Mar-veeeeel, ton univers incompréhensiiiiible…

Ca fait longtemps que j’aimerai me lancer pleinement dans l’univers si riche, si dense, si… infini qu’est l’univers MARVEL. Mais hélas, difficile de s’y retrouver. Entre séries qui perdurent depuis plusieurs dizaines d’années et qui s’entrecroisent avec d’autres, les reboots incessants et spins of de toute part sans oublier la parution française aléatoire; difficile de s’insérer dans ce joyeux bordel sans perdre un minimum le néophyte en quête de super héros (Je pense que je vais devoir sérieusement mettre une croix sur Civil War et tout ce qui l’entoure, c’est définitivement hors de ma portée). Un néophyte comme moi, qui s’est toujours intéressé à cette branche de la BD, mais sans jamais oser y aller, préférant se contenter des « produits dérivés » tels que les JV, films et autres adaptations en tout genre.  Ce ne sont pas les « meilleurs versions » ni les originaux, mais c’est facile à suivre dût à leur format imposé et au public visé et pour se mettre doucement dans le bain, c’est juste ce qu’il faut, à défaut de mieux.

Mais même en procédant comme ça, c’est frustrant. Frustrant parce que si on veut un « produit dérivé », il faut avoir du potentiel commercial. Quand on a envie de découvrir un personnage plutôt obscure, force est de constater qu’on est sacrément mal lotie, surtout en France : Comme moi, vous avez joué à Marvel vs Capcom 3 et vous avez été intrigué par le personnage de Modok ? N’espérer pas le retrouver dans un quelconque produit dérivé mettant en scène son histoire, ce n’est fatalement pas assez vendeur pour le mettre en avant. Et surtout, bonne chance pour retrouver ses aventures en comic, je ne suis même pas sûr que ça existe en France. Ou alors, comme une bonne partie des comics sorties chez nous : c’est sortie sous forme de magazine (bi)mensuel il y a 10 ans et plus, le genre de truc difficilement trouvable de nos jours.

Alors la solution est simple, pour les noobs : ne pas viser « trop haut » (vouloir lire les gros classiques qui tâchent) et essayer de profiter du vaste univers qu’est Marvel. Spin of, reboot, One-Shot, tels sont les mots clés à retenir dans votre recherche pour satisfaire votre envie de super-collant. Ca fait quand même référence à quelques anciennes aventures qui ne seront plus jamais disponibles, voir qui ne l’ont jamais été chez nous ? Il suffit de prendre son courage à 2 mains (parce que sinon, on ne lit presque RIEN) et d’aller fouiner Wikipédia et surtout Marvel-World, la gigantesque encyclopédie de cet univers, incroyablement riche et intégralement en français. Okay, on n’aura quand même pas lu la BD en elle-même, mais on ne sera pas totalement largué et ce n’est déjà pas si mal.

Petit compte rendu de mes premiers pas (Eh oui, il n’est jamais trop tard, surtout ayant toujours eu un gros penchant Manga, ça n’aide pas) dans l’univers de Marvel…

Spiderman Noir T1 & 2

J’ouvre le bal avec un super héros que j’apprécie, même si … comme avec un peu tout le monde, je le connais mal. Mais disons que j’ai grave kiffé le dessin animé du début des 90’ et les 2 premiers films m’ont bien plu, surtout le premier. Le 3ème ? Pas vu, mais apparemment c’est pas une grosse perte.

Pour rappel, le concept de la série Noir est simple : transposer l’univers Marvel à l’époque des années 30, soit peu avant la seconde guerre mondiale, toujours d’actualité dans cet univers alternatif. Pour Spiderman, on retrouve toujours un Peter Parker voulant devenir journaliste mais en partie, cette fois-ci, pour mettre à l’amende le gros caïd du coin, qui règne en maître sur la ville. D’autant qu’il est, SURPRISE, potentiellement responsable de la mort de son oncle, comme dans l’original.

