Sonic 4, entre tradition pompeuse et modernité bancale…

Je n’ai jamais cru en ce jeu. Jamais cru parce que je n’apprécie guère les tentatives marketing cherchant à réconcilier une certaine populace parmi les fans. Parce que comme chacun le sait, avec ceux de Castlevania, les fanboys Sonic sont les plus relou dans le milieu du JV. Et je n’aime pas quand on (Sega) se force à plaire à cette populace car ils n’ont pas eu les couilles de faire des projets un peu plus originaux qu’une vulgaire suite à Sonic 3 & Knuckles histoire de la caresser dans le sens du poil. Mais le pire dans tous ça, c’est qu’au final, SEGA n’a même pas réussi à se décider. Un jeu à l’ancienne, limite copié/collé des précédents ? Trop facile. Un jeu tout nouveau tout beau qui tente d’apporter quelque chose à la licence, tout en risquant de rebuter les anciens fans ? Trop dur. Résultat: un SEGA qui fait le grand écart entre les 2, sans jamais réussir à se redresser.

La première chose qu’on se dit une fois notre (courte, donc autant aller à l’essentiel) partie finie (4 niveaux de 3 actes + Boss), c’est… Mais il est où le Sonic 4 qu’on m’a promis ? Je ne parle pas forcément de qualité (même si j’y reviendrais forcément), mais juste d’apparence, de design, d’inspiration… Car il n’a finalement pas grand chose à voir avec un « vrai » Sonic 4 tel qu’on l’attendait. C’est bien simple et soyons franc 2 secondes: il ressemble à s’y méprendre à un vulgaire fangame comme on peut en trouver sur le net. Vous savez, ces jeux sans génie qui reprennent sans vergogne les sprites et bout de décor (voir de niveaux entiers) pour meubler et créer un « nouveau » jeu, avec le moins d’effort possible. Sonic 4 s’en rapproche dangereusement.

Nouveau bestiaire ? Bien sûr que non. Nouveau niveau, nouvelle charte graphique ? Bien sûr que non². Tout semble (ou EST, dans le pire des cas) repompé sur les anciens épisodes Megadrive, parfois dans les moindres recoins, sans chercher à y ajouter quelque chose.  Du clin d’oeil pompeux et maladroit, en somme. Je suis par contre dans le fond ! Sonic Colors les multiplie, et c’est très bien comme ça. Sauf que Sonic 4 ne fait PAS des références, mais du repompage pur et dur: Comment ne pas se sentir gêner quand on voit que les boss ne sont ni plus ni moins, dans la plupart des cas, des copiés collés de ceux des Sonic 1 et 2, dans un décor quasi-identique par la même occasion ? Elle est loin l’époque du clin d’oeil subtil et intelligent de Sonic And Knuckles lors des affrontements contre Mecha Sonic dans ce bon vieux Sky Sanctuary… Et si vous vous demandiez à quoi ressemblez les stages bonus… à ça. Oups, c’est pas le bon jeu, mais pas grave, c’est la même chose.

Certains me diront que dans le fond, ce n’est pas hyper grave et ils sont raison. Mais quand on s’appelle Sonic 4,  on respecte l’idée jusqu’au bout : Là on n’a juste un best-of. Bancal, mais best-of quand même. Pour la suite d’un jeu qui a 15 ans, c’est quand même UN PEU paradoxal ? C’est encore plus flagrant quand on arrive sur la fin et que le jeu, ayant pourtant une durée de vie d’une heure, recycle ces 4 pauvres boss rencontrés quelques minutes plutôt avant d’enchaîner avec comme ultime boss de fin… celui de Sonic 2. Hem.

Pourtant, en mettant son fanboïsme de côté et en sachant profiter un minimum du jeu à sa juste valeur, Sonic 4 est loin d’être mauvais. Comme je l’ai toujours dit et ça se confirme terriblement après l’avoir torché: le jeu souffre surtout de son ambition. En l’appelant ainsi, SEGA a mis un fardeau atrocement lourd sur la tête de son rejeton et l’attente qui en a découlé chez les fans était forcément très élevée. Trop, fatalement.

Pourtant, malgré ce que j’ai pu en dire au début, le jeu est plutôt correct, à ma grande surprise. Pas génial, hein. Ce côté consensuel « caresser les fans dans le sens du poil en leur taillant une pipe pour qu’ils la ferment » m’a quelque peu repoussé/déçu/ce que vous voulez. Mais à côté de ça… Bah c’est du Sonic. Pas une question de fanboïsme quand je dis ça, mais le gameplay, malgré quelques subtiles modifications, tient relativement bien la route et ce n’est pas déplaisant dans l’absolu. Et ce, même avec la présence du « Homing Attack », qui  ne rend finalement pas le jeu plus facile mais à contrario plus dynamique. On enchaîne donc les niveaux comme à l’époque sans réel déplaisir, parce que quand même, c’est Sonic et que la formule vieillit franchement bien. Je vais loin là, mais d’une certaine manière, les Sonic MD/Sonic 4 me rappellent ma récente comparaison L4D/L4D2. Retrouver ce gameplay, malgré ses modifications, rendra le jeu toujours agréable. Pas forcément génial, mais le minimum sera assuré.

