Réflexion 03: Vers la fin des plaisirs solitaires ?

Tiens, ça faisait longtemps. Fin novembre 2010, j’inaugurais un nouveau type de vidéo dans mes rangs: une « réflexion » sur le thème des jeux vidéo. Réflexion très sommaire/légère, j’en conviens, sur des sujets pas forcément très abordés de manière générale, découpé en 3 étapes: l’interrogation, les exemples et… la conclusion – logique – tentant d’apporter un début de réponse très personnel. Le mois d’après, je remettais le couvert avec la possibilité de prendre du plaisir sur de « mauvais » jeux.

Cette fois-ci, je m’attaque à une mode qui se répand de plus en plus: les mode multijoueurs à toutes les sauces, mettant potentiellement en danger les bonnes aventures solo.

GHZ Awards: Bilan 2011

Et voilààààà. L’année 2012 est commencée depuis presque deux semaines, le retour au boulot a été difficile, le retour a une alimentation saine et équilibrée est encore un doux rêve vu l’engloutissement subit durant les fêtes et c’est surtout le retour des articles dit « best-of » qui occuperont une bonne partie des aggregateurs du net durant tout Janvier, à l’aise. 2012, alias aussi cette belle et potentielle dernière année de notre vie. This is the end of the world as we know it qu’ils disaient. Profitez-en bien !

Voici donc, la 3ème édition des GHZ Award, le best-of en pavé de l’année sur les grands axes habituels, même si encore une fois, pas mal axés jeux vidéo. Tout n’est (finalement) pas abordé dans cet article, je réserve certaines choses à des articles plus complets, ils le méritent bien. Pour les retardataires, édition 2010 & édition 2009 (ah, les débuts du blogging).

Catégorie  » Distrayant, mais un peu inutile pris indépendemment  » , je décerne l’Oscar à… Thor.

De mémoire, c’était le premier film Marvel de l’année 2011. Il est aussi le premier de la dernière fournée de film pré-Avengers, le gros projet de la Maison des Idées regroupant ses grands héros comme Captain America, Hulk, Iron Man et Thor (et Oeil de Faucon et la Veuve Noire, mais ça compte pas trop ou tout le monde s’en fout). Malheureusement, encore plus que ses confrères, le film souffre du syndrome « première aventure, passez par la case départ  » ! Case départ terriblement … plate, forcément. Du coup, on se retrouve avec assez peu d’action (pour un film de super héros, c’est ballot), un looooong développement pour n’aboutir sur pas grand chose, un grand méchant ridicule et un sbire comme ennemi « principal » dénué de tout charisme (vu que c’est un pseudo robot) et… Natalie Portman est insupportable. Enfin, je l’aime pas trop,  peut être sa tête à claque ? Son jeu d’acteur ? C’est un peu la Cotillard à l’américaine (Par contre Kat Dennings, je dis oui). Bref, ce film ne  » sert à rien « , il n’est là que pour introduire Thor chez les Avengers. Une publicité géante.

Et puis, tout bêtement…il y a Thor. Je ne suis vraiment pas fan du personnage. Mais ça ne concerne pas que le film… Que ça soit dans le comic, dans Marvel vs Capcom 3 ou en chair et en os, Thor m’a toujours paru comme un super héros kitchos qui n’a pas tellement sa place parmi les autres super-héros Marvel. L’univers d’Asgard, qui peut quand même avoir ses charmes (voir article sur Fear Itself), tranche un peu trop avec le reste (même si l’univers de Marvel est tellement vaste qu’on doit sans doute trouver pire), avec ses couleurs pétantes/fluos et son esthétique si particulière. Sérieusement, ces costumes ? Ces casques à pointes géantes ?  Ah, pour sûr, c’est bien fait, les FX sont tout à fait correct, mais ça laisse toujours une impression bizarre devant un tel spectacle.

Et c’est à peu près tout, et c’est pour ça que j’en n’avais pas fait un article, même en speed comme pour Captain America/Green Lantern. Thor 2, peut être ?

A deux doigts de l’Oscar: .

Catégorie  » Je les ai vu en toute connaissance de cause, mais je suis quand même surpris de voir à quel point c’est raté  » , je décerne le double Oscar (exceptionnellement) à… Ghost Rider et Les 4 Fantastiques.

2011 fût pour moi l’année où j’ai définitivement mis les pieds dans l’univers des comics. J’avais atteint un point de non-retour, assurément. Et j’ai kiffé.

Dans mon optique de rattraper un peu mon retard dans l’univers Marvel, je me suis mis en tête de mater les films de super-héros parus ces 10 dernières années, histoire de combler ce vide dans ma culture à la fois cinématographique et aussi de culture « comics », histoire de voir en image les origines de ces supers héros. Hélas, je savais que tout n’était pas toujours très réussi (Adapter du comic de super héros n’est jamais chose aisée), mais j’étais loin de me douter de l’étendu de certains massacres…

D’un côté, Ghost Rider. Pour le coup, oui, les critiques sont totalement fondées, ce film est une vrai purge. Il y a bien une ou deux petites séquences pas si mal, parce que le Ghost Rider rend (quand même) bien à l’écran, mais tout le reste raté. Entre un scénario passablement débile, des ennemis au charisme d’huitre (Je dirais kif-kif avec le méchant de Green Lantern), un rythme particulièrement lent (55min pour voir le Ghost Rider ! Rendez moi mon argent !), une Eva Mendes très « meh » et surtout un Nicolas Cage toujours aussi mauvais quand il faut jouer un rôle premier degré, là où il brillait dans Kick Ass en faux super-héros. Comment donner envie avec un tableau pareil ? Le soucis, je crois que c’est le matériau d’origine. Du peu que j’en connais, et même soyons franc, au vu de la tronche du héros, je ne vois pas comment on peut adapter ça de façon « sérieuse ». Ca n’a pas l’aura d’un Spiderman ou Iron Man, il faut forcément s’en éloigner le plus que possible pour faire quelque chose de potable. Un cavalier, qui surgit de la nuiiiit… En moto ? Avec des flammes partout ? Ca passe définitivement mieux en comics… Peut être une chance en vue, mais le second opus (si si) est réalisé par ceux derrière les films Crank, des films paraît-il particulièrement barrés et qui ne se prennent jamais au sérieux. Bonne pioche ?

De l’autre, les 4 Fantastiques. Moins pire que le Cavalier Fantôme (Woh, incroyable performance), il n’en reste pas moins un mauvais film. Un nanar. Mais un nanar… rigolo ! Mais vite fait quand même. Disons qu’on ne sait pas sur quel pied danser: d’un côté, le scénario veut garder un fond « sérieux » avec le charismatique (dans les comics) Dr Fatalis comme badguy (ce qui en impose forcément) mais de l’autre – peut être parce que le comic ne le permet pas non plus autrement ? – on se retrouve avec un aspect « comédie familiale » / ambiance légère anormalement développée, faisant perdre en crédibilité une histoire pas bien folichonne au départ. Comment ne pas rester sceptique devant un film qui enchaîne les vannes douteuses balancées dans le feu de l’action, cet esprit très « 90′  » ; quant à la fois il s’obstine à se prendre au sérieux malgré tout dans son dernier tier (et que ça en devient lourd, fallait assumer jusqu’au bout) et que, tout bêtement, les concurrents de l’époque faisait un minimum d’effort pour rendre crédible des histoires de super-collants ? D’une certaine manière, les 4 Fantastiques est un téléfilm au ton ultra léger et kitsh à souhait des années 90 qui aurait eu les honneurs d’une diffusion ciné 15 ans après. Mais un téléfilm avec du budget, parce que c’est quand même très regardable. Mais c’est presque tout aussi.

Non, je n’ai pas encore vu sa suite avec le Surfer d’Argent, la motivation me manquant cruellement.

A deux doigts de l’Oscar: Rien (ouf ?).

Catégorie  » Souvent décrié par la masse, mais finalement bien plus réussi qu’escompté  » , je décerne l’Oscar à… Spiderman 3.

Sam Reimi est un bon gars. Débordant de passions, il avait su à l’époque adapter avec un certain brio (ou presque) une des licences phares de chez Marvel: Spiderman. Acclamé par à peu près tout le monde, réussite générale: la licence était définitivement sur les rails, et les films de super héros avaient trouvé une raison supplémentaire de se multiplier durant la décennie qui a suivi. Ils ont du vieillir, ouais, mais à l’époque, c’était impressionnant. Mais genre vraiment, surtout quand on repense au postulat de base. Puis le troisième film arriva. C’est le premier film que je n’ai pas vu à sa sortie, j’étais dans une période ou les comics m’intéressaient moins. Puis les critiques n’étaient pas très bonnes donc…

Puis en cette année 2011 sous le signe de Stan Lee, je tente de rattraper mon retard, en me disant « Ca sera pas bon, mais j’aurais bouclé la trilogie ». Bordel, l’erreur que j’ai faite ! J’aurais peut être eu un sentiment différent à l’époque, sous l’effet du hype, mais le film fût une agréable surprise. Pas totalement réussi, mais clairement pas le ratage tant décrié (sérieusement ? Ça, un ratage ?). En fait, ce qui fait la force de ce troisième opus, c’est un Sam Raimi qui « tient le coup » avec ce troisième épisode et arrive encore à surprendre par sa maîtrise. L’histoire de Sandman, la mise en place de ses pouvoirs, ses premiers combats… On sent un certain amour envers le personnage, on sent qu’il a voulu lui rendre hommage, et ce de fort belle manière (l’obtention de ses pouvoirs a beau être « débile » dans le principe, comic oblige, mais la scène n’en reste pas moins impressionnante, autant au niveau technique que de la mise en scène). Puis fort heureusement, le reste assure en grande partie ! Spiderman est plus vivant et « souple » que jamais, les scènes d’actions sont détonantes, bien rythmés et surtout bien filmées, un régal pour les yeux.

