All living things kneel before your master !

J’ai voulu résister à l’envie de plagier, mais l’appât du clic était plus fort que tout. Après une bonne entrée en la matière par Hélia et ses fidèles serviteurs qui la suivirent peu après, je me suis dit qu’il fallait bien céder à la tentation… Parce que bon, plus sérieusement, le concept est quand même vachement fun. Pour le coup, je vais tenter de développer un peu plus le truc, comme l’a fait Nemo, en tapant aussi dans le JV et peut être même les films. Enfin, un gros post masturbatoire dans tous les cas (et ça fait toujours du bien de se lâcher un peu de temps en temps. Wait), sur des adaptations que j’aurais sans doute jamais (enfin presque, je garde espoir pour certaines).

Tapons donc dans le coeur du sujet, avant de diversifier un peu plus le concept:

GTO Again

A la manière d’un Hellsing, GTO mérite une seconde chance, et ces paroles ont été écoutées. C’est le studio Madhouse qui s’y colle et adaptera donc, comme Hellsing, tout le manga. Le style graphique sera bien plus proche du manga et réalisera le moins de hors sujet possible pour ne pas reproduire la catastrophe de l’adaptation précédente par le studio Pierrot, le tout sous la forme de 52 épisodes. Bien que moins présent à l’heure actuelle, le studio a tenu que, pour marquer une sorte de nouveau départ en faisant un clin d’oeil à son prédécesseur, le générique d’ouverture soit de nouveau interprété par le groupe… L’Arc-En-Ciel. Mais la musique n’en sera pas moins nouvelle…

Si la série a un succès suffisant, le studio envisagerait même d’adapter la suite, GTO 14 Days, sous forme d’OAV, pour conclure comme il se doit les aventures d’Onizuka.

Bremen, Les déjantés.

Finalement assez peu connu du grand public, c’est le manga Shônen souvent drôle et un brin musical qu’est Bremen, d’Haruto Umezawa qui trouve sa place dans les derniers plannings d’Anime. Série en 13 épisodes adapté des 9 tomes initiaux et réalisé par la Gainax qui en profitera pour réitérer un côté expérimental comme avec Panty and Stocking, la série suit l’histoire de 4 hommes, réuni par le destin et souhaitant devenir un groupe de rock populaire au Japon. Evidemment, leur parcours sera loin d’être sans embûche…

Bien que pas forcément très haut dans mon coeur, c’est le groupe Maximum The Hormone (Death Note) qui réalisera l’opening, histoire de bien mettre les pieds dans le plat concernant le caractère « bourrin » (autant niveau action que musical) représenté dans Bremen. Premiers riffs dès janvier 2012.

Sonic the Hedgehog, The Animation

Après un sympathique premier essai, le studio VE Sega Animation retente le coup du film d’animation, en version longue, en réadaptant l’histoire du jeu Sonic The hedgehog sorti en 2006. Conscient de l’échec total du jeu à sa sortie, SEGA veut en quelque sorte se faire pardonner en réalisant un remake sous forme de film en CG du jeu, en ne gardant que l’essentiel après concertation auprès des fans. Musicalement, c’est Jun Senoue (et Crush 40 pour certaines musiques) qui s’en occupera, en réalisant de nombreuses reprises du jeu d’original et même quelques bonus issus de la saga pour l’occasion.

Quant au scénario, il sera donc remanié, moins ridicule, certains personnages seront même supprimés et surtout, le tout sera plus limpide, plus dynamique, parce que bon, les voyages dans le temps, c’est toujours un peu difficile à suivre (et c’était un peu mou). Dans tous les cas, on nous assure que la scène du baiser n’y sera plus, à en croire la phrase finale du premier trailer.

Deadpool, The Merc with a Mouth

Bien que n’ayant pas vraiment convaincu jusque là, Madhouse (et Marvel) remet une nouvelle fois le couvert avec… Deadpool, The merc with a Mouth. Projet en 26 épisodes, il partira sur une base à moitié connu des fans: encore une fois, le contexte scénaristique se retrouve téléporté au Japon, histoire de mieux incorporer le personnage dans la culture nippone.

