Podcasters Assemble #3

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Avec un bon gros mois de retard dans ce que nous avions prévu, on commence quand même 2013 avec notre 3ème podcast en grande partie dédié à quelques lectures récentes chez Marvel, malgré une petite touche de Batman, parce qu’on aime tous un peu Batman. Toujours avec Gemini en co-pilote.

Au programme, dans ce podcast qui dure pas loin d’1h40 au total :

Et comme toujours, la version Youtube pour le streaming:

Harem à collant

Bientôt 2 mois sans le moindre article, comment se fesse ? Allez savoir, entre la flemme habituelle, les vacances (qui n’en sont pas pour moi, vu que je travaille), la pile de comics non lu qui ne désemplit toujours pas et peut être même la chaleur (Ah, ça y est, le soleil est enfin arrivé qu’on voudrait déjà qu’il parte, franchement pas cool d’avoir envie de changer son t-shirt toutes les heures), on ne peut pas dire que l’occasion était bonne pour blogguer la conscience tranquille.

Histoire de se remettre tranquillement dans le bain, ressortons du placard un vieux concept de la blogosphère otak’ (parce que j’aime être en décalage avec tout le monde, la ponctualité c’est trop mainstream), mais à une sauce quelque peu différente (et plus en adéquation avec mes goûts actuels): l’anime harem personnalisé. Ou le « My First Anime Harem« , plus précis quand on cherche le template de ce qui va suivre sur Google. Concept tout con, mais ô combien rigolo: regrouper 8 personnages féminins (pas forcément ordonné) selon un thème précis (de base, l’animation jap’), afin de désigner ceux qu’on aimerait avoir… disons près de soi, dans son petit cercle, pour des raisons diverses et variées (Et parfois un peu plus physique et lubrique pour certains). Mais ça peut aussi s’apparenter à – plus bêtement – une sorte de liste de personnages préférés.

Mais comme taper dans les animes seraient trop facile (Et que dans l’immédiat, j’aurais du mal à constituer une liste étant donné que je me suis quasi-totalement désintéressé du milieu), j’irais dans 2 thèmes bien différents pour marquer le coup (même si je suis sûr que quelqu’un l’a sans doute déjà fait quelque part, en dehors des Simpsons). Je vous laisse admirer.

Petit mise en bouche avec un harem à 4 sélections, je screws un peu les règles, mais 4 suffisait amplement pour une telle sélection (puis le « vrai » vient après, promis) ! On va commencer par ces célébrités masculines issus d’Hollywood qui me font dangereusement pencher sur la balance, parce qu’ils sont beau gosse, qu’ils sont charismatiques, qu’ils ont une carrière formidable et qu’ils ont un truc qui les rendent si attachants !

Nous avons donc au programme:

                Bruce Willis : Parce que l’âge n’est pas une fatalité (Enfin, pas trop). Alors oui, il y a sans doute un peu de retouche ici et là et je n’aimerais sans doute pas le voir au petit matin la gueule encore enfarinée, mais à pourtant plus de 60 ans, Bruce Willis en impose encore et toujours, si ce n’est plus depuis qu’il a définitivement perdu ses cheveux, contrairement à ses confrères comme Stallone et Swcharzy, qui supportent mal le temps qui passe et les injections de botox. A marqué toute une génération de film d’action, films que l’on n’est pas près d’oublier, même quand il sera définitivement trop vieux pour ces conneries (et hélas, ça arrive de plus en plus vite). Mais ‘y a pas à dire, je crois que c’est mon mentor capillaire pour m’accompagner dans ma décrépitude, je serais comme Bruce Willis quand je serais plus gr… chauve.

                Hugh Jackman : Regard charmeur, coupe de cheveux impeccable (et enviable, eh), parfaitement sculpté, et carrière bien entamée, c’est véritablement l’homme idéal et polyvalent, capable de nous faire pousser des cris de fangirl à mon chauve et moi à chacune de ses apparitions. Wolverine de rêve dans la saga X-men et réussissant presque l’exploit de rendre passable un film comme X-men Origins : Wolverine rien que pour ses beaux yeux; danseur de talent dans la pub pour le Ice Tea en ayant toujours la classe et capable de vous arrachez une grosse poignée de larme dans le film The Foutain où il crève l’écran… Hugh Jackman est l’homme qu’on aimerait voir dans chaque film, interprétant chaque personnage (même les objets du décor), rien que pour savourer son charisme, sa prestance et ses multiples talents bien réels. Et pour être franc, j’ai acheté le DVD de Real Steel juste pour lui (après c’est peut être bien aussi, mais j’ai pas fait gaffe).

                Robert Dowey Jr : Comme beaucoup, Robert Dowey Jr arrive à aisément relever le niveau de films pas toujours mémorables (quoique pas mauvais dans le fond) de part l’énorme sympathie et sex-appeal qu’il dégage, tel que les 2 Sherlocks Holmes par exemple. Surtout qu’à côté, il interprète avec brio le rôle du célèbre milliardaire alcoolique Tony Stark dans la saga Iron Man et Avengers (dont il crève encore plus l’écran que ses camarades), limite on a l’impression que ses parents l’ont conçus pour ça vu à quel point il colle parfaitement au personnage. Je crois que c’est grâce à ce côté classieux, raffiné, « chic » comparé à d’autres qui lui donne sa « particularité » et qu’on ne peut que difficilement résister à son charme, fait d’autant plus impressionnant quand on sait que le playboy approche dangereusement des 50 ans. Puis forcément, pour ne rien gâcher, sa voix française lui va à ravir, je dirais même plus qu’elle est carrément sexuelle. Je pourrais presque m’envoyer en l’air sur sa voix en train de lire le dictionnaire. Carrément.

                Keenu Reaves : Mon chouchou, mon favori ! Un peu connu avant avec Speed, mais totalement révélé aux yeux de tous avec Matrix, Keanu Reeves possède un charme bien particulier. Déjà, il a la particularité de porter aussi bien les cheveux courts & une barbe parfaitement rasée qu’un total look Jesus, avec la bonne grosse barbe qui va avec, ce qui augmente considérablement son charisme à des niveaux probablement au dessus de 9000. Puis, mais c’est un peu triste dans un sens, c’est un peu l’homme qu’on a envie de réconforter dès qu’on le voit à cause de son air de chien battu presque constant, encore plus quand on sait que cet air triste est bien réel vu ce qu’il a vécu par le passé. On se souviendra des photos de lui mangeant un sandwish sur un banc public… Mais il en devient un homme presque touchant, dont on aimerait bien remonter le moral, autant qu’on le peut ! On se souviendra de l’opération « Cheer Up Keanu Days« , qui a réunit un paquet de personne dans le but de lui redonner le sourire avec des montages rigolos. On pourrait presque en conclure que  » Keanu Reeves is moe « …

Du coup, hélas, on a toujours l’impression qu’il est prédestiné à faire des rôles de gars silencieux et à moitié dépressif (Ce qui n’est pas faux dans le fond) parce qu’il a le « profil pour » (Aussi mauvais soit-il, le film Constantine est en partie sauvé par un Keanu « qui colle au personnage »). Mais rien que pour la rumeur (peut être démenti depuis, peu importe) de sa présence dans l’adaptation de l’anime Cowboy Bebop (en interprétant Spike surtout), j’ai envie d’y croire !

Forcément, vous commencez à me connaître (ou presque), je pouvais pas m’empêcher de passer le concept à la moulinette des comics ! Histoire de partir sur des bases équitables, j’ai sélectionné 4 femmes et 4 hommes, toujours sur ces critères de personnalités/beautés/charismes.

Donc au sommaire, j’ai à vous proposer:

                Abigail Brand : Bonjour je suis Joss Whedon, avant de foutre une claque à tout le monde avec Avengers, j’ai aussi crée une des meilleurs séries sur les X-men, Astonishing X-men. Brand est un personnage qui fût crée par la même occasion dans cette nouvelle série au milieu des années 2000 et qui a encore une certaine place aujourd’hui dans l’univers Marvel. Déjà, elle en impose d’office de part le rôle que lui a donné Joss Whedon: elle fait partie du S.W.O.R.D., l’organisation qui est – seulement – chargée de surveiller l’espace spatiale (ça se dit ?) autour de la Terre (Mais pas plus loin, il y a un raton laveur géant pour ça). Défense contre l’envahisseur, échange diplomatique entre les races intergalactiques qui voudraient rentrer en contact plus ou moins violemment avec la Terre, ce genre de chose, quoi. Déjà, rien que pour ça, ça la rend tellement badass que t’en chiales. Composé de 3 couleurs mais lui donnant paradoxalement un charme fou (le vert, c’est tellement cool… Enfin, peut être pas irl en fait, mais faudra tester), un côté mystérieux classique (voir cliché, j’avoue), mais la rendant tellement charismatique par la même occasion et son côté un peu décalé avec son histoire d’amour avec le Fauve (Oui, le machin bleu chez les X-men), voilà de quoi la rendre irrésistible.

                Clark Kent : Je n’en suis pas un grand fan à cause de son statut de personnage un peu « divin » (c’est du moins l’impression qu’il me laisse à chaque fois), au dessus de la masse, mais sa version dans le récit « Kingdom Come » m’a littéralement mis sous le charme d’un Clark Kent presque méconnaissable. Oui, oui, le gars torse nue en salopette dans un champ de blé, queue de cheval sur l’épaule et barbe & cheveux (à moitié) gris, c’est bien Clark Kent, ou Superman. Version alternative du personnage où celui ci vieillit un peu comme tout le monde (mais plus lentement quand même), c’est un peu pour le personnage l’occasion de devenir vraiment charismatique à mes yeux. Oui, je le répète, mais j’ai toujours eu du mal avec le côté « Brun trop parfait physiquement dans son beau costard cravate de journaliste ». Là, le voir vieilli, presque assagit (il vit seul dans son coin parce qu’il en a ras le bol de la nouvelle génération de super héros, c’était mieux avant), avec une coloration défaillante rend l’homme de demain tellement plus classe et beau gosse, limite (beaucoup) plus attachant par la même occasion. Mais je suppose que le dessin et le style inimitable d’Alex Ross y ait fortement pour quelque chose.