Le film n’est pas parfait non plus, malgré mon enthousiasme. Le scénario est trop « dense  » . Effectivement, on sent très clairement que Raimi voulait juste faire un film centré sur Sandman. Puis Gwen arrive, puis le symbiote… pour finir sur Venom . Tout est trop condensé, le scénario n’a pas le temps de se développer dans les règles (même si on ne s’y ennui pas), occasionnant quelques passages ridicules/torchés en 5 minutes à l’aise (Pas d’ennui, mais quelques facepalm). Il parait évident que Venom fût rajouté à la dernière minute dans le script tant son apparition (éclaire) fait tâche, malgré la réussite esthétique indéniable. C’est vraiment ça le plus gros reproche qu’on peut lui faire – en tant que film de super héros – car pour le reste… Je veux bien des films ratés comme ça plus souvent, supérieur au 3/4 du reste de la production des années 2000.

A deux doigts de l’Oscar: Speed Racer.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • X-men, Le Commencement (Très bon, qui arrive (sans mal) à faire oublier le trèèèèès passable Wolverine. Parfois un peu ridicule avec ses seconds rôles très… secondaires, mais on y passe un très bon moment et c’est parfait pour se refaire sa culture Marvel avec les origines de personnages charismatiques comme Magneto ou Charles Xavier)
  • Paul (Retrouver Nick Frost et Simon Pegg fait toujours plaisir, mais ça reste toujours un bon gros cran en dessous d’un Hot Fuzz ou l’inégalable Shaun of The Dead. Pas très insipiré pour le coup, mais faut bien manger…)
  • Very Bad Trip 2 (La même chose que le premier en encore moins inspiré et sans l’effet de surprise: pas désagréable, mais vite vu, vite oublié)
  • Intouchables (Parce que j’ai souvent eu envie d’aller le voir, sans jamais avoir franchit le pas, par flemme sans doute…)

Catégorie  » J’aurais aimé apprécier ce jeu, son potentiel est particulièrement palpable, maiiiiiis…  » , je décerne l’Oscar à… You Don’t Know Jack.

J’en connais un qui va me tuer. Mais comprends moi, l’accessibilité n’est pas de mise avec ce jeu. Tu m’as fait découvrir ce jeu en version PC avec un grand sourire. Cette joie fût encore marqué sur ton visage après t’avoir montré comment récupérer la démo de la version 360. Mais comprends moi, la barrière de la langue est vraiment trop difficile à supporter. Le jeu est (fatalement) tellement encré dans la culture américaine qu’il est difficile d’y prendre part pour un simple français.

Entre des références typiquement US et ces jeux de mots à foison dans les questions, on passe plus de temps à les déchiffrer qu’à en chercher les réponses. Du coup, on se fait limite souvent avoir par le chrono et on finit par répondre au pif. Alors oui, je comprend que tu surkiffes ça si ça peut te rassurer, c’est vraiment bien fait pour un simple trivial game, mais c’est vraiment pas pour moi. Oui, je suis encore plus dèg’ que la seule version française date de 95 (surtout qu’elle semblait fort réussie). J’apprends à coder, tu prêtes ta voix et ton talent d’écriture; et on répare cette injustice ?

A deux doigts de l’Oscar: Umineko no Naku Koro Ni. Ou autre Visual Novel à la mode non traduit.

Catégorie  » J’avais délaissé le genre, par manque d’intérêt, et il a réussi à lui seul à m’y redonner goût  » , je décerne l’Oscar à… Rock Band: The Beatles.

Les Rock Band, les Guitar Hero, ça avait finit par me gonfler à la longue. J’ai pas spécialement de raison, si ce n’est peut être leurs sorties régulières envahissants un peu les rayons à la limite. Syndrome « Overdose ». Depuis « grosse » pause, je n’y ai plus touché pendant un loooong moment. Puis, avant de tenter de me convaincre de jouer à ses jeux tout en anglais, j’ai reçu un cadeau de Nöel en avance de cette obscure personne. Rock Band: The Beatles. Et là, mes yeux se sont remplis d’étoiles.

Pourtant, de base, je ne suis pas un grand fan des Beatles. Quoique, rectifions: je connais très mal les Beatles. Je connaissais le groupe « de loin », de part leurs titres cultes qui sont utilisés à toutes les sauces: reprises, pubs ou bête images d’archives dès que l’occasion se présente. Mais en dehors de ça… je reconnais sans mal mon manque de culture musical. Puis ce Rock Band est arrivé. Ca ne pardonnera pas tout, d’avoir mis 40 ans à les connaître un tant soit peu sérieusement, mais c’est toujours mieux que rien, je pourrais dès lors mourir en paix. Et puis les (re)découvrir dans un tel jeu, il y a pire comme session de rattrapage.

Pour faire simple, ce jeu respire la classe à l’état pur. La bande son est (forcément ?) géniale, variée comme il faut et m’a permis de connaître des grands classiques, que je chantonne désormais de temps en temps. La difficulté est légèrement plus basse que les autres, mais du coup en devient tellement plus fun à jouer… Et surtout, cet habillage, bon sang ! Là où les autres jeux de rythmes ne m’emballaient pas des masses avec leurs chanteurs random dans des scènes random, là, dans Rock band Beatles, on joue littéralement sur des clips la plupart du temps, et non avec une bande qui se dandine bêtement sur de la musique. Ça confère au jeu un charisme et surtout une ambiance incroyable, que je n’ai retrouvé nulle part ailleurs. Comment ne pas s’émerveiller, alors que je découvre le groupe, devant le Yellow Submarine littéralement projeté derrière la partition, pendant que les Beatles chantent sous l’eau ? Immanquable, tout simplement.

A deux doigts de l’Oscar: Ghost Trick

Catégorie  » Ca fait peut être 2 ans que je me dis que je dois le finir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas.  » , je décerne l’Oscar à… Brutal Legend.

C’est pas faute d’avoir essayé, vraiment. L’univers est vraiment accrocheur, la direction artistique assure, les persos ont de vraies bonnes gueules de métalleux, la bande-son est fabuleuse, l’aspect beat them all est sympatoche au possible… mais alors s’il y a bien une chose qui m’a vraiment bloqué et rapidement coupé toute envie de continuer, c’est bien ses à-côtés au gameplay fumeux.

Tabasser des gens à coup de hache et de guitare électrique, c’est pourtant un concept qui me vend rapidement du rêve, et c’est pour ça que j’ai entamé le jeu. Ca commençait bien en plus, comme jeu. Puis rapidement, les ennuis ont débarqué. Ou non, plutôt  » l’ennui a débarqué  » mais pas dans le sens ennui = problème mais bien ennui dans le sens  » Motivation = 0 « . Une fois sorti de la partie castagne, Brutal Legend m’a gonflé. Gonflé avec cet open world et ses déplacements en voiture dispensables mais qu’il fallait implanter à tout prix pour justifier la présence du jeu sur console « next gen » (Foutu mode qui ne risque pas de s’arranger avec le temps) et puis surtout, ces phases STR. Ces PUTAINS de phases STR. Qui est le gars qui a eu la géniale idée de pondre, dans un beat them all à la base, des phases STR complètement raté ? Sérieusement ? Comment peut-on pondre ça, en oubliant toute notion d’ergonomie, de lisibilité, de finesse (Pourquoi faire du STR si c’est pour devoir foncer dans le tas ?) ? Je reconnais que je ne suis pas allé bien loin (sinon il ne serait pas ici cela dit) mais je n’ose pas imaginer les batailles suivantes, logiquement « plus poussées », mais fatalement plus ratées.

J’irais pas jusqu’à dire que le jeu est mauvais par extension, il y a sans doute quelque chose de bien sympathique à en tirer, mais rien que d’y repenser, j’en ai des spasmes. Et je pars me mettre en boule dans un coin de ma chambre.

A deux doigts de l’Oscar: Condemned 2

Catégorie  » Même avec du recul, je suis toujours autant partagé  » , je décerne l’Oscar à… Metal Gear Solid 4.

Metal Gear Solid 4 a une aura particulière. Dernier épisode de la saga principale encore exclusif à la console sur lequel il est sorti en premier, il est aussi – à mes yeux – le point de non retour de la série. C’est en refinissant le jeu tout récemment que je me suis rappelé pourquoi je n’attendais plus rien de cette licence.

MGS 4 n’est pas un mauvais jeu. MGS 4 est souvent magnifique, c’est un jeu qui offre des moments forts, bourrés de clins d’oeil, des moments avec un mise en scène incroyable pour un jeu vidéo (et qui n’a du coup aucun concurrent à l’heure actuelle, même sur PC), des moments où l’émotion est presque palpable. Oui, j’en ai parfois chialé, et c’est suffisamment rare pour être signalé. Dans ces moments là, j’avais envie de me lever de mon siège, de brandir mon poing et de crier haut et fort « Meilleur Jeu Toujours ». Puis je reprends la manette et là…

En tant que jeu vidéo, il n’arrive pas à me convaincre. Le refaire en 2011 m’a permis de bien me remettre dans le bain et de constater (à nouveau) son gameplay qui a le cul entre 2 chaises. D’un côté, un gameplay considérablement enrichi: Snake n’a jamais été aussi souple et complet dans la saga (Visée TPS, vue FPS, mine de rien ça apporte beaucoup), les armes et gadgets sont nombreux, les possibilités sont énormes: on peut vraiment envisager d’attaquer certains passages de plusieurs façons. De l’autre, un mauvais découpage de l’action, et quelques mécaniques poussièreuses. 5 Actes ? 5 lieux différents ? Ou est le principe de « l’unité de lieu » si cher à la série ? Pourquoi ne peut-on jamais prendre son temps pour jouer, arrivé à tel endroit ? Ce que je veux dire par là, c’est que le gameplay est riche, tellement riche, mais qu’on en profite presque jamais. Les actes sont longs en soit, mais pas assez pour appliquer la « magie Metal Gear Solid », sans être constamment interrompu par un changement de lieu, de gameplay par moment (les 2 sont liés), de cinématiques et… d’une IA particulièrement stupide, cassant un peu le peu d’immersion qu’on pouvait avoir ? Rien ne se met en place correctement.

