The soul Reaver is moe.

Moi, y succomber ? Je pensais pas que ça arriverait. Ah, ce fameux « Cancer » au sein de la blogosphère otak’ ! K-on est une série qui a longuement fait parler d’elle, toutes proportions gardées. Mais ouais, la série s’est fait une jolie petite réputation un peu partout. Ses raisons ? Un énième (en apparence) anime « Tranche de vie », avec des filles (et uniquement des filles), toutes gentilles, toutes mignonnes (« Moe » quoi) qui font (vaguement) de la musique et en mangeant (souvent) des gâteaux en buvant du thé. That’s all ? Bah ouais, rien de plus, rien de moins.

Son succès est tel que la série possède une forte fan base, ainsi qu’une bonne partie de haters, comme tout gros succès qui se respecte: « Cancer » parce que son succès a de nouveau prolongé le phénomène Moe/Anime « tranche de vie » qui touche la japanimation depuis quelques années, semble-t-il. Et certains n’aimant pas trop ça, la série se fait régulièrement basher la dessus.

C’est vrai qu’à première vue, K-On ! ne rassure pas des masses, ne pousse pas à l’envie de mater. Le concept semble limité, tout semble n’être qu’un prétexte à une bonne dose de niaiserie moe avec un vague thème musical en fond.

…Bon okay, c’est un peu ça. Si, si, j’ai aimé la série, mais je vais pas vous mentir, elle ne vole pas très haut. Mais, j’y reviendrais, ça ne l’empêche pas d’avoir pas mal de qualités en contrepartie. Vous pensiez que ça parlerait principalement de musique ? Pas exactement. On suit les pérégrinations de nos 4 jeunes filles dans leurs vies à l’école, chez elles, à raconter tout et n’importe quoi autour d’un peu de thé et parfois… à faire un peu de musique ! L’entrainement n’est pas vraiment mis en avant et à pour conséquence direct de rendre la progression du skill de chacune guère crédible: comment Yui, la guitariste qui débute justement au début de la série, fait-elle pour être aussi douée en même pas un an, alors qu’on a franchement l’impression qu’elle n’en glande pas une ? Aucune idée, mais je m’en fou, l’aspect musical n’est clairement qu’un bonus dans une mare de thé.

Un bonus de luxe quand même ! Sans être donc au centre de tout, la musique accompagne quand même bien K-On dans ces grandes lignes. Les filles découvrent les joies d’écrire leurs propres textes, qui peuvent paraître ridicule avec des paroles niaises (pas facile d’être profond à leur âge), à tenter de les interpréter au travers de quelques répétitions ici et là pour finalement nous récompenser de notre attente (parce qu’on pensait être un peu là pour ça) par quelques passages « sur scène », où leur talent durement acquis explose enfin. Jusqu’au bout (de la saison du moins), la musique restera effectivement un bonus de luxe. Elle nous accompagne à petite dose (quelques riffs de guitare par ci, en fond sonore, quelques chansons par là pour conclure une petite histoire), mais j’ai kiffé cet aspect finalement, c’est vraiment agréable. Même les génériques de début et de fin sont très agréable à l’écoute ! Si, si, même celui de fin, qui n’est pas une musique mièvre comme à l’accoutumé. Amazing ! (Et puis, c’est grâce à lui que j’ai réalisé le sketch d’ouverture de l’AMV Enfer, donc ça a forcément une petite place dans mon coeur).

K-on est un anime « simple ». Tranche de vie pure et dure avec tout de même une bonne dose d’humour qui fonctionne sans en faire des tonnes (certains gags sont franchement drôles), des personnages attachants… mais rien d’extraordinaire, d’innovant en y repensant, ça pourrait être le cas de n’importe quel anime. Mais ça marche franchement pas mal pour ma part, parce qu’il y a des petits aspects qui changent un peu la donne face à la concurrence. En fait, la « grande force » de K-on ! (Ou tout du moins, sans que ça aille très loin, ce qui le rend agréable tout le long), c’est qu’il sait rester « humble » à tous les niveaux. Comprendre par là que l’anime n’a aucune prétention à l’origine (Ou alors, j’ai rien vu), ne pète pas plus haut que son cul, ne se la joue pas à aucun moment (du moins la saison 1, je crois les doigts pour que la deuxième le reste aussi). Le scénario ne volera jamais loin, et on le sait dès le départ, pas (trop) de surprise. Ca parle de filles qui veulent faire de la musique tout en mangeant des gâteaux ? Eh bien c’est ce que l’on aura durant toute la saison, ni plus, ni moins. K-On !, un anime où on sait clairement à quoi on a affaire, tout en le faisant bien.