                Carol Denver : Alors elle, dans le fond, je la connais mal, mais ça doit être physique, je l’aime bien. Peut être un peu pour son histoire: vivant à une certaine époque dans l’ombre de son mentor, le Captain Marvel, c’est une femme qui tente – de nos jours, après le décès de ce dernier – de gagner ses lettres de noblesses auprès du monde qui l’entoure, car souvent reléguée au statut de « super héros de seconde zone »… même si elle fait partie des vengeurs. Et seconde zone aussi un peu même au niveau « comics », on ne peut pas dire que ça soit un personnage très important, ni très vendeur (Ce qui doit expliquer pourquoi Panini en France n’a quasiment jamais publié sa propre série de comics).  Pourtant, c’est une battante ! Et puis, c’est une bloggueuse ! (Si, si, dans certains comics, elle raconte ses aventures sur son blog). Bon point ça. Et puis… Elle porte une bien sympathique paire de talon qui en fera rêver plus d’un. Si ça c’est pas du super héros comme on les aime, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Okay, le costume est quand même très… sexiste ? Entre les talons (tellement pratique pour se bastonner), une partie basse du costume qui fait dans le minimaliste (tellement passe partout), difficile de ne pas avoir quelques aprioris sur le personnage devant une telle débauche super héroïque. Mais qu’importe ! Même si je ne suis pas très blonde, je dois avouer que c’est une des héroïnes Marvel avec le plus gros sex-appeal. Bon, ça dépend des dessinateurs, comme toujours… et du costume qu’elle porte, comme l’atteste sa récente nouvelle série, et son nouveau design légèrement naze. Pourquoi ? Pourquoi elle ?

                Namor : Dans la culture otak’, on parle souvent de « GAR », terme pour définir un représentant de la virilité ultime. S’il fallait trouver un équivalent dans le monde du comics, ça serait forcément Namor, mutant et roi de la cité sous marine, Atlantis. Comme le disait un grand poète qui aime passer son temps à faire des tournois d’animes lubriques, Namor est le véritable DSK de l’univers Marvel, et c’est ce qui le rend si… appréciable, si funky. Namor aime séduire – ou tente souvent dans le cas échant – les nombreuses femelles terriennes (Il aime faire du charme à Tornade (La X-men et femme de T’Challa, la Panthère Noire), mais aussi Emma Frost (Femme actuelle de Cyclope, le chef des X-men) tout comme Jane Storm, la fameuse Femme Invisible des Quatre Fantastiques, mariée avec Reed Richard, l’homme élastique de la bande) avec son regard perçant, son côté « obstiné et déterminé » et son air macho qui transpire par tous les pores de sa peau. En bonus, il n’hésite souvent pas à se montrer torse nue (pratique quand on se déplace en mer, mais faut bien exhiber sa musculature tant qu’à faire) et surtout avec son légendaire slip de bain qu’on ne présente plus, l’élément indispensable pour pécho chez Marvel. C’est un peu la cerise sur le gâteau d’un personnage dont la personnalité de connard prétentieux et de vile prédateur sexuel sont totalement assumés, et c’est un peu ça qui le rend si génial. Un peu le professeur ultime pour chopper la force tranquille.

                Squirrel Girl : Voici un personnage qu’une obscure personne n’aurait pas démérité dans un probable classement similaire. Issue d’une époque où les comics n’avaient décidément aucune limite au grand n’importe quoi, Squirrel Girl (la « fille écureuil », appelée officiellement Ecureuillette en VF) est un personnage fascinant, qui a su se faire un petite place dans l’univers Marvel au fils du temps, au delà du simple caméo dans une case pour le lulz, un peu comme Howard the Duck. Véritable force de la nature qui a pu terrasser à plusieurs reprises des personnages comme Fatalis, Thanos, Deadpool ou même Wolverine (Sans compter quelques nazis dans Fear Itself), Squirrel Girl est un personnage qui fout la pêche à sa façon. Toujours souriante, dynamique, et constamment décalée avec le monde qui l’entoure (N’empêche, une rouquine avec une queue géante d’écureuil, ça ne court définitivement pas les rues, mais c’est fun), elle attire forcément (et rapidement) la sympathie, autant auprès des lecteurs que des personnages de l’univers Marvel. Du coup, justement, elle est désormais la nourrice officielle de l’équipe des New Avengers (Une équipe alternative aux Avengers classique), futur potentiel MILF ! (Il en fallait bien une, tant qu’à faire)

                Oliver Queen : Ou plus connu sous le nom de Green Arrow, l’équivalent DC Comics de Hawkeye de chez Marvel pour faire simple pour ceux qui n’auraient vu qu’Avengers. La encore, un personnage que je connais mal. Mais le peu que j’en ai vu de lui m’a bien convaincu du potentiel « Charisme » du personnage: un look délicieusement kitsch (et voulu forcément) à la Robin des Bois (même si sa version avec capuche passe mieux du coup, c’est celle qu’on aura dans la future série TV), tout en vert, un masque qui cache juste ce qu’il faut et une moustache divinement portée (J’en connais un qui devrait avoir la même) et surtout ce petit côté un peu charmeur sur les bords, qui a du mal à prendre les choses au sérieux et apportant donc un peu d’humour et de second degré (en plus de son décalage « visuel » et de ses capacités « ridicules » (Ca me fait toujours marrer un archer dans un monde où des hommes peuvent voler et tirer des lasers par les yeux)) dans des aventures aux conséquences pourtant dramatiques. Et puis, c’est le meilleur pote de Hal Jordan, le Green Lantern, ça ne peut donc qu’être un bon gars. Surtout quand il apporte le meilleur passage de la saga Green Lantern Rebirth à lui tout seul.

                Selina Kyle : Féline dans tous les sens du terme (aussi câline que violente en un clin d’oeil, putain de chat), sachant très bien tirer profit de son physique avantageux, un peu dominatrice par ci par là et assumant pleinement sa relation charnelle particulière avec Batman, Selina Kyle vend du rêve à chaque page que je découvre de sa nouvelle série (et première que je lis) de comics, issus des New 52 pour les connaisseurs. Bon, il faut dire aussi que, physiquement parlant, le personnage gagne énormément en charisme et en sensualité sous le trait de Guillem March, un trait tout bonnement divin et parfait, même si très… masculin dans son approche. Mais pour un personnage tel que Catwoman, était-ce un mauvais choix ? Loin d’être creux, le récit jouit d’ailleurs d’un très bon rythme, un développement intéressant (autant au niveau du personnage que du background de l’héroïne) et quelques passages mémorables; pour la parenthèse (En gros, achète !). En plus, elle saura contenter presque tout le monde: en plus de la version de base, en brune, elle aime aussi prendre l’apparence d’une bien jolie blonde tout comme d’une superbe rousse pour parvenir à ses fins. Alors, convaincu(e) ? Au passage, même si elle aurait pu aller encore plus loin dans le personnage, Anne Hataway s’en sort drôlement bien, et fait une bonne Catwoman à l’écran. C’est peut être le seul souvenir positif que je garde de TDKR.

                Frank Castle : Là encore, comme avec Clark Kent (comme ça, les 2 écuries sont concernées), ce n’est pas un personnage dont je suis particulièrement fan. Pas que le concept ne me plait pas, mais… il me parle difficilement, le design n’aidant pas (pas qu’il soit mauvais, mais physiquement, ça ne me fait ni chaud, ni froid). Et pourtant ! Je ne sais pas si ça va durer, mais encore une fois, la règle universelle qui démontre qu’un homme est toujours mieux avec une barbe s’applique de nouveau sur le Punisher nouveau. Nouveau, car c’est dans sa nouvelle (et très sympathique) série commencée en 2011 (et qui est commencé depuis le mois d’Avril en VF) qu’il change, suite à un rude combat, de look. Et paf, d’un coup on passe d’un personnage pas forcément générique, mais qui n’avait rien de spécial (même si là encore, ça dépend aussi du dessinateur) à une explosion de charisme malgré le « cliché » du look en lui même. Je ne serais pas étonné s’il y avait volontairement une inspiration « Snake Plissken » derrière (le rapprochement est en tout cas évident), mais peu importe une fois de plus, ça colle terriblement bien au personnage (Never forget). J’espère secrètement que ça va devenir son nouveau look de référence, ça me donnera une raison supplémentaire de suivre ses aventures…

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D’ailleurs, si toi, lecteur passager, tu as aussi pondu quelque chose de similaire, ça m’intéresse… Car je serais curieux de lire ça, surtout si ça touche les mêmes domaines que moi. Et si tu ne l’as pas fait, mais que le concept t’as plu, n’hésite pas à te lancer aussi ! Sinon, Keanu sera toujours triste. Et toi même tu sais que tu n’aimes pas voir Neo triste.

Sur la piste de l’adaptation réussie

Comme pour beaucoup – je suppose – de gens de mon âge (si ce n’est plus), le Marsupilami fait indéniablement parti de mon patrimoine culturel concernant la bande dessinée franco-belge, aux côtés des Spirou, Astérix, Gaston, les Tuniques Bleues et j’en passe. Quand on a un père extrêmement fan d’une bonne partie de la production du genre, où ses étagères dédiées à la BD sont constamment pleine à craquer, rien de plus logique de s’être laissé tenter étant mino. Après, j’avoue ne pas avoir de très grands souvenirs du Marsupilami (Eh, je préférais Spirou). Des personnages ici, quelques situations par là: j’ai beau connaître un petit peu l’univers, je suis limite comme vierge, comme un débutant devant la vision du film. Et je suis très hésitant quant à relire les tomes, j’ai quand même peur que ça ait mal vieillit comme d’autre BD de mon enfance… Mais soit, pour le moment, parlons cinéma.

