Let’s read some Comics ! Fear Itself, suite et fin

C’est donc officiel, Fear Itself est bel et bien fini dans notre belle France, depuis début Juin. Entre la fin des ties-in, du dernier tome de Fear itself et des différentes épilogues, Fear Itself ne m’aura – ô surprise – pas bien marqué et confirme donc son statut de crossover de transition (Après Siège qui était la « fin d’une ère »), mais de manière bien maladroite. Scénario trop faible malgré de bons moments, bourré d’exploitation honteuse dans les ties-ins malgré quelques pépites/bonnes surprises et un final loupant méchamment le coche (malgré… rien du tout en fait); le crossover aurait pu être bien pire certes, mais j’aurais du mal à le conseiller. Surtout quand il sortira dans sa future version reliée… Mais en attendant, passons une bonne fois pour toute en revue les dernières sorties liées au bousin !

Rapide checklist du mois de Mai:

– Fear Itself 7: Composé de Fear Itself #7 et la fin de la série de chapitre « The Home Front »
– Fear Itself Hors Série 2: Composé de Fear Itself #7.1-7.3
Fear Itself, X-men Select 2: Composé de New Mutants #29-32
– Marvel ICONS 14Invincible Iron-Man #509 
– Marvel HEROES 14: Composé de Journey Into Mystery #628 (Partie II) – #630
– Marvel KNIGHTS 2: Composé de Ghost Rider #3-4
– Marvel MONSTER 2: Composé de Fear Itself: Hulk vs Dracula #1-3, Fear Itself: Youth in Revolt #1-6 & Fear Itself: The Homefront consacré à SpeedBall.


Petit diaporama des couvertures françaises – mon pouce levé va pour celle de X-men Select 2, bien classe (Même si… vous verrez plus bas) et la plus moche allant facilement à celle de Marvel ICONS, apparemment dessiné par un vétéran dans le milieu, mais eh, quand t’as plus la force de dessiner, faut pas te sentir obligé de le faire, tu nous épargneras une fracture de l’oeil.




Fear Itself 7 est une catastrophe. Les précédents arrivaient encore à se lire avec plaisir, et, dans l’optique où ce dernier chapitre se serait terminé de la même façon, on aurait eu un event moyen, mais un minimum agréable. Dans les faits, cet ultime chapitre gâche… tout. Mais genre vraiment. On s’attend à une conclusion un minimum digne de ce nom, mais c’est une véritable insulte envers le lecture qu’on a en retour. On s’attend à un peu d’action au vu de ce qui s’annonçait précédemment, on s’attend à une narration limpide au vu du scénario, mais qui sait où elle va, on s’attend à une bonne écriture dans les dialogues, on s’att… oui bon bref, vous avez compris, on n’a rien de tout ça.

Malgré le nombre de page un peu plus élevée, ça ne suffit pas pour tout développer, tout ce qui s’était accumulé jusque là: le combat Thor vs le Serpent ? Torché en quelques pages et imbittable. Le combat des Vengeurs transformés de façon moches en super-super héros, qui pouvait au moins annoncer de la grosse baston  ? Absolument RIEN, nada, que dalle. Une double page sympa (Immonen oblige aussi), quelques cases ici et là mais rien de plus, d’autant qu’on en vient à se demander à quoi ça leur sert… Dans les ties-in peut être ? Ca aurait expliqué bien des choses, mais même là, pour une raison que j’ignore, tout passe à la trappe, rien n’est développé à côté. Idée tuée dans l’oeuf à la dernière minute ? Fort probable.

La suite n’est pas en reste: la mort de Thor est bien torchée comme il faut et absolument pas crédible une seule seconde et les épilogues sont souvent minables: entre un Hulk qui fait réellement sortir Banner de son corps (?), pour en faire 2 personnages bien séparés (??), Sin qui échappe déjà aux gentils et le développement surprise d’un personnage dont tout le monde se fiche pour justifier la série post Fear Itself, Battle Scar, on sent vraiment un manque d’inspiration flagrant.


