Flashback: Rejouons à… Sonic Riders

On le sait tous très bien, Sonic a passé une période plutôt difficile entre 2003 et 2008, en visant un peu large. Il ne savait pas trop où aller, dans quelle voie s’orienter après la restructuration de SEGA en tant qu’éditeur après le bide de la Dreamcast et l’arrivée inévitable du multi-support. SEGA se devait donc de rentabiliser, malgré les échecs, sa poule aux oeufs d’or personnelle depuis 1991: suites et spin-off (surtout) en pagaille sont monnaie courante depuis 2003, et pas souvent pour le meilleur, preuve que SEGA ne sait plus quoi faire. Non, non, je vous rassure, je ne vais pas vous faire un article sur la décadence de Sonic parce qu’on s’en branle légèrement, ni un top des pires jeux de cette quasi-décennie. Non, je vais surtout parler d’un jeu assez peu connu (enfin, je crois, malgré le nom Sonic dans le titre), presque à part de cette partie de l’histoire du hérisson parce qu’il est surprenant de qualité (sans être non plus une totale réussite, mais quand même) et dégage quelque chose d’assez unique en terme d’ambiance et de gameplay. Donc ouais, on va parler d’un des meilleurs jeu Sonic des années 2000.

Il faut reconnaître une chose: Sonic n’a jamais vraiment brillé dans le domaine des jeux de courses, aussi étonnant soit-il. Bah ouais, on parle d’un hérisson qui court naturellement à 200km/h en un clin d’oeil, basant son gameplay plate forme la-dessus, on pense donc logiquement à de la course. La perche était forcément tendue. Les Sonic Drift n’étaient que des jeux de caisses basiques sans intérêt avec un skin Sonic pour faire vendre. Sonic R partait d’une bonne intention d’un côté mais fonçait dans le mur de l’autre avec un gameplay affreusement imprécis (C’était impossible de jouer correctement, même avec l’habitude), un level design sans queue ni tête et un concept qui n’allait pas au bout des choses. Depuis, plus rien.

Puis en 2006, SEGA retente le jeu de course avec sa mascotte sur console de salon (et PC un peu plus tard) avec Sonic Riders. Le concept ? Profitons de l’air cool qu’on a donné à notre personnage, mettons lui des lunettes et tant qu’à faire, donnons lui une planche de surf futuriste comme marty pour qu’il fasse la course avec ses potos, je suis sûr que ça va cartonner ! Ouaip, le thème du jeu pue l’opportunisme, les idées foireuses pour toucher un public djeun’s et branchés,  et donne forcément une mauvaise image d’emblée envers un hérisson qui n’en avait guère besoin. Et pourtant, ouaip, le jeu cachait bien…son jeu.

Déjà, le gameplay est plus… complexe qu’en apparence.

Histoire de rester dans la continuité de Sonic Heroes, le roster se trouve divisé en 3 catégories, 3 « classes » pour faire simple, vis à vis de la façon dont sont construits les circuits. « Vitesse », histoire de grinder comme un ouf sur les rails tout droit sortis de Sonic Adventure 2, « Vol » pour franchir une zone de vide spécifique et « Force », permettant de détruire différents obstacles sur la route, voir même de dénicher des passages secrets dans un mur. Puis l’autre subtilité (Car c’est pas fini), c’est que le jeu tourne autour de… l’air. Logique, avec la lettre R en rouge dans le titre ! Pouf, pardon aux familles, toussa.

Les planches de surf consomment une jauge d’air au fur et à mesure de la course et …il faudra faire le plein régulièrement pour ne pas finir à pied. Pour se faire, la routine: faire des figures, récupérer des anneaux ou tomber dans des portions de niveaux qui rechargent presque automatiquement cette jauge. Jusque là, ça reste assez classique… jusqu’au système de turbulence. Car consommer de l’air à quelques … conséquences. Ça se traduit, pour les concurrents qui se trouveraient derrière vous, par l’apparition d’un couloir d’air praticable. Quoi ?

Imaginez plutôt: vous voyez à quoi ressemble un half-pipe de manière générale ? Imaginez donc quelque chose de similaire en guise de traînée d’air derrière vous, à vitesse suffisante. Ce que ça apporte ? Ce Couloir Temporaire Mobile (Appelons le CTM) peut être emprunté par n’importe qui, n’importe quand, afin de se laisser guider, porter par le vent (Puisque le CTM suit votre trajectoire, pratique pour passer certains virages de façon semi-automatisés) et de faire quelques figures bien placées pour recharger votre jauge d’air. L’autre subtilité (Oui, encore une), c’est que vous, le larbin qui emmène tout le monde, vous pouvez tout aussi bien casser le CTM en balançant une mini-tornade juste derrière vous en appuyant sur les 2 gâchettes de dérapage, ce qui emporte généralement les feignasses derrière vous s’ils n’ont pas de bon réflexe. Plutôt original et même bien fun en pratique !