L’intérêt de chercher à varier le rythme est louable (et on ne pourra pas dire que c’est une série qui reste sur ses acquis), mais empêche juste d’en avoir un de croisière. Surtout qu’en bonus, le scénario est absolument imbuvable. Episode « final » (à l’époque) oblige, il fallait répondre à quasiment TOUTES les questions qui pouvaient trotter dans l’esprit des fans. Du coup, on enchaîne, encore plus que d’habitude, d’interminables cinématiques où TOUT nous est raconté dans les moindres détails, sans penser au rythme derrière. Du coup, on enchaîne parfois une courte phase d’action avec de longues cinématiques tantôt épiques, tantôt soporifiques, tantôt ridicules. Ridicule est, il est vrai, souvent le mot qui caractérise l’esprit d’une partie des cinématiques de MGS4. Parfois trop de références (qui semblent là « pour caser une référence » ), cette vision si japonaise du scénario et des tares qui vont avec (les Beauty and Beast, que le quoi ?), ses personnages ridicules (Ah, Raiden) et ses retournements de situation sans fin, démontrant parfois que Kojima lui même était dépassé par les évènements.

Faisons simple: MGS4 est une bonne expérience globalement, mais n’est pas tellement un vrai bon jeu, ni un très bon film.

A deux doigts de l’Oscar: Rien.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Rock of Ages (Concept très séduisant qui accroche rapidement le joueur (et m’a donc fait craquer) mais qui en fait se révèle être vite limité, on tourne en rond en un rien de temps (sans mauvais jeux de mots))
  • Radiant Silvergun (Excellent, un des rares shoots que j’apprécie parce qu’on sent qu’on y a mis du coeur à l’ouvrage, au côté d’Ikaruga. Mais, je le reconnais sans mal, il fera sans doute parti des jeux que j’apprécie mais que je ne finirai jamais, parce que mega trop difficile, encore plus que sur Saturn parait-il, dommage)
  • La saga des Toy Soldiers (Des jeux dématérialisés dont personne n’a entendu parler, et ce, encore à l’heure actuelle, mais qui se révèlent être parmi les meilleurs jeux du XBLA. Si, si. J’y reviendrais sans doute dans un article pour résumer mes dernières acquisitions de ce type ~)
  • Metal Gear Solid HD Collection & Catherine (Parce que je me ronge encore le frein de les attendre avec plusieurs mois de décalage avec la version US et que je VEUX y jouer. En espérant qu’il n’y aura pas (trop) de douche froide dans le tas).

Catégorie  » Tu sais que cet anime vise un public particulier, mais ça te toujours mal de constater que tu n’en fais pas parti…  » , je décerne l’Oscar à… Sayonara Zetsubo Sensei.

On m’en avait pas mal parlé pendant un petit moment. Ca m’a intrigué. Faut dire, un anime qui parle d’un professeur qui n’a envie que de se suicider, parce qu’ultra pessimiste, tout en s’occupant d’une classe d’élève… particulier, dirons-nous, le tout englobé de références en tout genre adressé à un public de fin connaisseur. Ma foi, pourquoi pas. J’ai donc cédé à la tentation. J’ai … lâché au bout de 3 épisodes.

Cet anime reste définitivement une étrangeté pour moi. Je ne le trouve pas mauvais pour autant: bien dessiné, haut en couleur tout en étant un peu « expérimental »… mais son esprit est si décalé, tellement encré dans la culture nippone (que ça soit d’un point de vue scénario, visuel, dialogue), que même bien traduit, beaucoup de choses m’échappent (Tiens, ça me rappelle quelque chose). Oh oui, certaines rares références m’ont fait sourire (la danse de la fusion de DBZ, j’aime), mais le reste ne m’a fait ni chaud, ni froid… Faire des blagues sur les Hikikomori, ou caser des jeux de mots un peu partout sur l’écran (multipliant alors les sous titres) c’est bien quand on est japonais (sans doute) mais en français, ça passe nettement moins… J’ai régulièrement ressenti cette impression de ne pas être à ma place, l’humour est loin d’être « passe-partout » pour ma part malgré le pitch (pourtant sympathique) de base.

A deux doigts de l’Oscar: Cobra ? (Années 80′, mal vieillit, toussa).

Parce qu’il n’y a que dans l’univers de Batman qu’on peut être roux et porter la moustache avec classe.

Catégorie  » T’as cette impression de regarder encore et toujours la même chose, mais le kiff est intact, si ce n’est meilleur  » , je décerne l’Oscar à… Batman Year One.

Malgré sa bat-carte de crédit, Batman est probablement le meilleur super-héros (qui n’a pas de pouvoir rappellons-le) de tous les temps. Une classe folle, un univers qui en impose, des films globalement réussis et des jeux vidéo récents qui se sont aussi imposés comme une référence dans leur genre, rien que ça. Ya pas à dire, Batmou dégage encore une sacrée aura et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter, et je compte bien éduquer mes futurs enfants avec, si la (potentielle) série animée de leur époque est réussie. Au pire, je ressortirais mes 150 comics que j’aurai sans doute acquis d’ici là, vu ma folie actuelle.

Paru fin 2011, Batman Year One est un « OAV » qui adapte le comic du même nom. Et un peu comme son nom l’indique, il présente dans ses grandes lignes la première année d’activité (et non la « création ») de Batman. Ses premiers essais plus ou moins fructueux, ses premières rencontres (Catwoman, Gordon), ses premiers doutes… L’idée est vraiment de réimaginer ses premières aventures, tout en rester sobre dans l’approche. Et ça marche du tonnerre, malgré un certain classicisme.

En fait, le plus gros défaut et à la fois grande qualité de cet OAV, c’est de donner cette impression de ne voir qu’un « épisode de plus » au dessin animé de 93, mais d’une heure et quelques cette fois-ci. Les débuts de Batman, ses premiers combats; on prend beaucoup de plaisir à le suivre mais son esthétique calqué sur le dessin animé – et au final le scénario très classique/prévisible fatalement – font qu’on a cette impression. Mais une impression loin d’être désagréable… L’univers est du coup accessible (et qui respire tellement le Batman TAS, donc forcément une ambiance géniale), parfait pour se remettre en jambe avec une bonne réalisation pour le genre (quoique peut être un peu trop coloré par rapport à l’original ? Du peu que j’en connais, il semblait plus sombre, plus crade… Là, tout est peut être trop « propre », mais peu importe), un bon rythme malgré un déroulement prévisible, donc. Et puis surtout, pour accentuer davantage cette ressemblance… Ah, cette version française si parfaite. Sisi, Batman Year One, si vous avez eu la même enfance audiovisuelle que moi, se doit d’être vu en VF.

Ce n’est un secret pour personne, mais la VF de Batman: The Animated Serie était une grande réussite. Et Ô miracle, le casting d’origine est… conservé ! Ou presque… Comme pour Batman Arkam Asylum, seul la voix de Batman n’est plus présente. Richard Darbois a laissé sa place à Adrien Antoine, le petit nouveau depuis quelques années. Et s’il est difficile de s’affranchir de l’excellente performance passée de Richard, force est de constaté que le petit Adrien trouve de plus en plus le ton juste pour interprété Batmou, avec une voix posée, grave comme on les aime. La relève est assurée au moins.

A deux doigts de l’Oscar: Kaiji saison 1 ? Pas aussi enthousiaste, mais j’ai kiffé malgré la répétition.

J’aurai pu aussi en parler (hors catégorie « A 2 doigts »), mais je manque d’inspiration pour développer:

  • Arrietty (Qui était sympa comme tout quand même, très beau, bien rythmé malgré une fin trop « facile » dans mes souvenirs)
  • Higurashi No Naku Koro Ni (Parce que c’était vachement bien sur quasiment tous les points (sauf le dessin et l’animation), j’attends de me motiver pour la « saison 2 ».)
  • Interstella 5555 (Pas trop ma came, trop long, trop plat (Je ne connaissais pas le reste de l’album des Daft Punk en dehors des 2/3 classiques sur-utilisés (que j’aime assez), et je dois reconnaître que ça ne m’a pas bien emballé), malgré une esthétique très séduisante).
  • Mirai Nikki (Qui s’annonce de plus en plus prometteur arrivé à la moitié de la série (sur 24 épisodes). Très bon rythme, bon graphisme, histoire intéressante et prenante avec quelques passages malsains bien sentis; je chipoterai juste sur l’aspect trop « shonen » de l’oeuvre, avec les discours niais sur le pouvoir de l’amitié, les retournements de situation un peu trop tirés par les cheveux (bonjour, je sors une moto de ma poche) les plans culottes & poitrines et autre clichés qui m’irritent toujours un peu plus. Mais bon, à l’heure actuelle, pas de quoi en faire un anime anxiogène)
  • X-Men (L’adaptation anime qui semble plutôt sympa de ce que j’en ai vu (aka pas grand chose): (très) bon design, niveau technique plutôt pas mal pour une série TV de 12 épisodes et pas trop de délire typiquement japonais, histoire de conserver un peu l’esprit d’origine (PAS de générique en japonais, ça c’est bien !). Le reste semble trèèèès classique, mais plutôt carré justement. En 12 épisodes, je prends (mais nostalgie oblige, vivement la VF avec les comédiens de la série X-Men Evolution #rendezmoimonenfance ).
  • Les productions Marvel [Avengers, Planet Hulk, Dr Strange] (Pas franchement terrible: scénario pas follement passionnant (Surtout Hulk faire son gladiateur dans l’espace ? Mouais) et surtout techniquement: le design Avatar (le dessin animé), ça me branche moyen sur des persos comme Captain America, Dr Strange et compagnie. J’ose pas imaginer le massacre en comparant avec les originaux papiers)

Catégorie  » Petit, j’ai toujours voulu faire ce boulot. Maintenant que c’est fait, je veux plus jamais y remettre les pieds  » , je décerne l’Oscar à… Micromania.

