se rendre compte à quel point … le succès énerve. Haters gonna hate, comme on dit.

A deux doigts de l’Oscar : Sonic Colors, Goldeneye Wii, trèèèès loin d’un MW2 forcément, mais pas si mauvais que ça.

Catégorie  » Les trailers sont passés en boucle, l’univers m’attirait fortement… Et au final, c’est à se demander si j’aurais pas du m’arrêter là  » : je nomme forcément Naruto Shippuden: Ultimate Ninja Storm 2 et sa campagne solo … soporifique.

Je suis un peu méchant avec lui, mais je m’attendais pas à une campagne solo si poussive et ennuyeuse… En fait, tout part d’une bonne intention mais se solde par un cuisant échec. Il a suffit de changer un petit détail pour tout foutre en l’air, en gros. Au lieu de laisser la ville tout en 3D du premier épisode, ils ont changé pour… de la 2D. Un décor 2D, comme sur PS1. En pré-calculé quoi. WTF ?

Effectivement, c’est super joli, les décors sont vraiment magnifiques. Mais c’est tout. Fini la « vraie » exploration, bonjour la répétition ad nauseam des quêtes « Cherche XX objets dans toute la ville » dans des décors fixes, tout en faisant de bête aller-retour entre les différents écran de chargement, comme à la bonne époque de la PS1. Alors certes, dans le 1, ce n’était pas la panachée non plus, mais à choisir entre une ville 3D à explorer et jouer à un remake de FF7 avec un skin Naruto niveau possibilité, mon choix est fait.

Cela dit, à côté de ça, le jeu est quand même pas dégueux dans l’absolu: les combats sont assez punchy (même si rien ne remplacera les combats des Naruto sur GC), le jeu est globalement assez beau (même si avec l’aliasing et la rigidité de l’animation dans les phases d’explorations, on se croirait vraiment sur PS2) et la mise en scène des combats dans le mode histoire arrache tout ce qui s’est fait à ce jour avec la licence. Refaire avec une certaine fidélité (Il y a forcément des petits écarts pour rendre ça jouable, mais c’est pas plus mal) certains moments forts du manga, c’est quelque chose de bien jouissif. Basique, certes, mais putain de jouissif.

A deux doigts de l’Oscar : Epic Mickey, et peut être Brütal Legend que j’ai entamé et qui n’a pas très bonne réputation à cause de ses phases STR toute pourrie. Et du peu que j’en ai fait, c’est effectivement pas terrible terrible. On verra bien ce que ça donnera sur le long terme…

Catégorie  » C’est du dématérialisé, c’est pensé pour les pauvres, c’est un jeu flash dans le principe mais CA BUTE, je veux la même chose en boite  » : comment omettre Trial HD ?

Acheté au détour d’une promo surprise pour le Black Friday il y a un mois de cela, Trial HD est aussi bon, si ce n’est meilleur que prévu: un concept con comme la lune mais redoutablement efficace (Les version flash de ce concept ayant égayé ma dernière année scolaire, forcément, ça marque), une plastique séduisante et une difficulté relevée ont suffit à me conforter dans mon investissement.

Tout, dans ce jeu, respire la passion et le travail bien fait, encore une fois. On sent que tout est peaufiné, ou presque, dans les moindres détails: une durée de vie colossale avec beaucoup de niveaux dans le mode principal, des mini-jeux drôles et variés pour se changer les idées, un éditeur de niveau pour meubler efficacement un dimanche pluvieux et une difficulté particulièrement retorse afin d’éviter de boucler le jeu en une aprèm’.

Peut être trop, finalement. C’est un peu le seul défaut qu’on peut lui trouver (éventuellement une absence de multi, mais était-ce vraiment possible ?), le jeu se veut tellement hardcore au bout d’un moment que ça en devient un peu abrutissant, en recommençant 55 fois UN saut – compteur de « mort » à l’appui – qu’on finira par passer un peu par hasard, en bougeant d’un millimètre de plus que d’habitude, sans trop savoir pourquoi. Mais bon, globalement, ça reste plutôt abordable, donc pas de soucis à se faire à ce niveau là…

A deux doigts de l’Oscar : Super Meat Boy, Monday Night Combat, Scott Pilgrim VS The World.

Rubrique
«  J’ai pas envie de faire une rubrique pour un seul truc, donc je regroupe tout « 

Catégorie « Mon deuxième lien sur lequel je clique le plus après Facebook » : Twitter.