Mais… vous suivez ? Je dois reconnaître qu’expliquer le système de jeu n’est pas chose aisée, il y a beaucoup à savoir et… les débuts sont difficiles. Mais très honnêtement, c’est vraiment bonnard à jouer. Même si…

Oui, oui, Sonic Riders possède un gameplay pas mal grisant, malgré ses imperfections plus ou moins lourdes. D’une part, sans aller dans les extrêmes, le jeu est exigeant. Pas vraiment facile d’accès, les premières courses semblent n’être qu’un long calvaire: on découvre le tracé, comment fonctionne le gameplay… mais on ne peut s’empêcher de tout se prendre dans la tronche. Mur, vide, projectiles adverses; tout y passe et on frôle la frustration, surtout dans le mode Histoire à la difficulté plutôt corsée (mais loin d’être impossible, mais à l’époque, personne ne pensait tomber sur un tel challenge). Logique me diront certains, mais je souligne surtout le fait que le jeu est difficile à prendre en main. On ne prend pas un virage en tournant bêtement son joystick. On ne gaspille pas sa jauge de turbo n’importe comment. On ne gère pas sa trajectoire à la légère. Parce que là où je veux en venir, c’est que la première place peut se perdre très facilement.

C’est un gameplay qui demande donc pas mal de pratique avant de dévoiler son potentiel, mais en devient très vite gratifiant, notamment dans la maîtrise du level design, plutôt réussi dans son ensemble. Là où un Sonic and SEGA All-Stars Racing se veut plus accessible/grand public de nos jours, il pèche par un level design un peu paresseux, pas toujours très recherché ni très poussé. Sonic Riders, c’est le contraire. Le jeu est difficile dans tous les sens du terme, mais récompense souvent le joueur par un level design plutôt travaillé où les raccourcis fourmillent, quelque soit la classe de personnage choisie.  Ca donne des circuits pas si long que ça, mais du coup, très dense. On peut littéralement dire qu’il y a des raccourcis presque toutes les 5 secondes. Un rail par ci, un précipice par là, des obstacles en face… Pas toujours de quoi réellement zapper une grosse portion de niveau non plus, le but étant surtout de grappiller régulièrement de précieuses secondes sur ses concurrents, à l’image du jeu: ça va vite, ça doit aller vite.

En fait, c’est là la grosse différence avec la concurrence, une certaine concurrence: c’est un jeu qui mise avant tout son gameplay sur le pilotage et la vitesse purs. Non, malgré les apparences, Sonic Riders n’est pas un Mario kart sur des planches de surf. Les objets sont extrêmement rares (à se demander ce qu’ils foutent là) et ne servent presque à rien. Tout est misé sur la vitesse et l’optimisation de la trajectoire, tel un… F-Zero, s’il fallait citer un autre jeu de course de la concurrence (même niveau difficulté, ça s’en rapproche). On l’a souvent pris pour ce qu’il n’était pas, souvent rabaissé parce qu’il donnait l’impression de n’être qu’un clone opportuniste (Oui, je ne t’ai pas oublié, toi là bas !) alors qu’il mérite tellement mieux !

N’allez pas croire que Sonic Riders est la grosse tuerie dont tout le monde se fout mais seul les vrais savent non plus, il a son petit lot de défauts inhérents aux nouvelles licences/spin-of, mais s’en sort honorablement. De manière générale, même si le jeu m’a fait kiffer, la première impression qu’il laisse, et qui reste toujours un peu, c’est « Bordélique« . Sonic Riders n’est pas un jeu parfaitement lisible, avouons-le, et c’est aussi bien là la principale source de frustration et de rebut des nouveaux joueurs. Le nombre de participant, le système de CTM (donc parfois, multiplié par au moins la moitié des participants), couplés au fait que la jouabilité est un poil rigide/manque de souplesse et que le level design est inconstant dans sa qualité; font qu’on n’a pas toujours le total contrôle de soi. Rien comparé à Sonic R qui reste le summun du nawak vidéoludique, mais qui trahit forcément un peu le côté « tentons du neuf en hésitant un peu » .

C’est d’autant plus dommage que le jeu sent quand même le travail bien fait à côté. En vrac, le jeu est complet autant en solo qu’en multi, ce dernier étant d’ailleurs plutôt sympathique à ma grande surprise avec ses quelques variantes intéressantes dans les règles de jeu (Même si je pesterais toujours sur l’habituelle suppression des bots une fois le nombre de joueurs passés à 3 minimum) et le jeu est super joli pour de la previous gen. C’est toujours fluide – même à 4 en écran partagé – , c’est bien foutu les potes, c’est coloré (Et Dieu que ça fait du bien, ça manque ce genre de style graphique en ce moment) et surtout, l’ambiance est extraordinaire ! Ce trip futuriste ! Les thèmes visuels classiques de la série ! (Jungle, désert, neige, industrie… et même des courses en pleine nuit ! Sur une île flottante !) Et surtout une putain d’ost qui défonce ! Sand Ruin ! SEGA Carnival ! Babylon Garden ! Et le summun reste l’intro en anime alors qu’une bête CG toute moche (coucou Heroes) aurait été plus… »logique », au vu du passif de la série. Bref, on sent les bonnes intentions de SEGA.

Quoi, il y a aussi Aiai de Super Monkey Ball ? Vendu !