Pire encore, les épilogues « spéciaux », les « 7.1/7.2/7.3  » dédiés respectivement à Captain America/Thor et Iron-Man sont proche du minable. En fait, c’est un sentiment assez particulier: à première vue, ce sont pourtant des chapitres « solides » et qui ne semblent pas traités par dessus la jambe… C’est globalement bien construit, pas si mal écrit que ça et avec de bons dessinateurs derrière (Toujours Larocca pour Iron-Man, les même que d’habitude, quoi). Mais le fond est particulièrement fade, avec un scénario qui bizarrement, ne VEUT pas assumer ce qu’il s’est passé avant. Entre la fausse mort de Bucky qui ressuscite déjà (!) pour justifier sa nouvelle série Winter Soldier (Qui est peut être très bien, j’ai hâte de lire ça, mais la transition est ridicule), le peuple de Paris qui semble en partie ressuscité aussi sous les yeux de Tony Stark grâce au pouvoir d’Odin (Faisant perdre un peu l’impact de l’arrivée du monstre sur Paris à l’époque) et le passage avec Thor qui dévoile son remplaçant, à la fois anti-charismatique et aux origines incompréhensibles, j’ai parfois enchaîné les facepalm.

D’ailleurs, pour ce dernier, on avait l’impression que le scénariste ne s’est même pas cassé le cul à introduire proprement ce remplaçant: une justification surnaturelle pour le faire apparaître, et on n’en parle plus. Des fois, je me dis que je ferais un bon scénariste de comics. A méditer si ma carrière professionnelle actuelle ne décolle pas. Maigre compensation, le chapitre dédié à Iron-Man est presque sympathique, malgré son fond douteux.

Ce qui est d’ailleurs assez dommage, car dans la série régulière, Iron Man n’arrive plus à décoller, malgré ses bons débuts. J’en reviens à ce que je disais plus haut à propos du fameux combat « final »: alors que dans le 508, on pensait en avoir fini avec les préparatifs et qu’on pensait naturellement à passer la seconde dans celui ci, avec le conflit du point de vue de Tony, on nous fait encore patienter… dans la fonderie d’Asgard, avec la nouvelle armure d’Iron Man. Attendez, c’est pas ce qu’on a eu le mois précédent ? Ils ont vraiment étalé les dialogues de façon à ne pas « spoiler » l’essentiel du chapitre final de la série principale ? C’est d’ailleurs idiot: entre celui ci et le suivant (donc hors Fear Itself), ou même le 7.1, il n’a a/aura aucune… cohérence. On passe d’une scène/période  sans réellement comprendre comment on en est arrivé là, on sent bêtement qu’il y a un trou entre les 2. Ce qui aurait pu s’expliquer avec la série principale, mais… même pas. Moi qui appréciait bien la série jusque là, je suis tellement déçu.

Du côté de l’Enfer, il y a un peu de mieux, ou presque. D’un côté, Journey Into Mystery  se révèle bien plus sympathique qu’auparavant. Pour une fois, le fait qu’on arrive à la fin, que le scénario doit se conclure une bonne  fois pour toute, est bénéfique à la série et lui permet de retrouver – enfin – une efficacité qui était devenue bien lointaine. Entre un dessin pas désagréable (malgré des visages parfois bien ratés), une narration au langage soutenu mais qui finit par être limpide et bien rythmé, expliquant clairement ce qu’il se passe (Le passé du Serpent, ce qui se passe du coté de Thor mais vu par Loki), concluant les choses un minimum bien, et surtout un épilogue bien plus léger, avec un Vollstagg rentrant chez lui une semaine après le carnage, racontant alors l’histoire à ses enfants (avec son lot de mensonge pour le faire passer pour un héros et « censurer » l’histoire) avec beaucoup d’humour. Bref, une bonne bouffée d’air frais après un event définitivement trop sérieux. C’est un peu tard pour la série pour redresser totalement la barre à mes yeux, mais elle aura le mérite de me faire terminer l’arc Fear Itself sur un bon ressenti la concernant…


