Faisons un tir groupé !

Parfois, il arrive qu’on manque quelque peu d’inspiration et tout simplement parce qu’on a envie d’exprimer tout un tas de choses qui ne mériterait pas un article complet. Rien de tel qu’un petit article pelle mêle pour condenser quelques semaines d’inactivités !

Côté Jeux Vidéo

Petit mot sur Bayo, en attendant un éventuel article plus long, avec plus de pavé, plus de jeu de mot perrave et de strip pas drôle. Après 4 semaines d’attente insoutenable, la pression était à son compte. Énorme attente au compteur concernant la qualité du jeu, c’est une fois torché en First Run en 13h30 que j’en ressors… bien satisfait quand même, mais légèrement déçu.

Encore une fois, cette tendance à vouloir diversifier le genre Beat Them All me gonfle au plus au point. Des énigmes bidons, des phases plate forme perraves et des passages à vide, soit disant pour aller avec le scénario. Pourquoi il a fallu que Bayonetta soit de cette espèce ? Était-ce trop demander que d’avoir un pur Beat sur-vitaminé comme God Hand, qui lui, va direct à l’essentiel ?

Certains diront que je chipote, mais les faits sont pourtant bien là: le rythme s’en retrouve hâché. Un peu trop de cinématiques (même si la plupart sont bien marrantes ou épiques) et tout pleins de passages superflus plombent les combats de temps en temps, empêchant finalement d’exploiter en continu le système de combat. On en voudrait toujours plus, mais le scénario et les passages « hors combat » sont trop souvent là pour nous stopper dans notre folie meurtrière.

Pourtant, il y a de très bonne chose ! Même si le jeu est assez bordélique (on s’y fait) le système de combat est un pur plaisir et chaque combat est toujours aussi prenant. Vif et nerveux, le gameplay positionne d’emblée Bayonetta comme l’un des meilleurs Beat 3D de cette gen, et même en général: jamais on aura vu un système de combat si souple (God Hand, tu me suis ?), si varié, si accessible, si nerveux et jubilatoire à la fois. A ce niveau là, pas grand chose à reprocher, si ce n’est une difficulté en dent de scie, avec un Die and Try préhistorique un brin lourdingue.

Malgré ces petits défauts, Bayonetta est vraiment très bon jeu, qui se fait diablement plaisir avec les codes du genre, pour finir en beauté dans son dernier tier absolument mythique, qu’on finit non pas sans embûche, mais pour une fois, avec un grand, grand sourire. La fin de Bayonetta est ce que la fin de Matrix 3 est pour le cinéma, ou celle de Gurren Lagann pour l’animation Japonaise: un grand n’importe quoi terriblement bandant. Rien que ça.

A côté de ça, Borderland me fait chier. En solo, certe, mais il m’emmerde. Vendu pour ma part comme un PSO Ep I & II version FPS/Hack’n’slashBorderland provoque irrémédiablement l’ennui au bout de quelques heures. En fait, c’est bien simple: on se sent seul et l’univers qui nous entoure est terriblement vide.

Pourtant, tout commence bien !

C’est beau, avec un cell shading du plus bel effet et une fluidité au top (enfin, presque, mais 90% du temps, ça bronche jamais). Le gameplay est bien calibré pour le pad, c’est un réel plaisir de fragger du monstre avec un gameplay aussi bien branlé. Une grosse dose de FPS, un peu de RPG… Que de demander d’autres ?

Bah un truc qui motive. Hack’n’Slash dans l’âme, Borderlands se veut terriblement répétitif, basé sur la quête des armes, de la course à la puissance. Donc en soit, comme PSO à son époque, qui malgré la répétition, qui m’a permis de perdre un paquet d’heure de jeu sans s’en rendre compte avec son côté hyper addictif… Eh bien, ici, c’est plus difficile.