En fait, le vrai défaut du jeu, c’est surtout… d’avoir apporté une base intéressante, un très bon potentiel, que SEGA, encore et toujours dans sa période noire, ne s’est pas gêné à tout foutre par terre d’un revers de la main. Je parle bien sûr de l’exploitation de la licence par la suite. Cette triste exploitation. Comme je l’avais déjà abordé dans une de mes vidéos « Top 7 », Sonic Riders « 2 » (Ou Zero Gravity pour les plus pointus) est médiocre. Il gâche tout ce qu’à pu mettre e nplace le premier épisode: un level design encore moins peaufiné avec des tracés plus souvent en ligne droite et surtout, toute la saveur si perfectible mais si grisante du gameplay du premier épisode disparaît pour faire place à quelque chose de… simplifié ? Casual oserais-je dire ? Je pense sincèrement que c’est le mot: le jeu est sorti sur PS2 et… Wii.

C’est pas pour troller bêtement, mais en voulant faire un jeu de course rapide et précis comme le premier, où l’on gérait les trajectoires en dosant le stick et les gâchettes, impossible de retranscrire ça avec une Wiimote, imprécise comme on le sait tous. Du coup, plus de dérapage, plus de virages serrés, mais juste pleins de passages en mode automatisé. Ca aurait pu passer, on aurait pu faire abstraction de cet épisode si SEGA avait sérieusement rectifié le tir dans le 3ème opus. Mais pour une raison que j’ignore – ou que je refuse d’entendre – celui-ci a déboulé sur 360 et… Kinect.

… Oui, Kinect. Faisant partie de la première grosse fournée de jeu Kinect, Sonic Free Riders est fatalement un jeu honteux, mal fini et continuant encore et toujours à creuser dans la voie des gameplay sacrifiés sur l’autel du grand public. Je vais faire court: Kinect. Caméra. Détections hasardeuses. Courses en ligne droite. Pas de manette. Merci SEGA. Poubelle.

En bref, Sonic Riders premier du nom (seulement) fût une agréable surprise en son temps et malgré son petit coup de vieux à l’heure actuelle, se joue encore avec plaisir. Je recommande donc plutôt chaudement, ne serait-ce que pour voir à quoi ressemble un des meilleurs Sonic de salon des années 2000, même si, il est vrai, ce n’était pas bien difficile.

Let’s read some Comics ! En route pour Fear Itself #2

Fraîchement arrivé en Février, il est donc temps de passer au résumé de l’actu Fear Itself du mois de Janvier ! Ca n’a pas changé depuis le mois dernier, je compte toujours faire un petit résumé (De l’histoire et un avis complet dessus, bien sûr) à ma sauce (de débutant en comics mainstream de super héros, rappelons-le) des parutions liées à cet event de l’année 2011 aux US. Pour le coup, j’améliore aussi un peu la présentation du truc pour une meilleure lisibilité (Attention à l’indigestion de pavés) et surtout l’ajout de mes 2 types d’alertes: Une « Alerte Qualitay » pour un truc vraiment bon, qui vaut le coup à mes yeux, et une « Alerte Cacalitay » (L’image vient de ), pour au contraire vous « prévenir » d’un mauvais chapitre, voir tome à éviter dans certains cas. L’ancien article se voit d’ailleurs mis à jour avec ce principe. Bonne lecture !

Reprenons donc cette deuxième vague avec le tome 3 de Fear itself:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #3  » et  » Fear Itself : The Homefront #3, #4  » )

Autant le dire tout de suite, le chapitre Fear itself 3 (et non le tome en lui-même) confirme sans doute la qualité de cette série jusqu’au 7. J’veux dire, je sais déjà que chaque tome sera très probablement sur le même moule du précédent et… dans un sens, ce n’est pas pour me déplaire: le dessin est toujours aussi joli, et on a toujours ce rythme très élevé, où tout va très vite, où il semble s’y passer beaucoup de chose. Mais… peut être trop. C’est là que le bât blesse, même si la lecture reste agréable.

Le gros soucis de l’histoire principale de cet event, c’est qu’on ressent trop le fait qu’il est là juste pour vendre les ties-in à côté. L’histoire y est continuellement résumé à l’extrême dans la majeur partie des 20 pages de chaque chapitre: dans le fond, c’est bien d’avoir un résumé, mais ça n’accentue que trop cette impression de manquer beaucoup de chose, ce qui nous pousse forcément à acheter les ties-in… Heureusement que c’était prévu dans mon budget, mais je dois avouer que je plains d’avance ceux qui achèteront le Deluxe (Généralement une compilation des chapitres principaux de l’event, et non des ties-in qui ne sont quasiment jamais réédités) dans 2 ans, sauf cas exceptionnel comme Civil War (dont l’histoire principale ne se suffisait pas à elle-même à mes yeux, ce qui fait qu’on retrouvait certains ties-in même dans l’édition Deluxe, afin d’offrir une histoire compréhensible… Ce qui n’est pas le cas de tous les autres, cf House of M (Dont la récente réédition n’offre que les chapitres principaux) ou Secret Invasion tout récemment (Prochain arc sur la liste d’achat !) ).