Mieux encore, j’ai été agréablement surpris en voyant que la série savait esquiver les gros poncifs des autres productions du genre. Oh, je m’emballe pas, mais disons plus simplement que la série aurait pu facilement tomber dans quelques gros clichés (les mauvais, j’entends) et briser un peu la sympathie que je commençais à développer pour elle.

Je veux dire, lorsque Mio trébuche sur scène (après avoir jouée avec le reste du groupe), il y a ce fameux passage où elle se rend compte juste après que sa culotte est aux yeux de toute la salle. Je m’attendais quelque peu à voir l’habituel gros plan sur son sous vêtement, paré à sortir mon fulguro facepalm et … finalement, l’anime a eu l’intelligence de la montrer de façon détournée. C’est à dire qu’au moment où la « caméra » allait la montrer, on a subtilement l’image d’un bol de riz blanc à rayure bleu à la place. C’est évidemment pour symboliser la culotte, autant niveau forme que du coloris. Mais ça contourne « habilement » (même si ce n’est qu’un détail) le principe du panty-shot.

Tout ça pour dire, même si ça ne parait pas grand chose dit comme ça, que c’est une des différentes (et intelligentes) manières qu’à l’anime d’esquiver ces mauvais travers (Et Dieu que le nombre de perche est élevé). C’est malin (si, si, j’insiste, même pour toi le hater qui lit ses lignes), ce n’est jamais lourd (On a beau avoir les inévitables passages « Habille toi en chat » ou « Comparons la taille de nos poitrines », ils n’insistent jamais longtemps dessus), ça rend la vision vachement agréable, ça permet d’avoir le sourire tout le long de la saison… ou presque !

Ce n’est pas parfait, et c’est la dessus qu’on pourrait en rajouter des tonnes pour descendre la série: il ne s’y passe pas grand chose dans le fond. Pourtant, j’accroche à la globalité, mais parfois, le rythme est tellement lent et les « intrigues » (Oui bon, je sais… appelons ça comme ça) ne sont pas toutes des plus passionnantes. En fait, je pense que c’est aussi (surtout ?) une question d’affinité avec les personnages: ils sont bien stéréotypés et font qu’on a tous, plus ou moins, une préférence ici et là. Du coup, quand la série à tendance à trop se centrer sur un perso qu’on aime moins (Au hasard, Azusa, die bitch), on aimerait bien passer rapidement à autre chose… Parce que dans ces moments là, la lenteur générale devient carrément pesante. Mais ces petits désagréments valent le coup d’être surmontés, car comme un film Marvel, c’est en allant jusqu’au bout, générique compris, qu’on savoure pleinement la chose.

K-on !, en gros, c’est frais, rafraichissement, comme un jeu Wii mais sans l’arrière goût. Alors oui, avec du recul, c’est prendre du plaisir en matant un anime destiné principalement aux filles, on va pas se leurrer… Et alors ? C’est un petit plaisir coupable, on peut le voir comme ça… Je compare avec un tout autre registre (encore que), mais j’avoue que plus jeune, je kiffais Totally Spies. Tu sais que c’est pas vraiment fait pour ton âge, ni ton sexe et que t’as un peu honte de regarder ça quand tes parents sont présents à cause de ces 2 facteurs, mais tu kiffes. Sauf que là, Yui n’est pas habillée toute en latex moulant. Mais tu kiffes quand même.

