L’histoire d’un Segasex dans l’univers scripté du FPS

Finalement, ça sera une (probable) série d’article, distillée un peu quand je veux, que je vais tenter de mettre en place. Pour ceux qui prennent le train en marche, je fais référence à ces articles où, blog oblige, je raconte ma vie mon parcours vidéoludique parce qu’il est toujours de bon ton de se rappeler de ce qui a forgé notre culture jeu vidéo, aussi pompeux que ça puisse paraître. Ici, la baston et là – le premier – sur les ErrPayGay. Pour le coup, passons cette fois-ci sur un genre qui aime faire parler de lui. Souvent en mal, hélas, par les têtes bien pensantes de la télévision pour décrire le MAL : le FPS.

Pour le coup, je dois dire que c’est assez difficile de revenir sur les débuts, c’est assez… flou. Enfin, surtout pour classer ça dans un ordre strictement chronologique (Quand j’y ai joué, pas quand c’est sorti, nuance). Faisons simple ! Sans chercher à donner un ordre précis (à moins qu’un Wolfeintein soit passé dans le coin sur un obscure PC de quelqu’un de ma famille, mais mon cerveau n’arrive pas à mettre le doigt dessus), mes premiers ébats virils étaient sur… Medal of Honor et Goldeneye, parce que je suis sympa et que je suis pour l’égalité des sexes supports. Ah, Medal of Honor ! Avant que ça devienne une mauvaise série/licence oubliée de tous, c’était un FPS qui avait mis globalement tout le monde d’accord à sa sortie.

Du FPS hollywoodien sur PS1, on y croyait pas ! Et pourtant, le résultat, malgré la puissance vite limitée de la console dépotait pas mal : à la manière d’un Half-Life (j’y reviendrais, je l’ai découvert peu après), là où la concurrence préférait rester sur la formule DooM (Labyrinthe + Clé de couleur), MoH tente le script et le spectaculaire. Des missions enfin misent en scène, un scénario accrocheur pour l’époque (Eh, la Seconde Guerre Mondiale, ça inspire, forcément), des cinématiques tirés de vrais vidéo de la guerre ; tout était réuni pour un cocktail explosif. Infiltration, duel enragé contre un char allemand à coup de grenade et de bazooka, nettoyage à coup de Sniper, éradication de la vermine canine allemande… j’en garde un excellent souvenir, de même pour sa suite, toujours dans le même ton (la surprise en moins) et donc toujours réussite… Mais je vais quand même éviter de gâcher ce bon souvenir en y rejouant de nos jours, parce que je sais d’ores et déjà que le jeu a sans doute maaaaaaal vieillit (gameplay mou ? Visuellement infâme ?). Un remake ? J’aimerai, mais je crois que c’est définitivement mort. RIP MoH, je t’aimais bien.

Pour Goldeneye, c’était évidemment pour son multijoueur. Okay, la campagne solo était excellente, pas de doute la dessus mais c’était pour le multi qu’on y jouait. Jouer à 4 en écran partagé enfin ! Mes premiers pas dans ce mode de jeu si jouissif que je me tue à défendre à notre époque misant tout sur le Online ! Evidemment, je ne peux oublier ces niveaux d’anthologie que tout le monde voudrait dans n’importe quel FPS : Facility, Complex, Bunker, Temple et j’en passe. C’est d’ailleurs eux qu’on retrouve presque systématiquement dans n’importe quel autre FPS console/PC quand on peut créer ses niveaux, preuve qu’ils ont bien marqué leur époque. Puis justement, Goldeneye, c’était, le « MoH de la 64  » en quelque sorte : pas qu’il y ait réellement de ressemblance mais on découvrait enfin les joies du FPS scénarisé et d’un gameplay moins… bourrin qu’à l’accoutumé. Et surtout pensé pour la manette ! Bien qu’étrange, le pad 64 faisait des merveilles sur ce jeu. Ca y est, l’éternel débat avait fait ses premiers pas…

Sur le même support, je garde un bon souvenir de Quake 2, plus classique dans son approche solo (même si prenante, l’ambiance cradingue était géniale et flippante à la fois) et bien fun en multijoueurs. C’était plus… rigide certes, plus basique dans son gameplay mais eh, après des heures à se la jouer minutieux dans Goldeneye à coup de mine à proximité et à tenter le Headshot, fallait bien trouver une alternative qui ne demande pas trop de neurone. Toujours sur le même support et c’était inévitable, il y a bien eu Perfect Dark. J’en avais touché 2 mots ici pour dire qu’il pouvait encore valoir le coup de nos jours mais aussi j’en ai longuement parlé de vive voix ici même pour dire que pour moi, c’est mort aujourd’hui. Il a vieillit et pas qu’un peu.

Un peu plus tard, après avoir squatté la 64 du cousin, je suis passé à la DC. Hélas, un peu à l’image de la ludothèque de la console en général, les FPS se faisaient rare sur le support. Faut dire, avec un tel pad – qui pouvait quand même convenir pour les autres genres – le FPS sur DC était très mal barré. Je me souviens avoir découvert la licence Rainbow Six avec le portage un peu foiré de Rogue Spear, la simulation militaire bien pointilleuse avant que ça ne devienne n’importe quoi (Coucou Vegas, coucou Ghost Recon). Bah ouais, un jeu PC avec pleins de possibilités de tactique en cours de jeu avec le pad toupourri de la DC ? Hérésie ! Et pourtant, j’y ai passé pas mal de temps. C’était prenant (même si ça ramait), vraiment tactique (Bon, ça ramait) et je passais de longues minutes dans les menus précédant une mission pour mettre mon subtil keikaku à l’œuvre (OK, ça ramait A MORT). Heureusement pour moi, j’ai découvert quelques temps plus tard la version PC et j’ai un peu redécouvert le jeu. J’y reviendrais.

A côté de ça, il y avait bien eu ce FPS exclusif à la DC, pensé à l’origine pour l’arcade… Mais oui, Outtrigger ! Personne ne s’en souvient ? Normal, c’était de la merde. Mais le vrai FPS de la Dreamcast, celui avec des couilles d’acier, celui qui te montrait à l’époque qu’elle en avait dans le bide la petite, c’était bien… le portage ultra réussi de Quake 3. Ouais, c’était aussi la famine à l’époque. Abordé dans ce podcast pour sa partie musicale marquante pour ma part, Quake 3 l’était tout autant pour… tout le reste. Okay, fini la campagne scénarisé, on vire carrément dans du 99% multijoueurs. Ca m’avait fait un peu chier parce que j’aurais aimé un trip supplémentaire dans l’esprit de Q2, mais… J’ai pris mon pied comme jamais. Jouable à 4 en écran partagé (fuck yeah, toussa), j’ai passé de nombreuses heures à gentiment étriper mes keupins dans un festival sanglant du plus bel effet. Et là, au moins, j’ai retrouvé avec joie (et plus de souplesse dans le gameplay) l’esprit de Quake 2. Beau rattrapage aux branches, iD Software.