Car là est l’autre conséquence de cette construction du récit: lorsqu’ils développent le scénario principal, tout est… torché en quelques pages, vu qu’ils n’ont plus la place pour. On a l’impression de stagner de page en page avec les résumés (sans que ça soit désagréable, mais bon, ce ne sont que des résumés) et une fois dans le coeur du sujet, paf, 4 pages plus loin, c’est fini. Encore plus dans ce tome 3 avec la mort d’un personnage bien particulier… Que tout le monde aura sans doute deviné (sinon, pourquoi cette couverture ?). Mais ouais, disons le clairement, cette mort est bâclée.

Si le dessin a vraiment de la gueule, on ne peut pas en dire autant du découpage, qui nuit à tout effort de mise en scène dramatique. Le combat final semble être lui même un résumé (Une case, le perso prépare son attaque, la case d’après l’adversaire est déjà à terre après avoir pris cette attaque ?! Manque pas quelque chose ? Je sais bien qu’on parle de comics, mais quand même… Effet « fallait tout rentrer dans 20 pages » ?) et surtout, la finalité du combat est… idiote. Il y a un mort, oui, en soit pourquoi pas mais ! Le problème vient du fait qu’on n’y croit pas, la mort est tellement trop facile (tout est torché en 3 réelles pages), tellement honteuse (on parle quand même de super héros, hein) que ça gâcherait presque la lecture du chapitre. Heureusement que le chapitre d’après (déjà entre mes mains) se révèle bien meilleur, mais nous verrons ceci le mois prochain…

C’est dommage, car à côté, j’ai toujours autant de sympathie pour les Agents d’Atlas !

Suite du mois dernier, on suit toujours leurs péripéties chez les nazis pour récupérer le fameux livre utilisé par feu-Crâne Rouge durant la seconde guerre mondiale. Le problème cette fois-ci: Jimmy, leur chef, découvre que – comme on a pu le comprendre via le prologue du mois d’Octobre – les pages de ce livre ont été faites en… peau d’Atlante torturés. Ce qui pose problème, vu que l’un des membres de l’équipe est… une Atlante. Namora, la cousine de Namor, l’un des premiers super-héros Marvel.

On approfondi quelque peu les relations entre les membres de l’équipe, leur façon de régler les soucis, notamment du tandem Jimmy/Namora en conflit à cause de ce que Jimmy a trouvé dans ces catacombes nazis. Parce que d’un côté, il ne veut pas révéler la terrible vérité concernant le livre à sa moitié et de l’autre, Namora ne comprend pas ce refus – justement – alors que la moindre des choses serait de la mettre au courant pour pouvoir en faire convenablement le deuil, tradition Atlante oblige.

Honnêtement, pas grand chose d’autre à dire dessus de plus que le mois dernier, c’est la même recette mais ça a justement le mérite de rester constant jusqu’au bout, ce qui n’est pas donné à tout le monde, surtout pour un tie-in très secondaires dans le fond. Du coup, j’ai pris pas mal de plaisir à lire tout ça, avec cette ambiance délicieusement rétro, des personnages un peu plus approfondis et quand même une petite part d’action à tabasser du nazi, quota oblige j’ai envie de dire. Mais pour compléter/rattraper un peu la déception (relative) du chapitre Fear itself, c’est plutôt idéal.


(Contient les chapitres US:  » Invincible Iron-Man #504, #505  »  )

Souvenez-vous: le mois dernier, les premiers pas avec la série The Invincible Iron-Man ne s’étaient pas fait dans la plus grande joie: récit plat, complété (surtout) d’un gros manque de liant avec Fear itself, histoire de justifier vite fait mais pas trop le lien avec l’event. Grosse déception et j’avoue que j’étais un peu sceptique quant à la lecture de ces 2 chapitres. Et pourtant ! Vous l’aurez compris, via l’alerte qualitay, que la barre est franchement bien redressé, et j’ai bêtement pris beaucoup de plaisir à les lire.

La recette est simple: La Gargouille Grise, comme je l’avais expliqué le mois dernier, a été « choisi » comme l’un des Dignes, les créatures qui résultent de la récupération des marteaux Asgardiens sur Terre. Lorsque quelqu’un récupère un marteau, il se transforme en le classique monstre qui ne régit qu’à l’instant et détruit un peu tout ce qui l’entoure. La particularité de cet ennemi, c’est qu’il est… français, et que le marteau s’est écrasé dans Paris ! Iron-Man passe donc à l’action dans la capitale et s’en suit, globalement, une bonne baston qui mettra à mal Tony.

Si le chapitre est si plaisant, c’est pour son…ambiance, en plus d’un (comme toujours) excellent dessin. Sans non plus faire dans le psychologique, on ressent un peu la… peur, au travers d’un Iron-Man qui est dépassé par les évènements (comme beaucoup durant Fear itself, ce qui n’est pas toujours une qualité cela dit, j’y reviendrais) et en devient même terrifié du coup (La Gargouille transforme tout Paris en pierre et, régulièrement, Iron Man explose sans le faire exprès ces statues, d’où le malaise). Sans doute pas une première pour le héros, mais voir l’invincible Iron-Man douter, flipper et le voir même s’enfuir du combat, c’est quelque chose de pas courant à mes yeux et ça rend le déroulement plus intéressant, le personnage tellement plus crédible, plus… humain. La page finale en est la parfaite illustration.