Septembre 2010, j’ai découvert la joie du monde du travail, après avoir fini mes études (de Dessinateur Industriel pour les petits curieux, aka le boulot le plus chiant/moins excitant à expliquer dans mon coin) : Des tonnes de lettres envoyées ici et là, dès que je peux (pour des réponses arrivant avec plusieurs mois de retard), des entretiens pas si nombreux et souvent infructueux (On vous rappellera. On vous rappellera… On vous… Zzz), des rendez-vous avec Pôle-Emploi qui n’ont jamais servi à grand chose (BREAKING NEWS), bref, rapidement, le désespoir m’envahi. Puis, soufflé par une petite voix, je me dis que c’est aussi l’occasion de faire un petit boulot à côté. Pas forcément bien payé mais d’une part je pourrais faire quelque chose de mes journées. Du coup, pourquoi ne pas tenter Micromania ?

Plus de 10 ans à parcourir ce même magasin (même si j’ai arrêté depuis quelques années, merci Amazon et compagnie), je me décide enfin à franchir le pas: une lettre de motivation déposée en main propre peu avant les fêtes de Noël. Entretien peu après, la lumière peut être ? Entretien réglo, questions pas trop piégeuses, même si mon manque d’expériences en vente se faisait sentir (même si maintenant je saurais que quand on vend une console, il faut d’abord penser budget et APRES, ludothèque). On vous rappellera… Pas pour Noël en tout cas, ils avaient trouvé quelqu’un d’autre. Puis fin janvier, nouveau coup de téléphone. Re-entretien et paf, embauché quelques semaines pour remplacer ceux qui partent en vacances. Pur hasard en tout cas, j’ai juste eu la chance d’avoir déposé ma lettre au bon endroit, au bon moment, pour ceux qui se demandaient.

Du coup, me voilà en tant que « simple » vendeur – préparateur, à passer en caisse ainsi que dans les rayons pour conseiller les gens sur leurs achats. Forcément, comme prévu, on croise de tout et n’importe quoi (sans prendre un ton condescendant, mais faut dire ce qui est…), que ça soit en magasin ou au téléphone:

  • J’ai eu les enfants (plutôt jeunes) de gens pas forcément très riche qui laissaient leurs enfants tout l’après midi dans le magasin, pour qu’ils jouent à la console sur les bornes d’essais, pour les occuper… Dans un sens, c’est toujours sympa de les laisser jouer (on était très tolérant à ce niveau) même si avec du recul, c’est toujours (aussi) un peu gênant de les voir très régulièrement, vu qu’on devine rapidement pourquoi (autre que jouer).
  • La mamie qui téléphone pour chercher… des jeux où on cherche des objets… sur PC… C’est un peu vague, on lui cite quelques noms, mais elle a l’air de comprendre à moitié. Je tente de la comprendre (elle devait être pas mal âgée), de l’aider, pour au final me dire qu’elle passerait. Jamais vu.
  • Toujours au téléphone, le gamin de – sans doute, vu la voix – 12 ans, qui t’appelle d’office en te tutoyant pour te demander des trucs aussi divers et variés qu’inutiles, surtout au téléphone. « Si je change de disque dur, je pourrais transférer mes sauvegardes de FIFA si je les mets sur une clé usb ? » Bah oui mec, tu croyais quoi ? Tu peux pas essayer ? Enfin, passons…
  • Les gens confrontés à la dure loi du marché de l’occasion: Tu veux revendre ton jeu ? Ca fera 10€. « Mais je l’ai payé 50 ya 1 mois ! », qui repartent dépités, ou qui acceptent limite la larme à l’oeil. Puis il y a aussi des masos qui achètent et revendent les mêmes jeux très régulièrement, à la chaîne, avec des prix de reprises toujours plus bas…
  • Les gens qui ont un soucis avec leur console, mais qui n’arrivent pas à comprendre que pour certains, nous ne sommes plus responsable. Dans le fond, ils ont le droit de se plaindre, car c’est parfois mal foutu niveau garantie, mais ils n’acceptent toujours pas les propositions qu’on leur fait pour les aider autant que possible (Donner les bons numéros pour rapidement tomber sur la bonne personne voir passer nous même les coups de fil); parce qu’ils veulent tout, tout de suite, maintenant. Du coup, j’ai parfois assisté à des menaces envers les vendeurs, suivis d’une altercation avec la sécurité. Pas toujours envers moi (même si c’est arrivé), mais c’est toujours impressionnant à voir.
  • Les gens qui veulent acheter une Wii et dont c’est la console pour laquelle il est le plus difficile de faire acheter la panoplie « complète » sans faire pleurer ce même client, vu la fortune que ça implique. Une wiimote supplémentaire ? 52€, Motion Plus oblige. Un nunchuck ?  20€ Un jeu ? 50€ Un câble vidéo ? 20€, le tout avec la console à 200€, ça commençait à faire cher pour ces gens qui pensaient faire une affaire avec la console qui paraissait la moins cher des 3.
  • Les petits enfants qui viennent seuls dans le magasin pour acheter le dernier Call of Duty. Ou parfois le précédent, parce que malgré tout, le jeune garçon n’a pas beaucoup d’argent. Toujours un peu triste de lui annoncer que MW2 est encore à 45€, le voir tilter et partir presque aussi tôt « Ah okay… euh, bah au revoir alors ! ». Désolé mon garçon.
  • Les gens un peu paumés qui entre dans le magasin pour soit me demander comment on utilise la télécommande d’une TV (the Fuck ? C’était une grand mère aussi, je pouvais pas l’envoyer bouler…) ou des étrangers qui me demandent s’ils sont dans un magasin d’appareil photo. Le magasin fait quoi, 25m² ? REGARDEZ DEVANT VOUS. Sérieusement…
  • Les enfants qui font des comparaisons un peu bizarre pour simplement dire « c’est le même genre de vue ? », comme le fabuleux « Assassin’s Creed, c’est comme God of War ? ».
  • Et quand même des gens sympa: entre le père de famille qui t’accoste pour te demander depuis combien de temps je suis là et si c’est un boulot qui me plaît, les gens un peu perdu quand ils recherchent un jeu (un nom vague, un descriptif nébuleux, ou simplement cherchant des titres « dans un genre précis) mais dont on arrive à leur mettre des étoiles dans les yeux quand on leur annonce qu’on a ce qui leur faut… Ou le gars qui te demande des infos sur le dernier Street Fighter et dont la conversation fini par partir sur les jeux de baston en général (mais pas trop longtemps, il y a un magasin à faire tourner !).

Bref, l’expérience n’est pas si mauvaise que ça justement. C’est très intéressant d’un point de vue relationnel en tout cas: que ça soit dans les coups durs ou les moments calmes avec ces gens compréhensifs et sympathiques, le tout couplé au milieu des jeux vidéo (qui me parle forcément), y bosser un mois ou 2 peut être une très bonne idée. Ça te forge ton relationnel avec les gens donc (gérer les relous, savoir renseigner habilement les bonnes personnes pour les voir partir avec le sourire, savoir « vendre son produit ») ou même à savoir gérer les moments de pressions à la caisse, c’est toujours bon à prendre pour soit, à défaut de remplir efficacement le CV après. Mais malgré tout, les horaires ne sont pas franchement géniaux à la longue (oui je chipote, mais travailler le Samedi, c’est l’enfer) et ce n’est pas hyper bien payé. Du coup, j’ai du mal à voir ça sur le très long terme (même si je respecte ceux qui le font, justement)… Mais pour combler une période de vide comme la mienne, pourquoi pas.

A deux doigts de l’Oscar: Rien d’aussi marquant pour le moment.

Et voilàààààà, encore, résumé fini. Une année 2011 plutôt sous un bon jour pour ma part: Un vrai premier boulot, un compte en banque qui dépasse les 3 chiffres, ma première épave engloutisseuse d’essence… Puis une année très « jeux vidéo » forcément, assez riche sur pas mal de points (l’explosion du dématérialisé pour ma part, j’en ferais un article), malgré certaines déceptions un peu amère (LA Noire). Et aussi, l’année où le monde des comics s’est ouvert à moi,. A moi les joies de lire des tonnes de résumés un peu partout, n’importe quand, pour rattraper des années et des années de connaissances sur le sujet… Espérons que la suite des évènements n’en sera que meilleur ! Remercions l’obscure personne qui m’a donné un coup de pouce supplémentaire  pour me lancer, je regrette pas.

Sur ce, bonne année 2012 ! On se revoit en 201… oh, wait. Le Bilan 2012, le 20 Décembre !