Mais là où est tout l’intérêt de la chose, c’est de transposer finalement les grandes lignes de l’univers de Spiderman dans un monde très… sombre, noir (Forcément !), à l’ambiance très « Polar», assurément. Les années 30 sont superbement retranscrites et on prend un vrai plaisir à suivre Spiderman régler ses compte chez les mafieux, le rythme étant bien réglé et le scénario efficace. L’ambiance est excellente, visuellement le comic en jette pas mal aussi, notamment les variantes du costume de Spiderman, classieuse à souhait.

Evidemment, il fallait un peu s’en douter et ce n’est pas un défaut en soit, mais on ne retrouve pas exactement les personnages de l’univers de Spiderman (Marvel) exactement tel qu’on les connait, bêtement replacé dans le contexte des années 30. Comprendre par là qu’il ne faut pas s’étonner de ne pas recroiser un Dr. Octopus armé de multiples bras tel qu’on le connait, ou un Sandman malléable comme dans Spiderman 3. Justement, pour l’exemple, « Sandman » est un personnage juste « reconnu » pour sa force brute, vu qu’il est surnommé « Le marchand de Sable ». Mais pour le coup, c’est justement un grand plaisir de les croiser et de voir de quelle manière leurs histoires vont être remaniées pour coller à cette nouvelle ambiance. Et puis, il y a des nazis !

En somme, Spiderman Noir fait bien son boulot. La série n’est pas fini, j’attends impatiemment la suite car les bases sont très bonnes (ambiance, respect de l’univers d’origine) mais si j’avais un « défaut », quelque chose à lui reprocher, ça serait juste d’être finalement assez classique dans son déroulement. On reconnait de suite la touche Spiderman, mais j’aurais peut être souhaité un petit peu plus que ça, un peu plus de…folie ? A voir dans les prochains tomes.

Iron Man Noir T1

Parce que Spiderman Noir m’a donc convaincu du potentiel de transposer tout ces univers dans les années 30 featuring Nazi, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’essayer une autre variante de cette collection.

J’ai bien aimé les films Iron Man. Pas extraordinaire, pas du grand cinéma, mais c’était bien réalisé, bien « fun » pour du film de super héros et Robert Dowey Jr. dégage une classe monstrueuse : c’est décidé, Iron Man Noir dans mes fesses. D’autant plus qu’on m’annonce que ce voyage dans le temps transforme notre bon vieux Tony Stark en Indiana Jones improvisé au temps des nazis, à la veille de la seconde guerre mondiale. Comment y résister ?

Il faut reconnaître que l’histoire tient sur un ticket de métro. Tony Stark, grand aventurier qui raconte ses exploits dans les magazines « Marvels » (ahah) histoire de vendre du rêve pour faire oublier à la populace les prémices de la guerre, part à la recherche d’Atlantis, la cité engloutie. En route, il croisera des méchants nazis qui veulent à tout prix récupérer les informations de cette cité perdu et de ce qu’elle contient pour assouvir leur soif de dominatioooooooon du monde. That’s all ? Oui.

Et faut admettre que ça marche assez bien !  Le coté aventure à la Indiana Jones – qui est très juste au passage – est très plaisant : Tony Stark reste toujours l’homme séducteur, l’homme qui prend sans cesse des risques, défie avec classe ses ennemis ; l’inventeur hors pair qui te crée des armures de combats même dans les années 30, tel qu’on l’a connu par ses aventures classiques. Même le côté Iron Man pur (En armure quoi) fait plaisir : là on retourne à quelque chose de plus conventionnel, d’assez basique (Baston et gros moments de bravoure) mais eh, tabasser du nazis en armure de combat steampunk, c’est toujours avec plaisir, j’en redemanderai presque ! D’autant plus que pour ne rien gâcher, le dessin est fort joli, c’est détaillé et le design assure (même si ma préférence va aux dessins de l’armure de Stark (délicieusement retro) que des humains à proprement parler (mais qui ont de la gueule)).

Du tout bon ?