La musique n’est pas transcendante, certes, mais passe plutôt bien; comme l’aspect graphique, un peu froid, mais pourtant assez agréable en général (C’est propre, bien animé et le petit effet (léger, hein) de Cell shading sur les persos est sympa). Certains me diront « et la physique chelou du hérisson ? ». Elle est bizarre, c’est vrai, mais dans le fond, malgré les vidéos sur Youtube de fans en larme, ça ne gêne en rien la progression. On ne mourra jamais parce que la physique a mal répondu/réagi et si on joue normalement (et pas « Hihi, je m’amuse à tester le moteur physique pour cracher sur le jeu », réaction Ô combien intelligente), on n’y fait pas spécialement attention. Par contre, le level design assure moyennement, avec quelques passages lourds (Ah, l’eau, classix) dont je me serait bien passé.

A voir désormais si la suite corrigera certains aspects, en prenant petit à petit compte de l’avis des joueurs… C’est peut être pour ça qu’ils le sortent sous forme d’épisode d’ailleurs, l’idée n’étant pas mauvaise en soit bien que le tarif est trop élevé pour ce que c’est (même si ça reste plus rentable qu’à l’époque, mais ça, normal en même temps). Mais de là à espérer que les prochains épisodes soient totalement innovant/nouveau comme l’étaient chaque épisodes Megadrive en son temps, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas.

Mais qu’on soit bien  clair, dans tous les cas, le vrai retour de Sonic en 2010, c’est et ça restera Sonic Colors. Ouais je sais, UN JEU WII. C’est un double miracle.

Geek Hill Zone VS The… Megaman #5 [The End]

C’est officiel, le jeu aura eu raison de moi ! Alors que je pensais arriver au bout moyennant quelques efforts, ma patience a atteint ses limites avec l’ultime troll de Capcom à quelques poignées de minutes de la fin du jeu…

Outre ce troll qui m’a quelque peu dégoûté de poursuivre l’aventure et la difficulté qui va avec (Je comprends mieux ce « difficulté inhumaine » qu’une certaine personne m’avait dit, ce qui est relativement vrai avec du recul, Super Meat Boy fait office de jeu casual à côté); c’est surtout le jeu en lui même qui a posé problème, parce que terriblement répétitif et ennuyeux.

Surtout dans cette dernière tranche du jeu, avec des combats de boss bien trop long (C’est donc lui, le Yellow Devil tant redouté…), sans la moindre variété et sans oublier une bonne dose de recyclage, rendant la progression assez…soporifique. Ce qui explique pourquoi j’ai fait une sorte de « zapping » pour aller à l’essentiel, au lieu de laisser tel quel la vidéo d’origine (45 min à brasser du vent, non merci !).

Et puis accessoirement, je dois avouer que sur la fin, la motivation me manquait (d’où mon rage quit comme un mal-propre) mais il fallait que je finisse ce que j’avais commencé parce que le but de toute chose est de finir, comme le disait si bien un grand philosophe. Au moins, si je retente un jour les Let’s Play (Même si c’était pas aussi facile que je le pensais, je devrais peut être faire mon Jospin) j’essaierais de mieux choisir mon jeu !

(Sonocle, si tu me lis, désolé de ne pas être arrivé jusqu’au bout !)

Soul Eater: J’en reprendrai bien une tranche

Changeons un peu de registre ! Habituellement cantonné aux jeux vidéo, tentons cette fois-ci de décortiquer un anime relativement récent que j’ai pu visionner dans son intégralité dans la langue de Sarkozy. Vous l’aurez évidemment deviné, c’est bien Soul Eater qui passe sur le billard, après être passé dans le bilan 2010 ! Exercice un peu plus difficile, vu la longueur de la série et donc des différentes choses à aborder tout le long, tout en évitant d’en dire trop, sous risque de lasser et de « spoiler ».

A noter pour ceux qui serait méfiants quant à la vision de cette vidéo: elle ne spoile quasiment rien. Pour éviter au maximum que ça arrive, j’ai seulement utilisé les 9 premiers épisodes comme support visuel, là où l’histoire n’était pas encore vraiment lancé. On pourra toujours chipoter parce qu’on voit tel ou tel personnage en avance et tout, mais si on commence à partir dans cette voie là…

Cependant, même si c’est un peu moins funky sans les images (surtout pour les extraits d’épisodes) , j’ai fait une version en mp3 pour ceux qui voudraient écouter ça dans les transports (si vous avait un peu plus de 11min à griller…).

Ah, et pour ceux qui aurait la flemme d’écouter – too long, didn’t re…listen, lol -, mon avis en 2 mots: ça. tue. Voilà qui est dit.