De l’autre côté, c’est New Mutants qui peine à convaincre. Je connais très mal cette équipe, mais elle me plait bien. Je vais pas énumérer chaque membre, mais j’aime bien Dani et son look d’indienne, Nate le « X-Man » ou même – surtout – Warlock qui semble complètement en décalage avec le reste de la bande, dans un style – niveau design – très particulier, avec gros yeux et déformation aux frontières du SD. Si, si, il faut le voir pour le croire, et se demander l’adresse du dealer du mec qui a pondu ça. Mais c’est fun ! Pendant Fear Itself, la bande des nouveaux mutants se retrouvent projetée, donc, en Enfer, pour diverses raisons que je ne résumerais pas. Enfin si, en gros, c’était une pseudo mission sauvetage. Objectif simple, mais potentiellement fun quand on se dit que ça arrive en plein conflit entre les forces d’Hélia, la reine d’Hel, et les forces du Serpent… Sauf que non.

Quatre chapitre, mais un développement trop long, trop lent pour vraiment arriver à ce que l’on attendait, et qu’on n’a quasiment pas: limite de 4 chapitres pour une histoire qui aurait pu s’étaler sur 2 de plus pour être à l’aise, le récit pêche par un manque de rythme et d’efficacité certain, malgré quelques passages sympathiques, et un style graphique vraiment pas déplaisant – bien que parfois très épuré. Bizarrement, on enchaîne les passages « prometteurs », en terme de réplique ou d’action, et tout est balayé d’un revers de la main 2 pages après, notamment la fin (tiens donc), complètement torchée, comme si le scénariste avait oublié la limite de 4 chapitres et s’est démerdé  pour finir ça en 3 pages. Dommage, mais ça m’a quand même donné envie de suivre plus régulièrement la série.

Ghost Rider est une série étrange. Déjà, comme on pouvait s’en douter et un peu à la manière du dernier chapitre des Thunderbolts la dernière fois, c’est une série qui a un lien très faible avec l’event, on se sent à nouveau dans une phase de « transition » pour partir sur de nouvelles aventures et lâcher le crossover. Donc du coup, niveau « apport », on frôle le néant, mais c’est un peu plus fun que l’autre fois, avec un Johnny Blaze qui balance des vannes rigolotes à tout bout de champs, s’allie avec un zombie pour contrer une nouvelle menace – le Serpent à peine vaincu à côté. Tout un programme, mais pas déplaisant. Mais c’est étrange dans le sens où ce Johnny… n’est pas le Ghost Rider. Il est le héros d’une série qui n’est pas « à lui », sachant qu’elle est censée mettre en avant la nouvelle incarnation féminine de l’esprit de vengeance. Celle ci est pour le moment du mauvais côté de la force et Johnny tentera de la raisonner, en gros. En soit, pourquoi pas (et le résultat est pas trop mal), mais c’est à se demander si ce n’est pas ça qui a, d’une façon ou d’une autre, finit par condamner la série après 9 numéros aux USA.


Concernant le Monster 2, aussi surprenant soit-il au vu de la qualité douteuse du premier, ce numéro redresse pas mal la barre et offre quelques bons moments ! … Sans totalement briller non plus. Mais sur les 3 récits qui composent le tome, 2 sont fort sympathique en fin de compte, malgré les apparences… Le moins bon ?