A côté de ça, on suivra alors une histoire en partie originale, mais qui reprendra beaucoup d’éléments de ces différentes aventures américaines d’origine. On y retrouve donc logiquement des passages nettement inspirés voir repris de comics tels que « Il fait soigner le soldat Wilson« , « Deadpool Corps« , ou « Deadpool The merc with a mouth« , tout simplement, le tout englobé d’une bonne dose d’humour à la sauce nippone, de 4ème mur et même de mecha deadpool géant. Une sorte de best of chez les nippons, en quelque sorte… Et ça pourrait bien être payant, cette fois-ci.

Bayonetta

Bien que terriblement casse gueule vu ce qu’a donné Devil May Cry, les japonais retentent encore une fois l’adaptation de blockbuster du jeux vidéo en anime avec cette fois ci la MILF de SEGA et de Platinum Game, Bayonetta. Prévu pour « seulement » 13 épisodes, cette adaptation reprend donc le scénario du jeu d’origine, malgré quelques petits changements ici et là pour tenir sur un format court. Le scénario sera ainsi plus « light », mais plus dense en contre partie, pour un gros concentré d’action non-stop.

Réalisé avec un budget un peu plus conséquent que d’habitude pour une animation parfaitement fluide (et Dieu sait que j’aime les animations fluides), SEGA projette justement de populariser sa licence par le biais de cette adaptation, prévu en simulcast au Japon, au US et en Europe. Les dernières rumeurs faisant part d’un Bayonetta 2 dans les cartons confirmeraient donc l’envie de relancer une bonne fois pour toute la licence… Et c’est tout le bien que je souhaite à SEGA.

Onani Master Kurosawa

Inévitable. Lui, je le veux. 13 épisodes (oui je n’aime pas trop les séries trop longues), un style graphique légèrement crayonné pour rendre justice au trait superbe mais si particulier de l’original, une adaptation fidèle qui s’arrêterait au bon moment (Chapitre 30, et non 31) et… rien de plus. Mais une bonne adaptation, qui retranscrirait fidèlement l’impact émotionnel de certains passages plutôt fort, de mettre un peu de couleurs dans cet univers, de prolonger…bêtement l’expérience. Ca serait cool. pas de suite, pas de spin off, juste une bonne adaptation doublée, avec du bon son et un joli graphisme. Là, j’espère vraiment que ça va arriver.

Passons désormais aux… jeux vidéo ! Parce que là aussi, il y a pas mal de chose qui me vendrait du rêve.

Power Stone 3:

Longtemps réclamé par les fans, Capcom cède enfin, après plus de 10 ans d’attente, à faire une suite à une de ses meilleurs licences dans le domaine du jeu de baston, un peu à la manière du revival récent de Marvel vs Capcom 3. Toujours basé sur le même principe du combat à 4 dans un environnement 3D, Power Stone 3 poussera le concept jusqu’à son paroxysme: un roster dépassant les 30 personnages, incluant tout ceux apparu dans les 2 premiers épisodes, des nouveaux – forcément – et quelques guests-star, tout en affirmant que ces derniers seront malgré tout minoritaire. Il faut laisser le concept aux autres séries « VS » de la firme…

A côté de ça, toujours 3 tonnes d’objets utilisable et combinable pour en obtenir d’autres, des stages évolutifs, déformable selon les dégâts infligés et surtout la mise en place d’un mode Scénario entrecoupé de cinématiques sous forme d’Anime, en plus des modes habituels. Pour l’occasion, c’est carrément le studio Gainax qui s’y colle, après accord avec Capcom, dont ce dernier pourrait facilement lui rendre la monnaie de sa pièce dans le roster…

Capcom oblige toujours, mais on ne lui en veut pas trop pour le coup, c’est le moteur et le style graphique de Marvel vs Capcom 3 qui sert de base à cette suite, un peu pour rester dans l’esprit du revival de licence 10 ans après. mais contrairement à ce dernier, on nous promet cette fois-ci un mode Online en béton, avec possibilité de partager ses replays sur Youtube et  faire du montage vidéo avec (parce que c’est toujours rigolo).