Par exemple, outre l’action « pure », c’était vraiment intéressant de lire l’explication (certes, légère/pas crédible) que donne Iron-Man, alors qu’il perce le quatrième mur pour s’adresser à nous, concernant les fameuses répliques « drôles », un peu beauf parfois que lance souvent certains super-héros en plein combat, parfois de leur vie. Ce n’est pas pour désamorcer l’aspect dramatique pour le lecteur (parce que souvent le comic de super-héros a un ton léger/ce côté pas crédible au vu du concept, donc faudrait pas que ça se prenne trop au sérieux), mais bien pour… lui-même ! Il nous explique alors que, comme Spiderman, littéralement raconter de la merde en plein combat lui permet de ne pas ressentir la peur, de gagner confiance en lui, en prenant lui même les choses à la légère. On se doute bien que ce n’est pas tellement ça à la base, mais ça s’intègre bien dans le contexte et… ça fonctionne, quoi.

Une très bonne surprise et qui rassure pas mal pour la suite (quelques chapitres foirés, je suppose que c’est monnaie courante et qu’il faut bien ça de temps en temps pour relancer la machine) et donne toujours un peu plus envie de lire du Iron-Man. Pas comme son alter ego War Machine, mais ça, vous comprendrait un peu plus bas…


(Contient les chapitres US:  » Secret Avengers #14  »  )

Il y a des gens sympa dans le milieu des comics. Alors que le personnage ne doit pas être tout récent, le chapitre des Secret Avengers du mois prend le temps de nous présenter dans ses grandes lignes, le personnage de Valkyrie, la « super-héroine » nordique, dans le groupe secret de Steeve Rogers. J’veux dire, alors qu’on pourrait directement aller à l’essentiel, il est toujours agréable de tomber sur un chapitre qui te remet un peu dans le contexte, repose un peu les bases du personnage « au cas où le débutant passerait par là ». Parfait pour moi donc.

En fait, le truc sympathique dans ce chapitre, même si je n’en suis pas friand habituellement, c’est de retrouver le mythe de la valkyrie (cette divinité qui descend sur les champs de bataille récupérer les corps des valeureux soldats morts, pour les emmener au paradis, le Vahalla) tel qu’on le connaît dans les légendes nordiques, et de le voir appliqué à l’univers Marvel: on découvre que c’est Odin, le père de Thor, qui a convaincu Valkyrie d’en devenir une, pour rendre honneur à son mari de l’époque mort au combat, pour l’accompagner dans un dernier voyage.

S’en suit alors son nouveau « boulot », puisqu’elle vient prêter main forte dans l’attaque des nazis orchestré par Sin et viendra en aide à un « couple » de soldats alliés, dont l’un des membres vient de mourir au combat. La boucle de la Valkyrie est bouclée… Rien d’extraordinaire dans l’absolu, mais ça m’a permet de découvrir un peu le personnage, d’étoffer le background (même si ce point a sans doute dû être déjà abordée) dans un bon chapitre bien écrit et bien dessiné et … c’est déjà pas mal. Pas fan de tout cet univers Nordique (Comme je le disais pour Thor concernant le film), certes, mais quand même une certaine hâte de la voir en action du coup, que ça soit via Fear itself ou non.


(Contient les chapitres US:  » Avengers #14  » et  » Journey Into Mystery #623  »  )

Ne pas se fier à la converture hideuse ! (Si, si, je vous assure, on peut faire du Hulk/simili Hulk classe quand même, comme dans ce qui va suivre…)

Justement, ça concerne Rulk, le Général Ross transformé en Hulk rouge, qui rejoint la tour des vengeurs pour leur filer un coup de pouce envers l’assaut de Ben Grimm sur cette même tour. Grosso-modo, ça se résume comme ça… Et je dois reconnaître que je suis toujours aussi fan de la narration et du rythme qui découle des pages des chapitres Avengers. Enfin, façon de parler vu que j’ai découvert ça le mois dernier. Maiiiiis, on retrouve toujours cette patte si particulière d’un côté, entre découpage très régulier façon « BD franco-belge » où tout est centré sur les personnages qui commentent « l’action passée » (en fait, l’interview débutée dans le chapitre précédent semble se passer après Fear Itself, au moment où tout est redevenu au calme, faisant passer le combat avec Hulk comme une sorte de flashback) et montre à quel point Rulk étant un bon combattant, ce qui augmente encore plus la sympathie envers le personnage.

Seul « bémol », on ne retrouve plus Chris Bachalo, mais John Romita Jr, que j’avais découvert il y a quelques années via Kick Ass. Si j’y avais grandement apprécié son dessin, ça passe légèrement moins bien dans ce chapitre d’Avengers. On sent bien qu’il tente d’imiter le style de Baccalo (que ça soit dans le découpage ou le « style »), mais se révèle un peu moins efficace durant les passages de purs dialogues, les visages étant nettement moins fins, moins réussis, la coloration moins… chaleureuse. Enfin, tout est relatif, car il se rattrape avec un certain brio juste après.