L’air de jeu est vaste, comme le veut la tradition des FPS modernes. Tradition qui m’emmerde au plus haut point: ok, la puissance des consoles next gen nous fait des airs de jeu vaste, mais faut-il encore savoir les remplir intelligemment ! Le problème de Borderland, c’est que le contenu est creux et/ou vide. Peu voir pas de PNJ (un comble pour le côté RPG), donc quasiment pas de « village », des kilomètres de terrain désertique aussi bien au sens propre (vue que c’est une ambiance à la Mad Max) que figuré (il n’y a presque rien à y faire, les missions sont ennuyeuses au possible (Va tuer 20 monstres pour récupérer 20 bouteilles de Whisky, lol) et donc non motivantes pour nous faire parcourir tous ces kilomètres de vide, même si on les fait en voiture ou en téléporteur par la suite.

Belle déception… en solo. En soit, je vois le potentiel se profiler et je sais que c’est surtout en multi qu’il se savoure, tel un L4D avec de l’XP, et je sens que rien qu’à 2 en écran partagé, ça peut être très bon. Le peu que j’ai pu tester à plusieurs m’avait bien plus emballé que le solo. Mais moi qui m’attendait quand même à voir un PSO en vue FPS plaisant en solo, je tombe de haut.

La bonne surprise du jour, c’est Darksiders. Du moins, la démo sortie récemment. De base, j’apprécie le concept même des Zelda (Village, donjon, progression en récupérant des objets qui débloquent de nouveaux passages etc.), mais l’univers ne m’a jamais plus attiré que ça (Si ce n’est l’excellent Majora’s Mask et le sympathique mais lourdingue Wind Waker). A côté de ça, il y avait eu l’excellent Soul Reaver, bien que basé davantage sur les donjons.

Darksiders, c’est un peu le mélange des 2. Ou le maxi best of plus si on veut. Ce n’est pas jolie jolie et le design typé WoW en rebutera plus d’un, mais le reste est vraiment solide: alors qu’on pouvait craindre un mauvais clone de la sauce Zelda, la démo montre un résultat tout a fait réussi. On y retrouve les énigmes qui accompagnent la progression, les nombreux ennemis qui débarquent, des boss, des bonus et des objets à récupérer un peu partout dans des coffres qui nous feront débloquer de nouveau passage… Avec un certains talent.

Ce n’est pas pour cracher bêtement sur la licence Zelda, mais ça fait aussi diablement plaisir d’avoir un héros bien souple, bien agile, sans saut automatique tout en sachant de battre réellement avec des combats bien jouissif (mais assez répétitif, c’est le genre qui veut ça) tout en gardant le progression « typique » de ce genre de jeu au premier plan, pour ne pas en faire un pot pourri brouillon à la Brutal Legend. C’est vrai que certains points font vraiment Zelda (La caméra durant le lock, les coffres, les énigmes), mais, peut être sans atteindre ses ancêtres, Darksiders semble particulièrement bien bâti, d’autant plus qu’on n’a vu qu’une petite partie relativement linéaire du jeu, en attendant les grandes étendues avec balades avec le cheval de Guerre, le héros du jeu… On y croit, surtout quand il sera à 20€.

Côté Japanim’

Umineko, suite et fin (?).

La 2ème partie de la première saison est définitivement… décevante. En fait, le problème, c’est que tout devient d’une part trop dense. On nous balance un paquet d’info, de twist, de boobs, de personnages (dont certains frôlant le mauvais goût japoniaisant) en une poignée d’épisodes, qu’on peine à suivre correctement.

Bon, à la base, je sais que c’est un peu la même chose dans le Visual Novel, mais en bien moins prononcé, puisque le VN est bien plus riche en détail scénaristique (Ou comment l’anime peut condenser genre 15h de lecture en 2h de Show TV). Donc certaines choses ont été zappées purement et simplement dans l’adaptation TV, rendant certains passages assez difficile à comprendre puisque, parfois, faisant des références a des évènements uniquement abordé dans le Visual Novel ! Pire encore, mais à prendre au conditionnel, l’anime n’a pas vraiment marché (ce que semble indiquer les ventes de DVD), donc pas de sous, donc pas de suite (Disponible en VN et toujours pas fini, Chiru, qui est censé tout mettre au point en expliquant tout, façon MGS4).