Mais je rassure quand les 3 du fond, ça reste une vraie bonne série dans tous les cas. C’est simple, pas prise de tête, pas si niais que ça malgré le sujet/contexte (je vous jure que c’est vrai, me regardez pas comme ça), plutôt drôle (Humour sobre, qui fait souvent mouche) et donc accrocheur, pas mal foutu techniquement (malgré quelques ratés dans l’animation pendant les passages sur scènes, mais eh, série Tv oblige, fallait pas trop en demander) et musicalement bien sympathique, une bonne surprise à ce niveau là. Ca ne va pas plus loin que ça, ce n’est clairement pas excellent, mais il remplit parfaitement son contrat: divertir, faire passer un bon moment après une journée de boulot un brin abrutissante. C’est tout ce que je voulais.

Ah, et en bonus et pour conclure, la VF assure méchamment. Sujet à quelques petits débats sans importance sur la traduction de certains termes propres aux fans de la VO, le constat global est sans appel: c’est une réussite. C’est agréable, enjouée, il n’y a pas vraiment de fausse note (l’expression tombe bien) dans ces 12 (et 2 OAVs) qui composent la saison 1 de K-on ! . La voix de Mio peut éventuellement paraître en déca des autres, mais l’interprétation sonne malgré tout très juste. Jamais on ne sentira qu’un comédien ne surjoue, ne colle pas avec le perso interprété et les textes ne donnent quant à eux jamais l’impression d’avoir mal été adaptés. La VO sera peut être toujours mieux mais au moins, la VF est un excellent palliatif, surtout quand on a du mal avec les voix féminines japonaises, parfois irritantes. Pompompidou !

WTF did I just watch ? Nothing, it’s japanese.

Définition du mot Anxiogène : qui suscite l’anxiété (trouble émotif caractérisé par un état de malaise, d’agitation, de doute et d’insécurité).

Moi, devant certains animes.

J’aime l’animation japonaise. Certes, je reste modéré à ce niveau: je n’en consomme que très peu, les fansubs se résument éventuellement aux quelques grosses séries « du moment » ou (surtout) au « grosses licences tout court/qui font parler d’elle » (avec parfois quelques mois de retard, quand je trouve le temps et l’envie). Mais j’aime bien, il y a toujours cette différence de culture entre ce que l’on nous sert en Occident et ce qui provient du pays des sushis, qui me branche en grande partie. Parce que je sais que j’y trouverais quelque chose de vraiment différent, une autre vision en quelque sorte. Des thèmes peu abordés par chez nous ou du moins, pas de la même manière…

Mais parfois, cette différence se fait trop sentir et j’en ressors…gêné ! Embarrassé, surpris, poker face, tout ce que vous voulez, mais le temps d’une poignée de seconde, j’avais un peu honte de regarder l’anime en question, je me sentais limite pas à l’aise. Ca ne vous ait jamais arrivé ? Je vous explique.

Vous suivez un anime dont vous savez plus ou moins ce que vous allez obtenir en retour: un scénario de tel calibre, des personnages fouillés, une bonne dose d’humour, le respect de tel univers, un scénario mature/sérieux jusqu’au bout et j’en passe. Jusque là, tout se passe bien, tout se déroule exactement comme prévu, sans accroc. Et là, c’est le drame. Le temps d’une scène, le temps d’une poignée de seconde donc, voir de minute (mais jamais de façon définitive), l’anime en question prend une drôle de tournure. Oh, rien de bien méchant ! (Tout ceci n’est pas à prendre au sérieux dans le fond) Mais voilà, alors qu’on commençait à prendre son aise, ses marques… On nous montre une nouvelle facette qu’on aurait bien aimé ne pas découvrir.