En attendant, petit listing des articles parus en 2011 pour ceux qui en aurait loupés un (29 articles en 52 semaines ? Là où d’autres en font 8 par mois, je vais dire que c’est déjà pas si mal):

Podcast:

Jeux vidéo:

Film:

Anime:

Comics:

Fourre-tout:

Let’s Read Some Comics ! En route pour Fear Itself #1

Si vous m’avez lu il y a quelque temps de cela, vous saurez peut être que je découvre (de manière « sérieuse ») l’univers des comics (malgré de précédents achats comme Watchmen/Kick Ass, films obligent) et notamment (pour le moment) l’univers Marvel. Ca a beau être passablement débile quand on y repense 2 secondes, mais les super-héros, ces mecs surhumains (ou non), en costume moulant, sauvant le monde des 3600 attaques extraterrestres/de super méchants/whatever par an; ça me botte carrément. C’est un peu la prolongation de mes rêves de gosses, avec désormais un aspect un peu plus mature dans la plupart des cas, avec de la réflexion sur la condition de super-héros et des morts tragiques.

Là où je veux en venir et ce que je souhaite mettre en place via une série d’article mensuel, c’est de suivre l’évènement Fear Itself « à mes côtés », vu par un total débutant en la matière, pour des lecteurs eux aussi débutant (dans l’idéal), dans le même cas que moi en somme. Le but sera de faire un résumé à la fin de chaque mois des sorties liées à cet évènement de ce même mois, pour « faire le point » sur son évolution dans l’univers Marvel. Ce débutant ne connait pas non plus cet univers uniquement via les films – merci Civil War que je chroniquerai un de ces 4, promis – mais l’univers « principal » est devenu tellement riche qu’il est presque impossible de prendre correctement le train en marche.

Comprendre par là que même avec toute la bonne volonté (et un gros porte feuille) il est absolument impossible d’être totalement à la page. On pourra toujours se contenter des grandes sagas (et encore), mais il restera d’innombrables numéros éparpillés au 4 coins de l’univers Marvel pas toujours très intéressants à suivre, s’attardant sur des personnages dont on a strictement rien à faire… ayant pourtant – parfois – une certaine importance à un moment X d’une grosse saga. Mais peu importe, on fait avec, on s’accroche, on prend son mal en patience et on fonce. Et ça paye !

Ah sinon, note importante, parce qu’évidemment, il est toujours bon de le rappeler, je parle bien sûr de la parution française. Deux choses à savoir concernant la suite des évènements en partant de cet état de fait:

1) Il faut savoir que l’évènement Fear Itself date d’Avril 2011 aux Etats-Unis et s’est terminé tout récemment (Environ 7 mois, une durée « moyenne » là bas, parait-il) et n’est arrivé qu’en France qu’à partir d’Octobre via la revue « Marvel STARS » et son hors série dédié au prologue de cet évènement. Les numéros suivants de cet Event se retrouvent distribués dans diverses revues annexes, centrés sur un ou des héros en particulier.

2) Justement, il faut aussi savoir que le système de publication français n’est pas identique au système américain, parce que sinon, ça serait trop facile… Aux USA, chaque comic est indépendant de chaque revue (en général): comprendre par là qu’on achète chapitre par chapitre, sans « rien autour », contrairement au… système français (On y vient). La différence ici c’est que pour des raisons évidentes, il n’est pas possible de vendre des centaines et des centaines de comics de 20 pages, chapitre par chapitre, chez le libraire/spécialiste du coin.

Du coup, solution de secours qui marche du tonnerre depuis longtemps: le système de revue. Généralement un magazine de 50 à environ 100 pages en moyenne et regroupant plusieurs séries différentes (3/4) en diffusant 1 ou 2 chapitres US chaque mois pour chaque série. Vous suivez ? Le but étant de pousser le lecteur à suivre plusieurs séries à la fois via chaque revue et lors des crossover (mélange de plusieurs séries), donner envie d’aller piocher dans les autres revues pour compléter l’histoire. C’est à la fois un système sympathique (une revue = plusieurs séries en même temps, idéal pour varier de style durant la lecture) – à défaut d’avoir le système US – mais qui peut rapidement devenir onéreux, parce qu’il faut acheter beaucoup de revue pour avoir  » tout un crossover  » dans le principe et au final se dire parfois  » je vais acheter cette revue pour seulement 20 pages sur 100 en fait ».

Bref, quand on s’insère dans l’univers des comics de super héros, il faut être prêt à avoir un super-porte feuille ! (Ou une bat-carte de crédit, mais uniquement si vous achetez du DC)

D’ailleurs, Fear Itself, c’est quoi ? Dans la grande tradition des crossovers Marvel, Fear Itself est un « Event » (« Evènement » en français bien sûr, mais je vais utiliser en général les termes anglais) racontant une histoire de longue durée mais répartit en une multitude de séries annexes en plus de la série principale, via des dessinateurs et des scénaristes toujours différents. Un tel système permet, quand c’est bien fait, de voir l’event en question sous des angles multiples: celui des différents héros, vilains (plus ou moins connus selon certains), voir même au travers des yeux des civils dans certains cas. Chaque numéro annexe n’est pas indispensable à la compréhension globale de l’histoire, mais c’est généralement conseillé de les lire, c’est toujours bon à prendre. Fear Itself était donc le « gros » crossover de l’année 2011.

Concernant l’histoire en elle même, allons-y.

Sin, la fille de Crâne Rouge (le grand méchant de Captain America, si vous avez vu le film comme moi), décide de reprendre le flambeau de son père, alors mort depuis quelque temps. Flambeau très classique puisque consistant à dominer le monde (pour changer) en retrouvant un marteau (comme celui de Thor) que son père avait fait tomber sur Terre mais n’avait pas réussi à s’en emparer. Sin trouve donc ce marteau et libère Le Serpent, un dieu déchu originaire d’Asgard, la cité des Dieux Nordiques tels que Thor, le membre des Vengeurs qu’on connaît tous (et dont le film était bien moyen, j’y reviendrais un de ces 4). Ce dieu s’associera donc à Sin, désormais sous l’emprise de la puissance du Marteau, et libérera à son tour 7 marteaux du même genre sur Terre mais ne réagissant qu’à des personnes ayant un mauvais fond en eux (les transformants d’office en « Digne« ). Petit à petit, au 4 coins du monde, lorsque certains super-vilains/héros trouvent les différents marteaux, la folie s’empare d’eux et ils se mettent à semer le chaos un peu partout. Une ère de peur se met en marche, avec des super-héros rapidement dépassés par les évènements…

…Tout du moins, c’est comme ça que ça démarre. Ce n’est clairement pas profond, c’est même assez basique (Gros méchants VS The World, je m’attend clairement à de la baston, des morts, moments de bravoure et basta), mais pour le moment, l’idée me botte bien et j’ai quand même une certaine hâte de voir comment tout ça va se dérouler, évoluer et se conclure (même si j’ai déjà lu par inadvertance certaines critiques de la VO, je verrais bien ce que ça donne par moi même).

L’idée de cet article est donc de suivre la parution française, mois après mois, sachant qu’en gros débutant Marvel, j’ai pour « objectif » de suivre l’event le plus « près » possible (En achetant la plupart des revues qui y sont consacrées). Ouais, j’ai de l’argent, et j’hésiterai pas à m’en servir (Et aussi parce que c’est la première fois que je suis des comics mensuels, me limitant plus habituellement à des séries finis/sous forme « complète »). Bon, je pense d’office ne pas TOUT acheter non plus, certaines séries ne m’intéressent pas spécialement ou parce qu’en cumulant, ça risque de faire beaucoup, beaucoup de comics par mois. J’ai de l’argent, je sais, mais faut pas pousser non plus.

Là, pour débuter, on va faire un résumé d’Octobre à Décembre, avant de reprendre fin janvier/Début Février pour la fournée de Janvier 2012.

Commençons tout d’abord par le prologue, paru en Octobre:

(Contient les chapitres US:  » Fear Itself : Book of the Skull  » et  » Fear Itself : Sin’s Past  » )

Avec une telle couverture qui en impose pas mal à mes yeux, difficile de ne pas être quelque peu intrigué par son contenu; surtout quand on est en pleine « fièvre des comics » comme moi. Ce prologue se décompose en 2 histoires liées à Fear Itself:

– La première nous rappelle, Ô toi  lecteur qui prendrait le train Marvel en marche, qui est Sin dans cet univers: son identité, sa famille, sa vie, son oeuvre et surtout ses motivations initiales au carnage qui suivra d’ici quelques numéros. Sin souhaite donc reprendre « l’entreprise familiale » et réaliser ce que son père avait échoué. Pour cela, elle se rend dans l’une des forteresses cachés de son père pour y récupérer un précieux livre qui lui servira pour plus tard.

– La seconde se centre (logiquement) sur l’histoire du père, sur ce projet avorté il y a 70 ans de cela: Alors que le Crâne Rouge comptait s’emparer d’un marteau issu d’Asgard, il fût arrêté dans son élan par Les Envahisseurs, petit nom donné au groupe de super-héros de l’époque de la WW2, comportant Captain America, Namor le Prince des Mers et Bucky, un allié du Captain sans pouvoir particulier (et qui le deviendra bien plus tard « à notre époque » dans la continuité Marvel, mais ceci est une autre histoire…), entre autre.

De manière générale, ces 2 récits permettent de retrouver, à ma grande surprise, cette ambiance si particulière qu’est celle – si cliché – des nazis ! Ô joie ! Il est toujours bon (j’avoue) de retrouver cette ambiance pleine de plans machiavéliques, ces histoires de prophéties, de magies… et de combats contre des robots nazis ! Pour quelqu’un qui a vu et apprécié le film Captain America pour son ambiance « Achtung, Nazi au pouvoir » (et qu’en même temps, je découvrais le personnage), c’est presque une (courte) prolongation de cet esprit et c’est bêtement fun à lire, même si on découvre quelques « nouveaux » personnages/organisations/situations, ce qui pour un noob comme moi, pourrait presque effrayer. Quelques coups de wikipédia (ne serait-ce que sur le rôle actuel de Steve Rogers, n’étant plus America) et on n’en parle plus, fort heureusement.

