Entre chiffre maudit et joyau perdu…

Et on remet le couvert concernant les critiques tout en vidéo sur Youtube avec le 2ème essai que j’espère être bien plus convaincant, consacré cette fois-ci à ce petit bijou – malheureusement trop méconnu – qu’est Lost Odyssey, uniquement sur 360.

L’idée de faire la review de ce jeu qui commence à dater légèrement est venu après avoir fait le premier DVD (en attendant la suite, ne l’ayant pas acheté, faut pas pousser non plus) de Final Fantasy 13, sur 360. Le constat est assez simple: Final Fantasy 13 est couillu dans un sens pour partir dans une voie complètement différente de son prédécesseur (FF12) et même de ses ancêtres (Ah, la sainte trinité FF7/8/9), mais foire, à mon sens, le coche pour devenir une régression, voir presque une insulte au genre RPG Japonais. Certes, c’est un genre qui évolue peu par nature, et certains apprécierons cette prise de risque, mais les changements sont tellement… à côté de la plaque qu’ils ne me font dire qu’une chose: FF13 porte bien son numéro.

Ici, Square-Enix a tout simplement décidé, peut être lors d’une soirée trop arrosé, de virer ce qui faisait le charme de la série et du genre en lui même. Vous aimiez vous balader en ville ? Vous aimiez contrôler toute votre équipe en combat pour monter la plus habile des stratégies ? Vous aimiez vous balader sur la carte du monde et découvrir les îlots cachés gardant aux yeux de tous de dangereux boss cachés ?

Final Fantasy 13 s’en moque et les éradiquent sans sourciller !

La fameuse progression dite « en couloir » n’était pas une exagération. Durant les 8h du premier DVD, le scénario n’a tout simplement pas progressé (ou presque, mais c’est de façon très anecdotique), je n’ai fait qu’enchaîner:
– Les combats (Se limitant malheureusement à contrôler qu’un seul personnage et ayant un système de combat tellement assisté que j’ai passé les 3/4 de mon temps à faire LB (Changer de « formation » selon la situation) et A à répétition (Pour sélectionner l’attaque automatique) avec quelques variantes pour aller chercher une potion. Mais. Rien. De. Plus.).
– Les cinématiques (nombreuses, n’apportant pas grand chose et cassant souvent le rythme, puisque souvent sans grand intérêt).
– Les couloirs… vides.

Tu ne le sais pas encore, mais tu as déjà envie de la baffer.

En soit, les couloirs ne me gênent pas tant que ça… Le problème, c’est qu’il n’y a rien à faire dedans, c’est d’un vide assez effrayant. En fait, c’est surtout parce qu’on voit les ennemis sur le chemin, ce qui permet de les combattre ou non. Ce qui en découle, c’est qu’on va donc parcourir des couloirs où l’on ne pourra parler avec personne, où on y trouvera que des coffres rarement intéressant et quelques ennemis par ci par là qu’on pourra esquiver la moitié du temps… Si éventuellement, les combats étaient aléatoires, ça pimenterait la progression avec la peur de tomber sur tout et n’importe quoi à 3 mètres d’un point de sauvegarde… Mais là, avec la possibilité d’anticiper les combats, on flingue un rythme déjà pas bien palpitant.

L’ensemble (malgré tout !) n’est pas si désagréable que ça (Ah ça oui, les graphismes sont beau…), mais laisse un arrière goût dans la bouche en attendant la suite: celui du gâchis. Ce sentiment qui nous fait dire que ça ne s’améliorera pas (ou très peu) et qu’on sait pertinemment que les premières impressions sont déjà les bonnes. Le pire étant cette soit disant « liberté » promise au bout de 20h… qui n’est qu’en fait, et ça ne sera pas un gros spoil de ma part, qu’un bête Monster Hunter-like version RPG. Une grande plaine avec de jolis monstres qui se baladent partout dont les seuls missions annexes que l’on pourra réaliser auront pour but… de les éliminer. Passionnant !

Je continuerais probablement ce FF13, mais je ne me fais pas trop d’illusion quant à un éventuel regain d’intérêt.