Un changement d’ambiance, de ton (qui devient trop léger pour le coup); du fan service surprise qui tâche, des scènes qui semblent sorties de nulles part, ne semblant servir strictement à rien si ce n’est déranger… Tout un tas de petits détails qui, en arrivant au mauvais moment donnent parfois un petit frisson de honte. Le genre de moment où je me dis très franchement : « Mais qu’est-ce que c’était que ce truc que je viens de mater ? Pourquoi a-t-on balancé ce truc de façon si … random ? »

C’est… étrange comme sensation. J’exagère ? Peut être bien, mais moi, quand je mate un anime qui me semblait carré, pas trop caricatural, sérieux dans son déroulement et blablabla, je m’attends pas à des pétages de câbles/virages à 90 de la part des créateurs ou je ne quels responsables de la scène incriminée. Pire même et c’est le plus difficile pour ma part, c’est de faire profiter telles ou telles séries à des personnes non familière avec l’animation japonaise et qui aurait, éventuellement, quelques aprioris dessus. On se dit que telle série serait pas mal pour la mettre dans le bain, sans qu’on l’ait vu nous même auparavant (autant profiter du plaisir de la découverte à 2), parce qu’on en a entendu du bien, que le synopsis qu’on nous a raconté/qu’on a lu ici et là était prometteur et quasiment garanti sans japoniaiserie.

En soit, c’est le cas, on se trompe rarement malgré tout. Mais on ressentirait presque une double gène. La notre et celle de l’autre personne qui est avec nous, et qui ne risque pas franchement de changer d’avis sur les vilaines manies de la japanim’. Oh, après, qu’on soit bien d’accord: ce genre de détail ne changera pas la qualité propre de l’anime en question, puisque que le côté « dérangeant » n’est qu’une partie très mineur de l’œuvre (et c’est ce qui le rend si gênant dans le fond, car le contraste avec le reste est parfois violent).

Pour être un peu plus parlant, dans mon cas, voilà quelques exemples, malgré le fait que je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le domaine. Rien de bien nouveau dans le fond, c’est loin d’être la première (et dernière) fois que ça arrive, mais quand on mate des animes tous les 36 du mois, ça fait toujours son petit effet, surtout en duo. Attention, ça peut spoiler quelque peu, mais c’est juste pour resituer la scène/personnage en question, rien de bien méchant (normalement !).

Le cas Umineko no naku Koro Ni

Umineko est un univers que j’apprécie relativement bien. Je n’ai pas lu le VN (et je ne pense pas avoir le courage pour), je me suis principalement contenté de l’adaptation (bancal, paraît-il) en anime de la première partie (l’Arc Question, qui précède l’Arc Réponse, logique !) pour suivre tant bien que mal les pérégrinations de ce cher Battler, héros bien sapé de l’aventure. C’était globalement sympa: une ambiance malsaine, oppressante où chaque personnage tente plus ou moins de survivre, le tout baignant dans une bonne dose de fantastique. J’aime, malgré l’histoire qui se barre rapidement en sucette. Globalement, le design est plutôt bon et ne sombre pas trop dans le n’importe quoi… enfin presque.

Passé un certain stade, de nouveaux personnages font leurs apparitions et… disons que ça tranche un peu BEAUCOUP avec le reste du groupe. Béatrice, la « grand méchante » d’Umineko, fait souvent appel à des « hommes boucs ». Ils sont grands, imposants, carrés; ça accentue bien le côté malsain et peu rassurant de l’œuvre. Mais à côté de ça…

Ca commence de façon gentillet avec les 7 sœurs du purgatoire. 7 personnages féminins qui représentent les 7 péchés capitaux ? Très bonne idée ! Sauf que le design est… comment dire… Un peu décalé ? Retrouvé 7 nanas légèrement dévêtues m’a surpris et pas forcément dans le bon sens du terme. Pas choqué, mais ça commence à être douteux… Fallait vraiment, en terme de design, passer par la case Culotte apparente du cahier des charges de la japanim’ ? Sérieusement ?

J’aurais (éventuellement) davantage apprécié un design différent selon les péchés (que ça soit en terme de physique ou de costume), pour mieux (autant que possible) les symboliser… D’autant que pour accompagner un tel design, on se coltine une scène (Episode 21, gare au spoil) où l’on retrouve l’éternel côté nunuche féminin typiquement japonais. Embarrassant. Mais j’étais loin de me douter de la suite !