Et puis, portage de jeu PC oblige et obtention d’un PC familial, je passe dans ma petite période FPS PC. Outre les sessions de rattrapage avec les versions d’origine de quelques jeux cités auparavant, il était temps de découvrir l’un des meilleurs FPS de l’histoire, même de nos jours pour le coup : Half-Life. Le messie ! Il était là ! Certes, avec un petit décalage mais quelle putain de claque. Du script « avec un grand S » mais qu’est-ce que ça tuait. Ca avait encore beaucoup de gueule graphiquement  l’époque, ça en foutait donc pleins les yeux ; on se pignolait (à juste titre) sur l’IA poussée, l’univers était génial, le scénario semblait complexe (chose rare dans le jeu vidéo) et on enchaînait les passages culte en continu (Les crabes ! Xen ! Les militaires !). Il en va s’en dire que j’attends de pied ferme le remake amateur sous le moteur de HL2.

Half-Life oblige, j’ai eu ma période CS ! Counter Strike ! Les joies des LAN entre potes, des patchs à répétition, des mods dans tous les sens pour rajouter trouzemilles options à la con ! De_Dust ! CS_Italy ! Les joies du mapping ! Finir un round au couteau ! Se prendre du headshot sorti de nulle part ! Balancer des grenades n’importe comment, juste pour faire chier l’équipe adverse, quel souvenir impérissable <3

Peu après, Je redécouvrais les joies de Medal of Honor : Débarquement Allié. LE DEBARQUEMENT, T’ENTENDS ? Oui, s’il n’y a bien qu’une mission à retenir (même si elle fait presque pitié de nos jours), c’est bien celle là. Hallucinant pour l’époque, couillu (parce qu’avec du recul, c’est presque dérangeant de rendre fun un évènement aussi terrible), là encore la licence avait probablement atteint son chant du signe avant de crever comme une merde dans les suites fades et sans intérêt et l’ultime reboot qui sert à RIEN. Oui, je suis dèg. Et il y avait aussi le premier COD, dans le même esprit, du script, des nazis, de l’iron sight, toussa. C’était sympa mais moins marquant.

Sinon en vrac PC : Turok, c’est de la merde, Carnivores Cityscape c’est de la merde aussi (oui, j’aime jouer à des jeux que personne connaît),Trespasser pfffferreff je serais vulgaire (Le Joueur du Grenier vous le recommande) ; en bref, toujours se méfier quand on voit des dinos dans du JV et qu’on commence à baver dessus. J’ai aussi grave kiffé les Jedi Knight (2 et 3 dans le cas présent) parce que j’ai toujours rêvé d’être un Jedi. Duke Nukem 3D est assez sympa, même si pour le coup (fait très tard), la formule des cartes de couleur pour progresser m’a bien lourdé. Et Postal c’est naze (c’est bien d’être provoquant mais le reste tient pas la route).

Côté console, mon premier amour, Halo a été une bien bonne surprise. Si aujourd’hui, la licence n’a plus aucun intérêt à mes yeux (la formule vieillit mal), le premier opus aura toujours une petite place dans mon cœur. Une aura particulière, un gameplay en béton, les premiers pas vers du FPS semi-ouvert, du coop et un multijoueurs efficace… Mais comme d’autres jeux, je ne préfère pas y rejouer de si tôt, je ne veux pas ruiner mes souvenirs de jeuneeeeeesse. Mais de toute façon, ce n’est rien face à lui.

J’ai quand même croisé le Messie du FPS console. Le jeu qui en impose, qui met n’importe quel concurrent à l’amende. J’en parle souvent quand j’aborde mes meilleurs souvenirs multijoueurs et je le redirais toujours : Time Splitters 2 (et le Futur Perfect à une échelle moindre, mais échelle quand même) est une grosse tuerie. Rien n’est à jeter. Dans les 2 cas : prenez une campagne solo prenante, drôle et intense ; un jeu fluide, joli et hyper maniable et couplez le tout à un multijoueurs, certes « prioritaire » mais complet. Genre hyper complet. Armes, maps, personnages, modes de jeu et j’en passe ; couplez donc ça avec le reste et on obtient un jeu assez… ultime. Je ne pense pas trouver quelque chose d’aussi fun de nos jours, ce n’est humainement pas possible, vu que le multijoueurs local est en voie de disparition. Tant pis, j’y jouerais encore dans 10 ans grâce aux joies de l’émulation !

Nettement moins réussi, flamboyant et j’en passe, je garde un bon souvenir de Geist, l’exclu GC qui a mis trop de temps à sortir. C’était original, et même si l’aspect FPS était bancal voir mauvais en solo, le reste était foutrement prenant : s’amuser à posséder des objets pour faire peur aux autres et permettre de les posséder par la suite une fois « affaiblit », c’était assez grisant. Bon souvenir donc, avec un multijoueurs pas si mal, même si maintenant, il ne vaut pas grand-chose. Mais esquiver des roquettes en contrôlant un lapin, quel pied !

Deuxième vrac : Grosse claque graphique, gameplay efficace mais pas innovant pour un sous et… globalement passé inaperçu, ça vous dit rien ? Black, bien sûr ! C’était affreusement générique mais c’était vraiment bon à jouer et c’était une grosse prouesse technologique pour de la PS2. Et Turok Evolution, c’était de la merde (même si j’ai UN PEU kiffé, j’avoue, mais erreur de jeunesse, toussa), hélas. Moche, lent, mou, pas super passionnant à jouer et multi bancal : poubelle.

La génération « HD » est quant à elle pas mal gratiné dans les faits, mais le genre ayant du mal à se renouveler, j’en ai fait rapidement le tour. Déjà abordé ici même, l’Orange Box est indispensable, blablabla et The Darkness mérite le coup d’œil, malgré un gameplay en bois. Halo ? Non merci, déjà dit plus haut, je n’y accroche plus du tout, pas faute d’avoir retenté avec Halo 3 (le solo est une horreur) et Reach (qui tourne définitivement en boucle sans jamais briller). Left 4 Dead ? Piqûre de rappel ici, un bon coup de cœur (enfin, le 1 surtout). Condemned ? Un bon potentiel mais un gameplay frustrant dont le paroxysme est atteint avec le 2, insupportable.

Les COD ? J’ai repris la licence avec le 4. Pas terrible : gameplay trop frustrant (RESPAAAAAAWN) et pas mal de petits détails qui ont flingué l’immersion ; malgré une maniabilité putain de parfaite. Le 5 est meilleur, même si toujours frustrant parce que mal scripté/IA débile. Mais ya pleins de bons moments ! Le 6 est over the top, mais ça, je l’ai dit dans le lien précédant. Grosse claque quoi. Quant au 7, si ce n’est le multi qui est ‘achement bien branlé dans ce que j’ai pu jouer, je n’ai pas pu toucher au reste (le solo quoi). Paraît qu’elle est pas dégueux et qu’ils ont enfin compris comme ça fonctionnait pour « faire une bonne campagne solo ».

En parallèle à la 360, Goldeneye Wii fût une… bonne surprise. Eh oui. C’est laid et ça rame, mais le reste tient la route : c’est rythmé, bien scripté, plusieurs approches possible d’une même situation et la relecture du film (et non du jeu) est… intéressante. Moderne, donc loin de l’original, mais intéressante. En fait, le problème c’est de le comparer avec l’opus 64. Certes, c’est forcément « volontaire » d’un  point de vue marketing, mais pour le coup, faut essayer de jouer le jeu et de se laisser… porter par la vague. Bon, par contre, 64 ou non, le multi est pas terrible, voir mauvais, à oublier rapidement. Mais le solo était… surprenant.