En fait, le problème – comic oblige je dirais dans un sens – tout va très vite. Bien trop vite même. C’est tellement condensé – sans être forcément désagréable – que tout s’enchaine sans qu’on ait le temps de vraiment s’installer au sein de l’histoire. Dans un sens, c’est bien, on ne s’ennui pas une seule seconde que ça soit l’aspect « Indiana Jones » que la partie Iron Man chez les nazis – bien qu’expédié en quelques pages. Mais, justement, pour le coup, ça donne aussi la sensation qu’il n’y a pas de profondeur au récit. S’attacher aux personnages ? Impossible, ça va bien trop vite. Développer le background des personnages, voir même juste du héros ? Trop peu de page pour se faire, pas le temps, faut que ça avance.

Pour le coup, je ne sais pas s’il y aura une suite, je ne me suis pas renseigné. Disons que le récit à un début et une fin, et pourrait très bien se finir la dessus, c’est « déjà ça ». Mais ça serait gâcher un bon potentiel… Car qu’on se le dise, c’était bien plaisant ! Ca fait office de bonne intro à cette vision alternative du héros, ça sent bon l’aventure et Iron Man casse la gueule à des nazis… malgré un certain manque de consistance évident.

Deadpool

On passe désormais à un personnage que j’aime beaucoup, mais, paradoxalement, que je connais très peu. On entend parler de lui à droite à gauche avec son apparition honteuse dans le film X-Men Wolverine ou sa première apparition dans la licence Marvel vs Capcom avec le troisième opus. Mais si on a envie de le connaître, c’est bien pour sa personnalité particulière ! On l’aime parce qu’il est légèrement timbré sur les bords car ayant survécu à une expérience ratée qui cherchait à lui donner le même facteur régénérant de Wolverine… Et surtout que, lié au point précédent, les différents auteurs se sont mis d’accord sur un aspect assez essentiel au personnage : le 4ème mur. Cette « technique » scénaristique qui permet au personnage de la fiction en question d’être conscient qu’il n’est pas réel et nous le fait savoir régulièrement.

Deadpool est « conscient » qu’il est dans une BD (ou dans un jeu vidéo pour Marvel vs Capcom 3) et s’en amuse régulièrement. Il va commenter l’action comme s’il était à la place du lecteur, lancera quelques blagues pour « nous » tout en faisant des comparaisons de sa situation avec un peu tout et n’importe quoi propre à notre culture pop’.

Donc, début Mars, Panini Comics passe la seconde : l’année 2011 sera sous le signe de Deadpool. Je n’ai pas le planning exact sous les yeux, mais pour le moment, en l’espace de 6 mois, 5 comics différents sont sortis chez nous et quand on sait à quoi point la distribution est chaotique en France, c’est presque un miracle. Petit passage en revu de ces comics – à un près – que je ne pouvais pas louper, gros fanboy en devenir que je suis.

Deadpool Collectif T1
(Wave of Mutilation, Part 1 & 2)

Hélas, soyons direct, ce numéro là est plutôt mauvais. Dans le fond, la base était bonne, propice à pleins de moments fendards tout en plaçant 2/3 blagues bien senties. Cette base ? Les PIRATES. Deadpool, sur un coup de tête, décide de se lancer dans une vie de pirate. Il s’achète un vieux rafiot et part à l’aventure avec son vieux compagnon Bob. Inévitablement, il finira par croiser d’autres « pirates » (Ou mercenaires des mers, mais aucune différence pour Deadpool) et les ennuis vont commencer blablabla.

Déjà ce qui choque et nous fait dire que ça commence mal, c’est le dessin. C’est assez laid. C’est mal dessiné. Des personnages comme Deadpool passent à peu près car ils ont des combinaisons, des costumes qui limitent le niveau de détails mais d’autres personnages à côté (Humains « classiques » on va dire) s’en tirent affreusement mal. On dirait un travail inachevé, les ombres sont faites n’importe comment, tout est très anguleux, c’est vraiment, vraiment pas très agréable à regarder…

Il n’y a pas grand-chose à dire dessus pour être franc. Outre le dessin, même le récit n’est pas génial. Le début est sympathique, oui. On sent un certain potentiel (comme toujours avec Deadpool) mais c’est toujours très mal exploité. L’humour ne fait pas vraiment mouche, les répliques sont un peu nazes et l’histoire n’est guère passionnante. On arrive à la fin, Deadpool s’est débarrassé des méchants pirates en même pas 50 pages, tout ça pour finir sur un « c’est tout ? ».