Pas forcément très fin comme chapitre, mais l’essentiel se situe dans le combat qui oppose Ben Grimm devenu un Digne contre le Hulk Rouge, souhaitant donc aider les Vengeurs. S’en suit un combat particulièrement violent où le talent de Junior prend tout son sens à mes yeux: c’est à la fois dynamique pour du comic, on ressent une vraie sensation de puissance dans l’échange de gnon de la part de ces 2 gros colosses, et le tout entre coupé des commentaires élogieux des autres vengeurs renforcent l’impression d’assister à un grand combat, où Rulk y met toute sa hargne. 20 pages jouissives à lire.

Quant à Journey Into Mystery, il continue son petit bonhomme de chemin, dans la droite ligné de son prédécesseur. Un peu plus compréhensible dans l’ensemble (On suit toujours les aventures du jeune Loki qui profite du remue-ménage occasionné par le Serpent pour monter son propre plan pour revenir sur le devant de la scène, en cherchant à libérer son frère Thor par la même occasion), le récit reste toujours autant empreint d’un certain aspect onirisme. Comprendre par là qu’il donne toujours cette impression d’être parfois métaphorique avec ses dialogues lourds de sens (Ah, cette fameuse pie mystérieuse) surtout couplé par l’excellent dessin (Toujours très « peinture » ) mais qui accentue cette démarcation avec les comics de super-héros que je lis habituellement. Bref, c’est toujours sympa quand même et ça me permet de me familiariser avec l’univers nordique qu’on ne voit pas si souvent que ça, mais parfois, je me sens un poil largué, j’ai du mal à rentrer dans le … trip. Ouais, on peut voir ça comme ça, c’est vraiment un trip dans l’étrange…


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Spiderman #1  »  )

Spiderman est sans doute un des supers-héros Marvel les plus connus et, je pense, les plus appréciés du lot. Il est populaire via ses itérations TV en dessin animé ainsi que par son (franchement bon) passage par la case cinéma avec la trilogie de Sam Raimi, qui avait d’ailleurs en partie réussi à relancer l’attrait pour les films de super héros. Plutôt pas mal pour un gars en rouge et bleu qui se colle aux murs. Et forcément, j’étais là. J’étais dans ce public visé à l’époque, autant par le dessin animé qui passait sur TF1 chaque Mercredi que par les films qui m’ont vendu du rêve. Fatalement, j’ai toujours eu cette grosse sympathie envers le personnage, tellement cool, tellement stylé pour un super-héros, et ce, encore aujourd’hui.

Pour la petite parenthèse sous spoiler, si toi, lecteur, tu passais dans le coin, à lire cet article et que comme toi, tu kiffes l’homme araignée et que tu voudrais surtout relire un peu de comics Spiderman en kiosque, voilà la procédure à suivre (c’est plutôt le bon moment justement).

Balance ton pavé »

En janvier, le numéro contenant le chapitre 1 de Fear itself Spiderman était le numéro 144, pour resituer. Forcément, là, tu te dis qu’avec tant de numéro, difficile d’avoir envie de se mettre dedans en cours de route et je te comprends très bien, je suis passé par là. Puis, après renseignement, la lumière semble arriver au bout du tunnel interminable des publications françaises: il faut prendre à partir du 142. Pourquoi ?

Parce qu’au 142, il y a une sorte de reboot de l’histoire. Attention ! On ne parle pas d’un réel reboot, dans le sens « réinventons l’histoire de parker » (surtout qu’on parle de l’univers principal, celui qui existe depuis les années 60, les Ultimates Spiderman s’en chargent très bien de leurs côtés), mais de repartir sur de nouvelles bases, sans totalement oublier ce qui s’est passé avant. Pour bien résumer, sans trop de spoiler (mais quand même nécessaire): Durant Civil War, peu après que Peter ait révélé son identité secrète au grand public, la tante de Parker se fait tirer dessus par le Caïd, un des grands méchants de Spidey. Elle est aux portes de la mort, elle ne semble pas pouvoir s’en sortir malgré les tentatives de soins des médecins… Parker, désespéré, signe… un pacte avec le diable. Ou Mephisto, dans l’univers Marvel. Pour ramener à la vie sa tante, Peter devra faire table rase du passé: Mephisto effacera de la conscience collective qu’il est Spiderman pour tout le monde mais surtout, annulera toute relation avec Mary Jane, alors ensemble (et marié) depuis longtemps.

Du coup, après ce « reboot », Peter se retrouve avec son statut d’étudiant fauché (le Daily Bugle n’étant plus ce qu’il n’était), mais sa tante est vivante et il s’est même retrouvé une copine sympa.C’est donc à partir de ce point de commence le numéro 142 (l’évènement s’appelle « Big Time« ), sur un nouveau « statut quo » qui permet de prendre assez facilement le train en marche. Bien sûr, je me répète mais rien n’est oublié par rapport à avant et il y a parfois des références à certains évènements passés, mais rien de bien méchant. Puis surtout, c’est de la qualité (je pourrais coller une alerte d’ailleurs): un dessin très « d’jeuns » mais dynamique, pétillant et des récits classiques/mainstreams dans leur forme (du Spidey pur jus quoi) mais terriblement accrocheur et fun à lire, pile poil ce que je voulais. Je recommande chaudement.