L’histoire s’installe quelque peu (eh, ça ne fait même pas 50 pages, fallait pas en espérer tant) mais suffisamment pour donner envie de continuer avec le premier tome de Fear Itself. En bref, une mise en bouche classique, mais intéressante, laissant entrevoir des choses sympathiques à venir (NAZI, NAZI EVERYWHERE). Seul bémol, on reste quand même un peu sur sa faim, parce que même pas 50 pages à ce prix là, c’est du trop vite consommé.


(Contient le chapitre US:  » Fear Itself #1  » )

Saut temporel jusqu’en Novembre 2011 avec l’arrivé du premier numéro de Fear Itself, la revue dédiée à l’event en question, auquel viendront se greffer les ties-in, le nom donné aux numéros dédiés aux différents personnages impliqués dans l’event, qui se retrouveront dans les différentes revues françaises (Spiderman, les X-Men, Iron-Man et compagnie).

Ici, retour dans le présent pour se concentrer sur l’état de la situation chez les plus grands supers héros (US), notamment les Vengeurs, bien que très différent du futur film. On y découvre un paquet de « nouveaux venus » quand on a l’oeil du novice: du Spiderman et du Spider Woman, de l’Oeil de Faucon dans sa tenue « habituelle » des derniers comics (là où le film semble avoir pris la (bonne ?) décision d’opter pour quelque chose de plus « réaliste »), un Rulk qui n’est pas un Bruce Banner repeint en rouge mais bel bien un autre personnage (Wat ? Bonjour la créativité, mais bon, pourquoi pas), Wolverine et j’en passe (il y en a pleins).

Alors que Sin récupère enfin le marteau chez des Nazi et libère le Serpent, les Vengeurs doivent gérer quelques conflits « internes »: la reconstruction de la cité d’Asgard, écrasé sur terre depuis quelques temps et qui fût détruite lors de l’Event « Siège » paraît-il (merci Wiki, et hâte de lire ça). La reconstruction ne plait pas à toute la populace voir même dans la haute-sphère des Dieux Nordiques hébergés « pas loin » : Odin (qui a définitivement une meilleure gueule que dans le film), le père de Thor, n’est pas très enthousiaste à l’idée que les asgardiens soient « dépendants » des humains, considérés comme une race inférieure en somme. En partie à cause de cela et de part l’arrivée du Serpent en parallèle dans l’histoire (Le Spider-Sense Nordique, quoi), une violente dispute entre Thor et son père éclate, et ce dernier quitte les lieux, tout en ayant vraisemblablement quelque chose derrière la tête.

Deuxième épisode dans la continuité qualitative du premier (enfin du prologue, mais vous suivez toujours, hein ?) avec une histoire qui continue gentiment de s’installer, mais qui me plaît bien, toujours accrocheuse: on comprend davantage le but (toujours aussi basique, certes) du plan de Sin (et tout va très vite, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas, qu’on ne nous fait pas (encore ?) poireauter avant de faire avancer les choses) mais reste toujours aussi prometteur en terme d’action (je veux bien fermer les yeux pour le reste) pour les prochains numéros: celui-ci se conclue sur l’arrivée des marteaux sur Terre, laissant planer le doute sur les futurs possesseurs…

En bref, ça commence (enfin) bien et le tout servi par un dessin de grande qualité, ici signé par Stuart Immonen. Je ne connais pas bien le gars, mais il grimpe d’office dans mon estime. J’espère que tu reviendras souvent, Immo’ !


(Contient les chapitres US:  » Fear Itself #2  » et  » Fear Itself : Homefront #1, #2  » )

Second numéro et les histoires commencent déjà à se multiplier. Normal, c’est le véritable point de départ des ties-in, la chasse aux magazines étant dès lors ouverte ! De toute, je ne me fais pas d’illusions, la série « principale » n’apportera sans doute pas grand chose vu son format très court (crossover oblige j’ai envie de dire, j’ai aussi eu cette impression avec Civil War), puisque faisant véritablement office d’introduction  (ou de passages « étapes » dans le scénario) aux numéros satellites…et je crois que c’est souvent comme ça. Faudra que je m’y fasse un jour.

D’un côté, on voit un peu plus clairement à qui sont destinés les différents marteaux et leurs effets, la couverture annonçant en partie la couleur: Le Fléau/Juggernauth devient Force Jaune, Titania (une énième méchante pouffe à gros seins, pour être franc, son histoire ne m’intéresse pas) devient Force Violette, et surtout Hulk, qui passait quelques pseudos vacances avec sa compagne au Brésil, devient à son tour Force Verte. Déjà qu’un Hulk normal, c’est pas très très sympa, alors sous l’emprise du Serpent… Ah, et j’ai découvert que sa femme se transforme aussi en Hulk, mais… Rouge ? Du coup, on a Hulk, Miss Hulk, Rulk et la femme d’Hulk, Betty. Au moins, ils ont été sympa sur la répartition des couleurs.

Le 3ème gars de la couverture ? Il … n’apparaît pas dans ce numéro en fait. Marketing, quand tu nous tiens… Mais sachez qu’il s’agit de la Gargouille Grise, un méchant bien kitschos qu’on n’avait apparemment pas vu depuis des lustres (et ça se comprend) dont l’event en question lui permettra de rebriller un peu… Surtout qu’avec un nom pareil, il ne pouvait venir que de Paris. De la baston dans le 9-3 ? Oh yeah.

A côté de ça, on suit aussi brièvement (20 pages oblige) la punition de Thor occasionné par son père pour lui remettre les pendules à l’heure tout en préparant un plan d’action envers le Serpent et surtout, on voit les premières attaques de Sin, qui s’en prend ni plus ni moins à Washington avec… des robots Nazis ! Des PUTAINS de robots Nazis ! Je suis conquis d’office, forcément.

Mais surtout, à ma grande surprise et c’est aussi pour ça que j’ai apprécié ce numéro, ce fût pour moi la découverte (Même s’ils apparaissent aussi dans Civil War, mais l’ayant lu en parallèle, Fear Itself a été le preum’s…) d’un groupe de « super-héros » assez peu connu/médiatisé chez Marvel: les Agents d’Atlas. Un peu à la manière des nazis décris plus haut, ce qui les rend de suite accrocheur, c’est leur « esprit » très volontairement … rétro qui se dégage d’eux, qui m’a séduit d’office.

En vrac, on retrouve la cousine de Namor, Namora (oui, bon, je sais), Venus la sirène et surtout, le quator qui me font aimer la bande: Marvel Boy (Ou l’Uranien), extraterrestre (Forcément) au look tellement 1950 (Tête classique des E.T de l’époque, le tout dans un beau bocal); M11 le robot-humain lui aussi dans le même esprit « Boite de conserve », l’Homme-Gorille, la créature mi-homme, mi-badass (Sérieusement, se battre à 4 flingues ? Danser le disco ? Prenez mon argent, voyons…) et Jimmy Woo, le chef de cette organisation d’agents secrets, ne vieillissant plus tout en conservant son apparence de 1958. Pas de pouvoir particulier, mais il a l’étrange manie de regarder en boucle des émissions de son époque en cas de « déprime ». Bref, une équipe assez…singulière. La routine chez Marvel. 

Il faut savoir que, pour la petite histoire, ils sont tous à l’origine des personnages de comics parus dans les années 50, dont le magazine s’appelait… Atlas. Racheté plus tard par Marvel, les personnages furent rétroactivement intégré à la chronologie Marvel. En hommage à leurs véritables origines, ils sont tous issus de ces années-là, avec divers twists scénaristiques pour qu’on les retrouve vivant de nos jours. Concernant Fear Itself, j’ai pris un certain plaisir à suivre leurs aventures, à la recherche des origines d’un livre ancien, livre qu’on avait justement entraperçu dans le prologue d’Octobre. Et qui dit lien avec Crâne Rouge, dit Nazi spotted ! Et outre le caractère décalé de la bande, les voir infiltrer un château nazi et tabasser les robots/soldats qui s’y trouve, un plaisir simple que je prendrais volontiers chaque matin.

De manière générale, un numéro des plus sympathiques malgré la « déception » de se retrouver avec une partie Fear Itself « pure » bonne mais très courte (20 pages) même si je suis bien conscient que c’est la durée « standard », les précédents étaient plus long juste pour installer l’histoire. Mais du coup, cette frustration qui débarque en plein élan… Mais les vrais stars étant les Agents d’Atlas, cette frustration fut rapidement compensés. Castagner des nazis, ça pardonne tout !


(Contient le chapitre US: «  The Invincible Iron Man #503  » )

Le problème quand on suit un crossover, et c’est ma principale « peur » pour être franc, c’est de tomber sur des numéros justifiant de manière presque superficielle/gratuite (minable ?) leur inclusion dans l’event en question. Genre être comptabilisé comme « chapitre officiel » de tel event alors que le seul lien possible est juste une phrase balancée un peu comme ça, un détail dans un coin de l’image… Bref, un argument marketing de premier choix.

Et vous savez quoi ? Ces 2 chapitres dédiés à Iron Man rentre dans ce moule. Hélas, oui.