Parce que ça, ça peut encore passer. Mais un peu plus tard, on arrive réellement dans un virage à 90. Je veux dire, que Béatrice soit une MILF en robe/jupe par moment, qu’elle invoque des hommes-boucs pour combattre, ça ne me pose aucun soucis: ça reste, toutes proportions gardées, « cohérent » visuellement parlant. Alors pourquoi, après avoir commencés avec les sœurs du purgatoire, on passe aux… Bunny Girl ? Oui, des filles avec des oreilles de lapins. Je suis franchement pas fan de ce truc en général et encore moins dans une œuvre comme Umineko, où tout se passait à « peu près bien ».

Les Siesta, de leur petit nom, m’ont fait ressentir ce petit frisson de la honte, où l’on se dit que cette scène n’a pas sa place (tout comme sa variante un peu plus tard dans la série), qu’on n’aimerait pas que quelqu’un nous voit mater un truc pareil. Ca tranche radicalement avec le reste, c’est d’un ridicule (Sérieux, leur « super attaque », flat what !? ), c’est… une autre culture, faut croire. Et la série en rajoute une couche peu après – cf même lien Youtube précédent – avec l’arrivée de Gaap, personnage un peu plus charmeur, mais dont l’aspect fan service dénote toujours autant avec le reste. C’est pas tous les jours qu’on voit des robes fendues sur le côté… Et une coupe pareil.

J’espère que la suite (« Chiru »), si elle est adaptée un jour, sera moins gratinée à ce niveau là.

Le cas Higurashi no naku Koro Ni

Contrairement à Umineko, Higurashi fût une excellente surprise. Le scénario était grave prenant, assez compréhensible (même s’il manque la partie « Réponse » mais ça a un minimum de sens contrairement à Umineko sans cette 2nde partie), une très bonne ambiance qui alterne calme et gaîté avec des passages bien trashs/glauque comme je les aime.

Mais justement, dans ces passages calmes, il y a eu des moments qui m’ont… perturbés. Pour rappeler grosso merdo les faits pour ceux qui ne connaissent pas l’œuvre, disons qu’il y a le héros, Keiishi, et plusieurs nanas qui l’accompagne, dont 2…très jeunes. Au début, ça commence doucement dans le WTF avec une autre fille, Shion, qui bosse dans un petit restaurant. Rien d’anormal, si ce n’est l’accoutrement…particulier.  Bon, okayyyyy. Disons que c’est à peu près normal dans le milieu (enfin, je me suis fait une raison), même si ça commence à faire un peu tâche (parce que c’est GRAVE ridicule cet espèce de contraste avec le reste de « l’univers », même principe que les Siesta d’Umineko) dans un récit qui alterne aussi facilement entre tranche de vie classique et passage glauque/fantastique. Un peu plus tard, elle hérite d’une variante – qui en rajoute une couche dans le ridicule – où elle se retrouve en mini-short avec une queue de chat. Mouais. Mais s’il n’y avait que ça !

Vint le tour d’une des petites filles de 10 ans de porter le premier costume, mais à sa taille forcément. Eh, pourquoi pas, faut bien gagner sa croûte apparemment dans le village d’Hinamizawa ! Mais le frisson est apparu après, quand le héros, voyant la superbe tenue de la petite fille, s’est senti irrémédiablement attiré par elle. Pas juste un « elle est mignonne », mais cette espèce d’attitude un peu perverse dans le regard, genre I’M GONNA VIOLATE YOU. Le costume « sexy », déjà ridicule sur Shion (mais qui « passe » parce qu’elle a le bon âge et les formes pour), devient presque anxiogène (on y vient) sur une gamine de 10 ans. Ca ne va pas, ça fait fan service un peu forcé… et couplé aux personnages qui entourent la jeune fille à ce moment, devenus hystériques en la voyant « si jolie » et voulant l’embarquer chez eux; ça donne une scène vraiment dérangeante et exaspérante à la fois. Un peu lourdingue, en somme. Pourquoi un tel craquage ?