Hulk vs Dracula. Prometteur sur le papier, le résultat déçoit (forcément ?), même si ce n’est pas catastrophique. L’idée de base est fun et on aurait pu finir sur un gros clash entre le colosse de Jade et le roi des Vampires… Au final, on n’a quand même qu’une grosse part de discussions entre les vampires qui se demandent sans cesse comment vaincre Hulk, tout en réglant leurs conflits « internes ». On tourne trop souvent autour du pot, comme s’il fallait gagner du temps, sachant que dans le fond, on sait d’avance comment ça va se terminer… Sauf que ça ne se termine pas exactement comme prévu, et encore une fois pas dans le bon sens du terme. Là encore, le fait que ces chapitres se callent parallèlement à la fin de l’histoire principale fait qu’on se doute qu’il faut tout finir rapidement. Et là, on peut dire  qu’on est servit avec une fin assez ridicule (pourquoi ne pas avoir fait ça dès le début ?) tellement elle ne semble pas crédible une seule seconde.  Tout n’est pas à jeter pourtant, à commencer par un dessin plutôt bon et efficace (ce qui est étonnant pour un chapitre aussi « loin » de l’histoire principale, la logique voulant généralement qu’on donne les miettes aux dessinateurs moins doués) accompagnant bien quelques passages bourrins mais réussis. Mais ça fait de nouveau peu face au manque de prise de risque imposé par le contexte.

La mini série Youth in Revolt fût quant à elle une bonne surprise, car ce n’était pas gagné d’avance… Quand on a un univers vaste (infini ?) comme Marvel (ou celui des comics de super héros, DC pourrait très bien être concerné), difficile de fonder un minimum d’espoir dans une série qui met en scène des personnages qu’on ne voit presque jamais, même de loin, dans la plupart des events passés. Opportuniste ? C’est la première chose qui m’est venu à l’esprit avec des personnages ultra secondaires, aux pouvoirs parfois déjà vu (La nana qui se transforme en gaz, le mec qui fait des explosions, la clone de Thor, nommée… Thor-Girl, bonjour l’inspiration), mais force est de constater que le résultat est plutôt travaillé. Bien sûr, le scénario originel empêche le moindre miracle, la moindre prise de risque, mais l’ensemble tient bien la route avec un minimum de développement des différents membres de l’équipe, et leur façon d’appréhender cette « crise » en solo ou en équipe selon la situation; avec quelques passages où certains sont confronté à des choix cruciaux, et des conséquences – presque – terribles (Du moins, à leur échelle, mais c’est pas mal). Efficace, qui exploite un minimum le principe de la « Peur » ambiante; c’est tout ce que j’attendais.

C’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti pour le reste des Homefront, cette fois-ci entièrement dédié à Speedball. Pas un personnage que je porte très haut dans mon coeur (son design particulier n’aidant pas), mais sa quête de rédemption suite aux évènements de Civil War, puis à sa reconversion dans la série Avengers Academy me l’ont rendu fort sympathique. Suite « logique » du coup, on assiste à son histoire en pleine « crise », avec une alternance entre un héros qui cherche toujours à se racheter malgré la haine des gens le concernant et des vies à sauver parce qu’il y a des Dignes sur le chemin. Mais ça serait trop facile de se racheter ainsi ! Même si parfois, justement, certains évènements sont trop « facile », la notion « d’échec successif » obligatoire envers les Dignes entraînent pas mal de bons passages, avec un héros qui se démène comme un diable, mais qui reste assez impuissant devant le désastre qui se tient juste en face de lui, tout en subissant les conséquences directes (Des morts de civils, pleins). Une aventure en « solitaire » (ou presque), particulièrement bien construite (Speedball en prend plein la tronche, mais de manière disons « crédible ») et qui colle d’autant plus au style très « photo réaliste » du dessinateur. Assurément le meilleur récit du lot.


La suite des évènements ?

  • Ceci étant le dernier article concernant le crossover, je ne chroniquerai pas les 2 séries post-Fear Itself, Battle Scars et The Fearless. Ou alors, pas sous cette forme, mais j’y travaille… Mais pour ceux qui se poseraient la question: oui, c’est NETTEMENT plus sympa que FI pour le moment. Mais bon, on sait à quel point ça ne veut rien dire pour le long terme…
  • Oui, j’aimerais bien continuer ce genre d’article, mais (donc) pas sous cette forme. Je pense à la vidéo, même si je ne sais pas encore comment, je n’ai pas tellement envie de m’amuser à filmer d’une main le bouquin en question et torcher un avis en 2 minutes.
  • Du coup, je ferais plutôt un seul article global pour chaque gros « crossover » si je passe par écrit, comme pour les futurs Spider-island ou Avengers Vs. X-men dans un avenir proche, ça sera sans doute plus sympa à lire (et à écrire pour moi).