Sonic Adventure 2 Rebirth

On l’aura longuement attendu et SEGA s’est enfin décidé à écouter ses fans. Sonic Adventure 2 avait brillamment marqué la fin de vie de la Dreamcast et les débuts de la Gamecube en fournissant un excellent jeu de plate forme. Un peu plus de 10 ans après, SEGA ressort ce grand classique indémodable sur le service en ligne XBLA/PSN et même Steam, SEGA ayant reconsidéré ses intérêts envers le Gaming PC.

Bien que n’étant pas un remake « total » comme a pu être Resident Rebirth sur GC, SA2:R opte néanmoins pour un bon paquet de retouche: un jeu redoublé par les derniers doubleurs US en date et des doublages non US pour les principaux marchés Européens; un moteur graphique optimisé issu du récent Sonic Generations, des musiques remixées, un gameplay recalibré pour gommer les quelques défauts d’époque, comme la caméra parfois capricieuse. Les Chao feront, hélas pour certains, leur grand retour tout en profitant du Online: mini-jeux et échange seront permis, entre amis ou contre le Grand Internet. On n’oublie pas le multijoueurs local en boostant le nombre de joueurs de 2 à 4 par la même occasion. Finalement, pour un remake « bas prix », SEGA est plutôt sympa pour le coup.

Time Splitters 4

Jeu de lancement des futures consoles de salon et PC, Time Splitters 4 revient et compte bien s’imposer comme une nouvelle référence, à l’instars de ses 2 prédécesseurs, encore au top de leur forme. Evidemment, Free Radical n’est plus, c’est donc Crytek qui s’en charge avec al dernière version de son moteur 3D, le Cry Engine, optimisé pour les nouvelles consoles.

Comme halo 3 à son époque, la licence ne compte pas oublier ce qui à fait sa force auprès des joueurs: un multijoueurs d’une richesse rare et permettant toutes les folies: 16 joueurs online, possibilité de jouer à 4 en écran partagé offline avec des bots ou online contre des inconnus. Comme avant, on retrouvera un éditeur de map mais très nettement poussé, et tout ce qui va avec: gestion des véhicules, des fluides et conditions climatiques, des réglages de l’IA, des scripts, de la destruction du décors afin de faire des parties multijoueurs qui ne ressemblent à aucunes autres, tout comme en solo, où il sera possible de reproduire fidèlement ce qui était possible de faire sur les consoles de la génération précédente (scripts, dialogues, mise en scène etc.).

Et côté solo, justement, le jeu partira encore plus loin dans le délire des voyages temporels en remontant très loin: préhistoire, Grèce antique, Révolution Française et j’en passe, vous ne verrez plus les grandes figures emblématiques de notre histoire de la même façon, Crytek ayant assuré que l’humour propre à la série ne disparaitra pas. Un programme alléchant, à coup sûr. Ah, mais 2014, c’est encore loin…

Sonic & SEGA All-Stars Fighting

Après un essai sympathique mais encore perfectible dans la course automobile, SEGA et le studio tente ce qu’on attendait un peu tous (pas que les voitures et le tennis, ça soit naze mais…). Un jeu de baston ! A quatre joueurs en même temps ! A mi-chemin entre Power Stone et Smash Bros !

Une quarantaine de personnages dont la moitié est issue de Racing mais surtout des nouveaux en pagaille comme Bayonetta, Jack de Madworld, du Valkyria Chronicles, un personnage entièrement customisable pour symboliser les jeux Phantasy Star Online, Kazuma de la série Yakuza ! Des mini-jeux en pagaille, dont un basé sur Propeller Arena ! Un mode scénario débile où tout ce beau monde se retrouve projeté dans le même univers, et devant se liguer contre un grand méchant caché dans l’ombre, se servant des grands méchants de chaque univers pour son plan machiavélique ! Un gameplay proche dans l’esprit d’un Power Stone, mais plus technique (ce sont les gars de Virtua Fighter derrière, ils assurent forcément), car n’ayant pas de système de transformation comme ce dernier.