Continuant sur la lancée de ce que l’on a pu voir avec les chapitres d’Invincible Iron-Man plus haut, Spiderman verse aussi dans le récit racontant comment la peur se propage et se manifeste dans le monde de Marvel. Nous sommes à New York, et avec l’arrivée des différents marteaux, la panique s’est installée dans la population. Les gens deviennent violents entre eux, ne se font plus confiance… Des couples se séparent, des accidents arrivent plus régulièrement et ça pousse même certaines personnes à se suicider. Mais Spiderman est là pour veiller au grain. Ou presque, car il reste humain avant tout et il se retrouve donc aussi déboussolé par tout ce qu’il se passe.

Ce chapitre est une bonne introduction de Spiderman dans la tourmente de Fear itself. C’est – fatalement – très sombre, avec des gens désemparés qui vont jusqu’à faire des choses qu’ils n’auraient pas imaginé jusque là et un Spiderman qui tente tant bien que mal de gérer tout ça. Une fois n’est pas coutume pourtant, on ne retrouve pas l’humour si… fin de Spidey. Il a peur, n’arrive pas – justement – à sortir ses blagues pour se « décontracter » comme l’avait si bien expliqué Iron-Man. Les gens se retournent contre lui, se méfient de lui jusqu’à ne plus lui faire confiance. Et ça marche plutôt bien dans l’ensemble: outre un joli dessin, c’est globalement une bonne lecture, bien structurée, avec une certaine progression dans la peur qui envahi New York et Spiderman jusqu’au cliffhanger final, quoiqu’un peu trop convenu dans le fond.

J’aimerai me tromper, mais je ne pense pas que l’arrivé de cet ennemi opportuniste (coup classique de « la peur déstabilise les gens, profitons-en ») change quelque chose au schéma « baston – spidey en difficulté – intervention de quelqu’un d’autre qui y mettra fin » . Je pourrais aussi, ce qui fait qu’il frôle de peu le macaron qualitay, reprocher (et encore) le fait qu’au final, on a un peu de mal à croire à cette peur. J’veux dire, tel qu’elle est présentée dans ces 20 pages, on a du « mal à y croire », à croire que c’est spécialement pire que ce qu’à vécu Spiderman pendant 50 ans. Disons que Fear Itself fait un peu prétexte à caler une histoire « sombre », à mettre en difficulté Spidey, sans que ça soit raté, bien au contraire, le récit reste pas mal prenant.

A voir par la suite pour confirmer cette bonne impression globale, car un soufflet est si vite retombé…


(Contient les chapitres US:  » Iron-Man 2.0 #5, #6, #7 »  )

Voilà, c’est arrivé. Dans les crossovers, de ma faible expérience, j’ai toujours redouté une chose: une mauvaise utilisation d’un personnage.

Ce personnage a un style (ou donne l’impression d’en avoir un), une façon de faire, un type d’histoire qui le suit régulièrement… Quelque chose qui semble le définir. Spiderman et son humour si particulier, son côté looser, sa façon de prendre à la légère les combats et ce que lui impose ses pouvoirs par exemple… Ce que je redoute, c’est, même le temps d’une histoire en particulier, que le « potentiel » d’un personnage ne soit pas exploité correctement, ne soit même pas exploité dans le bon sens, dans le bon… « cadre ». Qu’on n’ait pas l’impression qu’il soit étrangé à ce qu’il vit à l’instant donné. Hélas, c’est ce qui arrive à War Machine, le pote black de Tony Stark lorsqu’il revêtit l’armure grise.

Je vais faire un peu plus « large » que d’habitude en parlant du magazine en lui même (Sept chapitres de la série Iron Man 2.0), vu qu’on a une « saga complète » comme le dit si bien le macaron, et que le Fear Itself (en 3 chapitres sur 7) s’insère juste après. Les premiers développent une première intrigue qui servira en fait, par la suite, de fil rouge à cette série annexe: tout en resituant le contexte du personnage (bon point pour moi qui découvre), on met War Machine, alors agent du gouvernement, sur une sombre histoire d’attaque terroriste utilisant les armes crées par Palmer Addley, informaticien de génie qui a fini par se suicider. Le truc, c’est qu’à chacune de ces attaques, l’inscription « Palmer Addley est mort » est taggué en guise de signature. Inspecteur War Machine mène l’enquête. S’en suit alors une longue introduction où il ne s’y passe pas tellement grand chose avec du recul, on attend fébrilement que ça bouge un peu car c’est pas mauvais dans le fond, ça peut être une base intéressante pour la suite…