 En attendant, je vais changer un peu d’air, et lire un peu de DC.

Les roues de ma voiture font WUB, WUB, WUB

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point je galère à trouver une situation professionnelle stable depuis moins de 2 ans après la fin de mes études. Crise par là (et la perte du travail qui va avec, donc), entretien parfois positif mais finissant souvent sans la moindre réponse et longue période d’inactivités, on ne peut pas dire que la régularité soit mon fort. Mais peu importe, le passé est le passé, je ne suis pas là pour cracher sur Pôle Emploi (même si je suis sûr qu’il y a peut être assez de matière pour).

Récemment, j’ai retrouvé quelque chose (Tout est bien qui fini bien… pour le moment), mais comme souvent, ce n’est pas tout près de chez moi, habitant pourtant une grande ville proportionnellement à la région où je suis. Peu importe, ma récente acquisition d’une voiture (La première, je comprends mieux l’affection qui se développe naturellement avec) m’a permis de m’affranchir (même s’il y a des limites) de la notion de distance qui me bloquait par le passé, et c’est parti pour remplir le CV au 4 coins du mo… de la région.

Aujourd’hui, on va donc parler … Musique ! (Une première pour moi, chouette) Ou plus précisément, de ce que j’écoute régulièrement sur les (relativement) longues routes qui séparent mon doux foyer et l’enfer du travail, afin de faire passer le temps. Let’s rock !

Le Dubstep, c’est rigolo. A la mode depuis pas si longtemps que ça, pas mal démocratisé par les trailers de jeux vidéo qui usent et abusent de ce style musical définitivement électronique; le Dubstep est un genre qui me laisse encore… perplexe. Je ne sais pas si c’est une impression, mais c’est un genre qui arrive à me diviser assez radicalement d’une piste à une autre, pourtant elles même sur le même album de tel artiste.

C’est une conception somme toute assez particulière de la musique électronique (c’est l’impression que ça me donne, mais en même temps, je ne cache pas non plus ne pas avoir une grande culture dans ce domaine) et ça arrive – de ma faible expérience – à enchainer des pistes démentielles et addictives à des pistes complètement nazes, alors que j’ai juste fait « passer à la musique suivante ». Récemment, c’est donc – sans doute le plus connu et le plus décrié sur 9Gag – Skrillex que j’ai principalement découvert. Si certaines musiques me rebutent pas mal, j’avoue être tombé sous le charme sur certaines de ses pistes.

Tout d’abord, un peu « forcément » parce que c’est un milieu qui me branche toujours autant, ça a commencé avec ses musiques utilisées dans les trailers de jeux vidéo. Mais si, souvenez-vous, si vous êtes un tant soit peu amateur de FPS ! The Syndicate – qui est apparemment bien raté – avait eu en renfort des musiques de Skrillex en guise de fond sonore pour ses trailers (mais comme d’hab’, rien dans le jeu bien sûr), histoire de faire un peu parler de lui. Et ça a, ma foi, plutôt bien marché, avec le titre sobrement intitulé Syndicate, pêchu comme jamais, au rythme hypnotisant mais aussi terriblement court. J’en ressentirais presque une sensation de manque une fois les 2min29 écoulées.

S’en suit alors la vague engrangée, avec le premier remix par le groupe Digitalism, assez puissant en soit (ce côté pêchu de nouveau, mais pendant plus longtemps que l’original) et tout aussi – paradoxalement – abrutissant au niveau des sonorités, les basses s’en donnant à coeur joie. Mais c’est ce doux mélange qui rend la chose si savoureuse. Vint ensuite les pas aussi bons, mais tout même fort sympathique remix de remix par Flux Pavillon, Scattle ou même Nero. Pour revenir rapidement et en finir avec Skrillex, impossible pour ma part de passer outre l’excellente piste Bangarang (Feat. Sirah).