Alain Chabat, c’est un peu la personne qu’on doit remercier pour avoir pondu la meilleure adaptation de BD franco-belge humoristique à ce jour, voir adaptation de BD au sens large, toute nationalité confondu, tout court. Il est un des rares à avoir compris comme adapter une BD telle qu’Asterix: prendre suffisamment de distance avec le matériau d’origine pour mieux l’adapter à son nouveau format. Ne pas chercher à bêtement singer l’original, sans le trahir non plus. Asterix et Obelix: Mission Cléopâtre donne donc une vraie leçon de cinéma, en terme d’adaptation: un film tout public, mais pas enfantin pour autant, avec un certain « double sens de lecture » via ses très nombreuses références « pour adulte » (Comment s’appelaient-ils déjà ? Highkix et JournalduX?), une vraie touche personnelle (Très « Cité de la peur » justement), tout en restant fidèle à la BD dans les grandes lignes. Son principal défaut est qu’il restera surtout condamné à rester bloqué dans une certaine époque, justement, avec ses références à gogo. Mais peu importe, c’est bien le résultat qui compte, fallait être né plus tôt, eh.

C’est donc le Marsupilami qui passe dans sa propre moulinette. Les premières images faisaient peur (Le Marsu avait – et a toujours – une tête particulière) et comme Chabat n’avait pas spécialement enchaîné les tueries cinématographiques depuis (Son Rrrrrr qui a plutôt fini en Pfff), ça n’inspirait pas forcément confiance (et ça se comprend). Surtout quand on repense en plus aux autres tentatives d’adaptations de BD franco-belges sur grand écran, comme Lucky Luke ou plus récemment Ducobu… Et même prochainement Boule et Bill (oui, fallait que je le case, vu la vague d’indignation relevée sur la toile). Et pourtant ! Force est de constater que le résultat est… rassurant. Pas totalement réussi, pas aussi bon qu’on pouvait l’espérer d’un Chabat, mais quand même très loin du désastre annoncé.

Sur la piste du Marsupilami est un film qui, dans le fond, déborde de bonnes intentions et garde une bonne humeur communicative du début jusqu’à la fin. Si l’adaptation d’une telle BD est casse gueule (comme n’importe laquelle d’ailleurs, BD, roman ou jeu de société), on sent malgré tout que notre Alain national se fait plaisir jusqu’au bout. On a beau parfois constater quelques vannes/passages un peu loupés (J’y reviendrais), Chabat arrive régulièrement à garder le cap et à nous faire sourire de bon coeur. Qu’on aime ou pas Jamel Debouze par exemple (pourtant indéniablement à l’aise dans son rôle, il m’a bien fait rire), il y a toujours une petite vanne, un autre personnage qui fera mouche, parce qu’on sent indéniablement la patte de réalisateur, on retrouve un peu ici et là ce qui a fait son succès d’antan (à partir du moment où l’on me fait repenser à la série des « Avez vous déjà vu… » dans certains gags, c’est le Seal of Qualitay direct). Peut être pas au sommet de sa forme comme à l’époque, mais suffisamment pour nous dire « Ouf, l’adaptation est sauvée ! » et « Je passe quand même un bon moment ». Et c’est sans doute en grande partie par son casting, où chacun y trouvera – je pense – son compte, parmi globalement des acteurs qui ont la pêche et qui semblent s’amuser dans leurs rôles; qu’on doit cet esprit bon enfant, toujours agréable. On repensera notamment à un Lambert Wilson qui semble avoir trouvé le rôle de sa vie, ou un Fred Testot des plus sympathiques (J’avoue que je ne suis pas un grand fan du SAV de Canal +) en scientifique fou ridicule.

Malgré tout, si on peut lui reprocher quelque chose quand même, c’est bien les « limites » de cet humour. Pas qu’il soit mauvais ou mal employé, juste qu’il ne vise pas… le même public qu’un Mission Cléopâtre. Ici, très peu de références à la pop culture moderne (Même si ça fait plaisir quand on en découvre, sinon ça ne serait pas du Chabat), mais bien plus de gags « visuels », basé sur une gestuelle, un comique de situation, typiquement pour… plaire aux enfants. On sent bien plus l’envie de ratisser plus large vis à vis du public avec davantage de gags où les personnages font parfois l’idiot sans trop de raison, se cassent la figure accidentellement ou prennent des voix « rigolotes »; bref, des gags « faciles » (mais non mauvais pour autant) pour plaire à tous, surtout pour les plus jeunes. Du coup, ça m’a moins convaincu à plusieurs reprises parce que je sentais bien que je n’étais pas la cible. Certains gags vont peut être un peu « loin » dans l’absurdité (Ah, la Femme d’Or), dans le type d’humour que je recherche, que ça m’a un peu laissé sur ma faim. Certes, Chabat n’a pas toujours fait dans la finesse, mais j’y ai trouvé une plus grande proportion de ce genre de gags qu’accoutumé. Ou j’ai alors vraiment la mémoire qui flanche. Mais cela dit, dans tous les cas…

Voyons les choses de l’autre côté, dans l’autre sens, et ce n’est pas forcément un mal: pouvait-on faire d’une BD telle que le Marsupilami une adaptation/oeuvre aussi référentielle que Mission Cléopâtre ? Au vu du protagoniste de la BD – le Marsupilami bien sûr – pouvait-on faire autre chose qu’un film principalement tourné vers les enfants ? La perche était bien plus grande vis à vis d’un Astérix et ça se comprend totalement ! Le coeur de cible me paraît totalement légitime, cohérent, mais si ça m’a parfois laissé sur la touche. Après, au risque de me répéter, il y a toujours une scène qui en rattrapera une éventuellement pas aussi bonne escomptée, toujours ce bon esprit, ces gags parfois très bien trouvés, ce qui fait qu’on ne s’y ennui que très peu (allez, le début est un poil poussif, mais ça passe).

Alors oui, sinon, la grande question vis à vis de cette adaptation: Oui, la version 3D de l’animal n’est pas toujours une grande réussite question design (quoique, la encore, j’ai du mal à imaginer un autre design « réaliste » – pouvait-on faire « mieux » ?) mais son animation fait parfaitement son boulot, son rendu est plus agréable qu’il n’y paraît et passe bien à l’écran (Si ça peut en rassurer certains: oui, on le voit pêcher du Piranha !)… et quand bien même, la créature est parfois trop meugnonne sur certains plans, notamment dans le plan final que mes faibles souvenirs de gosses réclamaient. Faut simplement prendre le temps de s’y habituer, et ça passe finalement bien.

Le pari me semble donc amplement réussi à ce stade et les plus jeunes ont l’air d’adorer. Dans le fond, je les comprends. Ah, que j’aurais aimé avoir 15 ans de moins (merde, je me sens déjà vieux) pour voir ce film et le savourer pleinement ! En attendant de trouver une formule miracle, il n’en reste pas moins un bon petit film et qui arrive surtout à prouver qu’on peut toujours adapter l’inadaptable. Ou presque. Curieux de voir Boule et Bill.

2012, l’année de la vengeance

Bon okay, je vous préviens tout de suite, les comics, vous risquez d’en bouffer pas mal, dans le cas où vous seriez  un peu allergique. Bien sûr, on retrouvera toujours un petit peu les autres thèmes récurrents du blog, mais j’avoue qu’étant complètement plongé dans ce nouvel univers passionnant, je risque d’en parler assez régulièrement. En attendant d’être lassé.

Donc pour aujourd’hui, ne parlons pas papier, mais parlons écran. Récemment, deux jeunes fous pleins d’espoir se sont dis que ça serait une bonne idée de retenter le coup de ressusciter la licence Ghost Rider au ciné, après un premier épisode pleins de promesses, mais finalement raté. Pas de bol, ils ont certes réussi  à faire mieux que le premier, mais ce n’est toujours pas assez pour convaincre. Je vous explique:

A côté de ça, histoire de rester dans la thématique de la vengeance, impossible de passer outre si vous surfez aux bonnes adresses du web français, mais depuis un mois, est sortie l’un des films underground les plus attendus du net: La Vengeance. Alias le film des rappeurs Zehef et Morsay. Morsay ! Ce jeune canaillou qui veut se présenter aux élections ou qui joue à Batman dans les rues de Paris !

Bon après, on ne va pas tourner autour du pot, pas de surprise, ce film est une véritable purge. Une insulte, un doigt fièrement dressé envers le ciné (même français, c’est dire à quel point Morsay était burné !), envers même ses spectateurs pour le véritable manque de respect occasionné. Non, ne cherchez pas, il n’y a strictement rien à en tirer, parce que tout y est réellement mauvais. C’est mauvais parce que c’est affreusement mal joué (Comme tout le monde, oui la palme revient à la « juge »), c’est crétin jusqu’au bout (Morsay ne cesse de se montrer supérieur à la police, parce qu’elle fait mal son boulot, qu’il n’y a que des pourris), les incohérences et les problèmes de montage s’enchaînent (Des changements de t-shirts et des cheveux qui repoussent en un changement de plan, magique ! Morsay trouve son « pseudo » au début du film, n’en parle à personne et pourtant, tout le quartier sait qu’on l’appelle Morsay !), des fautes d’orthographes dans tous les sens dès qu’un texte apparaît à l’écran (La lecture des sous titres mal incrustés en sont la preuve formelle, mais pas que), et surtout, je pense que c’est là tout le génie du film, des dialogues sans aucun sens.