Heureusement que ça ne m’a pas couté plus de 4€, bien que j’attends le numéro 2 avec une certaine impatience, vu qu’au moins, les auteurs/scénaristes changent à chaque numéro. J’ai confiance !

Deadpool Corps, le club des cinq T1
(Prelude to Deadpool Corps)

Cinq Deadpool pour le prix d’un ? Le concept vend un peu du rêve.

Deadpool, celui qu’on aime tant. Miss Deadpool, la version gonflée aux boobs et à la Pony Tail, Kidpool, la version 10 ans du héros, encore plus incontrôlable que l’original. Dogpool, une version canine du pauvre… et Headpool, la version… tronquée on va dire, du mercenaire.

Pour une raison encore inconnue mais parait-il très importante (laissez moi deviner : sauver le monde ?), Deadpool part dans les dimensions respectives de chaque personnages (Pour les non habitués comme moi, parait que le principe des dimensions est limite banal chez Marvel) pour réunir toute sa bande. Rien que ça.

L’idée principale est que chaque chapitre, correspond au recrutement des différents membres de l’équipe (5 donc, le dernier étant la réunion finale avant le début de la vraie mission). 5 chapitres, qui seront réalisés par un dessinateur différent, multipliant alors les styles de dessins et l’ambiance qu’il s’en dégage. On alterne donc régulièrement entre passage très serious business (Le premier chapitre avec le General America et Miss Deadpool) et le grand n’importe quoi volontairement fendard : Je dois reconnaître que voir l’institut du professeur Xavier en mode « garderie » d’enfant (vu que c’est là qu’on y trouve Kidpool, mais aussi la version Kidz de Wolverine, Cyclope et compagnie) était particulièrement drôle.

Quant au dernier chapitre, j’y reviendrai plus tard…

Problème principal de cette itération aux multiples facettes: l’avoir sortie, tout en étant conscient qu’il manque des numéros consacrés à Deadpool dans la parution française. J’ai beau avoir plutôt apprécié le bouquin dans sa globalité (j’y reviendrais aussi), ce n’est pas très intelligent de sortir un comic qui fait souvent référence à un autre comic jamais sorti chez nous. Ce qui fait qu’on est un peu perdu… L’exemple le plus probant reste tout simplement le premier chapitre, qui met directement en place des personnages apparemment déjà connu, mais dont, pour nous pauvre français, reste un mystère presque complet. Marvel World, je t’invoque !

…Mais le pire, c’est que la traduction française en est consciente.

Pour faire simple : à l’origine, lors de certains dialogues, la VO n’hésite pas à placer dans une petite case annexe à quel numéro/comic, le personnage/dialogue en question fait référence, histoire de placer à peu près la chronologie de l’œuvre. Problème, comme dit avant, certains numéros mentionnés dans cette VF ne sont jamais sortis chez nous… Alors que faire ?

Un peu à la manière d’un troll subtilement placé, les traducteurs se sont amusés à « en rajouter », à commenter ces petites annotations. Ou, pour citer un exemple concret, Headpool (la tête volante) nous raconte qu’il a vu Deadpool dans la dimension Zombi :

–  « La dernière fois, je t’ai vu dans la dimension Zombi* »
Case annexe : « *Cette histoire, c’est dans une série pas encore publiée en France… Alors vous avez le droit de râler.»

Rien d’extraordinaire en soit, mais ça m’a fait quelque peu marrer. Un peu jaune dans un sens, mais vaut mieux en rire qu’autre chose… Parce que le reste de la VF tient franchement bien la route ! Okay, certains changements de références en feront rager plus d’un (Je suppose, mais ça doit être pareil que dans le milieu de la Japanim’), mais, dans l’optique de garder le même « impact » humoristique en français, c’est quelque peu nécessaire, même si ça fait bizarre de voir apparaitre le nom d’un célèbre groupe de musique français des années 80 dans un comic tout récent…

Et puis, il y a ce fameux dernier chapitre. En fait, je crois que c’est à cause de lui que je n’arrive pas à être totalement emballé. Comment peut-on l’être en même temps ? Incompréhensible scénaristiquement et surtout… surtout…n’ayons pas peur des mots, dégueulasse graphiquement. Alors que, malgré les styles différents, les précédents chapitres étaient agréable à l’œil (surtout celui de Headpool, superbe), ce dernier est un véritable doigt d’honneur aux règles du bon goût, histoire de boucler le tome sur les chapeaux de roue. Troll volontaire ? Je me pose sérieusement la question.