Comme dit plus haut, il reste encore la partie « Réponse », adapté (contrairement à Umineko) en anime sous le nom Higurashi no Naku Koro Ni kai, bouclant ainsi l’histoire une bonne fois pour toute. J’espère qu’ils calmeront sur cet aspect là… Et à côté de ça, il y a eu des OAVs apparemment assez dispensable, dont le dernier en date se résume surtout à du fan service sexy bien gras. Là c’est clair: non merci, j’ai déjà donné !

Le cas Code Geass/CG:R2

Code Geass est une bonne série. Du moins, la saison 1 était des plus sympathiques, la saison 2 moins, mais restait tout à fait regardable: des complots rondement menés avec pas mal d’action (Avec des mechas, donc joie), pleins de rebondissements plus ou moins crédibles, des personnages charismatiques (Ah, Kallen) et tout et tout. Mais, peut être Clamp oblige, l’anime a de drôles d’habitudes.

C’est très aléatoire, mais c’est aussi ça qui surprend aux premiers abords: ces fameux passages douteux arrivent quand ils veulent, sans prévenir. Limite, une fois qu’on a compris que c’est en partie une marque de fabrique de la série, on les attend un peu au tournant, on les redoute, on se dit que ça va peut être pas tarder à arriver et on sert les fesses.

Alors que tout semble être sérieux dans cet anime, avec de gros complots politiques, des morts et tout (et c’est quand même surtout ça, pas de méprise), Code Geass se laisse parfois aller. On y retrouve donc une CC (fanart, mais le costume de base est là, et il n’a rien de spécial) qui s’habille un peu n’importe comment d’un épisode à un autre (Et hop, bonjour la version gothic lolita), la même personne prenant des poses très évocatrice en étant courtement vêtue de temps en temps (voir même mets ses atouts en gros plans face à la caméra dans la R2) voir de même pour tout un tas d’autres personnages féminins, qui n’hésiteront pas à se dévêtir de façon encore random pour n’importe quelle raison scénaristique, crédible (lol) ou non (Souvent ! Une fête scolaire où les filles doivent attraper le chapeau du héros pour sortir avec ? Mettons nous en petite tenue pour le charmer!). Kallen (entre autre) finie souvent dans des positions suggestives à son tour, porte des costumes de lapines elle aussi (voir première illustration) et ses atouts féminins sont parfois joliment soulignés. Je dis pas non (c’est ma préféré, j’avoue) mais… ça n’a pas trop sa place dans un tel récit, personnellement.

Pire encore ! Comment ne pas souligner LA scène qui dérange, celle qu’on n’aimerait, de nouveau, pas mater en présence de quelqu’un extérieur à tout ça. Dans Code Geass, il y a une fille légèrement dérangée. Rien de bien grave dans le fond, ce sont des choses qui arrivent. Sauf qu’en plein milieu d’un épisode, on a ça, sans prévenir par un petit mot:
http://www.youtube.com/watch?v=ezwhZC4R-eI

Là, une fois n’est pas coutume, un gif résumera parfaitement ma pensée:

 (A noter que dans la VF, ils ont tenu à rajouter des petits gémissements, au cas où on n’aurait pas ASSEZ compris ce qu’il s’y passait)

J’ai donc de ce fait régulièrement fait mon Spock en voyant cette avalanche aléatoire de passage n’ayant rien à foutre dans une telle série (et qui arrivent et repartent comme si de rien n’était), surtout dans la saison 2 (R2) qui semble vouloir atteindre un nouveau palier, alors que la saison 1 restait…raisonnable.

J’aurais pu parler aussi de Queen’s Blade, mais là c’est un cas relativement extrême et voulu dès le départ, donc ça compte pas. Disons que là, le frisson de la honte ne m’a pas quitté du début jusqu’à la fin de la saison 1.

Du coup, je serais très curieux de savoir quels autres animes pourraient potentiellement rentrer dans cette « catégorie », quelque soit le genre. Histoire de voir à quel point on peut trancher avec le cœur d’une série (ou tout autre format). Des idées ?