On cherche constamment pourquoi telle scène est présente (les intertitres façon 24, le grand mystère du film), pourquoi tel personnage dit telle chose (le dialogue avec Morsay qui parle des pieds qui puent de son pote), alors qu’au fond, il n’y a rien à comprendre. Tout le film est une succession de scènes souvent sans queue ni tête, aux dialogues hallucinants, aux clichés fièrement exposés (Toutes les femmes sont des putes) et parfois incompris (Depuis quand un nazi traite les gens de facho ? Parce que, eh, les nazis sont même présent dans ce film, croix gammé au feutre à l’appui); à un tel point que ça en devient drôle. Car oui, c’est un film très drôle. Si, si.

La Vengeance dépasse le stade même du nanar. Il est plus fort que ça, plus fort que tout. Il redéfini même les fondements du genre et dépasse toutes espérances. On savait que ça allait être mauvais, mais on n’imaginait pas à quel point. Un point qui en devient à la fois drôle et fascinant, une fascination presque malsaine d’ailleurs. Mais en bref, on pourrait en dire énormément sur le sujet, en faire des pavés qui rendraient jaloux certaines personnes, mais d’autres le font très bien, et en vidéo, et ça passe d’un coup beaucoup mieux.

GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

Les films de l’automne (Ou presque) – custom selection

L’automne ayant fortement fusionné avec l’été durant le mois d’Aout, c’était l’occasion idéale de se changer les idées en allant mater 2/3 films pour éviter de se pendre avec un temps pareil. Après un premier blockbuster explosif, passons alors à la 2ème vague perso, avec du kitsh, de la propagande et des primates au programme. Tout n’est pas aussi réussi qu’escompté, mais la prise fût relativement bonne.

Green Lanthern

Ou comment commencer doucement. Mollement même, mais ce n’était pas si mauvais que ça… L’univers DC comic ne l’est pas trop familier: encore pire que l’univers Marvel, cet autre côté de la force chez les Comics ne m’a jamais attiré plus que ça dans l’ensemble. J’ai tendance à trouver la plupart des héros plus souvent ringard et kitshs que leurs homologues Marvelesque. Après, je suis bien conscient que les univers sont tellement vastes qu’on pourra toujours trouver un cas contraire; mais perso, « en surface », DC Comic ne me laisse pas une forte impression, à part Batman, forcément, éventuellement Superman et… pas grand chose d’autre.

Peu importe, parce qu’il faut bien se lancer aussi dans ce vaste univers pour ne pas mourir idiot, c’est Green Lanthern qui passera à la casserole. Comme dit précédemment, le héros est kitsh: un vert fluo bien prononcé, un pouvoir issu d’une bague tout en se trimballant de temps en temps une lanterne pour le recharger, ça n’inspire forcément pas confiance… Et pourtant !

Mais allons à l’essentiel: Green Lanthern n’est pas un mauvais film mais souffre, de façon un peu trop prononcé du syndrome « Racontons à tout prix les bases du perso et de ce qui l’entoure et attendez le numéro 2 pour voir réellement un truc intéressant ». Mais si, vous savez bien: vous allez voir un film de super héros, une adaptation de grosse licence; un « truc connu » quoi. Donc du coup, vous savez déjà ce qu’il va se passer (ou presque), vous connaissez au moins les bases et savez pertinemment que c’est le plus lourd dans un tel récit, parce que tout le potentiel ne se révèle qu’après un bon petit moment. Green lanthern en fait parti.

J’ai beau ne pas tant le connaître que ça, je sais un peu comment il marche: la bague permet de faire apparaître un peu ce qu’il veut grâce au pouvoir (au sens propre du terme) de la Volonté pour combattre les grands méchants pas beau qui en veulent aux fesses de la Terre. Pas grand chose de plus, mais eh, thème du super héros et film grand public oblige, c’est amplement suffisant. Du coup, après quelques bribes dans les bandes annonces et au début du film en guise de mise en bouche, le constat est clair: ce pouvoir est mega cool en fait. On sent un fort potentiel pour faire un film d’action très spectaculaire et surtout inventif à la fois, ce qui n’est pas trop de refus. Hélas, dans les faits, il faut tout raconter avant d’en profiter pleinement (mais trop tardivement).

Pourtant, en soit, ce n’est pas si mal fichu, on assiste à toutes les étapes typiques du super héros (vie privée/sentimentale, découverte du pouvoir, entrainement, combat en situation réelle et boss fight), plutôt bien fichu dans l’absolu. Mais la sauce n’arrive pas tellement à prendre… En fait, la cause, à mes yeux, est simple (enfin, une partie de la cause): l’absence de charisme des adversaires du Green Lanthern. Ca n’a l’air d’être qu’un détail vu comme ça, mais ça impacte beaucoup à mes yeux l’intérêt du scénario. Comprendre par là, sans trop spoiler (ou très peu) l’ennemi principal n’est qu’un sbire du grand méchant. Mais ce sbire, qui aurait pu largement faire l’affaire « en attendant le boss final », est affreusement laid. Non charismatique. Ridicule à souhait. On n’y croit pas une seule seconde, ses interventions sont risibles et du coup, les combats sont trop peu passionnants pour libérer le pouvoir de la bague. Entre 2, on y trouvera un peu de développement scénaristique, quelques blagues plus ou moins réussis et un peu de romantisme, parce que le Green Lanthern n’oublie pas son 2ème cerveau.

Du coup, il ne se passe pas grand chose. Ou tout du moins, ça donne l’impression de ne jamais décoller. A si ! A seulement genre, 10min de la fin. Si, si. Le potentiel commence à se révéler, on se réveille, on accroche son slip, on en prend pleins les yeux, mais c’est aussi court qu’une attraction à Disneyland: on monte à peine dedans qu’on en ressort déjà.

Résultat des courses: on finit un brin frustré car c’était une base obligatoire, on ne peut pas leur en vouloir pour ça, mais trop longue à se mettre en place et qui décolle aussi vite qu’elle retombe à plat. Mais du coup, si numéro 2 il y a, l’occasion sera parfaite pour enfin faire un film convenable qui mettra bien en avant tout l’étendu de ce potentiel. J’y crois.

Captain America

Là, on s’en sort bien mieux ! Pourtant, dans un sens, le film souffre du même syndrome que l’autre du dessus, mais de façon moins violente…

Pour rappel: Captain America nous raconte l’histoire de Steve Roger, simple soldat américain voulant protéger sa patrie durant la WW2 et décidant de donner son corps à la science afin de tester un sérum transformant la personne en « surhomme », un Super Soldat en gros. C’est ainsi que né Captain America, en 1941 justement et crée principalement dans un but de propagande américaine pour réchauffer les coeurs pendant qu’on se faisait latter les couilles par les nazis. De ce fait, Captain America est le premier super héros dans l’univers Marvel. Autant dire que d’une certaine façon, le film a un certain poids sur les épaules, une façon de voir « le commencement de tout ».

Ici, le bad guy, c’est le Crâne Rouge, un nazi qui souhaite s’emparer du Cube Cosmique, un objet mystique capable de réaliser tout ce que désire l’utilisateur, afin de…*roulement de tambour* conquérir le monde ! Ouais, on est bien dans un comic. En plus, si on le surnomme le Crâne Rouge, c’est à cause d’une expérience censée le transformer en surhomme qui a en partie échoué et l’ayant défiguré à vie (Il voit rouge maintenant). Aux USA, le bon Steve va donc petit à petit devenir le super soldat qu’on connait tous et va devoir contrecarrer les plans du Crâne Rouge, car leurs chemins devaient se croiser tôt ou tard (quel suspens).

Captain America laisse une sensation bizarre.

Dans un sens, on peut le voir comme un reproche au film, et au personnage en lui même par extension: compte tenu de ses origines, il ne ressemble pas tellement à un super héro « moderne », tel qu’on peut le connaître de nos jours. Je veux dire, avec du recul, difficile d’avoir le même type  d’attente (pour ce genre de scénario) pour Captain America (comparé à ce que l’on a l’habitude de voir), alors que dans le fond ce dernier n’est « juste » qu’un soldat américain déguisé un peu plus fort, plus rapide, résistant et alcoolique (comprenne qui pourra) qu’un autre, le tout avec un bouclier super résistant. C’est forcément moins impressionnant que la « seconde vague » apparu dans les années 60 (jusqu’à aujourd’hui) où l’on a commencé à voir pleins d’hommes volants, cracheurs de feu, qui se téléportent, avec des monstres géants et j’en passe. Vous voyez le genre ? (Après, je ne sais pas si les comics ont développé le personnage en 50 ans de carrière)

Partant de ce fait, le constat est simple: on n’est pas tellement dans un film de super héro à proprement parler, mais on lorgne carrément dans un style plus proche des Indiana Jones, avec une « grande aventure », une action finalement plus conventionnelle et… ce n’est pas pour me déplaire en fait. Mais il est évidemment qu’on peut être déçu par cette tournure, mais j’ai l’impression que, vu le support d’origine, pas facile d’en faire « autre chose » sans sombrer dans le ridicule.

Si Captain America est une réussite, c’est parce qu’il arrive à doser un peu chaque élément (l’aventure, l’action, le côté super héro et la mythologie qui va avec (quelques clins d’oeils savoureux)) avec un certain brio. Pas d’ennui en vue avec un bon dosage entre action, mise en place du scénario et quelques touches d’humour bien vues; et des méchants qui, eux, ont un minimum de gueule (M. Smith, content de vous revoir), de prestance, de charisme (et cet accent « nazi », miam, je m’en lasse pas). Et qui dit dosage réussi, dit un intérêt constant et dit aussi une certaine « crédibilité » à l’ensemble, il n’en fait pas des tonnes (pas tant que ça).