J’aurais aimé poster une image de ce chapitre, mais c’est difficile d’en trouver une correcte. Etonnant ? Disons que, pour visualiser le truc, ce n’est pas du dessin classique qu’on retrouve, mais de la CG. De l’image de synthèse. Pour. DE. LA. BD ?

Permettez-moi, je reviens.

Je disais donc. C’est affreux. L’excellent design des personnages, même si variable, mis en place juste avant est ruiné en quelques pages. Les CG sont d’un niveau pitoyable et nous font revenir facilement 15 ans en arrière, à l’époque des CG bas de gamme, torché, sans aucun respect pour le lecteur. Je n’arrive décidément pas à comprendre un tel choix. Comment ça a pu passer ?

Malgré tout, Deadpool Corps reste sympathique. Ces petits soucis de compréhensions et ce dernier chapitre dégueulasse gâche quand même le plaisir de la lecture, mais on y passe un bon moment. C’est parfois très drôle, varié, le concept est prenant et le dessin est parfois magnifique… Disons que, là encore, c’est une intro correcte, dont tout le potentiel prendra tout son intérêt dans le tome 2, qu’on espère avoir rapidement ici.

Et si possible, sortez les précédents numéros chez nous, ça serait sympa.

Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson
(Deadpool : Wade Wilson’s War)

Encore du Deadpool ? Oui, mais pour l’occasion, je laisse le meilleur pour la fin, assurément.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est un comic qui revisite encore une fois l’histoire du célèbre mercenaire, mais sous forme de One Shot. Pas de lien avec d’autres comics à proprement parlé, on peut y aller sans risque… Même si c’est toujours intéressant de regarder qui est qui, dans les personnages cités, quand même propre à l’univers Marvel.

On y retrouve un Deadpool comme on les aime, au meilleur de sa forme je serais tenté de dire (surtout après les 2 précédentes lectures) : Humour, beaucoup d’action, des phrases percutantes, des références bien senties, la totale en gros.

Deadpool est au tribunal, étant accusé, avec ses comparses, d’avoir tués un paquet d’innocent. S’en suit alors une série de flash back un peu dans le désordre où, petit à petit, la version des faits de chacun semble quelque peu incohérente entre elles. Qui a raison, qui a tort ?

Au fur et à mesure de l’histoire, Deadpool nous raconte son passé, ses liens avec ses camarades de jeux,  sa version des faits concernant ce massacre d’innocent et ce qui les aurait poussé à faire ça. Toujours aussi conscient qu’il est dans une BD, il prend un malin plaisir à se jouer de nous. Nous raconte-t-il la vérité ou nous mène-t-il en bateau ? C’est finalement ça qui fait qu’on aime ce comic : Un Deadpool qui ne perd jamais le Nord même devant la justice, une histoire volontairement touffue, où s’entremêle vrai et faux flashback pour mieux semer la confusion jusqu’au grand final et surtout, en bonus, une bonne dose de 4ème mur brisé à grand coup de savate comme je les aime.

Il y a un vrai talent dans l’écriture (et dans la traduction par la même occasion, chapeau) pour rendre le personnage accessible à nous, les débutants en Marvel et toujours aussi irrésistible et fidèle à ses principes. Les références et les gags s’enchainent sans que ça paraisse ajouté à la va vite pour remplir un quelconque cahier des charge, on sourit voir rigole franchement des pitreries du mercenaire amoché.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est assurément le meilleur comic dédié au personnage paru cette année. Ce n’était peut être pas bien difficile vu la concurrence (et ce n’est pas totalement faux) mais ce qui est sûr, c’est qu’il est bourré de qualité et passe très bien auprès d’un néophyte comme moi. Une vraie bonne surprise que j’aurais finalement peut être aimé voir prolongé sur un 2ème tome (du moins, en terme de qualité d’écriture, j’en veux plus souvent) mais eh, c’est déjà pas si mal qu’il remplisse très bien son rôle.