Son rythme effréné (On va seulement noter une petite pause sur la fin, le temps de respirer 30 secondes et de reprendre immédiatement par le refrain (?)), ses sonorités si particulières, cette pêche communicative, ses quelques rares paroles sans aucun sens… un tout qui en fait une musique que j’écoute très facilement en boucle, même chez soi, en écrivant un article par exemple. Comme maintenant tiens. Bon okay, je dois vous avouer que j’ai découvert cette musique aussi sur une vidéo d’un jeux vidéo. Mais pas un trailer… Non, ce truc. Je dois reconnaître que ça rend la vidéo encore plus fascinante, et je ne vois presque plus de la même façon les véhicules agricoles que je peux croiser sur la route de bon matin, à défaut de les faire avancer. Ou comment donner la pêche quand on roule à 30km/h.

Nero qui a aussi fait son Skrillex chez la concurrence ! Autre piste du personnage/groupe/programme Windows, Nero a fait sa petite pub avec le trailer du prometteur – je l’espère, le premier m’ayant un peu refroidi – Borderlands 2. Faut dire que ceux qui ont fait le trailer savent y faire pour rendre la chose accrocheuse. Un trailer rythmé, qui donne envie, tout en gardant à l’esprit qu’on a un énième dubstep en fond sonore, comme le veut la grande mode du moment et en jouant avec, comme l’atteste le retour de Clap Trap le robot dansant sur du Dubstep, et la promesse qu’il y aura 96.5% plus de WUB WUB (l’onomatopée qui symbolise le genre) en plus des milliards d’armes disponible. Tout un programme, sur une musique (Nero – Doomsday) toujours aussi jouissive, malgré un dernier tiers plus calme, tranchant bizarrement un peu avec le reste.

Bref, le Dubstep, c’est pas si mal, et le petit matin, à traverser les routes de campagne – parfois dans le brouillard – c’est limite encore plus efficace que 3 bonnes doses de café pour avoir la pêche. Mais attention à l’excès de vitesse dans la transe engendrée.

Maintenant que la brèche est ouverte, allons directement au cœur du sujet: quelques pistes issues directement du monde du jeu vidéo. On ne se refait pas.

Anamanaguchi – en plus d’avoir un nom imprononçable – est un groupe qui fait de base de la musique « originale » (Dans le sens où il n’y a pas de reprises) mais en… 8 Bits. Typiquement des sonorités vidéoludiques, purement électronique et fatalement… ayant un charme assez fou. Ici, c’est pour leur travail sur l’ost de Scott Pilgrim dont il est question. Buggué jusqu’à la moelle, mais paradoxalement tout aussi génial à jouer malgré tout, Scott Pilgrim vs The World (sur le XBLA et le PSN) ne serait pas le même jeu sans cette bande son du feu de Dieu, qui décuple l’ambiance rétro du titre, au delà de son pixel art de qualité dosée.

Une intro qui donne tout de suite le ton (Anthem), un premier niveau dégageant une atmosphère accueillante (Another Winter), idéal pour débuter dans le jeu; une pure ambiance asiatique sauce 8 bits (Maki Ya), des musiques de boss d’anthologie (Vegetable Rock, Gideon Wrath Part I & II ou Subboss Theme) et une poignée de thème en vrac eux aussi hyper pêchu (Dont mon préféré de toute l’OST, Rock Club sans pourtant oublier des pistes comme Rox 300 ou Technoman). Finalement, son plus gros (seul ?) défaut à ce niveau là, serait son côté… jeu vidéo, dans le sens où les musiques sont en boucle un peu trop rapidement (La plupart du temps une minute suffit avant de repartir en boucle…). Logique dans le fond (On est dans des niveaux qui se bouclent en 10/15 minutes), mais on aurait aimé savourer plus longtemps certaines pistes.