Le FPS est un genre qui évolue vite, très vite… jusqu’au point où il stagne méchamment rapidement quand même, j’ai tendance à être limite très exigeant pour les jeux récents, tellement ils se ressembleeeeent tous (Difficile de se démarquer faut dire, on a un peu tout fait). Mais qu’importe ! Je compte bien profiter de l’obtention prochaine d’un PC un peu plus récent pour rattraper mon retard sur les nombreuses perles du genre que j’ai dû louper ces 10 dernières années. Crysis 1 et 2, Far Cry 1 et 2, tous les mods de HL2 et ses potes, Stalker et bien sûr TF2 (pour ne citer que l’essentiel) ; une vie ne suffira sans doute pas pour pleinement en profiter. Mais les week ends suffiront !

Kaiji S1: un léger Zawa de trop

Alors que certains s’extasient déjà sur l’actuelle saison 2, c’est avec la première que je viens de découvrir l’univers de Kaiji, l’ultime survivant. Plébiscité un peu partout sur la toile, j’ai été happé par la puissance du hype ! L’anime anti-moe par excellence qu’ils disaient ! Une sombre histoire d’un loser au chômage et endetté qui voudrait bien changer sa vie et décide d’y remédier en participant à d’obscures jeux organisés par la mafia locale (en espérant que je ne suivrais pas le même chemin) ! De la tension, de l’intensité, des rebondissements dans une série qui met « bêtement » en scène des jeux d’argent ? Banco ! Il n’en fallait pas plus pour me convaincre. Et je dois reconnaître que ça tient plutôt bien la route même si…

Bon, forcément, on ne peut évidemment pas zapper un point assez crucial quand on découvre Kaiji, un point qui peut faire débat quand on le regarde avec quelqu’un et qui peut même empêcher certaines personnes de sauter le pas : le design. Kaiji, l’anime, est laid. Très laid. Pas que ça soit « mal » dessiné en soit, mais le design est spécial, on va dire. Les personnages sont anguleux au possible, difformes et sont généralement assez …repoussant pour la plupart des gens. Et encore, je suis « content » d’avoir découvert l’univers de Kaiji par le biais de la version anime, vu que l’original, le manga débuté en 1996, semble encore pire à ce niveau là, vu que c’est – à contrario – vraiment pas super bien dessiné (du moins à ses débuts). Enfin, on sent que le trait est encore grave hésitant, que l’auteur ne maîtrise pas toujours certaines expressions. Mais soit, c’est l’anime qui nous intéresse.

On s’y fait. Les débuts sont difficiles, on reste perplexe devant un héros aussi… particulier, physiquement parlant. Coupe de cheveux très 80’, menton et nez en pique, habit un peu kitsh à notre époque… Puis ce n’est pas le seul, toutes les formes géométriques y passent, tout le monde y a le droit, sans exception. Ca choque, surtout dans une période remplie de choses kawai à souhait. Mais on s’y fait, surtout qu’outre ce design si particulier, le reste assure quand même pas mal. Pondu par le studio Madhouse (ce qui est plutôt signe de qualité en général, malgré mes maigres bases en cultures Anime), le résultat compense, à mes yeux, largement le design rebutant. Tout est très propre, sans grosse bavure, correctement animé et dessiné ; on sent qu’on y a mis un minimum de moyen et ça fait grandement plaisir, même pour un anime de 2007.

Mais passons à l’essentiel. Les jeux d’argent. « L’action ». L’intensité. Si Kaiji dégage une telle aura quand on parle de lui dans le milieu, c’est qu’il y a une bonne raison. Justifiée en parti pour ma part, assurément. Kaiji est un anime assez intense. Alors qu’on pourrait légèrement le prendre au second degré quand on connaît le pitch de base, on est assez rapidement rattrapé par la réalité : Kaiji est un anime qui prend régulièrement aux tripes. Le terme est peut être un peu fort, mais à mes yeux, globalement, j’ai vraiment eu droit à une histoire très prenante, avec beaucoup de moments forts… et quelques lourdeurs. J’y reviendrais.

Je me suis pris d’affection pour ce loser anguleux et j’avais envie de le suivre. Kaiji est humain après tout : il tente sa chance dans des jeux d’argent – légèrement douteux où tous les coups sont permis – car complètement désespéré de sa situation sociale, sait se montrer intelligent et posé… tout en faisant parfois des erreurs voir carrément des bourdes aux lourdes conséquences. Il se fera aussi facilement berner à cause de sa soif continuelle d’argent…et on se dit qu’on aurait parfois fait pareil que lui. C’est vraiment la grande force de l’anime : nous rapprocher de Kaiji, nous mettre à ses côtés pour mieux ressentir la pression qu’il endure. On le soutiendrait presque dans sa quête d’argent pour redorer son triste blason, on a envie de le voir progresser et de passer à l’étape suivante avec lui. Le personnage est plutôt approfondit et ça marche.

D’autant plus que Madhouse arrive vraiment à instaurer de l’intensité dans… pas grand chose, en apparence. On pourra trouver ça un peu ridicule avec du recul et/ou aux premiers abords, mais c’est assez grisant de voir Kaiji et les autres personnes dans la même galère que lui parier, au sens propre comme au figuré dans un sens, leur propre vie dans des jeux de hasard. J’ai aimé les voir monter des stratégies plus ou moins farfelues et risquées pour s’en sortir et donner tout ce qu’ils ont en eux parce qu’ils y croient à mort… malgré un facteur Hasard inévitable ; et les voir réagir par la joie ou une tristesse infinie en guise de conséquence à leurs actes. C’est cet aspect qui m’a beaucoup séduit, d’autant plus que la bande son accompagne franchement bien l’action. J’aurais du mal à expliquer concrètement pourquoi (Moi et la musique ça fait 2), mais autant écouter quelques morceaux pour comprendre de suite ce que je ressens.

Pire encore, et meilleur pour le spectateur, à partir d’un certain point, l’aventure n’hésite pas à prendre définitivement une tournure glauque. Ca m’a rappelé Saw (Comprenne qui pourra) même si je suis bien conscient que Kaiji lui est antérieur dans sa version papier. Mais ce côté juste malsain, avec des jeux qui prennent une tournure inattendue, ça surprend agréablement et ça change de ce que l’on a l’habitude de voir. Disons qu’avec le pitch de base, je m’attendais vraiment pas à ça et c’est pas plus mal, je redemanderai presque. Tout n’est pas rose dans le monde de Kaiji, on l’avait deviné, mais pas à un tel point…

Mais il y a une faille dans cette apparente réussite. Kaiji a une mise en scène plutôt réussie et efficace, oui, mais hélas un peu trop lourde quand même à la longue. Si dans les grandes lignes du scénario (Disons que si on prend chaque « point clé » de l’histoire), j’accroche grave et ça marche, il faut quand même admettre que Madhouse en a fait un peu trop, tout un pataquès pour pas grand-chose, afin de mettre en scène de simples jeux d’argent. Au début, ça fait sourire, puis ça devient prenant… Jusqu’à que la formule s’use à vitesse grand V et finisse par lasser voir même agacer. Pas trop, mais tout de même notable quand on veut s’attaquer à cet anime.

Kaiji joue beaucoup sur la répétition dans sa mise en scène : notre héros décrit en long, en large et en travers ce qu’il vit, son ressenti et sa façon d’aborder les choses (Parfois avec de belles métaphores imagées, c’est concept)  puis le narrateur ne va pas hésiter à en rajouter une couche en résumant la situation qu’on vient tout juste de voir… Sans oublier le point de vue de l’adversaire dans certains cas, quelques flashbacks inutiles et surtout cette volonté d’étaler à mort le récit en faisant passer une poignée de secondes (Du récit) en de longues et interminables minutes (Réelles), ne serait-ce que pour montrer un personnage poser une carte. Une putain de carte, limite si c’est pas étalé sur 2 épisodes complets.

