Queen’s Blade, ou la déchéance de l’animation japonaise.

Ca fait un paquet de temps que l’animation japonaise ne me branche plus autant qu’avant. Mais histoire d’être toujours un peu à jour, j’essai de regarder de temps en temps les « Animes du moment », quand c’est possible. L’an dernier, c’était l’excellent Gurren Lagann, la perle du studio qui a crée Evangelion. Normal. Puis, parallèlement à ce dont je vais parler, le pseudo cultissime Haruhi Suzumiya. Pas encore fini la première saison, mais ça me gonfle déjà. On essaiera de se motiver un peu plus pour boucler le bousin…

Le 3ème larron dans tout ça, c’est Queen’s Blade. Déjà, en voyant le titre, on s’attendrait presque à du lourd. En fait, c’est pire que ça. Compte tenu de la réputation qu’il a obtenu auprès des Otakus du web français, au fur et a mesure de sa diffusion (12 épisodes, soit une saison puis suivi de 3 OAV), j’ai fini par céder. La curiosité était telle que je n’ai pas résisté à l’envie de me mater la série, du moins la saison 1. Pourquoi ? Parce que l’argument principal de l’anime c’est: de la baston avec des nanas quasi-dénudées, en permanence. Sauf que. Sauf qu’au final, ça a tout simplement dépassé mes espérences, au point de devenir l’anime le plus affligeant que j’ai pu voir. Rien que ça.


Si l’orthographe pouvait l’être aussi, tant qu’à faire…

Queen’s Blade tente d’avoir un scénario. Raté. Si dans l’absolu, je ne suis pas contre un média avec un scénario « simple » (accessible, pas prise de tête) comme prétexte à d’autres trucs tout à fait sympathique à côté (Au hasard, un jeu (Sonic Adventure 2), un anime (DB/Z), un manga (Bremen), un film (GI Joe) etc.) force est de constater qu’au vu de reste de la production, le scénario (et par extension, sa mise en scène, ses rebondissements) se révèle particulièrement risible. C’est bien simple, c’est un scénario typé « Shonen » tout ce qu’il y a de plus bête (quête initiatique (Pour devenir la Reine la plus belle et la plus forte, dixit les règles du Queen’s Blade !), combat à rallonge et toute la niaiserie qui en découle habituellement). Mais c’est tellement grossier dans le contexte, dans le déroulement, qu’on n’y prend aucun plaisir. Tout n’est qu’un enchaînement débile de combats, de rencontres improbables et de flashbacks à peine prévisible; sans aucune « saveur » particulière, de manière complètement stéréotypé.

On nous ressort une énième fois le coup du « Je suis en train de mourir entre tes bras… mais oublie pas que j’avais une clé dans la main droite (sortie d’on ne sait où, mais osef), qui te permettra d’ouvrir le coffre contenant une super épée qui tuera le Boss !! » sans aucun second degré.

On nous ajoute de nouveaux personnages à chaque épisodes de façon « à peine forcé » histoire de renouveler le casting mammaire, comme si c’était un impératif du cahier des charges.

La série n’hésitera pas non plus à imaginer toute sorte d’excuse pour inclure de nouveaux personnages: dans Queen’s Blade, une simple coupure entre les seins … fera perdre la conscience à notre héroïne. Elle encaisse tous les chocs, les chutes par dizaines dans les autres épisodes et une simple coupure l’envoie dans les pommes ? Logique !


Seulement 2 feuilles entre les nichons pour soigner une telle coupure ? Génial !


Pire encore, les combats sont globalement d’une débilité sans faille (Prenez les clichés du shonen du genre « la surpuissance venu de nulle part pour battre un ennemi alors que je sais à peine me battre » et j’en passe, puis mélangez ça aux fameux flashbacks qui sont là pour faire dire à tel personnage « Non mais en fait, je tape ma soeur, c’est pas bien, je me souviens quand on était petites *flashback qui dure 5 minutes* on jouait avec les oiseaux, c’était cool donc je dois arrêter ! »). On croierait presque à une parodie, et pourtant, l’anime se prend au sérieux !
Dans le genre, le combat final de la saison 1 étant le summum du ridicule. Je peux spoiler ? Volontiers:

Melona est un ennemi puissant qui a la particularité d’être « liquide », c’est à dire que si on lui donne un coup d’épée, elle ne sentira « rien » car elle refermera la coupure instantanément, comme Buu dans DBZ. Mais, sans savoir pourquoi, quand toutes les gentilles filles se réunissent une fois arrivé au château de fin, elle décide de se transformer en serpent géant avec des seins. Soit. Mais alors, pourquoi, dieu pourquoi, elle finit par se faire battre d’une façon aussi débile ? L’héroïne s’envole grâce à l’ange, arrive près de son oeil (bizarrement, notre serpent ne réagit pas), a le temps de bien se placer et lui faut UN coup d’épée dans l’oeil pour la tuer. UN putain de coup d’épée (même pas grosse l’épée, c’est pas la Dragon Slayer de Guts) que l’ennemi n’a même pas cherché à éviter. Mais c’est quoi le but de cette transformation si c’est pour être plus faible qu’avant ? Queen’s Blade, l’histoire d’une histoire sans queue ni tête. Consternant.