On reste, à ce niveau là, dans un film de super héro avec les tares qui vont avec (la fin (scénario et combat final) est très vite expédiée, car on sent qu’il fallait rapidement mettre le lien avec les Avengers) mais pour une fois, le fait de suivre un « mec en costume moulant » et de le voir se battre avec n’est pas si ridicule que ça et est finalement cohérent avec le reste. Je ne spoilerais pas trop l’élément scénaristique qui rend cet aspect si crédible, mais c’était bien trouvé et parfois même très drôle, avec une belle auto dérision franchement bien sentie.

Après, pour en revenir à la comparaison initiale, reste toujours ce petit sentiment d’être obligé de repasser à la case départ, mais on le savoure bien plus que Green Lanthern, car mieux réparti, plus dense, plus accrocheur. Mais on aimerait encore plus de Captain America en train de botter des culs de nazis ! C’était en parti pour ça qu’on était là. The Avengers, je t’attends au tournant.

La Planète des Singes: Les Origines

Assurément le meilleur des 3. Je n’ai pas été souvent en contact avec la licence: j’ai probablement du voir au moins un des 5 films d’origines dans ma jeunesse suite à une énième rediffusion télé (mais je n’en ai aucun souvenir) et le remake de Burton, n’ayant pas une très bonne réputation apparemment, ne m’a pas marqué non plus. Pourtant, et c’est pourquoi je suis allé voir ce « reboot/préquel/whatever », j’adhère totalement au concept du singe qui rattrape l’homme et le surpasse même au point d’en devenir la race dominante sur Terre, en partant d’une simple erreur humaine, justement.

Le titre est assez explicite concernant l’ambition du film: remettre au goût du jour la licence et nous raconter comment tout à commencé, comment tout à dérapé. C’est au côté de César, jeune singe ayant reçu par sa mère un sérum crée par l’homme censé guérir Alzheimer, que la révolution pose ses bases. Proche de l’homme dans ses grandes lignes, c’est donc le singe qui a été choisi pour tester ce nouveau remède « miracle », vu l’avancé qu’elle promet apporter… Et les résultats sont saisissants. Trop même. Les singes deviennent de plus en plus intelligents, développent une véritable conscience de ce qu’ils sont et de ce qui les entourent…Et par la même occasion, prennent conscience que l’homme, c’est mal.

« Les origines » est un film particulièrement efficace, où l’on ne s’y ennui jamais. En fait, sa grande force est de captiver le spectateur, tout en prenant en compte le fait qu’on connait l’histoire dans ses grandes lignes, qu’on connaît la finalité de la chose. Mais le développement de la révolution des primates, sa mise en place et l’évolution de César sont particulièrement bien rendu. César, surtout. Plus le film avance, plus il se révèle terriblement humain, déterminé à changer les choses quelque soit les moyens déployés. C’est évidemment LE héros du film, autour duquel tout gravite.

C’est lui qu’on suit dans ses premières années de simple « singe de compagnie » (Pas de spoil, mais le film se déroule sur plusieurs années), dans lesquels il s’habitue aux contacts des humains (pas toujours très facilement, c’est ici que les racines de sa haine prennent pied) jusqu’à « l’âge adulte » où il décide d’agir pour de bon. César est intelligent grâce au sérum qui parcourt ses veines et apprend vite, très vite de ce qui l’entoure. Du coup, humain qu’il devient malgré lui, on se prend très facilement d’affection pour lui. Même si on le voit se retourner petit à petit contre « nous », on a envie de le soutenir, on a envie de le voir réussir.

En fait, c’est vraiment cet aspect là (et donc tout ce qui en découle) qui m’a scotché au film. C’est parfaitement orchestré, très bien rythmé, on sent une belle montée en puissance et, malgré les apparences, ça reste avant tout crédible. Si, si, on y croit ! D’une part parce que techniquement, ça tient carrément la route. Okay c’est vrai que l’aspect CG reste toujours présent en tête, mais les animations sont saisissantes et sonnent toujours justes, suffisamment pour faire oublier la sensation précédente et ne mettant jamais en défaut les moments forts du film (Et ils sont présents et franchement réussis). On n’y cherchera pas un film bourré d’action, mais quelque chose d’assez intelligent, pas si manichéen que ça dans le fond. Et quand on voit ce que l’on a en face (que ça soit bon ou mauvais) ça fait du bien.

Je regretterais malgré tout une fin qui laisse…sur sa faim, puisque marketing oblige, ce n’est qu’un bout de préquel, il y a évidemment encore plus de chose à raconter pour en « revenir » aux films des années 60. Du coup, je reste toujours un peu sceptique quant à ses éventuelles suites, à voir comment le filon sera exploité. Parce qu’un bon gros gâchis avec un tel matériau de base, ça me rendrait très triste.

Mais en attendant, un grand film, assurément.

 

Dark of the Bay


Ou la face cachée de Micheal bay.

On y croyait plus ! Quoiqu’en disent ses habituels détracteurs, il avait déjà fait des progrès avec le second opus, qui allait plus loin dans à peu près tous les domaines (bien que trop, pour certains), en corrigeant quelque peu les défauts propre à sa façon de réaliser un film. Qui ça ? Micheal Bay bien sûr ! L’homme qui fait boom, le réalisateur qui se sert du cinéma pour réaliser des rêves de gosse, l’homme qui a… donné vie à la saga Transformers au cinéma, du coup. Deux ans après le 2ème film, j’attendais assez fébrilement la suite et fin de cette saga qui m’aura parfois mis des étoiles dans les yeux, grand amateur de mecha que je suis. Et allons à l’essentiel: c’était franchement bon, tout en prenant compte de ce qui n’allait pas dans les films précédents. Bay a enfin compris comment on faisait un bon film !

Déjà, ce qui surprend dans le bon sens du terme quand je suis ressorti, c’est que l’histoire est…. sympa et réussi. Oui, je sais, je parle de scénario et de Transformers dans le même paragraphe, remettons les choses dans leur contexte et tout est à prendre proportionnellement à la licence exploitée ici même. Mais oui, qu’à cela ne tienne, ça tient justement assez bien la route. L’idée reste la même qu’auparavant: tout n’est prétexte qu’à occasionner de grosses bastons entre robots géants. Et de ce côté là, on est servi. Mais le fond, ce prétexte, est… assez bien trouvé. Il faut dire que c’est un concept, avec les voyages dans le temps, que j’ai toujours aimé: celui de revisiter l’histoire pour la replacer dans un autre contexte.

Ici, dans la lignée du précédent, on l’adapte à la sauce Transformers: le voyage sur la lune ? C’était une excuse de Kennedy pour récupérer quelque chose appartenant aux Transformers dans la face cachée de la Lune (d’où le titre, mais rien de spoilant). Tchernobyl ? C’est la faute des Transformers aussi. Et j’ai trouvé ça bien construit. Ce n’est pas tellement un bête contexte balancé « comme ça » dès le début juste pour situer l’histoire, mais c’est vraiment une composante essentielle du film. C’est vraiment « utile » à tout ce bordel, c’est suffisamment développé pour être intéressant à suivre (Eh, même le fait qu’on soit jamais retourné sur la lune est justifié dans le film !). C’est déjà un bon point de départ.

Puis en parallèle à ça, on retrouve le héros, Sam (Shia Labeouf) de retour dans la vraie vie après avoir sauvé le monde 2 fois: la vie de bureau n’est pas aussi cool qu’il aurait pu l’espérer, ses précédentes actions ne l’ayant pas beaucoup aidé à se trouver un boulot digne de ce nom, ni même à s’en sortir tout court, car ne devant pas être révélé au grand public, secret d’état oblige. Ah, la nouvelle remplaçante de Megan Fox qui lui sert de copine ? Moui, c’est drôle de voir quelle justification scénaristique ils ont trouvés pour remplacer Fox après l’avoir virée, mais ce n’est pas trop ma came, on va dire. D’autant qu’elle joue mal, et donc rarement crédible…Et cette duck face encore pire que Fox, non merci.

On alterne donc entre une histoire lunaire qui avance doucement mais sûrement avec tout ce que ça comprend (La montée en puissance des Decepticons après leurs 2 roustes précédentes, l’arrivée de nouveaux alliés et ennemis et j’en passe… et ça marche bien), la vie de Sam et sa bande dans la vie de tous les jours avec tout ce que ça comporte (Le côté « double jeu » de sa vie, gérer ses relations etc. Rien de bien profond hein, mais du coup, le personnage prend un peu d’épaisseur, c’est toujours ça de pris) et quelques scènes d’action pour nous rappeler que, eh, on est là pour les robots de l’espace en forme de camion qui se foutent sur la gueule. Et là, déjà, on comprend rapidement que Bay maîtrise enfin son sujet.

Le gros défaut qui ressortait du premier Transformers, c’était cette manie – que l’on retrouve partout désormais dans le fond – de filmer en ayant parkinson. Ca tremble, ça donne la gerbe, c’est illisible; c’est probablement l’une des pires techniques du cinéma à l’heure actuelle. Et officiellement pour la mise en place de la 3D et officieusement pour récupérer les quelques fans dégoutés des premiers opus, Bay s’est dit qu’il fallait se calmer.

Et paf, d’un coup, Bay fait des merveilles. Un peu de ralenti, des prises de vue plus larges, des scènes qui dépassent la seconde de temps à l’écran; on profite enfin du spectacle qu’on était en droit de s’attendre d’une telle licence et c’est un réel plaisir. Si si, vraiment. Parce que techniquement ça assure, que les robots sont plus crédible que jamais dans leurs animations et leur rendu; que visuellement on en prend plein la vue avec des passages vraiment impressionnants… Et ce n’est rien comparé à la deuxième partie.