Découvert après tout le monde, Twitter est un outil fascinant. Cette facilité avec laquelle l’information et les conneries circulent à travers le Web en 2 clics me surprendra toujours. Car il faut bien se rendre à l’évidence: outre l’aspect Lulz du truc en partageant ses réactions à chaud (et c’est déjà pas mal dans le principe), Twitter est un très bon outil pour partager l’information à vitesse grand V, comme… la mise à jour de ce blog, par exemple. En 2 clics, c’est dans la timeline de vos contacts, qui feront tourner à leur tour le lien si ça leur plait.

C’est, pour faire simple, très loin de l’outil purement kikoolol que j’avais en tête avant de tenter pour pas mourir con.

A deux doigts de l’Oscar: Hum… Le Joueur du Grenier, comme l’an dernier ? Surtout que le monsieur est toujours aussi bon et possède désormais son propre site ouaib.

Catégorie « Concept fort sympathique. Mais en fait non, c’est chiant. » : Sens Critique.

Du hype comme s’il en pleuvait, tel un bukkake sur la toile, voilà comment résumer les premiers pas de Sens Critique sur le net. Débuté en bêta privée et petit à petit ouvert au public, Sens Critique est un site qui avait tout pour plaire, mais dont le concept tombe sévèrement à plat. En fait, c’est juste la porte ouverte à tout et n’importe quoi. Entre les critiques de 2 lignes + notes en dessus de 3/10 « juste » pour le lulz et/ou le plaisir de cracher sur le dernier gros truc à la mode et les critiques qui ne se résument qu’à un lien vers un blog/site externe, on n’en reviendrait presque à regretter que ça soit devenu public…

Au final, on y reste volontiers, ça coûte rien et ça fait passer le temps. On clique par ci par là en rajoutant X films à sa liste, on précise qu’on a fini un jeu et qu’on lui met 8+ parce qu’on a kiffé mais qu’on a la flemme de dire pourquoi dans une vraie critique… Et ainsi de suite. Au final, on en vient à se dire quand même que ça ne sert définitivement pas à grand chose dans le fond et que l’aspect « ouvert à tous » n’est pas si bénéfique que ça. Tant pis, c’était bien tenté.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

Bonus Track
« Résolution 2011: Pso in miracle world « 

Je me contenterais d’une seule résolution (les autres osef, c’est ma vie privée, nanméhaut !), sorte « d’article dans l’article » façon Inception : Maintenir un certain rythme sur ce blog.

J’ai déjà réussi le cap du redémarrage, puis du changement de design et d’hébergeur (Merci WordPress et va crever Overblog), reste maintenant qu’à garder ce rythme, voir l’améliorer. Certes, il faut toujours garder à l’esprit que bloguer doit être un plaisir, tout en faisant plaisir aux lecteurs, mais j’aimerai « plus ». Ne pas laisser passer une semaine sans écrire un truc, ça ne serait pas du luxe pour commencer, malgré le boulot/motivation et surtout l’inspiration que ça peut demander. Hélas, ce dernier point est mon gros point faible… Mais certains le font… donc, tel un guide, j’essayerai de suivre leur pas. Surtout étant « débutant/tout jeune » dans ce domaine.

Bien que ça soit naturel chez moi, j’ai toujours le dilemme en tête du « Faut-il bloguer tel ou tel média que je viens de mater/évènement auquel je viens de participer/whatever ? » qui m’empêche d’être, justement, très productif. Est-ce que ça va intéresser les gens, dans le fond, de faire un article complet sur une série qu’on vient juste de mater 3/4 ans après tout le monde, aussi bien écrit soit-il ? Faut-il chercher à tout prix l’originalité pour se démarquer de la masse ? (je fais référence aux vidéos que je tente de faire ces derniers temps, mais ça prend un temps fou et surtout une grosse motivation pour les réaliser, histoire de varier avec les articles plus « classiques »)

Parfois, peut être ai-je raison (J’aimerai quand même ne pas bloguer tout et n’importe quoi, genre un article « vide » (dans le sens: court, creux, inintéressant), histoire de montrer qu’on existe. Un peu comme certains blogs dont je tairais le nom, considérant ce genre de blog comme des « blogs-poubelles » – à juste titre – en l’étant soi-même), mais aussi tort si ça trouve (Comme quoi, quand on commence à avoir l’inspiration, vaudrait peut être mieux écrire ça tout de suite, sur le coup de la spontanéité au lieu de le reporter au lendemain, pour finir par l’oublier).