Au début, comme je l’ai dit, ça passe. Mais arrivé au dernier arc scénaristique de cette première saison, pour être franc, j’avais envie de dire « Bon, fermez-là et jouez ! J’en ai un peu ras le bol de vos monologues interminables toutes les 5 minutes justes pour poser une putain de carte ! ». Dans le fond, j’accrochais toujours, mais on sentait que c’était poussif (J’ai un éclair de génie ! Comprenne qui pourra bis), que c’était pour rallonger artificiellement l’anime et arriver au chiffre standard de 26 épisodes. Tellement poussif que je suis sûr qu’on pourrait presque faire un Kaiji Kai en 13 épisodes, tout en gardant un minimum d’intensité.

… Et je dois reconnaître que ça me fait un peu douter pour la suite.

Est-ce que la saison 2 suit la même logique au niveau de la mise en scène ? Non parce que, force est de constater que le reste est un quasi sans faute malgré tout: ce n’est pas manichéen, Kaiji fait des erreurs et ne ressort pas systématiquement victorieux, on ne s’ennuie pas malgré les lourdeurs, l’OST déboite gentiment sa race, techniquement ça tient très bien la route et certains rebondissements valent leur pesant de cacahuètes. Mais passé l’effet de surprise, j’ai peur que la suite soit de plus en plus… indigeste, répétitive, leeeeeente et finalement lassante. On verra bien d’ici là quand cette saison sera bouclée.

Mar-veeeeel, ton univers incompréhensiiiiible…

Ca fait longtemps que j’aimerai me lancer pleinement dans l’univers si riche, si dense, si… infini qu’est l’univers MARVEL. Mais hélas, difficile de s’y retrouver. Entre séries qui perdurent depuis plusieurs dizaines d’années et qui s’entrecroisent avec d’autres, les reboots incessants et spins of de toute part sans oublier la parution française aléatoire; difficile de s’insérer dans ce joyeux bordel sans perdre un minimum le néophyte en quête de super héros (Je pense que je vais devoir sérieusement mettre une croix sur Civil War et tout ce qui l’entoure, c’est définitivement hors de ma portée). Un néophyte comme moi, qui s’est toujours intéressé à cette branche de la BD, mais sans jamais oser y aller, préférant se contenter des « produits dérivés » tels que les JV, films et autres adaptations en tout genre.  Ce ne sont pas les « meilleurs versions » ni les originaux, mais c’est facile à suivre dût à leur format imposé et au public visé et pour se mettre doucement dans le bain, c’est juste ce qu’il faut, à défaut de mieux.

Mais même en procédant comme ça, c’est frustrant. Frustrant parce que si on veut un « produit dérivé », il faut avoir du potentiel commercial. Quand on a envie de découvrir un personnage plutôt obscure, force est de constater qu’on est sacrément mal lotie, surtout en France : Comme moi, vous avez joué à Marvel vs Capcom 3 et vous avez été intrigué par le personnage de Modok ? N’espérer pas le retrouver dans un quelconque produit dérivé mettant en scène son histoire, ce n’est fatalement pas assez vendeur pour le mettre en avant. Et surtout, bonne chance pour retrouver ses aventures en comic, je ne suis même pas sûr que ça existe en France. Ou alors, comme une bonne partie des comics sorties chez nous : c’est sortie sous forme de magazine (bi)mensuel il y a 10 ans et plus, le genre de truc difficilement trouvable de nos jours.

Alors la solution est simple, pour les noobs : ne pas viser « trop haut » (vouloir lire les gros classiques qui tâchent) et essayer de profiter du vaste univers qu’est Marvel. Spin of, reboot, One-Shot, tels sont les mots clés à retenir dans votre recherche pour satisfaire votre envie de super-collant. Ca fait quand même référence à quelques anciennes aventures qui ne seront plus jamais disponibles, voir qui ne l’ont jamais été chez nous ? Il suffit de prendre son courage à 2 mains (parce que sinon, on ne lit presque RIEN) et d’aller fouiner Wikipédia et surtout Marvel-World, la gigantesque encyclopédie de cet univers, incroyablement riche et intégralement en français. Okay, on n’aura quand même pas lu la BD en elle-même, mais on ne sera pas totalement largué et ce n’est déjà pas si mal.

Petit compte rendu de mes premiers pas (Eh oui, il n’est jamais trop tard, surtout ayant toujours eu un gros penchant Manga, ça n’aide pas) dans l’univers de Marvel…

Spiderman Noir T1 & 2

J’ouvre le bal avec un super héros que j’apprécie, même si … comme avec un peu tout le monde, je le connais mal. Mais disons que j’ai grave kiffé le dessin animé du début des 90’ et les 2 premiers films m’ont bien plu, surtout le premier. Le 3ème ? Pas vu, mais apparemment c’est pas une grosse perte.

Pour rappel, le concept de la série Noir est simple : transposer l’univers Marvel à l’époque des années 30, soit peu avant la seconde guerre mondiale, toujours d’actualité dans cet univers alternatif. Pour Spiderman, on retrouve toujours un Peter Parker voulant devenir journaliste mais en partie, cette fois-ci, pour mettre à l’amende le gros caïd du coin, qui règne en maître sur la ville. D’autant qu’il est, SURPRISE, potentiellement responsable de la mort de son oncle, comme dans l’original.

Mais là où est tout l’intérêt de la chose, c’est de transposer finalement les grandes lignes de l’univers de Spiderman dans un monde très… sombre, noir (Forcément !), à l’ambiance très « Polar», assurément. Les années 30 sont superbement retranscrites et on prend un vrai plaisir à suivre Spiderman régler ses compte chez les mafieux, le rythme étant bien réglé et le scénario efficace. L’ambiance est excellente, visuellement le comic en jette pas mal aussi, notamment les variantes du costume de Spiderman, classieuse à souhait.

Evidemment, il fallait un peu s’en douter et ce n’est pas un défaut en soit, mais on ne retrouve pas exactement les personnages de l’univers de Spiderman (Marvel) exactement tel qu’on les connait, bêtement replacé dans le contexte des années 30. Comprendre par là qu’il ne faut pas s’étonner de ne pas recroiser un Dr. Octopus armé de multiples bras tel qu’on le connait, ou un Sandman malléable comme dans Spiderman 3. Justement, pour l’exemple, « Sandman » est un personnage juste « reconnu » pour sa force brute, vu qu’il est surnommé « Le marchand de Sable ». Mais pour le coup, c’est justement un grand plaisir de les croiser et de voir de quelle manière leurs histoires vont être remaniées pour coller à cette nouvelle ambiance. Et puis, il y a des nazis !

En somme, Spiderman Noir fait bien son boulot. La série n’est pas fini, j’attends impatiemment la suite car les bases sont très bonnes (ambiance, respect de l’univers d’origine) mais si j’avais un « défaut », quelque chose à lui reprocher, ça serait juste d’être finalement assez classique dans son déroulement. On reconnait de suite la touche Spiderman, mais j’aurais peut être souhaité un petit peu plus que ça, un peu plus de…folie ? A voir dans les prochains tomes.