En l’attendant, cette première partie était vraiment dès plus sympathique. Longuette, c’est vrai, mais jamais ennuyante… Et puis elle permet aussi de montrer qu’en dehors des scènes de baston, Bay a aussi compris ce qui clochait et s’est pas mal remis en question. Il s’est, d’un côté, lâché sur les scènes d’action (et c’est tout ce que l’on voulait) et pour le reste, il s’est assagit, calmé. Moins de passages ridicules, moins de répliques à la con, un humour moins gras, qui fait plus souvent mouche, pas vraiment de patriotisme… Ca ne veut pas dire qu’il n’y en a plus du tout: d’une certaine manière, j’ai senti que Bay voulait se retenir à tout prix de retomber dans ces mauvais travers pour montrer le bon exemple mais y cède encore un petit peu, de temps en temps, parce qu’il est difficile de perdre ses mauvaises habitudes de façon aussi brutale. On dirait moi et mon régime.

On retrouve donc toujours un peu ces phrases à la con balancées à la fin de certaines scènes serious business pour détendre l’atmosphère et… ça marche encore moins qu’avant, parce que ça sonne faux à côté des efforts que fait Bay. A contrario, certains passages sont définitivement trop… niais, avec de grandes phrases pompeuses sur l’amitié, la famille, la quête du pouvoir et autres conneries que seuls les enfants encaisseront sans broncher… Côté ridicule, on retrouve aussi cette étrange manie de rendre les Transformers trop humains physiquement parlant: pourquoi faut-il absolument accorder le physique du robot en question avec sa personnalité ? Pourquoi l’Autobot « intelligent », le génie, le créateur de la bande en somme; souffre de… calvitie, avec le reste des cheveux proche de la coiffure d’un Albert Einstein ? J’ai fait un peu une tête de pokerface en le voyant débarquer.

Et oui, l’humour y est moins gras. Bien sûr, il y a (aura ?) toujours des blagues un peu potache, de l’humour con-con en pleine action, des sous entendu graveleux (les fans du chinois des films Very Bad Trip devront apprécier son apparition); mais on ressent quand même que c’est plus fin. Oui je sais, le terme est trop fort, mais je ne vois pas les choses autrement, c’est comme ça que je l’ai ressenti. Là, sans se rouler par terre, on sourit de bon coeur face à certaines vannes bien trouvées, de situations cocasses et réellement drôle, le tout soutenu par des personnages parfois hilarants (Ah, Dutch et son accent so deutch, j’aime).

La formule ne change donc pas trop dans l’absolu (faut pas pousser non plus), mais il y a moins de ce qui faisait défaut auparavant, faisant tomber la balance dans le bon côté des choses. Du coup, c’est bien plus agréable à regarder qu’avant, on a moins ce sentiment de honte face à certains passages, le film est mieux dosé… Du moins dans sa première partie.

Parce qu’il y a quand même un revers de la médaille dans tout ça: je ne vais pas faire de l’originalité (parce que je ne suis pas le premier à le relever) mais force est de constater qu’on a l’impression d’avoir du « 2 films en 1 ». On a donc cette première partie, cette intro un brin trop longue à se mettre en place mais bigrement sympathique… et une dernière partie orientée action jusqu’au bout des ongles, sans concession. Et bon sang, quelle seconde partie !

Bay est lâché. N’ayons pas peur des mots: en terme d’action, de réalisation, d’intensité; Transformers 3 enterre toute concurrence et n’en aura probablement pas de sérieux avant plusieurs années, tel un Crysis cinématographique. C’est dit.

Le résultat est juste impressionnant et conforme à l’attente qu’on pouvait en avoir: En limitant massivement le spoil, disons que Bay a vu grand, très grand. On passe d’une ambiance un peu décontracte à une ambiance plus guerrière, plus sombre. On vire au film de guerre pur et dur, en quelque sorte. Une ville dévastée (c’est dans le trailer), des civiles qui courent dans tous les sens et se font tuer sans censure, des combats à grande échelle, des destructions gigantesques à foison, de la bravoure, de la tôle froissée par centaines; Bay tranche peut être trop avec le début, mais a le mérite de provoquer une grosse montée en puissance tout au long de la dernière heure du film. En un mot: épique. Franchement ? La scène de l’immeuble vaut à elle seule la vision du film: on n’a jamais assisté à une telle débauche d’action réussie et de FX de qualité à ce jour.

On sent que le budget doit valoir le PIB de tous les pays africain réunis, Bay se fait vraiment plaisir à chaque instant avec une démesure totale et c’est ça qu’on attendait. Bay continue d’ailleurs ses efforts au niveau de la réalisation, un tel changement aurait pu être pour lui le moment de craquer totalement et de retomber lourdement dans ses mauvais travers… Que nenni ! Toujours lisible, pas de montage épileptique et Bay se permet même de troller à sa manière en réalisant un superbe plan-séquence avec Optimus à un certain moment, véritable pied de nez à ses détracteurs. Genre de passage qui, si on s’était mis dans « l’esprit » des précédents opus, aurait été totalement différent avec tous les défauts qu’on lui connaît.

Et on prend son pied. Pendant une heure, ça ne s’arrête presque pas. On reste ébahit devant un tel spectacle, on se dit régulièrement « Non, il a osé ? », « Encore ?  » « Quoi, c’était pas la fin ? »… Pour finir sur un « Déjà ? ». C’est justement ça son plus gros défaut, cette nette différence avec le début qui pourra en rebuter certains, parce qu’ils s’attendaient à de l’action non-stop pendant 2h30. Et parce que oui, le film est long. Un peu trop, mais c’est là qu’on se rend compte d’un certain « mauvais » (toutes proportions gardées) dosage tout au long du film.

Mais peu importe, Transformers 3 est un vrai bon film pour le coup. Pour peu que l’on aime un tant soit peu les gros robots géants, et qu’on n’ait pas trop apriori sur Bay, sa façon de filmer et sa filmographie; on passe un vrai bon moment. Toujours les mêmes tares habituelles dans le fond, mais à une échelle moindre. Tellement moindre. Pour le coup, il a finit cette trilogie avec un certain brio et on en n’attendait pas moins de lui. Objectif réussi !

 

Le cinéma japonais ? Tout un Symbol.


J’aime les bonnes surprises sorties de nulle part.

Le cinéma japonais et moi, ça n’a jamais été bien loin. Je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le domaine et le peu de  ce que j’ai vu ne m’a pas super convaincu, surtout par une chose en particulier : le jeu d’acteur. Que ça soit au ciné ou même dans les dramas, les quelques exemples que j’ai vu avec plus ou moins d’attention m’ont toujours paru sur-joués et donc fatalement ridicule, flinguant « l’immersion » ; un peu comme le cinéma français et son jeu d’acteur parfois trop théâtrale. Evidemment, je suis loin d’avoir tout vu et les contre exemples ne manquent sans doute pas. N’empêche que, même en étant conscient de ça, on part sur des aprioris pas toujours justes. Et Dieu sait que je peux me tromper…

Récemment, lors d’une énième soirée de chômage remplit d’ennuis, je me balladais sur le fameux site WTF Japan Seriously ?, ce site qui recense divers vidéos plus ou moins impressionnantes, délirantes voir flippantes en provenance direct du Japon, forcément. A force de lurker page après page, je tombe sur cette vidéo.

Qu’est-ce que hein ?

Je veux dire, ce que je viens de voir, c’est bien : un film où un japonais à la coupe au bol affreuse se retrouve enfermé dans une salle entièrement fermée où son seul  moyen de sortir sera de trouver le bon interrupteur en forme de sexe de petits n’enfants !? Le tout, vu par d’autres trailers, entre coupé de passages ne semblant n’avoir aucun rapport avec ce qui a été montré juste avant ? Sérieusement ?

Partant d’un tel postulat, ça m’a carrément intrigué. Symbol (ou Shinboru en jap) semble complètement barré, sorte de version japonaise humoristique d’un Cube bien violent à l’origine, soutenu par un héros en total roue libre. Et en plus, il y a des catcheurs mexicains, j’en connais un qui serait intéressé pour le coup. Donc… pourquoi pas ? Et autant le dire tout de suite : si je m’attendais à voir un film bien « WTF » sans grand intérêt qui ne se repose que sur son côté décalé pour attirer le chaland et finir par être rapidement oublié ; je dois admettre que le résultat final en vaut vraiment la peine.

Je dois tout de même reconnaître que ce n’est pas chose facile de disserter sur un tel film. Concrètement parlant, il ne s‘y passe pas grand-chose. De façon alternée, on suit donc la « vie » d’un lutteur mexicain (Qui parle d’ailleurs en Espagnol même en VO) anonyme (sa vie de famille, ses futurs combats) et la vie d’un japonais (qui n’a pas de nom non plus) qui se réveille enfermé dans une salle blindée de sexes d’enfants. Et c’est tout. Le scénario, tout comme la mise en scène, est réduit à sa plus simple expression en quelque sorte, ça n’ira – malgré quelques twists ici et là – jamais bien loin et le postulat de base restera le même jusqu’au bout. Là, pour le coup, on se demande quel peut être l’intérêt d’une telle histoire, si ça va vraiment nous accrocher. Parce que suivre un lutteur mexicain sans histoire et un japonais lui aussi obscure pour le spectateur, c’est quand même un coup à se tirer une balle dans le pied.

Et pourtant, ça marche assez bien ! J’y ai trouvé un bon dosage entre :
– La partie Mexicaine, qui intrigue régulièrement le spectateur, malgré son absence de véritables enjeux, parce qu’on sait pertinemment que ça va déboucher sur quelque chose, ça ne peut pas être balancé « comme ça ». C’est calme, il y a peu de dialogue, l’ambiance y est presque pesante.
– Les passages sur le japonais dans sa piaule relance constamment l’intérêt du film (pour « compenser » l’autre partie), dans une ambiance totalement différente. Plus drôle, plus fantaisiste, avec un héros expressif malgré sa solitude.

Deux visions différentes au sein d’un même film. D’un côté un aspect presque documentaire sans importance et de l’autre, la quête désespérée (mais drôle) d’un homme qui cherche à s’enfuir par tous les moyens de là où il est.