Tant de questions qui, espérons le, trouveront réponse en 2011. En attendant, comme il doit, je vous souhaite de passer un bon réveillon, faites attention à votre ligne parce que hein, c’est dur en ce moment et prenez aussi de bonnes résolutions pour 2011 et essayez de les tenir. Des pas trop dur pour commencer.

Japan Expo 2010: JE, loot et match

Parce que oui, tous les aggregateurs vont en bouffer pendant au moins 2 semaines, il fallait bien un petit compte rendu de cet évènement devenu incontournable à toute opération marketing qui se respecte concernant le monde de la Japanim’ et ses dérivés. La Japan Expo 11ème édition, ça s’est fini avant hier, après 2 jours pour ma part aussi agréable qu’éprouvant, selon l’heure de la journée.

Qu’on se le dise malgré tout, faire un tel évènement seul, ça n’a pas grand intérêt pour ma part. La Japan Expo, c’est tellement vaste, on peut y voir tellement de chose tout en subissant d’immenses files d’attente qu’on se sent finalement bien seul, en subissant cette impression de ne pas vraiment en profiter (sauf si on se contente de jouer aux bornes et de passer par la case « Magasin »). Bon okay, ya tellement de chose là bas que même en groupe, on ne peut pas vraiment tout faire, mais c’est déjà mieux que rien. Et ça fait du monde à qui parler dans les longues files d’attente.

C’est donc, un peu comme dans la continuité de l’Epitanime 2010 de Mai dernier (dont je n’ai pas parlé, mais ça s’est bien passé, premier contact réussi avec eux, tout ça), au côté de la communauté Thaliste que j’ai erré dans la convention. Eh oui, avec l’expansion de cette communauté et SURTOUT l’association qui en a découlé, s’offrant justement le luxe d’avoir un stand, certes, encore minimaliste, vous n’êtes pas près d’arrêter d’en bouffer.

D’un côté, les petits désagrément lié aux transports, un grand classique, malheureusement, indispensable à tout récit qui se respecte. Forcément, je parle du terrible RER B. Quand on habite la campagne aka Rouen, c’est presque un autre monde qui s’ouvre à vous. Vieillot, pas très propre, pas climatisé pour un sou et atrocement longuet pour se rendre sur place (dans les 2 sens d’ailleurs), le RER B de Paris est absolument épouvantable. Plus. Jamais. Ca. Passer 1h/1h30 dans les transports en commun pour aller/revenir de la JE, c’en est presque une expérience traumatisante. Welcome to China.

Mais ça valait quand même le coup de subir cet épreuve (en plus de la pluie de Samedi 10h, c’est toujours plaisant pour rafraîchir la température), parce que c’était quand même pas si mal comme convention.

Just according to keikaku*.

*Keikaku means TROP DE MONDE.

C’était inévitable, mais c’était une nouvelle fois blindé de chez blindé. Difficile de circuler dans cette marée humaine à moitié déguisée pour se rendre d’un point à un autre de la convention en peu de temps. Parce que c’est GRAND. Tellement grand que je l’ai même pas pensé à aller au Comic Con, alors que ça devait sans doute être sympa (enfin, s’il y avait encore des dédicaces de l’acteur d’Highlander, j’y serais allé). Tant pis, l’an prochain peut être…

Tellement grand et blindé que je n’ai même pas réussi à croiser le Joueur du Grenier, la petite célébrité du net qui monte en flèche, qui se baladait dans sa chemise orange habituel. J’ai bien fouillé, mais les seuls trucs orange que j’ai trouvé, c’est des cosplays Naruto immondes. Je suis déception. Et puis, honte à moi, je n’ai pas pu assister à la petite conférence accueillant Eric Legrandle fameux doubleur de Végéta en français. Y a pas à dire, ce mec porte sacrément bien son nom. Un peu dèg sur le coup.

Outre ces recherches infructueuses, petit tour classique du propriétaire. Faut reconnaitre que les choses ont été vues en grand, surtout pour moi dont la dernière JE date d’il y a 3/4 ans. Un côté fanzine/amateur pas mal garni en jolies choses, des tonnes de magasins tous plus alléchants les uns que les autres (j’y reviendrais à la fin avec le loot), des tas d’installations high tech pour promouvoir divers média (les prochains gros JV, films, Anime) et les habituels stands de karaoke, de « célébrités » (Nolife, entre autre) et j’en passe, sans oublier la salle de concert. Du lourd, en somme.