Queen’s Blade tente d’avoir un casting original. Ce n’est pas totalement faux. Mais ce n’est pas forcément une qualité. Bien qu’évidemment, ça soit voulu, je n’ai pas trop apprécié (dans le sens, pour se mettre vraiment dans le bain) cette multitude « d’univers » type du monde de la Japanim’, mélangé sans aucune retenu, sans aucune cohérence. Bien évidemment, c’est très subjectif. Mais j’ai été quelque peu gêné, rebuté, perplexe en voyant se mélanger des chevaliers avec des ninja, des maids se battant avec des fantômes (!), des égyptiennes, des elfes et j’en passe.

Question design, on a droit à, à peu près tout ce que l’on peut faire dans le milieu, ou presque. Melona, comme comble du mauvais goût, est une bunny girl surmaquillé avec des tétons cracheurs d’acide. Ou encore (j’oublie les noms, tellement ça m’a marqué) la petite fille de 10 ans se baladant en jupe armée d’une hache géante, ou de l’elfe plate, ou des 2 milfs à lunettes qui ont des seins gigantesques histoire de satisfaire les pulsions de chacun. Moche à en crever, je suis dèg’.

Les personnalités ne sont pas en reste: la plupart des filles sont de vraies cruches (Nanael, l’ange est absolument imbuvable, tant elle est stupide et niaise), sont niaises et sont toutes à moitié lesbiennes. Pourquoi c’est pas comme ça dans la réalité ? Ce qui en vient au point essentiel de cette critique…


Et en plus, elle ont des noms sexy !

Queen’s Blade tente de titiller la gente masculine. Mais se foire complètement. C’était l’argument numéro 1 de l’anime, mais c’est finalement son plus gros défaut: du fanservice jusqu’à en crever. Tout est prétexte à montrer du cul, des seins, de jolies courbes, de faire des sous entendus sexuels, mais foire le coche pour en devenir vulgaire, voir ridicule au possible. Combien de fois ai-je enchaîné un facepalm devant mon écran de PC en voyant les multiples tentatives de satisfaire ma virilité ?

Comment ne pas résister à l’envie d’être consterné devant:
– L’héroïne qui bouche les tétons de l’adversaire (pour l’empêcher de cracher de l’acide), ce qui a pour conséquence de gonfler énormément les seins, pour finir par exploser ?
– L’héroïne qui, pour gagner durement sa vie, fait COMME PAR HASARD, des combats de catch dans la boue uniquement entre femme à forte poitrine?
– Cattleya et ses (énormes) boobs oreiller ?
– Echidna (lol) et son absence de string … (sauf les fois ou elle utilise son serpent comme sous vêtements !) ?
– Le groupe des Ninja femelles qui, comme ultime technique pour vaincre un gros monstre, effectue une attaque Kamikaze… sans oublier de se mettre à poil avant de se faire sauter (Façon de parler, huhu) !
– La Maid qui a comme technique spéciale: l’absorption de l’âme. Donc, étant toutes à moitié lesbienne, il fallait absolument que pour son « rituel », elle chope l’adversaire, lui foute les seins à l’air, commence à la peloter et pour finir par lui rouler une pelle. Juste pour son âme.

Le pire, dans ces 12 épisodes que j’ai subi, c’est probablement la scène où l’ange, pour une raison débile, doit conserver à tout prix un petit flacon de lait pour ne pas aller en Enfer. Soit. Mais au final, l’ange, maladroite comme elle est, en verse la moitié sur elle même. Soit. Sauf que. Sauf que Japon aka pays de dégénéré pour certains, « oblige », il fallait absolument que le lait lui colle à la peau, qu’il fasse de gros morceaux gluant en passant du blanc au gris… Ca ne vous rappelle rien ? Oui, comme l’atteste l’image en dessous, elle semble (et ce n’est pas involontaire) s’être pris une éjac’ faciale dans la gueule. S-U-P-E-R et de bon goût !

Je suis sincèrement resté consterné devant cette scène, surtout qu’au lieu de se relever et de se débarrasser du lait, elle reste assise et pousse des gémissements ! Affligeant.


Non mais sérieux, on touche le fond là. Moi je me prend du lait dans la tronche, ça coule, ça colle pas, hein.


Vous l’aurez bien compris, Queen’s Blade est une sombre merde. Un scénario creux (le mot est faible), des personnages sans consistance (et insupportable) enchaînant cliché sur cliché pour développer une bien maigre intrigue, des combats sans aucune intensité (voir logique dans certains cas), des répliques à se tirer une balle, du fan service vomitif jusqu’à en devenir vulgaire (cf plus haut… et encore); tout (ou presque) est à jeter. Même pas une once d’humour pour rattraper le tout !

Ceci dit, elle en resterait presque « amusante » à regarder: la série enchaînant une abyssale médiocrité d’un épisode à un autre (on est jamais au bout de ses surprises), il serait presque tentant de voir chaque épisodes, pour voir jusqu’où la série peut s’enfoncer. Une saison 2 arrive cet automne et … ça promet. Du lourd, sans doute, vivement !