Que serait un post sur Geek Hill Zone sans une dose de hérisson bleu ? Mélangeant ce doux parfum de nostalgie et de modernisme dans ses instruments, l’ost de Sonic Generation me comble de bonheur, c’est certain. Comment ne pas rester insensible au remix Modern assez fantastique de Chemical Plant – presque méconnaissable avec du recul, mais tellement bon – de Sky Sanctuary ou du thème du Death Egg – le thème de l’affrontement contre Eggman lors de la fin de Sonic 2 ou même des deux reprises du fabuleux thème de Crisis City de Sonic 2006 (Tout est dit, tellement ce thème est puissant) ? Sans oublier un petit Planet Wisp, qui donne un peu plus de pêche et dégage un petit sentiment de liberté (Un peu comme le très bon remix « Classic » de City Escape), idéal en sortant de ville le soir après le taff, en finissant par traverser une grande zone boisée. Effet garanti. Et si je devais en citer une dernière, sans aucun doute le surprenant Super Sonic Racing, me donnant à lui seul l’envie d’installer une boule disco sous le retro et des spotlights colorés à la place des phares,  au vu du trip « Dance » qu’il dégage à lui seul.

Et puis, pour finir, tant qu’à faire dans les one shot musicaux, j’ai une affection toute particulière envers la musique du jeu Catherine, avec ces forts sympathiques reprises de musiques classiques, dont cette piste en particulier: l’Arlésienne, Seconde Suite ~Farandole~, thème qui – hélas – boucle un peu trop rapidement, mais dégage encore et toujours malgré les loops un petit souffle épique. Certes, il faut avoir fait le jeu et le niveau qui est lié à cette musique pour comprendre un peu sa portée, mais elle colle tellement bien à la sensation de progression, de montée des marches face à l’adversité que sur une autoroute bien chargée, à enchaîner les dépassements/slaloms entre les voitures, tout en évitant les appels de phare de certains parce qu’on ne roule pas assez vite pour eux, ça me semble être un choix tout naturel.

A côté, je ne refuse pas cette reprise du thème de Skyrim façon métal (même si bizarrement, la musique perd de son côté épique et culte sans le fameux speech du narrateur et du fameux Fus-Ro-Dah), ce remix techno d’une musique obscure mais très prenante d’un Castelvania GB – dont je dois la découverte à l’ami-retro Gemini; ou ce rap/dubstep endiablé dédié à Mortal Kombat, genre (et licence, tant qu’à faire) dont je ne suis pas spécialement friand à la base. Pipomantis, si tu me lis, merci d’avoir linké ça sur Twitter. En parlant d’homme, un autre me vient à l’esprit: Scylaax. Vous le ne connaissez sans doute pas et c’est normal, mais – en dehors de ses réflexions philosophiques parfois étranges sur Twitter – c’est un gars sympathique qui fait de la bonne musique, notamment quelques reprises de temps à autre de musiques de jeux vidéo à différentes sauces.

Par la passé, j’avais bien aimé celle de Undersea and Bombs de Megaman 4, mais celle qui m’intéresse dans l’immédiat, c’est son revamp de Fighting In the Street qui m’a captivé, et la raison est bien simple: Street of Rage. Reprendre un des thèmes les plus connus de la licence était sans doute un pari risqué, pouvant dénaturer l’original, mais le résultat est tout simplement d’excellente facture. Revamp ? Rien à voir avec le groupe japonais vénéré par le divin chauve, c’est simplement le nom donné à une réinterprétation d’une musique, avec de nouveaux « instruments » de musique. Et étant donné que Street of Rage est une licence qui n’a hélas pas fait long feu, et donc, que les remix officiels et autre exploitation de la licence ne sont pas légion, c’est une excellente et légitime raison de dépoussiérer le mythe. Et ça me donne presque envie de me garer en ville après le boulot et d’aller tabasser de la racaille par paquet de dix, en choppant les pommes de l’épicier du coin pour rester en forme.