Iron Man Noir T1

Parce que Spiderman Noir m’a donc convaincu du potentiel de transposer tout ces univers dans les années 30 featuring Nazi, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’essayer une autre variante de cette collection.

J’ai bien aimé les films Iron Man. Pas extraordinaire, pas du grand cinéma, mais c’était bien réalisé, bien « fun » pour du film de super héros et Robert Dowey Jr. dégage une classe monstrueuse : c’est décidé, Iron Man Noir dans mes fesses. D’autant plus qu’on m’annonce que ce voyage dans le temps transforme notre bon vieux Tony Stark en Indiana Jones improvisé au temps des nazis, à la veille de la seconde guerre mondiale. Comment y résister ?

Il faut reconnaître que l’histoire tient sur un ticket de métro. Tony Stark, grand aventurier qui raconte ses exploits dans les magazines « Marvels » (ahah) histoire de vendre du rêve pour faire oublier à la populace les prémices de la guerre, part à la recherche d’Atlantis, la cité engloutie. En route, il croisera des méchants nazis qui veulent à tout prix récupérer les informations de cette cité perdu et de ce qu’elle contient pour assouvir leur soif de dominatioooooooon du monde. That’s all ? Oui.

Et faut admettre que ça marche assez bien !  Le coté aventure à la Indiana Jones – qui est très juste au passage – est très plaisant : Tony Stark reste toujours l’homme séducteur, l’homme qui prend sans cesse des risques, défie avec classe ses ennemis ; l’inventeur hors pair qui te crée des armures de combats même dans les années 30, tel qu’on l’a connu par ses aventures classiques. Même le côté Iron Man pur (En armure quoi) fait plaisir : là on retourne à quelque chose de plus conventionnel, d’assez basique (Baston et gros moments de bravoure) mais eh, tabasser du nazis en armure de combat steampunk, c’est toujours avec plaisir, j’en redemanderai presque ! D’autant plus que pour ne rien gâcher, le dessin est fort joli, c’est détaillé et le design assure (même si ma préférence va aux dessins de l’armure de Stark (délicieusement retro) que des humains à proprement parler (mais qui ont de la gueule)).

Du tout bon ?

En fait, le problème – comic oblige je dirais dans un sens – tout va très vite. Bien trop vite même. C’est tellement condensé – sans être forcément désagréable – que tout s’enchaine sans qu’on ait le temps de vraiment s’installer au sein de l’histoire. Dans un sens, c’est bien, on ne s’ennui pas une seule seconde que ça soit l’aspect « Indiana Jones » que la partie Iron Man chez les nazis – bien qu’expédié en quelques pages. Mais, justement, pour le coup, ça donne aussi la sensation qu’il n’y a pas de profondeur au récit. S’attacher aux personnages ? Impossible, ça va bien trop vite. Développer le background des personnages, voir même juste du héros ? Trop peu de page pour se faire, pas le temps, faut que ça avance.

Pour le coup, je ne sais pas s’il y aura une suite, je ne me suis pas renseigné. Disons que le récit à un début et une fin, et pourrait très bien se finir la dessus, c’est « déjà ça ». Mais ça serait gâcher un bon potentiel… Car qu’on se le dise, c’était bien plaisant ! Ca fait office de bonne intro à cette vision alternative du héros, ça sent bon l’aventure et Iron Man casse la gueule à des nazis… malgré un certain manque de consistance évident.

Deadpool

On passe désormais à un personnage que j’aime beaucoup, mais, paradoxalement, que je connais très peu. On entend parler de lui à droite à gauche avec son apparition honteuse dans le film X-Men Wolverine ou sa première apparition dans la licence Marvel vs Capcom avec le troisième opus. Mais si on a envie de le connaître, c’est bien pour sa personnalité particulière ! On l’aime parce qu’il est légèrement timbré sur les bords car ayant survécu à une expérience ratée qui cherchait à lui donner le même facteur régénérant de Wolverine… Et surtout que, lié au point précédent, les différents auteurs se sont mis d’accord sur un aspect assez essentiel au personnage : le 4ème mur. Cette « technique » scénaristique qui permet au personnage de la fiction en question d’être conscient qu’il n’est pas réel et nous le fait savoir régulièrement.

Deadpool est « conscient » qu’il est dans une BD (ou dans un jeu vidéo pour Marvel vs Capcom 3) et s’en amuse régulièrement. Il va commenter l’action comme s’il était à la place du lecteur, lancera quelques blagues pour « nous » tout en faisant des comparaisons de sa situation avec un peu tout et n’importe quoi propre à notre culture pop’.

Donc, début Mars, Panini Comics passe la seconde : l’année 2011 sera sous le signe de Deadpool. Je n’ai pas le planning exact sous les yeux, mais pour le moment, en l’espace de 6 mois, 5 comics différents sont sortis chez nous et quand on sait à quoi point la distribution est chaotique en France, c’est presque un miracle. Petit passage en revu de ces comics – à un près – que je ne pouvais pas louper, gros fanboy en devenir que je suis.

Deadpool Collectif T1
(Wave of Mutilation, Part 1 & 2)

Hélas, soyons direct, ce numéro là est plutôt mauvais. Dans le fond, la base était bonne, propice à pleins de moments fendards tout en plaçant 2/3 blagues bien senties. Cette base ? Les PIRATES. Deadpool, sur un coup de tête, décide de se lancer dans une vie de pirate. Il s’achète un vieux rafiot et part à l’aventure avec son vieux compagnon Bob. Inévitablement, il finira par croiser d’autres « pirates » (Ou mercenaires des mers, mais aucune différence pour Deadpool) et les ennuis vont commencer blablabla.

Déjà ce qui choque et nous fait dire que ça commence mal, c’est le dessin. C’est assez laid. C’est mal dessiné. Des personnages comme Deadpool passent à peu près car ils ont des combinaisons, des costumes qui limitent le niveau de détails mais d’autres personnages à côté (Humains « classiques » on va dire) s’en tirent affreusement mal. On dirait un travail inachevé, les ombres sont faites n’importe comment, tout est très anguleux, c’est vraiment, vraiment pas très agréable à regarder…

Il n’y a pas grand-chose à dire dessus pour être franc. Outre le dessin, même le récit n’est pas génial. Le début est sympathique, oui. On sent un certain potentiel (comme toujours avec Deadpool) mais c’est toujours très mal exploité. L’humour ne fait pas vraiment mouche, les répliques sont un peu nazes et l’histoire n’est guère passionnante. On arrive à la fin, Deadpool s’est débarrassé des méchants pirates en même pas 50 pages, tout ça pour finir sur un « c’est tout ? ».

Heureusement que ça ne m’a pas couté plus de 4€, bien que j’attends le numéro 2 avec une certaine impatience, vu qu’au moins, les auteurs/scénaristes changent à chaque numéro. J’ai confiance !

Deadpool Corps, le club des cinq T1
(Prelude to Deadpool Corps)

Cinq Deadpool pour le prix d’un ? Le concept vend un peu du rêve.

Deadpool, celui qu’on aime tant. Miss Deadpool, la version gonflée aux boobs et à la Pony Tail, Kidpool, la version 10 ans du héros, encore plus incontrôlable que l’original. Dogpool, une version canine du pauvre… et Headpool, la version… tronquée on va dire, du mercenaire.

Pour une raison encore inconnue mais parait-il très importante (laissez moi deviner : sauver le monde ?), Deadpool part dans les dimensions respectives de chaque personnages (Pour les non habitués comme moi, parait que le principe des dimensions est limite banal chez Marvel) pour réunir toute sa bande. Rien que ça.