Côté jeux Video, j’avoue que je n’y ai pas passé un temps fou, pour ne pas dire presque rien. Le temps de voir un peu Vanquish qui sera sans doute une tuerie
avec un gameplay bien bandant à première vue, mais possédant un univers toujours aussi peu attirant. Après un délirant Bayonetta, j’ai quelque doute sur le sex-appeal de l’univers de Vanquish. Mais soit, on verra bien, c’est déjà en partie convainquant, hein.

De l’autre côté, le seul qui ait retenu mon attention, c’est Sonic 4, sur le XBLA et PSN. Autant le dire de suite, ça ne m’a pas plus emballé que ça. On y retrouve un gameplay proche des anciens, mais le level design semble tellement conçu n’importe comment (Ah, les lianes) que j’ai eu du mal à me mettre vraiment dans le trip oldschool, là où les précédents opus excellaient. Cela dit, avec un essai de seulement 3min, difficile de se faire un avis complet sur le bousin.

Mais l’essentiel pour ma part dans cette JE, c’était se retrouver au côté des Thalistes de l’autre côté du miroir, les voir dans leurs première JE en tant que staff. Et si l’essai était loin d’être aussi bon que prévu, l’essentiel était assuré.

Mais faut quand même reconnaître un truc, et ce n’est en rien la faute de l’asso, mais bon sang. Ce placement de stand. Ces stands voisins. Comment pouvait-on être aussi mal placé ? Pour ma part, c’est vraiment un truc qui a quelque peu gâché le déroulement des opérations, par une succession d’évènements pas toujours très agréables.

Forcément, quand on se retrouve pris en sandwich avec:

– Deux stands de Karaoke: l’un a 1m de Thalie, l’autre à 10m, mais avec un son 10 fois plus fort et 10 fois plus de personne pour compenser. Si l’ambiance était bien là dans l’absolu (ah, le générique de Gurren Lagann, un grand moment de virilité comme on les aime, à 2 doigts des larmes viriles), ça occasionnait surtout de gros soucis de son, où, point de vue Thalie, le stand se retrouvait submergé par les chants toujours plus intense, toujours plus… bruyant. Et quand on utilise pas de micro pour réaliser les diverses activités, c’est quelque peu douloureux.

– Les armées de Free Hugs. Je n’ai rien contre eux dans le fond. Leurs intérêts sont louables (en fait, non, je pige pas l’intérêt du truc mais passons) mais pourrir les activités des stands voisins en se baladant à 10m d’eux par paquet de 50 en gueulant dans tous les sens, c’est juste pas possible. Dommage que personne n’avait de megaphone, c’est dans ce genre de situation qu’on l’aurait bien rentabilisé…

Je suis méchant, mais devoir gueuler pour se faire entendre de plusieurs personnes à 3 mètres de nous, c’est franchement pas agréable. Mais soit, ce sont les aléas du direct.

Mais globalement, pour ce que j’en ai vu ce WE (vu qu’ils étaient là aussi Jeudi et Vendredi), c’est plutôt prometteur pour la suite. Les Quizz étaient bien fendard dans le fond, malgré le bide de certains (MGS, mais je me suis bien marré !) et les inconvénients rencontrés de temps à autre (Enceintes qui prennent l’eau, chargeur oublié à l’hôtel, pas de micro); et pour peu qu’on s’attarde un peu sur le stand (et je le reconnais, il n’est pas très visible/attirant à la base), il y avait toujours moyen de discuter, jouer, partager des choses avec eux. Et rien que pour ça, c’est un bon début.

En dehors de ça, pour cette deuxième Japan Expo donc, l’ensemble fût pas mal concluant. Un vrai bon moment dans sa globalité, une bonne ambiance… Beaucoup d’effort de la part des stands, des associations présentes ici et là et autres grosses sociétés pour proposer de l’inédit, de l’exclusif, accentuant le côté unique de l’évènement (Stand VAMPS pour la promo du concert de Hyde, des mangas en exclu, gros budget dans les décors, guest-star en pagaille etc.).