Enfin, rien n’a été annoncé (donc on peut garder espoir d’avoir un dénouement), mais c’est mal barré. Et puis, quand on sait que l’adaptation a coupé pleins de choses, ça laisse un arrière goût de gâchis, parce que le studio a eu les yeux plus gros que le ventre en adaptant de manière trop légère et trop raccourci un VN très riche, et que, justement, on ne pourra probablement pas avoir de vrai fin. Dans l’absolu, c’est surtout ça qui me gène, la suite semble compromis et en tant que tel, Umineko est un anime pas mauvais dans le fond, mais trop dense pour qu’on puisse vraiment s’en satisfaire. Pour faire simple, mater 26 épisodes sans comprendre ne serait-ce qu’un tier de ce qu’il se passe, ça m’emmerde. Ça serait comme passer 20H ennuyeuses sur un RPG dans un amas de couloir avant que ça décolle enfin. Le genre de truc impensab…OH WAIT.

Prochain sur la liste, en attendant une hypothétique suite (je prie chaque soir pour revoir la mini jupe de Béatrice !), je jetterai mon dévolu sur Baccano, qui attise lui aussi ma curiosité, réputation oblige.

Côté Cinéma

J’annonce officiellement que je reprends confiance dans le cinéma français !

Non pas que j’ai vu le Baltringue dernièrement, mais plutôt les 2 films basés sur Mesrine, le grand méchant loup des années 70 de notre belle France. Perplexe mais intrigué, Mesrine est finalement une grosse surprise dans cet amas de film français qui ne cessent, malgré eux, de ternir la réputation de la French Touch. Bien que très long (Difficile de se contenter que d’un seul film, donc mieux vaut se prévoir 2 soirées d’affilés pour en profiter), Mesrine est un thriller basé sur une histoire vraie d’une efficacité redoutable.

Ici, la French touch, justement, fonctionne très bien: tout y est sobre, sans trop de fioriture. La mise en scène est efficace sans jamais plonger dans le simili blockbuster, le rythme est soutenu, sans temps mort et même si on connaît la fin en avance par le biais même de l’intro du film, on est véritablement pris dedans, on suit les aventures de Mesrine, ce Robin des Bois français, avec beaucoup d’intérêt.

On s’y attacherait presque, tellement il respire parfois la classe (intelligent, gentleman & grand coeur) on souffrirait presque pour lui tant il a vécu des moments horribles (très bien rendu dans le film) et on comprend en partie la raison de ses actes. Forcément, il fallait que l’acteur qui joue Mesrine soit au top, puisqu’il porte à lui seul tout l’intérêt des 2 films. Bien que ne connaissant pas grand chose du bonhomme, Vincent Cassel est un excellent choix. Toujours juste, énormément impliqué dans le personnage, il apporte à lui seul LA bonne raison de regarder Mesrine. Les autres acteurs ne sont pas en reste, mais paraissent tellement secondaire à côté de ce Cassel surprenant. C’est que ça serait bien la première fois que je vais m’acheter 2 films français en même temps ! De quoi être fier, pour une fois, de sa patrie… Des surprises comme on aimerait en voir plus souvent.

Prochain sur la liste: La Horde. Un registre différent, mais qui j’espère arrivera à me convaincre toujours un peu plus… Le cinéma français en a bien besoin.

En parallèle à tout ça…

Comme il faut bien promotionner un peu de temps en temps, mon projet initial de traduire un manga (mon premier scantrad, youhou) accompagné du père Nemo et du petit Zoneur, porte un peu plus ses fruits chaque jour. D’ici ce week end, 19 chapitres de Onani Master Kurosawa ont été traduit. Le site fait son petit bonhomme de chemin et permet un peu plus chaque jour de faire connaître cet excellent manga au public français. C’est pas pour faire de l’auto fellation, mais c’est pour votre culture personnelle et celle de vos proches, vous me remercierez un jour !

C’était Pso, en direct du panneau d’admin, à essayer de faire un truc potable avec cette DAUBE D’OVERBLOG (edit Sept 2010: ahah pwned OB !). Fallait que ça sorte, mais l’interface est un brin lourdingue. Ça reste une bonne plate forme de blogging, mais ça manque encore d’ergonomie…