L’idée principale est que chaque chapitre, correspond au recrutement des différents membres de l’équipe (5 donc, le dernier étant la réunion finale avant le début de la vraie mission). 5 chapitres, qui seront réalisés par un dessinateur différent, multipliant alors les styles de dessins et l’ambiance qu’il s’en dégage. On alterne donc régulièrement entre passage très serious business (Le premier chapitre avec le General America et Miss Deadpool) et le grand n’importe quoi volontairement fendard : Je dois reconnaître que voir l’institut du professeur Xavier en mode « garderie » d’enfant (vu que c’est là qu’on y trouve Kidpool, mais aussi la version Kidz de Wolverine, Cyclope et compagnie) était particulièrement drôle.

Quant au dernier chapitre, j’y reviendrai plus tard…

Problème principal de cette itération aux multiples facettes: l’avoir sortie, tout en étant conscient qu’il manque des numéros consacrés à Deadpool dans la parution française. J’ai beau avoir plutôt apprécié le bouquin dans sa globalité (j’y reviendrais aussi), ce n’est pas très intelligent de sortir un comic qui fait souvent référence à un autre comic jamais sorti chez nous. Ce qui fait qu’on est un peu perdu… L’exemple le plus probant reste tout simplement le premier chapitre, qui met directement en place des personnages apparemment déjà connu, mais dont, pour nous pauvre français, reste un mystère presque complet. Marvel World, je t’invoque !

…Mais le pire, c’est que la traduction française en est consciente.

Pour faire simple : à l’origine, lors de certains dialogues, la VO n’hésite pas à placer dans une petite case annexe à quel numéro/comic, le personnage/dialogue en question fait référence, histoire de placer à peu près la chronologie de l’œuvre. Problème, comme dit avant, certains numéros mentionnés dans cette VF ne sont jamais sortis chez nous… Alors que faire ?

Un peu à la manière d’un troll subtilement placé, les traducteurs se sont amusés à « en rajouter », à commenter ces petites annotations. Ou, pour citer un exemple concret, Headpool (la tête volante) nous raconte qu’il a vu Deadpool dans la dimension Zombi :

–  « La dernière fois, je t’ai vu dans la dimension Zombi* »
Case annexe : « *Cette histoire, c’est dans une série pas encore publiée en France… Alors vous avez le droit de râler.»

Rien d’extraordinaire en soit, mais ça m’a fait quelque peu marrer. Un peu jaune dans un sens, mais vaut mieux en rire qu’autre chose… Parce que le reste de la VF tient franchement bien la route ! Okay, certains changements de références en feront rager plus d’un (Je suppose, mais ça doit être pareil que dans le milieu de la Japanim’), mais, dans l’optique de garder le même « impact » humoristique en français, c’est quelque peu nécessaire, même si ça fait bizarre de voir apparaitre le nom d’un célèbre groupe de musique français des années 80 dans un comic tout récent…

Et puis, il y a ce fameux dernier chapitre. En fait, je crois que c’est à cause de lui que je n’arrive pas à être totalement emballé. Comment peut-on l’être en même temps ? Incompréhensible scénaristiquement et surtout… surtout…n’ayons pas peur des mots, dégueulasse graphiquement. Alors que, malgré les styles différents, les précédents chapitres étaient agréable à l’œil (surtout celui de Headpool, superbe), ce dernier est un véritable doigt d’honneur aux règles du bon goût, histoire de boucler le tome sur les chapeaux de roue. Troll volontaire ? Je me pose sérieusement la question.

J’aurais aimé poster une image de ce chapitre, mais c’est difficile d’en trouver une correcte. Etonnant ? Disons que, pour visualiser le truc, ce n’est pas du dessin classique qu’on retrouve, mais de la CG. De l’image de synthèse. Pour. DE. LA. BD ?

Permettez-moi, je reviens.

Je disais donc. C’est affreux. L’excellent design des personnages, même si variable, mis en place juste avant est ruiné en quelques pages. Les CG sont d’un niveau pitoyable et nous font revenir facilement 15 ans en arrière, à l’époque des CG bas de gamme, torché, sans aucun respect pour le lecteur. Je n’arrive décidément pas à comprendre un tel choix. Comment ça a pu passer ?

Malgré tout, Deadpool Corps reste sympathique. Ces petits soucis de compréhensions et ce dernier chapitre dégueulasse gâche quand même le plaisir de la lecture, mais on y passe un bon moment. C’est parfois très drôle, varié, le concept est prenant et le dessin est parfois magnifique… Disons que, là encore, c’est une intro correcte, dont tout le potentiel prendra tout son intérêt dans le tome 2, qu’on espère avoir rapidement ici.

Et si possible, sortez les précédents numéros chez nous, ça serait sympa.

Deadpool : Il faut soigner le soldat Wilson
(Deadpool : Wade Wilson’s War)

Encore du Deadpool ? Oui, mais pour l’occasion, je laisse le meilleur pour la fin, assurément.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est un comic qui revisite encore une fois l’histoire du célèbre mercenaire, mais sous forme de One Shot. Pas de lien avec d’autres comics à proprement parlé, on peut y aller sans risque… Même si c’est toujours intéressant de regarder qui est qui, dans les personnages cités, quand même propre à l’univers Marvel.

On y retrouve un Deadpool comme on les aime, au meilleur de sa forme je serais tenté de dire (surtout après les 2 précédentes lectures) : Humour, beaucoup d’action, des phrases percutantes, des références bien senties, la totale en gros.

Deadpool est au tribunal, étant accusé, avec ses comparses, d’avoir tués un paquet d’innocent. S’en suit alors une série de flash back un peu dans le désordre où, petit à petit, la version des faits de chacun semble quelque peu incohérente entre elles. Qui a raison, qui a tort ?

Au fur et à mesure de l’histoire, Deadpool nous raconte son passé, ses liens avec ses camarades de jeux,  sa version des faits concernant ce massacre d’innocent et ce qui les aurait poussé à faire ça. Toujours aussi conscient qu’il est dans une BD, il prend un malin plaisir à se jouer de nous. Nous raconte-t-il la vérité ou nous mène-t-il en bateau ? C’est finalement ça qui fait qu’on aime ce comic : Un Deadpool qui ne perd jamais le Nord même devant la justice, une histoire volontairement touffue, où s’entremêle vrai et faux flashback pour mieux semer la confusion jusqu’au grand final et surtout, en bonus, une bonne dose de 4ème mur brisé à grand coup de savate comme je les aime.

Il y a un vrai talent dans l’écriture (et dans la traduction par la même occasion, chapeau) pour rendre le personnage accessible à nous, les débutants en Marvel et toujours aussi irrésistible et fidèle à ses principes. Les références et les gags s’enchainent sans que ça paraisse ajouté à la va vite pour remplir un quelconque cahier des charge, on sourit voir rigole franchement des pitreries du mercenaire amoché.

Deadpool, Il faut soigner le soldat Wilson est assurément le meilleur comic dédié au personnage paru cette année. Ce n’était peut être pas bien difficile vu la concurrence (et ce n’est pas totalement faux) mais ce qui est sûr, c’est qu’il est bourré de qualité et passe très bien auprès d’un néophyte comme moi. Une vraie bonne surprise que j’aurais finalement peut être aimé voir prolongé sur un 2ème tome (du moins, en terme de qualité d’écriture, j’en veux plus souvent) mais eh, c’est déjà pas si mal qu’il remplisse très bien son rôle.