Malgré tout, je ne cacherai pas que si on regarde le film, c’est surtout pour voir le héros tenter de prendre la fuite. En fait c’est bien simple, de mon point de vue et via mes différentes expériences, Symbol m’a furieusement fait penser à un jeu vidéo. Tout semble construit comme une sorte de Point’n’Click Live géant où notre héros du dimanche à la coupe improbable va tenter de trouver la bonne combinaison. Une bonne combinaison, justement, qu’il tentera de deviner un peu au pif, en y allant par tâtonnement, en découvrant les éléments clés par accident… comme tout bon Point’n’Click qui se respecte. Et c’est pour ça que j’aime ce film.

J’ai l’impression de voir un Let’s Play géant, avec ces moments de gros fails, ces tentatives désespérés en associant de force des objets qui n’iront jamais ensemble et – limite – soutenir le héros quand il arrive au bout du chemin. C’est un aspect qui m’a vraiment plu, car ça permet de nombreux délires, de nombreux passages humoristiques. L’acteur qui joue le héros s’en donne réellement à cœur joie pour compenser le vide occasionné par le scénario. Sans lui, le film n’aurait pas cette saveur particulière. On le trouve ringard, kitsh (CE PYJAMA), limite repoussant à la fois mais on finit par vraiment l’apprécier, le trouver attachant et on a envie de le voir sortir de là après tant d’effort, même si ses échecs m’ont fait bien rire.

Néanmoins, fatalement, ça pose un problème digne des jeux du genre : c’est encore regardable et appréciable mais c’est un film qu’il vaut mieux voir qu’une fois. Ca peut paraître évident (on rematte moins souvent/facilement un film qu’on refait un jeu vidéo), mais c’est vraiment le genre de film qui joue constamment sur la surprise, sur la découverte des différents éléments du scénario pour se savourer comme il se doit. C’est très conceptuel (trop ?), expérimental mais c’est surtout une grosse bouffée d’air frais de part son pitch initial et la façon dont il le développe et… il le fait bien, surtout.

Ça marche bien, c’est fun à suivre, la réalisation fait son boulot (rien d’extraordinaire, rien de mauvais, même les CGI passent bien) et je ne me suis – surtout – jamais ennuyé un seul instant malgré un scénario volontairement obscure (malgré quelques « révélations »). Surtout avec cette fin, sans doute pleine de sens cachés qui me sont passés au dessus de la tête. Si vous avez d’ailleurs des interprétations sous la main (ou la vôtre), je dis pas non !

En tout cas, il a su contrer mon apriori de base : celui d’être potentiellement un être film décalé dont il vaut mieux regarder les meilleurs moments sur Youtube que de se taper la version complète. Symbol est juste un tout pas mal réussi que je recommande chaudement ! En plus, ce n’est jamais sorti en France, il faudra faire avec du fansub pour le coup. Mais on mettra ça sur le dos de la bonne cause, et ça passe.

It’s Speed Racer. Speeeeeed raceeeer !

Il arrive parfois d’avoir des aprioris sur tout et n’importe quoi. On s’intéresse vaguement au media en question, sans trop y croire. Puis vint l’épreuve des balles, les critiques. Pas super enthousiastes malgré quelques illuminés qui pensent l’inverse, le peu d’intérêt qu’on pouvait y porter finissait donc par retomber à 0. Puis le temps passe. Une nouvelle occasion de s’intéresser à ce média se présente à nouveau, à tête reposé. On hésite…

Puis un certain facteur X fait son apparition et vous dis de tenter le coup coute que coute. Finalement, curieux et intrigué, on regarde. Et là, la révélation. Claque dans la gueule, coup de cœur immédiat, plaisir énorme, regret de ne pas l’avoir vu plus tôt et incompréhension globale face à la majorité des critiques ; voilà ce qu’on peut ressentir à chaud après avoir vu certains films, dans le cas présent.

Speed Racer en fait partie.

Les frères Vako…Waquosk…ceux qui ont fait la trilogie Matrix n’ont pas une bonne réputation, justement à cause de la saga Matrix. Ca allait trop loin, ça aurait du s’arrêter au premier, etc. C’est un vaste débat dans lequel je ne m’aventurerais pas, ce ni l’endroit, ni le moment pour ça. Un jour, peut être, reviendrais-je dessus, mais seulement si j’ai le courage de rematter l’intégralité de l’œuvre. Forcément, par la suite, les voir adapter un manga des années 60 que personne ne connait chez nous à l’aspect visuel potentiellement douteux à première vue, ça ne donne pas envie de croire en eux, ça ne donne pas envie de leur laisser une seconde chance. Et pourtant ! Speed Racer mérite cette seconde chance, qu’importe si vous avez aimé ou non les tribulations de Neo au préalable.

Je ne vais pas m’étendre sur le scénario, je vais être concret : origine oblige et sous couvert de courses automobiles, c’est un film « pour enfant ». Mwarf, ça m’embête un peu de le considérer comme tel, car très péjoratif pour tout le monde, mais force est de constater que Speed Racer – à l’époque comme aujourd’hui – c’est avant tout un produit culturel pensé pour les jeunes, avec un scénario volontairement basique et cliché. Un bête « shonen » comme on en croise un paquet de nos jours : un héros en quête de reconnaissance avec l’apprentissage qui va avec, un rival, des bons sentiments comme l’amitié et l’importance de la famille et j’en passe ; on navigue donc en terrain connu. Mais je vous vois venir d’ici et vous n’avez pas tellement tort de vous poser la question : savoir qu’à l’origine c’est un manga pour gosse lui pardonne-t-il forcément son faible scénario et sa psychologie simpliste ?

Pas systématiquement, mais dans le cas d’un Speed Racer sous la tutelle des frères Wach…Matrix, le problème est contourné de façon …intelligente. Le mot est peut être fort, mais ces clichés, bien présents, ne sont pourtant jamais envahissant, ils sont suffisamment bien distillés au gré de l’aventure pour ne pas trop se ressentir. Ou du moins, les encaisser en gardant le sourire. L’univers est tellement original, l’aventure est une telle bouffée d’air frais dans le milieu du cinéma qu’on n’y fait franchement pas attention. On se laisse porter dans cet univers démentiel et grisant, d’autant plus que les acteurs sont plutôt justes (même s’ils n’ont pas vraiment de rôles très profonds) et l’humour est toujours présent, sans jamais être lourd. Que l’on ne me dise alors pas que Chim-Chim est imbuvable, c’est assurément le meilleur personnage du film.

Pour être honnête, je trouve l’expression complètement bateau mais il faut reconnaitre qu’il faut avoir encore un peu cette « âme d’enfant » pour profiter du film. Plus simplement, le design ultra coloré et retro de l’œuvre ainsi que cette volonté de mettre en avant le côté esthétique de la mise en scène des courses sont là pour nous émerveiller à chaque instant. Ce n’est pas une excuse pour masquer le reste, ce n’est pas cache misère, c’est là POUR ça, c’est voulu, c’est l’axe central autour duquel tout gravite. Que l’on connaisse ou non l’original, ça aurait peut être été nettement plus sobre, plus classique, plus… banal. Mais, peut être Wachowsky oblige, Speed Racer semble vouloir montrer aux spectateurs tout ce qu’ont les 2 frérots dans le ventre. Même si le postulat de base pue les aprioris douteux (Un Fast and Furious coloré ?), le film les efface à vitesse grand V pour laisser place à un spectacle unique.

Lisible. Malgré la débauche visuelle de couleur et le thème de la course automobile futuriste façon Mario Kart, la lisibilité de l’action du film est juste exemplaire. Jamais on ne se plaindra de passages tremblotant, d’un montage épileptique voir même d’une absence de visibilité à cause de cette profusion de couleur (qui ne sombre jamais dans le mauvais goût d’ailleurs). Je n’y connais pas grand-chose en technique propre au cinéma, comme les différents noms de façon de filmer et autres termes un peu pompeux et obscures pour la masse. Mais j’ai juste envie de dire que Speed Racer est un modèle de clarté, où l’on peut vraiment savourer chaque plan, chaque détail apporté aux décors selon la situation, décuplant alors le plaisir visuel à chaque instant.

Innovant. Parce qu’à chaque instant, justement, le film ne cesse de se montrer particulièrement abouti dans sa technique et surtout cherche toujours à apporter un « petit quelque chose » dans sa mise en scène, comme une volonté de vouloir s’affranchir des codes du genre. Une idée, un concept, une référence ; rien n’est laissé au hasard.

Comment ne pas citer ce clin d’œil appuyé et génialement réalisé aux jeux vidéo de course et leur fameux mode « Ghost » ? Ce mode où l’on affrontait un fantôme du meilleur temps du circuit, dans l’espoir de voir en temps réel sa progression. L’idée est que Speed Racer, le héros, tente de dépasser son défunt frère pilote lors d’une course « de routine ». S’en suit alors une course poursuite « virtuelle » entre un Speed déterminé à battre le record fraternel et le souvenir de son frère matérialisé par ce fantôme. Je vous rassure, c’est l’une des premières scènes du film, pas d’alerte spoiler, donc. De quoi commencer sur les chapeaux de roues cela dit…

Je pourrais aussi aborder la scène d’ouverture où le jeune Speed, encore  à l’école, rêvasse légèrement d’une future vie de pilote de course, au lieu de faire ses maths. A ce moment, plongé dans son rêve accoudé à son bureau, le voilà au fur et à mesure projeté dans une course qui se dessine littéralement sous nos yeux, avec le style crayonné qui avec naturellement avec. Impressionnant… Comme de nombreuses autres scènes du film, en somme. Même les quelques scènes d’action « à pied » sont aussi soignés que le reste et n’hésitent parfois pas à balancer eux aussi leur propre idée pour se démarquer avec brio (Mouvements de caméra audacieux, esthétique subitement très « manga », etc.).

