Back to school… again ?

Bientôt un mois. Un mois que la rentrée m’est revenue dans les dents tel un boomrang qu’on aurait lancé loin et qu’on aurait oublié qu’il reviendra. Oui je me sens inspiré là !

Après avoir bossé au mois d’Août (cf article précédent), ce n’est que quelques jours après (seulement 4 quand même, pour un étudiant flemmard comme moi, c’est pas assez…) que j’ai repris sans concession les cours. Je sais pas pourquoi on reprend aussi tôt, mais le retour à la réalité a été assez difficile…

Parce que ‘y a pas à dire, la rentrée, même passé 20 ans, c’est toujours aussi … rébarbatif !

On aura beau prendre de l’âge, prendre de la connaissance et tout le tintouin, faire la rentrée au lycée, même après avoir passé la terrifiante épreuve du Bac, ça change pas grand chose à avant, à l’époque où on était encore jeune. Les horaires restent sensiblement les mêmes qu’auparavant, les élèves et les gens qu’on supporte pas trop aussi, les cours reviennent très rapidement au premier plan pour mon plus grand plaisir… ou presque.

Le premier jour fût violent ! Déjà, il fallait se réadapter aux horaires scolaires. Et là, ça commence bien… Pas facile de se remotiver pour se lever bien plus tôt qu’en temps « normal » (genre 12h ù_ù ) et s’armer de courage pour revenir dans cet endroit qu’on espérait bien fort ne pas revoir, le lycée tant adoré. Faut dire, après un mois et demi de stage à la campagne à partir de la mi-Mai puis 2 mois de « vacances » dont un à trier du caca, on fait vite de l’oublier. Sauf que quand la rentrée pointe son nez, on se dit que le temps passe décidément trop vite…

Le pire, c’est que la première journée est généralement la plus courte, car « spéciale » rentrée. Mais en fait, ça change pas grand chose, on a vraiment la flemme de se bouger pour justement, parler à moitié dans le vent pour doucement se remettre dans le bain… Et c’était bien le cas ! Finalement, rien ne change à ce niveau là. On parle toujours du programme de l’année (on l’a compris, il faut bosser !), on récolte les 36 papiers administratifs, on remplit une énième fois les papiers qui nous décrivent pour les quelques professeurs qui nous auraient déjà oubliés (on est si pénible que ça qu’il faut nous oublier ?). Bon, ça occupe quand même 2 heures, mais c’est déjà de trop… Bon c’est pas grave, ça veut dire que c’est bientôt l’heure de manger !

Sauf que… sauf que l’effectif scolaire augmente sans cesse chaque année et qu’on se retrouve derrière une immense file d’attente en quelques minutes seulement. C’est sans compter la taille ridicule (le mot est faible) de la cantine en elle même qui empêche de vraiment avancer comme on le devrait… Parce que bon, faudrait peut être leur dire qu’on se les gèle même en septembre et qu’en soit, on a qu’une heure avant de reprendre les cours de l’aprèm’ ! M’enfin, depuis le temps que je traîne dans ce lycée, je crois pas que ça risque de changer.

Puis au delà de tout ça, il reste bien la classe. Non, non, j’irais pas à dire que cay de la merde mais bon, ça arrive parfois, cette sensation de ne pas être à sa place. Cette sensation de ne trouver personne qui nous ressemble exactement, qui colle un peu à nos goût… Surtout quand c’est quasiment la même que l’an dernier, on aurait aimé avoir de nouvelles têtes.

Bon, ça empêche pas de faire copain copain, oeuf corse, mais quand même. Surtout quand on a la désagréable surprise de retrouver le pot de colle par excellence, le mec pas trop aimé en général qui nous suit parce qu’on est trop gentil envers lui. Oui, je sais, c’est pas très sympa envers lui… Mais il le cherche ! Vous savez, ce genre de personne un poil lourde qui parle tout le temps (mais VRAIMENT tout le temps, à toujours essayer de trouver un sujet conversations là où on en veut pas…), fait des trucs bizarres, fait son intéressant… Oui, oui, je sais… mais c’est comme ça. On y peut rien, il s’attire les foudres des autres camarades de classe, même les quelques rares nouveaux ont rapidement compris qu’il serait lourd… Bref, tant pis pour lui.

C’est sans compter sur la reprise directos des cours, qui feraient presque semblant d’oublier qu’on vient juste de rentrer de cours. Et oui, on rentre à peine qu’on ne perd pas une seule seconde pour continuer ce que l’on avait arrêter en dernier quelques mois plus tôt. Le pire étant bien sûr ces quelques profs qui, au fil des jours, nous redemandent constamment de puiser quelques données de cours dans ceux de l’an dernier. OK, je sais, si on a bien travaillé, on est censé s’en souvenir, mais quand même, faudrait pas non plus se ramener en cours avec les fiches de l’an dernier… Surtout quand certains profs n’hésitent pas à nous donner un gentil petit contrôle avec une partie récente, et une autre qui date du même mois mais de l’an dernier… Bref, ça va être sportif cette année.

Et pourtant, c’est pas fini !

Parce que, qui dit stage 2 mois plus tôt , dit aussi rapport de stage en retour. Surtout que j’ai eu la brillante déduction que si le rapport allait être étudié en Janvier, il fallait le rendre peu avant… Finalement, je me suis bien planté, il faut le rendre avant la toussaint, cool. Et là, panique à bord du BounGeek Express ! Deux mois, ça semble long, mais c’est finalement terriblement court pour faire un rapport de stage allant de 20 à 30 pages maxi. 30 pages à remplir avec un résumé des plus détaillés de ce que l’on a fait en stage.  Je respire un grand coup, je me dis que c’est jouable… sauf que les ennuis arrivent.

C’est tout bête, j’ai eu le malheur de ne pas prendre de note durant le stage ! En fait, j’ai fais des trucs soit trop basique, soit tellement chiant que j’ai complètement zappé d’en prendre des notes. Bon là, je me dis qu’avec les documents que je devrais logiquement récupérer concernant le stage, ça devrait le faire en tartinant un peu…

Et bah non, la logique ayant décidée de m’abandonner ! La raison ? L’impossibilité de récupérer la plupart des documents, pour cause de soit disant « close confidentiel ». En gros, la société qui fournissait du boulot pour mon stage a décidée qu’ils ne devaient rien laisser filtrer, pour éviter toute fuite de leurs projets top secret… Mouais, ça m’aide pas.

J’ai bien essayé de moyenner un petit truc, mais je n’ai eu que les miettes… Mais qu’importe ! Je ferais sans. Enfin, je vais essayer… En fait, je me rends compte petit à petit qu’écrire un rapport, c’est la meilleure façon d’apprendre à remplir des pages et des pages avec… du vide.

Ecriture large, police d’écriture grande mais pas trop, interligne sur 1,5,  on saute pleins de ligne pour gagner de la place, TOUT les moyens sont bon pour augmenter le nombre de page. Côté explication, on n’hésite pas à en dire – presque – 3 tonnes pour pas grand chose, histoire de gagner encore de la place. Définition presque inutile, grandes images disposées en plein milieu d’un paragraphe pour faire jolie, tel est la manière la plus simple de remplir l’objectif.

C’est pas forcément très réglo, mais il semble que ça marche. Alors pour le moment, je galère toujours, mais qui sait, avec un peu de motivation et de ruse de sioux, ça pourrait le faire…

What else ?