Côté animation japonaise, il me vient une série assez atypique à l’esprit, mais à la bande originale assez terrible. Panty and Stocking with Gaterbelt, une des dernières productions du studio Gainax (Evangelion, pour n’en citer qu’un – ça permet de cerner tout de suite le niveau du studio), était un anime certes, irrégulier de mon point de vue, mais avec une patte indéniablement originale et assumée. La bande son se devait d’être dans la même veine… Si je pourrais citer les fameux thèmes de transformation des héroïnes et des antagonistes principaux (les excellents Fly Away et le I Want You), je préfère mettre sous la lumière des musiques moins connues, mais finalement toutes aussi bonnes que ses grandes sœurs devenues trop mainstream – comprendre par là que je les ai un peu trop écouté, l’overdose s’est faite ressentir.

Je retiens surtout des pistes comme D City Rock feat. Debra Zeer, la piste rock qui avait fait son petit effet à l’époque de son passage télévisée (C’est littéralement un clip parodiant MTV et de nombreux groupe de musiques célèbres, et non une simple musique d’accompagnement); les répétitives – mais au rythme accrocheur – Ghost Town, ainsi que les Cherryboy Riot I & Part II et surtout, ma préférée du lot: le Corset Theme, dans le pur esprit des thèmes de transformations cités plus haut (Après, j’avoue ne pas me souvenir de son passage dans l’anime). Un thème absolument grisant, qui te donne des ailes, te donne envie de taper du pied et en rythme sur le volant… Sauf dans les virages. C’est dangereux les enfants, ne faites pas ça en voiture. Mais en ligne droite, ça peut se tenter. Par contre, contrairement à ce que je disais plus haut, le remix Dubstep de Fly Away qui se trouve dans le Worst Album refoule légèrement, c’est vraiment du dubstep sans aucun punch et fatalement assez chiant à écouter. Dommage, sur le papier, ça me vendait du rêve.

Finissons cette section anime par une musique qui me tient assez à coeur, malgré son évident côté provocateur: Das Engelandlied, un des génériques de fin de la série d’OAV Hellsing. Oui, ne le répétez à personne, mais il semble que j’écoute secrètement des chants nazis dans ma voiture. Mais, sans doute en parallèle à la vidéo qui accompagne cette musique (qui se veut totalement second degré bien sûr), elle dégage un charme certain – la langue allemande n’y étant tout simplement pas étrangère, sa sonorité si particulière me fascine totalement.

Un peu d’humain dans tout ça ? Qu’à cela ne tienne: au vu de la route que je fais parfois, il me semble tout indiqué que la joie et la bonne humeur communicative (et la qualité sonore en déca de certains, en parlant de communication #taclegratuit ) de certaines émissions du site Badgeek conviennent totalement à une rentrée tranquillou en fin de semaine, sur les autoroutes parfois un brin déserte. C’est surtout les émissions Ca Va Trancher et Erikadi qui ont capté mon attention et qui ont définitivement gagné un auditeur régulier de plus. Même en retirant le facteur « ya des keupins qui y participent, trop cool de les entendre », ce sont deux excellentes émissions, qui se complètent assez bien (Débat, coup de coeur, décorticage de l’actu, chronique en free-style et j’en passe), jamais lassantes, misogynes et indécentes; ils tiennent toujours autant sur la durée (et ce n’est pas donné à tout le monde) et le tout servit par une équipe efficace, qui te fout une banane monstre, tellement les vannes et les jeux de mot vaseux s’enchaînent à un rythme assez fou – sans jamais être lourd. Et Emmanuel – Fuckin’ – Bonami est passé chez eux, et rien que pour ça: respect, j’en avais presque la larme à l’œil tellement ça m’a fait plaisir de le réentendre. Et je sais que je ne suis pas le seul.

Dans tous les cas, de quoi finir (ou recommencer) une semaine avec le sourire.