Mais on avance, on avance, on apprend quelques rares trucs en plus et… Rien. Toujours le même point. Du coup, ya un soucis dans la progression de cette « saga complète »: où est le dénouement ? Pourquoi arrivé au 3/4, l’histoire n’a presque pas bougée ? Alors oui, par « saga complète« , il fallait surtout comprendre « énième magazine pour caser les 7 premiers chapitres de la série » (car ils sont quand même dans l’ordre), mais du coup, on se retrouve avec un bout d’histoire, sans réelle fin. Parce que juste après ces 4 premiers chapitres…

Vint la case Fear Itself, et là c’est la débandade totale. Si, si, j’insiste. On aurait pu penser à une suite logique de l’enquête mais pendant Fear Itself d’une façon ou d’une autre ou alors, quitte à mettre entre parenthèse cette première histoire, reprendre tout bêtement la baston qu’on a entraperçu le mois dernier dans Marvel STARS 11 avec Secret Avengers: à savoir l’attaque des états unis par les nazis, dans lequel le groupe War Machine/Giant-Man et le Fauve intervaient au Lincoln Memorial. Et… Que nenni. Que. Putain. De. Nenni.

Vous n’aimez pas les twist scénaristiques foireux ? Les changements de décors à la dernière minute, brisant alors tout espoir de voir continuer l’histoire là où on le souhaitait ? On n’en rêvait pas, mais Marvel l’a quand même fait. Pour faire simple: Alors qu’on pensait que W.M allait passer à l’action, le voilà qu’il parle avec un personnage allié sorti de nul part, en guise de renfort: John Amant, le prince des orphelins. Je ne sais pas ce que c’est, mais je m’en fous pour le coup. Paf, 2 cases après, monsieur à mal à la tête. Soit. Il discute avec W.M, lui dit qu’il ressent une force mystérieuse qui aurait ouvert une brèche vers les Enfers, à cause de la chute d’un des marteaux (W.T.F ?) et… décide de le téléporter sur place pour régler le soucis. En Chine. Washington est en feu, alors POURQUOI partir en Chine ? Pourquoi un tel twist aussi moisi, histoire de justifier la présence de nouveaux personnages ? Car on en retrouve plusieurs, changement de lieu oblige…

Je l’aime bien, donc à la limite, ça passe: Iron Fist, que j’ai d’ailleurs diablement envie de jouer dans Ultimate Marvel vs Capcom 3. Mais le reste, c’est tellement, désolé si ya des fans, des personnages de seconde zone tellement inintéressants que j’ai senti arriver l’ennui à la première image que j’ai vu d’eux. Disons que pour résumer, on a une troupe de guerriers chinois qui accompagne Iron Fist dans le but de refermer le vortex de l’enfer, puis le « roi des singes » (ah bon?) – un nouveau personnage paraît-il, dont son histoire nous est compté dans le Fear Itself HS 1 (que je possède à l’heure où j’écris ces lignes et soyons franc: c’est pire que tout pour rester poli) – qui tente de récupérer le marteau échoué dans le coin quand soudain intervient Titania transformée (comme vu dans Fear Itself 2) accompagné de l’Homme Absorbant. Et on se doute rapidement que le seul qui arrivera à bouger le marteau, c’est lui…

Bref, pour résumer de nouveau: rien d’intéressant. Les combats sont ridicules, W.M est sous exploité/ne sert à rien (sérieux, certaines pages sont entièrement dédiés au Roi Singe. Dans Iron-Man 2.0. A quoi ça SERT ?) et le trip mystique chinois m’a complètement passé au dessus de la tête tellement de base ça ne me branche pas et surtout… Qu’est-ce que ça vient foutre dans mon Iron-Man 2.0 ? Ou est le rapport avec les précédents chapitres ? Marvel, l’histoire de choix éditoriaux incompréhensibles. Et c’est dommage car même si variable vu le nombre de dessinateurs passés dans cet ensemble de chapitre, le dessin a franchement de la gueule… Surtout les Fear Itself, étrangement. Mais ça ne rattrape en rien de ratage qu’on a eu en échange. J’irais pas jusqu’à dire « Poubelle », mais je ne vois pas comment la suite peut se rattraper.


Et c’est à peu près fini pour ce mois-ci (tous les numéros dédiés sont présents) et on se trouve le mois prochain, mois qui risque d’être quelque peu chargé. Outre les numéros habituels des séries mensuelles, on retrouve pas loin de 3 hors-sujets dédiés à Fear Itself, pour regrouper des chapitres tellement secondaires qu’ils n’ont pas la place dans les mensuels de base. Un HS dédié à l’univers X-men (X-force + Wolverine), un petit HS dédié à quelques One-Shot (Veuve Noire, l’unique chapitre Fear Itself de la Fondation du Futur, un perso osef comme Monkey King et encore un bout des Homefront, mais sur d’autres personnages que les agents d’Atlas) et un gros pavé « Monster » comme à chaque event (+ de 260 pages, avec les récits dédiés à Namor, la série Fearsome Four (avec les aventures de HOWARD FUCKIN’ DUCK, vendu !  + Une équipe composée d’un pseudo Hulk, Ghost Rider, Wolverine et Spiderman), la série Heroes for Hire et… Dracula (?!) ). Bref, ça promet. Mais pas pour le porte feuille.