Adjugé vendu : Deadpool a obtenu un fan de plus.

 

7 réflexions au sujet de « Mar-veeeeel, ton univers incompréhensiiiiible… »

  1. Marvel, j’ai laissé tomber il y a quelques années à cause de choix éditoriaux qui m’ont déplu, en particulier concernant ces pauvres X-Men ; je ne reviens que périodiquement, pour des arcs ou des crossovers spécifiques comme Civil War ou World War Hulk.

    Avec le recul, je sais que j’aurais presque du mal à expliquer comment rentrer dans cet univers sans se sentir largué ; et puis, cela date quand même d’avant la sortie des films (et avant qu’internet devienne un réflexe)…
    Ce qui m’a poussé vers le format papier, c’est X-Men. Dans les années 90, Marvel a produit plusieurs dessin-animés tirés de ses séries, dont je retiendrai surtout – parce que je les ai suivi régulièrement – X-Men, Spiderman, et Iron Man. Concernant plus spécifiquement X-Men, le DA essaye de revenir sur énormément d’événements marquants et de personnages du comics, comme la Saga du Phénix, Génosha, l’Arme X, les Sentinelles, l’assassinat du Sénateur Kelly, Bishop le Voyageur Temporel ; à tel point que, pour l’avoir revu il y a quelques années, j’ai été un peu déçu par le joyeux bordel que cela provoquait parfois.
    Mais grâce à ça, lorsque j’ai ouvert un comics X-Men pour la première fois (puisque le DA m’avait donné envie d’en lire plus), je n’étais pas totalement largué. Bon, je tombais après un arc comprenant des êtres appelés « Skrulls » que je ne connaissais absolument pas, certains membres de l’équipe m’étaient inconnu – Marrow et Shadowcat – mais cela restait compréhensible. Puis j’ai persévéré, j’ai testé d’autres séries, cela s’est tout seul.
    Malheureusement, la méthode de passer par les films et/ou le DA marche moins à l’heure actuelle pour X-Men, dans la mesure où les choses ont énormément évolué depuis, à cause de Marvel qui voulait apporter de la nouveauté à cette licence. Messiah Complex, Utopia, X for X-Tinction, Necrosha, autant d’arcs que je réprouve.

    La solution, pour le nouveau lecteur (et en attendant de passer aux séries principales), ce sont les versions Ultimate. Ces comics correspondent aux titres majeurs de l’éditeur, mais plus proches des adaptations cinématographiques, comme s’ils étaient apparus dans les années 2000. C’est plus moderne, et abordable pour n’importe qui. Ultimate X-Men est une réussite, un titre efficace grâce aux auteurs de talent qui ont travaillé dessus. Le fin du fin reste Ultimates, la nouvelle version de Avengers, série finie en 3 intégrales et vraiment excellente de bout en bout.

    Concernant Civil War, si cela peut te rassurer, d’une tu peux comprendre ce crossover rien qu’avec les publications regroupées dans les intégrales – Heroes for Hire ou She-Hulk, c’est du bonus – auquelles je reprocherai tout de même l’absence de la mini-série Frontline. Et dis-toi que même le lecteur habitué ne connaitra pas tous les personnages, dont beaucoup sont finalement là pour incarner les victimes ou symboliser le « héros ordinaire ». Prenons par exemple le Typographe, héros totalement obscure que je ne connais que parce qu’il fait sa première apparition dans un des trois numéros de Spiderman que je possède ; et dans Civil War, il semble pourtant jouer un rôle notable.