Après, j’y retrouve forcément les défauts habituels et presque obligatoire à ce genre de convention (La surpopulation, les prix délirants, les cosplays affreux…) mais soit, le fait de découvrir un peu l’envers du décor, de ressortir un peu mon côté Otak’ enfouit depuis quelques années au moins le temps d’un WE, c’était bien bon. Et la communauté Thalie est très fortement recommandable, pour ceux qui hésiteraient encore. Et ça, c’est déjà pas si mal.

Tradition oblige, finissons par mon petit pavé spécial loot JE:

Je m’étais promis de ne plus acheter de figurine (Certaines sont bizarrement perçues par les autres, ça s’entasse et ça prend la poussière) mais j’ai été faible pour ce coup ci.

D’une part avec cette simple maquette du Gundam principal de Gundam 00 (et ma passion pour l’UC a été mise de côté, pour une fois) plutôt jolie et bon marché (ça accompagnera très bien mes 2 autres maquettes, le EZ-8 et le RX-78-2) et surtout, celle dont j’ai longuement hésité: Bayonetta chez Play Art, vendu par Square Enix. Hésité car il faut reconnaitre ses qualités au niveau de la ressemblance et de la finition global du truc, mais aussi parce que… C’est une figurine articulée.

Pas aussi grossière qu’on pourrait croire, mais quand elle bouge ses fesses devant mes yeux, difficile de ne pas voir une partie fixe en forme de slip. Très sexy après avoir bavé dessus en jouant. Mais elle a quand même de la gueule… Quand je lui aurait trouvé une position adéquate, c’est que c’est pas
très stable cette connerie.

De l’autre côté, j’ai craqué pour ce genre de jeu qui m’a toujours fasciné (Phoenix Wright étant une variante un peu moins typé) : le Visual Novel, même si
l’appellation de jeu reste toujours un peu « forte » à mes yeux. Choppés au stand Kawasoft, ce sont Narcissu, True Remembrance et Katawa Shoujo, le visual novel non japonais parti de chez 4chan (enfin, c’est ce que j’avais lu), que j’ai récupéré pour une bouchée de pain (10€ le tout) sachant qu’ils sont gratos à la base (donc on paye un très jolie packaging). Mais surtout ! Ce qu’il faut savoir et c’est la principale raison pour laquelle je les ai choppé: ils sont intégralement en français.

Parce que les petits gars de chez Kawasoft ont la volonté – on ne peut plus louable – de développer le visual novel en France (Ils ne sont pas seuls: la traduction de Saya No Uta et Higurashi) via leurs traditions dans notre belle langue. Traduction de très bonne qualité d’ailleurs, loin d’être bêtement amateur, au vu de Narcissu. Et qu’on se le dise, lire une succession de pavés comme mes articles mais en mieux lol dans sa langue maternelle, sans avoir à passer par la case traduction, sans perdre la moindre information au change, c’est une putain d’aubaine à ne pas louper. Et si ça me plait vraiment, je prendrais aussi Higurashi et sauterais directement sur Umineko si c’est prévu.

Pour le reste, des badges offerts pour certains achats et des magazines gratos, parce que quand c’est gratos, JE PRENDS.

ENTRE AUTRE: Oh sinon, vous avez remarqué sur la troisième photo ? Mais si, en haut à gauche, sur la cloison ! La petite affiche ! Moi et Nemo, qui nous occupons de la traduction de Onani master Kurosawa avec Zoneur, avons profité de l’évènement pour y placer une petite affiche perso (disponible ici pour ceux qui voient mal) annonçant la fin du manga, dans sa version française non officielle. Oui bien sûr, c’est très « second degré » dans le fond, c’était pour le fun et marquer le coup sans se prendre au sérieux.

Cependant, aux vues des réactions pas mal positives de certaines personnes qui l’ont vu, on aurait peut être dut en faire davantage. Bah quoi, où est le mal à promouvoir quelque chose qui n’arrivera jamais chez nous officiellement ?

Et d’ailleurs, pour enfoncer le clou et histoire d’y aller « à fond », on s’est même amusé à créer un jeu de carte OMK (et accessoirement un K-On pour faire plaisir à Amo !) histoire de jouer à… l’E-Card, une version améliorée du Pierre-Papier-Ciseaux. Si vous avez déjà entendu parler de ce jeu, c’est que vous avez probablement déjà vu Kaiji, Ultimate Survivor. En tout cas, le jeu a bien plu (toutes proportions gardées) aux quelques personnes présentes au stand !

Pour un truc fait/organisé à la dernière minute, c’est plutôt positif.