Iron Man semble aux prises du Docteur Octopus dans une situation assez délicate: ce dernier l’oblige à le soigner de ses dommages cérébraux, sous peine de faire exploser une bombe thermonucléaire en plein Manhattan. Wait, wat, c’est tout ? Pendant 2 chapitres (dont un estampillé Fear Itself), on va suivre Tony régler ses comptes avec le Docteur ? Pourquoi pas mais… Le problème, c’est que le chapitre dédié, le truc pour lequel j’ai récupéré le magazine, arrive comme un cheveux sur la soupe: on s’attend à un véritable lien pour finalement se retrouver avec 2/3 pages (sur 40 quand même) le faisant grossièrement, genre « Octopus ? C’est réglé. Fear itself ? OUPS, J’AVAIS OUBLIÉ. » Ou tout du moins, pas de quoi estampiller le magazine du macaron de l’event. Ah si, ces histoires de gros sous…

Sinon, on voit Pepper (l’assistante de Tony) aux prises d’Electro (un ennemi récurrent de Spiderman) et de Sandman (de même) pour une raison assez vague, vu que j’avais oublié de préciser que ces 2 chapitres font suite aux 2 précédents (logique me dira-t-on) mais formant ensemble un arc scénaristique. Arc fatalement incomplet en l’état, quand on commence par ce numéro (mais eh, faut bien se lancer un jour quand même, au moins c’est fait).

Globalement, des chapitres pas totalement inintéressants dans le fond (même si j’ai la forte impression que mon sentiment ne changerait pas des masses si j’avais toute l’histoire), mais dont l’intérêt tombe surtout à plat quand d’un côté le lien avec Fear Itself est très maigre et de l’autre qu’on ne peut même pas profiter de l’histoire, puisqu’étant la « seconde partie ». Parce qu’honnêtement, aussi simple soit le scénario dans les grandes lignes, j’ai pas compris grand chose… (Pourquoi ne pas soigner d’office le docteur ? Ce n’est pas aussi simple ?)

Mais le dessin est joli, et c’est à peu près tout.


(Contient le chapitre US:  » Secret Avengers #13  » )

Autre problème quand on lit du comics, outre le soucis de légitimité de telle oeuvre dans tel event, c’est le point de vue forcément très… américain de la chose. Ce n’est pas un défaut en soit, un défaut « objectif », mais lorsqu’on lit tel comic avec un point de vue Français, certaines choses ont toujours un peu de mal à passer. Parce que ça ne nous concerne pas vraiment (ou pas directement), ou parce que trop encré dans la culture américaine. Tout ce qui est histoire du pays ou surtout, la politique au sens large, avec une certaine « insistance ».

Je ne sais pas si c’est quasi-systématique, mais c’est ce que j’ai ressenti dans Civil War par exemple , notamment avec les speech de Captain America (forcément, il a été crée pour véhiculer des idées de propagande), toujours à parler de sa patrie qu’il aime tant avec la main sur le coeur, des libertés qu’elle offre et tout le tintouin un poil relou à la longue (ce qui n’a pas empêché Civil War d’être très bon, cela va de soit). Et là, du coup, on retrouve un peu ça dans ce chapitre.

Washington est donc attaqué, comme on nous l’a brièvement montré dans le chapitre Fear itself 2 décrit plus haut. On suit donc l’assaut par les forces nazis du point de vue de Giant-Man (ou l’Homme-Fourmi, c’est selon l’envie), War-Machine (le pote d’Iron-Man, avec la même armure mais en gris ! Il apparaît dans le 2ème film d’ailleurs) et – surtout – Le Fauve, la bête poilu en provenance des X-men, dont on avait entraperçu ses origines dans la très bonne surprise X-men Origins.

Outre la baston en elle même, l’action nous mènera aussi à l’intérieur du Lincoln Memorial (rien de tel pour symboliser l’Amérique) où le Fauve ira taper la discut’ avec un politicard (Lenny) se trouvant encore à l’intérieur, alors que tout le monde a été évacué vu la chaude ambiance en extérieur. Mais ce dernier semble avoir quelque chose à faire une ultime fois avant de partir…

Le chapitre se décompose en 2 grosses parties: d’un côté, on retrouve la baston pure contre les robots nazis et de l’autre, la discussion entre le Fauve et le politicien, qui veut lui adresser un dernier message, à lui et à la population par caméra interposée. Et je dois avouer que ce passage m’a quelque peu gonflé… En fait, ce n’est pas mauvais dans l’absolu mais… c’est juste que tout ces bons sentiments (« Rester ici, c’est combattre !« ), ce discours pompeux sur les libertés permis par les Etats-Unis, cette tendance a sombrer dans le pathos… c’est lourd. J’sais pas, ça passe peut être bien d’un point de vue américain, mais j’ai trouvé ça tellement cliché, tellement « occasion parfaite de venter les mérites de son pays » en tentant de faire verser une petite larme aux lecteurs au passage.

Le bon point, qui m’a bien fait tripper, c’est la petite révélation concernant Lenny: c’est un mutant. Avec des PUTAINS de pouvoirs. Il a « juste » la possibilité de donner vie à… son imagination. Rien que ça. Du coup, le temps de 3/4 pages, on prend son pied à le voir littéralement invoquer une version vivante de la statue de Lincoln pour tabasser du robot nazis (!), suivis de dinosaures, d’indiens, d’avions de chasses et d’avions de la WW2 pour finir sur quelques soldats américains du 19ème siècle (?!). Tout un programme, et bien jouissif pour ne rien gâcher, qui donne une dimension inattendue au reste du chapitre… Même si trop court. Je ne me suis pas tant ennuyé que ça, mais c’était un peu trop court pour totalement me convaincre. Surtout que, justement dans cette optique d’aller dans le pathos, la fin est vraiment trop… facile. Et du coup, tombe un peu à l’eau. Mais bon, Lincoln contre des Nazis, je n’y aurais jamais cru. Thanks, USA !


(Contient les chapitres US: «  Avengers #13  » et «  Journey into Mystery #622  » )

Dans les crossover, il y a un truc assez sympa (quand c’est bien fait), dût aux multiples histoires en parralèle à dessiner chaque mois: les différents dessinateurs qui se répartissent le travail. Si vous avez lu jusque là, déjà merci et bravo pour votre courage. Mais plus sérieusement, si vous avez jeté un oeil sur les images qui illustrent cet article, vous aurez bien évidemment remarqué que les styles sont tous très différents, pour le meilleur comme pour le pire. Chacun sa façon de coloriser, de varier le design d’un personnage d’un chapitre à un autre… Le Marvel Heroes du mois de Décembre démontre justement à quel point les styles peuvent être vraiment variés, tout en restant un plaisir pour les yeux.

D’un côté, on suit les Vengeurs peu de temps avant le début des hostilités décrites dans le Fear Itself 1. Ambiance relax donc, où dans un premier temps, un journaliste (qui n’a pas d’identité propre, peut être plus tard ?), va interviewer le groupe à propos des évènements récents (les différentes batailles, la chute/destruction d’Asgard), leur ressenti etc, dans la Tour même des Vengeurs. Puis on se retrouve un peu plus tard au banquet asgardien, où l’on suivra quelques discussions diverses entre super-héros, notamment du côté des femmes avec Miss Marvel et Spider-Woman.

Je crois que c’est un de mes chapitres préférés depuis le début de l’event. Pourtant, il n’y a pas d’action, de cliffhanger, de grosse réplique qui tue. Mais juste une ambiance à la fois très détendue, très bon enfant qui s’en dégage, malgré les sujets parfois abordés… J’avais eu une impression bizarre en le lisant la première fois, parce que c’était justement très différent de ce que j’avais l’habitude de lire. Est-ce que je lis vraiment du comic de Super-Héros mainstream ?

Différent d’une part grâce à son dessin, assez particulier, dont on a l’impression qu’il est tout sauf « typé américain ». De la même manière que Watchmen à l’époque, le style me fait penser à quelque chose d’assez Européen dans son approche, avec ce découpage très … régulier, stricte, ou presque. Quasiment que des gros plans sur les têtes de personnages en train de boire, manger, pioncer à moitié lorsqu’on les interview… Et puis, mine de rien, tous ces héros qui ont une bonne gueule, qui sourient presque tous malgré les évènements qui s’annoncent, ça fait du bien ! Ca renforce justement le second point de cette « différence » avec le reste.

Différent aussi parce qu’une partie du chapitre est centré sur Spider-Woman et Miss Marvel: pas de discussion autour de leurs pouvoirs, de leurs précédentes batailles, mais… de leurs vies amoureuses. Plates, ces derniers temps. Elles aimeraient bien se trouver quelqu’un, et désespèrent un peu de voir le vide actuel. On leur propose bien des gens parmis les Dieux nordiques, mais ça n’a pas l’air d’être leur type. Puis les yeux de Spider-Woman se portent vers Oeil de Faucon. Et un petit jeu de séduction démarre…

C’est assez amusant de voir des gens qui ne font juste que sauver le monde tous les jours se prendre la tête pour des choses si futiles, si humaines et de les voir galérer comme n’importe qui d’autres à ce niveau là (comme quoi des super pouvoirs, ça ne rend pas tout « Super » ). Et du coup, on se sent un peu plus proche d’eux, ça permet de se rendre compte qu’ils se posent aussi des questions aussi existentielles que « mais avec qui pourrais-je sortir ? » et ça les rend encore plus attachants. Du coup, j’ai hâte de voir comment est géré une relation amoureuse entre super héros, surtout entre Oeil de Faucon et Spider-Woman, ça peut être fun.