    Sinon, tu as aussi des séries Marvel – parfois au nombre limité de chapitres, et publiées en France – qui peuvent être appréicées sans rien connaître de toute la mythologie qui existe autour des événements majeurs de cet univers et de ses personnages.
    C’est notamment le cas de Runaways / Les Fugitifs, l’histoire de 6 jeunes de Los Angeles qui apprennent que leurs parents sont en réalité des super-criminels, et que eux-mêmes ne sont pas aussi « normaux » qu’ils le pensaient. Une de mes meilleurs surprises de ces dernières années.
    Sinon, tu as aussi le génial Next Wave, écrit par Warren Ellis.

    En bref et pour résumer : Marvel, il faut un peu de volonté pour rentrer dedans, mais après cema ne pose plus de problème. Et toi, tu as l’avantage d’avoir internet pour répondre à tes questions. Les portes d’accès sont nombreuses, il suffit de choisir la bonne. Et après, ou cas tu aurais une question, il suffit de demander.

  2. En fait, pour Civil War, c’est justement pour ces aspects que tu soulignes que je suis très réticent à le lire: ya tellement de personnage que ça va (sans doute) te faire de la références dans tous les sens à d’anciennes aventures, ne serait-ce que pour comprendre qui et qui.

    On peut sans doute lire l’essentiel du récit sans trop de problème – j’en suis conscient – maiiiis je sens d’ici venir la frustration de louper un paquet de truc en parallèle (Déjà, rien qu’avec Marvel vs Capcom 3, ca fait un paquet de perso que j’aimerais découvrir davantage, comme Modok dit dans l’article ou Super Skrull… ou X-23… ou Taskmaster… ou …). D’autant que j’étais tombé sur une liste (officielle ? Je sais plus…) indiquant quel comic il faut avoir lu pour piger Civil War et la liste était loooongue avec pleiiiiiins de séries différentes. Plutôt décourageant.

    Mais déjà, comme tu le soulignes et comme j’ai commencé à le faire dans un sens, je vais me tourner vers les trucs un peu plus « indépendant » des grosses histoires, quitte à me « forcer » dans un premier temps à lire autre chose que les aventures des personnages hyper connus (mais eh, j’y suis attaché, c’est toute ma jeunesse…), je suis sûr qu’il y a effectivement beaucoup de perle. Merci pour les noms, je vais déjà aller me renseigner la dessus !

  3. Tu sais, je ne connaissais pas nombre de personnages apparaissant dans Civil War ; à part les fans hardcore, personne ne le peut, car certains sont franchement méconnus. Mais ce n’est pas grave, car cela concerne surtout des personnages qui n’ont qu’une utilité relative, et ne servent qu’à gonfler un peu les rangs des forces en présence.
    Les inconnus les plus utiles (façon de parler), ce sont ceux qu’affrontent Deadpool, qui se perçoit comme un agent du gouvernement ; sauf qu’il attaque des héros déjà recensés, et qu’il se fait rétamé par la plus puissante héroïne Marvel.
    Bref, il faut entamer cette lecture en sachant que certains personnages te seront inconnus, mais que cela n’a aucune importance.

    Je peux te faire un petit résumé de ce qu’il faut savoir avant de lire Civil War.
    Pour faire court, je vais commencer avec Scarlet Witch (La Sorcière Rouge). Fille de Magneto mais bien loin des idéaux de son père, héroïne mondialement connue et respectée malgré sa nature mutante et ses antécédents (elle a été membre d’un groupe terroriste mutant), elle n’a pas seulement été leader des Avengers : c’est aussi une des entités les plus puissantes de la planète. Ses pouvoirs presque sans limite et ses histoires de coeur souvent contrariées – elle est du genre à épouser un androïde puis à se demander pourquoi elle n’arrive pas à faire des enfants sans recourir à la magie – la rendent parfois extrêmement dangereuse malgré elle. Et justement, lors d’une crise, elle tue une partie des Avengers.
    L’équipe n’ayant déjà plus très bonne presse, Iron Man décide de dissoudre l’équipe, jusqu’à ce que certains événéments obligent plusieurs héros à travailler de concert ; comprenant que la dissolution de l’équipe était une erreur, ils la recréent sous le nom de New Avengers.