Mais le tout reste dynamique, jouissif mais accessible, bourré de caméo en veux-tu en voilà et complète parfaitement bien le gameplay de Power Stone 3. Et comme SA2:B Rebirth, le jeu utilisera le moteur de Sonic Generation et sera un de derniers grands jeux de baston des consoles HD de cette génération.


Maintenant, imaginez les se foutre sur la gueule.

N’empêche que… c’est frustrant ce genre d’article. Je vais pleurer pour la peine tiens. SA2 Rebiiiiirth, je te veuuuuux.

Dark of the Bay


Ou la face cachée de Micheal bay.

On y croyait plus ! Quoiqu’en disent ses habituels détracteurs, il avait déjà fait des progrès avec le second opus, qui allait plus loin dans à peu près tous les domaines (bien que trop, pour certains), en corrigeant quelque peu les défauts propre à sa façon de réaliser un film. Qui ça ? Micheal Bay bien sûr ! L’homme qui fait boom, le réalisateur qui se sert du cinéma pour réaliser des rêves de gosse, l’homme qui a… donné vie à la saga Transformers au cinéma, du coup. Deux ans après le 2ème film, j’attendais assez fébrilement la suite et fin de cette saga qui m’aura parfois mis des étoiles dans les yeux, grand amateur de mecha que je suis. Et allons à l’essentiel: c’était franchement bon, tout en prenant compte de ce qui n’allait pas dans les films précédents. Bay a enfin compris comment on faisait un bon film !

Déjà, ce qui surprend dans le bon sens du terme quand je suis ressorti, c’est que l’histoire est…. sympa et réussi. Oui, je sais, je parle de scénario et de Transformers dans le même paragraphe, remettons les choses dans leur contexte et tout est à prendre proportionnellement à la licence exploitée ici même. Mais oui, qu’à cela ne tienne, ça tient justement assez bien la route. L’idée reste la même qu’auparavant: tout n’est prétexte qu’à occasionner de grosses bastons entre robots géants. Et de ce côté là, on est servi. Mais le fond, ce prétexte, est… assez bien trouvé. Il faut dire que c’est un concept, avec les voyages dans le temps, que j’ai toujours aimé: celui de revisiter l’histoire pour la replacer dans un autre contexte.

Ici, dans la lignée du précédent, on l’adapte à la sauce Transformers: le voyage sur la lune ? C’était une excuse de Kennedy pour récupérer quelque chose appartenant aux Transformers dans la face cachée de la Lune (d’où le titre, mais rien de spoilant). Tchernobyl ? C’est la faute des Transformers aussi. Et j’ai trouvé ça bien construit. Ce n’est pas tellement un bête contexte balancé « comme ça » dès le début juste pour situer l’histoire, mais c’est vraiment une composante essentielle du film. C’est vraiment « utile » à tout ce bordel, c’est suffisamment développé pour être intéressant à suivre (Eh, même le fait qu’on soit jamais retourné sur la lune est justifié dans le film !). C’est déjà un bon point de départ.

Puis en parallèle à ça, on retrouve le héros, Sam (Shia Labeouf) de retour dans la vraie vie après avoir sauvé le monde 2 fois: la vie de bureau n’est pas aussi cool qu’il aurait pu l’espérer, ses précédentes actions ne l’ayant pas beaucoup aidé à se trouver un boulot digne de ce nom, ni même à s’en sortir tout court, car ne devant pas être révélé au grand public, secret d’état oblige. Ah, la nouvelle remplaçante de Megan Fox qui lui sert de copine ? Moui, c’est drôle de voir quelle justification scénaristique ils ont trouvés pour remplacer Fox après l’avoir virée, mais ce n’est pas trop ma came, on va dire. D’autant qu’elle joue mal, et donc rarement crédible…Et cette duck face encore pire que Fox, non merci.