Un Scott Pilgrim avant l’heure, en fait.

Et comme si ça ne suffisait pas, le rythme n’en souffre aucunement. J’aurais éventuellement souhaité voir plus de courses (pourtant pas fan du genre mais c’est tellement bon), mais l’équilibre entre ces courses, les phases de dialogues pour faire avancer l’histoire, les bons sentiments et l’humour enfantin est tellement juste qu’on s’en contentera largement. En fait, à mes yeux, les Wachowsky semblent avoir trouvé la formule idéale pour adapter un manga en film Live. Chapeau.

Speed Racer, c’est un gros trip, pour faire simple. Je l’ai pas regardé pour le scénario (même s’il passe bien) mais juste pour cet esprit bon enfant totalement assumé, convivial dans lequel on se balade constamment avec un grand sourire et surtout cette débauche visuelle à la fois hallucinante et maitrisée. Mais alors, pourquoi un accueil si froid ? Je crois que ça me dépasse, mais peu importe. Même si…

En fait, j’ai parfois l’impression que certains n’ont pas apprécié ce film parce que c’est un… film, en plus de « faire suite » à Matrix Revolution. On aurait mis un gros studio d’animation réputé derrière et on aurait fait un long métrage d’animation tiré de cette série et … j’ai quand même la furieuse impression que pour un résultat similaire mais dessiné, on aurait été nettement plus clément avec lui, voir carrément positif. De la à dire que c’est en partie fondé et plausible, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais tout de même pas.

Mais qu’à cela ne tienne, Speed Racer est un bijou, un chef d’œuvre ou je ne sais quel superlatif masturbatoire qu’il conviendra de lui dédier. Mais le pied prit à la vision du film fût grand et c’est bien ce qui compte.

Snyder utilise Roue-Libre. C’est très efficace !

Snyder n’a pas une très bonne réputation. A l’heure actuelle, je n’ai vu que son Watchmen, que j’ai trouvé particulièrement bon, sans trop d’effets superflus propre au réalisateur paraît-il. Mais il faut dire qu’avec un tel matériau de base, « difficile » de se planter. Hélas – ou non, je vais tenter de rectifier ça – ses autres films sont une grande inconnue à mes yeux. Pas de 300, de « L’Armée des Morts » ou cet obscur film avec des chouettes. Juste Watchmen et… Sucker Punch désormais.

Intrigué par des trailers tous plus étrange les uns que les autres (Des samouraïs géants avec des gatlings ? Des nazis ? Des Call-girl ?) et n’ayant finalement pas grand-chose de mieux à faire, c’était décidé : allons voir Sucker Punch dès sa sortie. Non sans quelques doutes malgré ma première impression positive lors de première vision du trailer : Et si l’ensemble était indigeste ? Pourquoi un tel mélange ? Est-ce que ça aura un sens au final ? Snyder ?

Indice: Je crois bien que Snyder est allé trop loin.

En quelques mots, c’est l’histoire de Babydoll, une poupée Barbie d’une vingtaine d’année qui se retrouve envoyée dans un hôpital psychiatrique par son beau père après avoir tué accidentellement sa sœur lors d’une dispute. S’en suit alors, sans trop révéler le premier « twist » scénaristique des premières minutes, une tentative d’évasion de la jeune fille – accompagnée de ses nouvelles camarades rencontrées sur place – par un subtil plan élaboré durant tout le film.

Là, tout de suite, vous allez me dire : Mais quoi ? C’est ça le synopsis ? Comment peut-on avoir un scénario pareil et promettre de grosses bastons avec des filles dénudés, des katanas et des explosions qu’un Micheal Bay n’aurait pas rechigné ? C’est simple, grâce à la magie du twist scénaristique. Je vais essayer de ne pas spoiler, mais disons que dans l’idée (mais juste dans l’idée hein), il y a une notion de « rêve », façon Inception. Ces combats tant mis en avant, ces univers variés et sans réels liens entre eux sont des sortes de rêves symbolisant certaines étapes de l’histoire… Un peu comme les différentes étapes, les différents objectifs d’un jeu vidéo d’ailleurs, le rapprochement est faisable et sans doute pas anodin. Un concept toujours intéressant sur le papier, mais hélas, dans les faits, un peu raté.

Commençons direct par un gros pavé de points négatifs, vu c’est ce qui en ressort après visionnage, visiblement.

Il faut reconnaître le fond du problème, là où Sucker Punch rate le coche et l’empêche d’être un bon film : C’est un putain de bordel sans nom. Si j’ai jouis au départ de voir de grosses scènes d’action décomplexées, j’ai rapidement déchantéen comprenant rapidement que justement… On ne comprendrait pas grand-chose. Tout semble empilé n’importe comment, sans la moindre logique, juste « pour se faire plaisir ». Difficile d’accrocher à une histoire où s’entremêle cabaret, prostituées, samouraïs géants, château médiéval et nazi sans aucune explication scénaristique, sans aucun… liant, les personnages plutôt creux n’aidant pas à s’y immerger.

Un peu comme si Snyder avait envie de se faire plaisir, un peu tout seul dans son coin, en mettant tout ce qui lui passait par la tête. Comme si moi, dans un hypothétique film, je balançais des mechas de Gundam pilotés par des Maids croisant Sonic, le tout dans un univers steampunk sans expliquer pourquoi un tel mélange des genre/influences tel un crossover improvisé. Ah oui, il parait que le scénario est complexe. Pitié non. Non, vraiment, non. C’est pas possible là, c’est à la mode. C’est TROP facile de justifier un scénario boiteux où l’on ferait exprès de mal raconter les choses, exprès de rendre la narration imbuvable et de justifier l’incohérence de ce qu’il s’y passe.

En soit, j’ai bien vu qu’il y avait une certaine « profondeur » car jouant un peu avec le « monde des rêves » et ce que ça peut impliquer mais ça ne suffit pas. Même Inception, qui ne m’a pas non plus follement emballé, était bien plus convainquant dans sa narration/principe des rêves. Malgré les niveaux lectures et le twist de fin, on arrivait à tirer quelque chose du scénario, on comprenait un tant soit peu ce qu’il s’y passait, il y avait une certaine cohérence dans tout ça. Là, pas grand-chose, on a vraiment cette mauvaise impression d’être devant un gros pot pourri d’idée sans recul.

Et puis à côté de ça, comme si ça ne suffisait pas, Snyder reste fidèle à lui-même dans le fond. Alors que Watchmen, à quelques ratés près c’est vrai, résistait vaillamment à la tentation de foutre du ralenti à toutes les sauces et des musiques limite hors sujets pendant certaines scènes « pour faire genre », Sucker Punch retombe dedans sans la moindre finesse.  Le côté maladroit et inutile ressort tout de suite : je me suis parfois limite senti gêné à cause du ridicule palpable de certains passages, à voir 5 nanas courtement vêtues armées jusqu’aux dents avancer au ralenti sur de la grosse musique qui tâche. Il y avait une certaine intelligence dans le choix des ralentis et des musiques dans Watchmen (Ah, l’enterrement du Comédien) que Sucker Punch n’a pas. Snyder nous dessert presque une régression vis-à-vis de celui-ci (mon seul point de comparaison, pour rappel).

Il n’empêche que Sucker Punch a un certain cachet visuel. On aime ou pas l’aspect « numérique » des choses, mais force est de constater que ça claque ! Il y a justement toujours cet aspect « artificiel» voulu dans les décors (mais justifiable d’un point de vue scénaristique on va dire) qui rend vraiment bien. L’utilisation des couleurs, du rendu de ces décors (les filtres selon « l’ambiance »), c’est quelque chose d’assez sympathique et agréable à regarder. Et pour ne rien gâcher, bien sûr et malgré les exubérances au niveau des ralentis, il faut reconnaitre que les combats ont un certain punch (sans mauvais jeu de mot).

Autant on ne pige pas toujours les tenants et aboutissants de ces scènes d’action surréalistes sorties d’on ne sait où ; autant – soyons honnête – on prend quand même pas mal son pied dans l’absolu. C’est dynamique, rythmé, correctement filmé (le Shaky cam-style de ces dernières années n’est pas trop prononcé) et certaines scènes sont même impressionnantes. On en redemanderait presque. Certes, on a du mal à croire à ce qu’il y a autour, mais on en prend plein les yeux, on se régale devant ce déluge assez bien maitrisé d’action granguignolesque et sexy.

Mais justement, ça ne rend le film que plus bancal… On aurait parfois aimé que ces passages « action » aient carrément un scénario, un film à eux seuls. On aurait aimé qu’ils soient moins « balancés » vite fait bien fait dans la trame générale histoire de remplir un éventuel cahier des charges hollywoodien. Là, je me suis plus souvent dit « tout ça pour ça ? »…

De plus, difficile de s’immerger dans un scénario complexe et possédant à côté des personnages insipides et sans réel charisme (le côté sexy, ça compte pas justement !). Ca gâche le truc à mes yeux, ça crée un décalage pas franchement agréable. On ne sait pas sur quel pied danser, on ne sait pas si le film veut se la jouer premier ou second degré (d’autant plus qu’il n’y a pas la moindre trace d’humour), s’il assume vraiment certains aspects.

Bref, une belle déception. Très esthétique, techniquement impeccable et le côté débridé de certaines scènes sont franchement plaisantes ; autant dès qu’on s’attaque à la structure, ça ne tient pas debout. On y croit pas une seule seconde, on se sent pas impliqué, on ne ressent rien envers les héroïnes et Snyder se paye le luxe de retomber dans ses mauvais travers. Le résultat n’est pas totalement mauvais mais difficile d’accrocher à quelque chose d’aussi bordélique que ma chambre avant son rangement annuel.

Finalement les chouettes, c’était peut être pas plus mal.