De l’autre, on suit Loki. Mais oui, le gringalet dans le film Thor ! Apparemment mort une fois (Ah ?), puis ressuscité par son frère mais sous une forme adolescente (Wat ?), cette histoire permet de voir ce qu’il s’est passé chez les Asgardiens peu de temps avant le banquet qu’on avait aussi vu dans Fear itself 1. Evidemment, s’il ne s’y passait rien avec un tel personnage (pour rappel, il a été au centre de pas mal d’emmerde et le sera aussi dans un avenir proche avec le film Avengers), ça ne serait pas bien intéressant pour le coup. Loki n’est d’une part pas très apprécié des autres asgardiens avec son retour d’entre les morts. Et en tant que personnage limite running gag chez les méchants, on comprend vite qu’il risque de changer de bord incessamment sous peu, comme le laisse envisager la fin du chapitre.

Je dois reconnaître de ce chapitre m’a laissé perplexe. Perplexe parce qu’il m’a été terriblement obscur. Ce n’est pas (enfin je pense) dût au fait que je connais pas toute son histoire, que j’ai pris ça en route; mais réellement parce que le pitch de départ de cette série « Journey to Mystery » spéciale Fear Itself est clairement vague. Déchiffrer éventuellement les grandes lignes du scénario n’est peut être pas bien difficile (quoique, faut savoir extrapoler facilement), mais le déroulement m’a semblé très obscur. Entre cette histoire de « contes avec les pies » racontée au début, puis comme appliquée par la suite et certains éléments scénaristiques sortis de nulle part (pourquoi cette clé ?) voir tout bêtement difficile à suivre (le dialogue de fin est l’exemple parfait: j’ai franchement rien pigé).

J’ose espérer que ça prendra du sens dans les numéros suivants (même si mon petit doigt me dit que ça risque pas) car c’est pas évident à suivre (mais pas inintéressant, clairement), malgré un dessin de toute beauté. Parce que ouais, Journey To Mystery est magnifique. On aime ou pas le design, mais force est de constater que chaque page est une claque, un régal pour les yeux. Chaque case semble être une véritable peinture tellement le style est léché, fouillé pour du « simple » comic. Impressionnant.

Et… C’est tout (ouf) pour ce mois-ci. Rendez-vous le mois prochain, où l’aventure Fear Itself se poursuivra encore et toujours dans les pages des magazines Marvel STARS/Heroes/ICONS, dans Fear Itself 3 (forcément), mais aussi pour la première fois dans le mensuel Spiderman (N°144) ainsi qu’un hors série spécial Avengers dédié aux chapitres Iron Man 2.0. Tout un programme, qui finira sans doute par me faire lire mes comics dans la rue. Mais au moins, j’aurais de quoi m’occuper pendant les journées d’hiver ! En attendant les petites pièces qui me permettront d’acheter la suite…

Une petite pièce svp, c’est pas pour manger, juste pour récupérer le dernier Spiderman. S’il vous plaît…

Sonic Generations, analyse d’un retour de grande classe ( + Voxmakers)

Commençons la nouvelle année avec du lourd !

Ça faisait 10 ans qu’on attendait un titre d’un tel calibre, capable de redonner à une licence en perte de vitesse un sérieux coup de fouet dans les miches. SEGA, qui a pris son temps malgré tout, s’est enfin réveillé et signe là le grand retour « définitif » de Sonic parmi les jeux de plate-forme, après un Colors sur la bonne voie. Oui, pour faire simple, et c’était peut être pas si difficile, mais Sonic Generations est sans doute le meilleur jeu Sonic 3D après l’inégalable Sonic Adventure 2, doublé d’un putain de bon jeu de plate forme. Rien que ça.

Sinon, au registre des qualités/défauts peu développés/non répertoriés dans la vidéo, pour faire de la place:

Dans les Moins, je reproche:

  • Le faible nombre de niveau, donc. Pour le fun, faisons une liste alternative des autres niveaux de chaque jeu utilisé que j’aurais aussi aimé dans Sonic Generations:
    Sonic 1: Je n’ai pas d’affinité particulière avec cet épisode (la faute peut être au fait que j’ai découvert la licence avec le 2), mais à coup sûr je choisirais Marble Zone, niveau ô combien « traumatisant », pour son level design parfois bien putassier (même si le reste du jeu l’est aussi). Mais la musique était tellement coooool.
    Sonic 2: Hill Top, pour son ambiance et son esthétique assez particulière, qui aurait pu grave donner en 3D. On avait, certes, déjà Sky Sanctuary dans le registre « niveau dans les nuages », mais Hill Top est une alternative séduisante et j’aurais été curieux de voir comment ils auraient retranscrit les passages en ascenseur et les badnicks accrochés au plafond.
    Sonic 3 And Knuckles: Ice Cap pour Sonic 3, Mushroom Hill pour And Knuckles, présent quant à lui sur 3DS. Mais apparemment, le jeu ne vaut pas grand chose, je culpabiliserai moins à ne pas l’acheter. Parce que ça manque terriblement de neige d’un côté, et de verdure de l’autre ! Je bave à l’idée d’un remake de la descente en snowboard qui en imposait sérieusement à l’époque (alors qu’en fin de compte, on ne fait presque rien manette en main) ou du simple changement de saison en plein Mushroom Hill, une bonne idée pour varier un peu l’esthétique d’un niveau.
    Sonic Adventure : J’aurai bien vu le niveau Lost World aussi, qui tranche pas mal avec le reste (Ah, ces lampes relous) et, toujours dans l’optique de faire fort dans la mise en scène, le passage avec le serpent de pierre aurait sans doute bien rendu.
    Sonic Adventure 2 : Final Rush/Final Chase, bien sûr. Symbolisant à eux seuls la qualité du level design et de manière générale l’excellence de Sonic Adventure 2; ils auraient, chacun à leur façon, largement eu leur place dans Generations. Parce que des niveaux dans l’espace, c’est génial niveau ambiance et je dois reconnaître que ça me manque terriblement. Oui, l’espace. L’espaaaaaaace.
    Sonic Heroes : Egg Fleet, assurément. Un des meilleurs niveaux du jeu, une ambiance de folie, une musique entraînante, bref de quoi largement mériter un remake. J’aurais bien vu aussi Final Fortress, dans le même esprit, que j’aime beaucoup. Ah et sinon, Sonic Heroes 2, c’est pour quand ?
    Sonic The Hedgehog : Aussi décrié soit-il, le jeu ne manquait pas d’idée pour proposer des niveaux intéressants, au delà du ratage total sur le reste. Aquatic Base ferait un bon niveau, quoique trop tourné vers la plate forme pour la formule Sonic Generation peut être. Faut dire, la musique, très sympathique au demeurant, est aussi dans ce ton très « posé », ceci explique cela. Mais pourquoi pas.
    Sonic Unleashed : Je n’ai pas non plus d’affinité particulière avec ce jeu, donc le choix est plutôt… difficile. Allez, Mazuri (De jour), parce que… euh… le sable, ça manque ? Mouais.
    Sonic Colors : Sans hésiter, Starlight Carnival. Imaginez Egg Fleet remasterisé, encore plus fou dans sa mise en scène et le tout… dans l’espace ! Seal of quality !
  • Aussi bon soit le jeu, force est de constater que Generations marque définitivement la mise à mort de la formule Adventure. Aucune chance de la retrouver par le passé. Non, je ne parle pas des phases Adventure de Sonic Adventure/2006/Unleashed, qui sont définitivement à jeter, mais bien de « l’esprit » du jeu, de son gameplay. Un gameplay plus posé, misant nettement moins sur la vitesse pure et plus sur la plate-forme, ce qui est un peu essentiel vu le genre. Bien évidemment, j’aime la formule – plus carré, c’est vrai – qui est arrivé à maturité dans Generations, mais je resterais toujours un peu nostalgique de cette plate forme à l’ancienne, malgré ses défauts inhérents. Formule dont la dernière véritable apparition date de… Sonic 2006. On peut dire que c’était une sortie triomphale
  • Et en bonus, en version française, Silver a récupéré la voix de Chris, de Sonic X. Oui, LE Chris. Je pensais l’avoir oublié à jamais. Heureusement que Silver n’est pas aussi pleurnichard que Chris et que dans tous les cas, comme tous les autres PNJ, il n’a que 3/4 répliques à tout casser dans le jeu.

Dans les Plus… Rien à ajouter, tout a été dit: du fanservice à en pleurer, c’est beau, c’est dynamique, c’est super bon à jouer, bref, ça tue.

Maintenant, on peut attendre Sonic 4 épisode 2 (erf) l’esprit serein, l’honneur étant (plus que) sauf.


(Et pas qu’un peu)

Ah oui, vous avez remarqué l’entourloupe avec la vidéo plus haut ? Désormais, mes vidéos seront hébergés chez Voxmakers le temps d’une semaine « d’exclusivité », avant d’être diffusées à leur tour sur ma propre chaîne Youtube (genre on attend mes vidéos impatiemment maintenant ? Mais eh, c’est cool).

VoxMakers, c’est quoi ? Pour faire simple, c’est un site qui met en avant diverses émissions vidéos du net, dans le même ordre d’idée (pour faire simple et explicite), http://thatguywiththeglasses.com/. Des vidéos et rien que des vidéos (ou presque), sur des thèmes divers et variés mais toujours dans cet esprit « Culture Internet ». Alors oui, je sais: on va sans doute leur reprocher de repomper honteusement un tel concept, ils subiront d’éternelles comparaisons (si ça marche) avec « l’original » et nous taxera de plagiat/sous version, comme les gens qui crachent sur le Joueur du Grenier. Mais peu importe: l’idée principale est de proposer un équivalent français (parce que ça n’existe pas vraiment) et qu’ils souhaitent avant tout s’en séparer un maximum avec le temps (ils sont bien. Il fallait une base, et ça se comprend, reste à voir comment ça va évoluer et s’en écarter pour se donner une « vraie » personnalité.  En tout cas, ça reste prometteur.