On alterne donc entre une histoire lunaire qui avance doucement mais sûrement avec tout ce que ça comprend (La montée en puissance des Decepticons après leurs 2 roustes précédentes, l’arrivée de nouveaux alliés et ennemis et j’en passe… et ça marche bien), la vie de Sam et sa bande dans la vie de tous les jours avec tout ce que ça comporte (Le côté « double jeu » de sa vie, gérer ses relations etc. Rien de bien profond hein, mais du coup, le personnage prend un peu d’épaisseur, c’est toujours ça de pris) et quelques scènes d’action pour nous rappeler que, eh, on est là pour les robots de l’espace en forme de camion qui se foutent sur la gueule. Et là, déjà, on comprend rapidement que Bay maîtrise enfin son sujet.

Le gros défaut qui ressortait du premier Transformers, c’était cette manie – que l’on retrouve partout désormais dans le fond – de filmer en ayant parkinson. Ca tremble, ça donne la gerbe, c’est illisible; c’est probablement l’une des pires techniques du cinéma à l’heure actuelle. Et officiellement pour la mise en place de la 3D et officieusement pour récupérer les quelques fans dégoutés des premiers opus, Bay s’est dit qu’il fallait se calmer.

Et paf, d’un coup, Bay fait des merveilles. Un peu de ralenti, des prises de vue plus larges, des scènes qui dépassent la seconde de temps à l’écran; on profite enfin du spectacle qu’on était en droit de s’attendre d’une telle licence et c’est un réel plaisir. Si si, vraiment. Parce que techniquement ça assure, que les robots sont plus crédible que jamais dans leurs animations et leur rendu; que visuellement on en prend plein la vue avec des passages vraiment impressionnants… Et ce n’est rien comparé à la deuxième partie.

En l’attendant, cette première partie était vraiment dès plus sympathique. Longuette, c’est vrai, mais jamais ennuyante… Et puis elle permet aussi de montrer qu’en dehors des scènes de baston, Bay a aussi compris ce qui clochait et s’est pas mal remis en question. Il s’est, d’un côté, lâché sur les scènes d’action (et c’est tout ce que l’on voulait) et pour le reste, il s’est assagit, calmé. Moins de passages ridicules, moins de répliques à la con, un humour moins gras, qui fait plus souvent mouche, pas vraiment de patriotisme… Ca ne veut pas dire qu’il n’y en a plus du tout: d’une certaine manière, j’ai senti que Bay voulait se retenir à tout prix de retomber dans ces mauvais travers pour montrer le bon exemple mais y cède encore un petit peu, de temps en temps, parce qu’il est difficile de perdre ses mauvaises habitudes de façon aussi brutale. On dirait moi et mon régime.

On retrouve donc toujours un peu ces phrases à la con balancées à la fin de certaines scènes serious business pour détendre l’atmosphère et… ça marche encore moins qu’avant, parce que ça sonne faux à côté des efforts que fait Bay. A contrario, certains passages sont définitivement trop… niais, avec de grandes phrases pompeuses sur l’amitié, la famille, la quête du pouvoir et autres conneries que seuls les enfants encaisseront sans broncher… Côté ridicule, on retrouve aussi cette étrange manie de rendre les Transformers trop humains physiquement parlant: pourquoi faut-il absolument accorder le physique du robot en question avec sa personnalité ? Pourquoi l’Autobot « intelligent », le génie, le créateur de la bande en somme; souffre de… calvitie, avec le reste des cheveux proche de la coiffure d’un Albert Einstein ? J’ai fait un peu une tête de pokerface en le voyant débarquer.

Et oui, l’humour y est moins gras. Bien sûr, il y a (aura ?) toujours des blagues un peu potache, de l’humour con-con en pleine action, des sous entendu graveleux (les fans du chinois des films Very Bad Trip devront apprécier son apparition); mais on ressent quand même que c’est plus fin. Oui je sais, le terme est trop fort, mais je ne vois pas les choses autrement, c’est comme ça que je l’ai ressenti. Là, sans se rouler par terre, on sourit de bon coeur face à certaines vannes bien trouvées, de situations cocasses et réellement drôle, le tout soutenu par des personnages parfois hilarants (Ah, Dutch et son accent so deutch, j’aime).