    Pour ces New Avengers, il y a un problème à régler, et cela concerne aussi les X-Men : une mutante anormalement puissante et instable se promène librement ; même si son père et Charles Xavier tentent de la gérer, rien ne garantie qu’elle ne risque pas de provoquer une nouvelle catastrophe. Alors que les deux équipes essayent de la capturer, son frère Quicksilver (Vif-Argent), ancien membre des Avengers, décide de l’influencer pour qu’elle utilise ses pouvoirs, lesquels doivent permettre de créer un monde « parfait ». Cela correspond à la saga House of M.
    Grâce à Wolverine et à une jeune mutante, les personnages comprennent que leur réalité et leurs souvenirs ont été altérés, et se retournent contre Scarlet Witch. Laquelle, au moment de flancher, lance une phrase aux conséquences funestes : « plus de mutant ».
    Au retour à la réalité, 99% des mutants de la planète ont perdu leurs pouvoirs.

    Ces événements ne font encore qu’aggraver la tension entre la population et les super-héros. Ces êtres aux pouvoirs faramineux, sans contrôle de la part des autorités, ne risquent-ils pas de provoquer des dégats toujours plus grave ?
    Le gouvernement étudie une loi censée contrôler les agissements des « super » lorsque survient la Tragédie de Stamford, et que Civil War commence.

    Voilà, j’espère que cela t’aidera. La Tragédie de Stamford correspond au début de Civil War, tu verras pas toi-même à quoi cela correspond.

  4. pareillement concernant l’envie de me mettre dans l’unviers X-Men. La dernière chose que j’ai lu et qui m’avait bien ému à l’époque était lorsque Semic France faisait paraitre la série Uncanny X-men, et je me souviendrai toujours de la mort de la soeur de Colossus, Illyana et du virus Legacy et d’un autre genre de virus (mes souvenirs sont vagues la dessus) virus robot…
    Bref, c’était pas mal et les x-men étaient scindés en équipe or et équipe bleue, avec Bishop dans l’une des deux qui recherchait le meurtier de je ne sais plus qui.
    Et j’ai décroché du jour au lendemain car j’en avais marre des épisodes fill in et des séries s’étalant sur 12 titres différents.
    J’aimais pas être pris pour une vache à lait et je n’aime toujours pas ça. Je ne pense pas que je pourrai m’y remettre un jour !

    Quant à Deapool, j’ai été également TRES déçu (et c’est un doux euphémisme) quant au dernier épisode en pseudo troidé du pauvre, j’ai trouvé cet épisode vraimet MERDIQUE ! Comment les exécutifs peuvent greenlighter ce genre de trucs et comme leurs propres auteurs peuvent etre fiers de leur travail ? « rha les gars, j’ai fait un truc là, vous allez voir ! C’est trop beau, ça claque » heuuuuu nan je crois pas là !
    Quoiqu’il en soit, vivement la suite de Deadpool et je pense que je vais me rabattre sur les classics en VO. Même si je ne maitrise pas entièrement l’anglais, je pourrai suivre plus fidelement les aventures de mes héros. ^^

  5. Le truc avec la publication des Deadpool par Panini, c’est que son rythme ne correspond pas à la parution « originale » de la série. On a droit à une flopée de titres sans lien véritables les uns entre les autres. On ne comprend donc pas d’où vient Wade Wilson, pourquoi il est ce mercenaire grande gueule etc. Graphiquement, globalement, comme le perso a été développé dans les 90’s – époque des premières colos avec ‘toshop et tout le bazar -, ouais, c’est assez souvent de la faute de goût assez dégueu, avec des filtres lissants et des reflets pas beaux. Ca s’améliore un peu avec le temps, mais Deadpool est avant tout à lire pour le perso et les histoires complètement WTF que pour le dessin chiadé (un paradoxe pour de la BD).

    Si tu as kiffé la série des Marvel Noir – j’ai pas trop aimé le Iron Man pour le coup – le premier volume des X-Men, le Punisher et le Dardevil sont très bien faits. Il paraît qu’il existe un Deadpool, mais j’ai pas encore pu mettre la main dessus.

  6. Moi je conseille des oeuvres comme 1602 ou encore Namor : voyage au fond des mers. Il n’y a pas besoin de connaître forcément le background des personnages et souvent la qualité est là.

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