Adjugé vendu : Deadpool a obtenu un fan de plus.

 

Les animes du printemps (mais pas trop) – custom selection

Parce qu’un bon vieux pot pourri vaut mieux que plusieurs articles remplis de vide, et histoire de continuer sur ma lancée malgré ma non-sélection par total-manga (2012 sera la bonne !), passons en revu ces quelques animes visionnés récemment pour combler le vide occasionné par cette loooongue recherche du boulot (faut bien s’occuper). Pas forcément ceux qu’on attend à proprement parler d’un article parlant des « animes du printemps », mais plutôt ces animes que j’ai loupé à l’époque parce que je n’étais soi pas né/trop jeune, soit pas encore à fond dans le trip « Anime », ascendant fansub pour certains. Et comme on le dit si bien : il n’est jamais trop tard pour rattraper son retard.

Cobra (1983):

Motivé par les élucubrations facebookienne d’une obscure personne et l’apparition toute récente de l’affiche promotionnelle pour un éventuel film (vu que rien n’est vraiment confirmé), c’est presque 30 ans plus tard que je découvre la célèbre série Cobra, avec son héro beau gosse blondinet inspiré de notre bébel national de l’époque, dans un univers space opera décalé et légèrement coquin.

Eh bien, même si le postulat de base était alléchant, et malgré quelques bons moments assurés, ces presque 30 ans ne lui ont pas fait tant de bien que ça. Je ne parlerai évidemment pas de technique pure, ça serait trop facile (J’dis ça, mais il reste très honorable pour un anime de cette époque), mais pour le reste. L’univers est sympathique, original. Le héros est original lui aussi, il a la classe en toute circonstance et change un peu de ce que l’on a l’habitude de voir ! Mais le reste est, à mes yeux, peut être un peu trop empreint de l’esprit « 80’ ». Logique me dira-t-on !

Mais je sous entends qu’il y a un côté kitsh évident de nos jours. Parfois rigolo à ses dépends (Ah, les pious pious que font les vaisseaux quand ils s’affrontent, ou les supers ordinateurs de l’espace qui fonctionnent avec… des similis VHS en guise de « carte mémoire ») mais qui m’empêche justement de vraiment accrocher, de prendre ça au sérieux quand il le faut. J’ai du mal avec le côté « sexy » où Cobra trouve des jolies filles à moitié nue partout là où il va (d’autant plus qu’elles se ressemblent toutes, au bout d’un moment, ça devient ridicule) et j’ai du mal avec le côté « Random » de l’univers.

Que ça soit dans les personnages où l’on croise tout et n’importe quoi (des canards géants ? Des épées qui parlent ?) ou dans les lieux/situations (Des amazones dans la neige ? Un génie comme celui d’Alladin ? Du Foot US de l’espace ?), je compte plus ces moments où je me suis senti larguer, où j’ai décroché petit à petit parce que j’avais du mal à suivre.

Et forcément, ça grossi fatalement le côté kitsh, la VF est paaaaas terrible. Le héros a vraiment une bonne voix (et je comprends que les fans la réclament pour doubler la récente série Cobra en France) mais le reste est trop symptomatiques des voix habituelles de doublage des années 80/90 : 5/6 voix grands max réemployées un paquet de fois pour faire les personnages « Osef » du fond, des voix pas super impliquées (les 3 sœurs, sérieusement ?) et/ou trop caricaturales. Rien de tel pour continuer à flinguer l’immersion.

En fait, j’ai beau l’avoir descendu en quelques lignes, ce n’est pas pour dire que c’est mauvais, au contraire. C’est surtout que c’est vraiment difficile de juger correctement un tel anime de nos jours… Disons que je regrette de pas l’avoir vu plus tôt. Foutus parents.

Madoka (2011)

Mais OUI ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça. J’avais envie de le voir, mais j’étais un peu sceptique parce que je me méfie toujours un peu de ce qui marche, le hype du moment quoi. Intrigué, mais redoutant un énième anime moe saupoudré de magical girl, j’en suis ressorti grandement surpris et dans le bon sens du terme.

Bon, mettons carte sur table, c’est un argument qui reviendra souvent au cours de ce billet (et j’assume) et je sais que je ne suis pas le seul à le penser, mais 13 épisodes pour une série (12 dans le cas présent) n’est clairement pas suffisant pour vraiment laisser l’histoire s’installer, développer les personnages comme il se doit et tout ce qui va avec. Madoka souffre de ce problème là et c’est ce qui l’empêche d’atteindre l’excellence.

Les personnages ne sont pas bien profonds, on a du mal à s’y attacher, puisque terriblement éphémère (et c’est d’autant plus vrai dans cette série). Presque les 3/4 de la série servent d’introduction à cet univers et même si cette intro fût bonne (quand même), intéressante et motivante pour la suite, une intro reste une intro. En grossissant le trait, disons qu’au moment où ça décolle, la série se termine déjà… Ca laisse un beau sentiment de frustration de voir un plaisir grandissant coupé en plein élan.

Parce que bon, faut reconnaître que ce fût globalement une bien bonne série ! L’idée de faire du magical girl de façon plus sombre (sans tomber dans les mauvais travers), avec un traitement plus… crédible on va dire (Où, pour une fois, obtenir des pouvoirs d’un petit personnage venu de nulle part a de réelles conséquences pas toujours positives) était une excellente idée et force est de constater que le contrat est plutôt bien remplit. Avoir des supers pouvoirs quand on a 12 ans, ce n’est plus aussi cool et rigolo que dans Card Captor Sakura

Et j’ai grandement apprécié cet ensemble, donc. D’autant plus que visuellement, ça dépote pas mal ! Ce mélange entre animation classique de bonne facture et décors & monstres en « papier » pour bien marquer la différence entre les 2 mondes, est une excellente idée et rend franchement bien à l’écran, un régal. Alors ouais le design inspire pas la confiance (Pas fan des têtes élargies, mais on s’y fait), mais le résultat était vraiment pas mal, pas si mièvre/neuneu/whatever que je le pensais. Une vraie bonne surprise, qui aurait mérité un développement plus long (mais pas trop).

Trapèze (2009)

Celui là, je suis resté assez perplexe devant chaque épisode.

Visuellement, j’ai adoré. Ce festival de couleur, ce mélange qui alterne animation classique, personnages en carton, animaux et vrais acteurs de façon complètement aléatoire (Ah, l’infirmière !), ça a un charme fou et ça fait « du bien » vis-à-vis des autres animes. Rien que pour ça, je ne peux pas détester l’anime, ça rend la vision de cet anime agréable, limite …relaxant.

Puis les multiples personnalités du psychiatre sont tellement funs, drôles; on ne sait jamais sur quoi on va tomber et/ou comment il va réagir face à ses patients… Ouais « il », parce que, je suis désolé, on dirait une NANA et j’ai grave été refroidi quand j’ai entendu la voix très virile ( « ;_; » pour la peine, parce que CA MÉRITE UN SMILEY). Et certaines musiques sont vraiment cool, en comptant même l’opening que j’ai écouté systématiquement à chaque épisode, preuve de qualité.