La formule ne change donc pas trop dans l’absolu (faut pas pousser non plus), mais il y a moins de ce qui faisait défaut auparavant, faisant tomber la balance dans le bon côté des choses. Du coup, c’est bien plus agréable à regarder qu’avant, on a moins ce sentiment de honte face à certains passages, le film est mieux dosé… Du moins dans sa première partie.

Parce qu’il y a quand même un revers de la médaille dans tout ça: je ne vais pas faire de l’originalité (parce que je ne suis pas le premier à le relever) mais force est de constater qu’on a l’impression d’avoir du « 2 films en 1 ». On a donc cette première partie, cette intro un brin trop longue à se mettre en place mais bigrement sympathique… et une dernière partie orientée action jusqu’au bout des ongles, sans concession. Et bon sang, quelle seconde partie !

Bay est lâché. N’ayons pas peur des mots: en terme d’action, de réalisation, d’intensité; Transformers 3 enterre toute concurrence et n’en aura probablement pas de sérieux avant plusieurs années, tel un Crysis cinématographique. C’est dit.

Le résultat est juste impressionnant et conforme à l’attente qu’on pouvait en avoir: En limitant massivement le spoil, disons que Bay a vu grand, très grand. On passe d’une ambiance un peu décontracte à une ambiance plus guerrière, plus sombre. On vire au film de guerre pur et dur, en quelque sorte. Une ville dévastée (c’est dans le trailer), des civiles qui courent dans tous les sens et se font tuer sans censure, des combats à grande échelle, des destructions gigantesques à foison, de la bravoure, de la tôle froissée par centaines; Bay tranche peut être trop avec le début, mais a le mérite de provoquer une grosse montée en puissance tout au long de la dernière heure du film. En un mot: épique. Franchement ? La scène de l’immeuble vaut à elle seule la vision du film: on n’a jamais assisté à une telle débauche d’action réussie et de FX de qualité à ce jour.

On sent que le budget doit valoir le PIB de tous les pays africain réunis, Bay se fait vraiment plaisir à chaque instant avec une démesure totale et c’est ça qu’on attendait. Bay continue d’ailleurs ses efforts au niveau de la réalisation, un tel changement aurait pu être pour lui le moment de craquer totalement et de retomber lourdement dans ses mauvais travers… Que nenni ! Toujours lisible, pas de montage épileptique et Bay se permet même de troller à sa manière en réalisant un superbe plan-séquence avec Optimus à un certain moment, véritable pied de nez à ses détracteurs. Genre de passage qui, si on s’était mis dans « l’esprit » des précédents opus, aurait été totalement différent avec tous les défauts qu’on lui connaît.

Et on prend son pied. Pendant une heure, ça ne s’arrête presque pas. On reste ébahit devant un tel spectacle, on se dit régulièrement « Non, il a osé ? », « Encore ?  » « Quoi, c’était pas la fin ? »… Pour finir sur un « Déjà ? ». C’est justement ça son plus gros défaut, cette nette différence avec le début qui pourra en rebuter certains, parce qu’ils s’attendaient à de l’action non-stop pendant 2h30. Et parce que oui, le film est long. Un peu trop, mais c’est là qu’on se rend compte d’un certain « mauvais » (toutes proportions gardées) dosage tout au long du film.

Mais peu importe, Transformers 3 est un vrai bon film pour le coup. Pour peu que l’on aime un tant soit peu les gros robots géants, et qu’on n’ait pas trop apriori sur Bay, sa façon de filmer et sa filmographie; on passe un vrai bon moment. Toujours les mêmes tares habituelles dans le fond, mais à une échelle moindre. Tellement moindre. Pour le coup, il a finit cette trilogie avec un certain brio et on en n’attendait pas moins de lui. Objectif réussi !