Après, le problème c’est que ça se finit trop vite. On enchaîne tout ça au rythme d’une maladie par épisode (Pour rappel, on y parle d’un psychiatre et de sa façon – particulière – de résoudre les problèmes de ses patients) en se demandant jusqu’où ça va nous mener. On avance, on voit que les différentes histoires se résoudre et s’entrecouper ici et là mais une fois arrivé au générique de fin du dernier épisode, j’ai juste lâché un « C’est… tout ? ».

Ca n’abouti pas forcément sur quelque chose de concret, tous les délires sont purement visuels, aucun n’a d’explication scénaristique. Après je conçois que ça soit un style, mais je dois reconnaître que j’ai du mal à finir sur quelque chose qui n’a pas de réelle fin, sans la moindre explication. A moins qu’une suite existe sous une autre forme ?

En tout cas, c’était clairement pas désagréable. Juste… étrange.

Niea_7 (2000)

J’aurais aimé y croire à cet anime ! J’aurais aimé l’apprécier à sa juste valeur ! Mais en fait, non.

Avec 13 épisodes – encore – je ne pouvais de toute façon pas en attendre grand-chose. La première moitié est sympathique : une histoire d’aliens vivant avec les humains, de la tranche de vie, des petites histoires, et pas mal d’humour avec son lot de personnages atypiques, c’était ma foi une recette qui pouvait marcher.

Ca n’irait sans doute pas bien loin, mais ça aurait fait son boulot : passer un bon petit moment, d’autant plus que la VF est un vrai régal, gros plus pour l’appréciation globale. Et c’était le cas ! Si je dois garder un bon souvenir, c’est pour cette partie, où j’ai apprécié la vie des différents personnages avec un humour qui faisait souvent mouche, il y avait une vraie bonne humeur qui s’en dégageait. Mais…

Puis vint la seconde partie, où il ne s’y passe rien. Mais genre rien du tout. Au début, on commence à nous teaser sur un éventuel développement scénaristique sorti de nulle part, histoire de passer aux choses sérieuses. Soit. On perd en humour, tout devient sérieux, mais pourquoi pas, si ça abouti sur quelque chose ! Eh bin non. J’arrive à la fin du dernier épisode et… Rien. Il ne s’est rien passé.

Le développement qu’on pensait important n’a abouti sur rien du tout, il est tout bêtement passé à la trappe, comme s’il y avait eu un changement de dernière minute lors de la conception des épisodes. J’ai eu cette sale impression d’être en fait arrivé à la fin de la saison 1 (Sans même un cliffhanger à se mettre sous la dent), prêt à enchainer sur la saison 2… qui n‘existe pas. Et n’existera jamais.

Un bien beau gâchis, ouais.

Baccano (2007)

En parlant déception, Baccano ! se pose là. Enfin, en soit, c’était pas mauvais du tout, mais il manquait quelque chose pour vraiment me convaincre…

Dans les grandes lignes, cette série avait tout pour me plaire : un opening qui déchire légèrement, que je n’hésitais pas à matter à chaque épisode (alors qu’en général, je finis par les zapper). Visuellement, la grande classe. Le chara-design est bon, les persos débordent de charisme, l’esthétique globale est réussie ; le tout soutenu par une technique très convenable pour un anime TV. De plus, l’histoire est intéressante, à base (sans trop spoiler) de quêtes pour l’immortalité.

Hélas, 2 détails m’ont un peu bloqué psychologiquement. Avec un tel défilé de personnage et aussi peu d’épisodes, difficile de s’attendre à un vrai gros développement à ce niveau là. La plupart des personnages sont diablement creux et on peine à s’attacher à eux. La plupart sont à peine effleurés par le scénario, ils ont à peine leur heure de gloire qu’on passe déjà à autre chose, à quelqu’un d’autre. A contrario, d’autres personnages mis en avant pour le scénario sont insupportables, comme Miria et Isaac. Sérieusement, ils m’ont rapidement tapé sur les nerfs, le côté excentrique est rapidement devenu imbuvable passé 5 minutes avec eux.

Et puis, tout bêtement, je n’ai pas spécialement accroché à cette histoire volontairement mélangé tel un puzzle géant fraîchement sorti de sa boite. Je n’ai pas bien saisi l’intérêt d’une telle démarche, vu qu’à mes yeux, elle n’apportait pas grand-chose au récit. Certains appellent ça du génie, moi j’ai juste trouvé ça confus de toute part, alors qu’une narration classique aurait très bien pu avoir sa place (ce n’est pas comme si l’histoire dans ses grandes lignes était compliquée, d’où mon incompréhension). Là j’ai eu du mal à m’y retrouver, en étant sans cesse coupé par une autre part de l’histoire au moment où ça commençait à devenir intéressant. Un concept qui m’échappe, probablement…

Néanmoins, je pense me pencher un de ces 4 sur Durarara, paraît que c’est meilleur tout en ayant un petit lien avec Baccano. Pourquoi pas.

Akira (1988)

Bien décidé à rattraper mes nombreux retards, Akira était forcément en tête de liste. Je dois reconnaître que … je ne m’attendais pas à ça, à nouveau.

D’un côté, la claque technique. Difficile de croire que c’est… si vieux. 1988. Que ça soit en terme de qualité du dessin en toutes circonstances ou de l’animation soignée à chaque instant (de la synchro labiale dans un anime ? Sérieusement ?), Akira est véritablement un sans faute sur toute la ligne, un vrai régal pour les yeux, même 20 ans après. Ce n’est évident pas juste, mais après une telle claque, j’ai encore plus de mal (je suis déjà difficile de base, j’avoue) à juger correctement l’animation d’un anime récent. Je veux dire, comment en 20 ans, on n’arrive pas à faire quelque chose d’à peu près fluide, même sur un anime lambda ? Déjà que j’avais du mal de base avec le passage du concert d’Haruhi soit disant « bien animé », là je crois que c’est même plus la peine de me convaincre.

Et en plus, pour ne rien gâcher, la version française envoie du lourd ! Avec, pour ne citer que quelques exemples,  Pierre Hatet (voix de Doc dans Retour vers le Futur) et Alexandre Gillet (Voix de Sonic dans Sonic X, mais eh, ça c’est personnel mais ça touche forcément !) dans le rôle de Tetsuo, ça ne pouvait que cartonner. Hâte de voir la tronche de la nouvelle VF prévue dans le Blu-Ray (l’intérêt, quand même ?).

Après, concernant le film en lui-même, il est… atypique. Pas grand-chose à lui reprocher dans les grandes lignes, sincèrement (je vais pas me retenir parce que je m’attaque à un monstre de l’animation japonaise). Outre la technique pure, c’est maîtrisé en terme de mise en scène, de rythme, d’intensité; on ne s’y ennui pas une seule seconde, l’univers est passionnant et blablabla. Mais ce scénario obscure au possible, c’est … troublant. Et ce final… très ouvert ?

Possible. Néanmoins, j’aurais aimé, vu le postulat de base, être accompagné un peu plus longtemps pour essayer de comprendre un peu plus les tribulations de Kaneda et ses potes. C’est d’autant plus frustrant de finir sur un film « ouvert » quand on sait que le manga d’origine est plus complet, mais genre la moitié seulement de l’œuvre a été adapté en film. J’ai envie de dire, simplement, WTF ? Pourquoi ne s’être arrêté qu’à la moitié ?

Mais je vais faire court : c’était une bonne introduction bourrée de passages cultes tout en restant visuellement impeccable et impressionnant, clairement, mais maintenant, passons aux choses sérieuses : je me mets au manga dès que possible. D’ailleurs…Version couleur ou noir et blanc ?